Google
Affichage des articles dont le libellé est HAITI LITTERATURE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est HAITI LITTERATURE. Afficher tous les articles

dimanche 3 janvier 2016

Haïti la créatrice au menu de la rentrée littéraire d’hiver

Par Philippe Triay
Publié le 29/12/2015
Cinq ouvrages d’écrivains haïtiens sont au menu de la rentrée littéraire d’hiver, au mois de janvier. On y trouve l’académicien Dany Laferrière, Lyonel Trouillot, Evains Wêche, Makenzy Orcel et le grand poète et romancier René Depestre.Dynamique littérature haïtienne. Au mois de janvier, elle sera en bonne place de la rentrée culturelle. Pas moins de cinq livres haïtiens figureront en effet dans les librairies.
A tout seigneur tout honneur. Commençons par le doyen des lettres haïtiennes, le talentueux René Depestre, qui fêtera ses 90 ans en 2016. Ce dernier publie « Popa Singer » (éditions Zulma, à paraître en février), l’histoire d’une « maman-bobine de fil » armée de sa machine à coudre et d’une volonté farouche qui va affronter Papa Doc, le plus sanglant dictateur de l’histoire d’Haïti. Popa Singer « fera planer son cerf-volant enchanté dans l’azur féminin de l’histoire, en mère nourricière, ravie d’alimenter en brins de toute beauté la machine Singer à coudre les beaux draps d’un réel-merveilleux germano-haïtien. ».
René Depestre, prix Goncourt de la nouvelle en 1982 et prix Renaudot en 1998, n’a rien perdu de son humour et de sa verve caustique.

Autre monument de la littérature, le Canadien d’origine haïtienne Dany Laferrière, nouvel académicien, fait la rentrée de janvier avec « Mythologies américaines » (éditions Grasset). Cet ouvrage rassemble les premiers romans de l’écrivain, marqué par son expérience des Etats-Unis. Voici ce qu’en dit l’auteur : « J’avais l’impression que tout se jouait là. Je ne voulais écrire, à l’époque, qu’un seul livre.
Un livre qui raconterait l’Amérique et ses dévorantes mythologies : la vitesse qui permet de traverser un paysage sans fin, le désir tenu en laisse comme un chien enragé par une Lolita d’un bled perdu, le succès toujours inattendu et hors de proportion, et toute cette bondieuserie qui dégouline de la bouche des pasteurs noirs et des politiciens blancs.
La caméra lentement se déplace des paysages vers les visages et l’on voit dansant la java new-yorkaise, ce cocktail de violence et de sexe colorés : Martin Luther King et Norman Mailer, Spike Lee et Calvin Klein, James Baldwin et Madonna, Truman Capote et Naomi Campbell. Le bruit de la Remington 22, unique chant de cette aube. »

Né à Port-au-Prince en 1983, Makenzy Orcel (photo) est quant à lui l’une des figures montantes de la littérature haïtienne. Après « Les Immortelles », un premier livre salué par la critique, l’auteur revient avec « L’Ombre animale » (éditions Zulma), un roman sombre et onirique, critique violente du patriarcat et du sort réservé aux femmes. Tout commence par la voix d’une défunte : « Je suis le rare cadavre ici qui n’ait pas été tué par un coup de magie, un coup de machette dans la nuque ou une expédition vaudou, il n’y aura pas d’enquête, de prestidigitation policière, de suspense à couper le souffle comme dans les films et les romans – et je te le dis tout de suite, ce n’est pas une histoire –, je suis morte de ma belle mort, c’était l’heure de m’en aller, c’est tout ».
Dentiste de profession, mais également animateur culturel dans la ville de Jérémie en Haïti, Evains Wêche signe de son côté un premier roman intitulé « Les Brasseurs de la ville » (éditions Philippe Rey, à paraître en janvier). Un livre dur qui raconte l’histoire d’une famille pour sa survie, et la descente aux enfers de leur fille, dont la beauté est l’espoir d’élévation sociale, aux mains d’un personnage fortuné et maléfique. Une épopée dans la pauvreté et le foisonnement tentaculaire de la capitale haïtienne Port-au-Prince.
Enfin, le grand Lyonel Trouillot revient avec un nouveau roman, « Kannjawou », aux éditions Actes Sud. Fidèle à son exploration clinique de la société haïtienne, Trouillot se penche sur les aspirations déçues de jeunes gens, qui rêvent et refont le monde le soir venu dans l’ambiance surchauffée du bar « Kannjawou ». Un lieu pittoresque et perdu au mitan de la violence du monde.
http://www.la1ere.fr/2015/12/29/haiti-la-creatrice-au-menu-de-la-rentree-litteraire-d-hiver-318339.html

lundi 28 novembre 2011

La semaine européenne de la philosophie « Citéphilo » décentralise ses ateliers littéraires

lundi 28.11.2011, 05:11 - La Voix du Nord
CULTURE
Le Douaisis accueille, durant deux jours, pour la 15e édition de la Semaine européenne de la philosophie, ...
Yanick Lahens, professeur de littérature à Haïti.
Une décentralisation d'atelier littéraire ménée en partenariat avec la Semaine de la solidarité internationale, le club solidarité internationale du lycée Arthur-Rimbaud, l'association Haïti écoles solidaires et le conseil régional.
Ce cycle regard d'écrivain sur Haïti, ancré dans le thème annuel « l'art de faire », a été construit en partenariat avec l'atelier littéraire du lycée Arthur-Rimbaud, de Sin-le-Noble, et l'association Haïti ainsi que le prolongement de la Semaine de solidarité internationale (SSI). À partir d'une présentation de deux ouvrages récents de l'écrivain haïtien Yanick Lahens, il s'agira d'approfondir une réflexion entamée lors de l'édition 2010 de Citéphilo sur l'étonnante capacité de la littérature haïtienne à évoquer la domination, l'émancipation, la refondation après le chaos. Un double questionnement articulera donc ces « manières de faire » : quelle peut être la portée de personnages littéraires féminins et quelle puissance accorder à la littérature elle-même, incarné par un auteur aux multiples engagements ?

Auteures haïtiennes
Aujourd'hui, de 19 h 30 à 21 h, au palais des Beaux-Arts, place de la République, à Lille, aura lieu un première conférence débat intitulée La Couleur de l'aube en présence de l'auteur, Yannick Lahens.
Mardi, de 10 h 30 à 12 h 30, au lycée Arthur-Rimbaud, tenu d'un atelier littéraire animé par l'auteur Yannick Lahens. Il est ouvert au public et à vingt-cinq élèves de classe de première qui, depuis la rentrée, découvrent trois auteures haïtiennes (Kettly Mars, Évelyne Trouillot et Yanick Lahens). La séance sera centrée sur l'étude de Failles, de l'invitée. Le même jour, de 19 h 30 à 21 h, à la chapelle de la Maison des associations, rue des Potiers, à Douai, le regard d'écrivain sur la société haïtienne se portera sur le chaos, reconstruction et refondation.
Cette conférence-débat, toujours en présence de l'auteure, vise à mettre en perspective les ressources des deux oeuvres présentées précédemment La couleur de l'aube, Failles pour évoquer les ressorts de la violence et de la domination, ainsi que ceux de la résistance et d'une possible refondation du lien social et politique. •
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Douai/actualite/Secteur_Douai/2011/11/28/article_la-semaine-europeenne-de-la-philosophie.shtml

mercredi 14 septembre 2011

Trois Haïtiens triomphent aux Trophées des Arts afro-caribéens

Haïti: Le théâtre du Châtelet à Paris accueillait lundi soir la cérémonie des Trophées des arts afro-caribéens qui récompensent chaque année depuis 2007, les artistes d'Outre-mer et de l'Afrique francophone.
Les écrivains haïtiens Lyonel Trouillot, Louis-Philippe Dalembert et Marvin Victor ont été couronnés parmi les artistes et personnalités de la diaspora noire francophone, par les Trophées des arts afro-caribéens 2011 pour respectivement leur essai « Haïti, une traversée littéraire » et « Corps mêlés », a-t-on appris lors d'une cérémonie présidée par l'acteur américain Danny Glover, à qui le Trophée d'honneur a été attribué. Le réalisateur Arnold Antonin a lui aussi été récompensé par les Trophées des arts afro-caribéens pour son long-métrage fiction, « Les amours d'un zombi ».
L'ouvrage propose un voyage à travers la riche littérature haïtienne, telle qu'elle s'est créée, se crée et se diffuse de nos jours. Un CD audio, constitué d'archives sonores, complète cette traversée littéraire.
« Corps mêlés » de Marvin Victor est un monologue violent et chaotique : celui d'Ursula, une femme désespérée, qui parcourt les rues d'Haïti peuplée de fantômes après le séisme de 2010.
À 45 ans, Ursula est devenue une ombre, qui boit trop pour continuer à raconter, comme si les mots pouvaient stopper le chaos.
Ce roman ressemble à un long poème tragique, soutenu par une écriture échevelée où Marvin Victor fait cohabiter le passé et le présent, la beauté d'un pays et la puanteur d'une ville brisée. Préférant la fiction, il n'a pas voulu attaquer frontalement le séisme de janvier 2010, osant la métaphore incarnée par cette femme perdue, sonnée, brisée, mais debout.
Dans la catégorie cinéma, le film de fiction d'Arnold Antonin, « Les Amours d'un Zombi », qui raconte de façon humoristique, la trajectoire politique d'un zombi dans la prise du pouvoir de son pays, et « Notre étrangère » ont été récompensés, ainsi que le documentaire « Ithemba l'espoir».
La cérémonie de remise des Trophées afro-caribéens a aussi distingué Soprano, rappeur français d'origine comorienne ( meilleur clip et meilleur artiste ) et Dominique Coco, chanteur de "créole blues" a remporté l'album de l'année.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=97083&PubDate=2011-09-13

Kettly Mars, lauréate du prix Prince Claus 2011

Haïti: Kettly Mars, poétesse, romancière, nouvelliste est l'un des 11 lauréats du Prix Prince Claus. Elle a été primée pour l'ensemble de son oeuvre « pour avoir mis l'universalité de la condition humaine au centre de son travail, partagé les riches complexités des réalités de son pays par son écriture, son traitement osé de sujets non conventionnels et pour avoir donné une nouvelle impulsion importante à la littérature haïtienne», a déclaré le jury. Le prix Prince Claus, qui est doté de 25 000 euros, récompense chaque année des artistes qui travaillent dans des contextes difficiles et qui par leur création et la force de leur message sont un modèle pour les sociétés dans lesquelles ils vivent, et pour le monde entier aussi.
Kettly Mars était au courant pour le prix depuis deux mois. La directrice de la fondation Prince Claus pour la culture et le développement l'a appelée au téléphone pour lui dire qu'elle était sélectionnée pour être parmi les 11 lauréats 2011. Mais elle devait garder la plus grande discrétion sur l'information jusqu'a l'annonce officielle. Généralement, les candidats au prix Prince Claus sont proposés par des comités internationaux, et l'une des règles du prix est de ne pas révéler aux lauréats la ou les personnes qui les ont recommandés. Kettly Mars déclare qu'elle va recevoir ce prix avec grand plaisir et beaucoup d'humilité. Selon elle, c'est la récompense de beaucoup de persévérance et de foi, même quand on ne sait pas trop vers où l'on va.
« Ce prix est peut être une étape dans ma carrière, mais pas dans ma vie d'écrivain. Rien ne va changer pour moi. J'ai juste envie de continuer d'écrire et d'être celle que je suis dans la simplicité. Ma famille et mes amis sont fiers de l'événement. Tout le monde est content», a-t-elle affirmé.
Le Grand Prix 2011 de la Fondation Prince Claus est décerné au magazine panafricain Chimurenga qui joue un rôle important dans la destruction des tabous sur le continent africain. La fondation rend également hommage à dix autres artistes, intellectuels, journalistes et organisations, notamment au Tibet/ Chine, au Zimbabwe et au Kazakhstan, pour leur engagement en faveur de la culture et du développement.
Le premier lauréat du Grand Prix reçoit 100 000 €. La remise de ce prix aura lieu le 14 décembre 2011 lors d'une cérémonie officielle au palais royal d'Amsterdam, en présence des présidents d'honneur de la fondation, SAR le prince Constantijn et SAR le prince Friso, et de membres de la famille royale. Les dix autres candidats reçoivent leur prix de 25 000 € des mains de l'ambassadeur des Pays-Bas dans leurs pays d'origine.
Ecrivain qui n'a pas peur des risques et qui bouscule les tabous, Kettly Mars offre des perspectives nouvelles sur les réalités contemporaines et une dynamique nuancée de la société haïtienne. Ses premiers écrits publiés, des poèmes sensuels et érotiques qui soulignent la centralité de la nature, le corps et la sexualité dans la vie humaine. La clarté et l'honnêteté avec laquelle elle aborde ces sujets sensibles transparaissent dans de nombreuses cultures et dans ses romans riches explorant les multiples intersections de classe, de race, de sexe, de spiritualité, de violence et de pouvoir. Bien que fermement ancrées dans les particularités d'Haïti, ses préoccupations sont universelles.
Kasale (2003), son premier roman, dépeint les impasses spirituelles expérimentées dans les luttes quotidiennes et ce que cela signifie d'être humain dans des circonstances plus difficiles.
 L'heure hybride (2005) explore l'homosexualité, l'amour d'un fils pour sa mère, son travail comme prostitué et l'attraction des impulsions contradictoires et conflictuelle intérieures.
Fado (2008) ressemble sans broncher à la vie des pauvres marginalisées, et les conditions hybrides qu'ils ont à négocier, à travers l'expérience d'une prostituée.
Sauvages Saisons (2010) est un examen de la vie sous le régime des Duvalier, l'imbrication du pouvoir et de la sexualité, et les conséquences humaines de la complexité sociale et les mécanismes de survie nécessaires dans des environnements autoritaires.
Ses personnages, qui souvent vont à l'encontre des normes sociales, soulevant des questions de ce qui est acceptable et pourquoi, sont vus d'un oeil compatissant.
Son plus récent roman, Le prince noir de Lillian Russel (2011), est un grand roman d'amour entre récit historique et polar politique.
La plume magnifique de Kettly Mars et le savoir-faire de l'historien économiste Leslie Péan se combinent pour donner un résultat à la hauteur de leur rencontre.
Elle écrit un roman qu'elle doit remettre dans le cadre de la Bourse Barbancourt. Il sortira donc l'an prochain à Livres en folie, pendant qu'elle continue à travailler sur une anthologie des femmes haïtiennes écrivains du 18e siècle à nos jours.
Ayant participé activement à des événements littéraires, Kettly Mars a écrit avec passion sur l'importance de la communauté et de la solidarité dans le contexte de l'après-séisme.
Bonel Auguste , Angie B. Joseph
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=97052&PubDate=2011-09-13

mardi 13 septembre 2011

Haïti - Littérature : Deux livres haïtiens récompensés au «6e Trophées des Arts Afro-caribéens»

13/09/2011 09:23:12 Lundi soir, à l'occasion des 6e Trophées des Arts Afro-caribéens, qui récompensent les productions artistiques d'Outre-mer et de l'Afrique francophone, Frédéric Mitterrand, le Ministre français de la culture a procédé à la remise des récompenses. Côté littérature, l’Essai de Louis-Philippe Dalembert et Lyonel Trouillot,« Haiti, une traversée littéraire » et le roman de Marvin Victor « Corps mêlés » ont été primés.
http://www.haitilibre.com/article-3791-haiti-litterature-deux-livres-haitiens-recompenses-au-6e-trophees-des-arts-afro-caribeens.html

samedi 20 août 2011

La 4e Journée du livre haïtien ce samedi

Publié le 20 août 2011 Chantal Guy, La Presse
Pour ceux qui auraient envie d'un petit bain de culture haïtienne, rien de mieux que la 4e Journée du livre haïtien qui se tient ce samedi, au Bistro Bouk'entrain (6971, rue Saint-Denis).
Plusieurs écrivains de la communauté haïtienne seront sur place pour dédicacer leurs livres, dont Dany Laferrière, Stanley Péan, Rodney Saint-Éloi, Joël Desrosiers, Frantz Voltaire et Frantz Benjamin. Mais le grand invité de la journée est Gérald Bloncourt, militant contraint à l'exil en France en 1948, peintre, poète et photographe, ami de René Depestre et de Jacques Stephen Alexis.
À Paris, il a fréquenté André Breton, Jean Cocteau, Georges Brassens. Une vie bien remplie et engagée, puisqu'il aura travaillé longtemps comme reporter pour divers journaux, toujours dans le souci de la dignité des hommes.Cette journée, animée par Maguy Metellus, est aussi une fête, puisqu'elle se termine par une prestation musicale de Gifrants à 19h, et une dégustation de mets haïtiens accompagnés du fameux rhum Barbancourt ou de la Prestige, la bière d'Haïti.
Enfin, c'est aussi pour une bonne cause: une partie des profits de la vente de livres sera remise au Centre N A Rive, qui travaille à l'alphabétisation et à la francisation des nouveaux arrivants peu scolarisé d'Haïti, et qui est à la recherche d'un local.
http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/nouvelles/201108/20/01-4427562-la-4e-journee-du-livre-haitien-ce-samedi.php