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lundi 7 septembre 2015

Over 100,000 IDs ready to deliver to Haitian immigrants: Gov.

Santo Domingo.- The Interior and Police Ministry on Friday said it has over 100,000 ID cards and stamped passports ready to deliver to the mostly Haitian immigrants who qualified for the government program to regularize foreigners and reiterated its call for them to retrieve them at the office where they requested it.
It said the program´s 25 offices in as many provincial government buildings nationwide and Ministry headquarters in the capital will be handing out the IDs from 8am to 4pm Monday through Friday.
In a statement Interior and Police said more than 200,000 foreigners applied for legal immigration status from one to two years, whose IDs are ready for them to pick up, as listed on the Ministry website www.mip.gob.do, also available at the program offices.
It said those who applied with a passport must have it with them to place the sticker which defines their immigration status. “It is important for foreigners to come to retrieve their documents because it´s the only legal instrument that ensures their permanence in territory of the Dominican Republic.”

http://www.dominicantoday.com/dr/local/2015/9/4/56342/Over-100000-IDs-ready-to-deliver-to-Haitian-immigrants-Gov

mardi 11 août 2015

« Justice pour les Dominicains d'origine haïtienne! »

Jacques Bangou
Jacques Bangou s'inquite des conséquences de la décision de la Cour suprême de République dominicaine de supprimer le droit du sol. Il dénonce la situation inacceptable sur le plan humanitaire pour 250 000 Dominicains dont le seul tort est d'avoir des parents haïtiens ou d'origine haïtienne, l'arbitraire des expulsions en nombre et le climat xénophobe à l'égard des plus pauvres et des plus noirs.
A quelques centaines de kilomètres de nos côtes, dans la toute proche République dominicaine, une décision de la Cour suprême en 2013 a modifié la constitution de ce pays en supprimant le droit du sol qui prévalait depuis près d'un siècle. Elle donne aujourd'hui une interprétation restrictive de la constitution précédente dans ses dispositions relatives aux migrants dits « en transit » , avec des effets rétroactifs qui rendent de fait apatrides 250 000 Dominicains nés dans ce pays et dont le seul tort est d'avoir des parents haïtiens ou d'origine haïtienne.
Cette décision crée une situation de fait inédite, inextricable juridiquement, inacceptable sur le plan humanitaire. Elle alimente dans ce pays un climat xénophobe qui précarise les 250 000 autres ressortissants haïtiens présents sur le sol Dominicain, mais également tous les Dominicains, souvent très pauvres, assimilés par la couleur de leur peau à des « étrangers Haïtiens » .
Au-delà des explications données par les autorités dominicaines, la décision de la cour constitutionnelle est alarmante, injuste et contraire aux principes du droit international. Comme beaucoup, je souhaite que les multiples agences internationales et ONG qui se penchent sur cette question puissent contribuer à faire évoluer les autorités dominicaines, dans le respect de la souveraineté de ce pays certes, mais plus encore dans le respect de la condition et de la dignité humaine.
Malgré les premiers efforts du Président de la République dominicaine pour adapter cette décision, les mesures visant à donner une carte de travail à certains Dominicains s'ils renoncent à leur nationalité et acceptent le statut de travailleur étranger sur le sol où ils sont nés, ne réussiront pas, à l'évidence, à régler la situation actuelle. D'autres efforts doivent encore être entrepris, d'autres solutions doivent émerger.
J'ajoute ma voix à celles qui dénoncent l'arbitraire des expulsions en nombre de ressortissants haïtiens depuis plusieurs semaines. Je dénonce le climat xénophobe à l'égard des plus pauvres et des plus noirs. Après nos luttes historiques contre l'esclavage, après les combats de Mandela contre l'apartheid, après les luttes de Martin Luther King et à quelques jours seulement de la visite de Jesse Jackson ici même en Guadeloupe, la couleur de la peau ne peut nulle part et en aucune circonstance constituer un élément discriminant.
Je m'inquiète enfin de la catastrophe humanitaire qui se prépare, si elle n'est pas déjà là, dans les camps de réfugiés apatrides aux frontières des deux pays, où les conditions de vie sont inhumaines sur le plan sanitaire. Cette situation, qui ne sert ni la cause de la République dominicaine, ni celle d'Haïti, ni celle de la condition humaine, me pré-occupe profondément. Avec une importante communauté Haïtienne et Dominicaine sur notre sol et un nombre important de Guadeloupéens issus de ces communautés, nous ne pouvons rester insensibles aux malheurs de nos voisins frères.
Alors que l'exposition permanente du Mémorial ACTe rappelle aux peuples de la Caraïbe combien leur histoire est intriquée, il faut, sans ostracisme à l'égard des gouvernements souverains de la région, rappeler avec fermeté nos convictions et notre espoir d'une résolution de cette situation inacceptable.
J'en appelle au droit international, aux institutions internationales et plus particulièrement aux institutions caribéennes comme le Caricom pour qu'elles participent au dénouement de ce drame qui se joue devant les yeux, et trop souvent dans l'indifférence, du monde entier.
Jacques Bangou, Maire de Pointe-à-Pitre (PPDG)
http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/societe/justice-pour-les-dominicains-d-origine-haitienne-334524.php

lundi 10 août 2015

Acusan alcalde NY de burlarse de dominicanos al invitar haitianos a recepción

NUEVA YORK.- Numerosos activistas y dirigentes de organizaciones comunitarias dominicanas, volvieron a acusar al alcalde de la ciudad Bill de Blasio, de burlarse de la diáspora al invitar nuevamente a representantes de grupos haitianos a la recepción previa al desfile dominicano que se celebrará mañana domingo en la Sexta Avenida de Manhattan.
La actividad, organizada por la alcaldía, fue celebrada en uno de los salones de la Corte Suprema Estatal de la calle Centre, cerca del ayuntamiento y el cuartel general de la policía, y contó con la presencia por invitación de de Blasio del concejal haitiano en Brooklyn Mathieu Eugene, uno de los principales y más abiertos críticos del Plan Nacional de Regularización de Extranjeros en la República Dominicana y quien ha acusado públicamente al gobierno de “violar sistemáticamente los derechos humanos” de los inmigrantes haitianos.
El alcalde llegó al pódium en compañía del concejal haitiano.
En la recepción, también estuvieron la esposa del alcalde Charlane de de Blasio, que es de descendencia haitiana, el asambleísta estatal dominicano Guillermo Linares, la presidenta del condado de Manhattan, Gale Brewer, el asambleísta estatal Nick Perry, también de origen haitiano y otro de los críticos de la política migratoria del gobierno dominicano, la presidenta del desfile, Angela Fernández, el empresario Juan Camilo y otros representantes de las comunidades dominicana y haitiana, funcionarios de la alcaldía y oficiales electos.
El senador estatal Adriano Espaillat y el concejal Ydanis Rodríguez, ambos dominicanos, no asistieron a la recepción, pero no se especificó el motivo de sus ausencias.
Previo a esa recepción, el alcalde había dicho que no se retractará de sus críticas al plan migratorio y en cada actividad relacionada con los dominicanos, siempre invita a representantes haitianos, lo que es considerado una “burla” y “falta de respeto” a los dominicanos, según sostienen los activistas criollos.
Se dijo que dos carrozas, han sido destinadas a sendas delegaciones haitianas para que participen en el desfile.
La presidenta de la parada, otra de las que ha criticado el plan de regularización, está llamando a los dominicanos a participar masivamente en respaldo al desfile.
Santiago Piña, uno de los principales promotores de la respuesta comunitaria de los dominicanos en Nueva York, a las críticas del alcalde de Blasio, pidió que cada dominicano se aferre a su bandera, de la espalda y abuchee al alcalde de Nueva York.
La semana pasada, el Cónsul General Eduardo Selman, advirtió que no cortará la cinta simbólica de salida en el desfile ni desfilará junto al alcalde, hasta que de Blasio no se retracte de las críticas y ofensas a la comunidad, el país y el gobierno.
Selman y el embajador jefe de la Misión Permanente Dominicana en la ONU, Francisco Cortorreal, no desfilaron junto al alcalde en la Gran Parada Dominicana de El Bronx, realizada el último domingo de julio en ese condado.
Además de la presidenta del desfile, otros tres directivos de esa entidad, María Lizardo, el catedrático Silvio Torres Saintllant y Estela Vásquez, han desatado agresivos ataques al plan migratorio en diferentes medios y foros locales.
La directiva del desfile, fue conformada, según muchos activistas, por el alcalde de Blasio y el Procurador General del Estado Eric Schneiderman, después que Nelson Peña, fuera sacado de la dirección del antiguo Desfile Nacional Dominicano de Manhattan, por supuestas irregularidades en el manejo de una institución sin fines de lucro, según el comunicado de la fiscalía estatal, emitido en su momento.
Los activistas dominicanos que enfrentan al alcalde, lo acusan además de asumir una “actitud desafiante, arrogante y prepotente” frente a la comunidad criolla en Nueva York.
También han llamado a votar masivamente contra las eventuales pretensiones reeleccionistas de de Blasio, quien ganó la alcaldía con el respaldo de millares de votos de los dominicanos.
http://elveedordigital.com/diaspora2/item/16838-acusan-alcalde-ny-de-burlarse-de-dominicanos-al-invitar-haitianos-a-recepcion

Haitianos indocumentados que retornaron a su país vuelven a la R.Dominicana

Muchos de los haitianos indocumentados que regresaron a su país al no acogerse al Plan de Regularización de Extranjeros que se aplica en República Dominicana, se encuentran de nuevo en este país tras cruzar con facilidad la frontera, dijeron hoy a Efe dirigentes comunitarios.
Ricardo Santana Dajabón (R.Dominicana), 8 ago (EFE).- Muchos de los haitianos indocumentados que regresaron a su país al no acogerse al Plan de Regularización de Extranjeros que se aplica en República Dominicana, se encuentran de nuevo en este país tras cruzar con facilidad la frontera, dijeron hoy a Efe dirigentes comunitarios.
Sin embargo, una fuente castrense en la frontera dijo a Efe, que no hay tal tráfico de indocumentados como denuncian líderes comunitarios, sino, "que muchos haitianos decidieron regresar a su país para tratar de obtener sus cédulas y actas de nacimiento y completar sus expedientes para poder aplicar al Plan de Regularización de República Dominicana.
"Al lograr sus propósitos en Haití. Están retornando de nuevo a República Dominicana para completar sus expedientes y las autoridades fronterizas no pueden impedir su ingreso, porque están en proceso de documentación", declaró la fuente, que pidió reservas de su nombre.
Desde el pasado miércoles y hasta hoy se producen largas colas de haitianos en edificios públicos de Valverde y Dajabón (noroeste), que buscan retirar sus residencias dominicanas o verificar si calificaron en el Plan de Regularización.
Sin embargo, la versión de las autoridades oficiales fronterizas contrasta con las que expresan dirigentes comunitarios y pobladores de la frontera.
"Están regresando de nuevo", dijo el líder comunitario de Mao, Luis Fernández.
Representantes de las Iglesias católica y evangélica en el noroeste, también expresaron preocupación por el incremento del tráfico de haitianos ilegales que ha aumentado, afirman, ante la mirada indiferente de ciertos controles fronterizos.
Los religiosos expresaron que además de que la mayoría de quienes regresaron voluntariamente a su país, están volviendo a República Dominicana al no encontrar perspectivas de subsistencia similares a las que encuentran en este país, otros también "les están siguiendo los pasos".
Hace varios días, según un informe de la Policía Nacional, el animador evangélico Mariano Guzmán, de 52 años, murió al ser impactada la motocicleta que montaba por un vehículo similar que conducía Carlos Manuel Estévez, de 35 años, cuando transportaba desde Haití, a una haitiana y sus dos hijas de cuatro y siete años.
El traficante de haitianos conducía su moto a alta velocidad, de acuerdo con las autoridades.
Estévez y la haitiana, identificada como Rosa Agustina Pierre, de 29 años, y sus dos hijas, fueron recluidos en el hospital Matías Ramón Mella de Dajabón, debido a los golpes que sufrieron, pero tras ser curadas y despachadas, se trasladaron a Santiago con muchas facilidades, donde están viviendo.
La Policía explicó que la haitiana y sus hijas recibieron golpes y heridas en las piernas, la cabeza y otras partes del cuerpo.
A esto se añade las heridas que sufrieron catorce haitianos indocumentados al sufrir un deslizamiento la camioneta que los transportaba hacia una finca de bananos del distrito municipal de Hatillo Palma, del municipio de Villa Vásquez, en la provincia de Montecristi (noreste).
Los lesionados salieron desde el Batey Libertad, del municipio de Esperanza, Valverde, y al menos seis de ellos dijeron que tenían tres días de haber emigrado a la República Dominicana. EFE
http://www.wradio.com.co/noticias/internacional/haitianos-indocumentados-que-retornaron-a-su-pais-vuelven-a-la-rdominicana/20150808/nota/2886019.aspx

vendredi 7 août 2015

10 Harrowing Tales Of Stateless People

An estimated 10 million individuals worldwide are stateless. Described as “legal ghosts,” these citizens of nowhere are often denied the basic protections and opportunities afforded to people with official nationalities. The circumstances underlying statelessness vary. Some people become nationless by legislative order or self-preserving necessity. Others are born into their plight.
Occasionally, a government blunder is to blame. Every case is an out-and-out nightmare.
Residents of economically moribund, natural-disaster-ravaged Haiti have long ventured into their wealthier geographic neighbor, the Dominican Republic, to work on sugar plantations, work in construction, and clean hotel rooms for scant wages. Over the course of those trips, babies sometimes happened, and the Dominican government traditionally responded by issuing them birth certificates and allowing the children remain as Dominican nationals.
That all changed in 2013 when staggering numbers of Haitian descendants were stripped of their citizenship in the midst of mounting social and political discord.Part of the impetus for this change was the 2010 earthquake which decimated Haiti.
The utter destruction wrought by the quake had sent a tsunami of people across the Dominican border in search of shelter, worsening preexisting animus between the groups. Haitians had historically been eyed with suspicion and an air of haughty derision by much of the Dominican populace, and with so many Haitians flowing into the country, immigration reform became a prominent issue. Then, court ruling threw open the steadily cracking floodgates of denationalization.
A Dominican constitutional court decided that Dominican residents born from 1929–2010 to foreign parents would not be regarded as citizens. The fates of some 200,000 Haitian Dominicans, some of whom had never spent a day in Haiti, were now in jeopardy.
Some lost their jobs, while others who had spent years studying and preparing to pursue careers in the Dominican Republic saw their dreams suspended in legal amber, as they were barred from attending universities or seeking employment.
Some Haitians made a bid to remain in the country by registering with a newly implemented non-citizens program, but not everyone was so inclined. Over 41,000 newly stateless Dominicans voluntarily departed for Haiti.
However, in the wake of international disapproval and the threat of tourism boycotts, the Dominican Republic has adjusted its stance and implemented a system in 2015 for granting citizenship to those who could prove that they were born in the country.
http://listverse.com/2015/08/07/10-harrowing-tales-of-stateless-people/

jeudi 6 août 2015

Haïti-Republique Dominicaine : Satisfaction exprimée après le sit-in à Malpasse

P-au-P, 5 août 2015 [AlterPresse] --- Des organisations de la société civile haïtienne ainsi que des commerçantes et jeunes travailleurs sur la frontière haïtiano-dominicaine ont manifesté leur satisfaction par rapport au sit-in organisé le 4 août à Malpasse pour dénoncer le racisme des Dominicains, selon les témoignages rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.
« Nous sommes satisfaits. Il n’y a pas eu de dérapage lors de ce sit-in qui a permis de véhiculer nos différentes revendications », souligne Jean Robert Argant, coordonnateur du Collectif 4 décembre à AlterPresse.
Ce sit-in a rassemblé des dizaines de personnes à l’initiative du Collectif 4 décembre et plusieurs autres organisations de la société civile haïtienne dont le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr).
Argant dénonce l’arrêt 168-13 du tribunal dominicain qui a dénationalisé des milliers de personnes en République dominicaine, pour la plupart d’origine haïtienne.
Suite à cette sentence dominicaine, une menace d’apatridie et une crise humanitaire planent sur la tête des personnes dénationalisées, condamne-t-il.
En outre, Argant souligne le besoin urgent de s’orienter vers une production nationale en vue de retirer Haïti de l’« inféodation alimentaire » actuelle.
« Nous demandons aux autorités dominicaines de respecter les ressortissants haïtiens en République dominicaine. Nous demandons l’annulation de l’arrêt raciste 168-13 », ont été parmi des slogans scandés durant le sit-in déroulé tout près du portail frontalier avec la République dominicaine.
Munis de pancartes véhiculant des messages hostiles aux autorités dominicaines, les protestataires ont critiqué la mauvaise qualité de la farine dominicaine importée vers Haïti et appelé les autorités haïtiennes à valoriser la production nationale pour sortir de la dépendance alimentaire.
La sécurité du sit-in a été assurée par des agents du Corps d’intervention et de maintien de l’ordre (Cimo) de la Police nationale d’Haïti (Pnh).
Au cours du déroulement du sit-in, d’autres personnes dont des marchandes et des jeunes installés sur la frontière sont venus grossir le mouvement au niveau du portail frontalier.
« Nous avons besoin de papiers pour être légaux et pour bien vivre. Nous ne voulons pas de racisme », a scandé la foule surchauffée.
Des commerçantes et commerçants transportant des marchandises en provenance du territoire haïtien ont été, par moments, interdits de passage alors qu’aucun blocage n’a été visiblement opposé à ceux et celles venant de la république voisine.
Plusieurs commerçantes et commerçants haïtiens interrogés par AlterPresse ont dénoncé l’interdiction qui leur est souvent faite de transporter leurs marchandises en territoire dominicain tandis que celles des Dominicains sont libres de circulation sur le territoire haïtien.
Ils se disent solidaires du sit-in et appellent à la poursuite de ce genre d’initiatives pour porter les Dominicains à se rétracter.
« Nous sommes venus réclamer du respect pour les Haïtiens et l’annulation de l’arrêt raciste, xénophobe et funeste du tribunal dominicain, qui constitue une violation des droits humains », fustige Argant lors de ce sit-in, qui a également bénéficié du support de plusieurs Dominicains touchés par la sentence.
« On n’a pas le droit de nous humilier et de voler nos biens », s’insurge une Dominicaine d’ascendance haïtienne venue soutenir le mouvement organisé dans un contexte de crise migratoire entre les deux pays partageant l’île d’Haïti.
À partir du 17 juin, des migrants et migrantes haïtiens en situation irrégulière qui ne se sont pas inscrits au Plan national de régularisation des étrangers (Pnre) ont commencé, de manière intensive, à être rapatriés en dépit d’un moratoire de 45 jours, officiellement annoncé par les autorités dominicaines.
Le Garr, un des initiateurs du mouvement, dit craindre une intensification des retours volontaires et forcés à partir du 2 août, date marquant la fin du Pnre, d’autant que des nationalistes dominicains ont manifesté le 1er août à Santo Domingo appelant à l’expulsion des illégaux haïtiens. [emb kft gp 05/08/2015 13 : 15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article18613#.VcM7M_ntlBc

El Nuevo Herald plantea República Dominicana permita regreso de descendientes de haitianos

Miami, Florida.-El periódico El Nuevo Herald, cuya sede se encuentra en esta ciudad, planteo una posible “solución” a la crisis migratoria entre Haití y la República Dominicana, indicando a través de un editorial que el gobierno debe aclarar que no habrá expulsiones masivas y que los nacidos en su territorio podrán regresar a vivir sus vidas en paz, en el único país que ha sido su hogar, la República Dominicana.

Según los planteamientos del prestigioso matutino, “esta podría ser la solución a la crisis que se ha producido entre Haití y la República Dominicana”, obviando sin embargo, las disposiciones del Plan Nacional de Regularización de Extranjeros que como nación soberana ejecuta el gobierno del presidente Danilo Medina y luego de la sentencia del Tribunal Constitucional en la nación.
Indica que ante a un escándalo internacional, “la República Dominicana no ha llevado a cabo sus amenazas de expulsar a varios cientos de miles de trabajadores haitianos del país, pero la amenaza aún no cesa y la crisis está lejos de acabarse”.
De igual modo hace alusión a la mediación de la Organización de los Estados Americanos, OEA. La entidad fue invitada al país por el propio gobierno de la República Dominicana.
En este sentido indica que “la semana pasada la Organización de Estados Americanos publicó un reporte elaborado con un lenguaje conciliatorio donde se refiere al caos que se vive a lo largo de las 230 millas de frontera que comparten los dos países en la isla de La Española como “las presentes dificultades” – el clásico lingo diplomático para la catástrofe que ha caído sobre cientos de miles de nacionales haitianos que viven en suelo dominicano.
Atribuye los problemas entre las dos naciones a que “en el 2013 una corte dominicana sumariamente retiró la ciudadanía a los haitianos nacidos en la República Dominicana; haciendo la acción retroactiva, hasta 1929.”
Editorial de El Nuevo Herald
“Enfrentados a un escándalo internacional, la República Dominicana no ha llevado a cabo sus amenazas de expulsar a varios cientos de miles de trabajadores haitianos del país, pero la amenaza aún no cesa y la crisis está lejos de acabarse.
La semana pasada la Organización de Estados Americanos publicó un reporte elaborado con un lenguaje conciliatorio donde se refiere al caos que se vive a lo largo de las 230 millas de frontera que comparten los dos países en la isla de La Española como “las presentes dificultades” – el clásico lingo diplomático para la catástrofe que ha caído sobre cientos de miles de nacionales haitianos que viven en suelo dominicano.
Sus problemas comenzaron en el 2013 cuando una corte dominicana sumariamente retiró la ciudadanía a los haitianos nacidos en la República Dominicana; haciendo la acción retroactiva hasta 1929
Sus problemas comenzaron en el 2013 cuando una corte dominicana sumariamente retiró la ciudadanía a los haitianos nacidos en la República Dominicana; haciendo la acción retroactiva hasta 1929. Esto convirtió a unos 450,000 haitianos – nadie sabe exactamente cuántos son – en desterrados y ha comenzado una estampida hacia la frontera por parte de muchos que temen ser deportados por la fuerza.
La OEA sugiere que los dos países se comprometan a sostener un “diálogo” que pueda producir una solución que funcione. Ofreció mediar en la disputa y sugirió un tipo de proceso que ayude a los desplazados “que permita el transporte de personas entre los dos países”.
Aunque el comunicado de la OEA evitó señalar a ninguna de las partes, el gobierno dominicano lo rechazó. En su respuesta a la OEA, el gobierno declaró que “No existe al momento un conflicto entre las dos naciones como para necesitar dicha mediación” — una absurda negación de la realidad — y además expresó que el diálogo “puede ser restaurado tan pronto como el gobierno haitiano cese con su actitud de desacreditar a la República Dominicana, como una manera de evadir su responsabilidad con el pueblo de Haití”.
Aunque pareciera que el gobierno se ha echado para atrás (por ahora) en cuanto a las deportaciones masivas, las vidas de los descendientes de haitianos que viven en suelo dominicano han sido volteadas.
La primera respuesta del gobierno ante la indignación internacional fue la de permitir que los niños de ascendencia haitiana nacidos en República Dominicana solicitaran la ciudadanía, y entonces darle la oportunidad a otros nacionales haitianos de inscribirse en un programa de legalización. Pero el proceso burocrático que ha generado está plagado de errores, retrasos y confusión. Muchos simplemente no pudieron obtener los documentos requeridos o simplemente se perdieron en el ir y venir.
La amenaza de deportaciones masivas ha bajado, quizás gracias a una diplomacia de bajo perfil por parte de Estados Unidos y otros países de la región. Pero incontables miles de nacionales haitianos aún están en el limbo y con el comienzo de clases aproximándose, muchos niños no saben si serán admitidos en las escuelas públicas.”
Fuente: Acento.com.do.
por: Rose Mary Santana
http://elveedordigital.com/primer-plano/item/16371-el-nuevo-herald-plantea-republica-dominicana-permita-regreso-de-descendientes-de-haitianos

El drama de los miles de haitianos forzados a abandonar República Dominicana

Una camioneta blanca avanza con dificultad en una carretera de Laguna Salada, a medio camino entre la ciudad dominicana de Santiago y Dajabón, en la frontera con Haití. Sillas, mesas, colchones, armarios, ollas, garrafas de agua , un neumático, una bombona de gas, un televisor… un enjambre de objetos apilados de manera caótica pero magistralmente colocados para que nada se caiga triplica la altura del vehículo.
Al volante, un inmigrante haitiano que, por miedo a perderlo todo, ha decidido reunir a su familia y regresar a su país con la casa a cuestas. Es una imagen que se repite decenas de veces cada día en los numerosos puntos fronterizos que separan ambos países desde que culminase a mediados de junio el registro del plan de regularización de extranjeros al que se han acogido más de 288.000 indocumentados, la mayoría haitianos.
Lea también: ¿Cuánto invierte República Dominicana en los haitianos? Los otros, los que no consigan reunir los requisitos para quedarse legalmente, viven bajo la amenaza de ser deportados que está dejando medio vacías algunas de las numerosas comunidades de inmigrantes haitianos en el país. Saltar el reproductorAyudaFuera del reproductor. Presione retorno para volver o el tabulador para continuar.
null "Nos estamos yendo porque siempre vemos por la televisión que la cosa va a estar caliente y yo, con mi familia, no puedo dejar a mi hija aquí botada. Yo me voy", le dice Rafael a BBC Mundo nada más sellar el papel que le certifica como inmigrante retornado en el puesto fronterizo de Ouanaminthe (Haití).
Tras pasar más de 4 años trabajando en campos de caña de azúcar y en la construcción en la localidad dominicana de Villa los Almácigos, este joven de 22 años ha decidido regresar junto con su mujer Joselyn, de 20, y su hija Janeire, de sólo 7 meses.
Vivir bajo la sombra de la deportación
Acaba de cruzar la frontera sobre el río Dajabón (río Masacre en Haití), que separa ambos países, y apostado delante de la moto con remolque que alquiló para trasladar sus pertenencias, Rafael sabe que el futuro que le espera en su país, el más pobre del continente, es incierto.
El futuro que les espera a los inmigrantes haitianos retornados como Joselyn y su hija Janeire en el país más pobre de América Latina es incierto.
"Vamos a ver qué sale por allá para ponernos a trabajar. No sé todavía qué va a resolver uno allá", lamenta el joven que presume de haber tenido una buena relación con sus vecinos dominicanos.
Los oficiales de inmigración haitianos que le han puesto el sello en sus documentos no pueden ocultar su enfado por la situación de sus compatriotas en República Dominicana mientras hablan con Jean Mari Josef, un haitiano de 52 años que asegura que fue deportado pese a tener una visa de trabajo.
Aunque las autoridades dominicanas dicen mantener el periodo de gracia previo a las temidas deportaciones de quienes no han conseguido regularizar su situación, este trabajador asegura que lo detuvieron y lo expulsaron a Haití cuando salía de su trabajo en un complejo hotelero en Puerto Plata.
Lea también: ¿Qué pierde República Dominicana si expulsa a los haitianos?
Pese a que las deportaciones masivas aún no han empezado, este trabajador haitiano asegura haber sido expulsado.
"Voy a subir a un motor (carro) y hay tres hombres que me llaman y me dicen: ven acá, moreno, dame tu cédula, y dije: yo no tengo cédula pero tengo mi pasaporte y también yo voy a tener residencia. Y me deportan con doce personas", afirma.
Indignado porque dice que los funcionarios que lo detuvieron no le dieron la oportunidad de ir a buscar sus documentos, Josef está dispuesto a tirar la toalla tras 17 años viviendo en el país donde tiene dos hijos, ambos con carrera universitaria.
"Voy a volver para vender lo que yo tengo, me dan mi liquidación. ¡Yo salgo de ese país y vengo para mi país ya! No puedo hacer nada porque no voy a coger vergüenza de acá para allá", le dice a BBC Mundo, refiriéndose a cómo se sintió cuando fue expulsado.
Entre el miedo y la indignación
En el municipio dominicano de Guayubín, a 69 kilómetros de la frontera por donde expulsaron a Josef, otro inmigrante haitiano, Lance Neville, comparte ese sentimiento de hastío.
A Lance Neville, una organización lo está ayudando a conseguir los papeles para regularizar su situación, pero asegura que no tiene miedo de una posible deportación.
Sentado a la sombra de un árbol mientras deshace las pequeñas trenzas que lleva su esposa, Neville afirma que está tratando de reunir los papeles para conseguir regularizar su situación, pero que si tuviera que irse lo haría "sin problemas y tranquilo".
"¿Tú ves cómo estoy ahora"?, pregunta el hombre apuntando al suelo de tierra de la comunidad de Ranchadero donde reside, un empobrecido conjunto de casas de latón y madera construidas de manera rudimentaria donde vive con un centenar de sus compatriotas.
Más de 280.000 indocumentados se han acogido al plan de regularización de extranjeros.
"Cualquiera que me diga: ¡Vámonos para Haití ahora!... Yo me voy", exclama el inmigrante que asegura que llegó con la idea de trabajar unos meses en el país para ganar unos pesos, pero que su estancia ya se extiende por más de una década.
Como la mayoría de sus vecinos, Neville se busca la vida trabajando en los campos de guineo (banano) y yuca, en la construcción, o en lo que surja, donde gana lo justo para sobrevivir y mantener a su mujer y sus cinco hijos –cuatro de los cuales estudian en Haití-.
"Alguna vez no puedes comer bien para que los hijos vayan a la escuela y no pasen hambre", lamenta el inmigrante.
Precisamente los altos costos que deben pagar a los abogados para tramitar los papeles es uno de los principales problemas con el que se han encontrado muchos inmigrantes haitianos a la hora de registrarse en el plan de regularización.
Amenazas
A Neville lo está ayudando una organización de trabajadores, pero con los 250 pesos dominicanos que gana al día (unos US$5,5), no podría pagar los hasta 15.000 pesos (US$ 333) que pide un abogado para hacer los trámites. Casas de haitianos en Ranchadero.
En esta hilera de casas en la comunidad de Ranchadero vivían 11 familias por 500 pesos dominicanos al mes (unos US$11). Ahora sólo quedan cinco. El resto se fueron por temor a las deportaciones. Pero no todos sus vecinos están tan tranquilos.
De hecho, en su comunidad, muchas casas se han quedado vacías después de que las familias huyeran por miedo a las deportaciones forzosas.
"La mayoría ¿tú sabes por qué se fueron?", explica Jackson Lorrain, el líder sindical que ayuda a Neville a reunir los papeles de los vecinos.
"Porque (algunos policías) llegan a la puerta de donde viven los migrantes y les dicen ¡ay!, ¿cuándo ustedes se van? Entonces contestan que ya pronto va a comenzar la deportación y que los van a devolver a todos. Los amenazan. Por eso la gente se está yendo de sus comunidades. No porque se quiera ir voluntariamente", apunta.
Prefieren volver a su país con sus pertenencias y sus familias antes de que un oficial de migración los detenga en medio de la calle y los expulse.
El ministro del Interior dominicano, José Ramón Fadul, aseguró que se dieron instrucciones a la policía y las Fuerzas Armadas "para el trato a las personas y que no haya atropellos" a partir del 1 de agosto, la última fecha dada de cuando podrían comenzar las deportaciones.
Pero la posibilidad de que se produzcan agresiones u otras violaciones de derechos humanos en las eventuales expulsiones y un vacío de la ley que hace que algunos inmigrantes se queden en situación prácticamente de apátridas, hizo saltar las alarmas en los despachos de los organismos internacionales y las ONGs.
Residentes después de medio siglo
El plan que levanta las susceptibilidades a nivel internacional y en República Dominicana (que defiende su derecho a decidir sus propias políticas migratorias), para sus principales destinatarios –los haitianos, que son el 87% de los inmigrantes en el país- tiene muchos sentimientos y significados.
Este lugar donde el gobierno dominicano da los carnets de residencia será también centro de detención cuando comiencen las deportaciones.
Como la justicia que le evoca a Osmán Noel, un haitiano menudo con una incipiente barba blanca que tras medio siglo exacto en República Dominicana -la mayoría de esos 600 meses picando caña de azúcar- por fin tiene un carnet que lo reconoce como residente legal en el país.
Con una camisa blanca impoluta y un sombrero marfil que contrastan con su piel oscura, Noel viajó desde el batey (finca) en el que vive en la provincia oriental del Seibo a Haina, ciudad aledaña a Santo Domingo, para recoger su tarjeta de residencia.
Muy elegante, como el resto de los cerca de 60 trabajadores de la caña jubilados con los que compartió un autobús verde algo destartalado, no puede ocultar su satisfacción: Autobús lleno de trabajadores d ela caña haitianos
Muchos trabajadores de la caña jubilados de los bateyes del este se han visto beneficiados por el plan de regularización.
"Este carnet es un derecho que me da el país y algo que dejaré a mis tres hijos", le dice Noel a BBC Mundo delante de la puerta del "Centro de acogida vacacional Haina", al lado del mar Caribe, y que, paradójicamente, se convertirá en una especie de centro de detención cuando comiencen las deportaciones.
Pero para quien Osman tiene palabras de agradecimiento es para Epifania Saint Charles, una joven dominicana de origen haitiano que trabaja en una organización que ayudó a los cañeros de los bateyes del Seibo a legalizar su situación y les costeó los trámites.
Para ella, la entrega de los carnets a los trabajadores de la caña jubilados –un sector ampliamente beneficiado por el plan de regularización- también es un acto de justicia.
"Son personas que tienen entre 40 y 60 años viviendo en el país. Yo nací y crecí en el batey y me encontré con ellos", afirma en declaraciones a BBC Mundo. "Esas personas han echado toda la vida aquí, ya son de aquí. ¿Pa dónde van esos viejitos, pa dónde los van a llevar? Tienen familia, hijos… No es necesario que los deporten ".
Sin embargo, Saint Charles reconoce que el plan deja fuera a mucha gente –se estima que al menos 180.000 personas-, como los hijos de inmigrantes haitianos que nacieron después del año 2007 y que no pudieron registrarse por no poder demostrar la estadía legal de sus padres.
La OEA advirtó en un informe emitido esta misma semana y que fue fuertemente criticado por República Dominicana que esas personas corren el riesgo de quedar apátridas, de "no contar con ninguna nacionalidad conocida". Haitiana en protesta en Santo Domingo
Los inmigrantes lamentan el alto costo de los trámites y la dificultad para conseguir algunos papeles para su regularización.
http://www.bbc.com/mundo/noticias/2015/07/150730_americalatina_republica_dominicana_haitianos_lav

Returning Haitians stuck in dire camps near Dominican border

By Peter Granitz
ANSE-A-PITRE, Haiti (Reuters) - Tens of thousands of Haitians and Haitian-Dominicans have fled the Dominican Republic in response to its strict new immigration policy with many settling in squalid camps in Haiti. Haitian officials estimate the population at four camps in the south of Haiti is at least 2,000 and growing.

About 400 have settled at the Tete-à-l'eau camp, perched on a hill that slants down to a dry river bed. It was once the site of a larger village washed out in floods decades ago, but now it suffers from a drought.
Women wash clothes and children fill small buckets of water alongside donkeys drinking from a spring about 1 km from the camp. Without a well or tap in Tete-à-l'eau, camp-dwellers use this water for everything.
Haiti and the more prosperous Dominican Republic share the Caribbean island of Hispaniola. With Dominicans increasingly intolerant of a growing Haitian population - estimated as high as 1 million - on their side of the border, a 2013 Dominican court ruling stripped Dominican citizenship from children born to undocumented immigrants.
To implement the court ruling and in response to an international outcry, the Dominican Congress passed a law allowing some migrants to apply for residency before a June 17 deadline, and the government said last week that 239,000 people who started the process can stay for up to two years.
The government says it has not begun deportations but that tens of thousands of Haitians left voluntarily.
The Haitians here say they either cut their losses and left with their belongings or been intimidated into leaving.
"I lived over there for 22 years," said Jean Louis Andres, motioning his sinewy arm across the rocky river bed at Tete-à-l'eau, near the border town of Anse-à-Pitre. Across the gulch was the Dominican Republic. "They don't want me there. I know that."
A rail-thin farmer who grew beans, corn and bananas in the Dominican Republic, he says he began the process of applying for residency but returned to Haiti three months ago after Dominicans in his adopted village harassed him into leaving.
Without homes to return to, many settled in the camps here and depend on food and supplies from aid and church groups. Haitian President Michel Martelly has called their plight a humanitarian crisis.
Frantz Pierre Louis, the general secretary of Haiti's Southeast Department where there are four camps, says officials will try to resettle the camp residents to their home villages of nearby cities.
Government agencies are surveying people and determining where in Haiti they are originally from.
Prime Minister Evans Paul and Sofia Martelly, the president's wife, have both visited the camps but the government has been unable to provide much help.
CAMPS SPREAD, FUTURE UNCLEAR
Some say they were deceived into leaving, including through false media reports.
"On the radio they told us President Martelly asked all Haitians to come back," recounts Eliza Joseph, a woman who returned to Haiti last month.
She now lives in Parc Cadeau, a settlement with more than 500 shelters built with branches, cardboard and other discarded materials. "I worked my whole life over there. I don't know where I'm from in Haiti."
Joseph's daughter Talid Michel delivered a son inside a tent three weeks ago. "We called for the doctor, but he didn't get here in time, so my mother helped," Michel said.
In an already arid zone made worse by drought, new residents at Parc Cadeau have burnt shrubs and cut cactus to make room for the growing population.
Camps like Cadeau are growing by the day with returnees and, despite the squalid conditions, impoverished Haitians from nearby cities are beginning to show up too in search of food and supplies.
"They're in need. They're in need also," said Pierre Louis. "So they're trying to get what's coming to the others."
A few miles east of Malpasse, the closest border crossing to Port-au-Prince, 72 people are living in a three-room school or in tents behind it.
"I left Haiti when I was seven. All my children were born there," said Saint Corl Souverain, 35, speaking in a mix of Spanish and Creole.
He said he was recently arrested by Dominican authorities and that when he was released and returned home, all his possessions were gone so he left the country with his pregnant wife and three children and has settled for now at the school.
(Reporting by Peter Granitz; Editing by Daniel Trotta and Kieran Murray)
http://news.yahoo.com/returning-haitians-stuck-dire-camps-near-dominican-border-233501930.html