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jeudi 7 août 2014

Un nouvel espoir pour Haïti

BAN KI-MOON / SECRÉTAIRE-GÉNÉRAL | LE 06/08 À 12:31
Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l'ONU, revient d'Haïti où il a pu constater de réelles améliorations des conditions sanitaires sur place.
NEW YORK – Lors d'une récente visite dans la communauté rurale de Los Palmas en Haïti, j'ai eu l'occasion de parler à des familles directement touchées par l'épidémie de choléra qui frappe le pays depuis le tremblement de terre de 2010. Un homme m'a expliqué que non seulement la maladie avait tué sa sœur, mais aussi sa belle-mère qui a péri après de nombreuses heures de marche pour atteindre l'hôpital le plus proche. Lui et son épouse s'occupent à présent de cinq nièces et neveux orphelins.
En Haïti aujourd'hui, les histoires comme celle-ci ne sont pas rares. En effet, des milliers de personnes à travers le pays ont subi des épreuves et des tragédies similaires.
Mais il y a aussi de bonnes raisons de garder espoir. L'engagement renforcé de la communauté et l'évolution des pratiques d'hygiène ont libéré du choléra les femmes, hommes et enfants de Los Palmas et du village voisin de Jacob (un retournement spectaculaire de ces dernières années) et ont réduit les risques de contracter d'autres maladies d'origine hydrique. Une famille que j'ai rencontrée m'a montré fièrement un nouveau filtre à eau.
Cette approche communautaire sera essentielle à la réussite de la campagne d'assainissement total que le Premier ministre haïtien Laurent Lamothe et moi-même avons lancé à Los Palmas durant ma visite. En encourageant l'investissement des ménages dans des latrines hygiéniques durables, en offrant une amélioration des produits et des services d'assainissement à des prix abordables et en veillant à ce que les écoles et les centres de santé aient suffisamment d'eau et d'infrastructures d'assainissement, l'initiative va permettre d'améliorer les conditions de santé de trois millions de personnes dans les zones à haut risque durant les cinq prochaines années. Juste avant de quitter le village, nous avons posé la première pierre symbolique d'une nouvelle source d'eau potable.
La campagne est la dernière étape d'une vaste opération de soutien des Nations Unies pour éradiquer le choléra en Haïti. L'ONU et le gouvernement haïtien ont récemment créé un haut-comité chargé de la mise en œuvre d'une stratégie globale qui couvre tous les aspects de la prévention et du traitement d'urgence du choléra, y compris une assistance accrue destinée aux familles et aux communautés.
En outre, le Ministère de la Santé d'Haïti et les Organisation Panaméricaine de la Santé / Organisation Mondiale de la Santé ont entamé la deuxième phase d'une initiative de vaccination financée par l'ONU, qui cible 600 000 personnes dans les zones où le choléra persiste : 200 000 personnes seront vaccinées durant les deux prochains mois, ainsi que 300 000 d'ici la fin de cette année. Pendant la première phase l'an dernier, 100 000 personnes ont été vaccinées.
Ces efforts ont déjà réduit de manière significative l'ampleur de l'épidémie. Au cours des premiers mois de cette année, le nombre de cas de choléra et de décès a diminué de près de 75% par rapport à la même période en 2013, atteignant le niveau le plus bas depuis le début de l'épidémie.
Haïti compte toujours le plus grand nombre de cas suspects de choléra dans l'hémisphère Ouest, ce qui est inacceptable dans un monde pourvu d'autant de connaissances et de richesses. Mais le pays est en bonne voie pour sortir de cette crise. Tout comme le choléra a été éradiqué dans d'autres environnements difficiles à travers le monde, il peut être éliminé en Haïti.
Les perspectives d'Haïti s'améliorent dans d'autres domaines, en partie en raison de l'engagement de l'ONU dans le pays. Depuis 2004, la Mission de Stabilisation en Haïti de l'ONU (MINUSTAH) s'emploie à améliorer la sécurité de l'environnement, assiste le processus politique, renforce les institutions gouvernementales et protège les droits de l'Homme. Elle a également joué un rôle majeur dans la stabilisation et la reconstruction du pays après le tremblement de terre de 2010.
Suite aux efforts de la MINUSTAH et d'autres agences des Nations Unies, la situation de sécurité s'est considérablement améliorée, aidée par un système judiciaire fort et par des forces de police nationale plus efficaces. Pendant ce temps, le taux d'inscription dans les écoles primaires a grimpé en flèche, passant de 47% en 1993 à près de 90% aujourd'hui.
Compte tenu de la fragilité politique et sociale persistante, d'une économie faible et de finances fortement limitées, les prochains progrès d'Haïti sont loin d'être garantis. Afin d'améliorer ses chances d'atteindre ses objectifs de développement, Haïti doit donner suite à ses plans longtemps attendus d'organisation d'élections législatives et locales plus tard dans l'année, suivies d'élections présidentielles l'année suivante. Les dirigeants haïtiens de toutes tendances politiques doivent dépasser leurs différences afin de s'assurer que le processus électoral se déroule de manière équitable, faisant ainsi progresser l'état de droit, la protection des droits de l'Homme et la consolidation des fondements démocratiques du pays.
Le soutien continu de la communauté internationale va également être essentiel. Le besoin le plus urgent pour Haïti est à présent celui d'une aide au financement de son développement , soit 2,2 milliards de dollars sur dix ans. Jusqu'à présent, seulement 40% des 448 millions de dollars nécessaires les deux premières années pour les investissements en matière d'alerte précoce, d'intervention rapide pour l'eau, l'assainissement et les vaccins ont été mobilisés, et seulement 10% du total a été promis.
Le peuple haïtien dispose de toute la compassion et de la détermination nécessaires pour surmonter l'épidémie de choléra et pour réussir un développement économique inclusif. Mais la communauté internationale, et en particulier les institutions financières internationales travaillant dans la région, doivent accélérer la cadence et leur venir en aide.
J'ai été profondément ému par l'hospitalité et la compassion des habitants de Los Palmas. Mais je comprends aussi que les Haïtiens attendent de leur gouvernement et l'ONU tiennent les promesses faites ce jour-là. Si tout le monde fait sa part, nous parviendrons à offrir aux Haïtiens l'avenir plus sain et plus prospère qu'ils méritent.
En savoir plus sur
http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-107066-un-nouvel-espoir-pour-haiti-1030866.php?PHxVV7005BCtcXzG.99

mercredi 21 août 2013

Changement de mandat en vue pour l'ONU à Haïti

Mise à jour le mardi 20 août 2013 à 19 h 02 HAE
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, recommande une réduction de 15 % du nombre de troupes onusiennes en Haïti, ainsi qu'un examen permettant de déterminer si une mission de maintien de la paix est toujours la meilleure façon de soutenir ce pays pauvre des Antilles.
 Dans un rapport destiné au Conseil de sécurité et diffusé mardi, M. Ban dit prévoir discuter avec le gouvernement haïtien et les États membres à propos de la meilleure façon pour l'ONU de contribuer à « une plus grande stabilité et au développement du pays ».
 M. Ban mentionne qu'il envisagerait la possibilité de remplacer la mission de maintien de la paix « par une mission d'aide moins importante, et aux objectifs plus précis, d'ici 2016 », et inclurait des propositions sur les développements à venir dans son prochain rapport, en mars 2014. Entre-temps, il a suggéré de réduire le nombre de Casques bleus onusiens de 6270 à 5021 hommes d'ici juin 2014.
 Associated Press

mercredi 19 décembre 2012

Haïti: l’ONU lance un appel à l’aide humanitaire

Par RFI
Près de trois ans après le séisme, Haïti est toujours confrontée à une crise humanitaire d'ampleur et, après les passages des cyclones Isaac et Sandy, une crise alimentaire menace le pays. Pour l'année 2013, l'ONU a lancé un appel à l'aide internationale à hauteur de 144 millions de $.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
Plus de 350 000 sinistrés du séisme survivent encore dans des camps de fortune et l'aide internationale est vitale pour répondre à leurs besoins urgents. Mais comme les récoltes ont été détruites par les cyclones, les populations rurales sont elles aussi menacées par la faim.
Nigel Fisher, coordonateur des affaires humanitaires à la Minustah, appelle la communauté internationale à financer les programmes d'urgence. « On estime maintenant que deux millions de personne, soit un Haïtien sur cinq, sont dans une situation d’insécurité alimentaire, explique-t-il. Il y a des programmes sur le long terme, comme pour la création d’emploi. Mais il y a vraiment une crise à laquelle on doit répondre. Il faut se focaliser sur le long terme mais ces risques, on ne peut pas les oublier. »
L'aide alimentaire, le relogement des sinistrés du séisme et la lutte contre le choléra sont les trois urgences prioritaires identifiées par l'ONU, qui espère que, cette année, les bailleurs internationaux vont répondre à l'appel. L'an dernier seul 40% des fonds demandés avaient été versés.
TAGS: HAÏTI - ONU
http://www.rfi.fr/ameriques/20121219-haiti-onu-lance-appel-aide-humanitaire

mercredi 19 septembre 2012

Haïti est à la croisée des chemins..."

Port-au-Prince. Mardi 18 septembre 2012. CCN. Ivan Simonovic, a parlé de « signes encourageants en Haïti aujourd’hui», mais également de risques, à la fin de sa mission de quatre jours dans le pays. «Haïti est à la croisée des chemins Si les bonnes décisions sont prises sur un certain nombre de questions clé, il existe un potentiel pour le progrès – mais en même temps, le risque d’un retour en arrière. Le nouveau Conseil Electoral Permanent doit être crédible et jouir de la confiance de l’ensemble de la classe politique pour s’assurer que les élections locales, municipales et parlementaires aient lieu sans délai et soient libres et exemptes de violence. » Il a qualifié de signes positifs les récents amendements constitutionnels qui établissent un quota de 30% pour les femmes dans la vie publique et un conseil constitutionnel, la nomination d’un ministre des droits de l’homme et de la lutte contre l’extrême pauvreté, ainsi que la diminution significative de la population des camps de 1,5 million à 370.000. Au cours de sa visite du 12 au 15 septembre pour discuter des défis des droits de l’homme avant le prochain examen du mandat de la MINUSTAH, la mission de stabilisation des Nations Unies dans le pays, par le Conseil de sécurité de l’ONU, Simonovic a rencontré de hauts responsables gouvernementaux, y compris le Premier ministre Laurent Lamothe, les ministres des Affaires étrangères, des Droits de l’homme et de l’Extrême pauvreté, de la Justice ainsi que le Directeur Général de la Police et l’Inspecteur Général de la Police. Il a également rencontré des représentants de l’ONU, le corps diplomatique et des représentants de la société civile. «Le recrutement prévu de 5.000 nouveaux agents de police au cours des 4 prochaines années augure d’un grand potentiel pour un environnement sûr et stable en Haïti. S’ils sont recrutés en fonction de leur mérite, bien formés, et comprennent davantage de femmes, la Police Nationale d’Haïti en sera renforcée tout comme la confiance de la population en elle. Le rôle et l’indépendance de l’Inspecteur Général sont essentiels pour s’assurer que les auteurs des violations des droits de l’homme soient interdits de servir, » a t-il dit. Simonovic a appelé à accompagner la réduction planifiée des forces militaires de la MINUSTAH d’un soutien accru à la police nationale et aux institutions garantissant l’état de droit. « Réformer la police ne suffit pas. La réforme du système judiciaire est attendue depuis longtemps. J’ai visité le Pénitencier National où les 3.489 détenus vivent dans des conditions inhumaines et dégradantes. Parmi eux, seuls 278 ont été reconnus coupables par un tribunal, la plupart des autres sont en détention préventive prolongée. Un système de justice plus indépendante, fiable et efficace est nécessaire pour résoudre non seulement cette situation, mais pour s’assurer que les droits de la population soient mieux protégés, notamment les droits fonciers. La réforme du code pénal en cours doit être achevée sans délai et devrait conduire à des poursuites judiciaires contre les graves violations passées des droits de l’homme, conformément aux obligations juridiques internationales d’Haïti. » Simonovic a exhorté la communauté internationale à accroître son soutien aux efforts de développement à long terme d’Haiti, compte tenu du fait que l’aide humanitaire destinée au pays après le tremblement de terre est en baisse. « Pendant trop longtemps, beaucoup trop d’Haïtiens ont réclamé en vain leurs droits économiques et sociaux, mais n’ont pas été en mesure d’accéder aux services de base. Les efforts de développement qui ont été engagés doivent être fondés sur les droits de l’homme et bénéficier à tous, en particulier aux plus démunis. «Nombreuses parmi les personnes les plus vulnérables sont toujours dans des camps, dont 70% sur des terres privées et sont menacés d’expulsions forcées. J’ai insisté sur la nécessité d’une concertation avec la population des camps et du respect des normes internationales relatives aux droits de l’homme dans le processus de démantèlement des camps qui sont toujours occupés. Une politique de logement et de développement urbains est nécessaire ». Simonovic a observé qu’Haïti a le potentiel d’attirer des investissements et de créer de nouveaux emplois décents, ce qui est essentiel dans un pays où la majorité de la population active est au chômage et où la jouissance des droits économiques et sociaux reste un défi. Dans ce contexte, la sécurité et le respect de l’état de droit ainsi que la lutte contre la corruption sont essentiels. Le responsable onusien a noté que les organisations de la société civile et l’opposition ont une grande contribution à apporter aux efforts de développement du pays. Il est donc important pour le gouvernement de les engager, ainsi que tous les Haïtiens dans la reconstruction de leur pays. http://www.caraibcreolenews.com/news,haiti,1,3972,18-09-2012-hay-ti-hay-ti-est-yy-la-croisy-e-des-chemins-.html

ONU : des signes encourageants en Haïti

ONU : des signes encourageants en Haïti Mise à jour 19.09.2012 08h57 Le Sous-secrétaire général de l'ONU aux droits de l'homme, Ivan Simonovic, a parlé de "signes encourageants en Haïti aujourd'hui », mais aussi des risques, à la fin de sa mission de quatre jours dans le pays. Selon un communiqué de presse parvenu lundi à Genève, le sous- secrétaire général a cité comme signes positifs les récents amendements constitutionnels qui établissent un quota de 30% pour les femmes dans la vie publique et un conseil constitutionnel, la nomination d'un ministre des droits de l'homme et de la lutte contre l'extrême pauvreté, ainsi qu'une diminution significative de la population des camps de 1,5 million à 370.000. "Haïti est à la croisée des chemins. Si de bonnes décisions sont prises sur un certain nombre de questions clés, il existe un potentiel pour le progrès - mais en même temps il y a des risques d'un retour en arrière. Le nouveau Conseil électoral permanent doit être crédible et avoir la confiance de l'ensemble de la classe politique pour s'assurer que les élections locales, municipales et parlementaires ont lieu sans délai et soient libres et sans violence ", indique le commniqué. Simonovic a exhorté la communauté internationale à accroître son soutien aux efforts des Haïtiennes de développement à long terme, vu que l'aide humanitaire destiné au pays après le tremblement de terre est fortement réduite. http://french.peopledaily.com.cn/International/7952981.html

ONU : des signes encourageants en Haïti

ONU : des signes encourageants en Haïti Mise à jour 19.09.2012 08h57 Le Sous-secrétaire général de l'ONU aux droits de l'homme, Ivan Simonovic, a parlé de "signes encourageants en Haïti aujourd'hui », mais aussi des risques, à la fin de sa mission de quatre jours dans le pays. Selon un communiqué de presse parvenu lundi à Genève, le sous- secrétaire général a cité comme signes positifs les récents amendements constitutionnels qui établissent un quota de 30% pour les femmes dans la vie publique et un conseil constitutionnel, la nomination d'un ministre des droits de l'homme et de la lutte contre l'extrême pauvreté, ainsi qu'une diminution significative de la population des camps de 1,5 million à 370.000. "Haïti est à la croisée des chemins. Si de bonnes décisions sont prises sur un certain nombre de questions clés, il existe un potentiel pour le progrès - mais en même temps il y a des risques d'un retour en arrière. Le nouveau Conseil électoral permanent doit être crédible et avoir la confiance de l'ensemble de la classe politique pour s'assurer que les élections locales, municipales et parlementaires ont lieu sans délai et soient libres et sans violence ", indique le commniqué. Simonovic a exhorté la communauté internationale à accroître son soutien aux efforts des Haïtiennes de développement à long terme, vu que l'aide humanitaire destiné au pays après le tremblement de terre est fortement réduite. http://french.peopledaily.com.cn/International/7952981.html

mardi 21 août 2012

Haïti : l’ONU célèbre ses idéaux dans un contexte mitigé

P-au-P, 20 août 2012 [AlterPresse] --- L’Organisation des Nations Unies (Onu) a rendu hommage aux Haïtiennes et Haïtiens qui ont fait preuve de solidarité et aidé à sauver des vies lors du séisme de 2010, à l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire ce 19 août 2012, selon un communiqué transmis à AlterPresse. L’Onu souligne « l’héroïsme et la solidarité sans faille des Haïtiennes et des Haïtiens », qui avaient permis de sauver « d’innombrables vies » au lendemain du 12 janvier 2010, lit-on dans le communiqué. Cette célébration intervient dans un contexte où la communauté humanitaire peine à réunir les fonds souhaités pour conduire son action en Haïti, alors que les urgences humanitaires peuvent à tout moment ressurgir. Le pays demeure particulièrement vulnérable aux catastrophes naturelles- et les défis, liés à la réponse à l’épidémie de cholera qui sévit depuis octobre 2010, persistent. Plus de deux ans après le terrible tremblement de terre, et malgré des efforts pour débarrasser les villes des décombres, la reconstruction n’a démarré que dans les discours politiques en témoigne notamment l’absence d’une politique réelle de logement. Des articles parus récemment dans la presse ont fait état de grandes défaillances dans la gestion de l’aide allouée, surtout du côté des Etats-Unis mais aussi des responsables haïtiens. Par ailleurs les Nations Unies, plus particulièrement sa mission de casques bleus, ont une image controversée dans le pays, et sont pointées par plusieurs organisations sociales, universitaires et syndicales pour des actes de violence et la présence de la maladie du cholera. Ces organisations réclament d’ailleurs le départ de la mission. Quoi qu’il en soit, l’Onu semble vouloir réaffirmer à travers cette journée mondiale de l’aide humanitaire son attachement aux valeurs qui sont les siennes depuis sa création, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, malgré les réactions parfois hostiles des populations devant des résultats mitigés. Les Nations Unies, non sans un certain idéalisme, ont appelé les habitants de la planète à se tourner vers l’autre et réaliser le 19 aout une belle action, comme « préparer un sandwich à un sans-abri », « tondre la pelouse de son voisin » ou se « dresser pour défendre une victime d’agression ». La journée mondiale de l’aide humanitaire a été créée le 19 aout 2003 suite au bombardement du quartier général de l’Onu à Bagdad, qui avait causé la mort de 22 personnes. [jp kft gp apr 20/08/2012 08:15] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13254

jeudi 29 mars 2012

L'ONU réclame de nouveaux dons en Haïti

La mission des Nations Unies en Haïti craint que le manque de ressources financières n'affecte les services offerts aux Haïtiens qui ont perdu leur maison dans le tremblement de terre de 2010. Dans un communiqué publié mardi, le coordonnateur de l'action humanitaire de l'ONU en Haïti, Nigel Fisher, a révélé qu'un appel lancé l'an dernier aux donateurs internationaux afin d'amasser 382 millions de dollars avait seulement permis de recueillir 55 % de cette somme.
Ce manque à gagner a engendré une réduction des services proposés dans les camps qui abritent les milliers de personnes s'étant retrouvées à la rue en raison du séisme.
L'organisation mondiale espère maintenant recevoir 53,9 millions de dollars pour la prochaine saison des pluies, qui a déjà commencé à se faire sentir la nuit à Port-au-Prince.
Le 12 janvier 2010, un puissant tremblement de terre a dévasté la capitale haïtienne ainsi que d'autres villes au sud du pays. Quelque 1,3 million d'habitants ont été accueillis dans des camps de fortune, mais ce nombre est depuis passé à moins de 500 000.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/03/27/012-onu-dons-habitants-seisme-haiti-saison-pluies.shtml

lundi 3 octobre 2011

Valerie Amos appelle à maintenir l'aide humanitaire pour Haïti

La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d'urgence, Valérie Amos, a bouclé une visite d'évaluation de 48 heures en Haïti. M. Amos qui a eu des entretiens avec le chef d'Etat Michel Martelly a également visité des camps de sinistrés du séisme du 12 janvier. Elle a soutenu que la crise humanitaire en Haïti n'était pas terminée et qu'il fallait continuer d'y répondre. " Bien que des efforts importants sont en cours pour mettre le pays sur la voie du relèvement, les besoins humanitaires restent importants et il est nécessaire d'y répondre », a-t-elle indiqué.
20 mois après le séisme, environ 600.000 personnes déplacées vivent encore dans près de 900 camps, rappelle M. Amos qui a visité le camp de sinistré de Acra à Delmas. Les 25 000 personnes vivant dans le camp Acra veulent quitter le site parce que la situation n'est pas bonne, rapporte Mme Amos a constaté les conditions de vies difficiles des sinistrés. Elle annonce que les agences de l'Onu poursuivront la collaboration avec le gouvernement pour que les déplacés puissent quitter les camps dans la dignité.
Valerie Amos a rencontré mercredi le Président haïtien Michel Martelly. Elle a souligné qu'il était crucial de ne pas oublier les centaines de milliers de personnes vulnérables vivant encore dans les camps et qui dépendent d'une aide humanitaire vitale pour survivre.
Au cours de son séjour Mme Amos a eu également des séances de travail avec le Coordonnateur de l'action humanitaire des Nations Unies en Haïti, Nigel Fisher, et des hauts représentants des agences des Nations Unies et des ONG internationales.
LLM / Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19644

vendredi 29 juillet 2011

Des recommandations du Conseil économique et social de l’ONU pour accélérer la reconstruction d’Haïti

28 juillet 2011 Dans son dernier rapport, le Groupe Consultatif ad hoc sur Haïti du Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) dresse un état des lieux des efforts de relèvement post séisme et des efforts de reconstruction et formule des recommandations aux différents acteurs nationaux et internationaux impliqués.
Suite à sa visite en Haïti, en juin, le Groupe Consultatif ad hoc sur Haïti du Conseil économique et social (ECOSOC) de l’ONU a présenté ce 28 juillet 2011, à Genève, son dernier rapport devant le Conseil. Pour le Groupe Consultatif, dont le mandat « d’aider à coordonner l’assistance à long terme à Haïti », il s’agit de la septième visite dans le pays depuis sa création, en 1999.

La visite du Groupe Consultatif en juin dernier avait pour objectif de fournir à l’ECOSOC un état des lieux des efforts de relèvement post séisme, de reconstruction et de développement en Haïti et de formuler des conseils aux acteurs concernés – nationaux et internationaux, et ce afin d’en renforcer la cohérence et l‘efficacité.
Suite à ses constats et rencontres sur place avec les acteurs concernés, le Groupe ad hoc estime que « la situation sur le terrain demeure extrêmement complexe ». Le Groupe a, certes, relevé des « améliorations » pendant sa visite ; mais « celles-ci demeurent néanmoins insuffisantes eu égard aux besoins du pays pour garantir sa stabilité politique et son développement économique et social ».
Au nombre de ses recommandations, le Groupe Consultatif souligne qu’«il est plus que jamais impérieux que la communauté internationale continue de se préoccuper de la situation d’Haïti et fournisse au pays un appui approprié, en particulier par le biais d’une solide présence des Nations Unies sur le terrain, sous forme de la MINUSTAH et de l’équipe de pays des Nations Unies, à Port-au-Prince comme, de plus en plus, dans les autres régions vulnérables du pays.
À tous les acteurs haïtiens concernés, le Groupe demande d’« élaborer sans tarder un plan pour mettre en place rapidement un gouvernement pleinement opérationnel et éviter ainsi de compromettre le niveau d’assistance que la communauté internationale fournit au pays et les perspectives de développement d’Haïti ».
Le gouvernement haïtien devra « promouvoir une interaction claire et constructive entre le Parlement et le nouveau gouvernement afin de faciliter l’élaboration du budget de 2011-2012 et la définition des futurs plans de développement ». Mettre en application la nouvelle politique novatrice de financement du secteur de l’éducation, renforcer l’état de droit, redoubler d’efforts pour améliorer la productivité agricole et mettre en œuvre une politique nationale de création d’emplois sont au nombre des recommandations faites à Haïti.
Le Groupe Consultatif Spécial sur Haïti de l’ECOSOC reconnait par ailleurs que les autorités haïtiennes ont beaucoup avancé dans leurs démarches visant au redressement et leur recommande d’envisager « de faire tous les efforts nécessaires pour diriger la coordination de l’appui fourni par les donateurs ».
Le pays devra aussi « intégrer la préparation des interventions en cas de catastrophe aux activités de renforcement des capacités aux échelons national et local au niveau de tous les ministères sectoriels ». Le gouvernement devra en outre « entreprendre le processus de réforme foncière (…) afin de faciliter le processus de fermeture des camps de personnes déplacées et encourager le Parlement à examiner rapidement les propositions de lois précédemment élaborées pour améliorer la condition des femmes et promouvoir leurs droits».
Pour aider au redressement et à la reconstruction d’Haïti et appuyer son développement à plus long terme, le Groupe encourage les donateurs à « veiller à ce que les ressources qu’ils se sont engagés à fournir et leur décaissement soient alignés sur les priorités reflétées dans le Plan d’action du Gouvernement et à allouer un financement supplémentaire (…) ». Il est également recommandé aux donateurs de « faire en sorte que le Fonds pour la Reconstruction d’Haïti participe activement à la mobilisation des ressources (…) et adapte son appui aux priorités définies par le nouveau Gouvernement ». Le Groupe exhorte en outre les donateurs à « répondre à l’appel global pour les activités humanitaires en Haïti lancé par l’Organisation des Nations Unies ».
La communauté internationale est quant à elle invitée à « continuer de contribuer au redressement et au développement à long terme d’Haïti. Il lui est aussi demandé de maintenir à l’examen la situation macroéconomique » d’ Haïti (…) et fournir un appui approprié au Gouvernement pour l’aider à maintenir un équilibre macroéconomique, mettre à sa disposition des fonds pour la réalisation de tous les projets prioritaires approuvés par la CIRH et appuyer le Fonds national pour l’éducation afin de financer le développement du secteur de l’éducation.
Le système des Nations Unies devrait quant à lui « promouvoir la durabilité de tous les projets de développement » en mettant un accent plus marqué sur le renforcement des capacités nationales, systématiser l’élaboration de programmes conjoints par les organismes des Nations Unies et coordonner leur exécution; L’ONU devrait aussi « mettre en commun les ressources dont disposent ses différents organismes sur le terrain (…) et encourager tous les partenaires de développement à affecter une plus large proportion de leur personnel en dehors de Port-au-Prince, poursuivre les efforts de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) pour promouvoir l’Etat de droit et incorporer ses dimensions transversales aux activités tant des parties prenantes haïtiennes que des partenaires de développement ».

Haïti, depuis la visite de l’ECOSOC
A l’occasion de la présentation du rapport devant le Conseil, ce 28 juillet, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Coordonateur humanitaire et Coordonateur Résident des Nations Unies en Haïti, Nigel Fisher, a présenté à l’ECOSOC les derniers développements survenus dans le pays depuis la dernière visite du Groupe. A cet égard, M. Fisher a noté le blocage politique actuel persistant s’agissant du processus de ratification du Premier Ministre et partant, le retard dans mise en place d’un gouvernement, et dans la mise en œuvre des priorités identifiées par le Président Martelly, tant en ce qui concerne des initiatives concrètes de développement que les reformes institutionnelles.
Nigel Fisher a par ailleurs présenté les deux objectifs prioritaires du Président Martelly pour ses premiers 100 jours : Tout d’abord, l’accès, à la prochaine rentrée des classes en septembre, a l’enseignement primaire, d’un plus grand nombre d’enfants. A cet égard, M. Fisher a souligné que les Nations Unies et les autres partenaires internationaux sont déterminés à appuyer l’équipe du Président et les départements concernés du Gouvernement pour qu’ils relèvent ce défi.
La seconde priorité du Président, a poursuivi M. Fisher, est la création d’un fonds ambitieux pour la reconstruction d’un montant de 97millions de dollars ciblant 16 quartiers de Port-au-Prince, qui devrait permettre entre autres choses, d’offrir des opportunités de réinstallation viables dans leur communautés à des déplacés de six camps de la capitale haïtienne. Une équipe composée de plusieurs agences des Nations Unies, du Cluster protection et de l’ONG Concern a travaillé étroitement avec les partenaires haïtiens dans la formulation de ce projet, a souligné M. Fisher.
Par ailleurs, M. Fisher a évoqué la demande d’extension de 12 mois de la CIRH, faite par le Président Martelly lors de la dernière réunion du Comité d’administration de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), en date du 22 juillet dernier, et qui devra être approuvée par le Parlement, et ce, pour permettre une transition harmonieuse en attendant la création de la nouvelle entité permanente de reconstruction. Ce processus sera conduit par les acteurs nationaux, a-t-il indiqué, mais l’équipe pays des Nations Unies a un rôle clé à jouer en appuyant l’harmonisation des initiatives de renforcement des capacités des différentes institutions de l’Etat.
M. Fisher a aussi évoqué la demande faite par le Président Martelly à la CIRH en vue de la mise sur pied un groupe de travail chargé de revoir, dans un délai de 60 jours le fonctionnement de la Commission. «Le Bureau de l’Envoyé spécial et l’équipe pays ont déjà entamé des discussions avec l’équipe du Président sur cette question », a-t-il précisé.
Et d’ajouter que « l’appui institutionnel doit être une priorité partagée par tous les partenaires internationaux ». «Notre objectif commun doit être d’appuyer les capacités nationales à développer les politiques nécessaires et à mettre en œuvre des stratégies nationales qui permettront d’améliorer la bonne gouvernance, la sécurité et l’Etat de droit, de créer des conditions favorables pour la croissance économique et l’accès universel à l’éducation, lutter contre la pauvreté enracinée et assurer la protection des droits humains fondamentaux de tous les Haïtiens, tous ces éléments constituant de ingrédients de base pour la stabilité politique et la cohésion sociale en Haïti ».
http://minustah.org/?p=31387