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mardi 12 octobre 2010

Candidats et électeurs se méfient des sondages

Des électeurs et des candidats affichent leur scepticisme vis-à-vis des sondages réalisés au cours de ces derniers mois. Alors que les 6 candidats arrivés en tête lors des deux sondages sont relativement satisfaits, la majorité des candidats à la présidence et au sénat critiquent les résultats de ces enquetes du Brides. Plusieurs candidats et dirigeants de partis politiques dont, Jean Henry Ceant ( Renmen Ayiti) et Genard Joseph ( Solidarité), estiment que les résultats des sondages du Bureau de Recherches en Informatique et en Développement Economique et Social (BRIDES) ne reflètent pas la réalité. Les dirigeants du regroupement Lavni de Yves Christalin ont également critiqué les résultats du sondage l'assimilant à du copier-coller d'enquête réalisée dans les pays développés. Selon M. Christalin ces sondages traduisent la méconnaissance des réalités du pays par ses élites.
Les deux sondages du Brides avaient été commandités par le Forum Economique du Secteur Privé (FESP).
Wyclef Jean, qui entend jouer un rôle important dans la campagne électorale, est également sceptique vis-à-vis du sondage. Le candidat exclu de la course présidentielle craint une tentative de manipulation de l'opinion.
Cet avis est partagé par de nombreux électeurs potentiels. Des résidents de la capitale ne font pas foi aux résultats des sondages. La majorité des Port-au-Princiens, interrogés lors d'un micro-trotoir de radio Métropole, sont méfiants vis-à-vis des sondages réalisés en Haïti.
En fait les haïtiens doutent de la crédibilité des institutions impliquées dans la collecte des données. Un résident de la capitale assure que les résultats d'un sondage fiable ou non influeront le vote des citoyens.
Selon les deux derniers sondages du Brides, 6 personnalités se détachent du groupe des 19 candidats. Il s'agit de Myrlande Manigat, Jude Célestin, Charles Henry Baker, Michel Martelly, Jacques Edouard Alexis et Chavannes Jeune.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18331

vendredi 1 octobre 2010

Un premier sondage identifie 6 principaux candidats à la présidence

Les résultats du premier sondage réalisé sur les intentions de vote avant les prochaines élections ont été rendus publique par le secteur privé haïtien. Le Bureau de Recherches en Informatiques et en Développement Economique et Sociale (Brides) a utilisé un échantillon d'environ 6 000 personnes, reparties dans les différentes régions du pays. Myrlande Manigat (RDNP) arrive en tête avec 23.1% dans ce sondage commandité par le secteur des affaires. Le chef de file de Respè Charles Henry Baker arrive en 2 eme position avec 17.3 %, suivi de près par Michel Martelly ( Repons Paysan) avec 17.1%.
Ces 3 candidats creusent l'écart sur le deuxième peloton composé de Jacques Edouard Alexis (MPH) avec 8.1%, Chavannes Jeune (Accra) 7.8% et Jude Célestin (Unité) 7.8%.
Les 16 autres candidats se retrouvent en dessous de la barre des 2.1%.
La grande révélation de ce sondage est le score obtenu par le chanteur populaire Michel Martelly. Connu sous le nom de Sweet Micky, l'artiste arrive à obtenir le plus grand nombre d'intention de vote dans l'Ouest. Ce département représente 40 % du corps électoral.
Dans le même temps, l'ex Premier Ministre Jacques Edouard Alexis n'arriverait pas à s'imposer dans son fief, l'Artibonite où il pourrait être devancé par Mme Manigat.
Jude Célestin et Chavannes Jeune arrivent en tête des intentions de vote dans leurs fiefs respectifs, le sud-est et le sud.
Aucun des 6 candidats n'est parvenu à se détacher du peloton de tête ou à s'imposer dans tous les départements.
Myrlande Manigat et Charles Henry Baker sont les seuls candidats ayant obtenu les meilleurs scores dans plus d'un département. Mme Manigat est la plus populaire dans l'Artibonite, le Centre, les Nippes, le Nord-Ouest et le Nord-est. Le chef de file de Respè s'impose dans la Grand Anse et le Nord.
Les responsables du Brides font valoir que les conclusions du sondage réalisé avant la campagne électorale ont connu des variations. Un nouveau sondage du secteur privé sera réalisé au début du mois d'octobre.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18291
Commentaires:
Les résultats de ces types de sondage veulent dire ce que l'on veut bien leur faire dire. La tradition des sondages n'est pas ancré dans notre histoire démocratique.
La grande majorité des personnes susceptibles de voter n'ont pas souvent l'accès à des médias qui supportent et organisent ces enquêtes d'opinion. Souvent elles ne se sentent pas à l'aise pour répondre aux questions.
L'électrorat haïtien majoritaire est attiré par un genre de candidat-papa-bon-coeur du type René Préval. Il n'a que faire des programmes bien conçus. Et le pays s'écroule sous l'incompétence et les incapacités subventionnées par le suffrage universel non approprié à notre niveaud e développement démocratique.

jeudi 16 septembre 2010

En Haïti, Jospin prévoit des élections pluralistes

Publié le 16 septembre 2010.-
M. Jospin conduit une mission sur le processus électoral
pour le «Club de Madrid», organisation indépendante
 d'anciens présidents et d'anciens chefs de gouvernement
de plus de 50 pays. PHOTO: REUTERS
Agence France-Presse, Port-au-Prince
L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin, en mission en Haïti, a estimé jeudi que les élections prévues fin novembre dans le pays seraient pluralistes, mais noté que certains acteurs étaient préoccupés concernant l'organisme chargé d'organiser le scrutin.
«Nous avons constaté que les élections auront lieu, que de nombreux candidats se préparent à participer, ce seront donc des élections pluralistes», a déclaré M. Jospin lors d'une conférence de presse au sujet du scrutin prévu le 28 novembre.
«Nous savons aussi que des forces politiques qui contestent le processus ont décidé de ne pas y prendre part», a ajouté l'ex-Premier ministre.
M. Jospin conduit une mission sur le processus électoral pour le «Club de Madrid», organisation indépendante d'anciens présidents et d'anciens chefs de gouvernement de plus de 50 pays, dévouée au renforcement des valeurs démocratiques.
Il a rencontré des responsables politiques haïtiens, des intellectuels, des hommes d'affaires et a été reçu par le chef de l'État René Préval.
«Beaucoup de candidats rencontrés ont marqué leurs préoccupations à l'égard du déroulement du processus électoral, de l'indépendance du Conseil électoral provisoire (CEP) et de sa capacité technique à organiser ce processus», a indiqué M. Jospin assurant avoir transmis ces préoccupations aux autorités et aux organisations chargées de préparer les élections.
Au-delà du processus électoral, M. Jospin a discuté avec ses interlocuteurs de la gouvernance et de la reconstruction d'Haïti frappé par un puissant séisme le 12 janvier.
«L'aide qui vous est apportée est certainement un témoignage de solidarité internationale. Elle est indispensable, mais l'objectif est qu'Haïti se gouverne pleinement lui-même et relève lui-même le défi de la reconstruction et de son développement avec l'effort de tous», a-t-il lancé.
M. Jospin boucle vendredi sa mission d'une semaine.
Egalement à propos des prochaines élections, l'ONU en Haïti a donné l'assurance jeudi qu'elle allait apporter un soutien logistique aux autorités.
M. Edmond Mulet représentant en Haïti du secrétaire général de l'ONU, a indiqué que les Casques bleus se chargeraient de la sécurité du scrutin de concert avec la police nationale haïtienne.
«La communauté internationale voit la tenue d'élections honnêtes, transparentes et démocratiques comme un pas nécessaire pour avoir une bonne reconstruction d'Haïti», a déclaré M. Mulet.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/16/01-4316336-en-haiti-jospin-prevoit-des-elections-pluralistes.php

mercredi 15 septembre 2010

Ouverture de la conférence des forces politiques, sociales et territoriales

L’Alternative, Libération, Rasanble et l’UCCADE sont en quête d’une "force unitaire" qui puisse leur permettre d’aller à la rencontre du peuple pour enclencher le processus de reconstruction et bloquer la machine électorale
mardi 14 septembre 2010, Radio Kiskeya
La conférence des forces politiques, sociales et territoriales, organisée à l’initiative de l’aile de l’opposition démocratique hostile aux prochaines élections, a été lancée mardi après-midi en présence de plusieurs centaines de délégués à la recherche d’un consensus large pouvant aider -avec la population- à la reconstruction du pays et empêcher la tenue du scrutin du 28 novembre.
"Elections en Haïti, force unitaire de réflexion et d’action, récupération de la souveraineté nationale", est le thème de ces assises qu’accueille pendant trois jours Distinction Night Club, en Plaine (nord de la capitale), et dont le discours inaugural a été prononcé par l’ancien Premier ministre Rosny Smarth, dirigeant de l’Organisation du peuple en lutte (OPL) et représentant légal de l’Alternative.
L’intervenant principal a notamment appelé le Conseil électoral provisoire à respecter la décision de plusieurs partis de l’opposition de se retirer du processus électoral tout en rappelant que la "force d’attraction" du pouvoir crée naturellement un enjeu autour des élections.
Pour sa part, le Sénateur Jean William Jeanty, présent parmi les invités, a salué la tenue de cette conférence et apporté son soutien aux plateformes favorables au boycott des présidentielles et législatives. Le parlementaire des Nippes (sud-ouest) a également réaffirmé son opposition à ces joutes qui, estime-t-il, risquent d’être manipulées au profit du pouvoir dans un contexte post-séisme marqué par des préoccupations autres qu’électorales chez la population.
Parmi les autres orateurs de cette première journée de la conférence des forces politiques, sociales et territoriales figuraient la Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile (Fusion), l’ex-Sénateur Edgard Leblanc Fils, coordonnateur général de l’OPL, l’ancien Député Serge Jean-Louis et Judie C. Roy, respectivement des plateformes Libération et Rasanble.
Au nombre des invités, on comptait Dr Maryse Narcisse, dirigeante de Fanmi Lavalas et représentante officielle de Jean-Bertrand Aristide, l’ex-Député Lavalas Lionel Etienne, l’ex-Sénateur Déjean Bélizaire (MNP-28/PLAPH) et le professeur Rosny Desroche, directeur exécutif de l’Initiative de la société civile (ISC).
Au cours de ce forum, les plateformes l’Alternative, Libération, Rasanble, UCCADE et alliés vont tenter de relever le défi gigantesque de trouver une stratégie unitaire et des réponses pertinentes aux problématiques des élections, de la reconstruction, mais aussi de la situation humanitaire désespérante de près d’un million et demi de sinistrés et de la réorganisation du territoire.
Des assises qui se tiennent sur fond de graves dissensions au sein de l’opposition divisée entre, d’un côté, les abstentionnistes partisans du boycott total d’un processus électoral jugé piégé et, de l’autre, ceux qui pensent pouvoir triompher aux urnes du pouvoir en place. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7048

lundi 13 septembre 2010

Haiti-Élections : Le Cep franchit d’autres étapes du calendrier

Avec quelle confiance ? Samedi 11 septembre 2010
Par Carl Édouard Régis
P-au-P, 10 Septembre 2010[AlterPresse]--- Le tirage au sort pour recruter les membres des bureaux de vote (Mbv) aura lieu du 12 au 23 septembre au siège des différents Bureaux électoraux départementaux (Bed) du pays, conformément à la loi électorale en vigueur, confirme à AlterPresse Richard Dumel, porte-parole du Conseil électoral provisoire (Cep).
Entre-temps, le processus d’évaluation sécuritaire des Centres de vote à travers le pays touche à sa fin, selon Vicenzo Pugliese, porte-parole de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation en Haiti (Minustah).
Cette opération, conduite par l’institution électorale, de concert avec des agents de la Force onusienne et de la Police nationale d’Haiti (Pnh), ne met toujours pas en confiance le secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies (Onu), Ban Ki Moon, qui craint « un danger que pourrait provoquer l’implication de trafiquants de drogues dans la campagne électorale » prévue du 27 septembre au 26 novembre.
Outre la sécurisation des Centres de vote, le Cep s’active à rendre disponibles les maquettes des bulletins de vote à la Direction des opérations électorales, et quant aux Centres d’opération et de vérification (Cov), ils poursuivent les activités devant aboutir à la mise à jour du registre électoral, assure Richard Dumel.
Les opérations de modification du registre électoral en cours dans les dix départements géographiques du pays prendront fin au plus tard le 29 septembre prochain, apprend AlterPresse auprès de l’Unité électorale de la Minustah.
Lancées le premier septembre dernier, les opérations des Cov ont pour objectif de permettre à un électeur de vérifier son nom sur la liste électorale du centre de vote le plus près de sa résidence ou de se faire inscrire sur la liste du centre de vote le plus près de son lieu d’hébergement, s’il s’est déplacé. Les Cov peuvent également fournir des informations sur les formalités à remplir pour obtenir une carte d’identification nationale (cin) à l’Office national d’identification (Oni), rappelle Vicenzo Pugliese.
Dans un communiqué en date du 9 septembre, l’organisation des Etats-Américains (Oea), un autre partenaire international engagé dans le processus électoral, a renouvelé, avec le soutien financier de l’Agence canadienne de développement international (Acdi) « sa volonté d’appuyer l’Oni dans une action d’urgence pour assurer la participation de tous les citoyennes et citoyens au prochaines élections présidentielles et législatives avec la carte d’identification nationale en main (cin) ».
Le communiqué de l’Oea intervient vingt-quatre heures après des doutes émises par le Centre oeucuménique de défense des droits humains (Cedh) sur la possibilité d’identification des électeurs suite au séisme du 12 janvier, qui a fait trois cent mille morts et 1,5 millions de personnes déplacées.
Le directeur du Cedh, Jean Claude Bajeux, croit que les conditions ne sont pas réunies pour la tenue de bonnes élections en novembre prochain.
Des dirigeants des principaux partis et regroupements politiques de l’opposition continuent d’exprimer leur refus de participer aux élections du 28 novembre et mettent en garde contre toute utilisation d’emblème.
Les formations politiques ainsi que les candidats, opposés au Conseil électoral provisoire (Cep), n’ont jamais officiellement renoncé aux élections, soutient dans la presse le directeur général du Cep, Pierre-Louis Aupont. [cer apr 11/09/10 15:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9974

vendredi 10 septembre 2010

Aucun candidat n'a renoncé aux élections assure Pierre Louis Opont

Les dirigeants des partis politiques opposés à l'organisation des prochaines joutes ne pourront plus faire retrait de leurs candidats, explique le directeur général du CEP, Pierre Louis Opont. Il révèle que l'article 104 de la loi électorale stipule que le renoncement est possible avant la fin de la période du dépôt des candidatures. Les dirigeants des 4 regroupements opposés à la tenue des élections, Alternative, Ucadde, Rasanblé, Libération avaient à plusieurs reprises confirmé leur décisions d'abandonner le processus électoral.
Ces déclarations dans les rues et dans les medias n'auraient pas été signifiées aux responsables de l'organisme électoral. M. Opont précise qu'aucun document n'a été adressé aux autorités électorales pour confirmer le retrait de ces formations politiques.
Les responsables du CEP ont fait valoir qu'à ce stade il est matériellement impossible d'exclure un candidat de la course électorale. Le directeur des opérations électorales, Louiner Jean Mary, informe que les maquettes des bulletins seront bientôt acheminées aux entreprises pour impression.
Même s'ils ont boycotté la présidentielle, les dirigeants de l'opposition n'ont pas officiellement renoncé aux législatives. Le comportement ambiguë des dirigeants des partis opposés au processus électoral est dénoncé par plusieurs personnalités dont l'ex député Steven Benoît, candidat au sénat sous la bannière de l'Alternative.
M. Benoît, un des chefs de file de Coreh, est ouvertement favorable aux élections alors que l'Alternative prône le boycott.
Des dissensions persistent au sein de l'Alternative, qui regroupe l'Alliance, l'OPL et la Fusion des Sociaux démocrates, en ce qui a trait à la participation aux prochaines joutes.
Une troisième rencontre avec les candidats n'a pas permis aux membres du directoire de l'Alternative de convaincre de la nécessité de boycotter les élections du 28 novembre. Le porte parole de l'OPL, Harry Marsan, indique qu'une nouvelle rencontre est prévue autour du dossier.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18242

Le CEP sans pitié pour l'opposition politique

Haïti: Qu'il pleuve ou qu'il vente, les emblèmes des partis, groupements et regroupements politiques de l'opposition boudant les prochaines élections et la photo de leurs candidats agréés par le Conseil électoral provisoire (CEP) pour participer au scrutin du 28 novembre 2010 seront bel et bien utilisés dans le Bulletin de vote dont la maquette est en cours de finition. Jean Mary Louiner, directeur des opérations électorales, l'a dit ce jeudi en termes bien clairs : « Tous les candidats agréés sont tous dans la course électorale ». Même ceux-là dont la formation politique entend rouspéter jusqu'au bout du processus électoral, jusqu'à poursuive en justice l'organisme électoral. Comme c'est le cas de Turneb Delpé, dirigeant du Parti nationaliste démocratique et progressiste haïtien (PNDPH), membre de la plateforme RASANBLE. De son côté, le CEP décrié n'entend pas prendre en pitié les opposants qui rechignent. A entendre à ce sujet Pierre Louis Opont, directeur général du CEP qui intervenait sur une station de radio privée, il n'y a aucune chance pour les formations politiques concernées de faire le retrait de la candidature de leurs représentants dans la course électorale, contrairement à ce que claironnent dans la presse les leaders de l'opposition. Pour étayer sa thèse, M. Opont se réfère à l'article 104 de la loi électorale en vigueur qui stipule: « Tout candidat ou cartel peut renoncer à sa candidature par un acte authentique adressé au BED ou au BEC compétent jusqu'à la clôture du dépôt des candidatures ».
Pierre Louis Opont, à l'instar de M. Louiner et de deux autres conseillers électoraux, Léonel Raphael et Jacques Belzin, a confirmé qu'aucun document écrit de la part d'un quelconque parti politique n'est parvenu jusqu'ici à l'institution qu'il dirige pour annoncer son désistement dans la course.

« Le processus avance »
Malgré les critiques acerbes dont il est l'objet dans les milieux politiques, le Conseil électoral provisoire n'entend pas s'arrêter en chemin. « Le processus avance », s'est réjoui Jean Mary Louiner, faisant remarquer que les activités entreprises à travers les Centres d'opérations de vérification se sont bien déroulées dans plusieurs départements du pays.
A partir de la semaine prochaine, l'institution électorale procédera au processus de tirage au sort pour choisir les membres des Bureaux de vote dont les noms sont proposés par les partis politiques agréés. Ce processus se déroulera dans tous les départements géographiques du pays du 12 au 23 septembre au siège des différents Bureaux électoraux départementaux (BED), précise un nouveau communiqué de presse du CEP. Déterminé à réaliser coûte que coûte ces élections controversées à l'avance, M. Louiner invite les partis, groupements et groupements politiques à faire choix de gens capables qui inspirent confiance pour les représenter lors du déroulement du scrutin.
Des mesures strictes seront adoptées contre les superviseurs et les gardes électoraux qui voudraient faire obstacle à la bonne marche du processus. « Les éléments gênants seront mis à l'écart pour permettre que le système soit fiable», a martelé M. Louiner, reconnaissant pourtant qu'«il n'y a pas de perfection d'ici-bas ».
Par ailleurs, le directeur des opérations électorales a informé que tous les 19 candidats à la présidence ont finalement soumis leur photo et l'emblème de leur formation politique. Ces documents, dit-il, se trouvent actuellement à la section informatique pour être appréciés. Entre-temps, le doute persiste quant à la possibilité de l'institution électorale d'organiser des élections honnêtes.
« J'entends encore lancer, comme un leitmotiv, deux maîtres-mots, deux dispositions d'esprit qui nous animent au Conseil électoral provisoire et qui guideront toutes nos démarches tout au long du processus électoral : rigueur et transparence », avait déclaré le président du CEP, Gaillot Dorsinvil, le 15 juillet dernier au Karibe Convention Center, lors d'une rencontre avec les partis politiques pour lancer le processus électoral, pour lequel la dotation budgétaire est estimée à 29 millions de dollars américains.
Victor Junior Jean
victorjeanjunior@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83416&PubDate=2010-09-09

vendredi 3 septembre 2010

La campagne électorale s'étendra sur une période de 60 jours

La campagne électorale se déroulera sur une période de deux mois à partir du 27 septembre ont annoncé les autorités électorales haïtiennes. Cette étape du processus électoral est strictement définie par le président du CEP, Gaillot Dorsainvil, qui met en garde contre toute violation de la loi électorale par les candidats. Le non respect de cette loi sera sanctionné, averti M. Dorsainvil faisant valoir que les posters ou banderoles ne pourront pas être affichés au cours de la première moitié de la campagne. Des graffitis appelant à voter en faveur de certains candidats sont visibles dans plusieurs communes de l'Ouest. Les candidats sont habilités à faire des interventions dans les medias au cours de la première partie de la campagne électorale.
Toutefois les contours de cette loi sont flous puisque certains chefs de partis politiques interviennent régulièrement dans des journaux autour de sujets d'actualité.
La prorogation de la période de campagne répond à une revendication de certains dirigeants politiques qui avaient qualifié d'insuffisants les 30 jours accordés pour cette période.
Plusieurs candidats à la présidence s'activent notamment en vue d'obtenir des fonds pour la campagne. Le sénateur Anacacis Jean Hector ( Modejha) a opté pour la formule de cotisation populaire.
Parallèlement certains leaders s'appliquent à d'autres taches, le chef de file de Respè, l'industriel Charles Henry Baker, intensifie sa campagne de recrutement de nouveaux membres, alors que l'ex Premier Ministre Jacques Edouard Alexis (MPH) a effectué une visite en République Dominicaine. Au cours de son séjour, M. Alexis a eu des entretiens avec le président Fernandez et d'autres officiels dominicains.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18220

jeudi 2 septembre 2010

Le gouvernement financera la campagne des candidats à la présidentielle de 2010

Les candidats à la présidentielle de 2010, vont pouvoir bénéficier d'un financement de l'état haïtien pour réaliser leur campagne électorale. L'annonce a été faite par le ministre de l'économie et des finances Ronald Baudin qui n'a pas révélé, le montant qui serait alloué à ces prétendants à la magistrature suprême.
Monsieur Baudin a indiqué que cette enveloppe serait utilisée en toute transparence qu'il n'y aura aucun financement occulte.
Il a précisé que cette somme sera disponible avant le début de la campagne prévue pour le 27 septembre.
Rappelons que dans un communiqué rendu public ce mardi, le CEP a décidé de prolonger d'un mois la période durant laquelle les candidats pourront faire campagne, celle-ci courra donc du 27 septembre au 27 novembre. Cependant certaines règles ont été établies par l'institution électorale durant cette campagne.
Par exemple, les candidats ne pourront pas, organiser de rassemblements publics ou d'intervenir dans les medias, avant le 15 octobre. Selon le CEP les contrevenants seront sanctionnés, conformément à la loi électorale.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18218

mercredi 1 septembre 2010

Anacacis Jean Hector se démarque des autres candidats proches de l'Unité

Le candidat à la présidence Anacacis Jean Hector (Modejha) affirme que la formation d'une nouvelle force armée, la garde nationale, sera l'une de ses principales priorités. La constitution de cette force s'inscrit dans le cadre de la réalisation des projets visant le renforcement de la sécurité publique. Tout en attirant l'attention sur l'importance d'un climat sécuritaire pour l'arrivée des investisseurs, le parlementaire préconise également la formation d'une nouvelle agence nationale de renseignement. D'autres candidats membres de l'Unité sont également en course pour la présidentielle dont Yves Christallin, ministre des affaires sociales, Jude Célestin et l'ex Premier Ministre Jacques Edouard Alexis.
En dépit de ses relations privilégiées avec le chef de l'Etat, le sénateur Jean Hector est critique vis-à-vis du gouvernement. Il croit que le président Préval n'a pas réalisé de grandes œuvres au cours de son mandat.
Cependant il se propose de poursuivre certains programmes importants du gouvernement tel celui visant la relance de la production agricole.
Anacacis Jean Hector veut prendre ses distances vis-à-vis de chef de l'Etat. " Je n'ai pas la même vision que lui", lance le sénateur élu dans l'Ouest, qui toutefois partage la vision du président Préval en ce qui a trait à la coopération avec les pays du sud. Il annonce qu'il entend maintenir la coopération avec les pays latino-américains tels Cuba, Brésil et Venezuela.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18209

Cristalin en rupture avec le pouvoir

Le ministre des Affaires sociales et du Travail démissionera de son poste à la fin de la semaine, a appris Le Nouvelliste. Il va se consacrer à fond à sa campagne présidentielle. Cette démission intervient alors qu'il s'est brouillé avec ses pairs du pouvoir sur une question de rallonge budgétaire pour financer de nouvelles routes. On lui a aussi coupé les vivres pour des subventions qu'il accordait.
Le ministre des Affaires sociales
 et du Travail Yves Cristalin
Candidat à la présidence.
Haïti: « Il n'y aura pas de financement occulte. Cela ne se produira pas sous mon administration », a garanti le ministre de l'Economie et des Finances, Ronald Baudin. Impassible, le Grand Argentier de la République a aussi infirmé les informations relatives à la tenue d'un récent conseil des ministres houleux au cours duquel il a eu des échanges quelque peu musclés avec le ministre des Affaires sociales et du Travail et candidat à la présidence Yves Cristalin à cause de son refus de donner suite à une requête de 6 millions de gourdes faite par ce dernier.
« Le ministre des Finances n'a jamais eu de réunions houleuses depuis qu'il est en fonction ni avec le ministre des Affaires sociales ni avec quiconque. Nous discutons de manière respectueuse avec chacun de nos vis-à-vis. Cela arrive parfois que deux personnes ne partagent pas le même avis sur une question », a-t-il dit avant de souligner que « Yves Cristalin est l'un des ministres avec qui il a de très bonnes relations ». Ces propos étaient tenus en marge de la conférence conjointe du président René Préval et son homologue Rafael Correa au Palais national le mardi 31 août 2010.
« Je vais financer un atelier pour les journalistes qui le souhaitent pour qu'ils aient une formation sur le fonctionnement de L'Etat, la façon dont on exécute les dépenses publiques et l'élaboration et l'exécution du budget. Et à partir de ce moment, il y a des questions que l'on ne poserait même pas », a tranquillement ajouté le ministre, qui a souligné l'importance du travail fait par des entités comme l'ULCC et l'Inspection générale des Finances pour renforcer les contrôles.
« Le budget n'est pas une boîte dans laquelle on retire de l'argent. Même le ministre des Finances n'a pas ce droit », a-t-il insisté, alors que l'on s'achemine vers les élections du 28 novembre 2010.
« Le ministre des Finances a bloqué depuis le mois de mai 2010 des subventions octroyées à des petits commerçants et d'autres nécessiteux sous la pression des bailleurs de fonds. Le montant des subventions dont il est question est de 9 millions de gourdes. Le ministre Baudin avait promis de débloquer 3 millions de gourdes de cette enveloppe mais à date rien n'a été fait », a confié maître Newton St-juste, porte-parole du ministre des Affaires sociales Yves Cristalin, candidat à la présidence, interrogé sur les différends qui existeraient entre les deux ministres.
M. Cristalin qui remettra sa démission cette semaine afin de se consacrer à sa campagne présidentielle avait eu auparavant des échanges fermes avec ses collègues ministres, à cause de son refus d'avaliser l'allocation de 107 millions de dollars en plus des 163 millions débloqués sur les fonds sociaux petrocaribe après le tremblement de terre du 12 janvier pour construire des routes. « Le ministre des TPTC n'était même pas en mesure de dire à quelles compagnies ont été confiés les différents contrats en vue de construire ces routes », a expliqué Me Newton St-Juste.
Roberson Alphonse
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83063&PubDate=2010-08-31

L'initiative de René Préval (Editorial du Nouvelliste)

Haïti: Suite à la publication de la liste des candidats habilités à participer à la course présidentielle par le Conseil électoral provisoire (CEP), le chef de l'Etat a pris l'initiative de rencontrer tous les prétendants à la magistrature suprême en des endroits différents les uns après les autres. Cette décision de René Préval est inédite dans l'histoire politique de notre pays. Depuis l'organisation de l'élection présidentielle au second degré jusqu'à la proclamation du suffrage universel direct par la Constitution de 1950 (suspendue par les Duvalier père et fils pendant vingt-neuf ans et rétablie par la Charte de 1987) aucun chef d'Etat n'avait entrepris une telle démarche avant lui. C'est toujours la rupture entre le président sortant et celui qui arrive. C'est souvent la persécution des partisans et membres du gouvernement du président sortant par les tenants de la nouvelle équipe (François Duvalier en 1957). C'est toujours la haine et souvent la prison pour un chef d'Etat sortant qui a organisé les élections (Ertha Pascal Trouillot en 1991). Notre culture politique tumultueuse, archaïque et rétrograde, doit-elle continuer à s'imposer comme valeur dans une société où tous les indicateurs de développement sont au rouge ? Depuis son investiture jusqu'à aujourd'hui, René Préval n'a jamais prôné, ni dans ses discours ni dans les actions de ses plus proches collaborateurs, le changement réel tel que souhaité par les couches les plus saines de la population. Et si avant la fin de son mandat il prend une initiative qui peut contribuer à agir sur la mentalité de nos futurs décideurs, il faut saisir cette opportunité.

Quelle est la perception des uns et des autres ?
Pour le commun des mortels, René Préval serait en train de chercher des garanties auprès des candidats à la présidence pour rester dans le pays après la fin de son mandat. Pour d'autres, le chef de l'Etat chercherait à rassurer la confiance des candidats dans le processus électoral boycotté par la plupart des partis et plateformes politiques. Pour une troisième catégorie, le chef de l'Etat serait en train d'implanter dans notre culture politique une nouvelle donne, consistant à créer un dialogue entre l'équipe sortante et le futur chef de la nouvelle administration.
Les candidats qui ont déjà rencontré le chef de l'Etat ont applaudi cette initiative. D'autres attendent impatiemment leur invitation. Un autre a décliné l'invitation en accusant le chef de l'Etat. Le candidat en question avait dénoncé quelques jours auparavant des menaces de mort dont il faisait l'objet et avait pointé du doigt l'entourage du chef de l'Etat qui serait à l'origine de ces menaces.
Toutefois pendant la présidence de René Préval, aucun chef de parti politique n'a été l'objet de persécutions politiques ni de menaces de toutes sortes.
René Préval, a-t-il intérêt à porter atteinte à la vie d'un candidat à la présidence ?
Lemoine Bonneau
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83070&PubDate=2010-08-31

vendredi 27 août 2010

Des candidats écartés font montrer la pression sur le CEP

Les candidats qui ont été écartés de la présidentielle de 2010 continuent d'exiger leur intégration dans la course électorale. Trois de ces candidats ont été reçu ce jeudi au Conseil Electoral provisoire ; Il s'agit de Claire Lydie Parent d'Olicier Pieriche et de Charles Henry Voith.
Ces prétendants à la magistrature suprême ont fait remarquer qu'ils ont soumis toutes les pièces exigées par l'institution électorale, mais que leur candidature a quand même été écartée.
Dans le même temps, dans un communiqué datant du 26 aout, l'institution électorale s'étonne qu'une session du Bureau du Contentieux Electoral Départemental ait été organisée à l'initiative du Président du BED de l'Ouest I, sans justification légale.
Au cours de cette session, des candidats refusés auraient été entendus. Selon le CEP elle se serait tenue après la publication de la liste définitive des candidats agréés pour l'élection présidentielle du 28 novembre.
L'organisme électoral précise qu'il s'agit d'une violation de l'article 103 de la loi électorale.
Rappelons que sur 34 candidats inscrits seuls 19 ont été agréés par l'organisme électoral qui a évoqué de nombreuses raisons pour justifier la mise à l'écart des ces citoyens.
EJ/Radio Métropole Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18192
Commentaires:
Pas la peine d'être un devin ni un magicien pour sortir du chapeau le nerf de cette guerre. Comme l'amour et le sexe rendent aveugle. L'argent nous  décérèbre!

jeudi 26 août 2010

Ministre-candidat, Yves Cristalin va démissionner

Le titulaire des affaires sociales a cependant omis de préciser la date de son départ alors que la bataille présidentielle a déjà commencé pour certains mercredi 25 août 2010,Radio Kiskeya
Le ministre des affaires sociales et du travail, Yves Cristalin, candidat officiel aux prochaines présidentielles, a annoncé mercredi qu’il va abandonner, dans les prochains jours, ses fonctions sans toutefois avancer de date.
Très critiqué ces derniers jours pour sa double casquette insolite de ministre-candidat, M. Cristalin, qui se présente sous la bannière de "Oganizasyon Lavni", a fait part de son intention de remettre sa démission lors d’une rencontre avec des syndicalistes qui manifestaient devant le ministère des affaires sociales contre le refus des patrons d’accepter l’entrée en application du nouveau salaire minimum de 125 gourdes par jour (environ 3 dollars).
A l’instar de plusieurs anciens hauts fonctionnaires de l’Etat, Yves Cristalin figure sur la liste des candidats agréés sans avoir soumis au Conseil électoral provisoire leur certificat de décharge.
Ce transfuge de Lavalas qui a rejoint l’administration Préval avait été président de la Chambre des Députés sous Aristide, bien des années avant de se voir confier son actuel portefeuille ministériel. Il est donc doublement concerné par la question devenue très polémique de la décharge.
Jusqu’à l’annonce de M. Cristalin mercredi, l’Exécutif avait catégoriquement refusé de se prononcer sur le statut du ministre en relation avec sa candidature.
Dans le même registre, deux autres cas restent pendants.
Jude Célestin aurait remis sa démission à la direction générale du Centre national des équipements (CNE) quelques heures seulement avant de se faire inscrire comme candidat de la plateforme présidentielle INITE.
Cependant, le nom de son successeur n’est toujours pas connu officiellement, deux semaines plus tard.
Quant à l’ancien ministre Lesly Voltaire, présent dans la course électorale sous la bannière de "Ansanm Nou Fò", il n’a pas annoncé son départ du poste de représentant du gouvernement auprès de l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti, l’ex-Président américain Bill Clinton.
Objet de critiques de plus en plus virulentes d’une partie de l’opposition et de l’opinion publique, le CEP continue de s’accrocher à l’organisation des élections présidentielles et législatives du 28 novembre. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6977

Laurette Croyance solidaire des autres conseillers électoraux

La représentante de l'Eglise épiscopale au sein de l'organisme électoral a tenu à faire taire les rumeurs relatives à un éventuel désaccord avec les autres conseillers électoraux. Mme Croyance qui n'avait pas signé le document, confirmant les noms des candidats à la présidentielle du 28 novembre, assure que son absence est le seul motif vrai et réel. La conseillère avait pris part la semaine écoulée à une tournée missionnaire de sa congrégation à Thomazeau lors de la publication de la liste définitive. Interrogée sur la coïncidence, Mme Croyance a fait valoir que ce programme était prévu depuis plus d'un an. Elle informe que cette activité a été intégrée dans sa période de vacance annuelle.
La Conseillère électorale approuve le dernier document du CEP et précise qu'elle l'aurait signé si elle était à Port-au-Prince.
Répondant aux critiques relatives à une main mise du chef de l'Etat sur l'organisme électoral, Mme Croyance a fait valoir qu'elle n'est pas à la solde de l'exécutif. En ce qui a trait aux rencontres entre l'exécutif et les conseillers électoraux, elle a assuré qu'elles ont lieu dans le cadre prévu par la loi. " Je n'ai jamais reçu d'ordre du chef de l'Etat", rétorque la conseillère électorale à une question sur des éventuelles requêtes en faveur de la plateforme Unité.
L'organisme électoral fonctionne en toute indépendance, insiste t-elle se réjouissant du bon déroulement du processus électoral.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18181

mercredi 25 août 2010

Le CEP lance le processus de modification du registre électoral

Les autorités électorales ont lancé au début de cette semaine une campagne visant à sensibiliser les citoyens sur la nécessité de déclarer leurs nouvelles adresses. Les Centres d'Opération et de Vérification (COV) devront collectés des informations nécessaires en vue de la mise à jour du registre électoral. Les spots diffusés dans les medias invitent les potentiels électeurs à fournir de nouvelles informations afin de pouvoir voter dans des centres situés dans leurs zones de résidences. Les autorités électorales espèrent que cette stratégie permettra d'enlever du registre électoral les noms des citoyens décédés pendant le séisme du 12 janvier ou entre 2005 et 2010.
Dans les même temps, la direction des opérations électorales a invité les dirigeants des partis politiques à lancer le processus de désignation des membres des bureaux de vote. M. Louiner Jean Mary révèle que la période consacrée à cette étape arrive à échéance le 27 septembre 2010.
D'autre part, les autorités électorales haïtiennes ont enregistré des contestations de certains candidats écartés de la course électorale. La mairesse de Pétion ville, Claire Lydie Parent, confirme avoir soumis tous les documents requis au CEP.
Les responsables de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux administratif (CSCCA) ont délivré un certificat à madame Parent relative à la réalisation de l'audit sur sa gestion. Elle révèle que sa requête n'a pas été formulée tardivement auprès des juges administratifs.
Alors que la candidature de la mairesse de Pétion ville a été rejetée celle du maire de Delmas, Wilson Jeudi a été acceptée par les autorités électorales.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18175

Au-delà de Wyclef Jean

Agnès Gruda, La Presse À la fin de tous ses communiqués, le Conseil électoral haïtien s'engage à organiser «des élections libres, honnêtes, démocratiques et inclusives».
C'est raté, disent de nombreux Haïtiens au lendemain de la publication de la fameuse liste des candidatures présidentielles, qui rejette entre autres celle du chanteur Wyclef Jean.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) a rendu une décision «sans équité et sans justice», déplore la journaliste haïtienne Liliane Pierre Paul, qui travaille pour la station de radio Kiskeya, à Port-au-Prince. L'apparition de Wyclef Jean dans le ciel préélectoral haïtien est une «tornade», a-t-elle écrit dans un article récent, où elle pesait les qualités et les défauts de ce candidat aimé des jeunes, rafraîchissant, mais porteur d'un discours populiste et messianique.
Elle n'est pas ce qu'on pourrait décrire comme une inconditionnelle de l'ancien chanteur des Fugees. Pourtant, quand je l'ai jointe hier à Port-au-Prince, elle ne décolérait pas. Avec la liste électorale qu'il a publiée vendredi, «le CEP a confirmé tout le mal qu'on pensait de lui», déplore-t-elle.
Car même s'il pouvait avoir des raisons de rejeter certaines candidatures, y compris celle du chanteur, le Conseil s'est complètement discrédité en acceptant d'autres candidats tout aussi inadmissibles. Et voyez comme le hasard fait bien les choses: contrairement aux candidats de la diaspora, qui ont tous été recalés, les proches du président René Préval ont eu le feu vert! Parmi ces «présidentiables», on compte plusieurs anciens ministres ou bureaucrates qui n'ont aucun problème à prouver qu'ils ont résidé en Haïti depuis cinq ans, comme l'exige la Constitution.
En revanche, certains ont été incapables de remplir une autre exigence constitutionnelle: produire un «certificat de décharge» qui garantit qu'ils ont exercé leurs fonctions publiques avec probité. La commission parlementaire qui distribue ces certificats est inactive parce que les travaux du Parlement sont suspendus. Pas grave, on va se passer de ce document, a décidé le Conseil électoral à la mi-août, ouvrant ainsi la porte aux amis du président.
Liliane Paul Pierre est furieuse: dans un pays où tous les dirigeants sont soupçonnés de corruption, «les plus dangereux sont les candidats qui n'ont pas eu leur décharge, pas ceux qui vivent à l'étranger» !
Selon elle, la page de Wyclef Jean est tournée. Historiquement, aucun candidat rejeté n'est parvenu à faire renverser une décision du Conseil. Mais ce mauvais départ est de mauvais augure. Et l'organisme qui doit assurer la bonne marche des élections du 28 novembre a un sérieux problème de légitimité.
Car s'il a pu faire une entourloupette pour faire «passer» des candidats sans certificat de probité, le Conseil aurait pu prendre la même liberté pour accepter ceux de la diaspora, disent de nombreuses voix critiques. «Ou bien le Conseil est incompétent, ou bien il fait de la magouille politique, ce qui ne laisse rien présager de bon pour les élections», note Jean Ernest Pierre, journaliste à la radio haïtienne montréalaise CPAM.
Lui aussi voyait du pour et du contre dans la candidature de Wyclef Jean. Mais ce qui le choque, c'est que son rejet ne répond pas tant aux exigences de la loi qu'à une volonté politique: celle d'écarter un candidat menaçant et, du même coup, tous les candidats venus de l'extérieur.
Parce qu'il est connu et coloré, Wyclef Jean a monopolisé l'attention des médias au cours de ce suspense préélectoral. Mais ce qui s'est passé la semaine dernière dépasse de loin une simple question de personnalité. Avec ses décisions à géométrie variable, le Conseil électoral a tué dans l'oeuf un début de fièvre électorale et conforté dans leur opinion ceux qui pensent que, sur la scène politique haïtienne, les dés sont pipés.
Au mieux, ces élections risquent donc de se dérouler dans l'indifférence générale. Au pire, on fonce vers une grosse crise politique. Comme si Haïti avait besoin de ça.
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/agnes-gruda/201008/25/01-4309497-au-dela-de-wyclef-jean.php
Haïti Recto Verso commente:
Un article bien écrit dans la forme mais colportant des contre vérités ou des soupçons de contradictions. Nous croyons que la présence de bribes de phrases et de déclarations en est pour quelque chose. De toutes les façons, nous pensons que tous les hommes et femmes de bonne volonté d'Haïti doivent exiger et réclamer le respect de la CONSTITUTION. Y compris les présidents et les aspirant à présidents de la République.
Le fait que les candidats de la diaspora eussent été éjectés parce qu'ils n'ont pas remplit le critère qui demande d'avoir vécu de façon continue pendant cinq ans en Haïti, ne doit pas être considéré comme une magouille du CEP. Vivre dans un pays pendant cinq ans ce n'est pas obtenir une déclaration d'un notaire ou d'un juge de paix attestant ceci ou cela. Il faut avoir un "vécu" dans le pays. Cela veut dire démontrer que l'on produit ses ressources et que les impôts ont été payés.
Là, nous sommes persuadés que tous les candidats de la diaspora on voulu faire un coup de force car ils savaient qu'ils n'étaient pas qualifiés se référant à ce prescrit de la Constitution.
En ce qui concerne les candidats qui n'ont pas eu de décharge du parlement. Nous nous plaçons dans le cadre haïtien et surtout sur l'ensemble des oeuvres de ce pouvoir legislatif chez, nous imaginons ce que cela aurait créé comme "affaires" que les deux chambres se réunissent  pour délivrer une décharge ou pas.
Nous aurons pu assister à une sorte de "marchandising" une sorte de "ventes" de décharges. Sans vouloir accusé un député ou un sénateur particulier, cerains dossiers ouverts mettant en exergue des activités pas trop propre de certains législateurs ont été classés sans suite.
Pour des raison que nous connaissons tous, les députés ont fini de sessionner. Les élections n'ont pas eu lieu à temps. Donc on peut imaginer que réunir les deux chambres pourrait être assez difficile. Le CEP a pris la tangente et ceci a favorisé des candidats officialistes et sans doute non officialistes.
Dans ce cas précis il faut pointer du doigt le CEP qui a violé la Constitution sans faire l'amalgame avec les candidats de la diaspora qui n'ont pas rempli toutes les conditions requises par la Constitution pour être président de la République.
Des soupçons de fraudes planeront sur ces élections. C'est toujours la même histoire en Haïti. Il existe déjà une opposition qui appelle au boycott. Oui des candidats qui ont réalisé un  ridicule 3% lors des élections antérieures.
Il n'y aura pas de crise politique. La Communauté internationale est déjà prête a légitimer les résultats des élections.
Nous craignos plus l'indifférence de l'électorat qui risque de se manifester par une abstention massive qui ferait l'affaire de cette opposition qui ne bronchera pas à faire de cette abstention un rejet de la politique officielle qau lieu d'une attitude propre des haïtiens qui ne se sentent nullement concernés par les élections. Cette indifférence est plutôt le fruit de l'incapacité des gouvernements à proposer un soupçon de réponse et de solution aux problèmes des citoyens de ce pays.

mardi 24 août 2010

3 candidats réclament leur réintégration dans la course électorale

Wyclef Jean, Olicier Pieriche et Jacques Eugène écartés du processus électoral espèrent une nouvelle décision des autorités électorales en vue de réintégrer la course électorale. Wyclef Jean ( Viv Ansanm) a dénoncé une violation de la constitution et un comportement partial des responsables de l'organisme électoral. L'artiste n'entend pas lâcher prise et promet de continuer la lutte afin d'améliorer les conditions de vie de la population. " Je continuerai à sacrifier ma vie pour la lutte du peuple haïtien", a insisté M. Jean.
D'autres candidats se montrent conciliant et estiment que les conseillers électoraux se sont trompés de bonne foi à leur sujet.
C'est le cas de Olicier Pieriche ( Reconstruire Haïti) qui révèle que le document confirmant sa nationalité haïtienne n'avait pas été retrouvé par les autorités électorales. Il s'attend à ce que les dirigeants de l'organisme électoral rectifient le tir et l'autorisent à prendre part au processus électoral.
Il y aurait eu confusion entre les passeports diplomatique et personnel de cet ancien consul d'Haïti.
Le candidat du Parti Social Rénové (PSR), Jacques Philippe Eugène, révèle également que le document prouvant son titre de propriété n'a pas été retrouvé. Il s'est présenté hier lundi à la Direction des affaires juridiques du CEP et a soumis une copie de ce document. M. Eugène croit que cette erreur sera corrigée par les responsables du CEP. Il n'envisage même pas que les conseillers électoraux puissent refuser de le réintégrer dans la course.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18172

La Minustah et la mission OEA-Caricom se réjouissent du déroulement du processus électoral

Les membres de la mission d'observation électorale conjointe OEA-Caricom appelle les candidats à contribuer à la stabilité du processus électoral en faisant preuve de civisme et d'engagement démocratique. Le coordonnateur de la mission Colin Granderson s'est gardé de faire des commentaires sur les recours exercés par certains candidats après la publication de la liste définitive des candidats. La mission encourage les acteurs impliqués à maintenir leurs efforts en vue de la réalisation d'élections crédibles et transparentes. Les membres de la mission annoncent la poursuite des rencontres avec les dirigeants des partis politiques, les candidats, les organisations de la société civile, les responsables de l'organisme électoral et les membres du gouvernement.
De leur coté les responsables de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) ont appelé la population haïtienne à respecter la loi électorale après la publication de la liste des candidats habilités à participer à la présidentielle du 28 novembre.
Réitérant son engagement à contribuer à la tenue d'élections libres, transparentes et justes, les responsables de la mission onusienne ont exhorté les candidats et les partis politiques " à promouvoir chez leurs membres les valeurs qui permettront à ces élections de se dérouler dans la plus grande sérénité et le respect des électeurs".
De plus les dirigeants de la Minustah invitent les candidats à s'engager activement dans la refondation du pays qui se relève difficilement du séisme dévastateur du 12 janvier. La MINUSTAH « accueille positivement le nombre élevé des candidatures aux élections présidentielles et législatives qui représentent un très large éventail de l'opinion nationale ».
La mission de l'ONU qui a noté " l'intérêt accru des électeurs à participer au prochain scrutin" encourage le CEP à poursuivre et à compléter son travail conformément aux prescrits de la Constitution et de la Loi électorale ».
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18171

Les évincés veulent faire appel...Les candidats de la diaspora rejetés en bloc

Certains candidats à la présidence qui se sont vus écartés de la course électorale n'entendent pas se laisser faire. Plus de 48 heures après la publication de la liste des candidats agréés, ils annoncent un recours par devant la cour de Cassation pour contester la décision du Conseil électoral provisoire tout en dénonçant le comportant partisan du CEP. Haïti: Wyclef Jeannel Jean, Olicier Pieriche, Christoph Hector Jean Bertin dit Jean Mouscardy, sont, entre autres, des candidats évincés qui entendent porter plainte contre le CEP devant la plus haute instance judiciaire du pays. La star du hip hop qui avait vendredi passé, quelques minutes après la publication de la liste, accepté la décision finale du CEP, change de ton sur recommandations de ses conseillers juridiques. « Nous avons respecté tous les critères fixés par les lois pour participer aux compétitions électorales », a-t-il dit dans un message préenregistré.
Le chanteur qui a attiré l'attention des médias étrangers sur les élections en Haïti a appelé la population à ne pas soutenir ceux qui veulent violer la Constitution tout en dénonçant la décision du CEP. Il a en outre réitéré son engagement de continuer à travailler pour la paix, la santé, l'éducation et l'emploi en faveur de tous les Haïtiens. Wyclef Jean, d'un ton responsable et déterminé, dans un créole familier, a martelé que le travail vient tout juste de commencer.
Par ailleurs, dans une interview à l'Associated Press, l'ex-chanteur des Fugees a dit détenir un document qui montre que tout est correct pour lui. Il a indiqué que son entourage et lui ont le sentiment que ce qui se passe ici a tout à voir avec la politique haïtienne.
Pour sa part, le leader de l'organisation politique "Reconstruire Haïti", Olicier Pieriche, qualifie d'indécente la décision du CEP. « C'est indécent quand le Conseil électoral décide de favoriser certains candidats et de pénaliser d'autres, a-t-il déclaré. L'institution électorale ne devrait pas céder à des pressions politiques. »
Selon le candidat évincé, les membres du CEP ont vérifié avec lui toutes ses pièces. « J'ai déjà adressé une correspondance au CEP pour lui faire part des contestations et des points justificatifs, a fait savoir Olicier Pieriche qui entend porter l'affaire par-devant la Cour de cassation. La jeunesse du pays n'acceptera pas cette décision », a-t-il ajouté.
« La contestation de Pierre Gaston Garnier n'est en rien fondée », a martelé un proche du candidat Jean Bertin qui lui non plus n'est pas arrivé à digérer la décision du CEP. Il a annoncé un recours en Cassation.

Les candidats de la diaspora rejetés en bloc
Tous les prétendants à la présidence de la diaspora ont été écartés de la course électorale. Qu'il s'agisse de Lavarice Gaudin, activiste lavalas de Miami et ex-collaborateur de feu père Jean Juste, de l'homme d'affaires Voigt Charles Henry, du Dr Kessler Dalmacy ou de l'ancien ambassadeur d'Haïti à Washington, Raymond A. Joseph. Le CEP a mis sur le banc de touche tous les candidats du 11e département.
Wyclef Jean étant plus populaire que les précédents a bénéficié d'une plus grande attention des médias.
Deux autres candidats indépendants de la diaspora, Rodriguez Mario Eddy Gabriel et Cluny Duroseau Vilaire ont été également écartés du processus électoral. L'un pour n'avoir pas soumis son titre de propriété et le document du ministère des Haïtiens vivants à l'étranger, l'autre pour n'avoir pas soumis son titre de propriétaire, selon le CEP.
Au sujet des candidats de la diaspora susmentionnés, Lavarice Gaudin n'a pas pu soumettre son titre de propriété, Voight Charles Henry, le document du ministère des Haïtiens vivants à l'étranger : A Kessler Dalmacy il a manqué l'attestation de résidence, et l'ancien ambassadeur d'Haïti à Washington Raymond A. Joseph est victime de la question de décharge.
En ce qui concerne le populaire chanteur Wyclef Jean, selon la dernière mise à jour du CEP, le dossier de ce dernier est complet. Cependant, le Bureau du contentieux électoral national (BCEN) a décidé de l'écarter du processus.
Il faut noter que selon l'article 191 de la loi électorale, les décisions du Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN) sont définitives et ne sont susceptibles d'aucun recours.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com