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lundi 13 août 2012

Haïti - Infrastructures : Travaux en cours pour amener le courant dans trois localités de Lascahobas

P-au-P, 11 août 2012 [AlterPresse] --- Des travaux sont en cours actuellement à Lascahobas, ville du bas Plateau Central d’environ 500,000 habitants (située à 89 km au nord-est d’Haïti), en vue d’apporter du courant électrique aux habitants de Juampas, Petit fond et Poulie, selon les témoignages d’un agroprofessionnel. Depuis le mois de juillet 2012, l’Électricité d’Haïti (Ed’h) a commencé à installer des câbles électriques, livrer des compteurs (de consommation d’énergie) à domicile dans certaines zones de la commune de Lascahobas (ville frontalière avec la République Dominicaine), observent les habitantes et habitants. Les pylônes électriques ne sont pas encore installés pour l’acheminement du courant électrique à Poulie, contrairement à la section communale de Juampas, où la distribution du courant électrique dans les foyers n’a pas encore débuté. Les riveraines et riverains continuent de piaffer d’impatience pour avoir accès au courant électrique dans ces zones de Lascahobas, une ville qui disposait du courant électrique public 24 h / 24 au début des années 1990. « L’Ed’h donne environ quinze (15) heures de courant électrique par jour », fait savoir un résident qui précise qu’il y a surtout des manquements dans la journée, de temps à autre, en raison des travaux en cours. Au début du mois d’août 2012, les habitants de Lascahobas, notamment dans la localité de Los Pinos, ont manifesté pour exiger le rétablissement du courant électrique dans ces zones. Il y a quelques mois, des échauffourées, au cours desquelles des sénateurs ont été pris à partie, ont même éclaté entre la population de Lascahobas et les forces de l’ordre. La situation à Lascahobas est calme pour le moment. Cependant, régulièrement, des mouvements de protestation sont enregistrés sur la route Lascahobas / Belladère pour différents motifs, dont le niveau de taxation des marchandises à la douane haïtienne sur la frontière avec Comendador dans la province Elias Piña de la République Dominicaine. [emb kft rc apr 11/08/2012 13:45] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13216

Haiti – Social : Les sachets en polyéthylène interdits sur tout le territoire

Le Gouvernement haïtien interdit la fabrication, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sachets en polyéthylène. Cette disposition spéciale, prise par arrêté, vise à tirer la sonnette d’alarme des citoyennes et citoyens sur toute l’étendue du territoire en vue de concourir à la protection de l’environnement qui se détériore de manière continue, indique le Bureau de Communication de la Primature. « Dans un souci d’améliorer la qualité de la vie des haïtiennes et des haïtiens, le gouvernement se dit déterminé a prendre toutes les mesures susceptibles de conserver notre environnement physique mais également sensibiliser les utilisateurs des sachets en polyéthylène sur la dangerosité de ce produit et les dégâts qu’il a déjà causé », souligne le communiqué. Le Premier Ministre « Laurent Salvador Lamothe en appelle au patriotisme et au civisme de tous pour dire non à la pollution de notre espace par des déchets en tout genre », conclut le Bureau. http://www.haitinews509.net/2012/08/haiti-social-les-sachets-en-polyethylene-interdits-sur-tout-le-territoire/

mercredi 30 novembre 2011

Marriott announces first hotel in Haiti

Marriott International announced Monday that in 2014, it will open its first-ever hotel in Haiti in Port-au-Prince.  The announcement was made in Haiti during a ceremony with former President Bill Clinton, Marriott International president Arne Sorenson and other VIPs. "This hotel is one more signal that Haiti is open for business," Sorenson said in Marriott's just-issued press release. Hotel developer Digicel will commence construction on the 173-room, $45 million hotel next year, with an opening date expected in 2014. The hotel will rise in the capital's Haute Turgeau area. Marriott expects the full-service Port-au-Prince Marriott Hotel will thrive as Haiti rebuilds from the tragic 2010 earthquake.
Currently, Port-au-Prince has only about 500 hotel rooms, and none of the hotels have meeting space for the non-government organizations, relief agencies and other groups working to rebuild the capital.

Under the management agreement, Marriott pledged to invest in hospitality training that should benefit Haiti's tourism sector.
Marriott credits Clinton with helping to push the project along and encourage hotel developer Digicel, the hotel developer, to work with Marriott. From the release:
"This new hotel project will stand as a symbol of Haiti's recovery, providing much needed jobs to the Haitian people and encouraging foreigners to visit, invest and work in Port-au-Prince," said President Clinton. "My Foundation has worked with both Marriott and Digicel, and encouraged them to form this partnership. Their investment proves that Haiti is open for business and on the path to economic recovery."
Digicel is the single largest private investor in Haiti and the country's largest telecommunications provider, the release says.
The Miami Herald attended the investor conference in Haiti where Marriott made its announcement. In its report, the Herald quotes Sorenson as saying that the earthquake "opened our eyes" to Haiti.
"We are not here saying we are doing this because of good social work. That is obviously an extra special feature because of where Haiti is at. It needs to continue to develop, stabilize after the earthquake, continue to bring in foreign direct investment and have commerce, and tell people it's a safe place to invest. Our being involved helps all of those things."
http://travel.usatoday.com/hotels/post/2011/11/marriott-announces-first-hotel-in-haiti-port-au-prince/574010/1

mercredi 19 octobre 2011

Marseille : ces militants (HAITIENS) qui luttent contre la misère

Leur bien le plus précieux est soigneusement posé sur la table du salon. D'apparence, un simple album photo que Justine et Josette, un couple de Haïtiens logé au dernier étage d'une tour de béton, présentent au visiteur avec une émotion non feinte. On y découvre des images devenues rares quand il s'agit d'évoquer les quartiers Nord et les clichés qui s'y rattachent, parfois à raison.

Ici, pas de carcasses de voitures calcinées. Rien de très spectaculaire. Mais une concentration de douces tranches de vie. Des pères de familles d'origines différentes qui cultivent avec ardeur un jardin collectif, des mamans qui cuisinent, se tiennent par les épaules et prennent fièrement la pose, des gosses qui dévalent un toboggan comme s'ils se trouvaient à Disneyland... C'était en mai dernier, aux Aygalades, une des cités les plus fragiles du quinzième arrondissement.
Ce jour-là, Josette et Justin, 40 ans chacun, avaient initié une journée de la famille. "Ce genre d'action de terrain, c'est notre manière de combattre la pire des fatalités : celle du repli sur soi et de l'indifférence au sort de l'autre", souffle Josette. Qui insiste : "Par petite touche, on tente de créer du lien" C'est par l'entraide que les gens s'en sortiront. La misère est l'oeuvre des hommes.Ce n'est qu'en s'unissant qu'ils parviendront à l'éradiquer. Le 17 octobre, pour nous, c'est toute l'année".
C'est ainsi, modestement, sans tapage, mais avec une foi inébranlable en leurs semblable, que ces deux volontaires d'ATD Quart Monde remplissent au quotidien leur "mission" de volontaire à plein-temps au service de ce mouvement international de lutte contre l'exclusion sociale.
Une structure multiconfessionnelle fondée par le père Joseph Wresinski en 1957, dans un camp de sans logis à Noisy-le-Grand.
Le Credo ? "Faire appel à l'engagement de chaque citoyen, en premier lieu les victime de la précarité, pour poser des actes concrets de solidarité". Ces volontaires implantés aux Aygalades, parents de trois enfants, se sont rencontrés en 1999 à Port au Prince. Elle est une jeune institutrice sans "prise directe avec la pauvreté". Lui, étudiant très croyant, milite déjà pour ATD dans les pires bidonvilles de la capitale haïtienne.
"On s'est croisé dans une bibliothèque de rue animée par Justin", se souvient Josette. "Je trouvais le principe extraordinaire. On allait apporter des bouquins dans des endroits reculés, où les livres sont un luxe. On permettait à ces gens de découvrir le monde". Très vite, en 2003, séduite de la volonté de fer de ces jeunes recrues, l'association propose au couple de devenir missionnaire au Nord de Marseille, dans une ville et un pays qu'ils ne connaissent pas.
 "La proposition, enchaîne Justin, c'était de vivre comme les gens, à leur contact : habiter au même endroit, prendre les mêmes transports en commun, aller chercher nos enfants dans les mêmes écoles. Et essayer d'apporter, dans toutes ces circonstances, un message positif".
Sans visée religieuse ni politique, au seul service de la solidarité. "On a accepté sans hésiter. On était convaincu que c'était ce qu'il fallait faire". Un saut dans l'inconnu qui réserve toutefois son lot de surprises. "De notre terre natale, concède Justin, il est difficile d'imaginer que dans un pays comme la France, on puisse avoir une telle pauvreté. Un habitat dégradé, un manque évident de mixité sociale".
Mais ce qui choque le plus les deux missionnaires, c'est le peu de dialogue entre les populations. "À Haïti, les habitants sont pauvres mais ils se parlent. Ici, c'est plus compliqué".
Pourtant, Justin et Josette ne renoncent pas. Ils donnent des coups de main aux voisins, écoutent les souffrances des uns des autres, aident aux devoirs des enfants... Des gestes simples. Mais essentiels au vivre ensemble. "Il ne faut pas brusquer les choses", posent-ils. "Souvent, ça commence par obtenir un bonjour. Parfois, il faut deux jours, d'autre fois, trois ans.
Mais au fil du temps, on finit par se comprendre". Ce qu'ils retiennent après 8 ans passés au coeur des Aygalades ? "Les parents sont attachés à l'école. Ils veulent que leurs enfants réussissent mieux qu'eux, obtiennent des diplômes Il faut arrêter de noircir le tableau". Et Josette de conclure, regard perçant: "Et surtout, quand quelqu'un s'affaisse, il est du devoir de chacun de l'aider à se relever."
Laurent D'ANCONA
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/marseille-ces-militants-qui-luttent-contre-la-misere

vendredi 24 avril 2009

La route Jérémie – Cayes bientôt en chantier

La route Jérémie – Cayes bientôt en chantier

Un accord a été signé hier entre le gouvernement haïtien, la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et l'Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI) en vue de la construction de la route Jérémie – Cayes.

Le ministre des Travaux Publics Transport et Communication (MPTC), Jacques Gabriel, indique que les trois entités financeront les travaux évalués à 94 millions de dollars et qui s'échelonnent sur 30 mois. Selon le ministre Gabriel, cette route identifiée comme National # 7 comporte des spécificités puisqu'elle est tracée dans les montagnes.

La route Jérémie – Cayes sera réalisée par une firme brésilienne sous la supervision de deux entreprises panaméenne et canadienne.

Jacques Gabriel soutient que la construction de cette route favorisera le désenclavement des départements du sud et de la Grand Anse. Les travaux de construction débuteront au cours du mois de juillet 2009.

De son coté, la Première Ministre Michèle Pierre Louis, s'est réjouie du lancement du projet rappelant que les infrastructures font partie des priorités du gouvernement. Elle fait remarquer que la construction des routes facilitera la circulation des personnes et des marchandises. Originaire de Jérémie, Mme Pierre Louis se dit enthousiaste à l'idée qu'un pont sera enfin jeté sur la rivière Glace.

En été 2008, un terrible accident sur la rivière Glace avait causé la mort d'environ 50 personnes.

Les officiels du gouvernement et les représentants des bailleurs de fonds ont également mis l'accent sur la nécessité pour que les TPTC et le ministère de l'environnement adoptent des dispositions en vue de protéger l'environnement du département de la Grand Anse.

Au début du mois, plusieurs manifestations avaient été organisées à Jérémie en vue de réclamer la construction de cette route.

LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15115
HRV commente :
A mettre dans la rubrique bonne nouvelle. Espérons que d’ici là il n’y aura pas d’interpellation du ministre des travaux publics, ou du premier ministre. Pas de renvoi du gouvernement par le Sénat. Qu’il y ait une velléité de suite et de continuité dans la gestion des affaires de l’état et du pays.

jeudi 14 août 2008

La route Mirebalais-Hinche sera réhabilitée

Les travaux de réhabilitation des 54 Km de route qui séparent la ville de Mirebalais à Hinche démarreront en septembre prochain, selon un contrat- d'une valeur de quarante-sept millions sept cent mille (47 700 000. 00) d'euros- signé le mardi 12 août entre le ministère des Travaux publics Transports et Communications (MTPTC), la firme Ghella SpA et l'Union Européenne. Les fonds sont fournis par le neuvième fonds européens de développement (9e FED) dans le cadre du Programme de réhabilitation et de relance post-crise.
Sauf de petits tronçons de rectification, le tracé de la route qui sera revêtue en béton bitumineux suivra celui de la piste existante. La réhabilitation de ce tronçon complètera l'aménagement de la route nationale # 3 qui, entre Croix-des-Bouquets et Mirebalais, est dans une phase très avancée.

Ce tronçon important du maillage routier doit faciliter les activités touristiques tout en favorisant le développement de la production agricole ainsi que les rapports avec les départements du Nord, de l'Ouest, de l'Artibonite. Les travaux doivent durer 30 mois à compter du mois de septembre. http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=61118&PubDate=2008-08-13

mercredi 30 juillet 2008

Opération de nettoyage au centre-ville

La cellule de gestion des déchets solides du ministère des Travaux publics, Transports et Communications avec des fonds du Trésor a mené une opération « Coup de poing » visant à donner une autre image à certaines artères du Centre Ville.
Grâce à cette opération, plus de 5 000 mètres cubes de déchets ont pu être enlevés les samedi 26 et dimanche 27 juillet au centre-ville de Port-au-Prince qui comprend entre autre le Boulevard de la Saline, Croix-des-Bossales, les artères secondaires perpendiculaires au Boulevard Jean Jacques Dessalines et les dépôts sauvages identifiés dans ce périmètre.
Une approche participative a été adoptée dans le cadre de cette initiative qui a permis d'embaucher des riverains, des associations communautaires.
Plus de 1650 personnes, dont 1500 balayeurs, 25 conducteurs de camions à benne, des chefs d'équipes, des superviseurs, huit compressifs, cinq loaders, des pelles excavatrices ont été à pied d'oeuvre pour réaliser l'opération.
La contribution des petits marchands étalant leurs marchandises dans les espaces concernées par l'opération, n'a pas été a la hauteur des espérances des responsables, a-t-on appris sur place.
La coopération avec les associations des petits marchands devrait permettre de libérer plutôt les espaces en vue de faciliter la collecte et le transport des déchets au bas de la ville. Un responsable a confié que le résultat serait meilleur si les marchandes avaient mieux joué leur partition.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=60568
Le marché de la Croix-des-Bossales sera bientôt livré aux activités.- La construction du marché public de la Croix-des-Bossales, entamé en octobre 2007 par la Brigade internationale bolivarienne de la République du Venezuela, arrivera bientôt à terme. Techniciens haïtiens et vénézuéliens travaillent d'arrache-pied en vue d'achever les travaux apparemment très avancés, a-t-on constaté sur place samedi 26 juillet 2008.
Commentaires: Il ne se passe pas souvent des choses très positives en Haïti. Il n’y a pas toujours de grands ni de vrais motifs de satisfaction. On est donc obliger d’applaudir les moindres actions et activités qui s’insèrent dans le cadre des attentes de tous les haïtiens. Après la réfection des trottoirs, maintenant le curage de certains zones de la capitale voilà deux mesures positives de la mairie et du service de voirie.

jeudi 30 août 2007

Un remarquable effort de propreté...Notre nouvelle positive du jour


Depuis quelques mois, l'abandon de l'avenue Magloire Ambroise et d'autres rues avoisinantes au Bas-Peu-de-Chose était visible par tous. Les détritus venant du marché du Tunnel encombraient les trottoirs et s'étalaient, sales, noircis et humides. On attend une décision des responsables de la mairie au sujet du commerce informel sur les trottoirs.
Après des mois d'abandon, l'avenue Magloire Ambroise et d'autres rues avoisinantes font peau neuve. Une équipe des Travaux publics y fait un boulot qui leur redonne leur propreté. Elle travaille en début de matinée avec pelles, brouettes et balais. C'est un signe positif qui peut s'étendre à toute la capitale.

A cette époque de pluie quand des cyclones frappent de plein fouet aussi bien la Caraïbe que les côtes nord-américaines, les résidents de plusieurs quartiers de la capitale vivent dans une grande inquiétude. Heureusement, Dean n'a pas fait de dégâts physiques au niveau de l'habitat et de la population dans la zone urbaine fragilisée par les constructions anarchiques dans les hauteurs de la capitale.Un simple coup d'oeil sur le Morne l'Hôpital montre à quel danger les habitants sont exposés. La moindre averse crée des glissements de terrain provoquant des pertes en vies humaines. La crainte permanente d'une possible catastrophe s'accentue quotidiennement à la vue du manque d'entretien d'une artère principale comme l'avenue Magloire Ambroise. Elle est l'une des plus longues de la capitale. Elle commence au bas du Morne l'Hôpital pour se terminer aux abords de la Place Jean-Jacques Dessalines, au Champ de Mars.Ordre et propretéDans les années 90, l'avenue Magloire Ambroise était un no man's land chaotique. Par temps pluvieux, des trombes d'eau arrivaient avec force des ravins du Morne l'Hôpital, creusant de plus en plus la terre et apportant devant les maisons toutes sortes de détritus. Les résidents ont vécu une grande angoisse de voir partir dans l'eau leurs maisons. On a compté des victimes d'inondation au niveau de la famille Prismy, par exemple, l'une des plus connues de la zone. Les résidents ont pu souffler un peu quand, en l'année 2000, des travaux ont commencé par endiguer l'eau avec la construction d'un grand tunnel. L'avenue a été cimentée, et des trottoirs relativement larges à certains endroits facilitent la circulation des piétons : écoliers, marchandes et autres professionnels qui sont en très grand nombre dans la zone. Les travaux ont duré plus que le temps prévu par la compagnie de construction de chaussées contactée par le gouvernement d'alors.Les conséquences dans la « modernisation » de la zone se sont immédiatement fait sentir avec l'implantation de succursales de banques, d'écoles professionnelles et techniques, d'églises protestantes et autres centres informatiques. La circulation automobile devient plus fluide, si l'on excepte les indisciplines de quelques chauffards pressés. Le trafic de transport public s'est multiplié. Il faut souligner que l'augmentation de la population dans la zone est due en grande partie à l'exode rural. Plus conjoncturellement, elle s'explique en regard de l'insécurité durant ces trois dernières années. Carrefour-Feuilles est resté un quartier qui s'est pacifié lui-même.Après la tuerie qui a impliqué Coles Rameau et d'autres policiers et l'électrocution de plusieurs marchandes à la suite de la chute d'un câble de haute tension, Carrefour-Feuilles n'a connu qu'une courte période de protestation pacifique durant l'arrestation du commissaire de police Carlo Lochard.
Qu'en est-il de l'avenue Magloire Ambroise, l'épine dorsale de la zone? Le tunnel est-il curé ? En période pluvieuse, les résidents constatent que des trombes d'eau sale descendent le long des trottoirs et au milieu de l'avenue cimentée. Ce qui laisse croire que le grand tunnel est pratiquement obstrué.

Depuis quelques mois, l'abandon était visible. Les détritus venant du marché du tunnel et de quelques foyers encombraient les trottoirs et s'étalaient tout au long de l'avenue. Au niveau de l'église Salem, les accidents de voiture ou de tap-tap sont souvent constatés.
D'aucuns laissent croire que le commerce informel qui est un prolongement du marché est un danger quotidien pour les marchandes de produits cosmétiques et autres fruits et légumes. Ils suggèrent une intervention de la mairie de Port-au-Prince en vue d'établir un dialogue avec les vendeurs pour trouver un modus operandi. A quand, par exemple, l'installation de poubelles publiques en des lieux bien ciblés ?De toute façon, après Dean c'est le beau temps à l'avenue Magloire Ambroise et aux rues avoisinantes.
Du moins, les résidents espèrent une constance dans l'assainissement. Ce qui laissera croire à plus d'un que des travaux plus en profondeur dans le tunnel seront effectués pour mieux canaliser les eaux par ces temps pluvieux.
Un employé du service de transfert d'argent CAM affirme : « Quand l'Etat s'occupe de nous, c'est avec joie que nous nous occupons de nos clients dans une atmosphère plus saine et plus détendue. » Un caissier de la Sogebank précise : « Aucune banque ne peut fonctionner dans un environnement pollué par les immondices. Nous félicitons les travaux publics et espérons que cela continuera. » Un pasteur protestant argumente : « Dieu aime l'ordre et la propreté. »
A quand des poubelles?Il faut signaler que les détritus ont été entassés sur un trottoir contre le mur d'une entreprise dirigée par Réginald Boulos. Du côté des marchandes et de celui des employés de l'entreprise, il y a des risques. Existe-il une coordination entre la mairie et les TPTC ? Une grande poubelle pourrait résoudre le problème. On a qu'à attendre les jours à venir.Toutefois, parallèlement à ce « nouveau printemps », Carrefour-Feuilles s'est réveillé le 23 août avec une horreur du côté de la rue Sicot : une femme totalement calcinée au « père Lebrun ». Rien n'est encore précis au sujet de ce cas. Le mari de la victime aurait été écroué suite à des accusations publiques portées contre lui.
Cette innomable "exécution" peut ternir l'image d'Haïti au moment où l'on tente de sortir du marasme de la violence par des mesures de pacification. Qui est derrière cette lugubre affaire ? En attendant que lumière soit faite sur cet acte crapuleux, l'avenue Magloire Ambroise et les rues avoisinantes du Bas-Peu-de-Chose offrent une image d'ordre et de clarté qui contraste d'avec la funeste tragédie de la rue Sicot.
Le Nouvelliste a signalé en week-end qu'à la Rue St Gérard un pylône penchait dangereusement et pouvait tomber sur la chaussée. Cela pourrait provoquer d'autres tragédies aussi bien au niveau de la rue que dans les foyers. Le service concerné de l'EDH a fait diligence. Le pylône a été « kore », eh oui ! Tout est retourné à la normale.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47712

samedi 9 juin 2007

Claire Lydie Parent veut appliquer la règle de « trois »...Cela devient plus qu'urgent!


Les responsables de la Mairie de Pétion-Ville se sont engagés depuis quelques jours à débarrasser les rues et les trottoirs de cette commune des marchands qui s'y installent anarchiquement. Certains résidents applaudissent l'initiative du nouveau cartel, d'autres au contraire critiquent sévèrement sa façon de faire.

« Les trottoirs aux piétons, le marché aux marchandes, la rue aux véhicules.» La fameuse formule du maire de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, pour rendre les rues de cette commune propres et accessibles, ne fait pas du tout l'affaire des petits détaillants.
Depuis la semaine dernière, des agents de la municipalité ont décidé d'une campagne de déguerpissement et de saisie de marchandises au niveau des rues Lambert, Grégoire, Métellus, Geffrard et à l'avenue Panaméricaine. « La décision est claire. Les rues et les trottoirs doivent être tous déblayés de ces étalages obstruant le passage aux véhicules et aux piétons », a scandé mardi dernier, Etienne Jean Gagnol, un responsable de la mairie de Pétion-Ville, à la tête d'un cortège patrouillant les rues de Pétion-Ville. En effet, depuis cette campagne, des paniers de provisions alimentaires et autres marchandises ont été saisies dans les zones interdites.
Une situation qui soulève la colère des petits commerçants, en majorité des mères de famille. Ces marchandes critiquent et fustigent cette façon de faire des autorités municipales qui, selon eux, ne leur offrent pas un cadré idéal pour leur commerce. « Ils nous exigent de quitter le trottoir, mais ils nous indiquent aucun autre endroit où nous puissions nous installer », crache une marchande d'épices. « Ils nous poussent à quitter la rue et saisissent nos marchandises sans même nous avertir », crie une autre, le visage triste, l'air mécontent. Des réactions que les responsables de la mairie tentent de démentir. Selon Etienne Jean Gagnol, les marchandes avaient été prévenues depuis deux mois de cette décision. « Il a été formellement interdit qu'ils continuent à placer leurs tréteaux ça et là dans les rues ».


Malgré la pression exercée par les agents de la mairie contre les occupants des rues et des trottoirs, certains marchands défient la vigilance des brigadiers. Ce qui rend peu effective l'initiative de la nouvelle administration communale. A la rue Lambert, tout près du Tribunal de Paix, malgré l'interdiction qui leur est faite d'installer leurs marchandises, les détaillants profitent du stationnement des voitures pour exposer leurs produits. Il y en a surtout qui viennent le soir pour échapper à la vigilance des employés de la mairie. D'autres préfèrent laisser l'essentiel de leurs marchandises aux dépôts et tiennent dans leurs mains ou dans une cuvette quelques produits cosmétiques.
D'autres causes rendent peu efficace la décision des autorités municipales. La plupart des détaillants chassés du trottoir sont refoulés dans des espaces de vente déjà trop encombrés. D'autres sont relégués dans des rues transformées anarchiquement en marché et peu fréquentées par des automobiles. C'est le cas de la rue Geffrard (zone Colonie). Fourmillant de marchands de vêtements usagers, cette zone limitrophe du collège Dominique Savio, regorge de plus en plus de vendeurs expulsés des zones interdites.


Interrogée à ce sujet, une employée de cette institution congréganiste n'a pas caché son indignation face à cette situation. Pour elle c'est une perte de temps de déplacer des étalagistes pour les encombrer devant l'établissement scolaire, causant un véritable embouteillage entre marchands et écoliers. « C'est une mesure à repenser », fulmine-t-elle.
Par contre, d'autres citoyens se disent satisfaits du fait qu'ils puissent vaquer un peu librement à leurs activités. « Maintenant, on peut marcher sans se faire bousculer », s'est réjoui un élève du Lycée de Pétion-Ville, longeant gaiement la rue Lambert vidée de ses occupants.L'initiative du nouveau cartel municipal visant à redonner à Pétion-Ville son visage d'antan est louable.
Cependant, il reste beaucoup à faire. Malgré l'installation de poubelles, les fatras jonchent les rues, des égouts sont à ciel ouvert, des marchés se trouvent dans des espaces destinés à la circulation de véhicules, des eaux stagnent...Tout une panoplie de problèmes à résoudre si on veut vraiment que la commune renaisse de ses cendres.
Sherley Dominique / sherleydominique@yahoo.fr
Jean Max St Fleur/ tmaxner@yahoo.fr
Source Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
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Les comparaisons faisant intervenir les tableaux les plus sombrent s'adaptent comme du prêt à porter à Haïti. Preuve que toutes les prédictionsd imaginables dans le mauvais sens ont été généreusement dépassées. Le choix délibéré des dirigeants laissant l'administration au petit bonheur la chance pour s'occuper exclusivement de s'enrichir à tout prix à repousser la société haïtienne au-delà de l'acceptable et du concevable.
Haïti c'est justement ça aujourd'hui. Les habitants de ce pays ont compris que le fait d'enfreindre délibérément et dans l'indifférence absolue les lois, ont fini par proclamer leur caducité. Aujourd'hui la moindre disposition prend l'allure de révolution.

La difficulté de redresser le crochu est si immense que les solutions les plus abjectes pour prepétrer le statut quo semble plus plausible que de vouloir tout naturellement de se tourner vers une démarche s'incrivant dans la recherche d'une normalité. Si un élu proposait de détruire les ediffices qui encombrent les grands marchés de Petion Ville et de Port-au-Prince pour permettre à tous les paysans de venir vendre "slips" et des culottes" dèjà portées, il serait applaudi des mains et des pieds.
Aujourd'hui Madame Parent, il est déjà trop tard. Nous avions perdu deux siècles. Il faut agir. On ne fait pas d'omelettes sans casser les oeufs. Si le "tout moun se moun" traduit une permission de faire tout en se fichant des lois sociales de la communauté nous voulons bien accepter une difference entre "moun" et "moun".
Faire retablir les lois c'est justement revenir vers l'humanisation de notre société.
Haïti est une sorte de bipède dont l'ischémie aigüe semble pousser vers l'amputation une jambe pour essayer de le sauver de la mort. Entre un mort et un handicappé...le choix reste assez facile.
Les enjeux sont énormes il faut de la hargne, de la détermination et de la vision.
Haïti saura vous le remercier

mercredi 6 juin 2007

Haïti, un pays qui présente une nouvelle image

Délégation haïtienne en visite en Toscane et Lucca
Après un séjour d'une semaine au Japon, est arrivée en Toscane le 22 mai 2007 une délégation haïtienne composée du Consultant Marcel Duret, ex Ambassadeur d'Haïti au Japon pendant 12 ans et de Monsieur Pétuel Azor Président d'un consortium de 7 coopératives de Thiotte dénommé COOPCAB.
Le but de la mission en Italie consistait à présenter un nouveau visage de la République d'Haïti, un pays dans lequel l'ordre a été rétabli et où il est possible aujourd'hui de faire des investissements dans des secteurs divers avec l'assurance d'un bon retour sur investissement.

Une attention spéciale a été mise sur le secteur du textile, celui de la production de café de haute qualité, un café de montagne produit entre 800 et 1400 m. d'altitude, et aussi sur la production du biodiesel à partir de la Jatropha, (gwo metsiyen) plante endémique en Haïti.

La délégation a été reçue par le Dr. Marco Pieragnoli et Dr. Enzo Luccehesi, des hauts responsables du groupe d'investisseurs Confartigianato. Les sujets traités ont porté sur la relance du tourisme, du commerce de la finance et des joint-ventures.

La Cie. SIGNA Entreprise S.A. travaille à la mise en place d'une zone franche qui sera fonctionnelle dans 10 mois.

Monsieur Marcel Duret a déclaré que Haïti est ouverte aux affaires. Dans l'espace d'un an, le Président René Préval et le Premier Ministre Jacques Edouard Alexis ont pu éliminer la polarisation politique qui existait jusque là, grâce à la formation d'un gouvernement de coalition.

Le gouvernement a pu réduire l'insécurité et les cas de criminalités. Une législation favorable aux investissements étrangers a été votée récemment. Dans le cadre sa politique étrangère, Haïti entretient des relations privilégiées avec le Venezuela, Cuba et les Etats-Unis d'Amérique.
Au cours de ses visites diplomatiques, le Président Préval a déclaré qu'Haïti n'a pas d'ennemi.

A Lucca, la délégation haïtienne a été reçue par la Société Rocci, productrice du café INCA et intéressé par le café haïtien. L'échantillon soumis a été immédiatement torréfié et dégusté pour le plus grand plaisir des responsables de la Société.

La dégustation italienne vient corroborer le contrôle de la qualité de 9 points sur 10 faite par une compagnie japonaise sur le café haïtien. Les responsables de la Société Rocci ont exprimé à la délégation leur souhait d'importer toute la récolte de café de Thiotte pour l'année prochaine, à des prix avantageux.

Suite à cette visite, une rencontre a été réalisée avec le consortium T.E.R.R.A afin d'étudier les initiatives existant en Haïti en matière de pisciculture et aquaculture, et également avec la Chambre de Commerce Italiano-dominicaine qui souhaiterait dynamiser des joint-ventures dans le secteur agroalimentaire.

Des membres du consortium T.E.R.R.A projettent une visite en Haïti vers la fin de juin 2007.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com

mercredi 25 avril 2007

Deux bonnes nouvelles: La Mairie de Port-au-Prince en action: les rues de Lalue et Le champs de Mars vidés de ses marchands!

Lalue vidé de ses marchands
!Qu'elles soient provisoires ou pas, les actions du nouveau conseil municipal de Port-au-Prince sont visibles et palpables pour l'instant. Car à Lalue, les trottoirs appartiennent désormais aux piétons, la chaussée aux automobilistes et les marchés aux marchands.
« Enfin, on a débarrassé la rue des marchands », déclare une dame derrière son volant, constatant la désoccupation de l'Avenue John Brown (Lalue) du marché qui obstruait le passage et réduisait la circulation sur une bonne partie de la rue. Depuis le samedi 21 avril, le marché de rue, dont une importante partie se trouvait en face de la ruelle Berne et du Royal Market, a été relogé à quelques mètres dans un espace clôturé. « Nous préférons ce nouvel environnement. Nous étions exposés avant, aux accidents, au soleil et à la bastonnade des agents de l'ordre », se réjouit une marchande. Et pour s'assurer qu'aucun marchand ne puisse s'aventurer sur les trottoirs, près d'une dizaine d'agents de la Brigarde d'intervention rapide de la mairie de Port-au-Prince, portant un maillot bleu, monte la garde dans les parages du nouveau marché. La formule marche. A 100% pour l'instant. Pas un marchand n'a été remarqué sur les trottoirs de l'Avenue John Brown. Notamment dans l'espace où les marchands avaient établi leur base. Les écoliers qui fréquentent cette route ne manquent pas d'exprimer leur satisfaction face à ce changement. « Super ! Regarde comme la rue est propre, on a déplacé les marchands !», s'exclame une écolière ce mardi, causant avec une camarade. Interrogée sur la raison de sa joie, cette écolière avance que la présence des marchands représentait un véritable danger pour les piétons. Les trottoirs et même une partie de la rue étant occupés, les passants étaient contraints de circuler sur le pavé. Ce danger n'était pas moins important pour les marchands eux-mêmes, qui étaient à la merci des automobilistes. Tout le monde est content. Enfin presque. Cependant, les responsables et membres d'un club international de karaté n'apprécient pas ce changement n'ayant pas été prévenus de l'occupation par les marchands de l'espace qu'ils partagent avec eux, selon le témoignage d'un responsable de ce club de Karaté. En plus, samedi, au moment de l'emménagement des marchands, le gardien de ce club aurait été malmené par des agents de la Mairie, parce qu'il avait présenté une certaine résistance à ceux qu'ils considéraient comme des envahisseurs de la propriété dont il a la garde. Selon les informations recueillies auprès des agents de la mairie de Port-au-Prince retrouvés sur place, la propriété appartiendrait à la Banque de l'Union Haïtienne (BUH). Informations confirmées par un responsable du club de Karaté. Les tentatives pour joindre un responsable du Conseil municipal de Port-au-Prince ont été vaines. Mais d'après une source digne de foi, les nouveaux locataires de l'Hôtel de ville de Port-au-Prince envisageraient de construire un marché dans cet espace qu'ils ont proposé aux marchands.

Gaspard Dorélien
gasparddorelien@lenouvelliste.com
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Le "Palais des poulets" délogé.....Ils laissent le Champ de Mars.

Mais cette fois-ci, ce sont eux qui détruisent leurs propres installations, et déplacent leurs mobylettes. Résultat d'une formule de dialogue initiée par le nouveau Conseil municipal de Port-au-Prince. La fumée aromatisant des poulets boucanés ne devrait plus se répandre dans l'aire du Champ de Mars à partir du mardi 24 avril. Déménagement provisoire ou définitif ?

Les marchands de « poulets boucanés », qui environnent la Place des Artistes au Champ de Mars ont commencé à démolir leurs étalages, ce lundi, sur demande du nouveau maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean-Yves Jason. « Nous avons utilisé la voie du dialogue et les marchands ont pris conscience de la nécessité de laisser les espaces qu'ils occupaient de par eux-mêmes. Nous les avons fait comprendre qu'une place destinée aux Héros de la nation ne peut pas être transformée en marché de poulets boucanés », confie Fresnel Louis, du bureau de communication de la Mairie. Selon ce dernier, sous toute réserve, la mairie est en train d'étudier, de concert avec les autres instances concernées, la possibilité de construire des structures plus adéquates pour accueillir certains de ces marchands sur l'ancien emplacement de la Maison du Tourisme, à la rue Capois. Quant aux marchands que nous avons interviewés, ils félicitent le nouveau maire de Port-au-Prince pour la méthode utilisée en priorisant la voie du dialogue dans ce processus de déguerpissement. « Nous sommes conscients du tort que nous causons au Champ de Mars et nous nous déplaçons volontiers, mais le maire nous a aussi promis d'étudier la possibilité de nous proposer un nouvel espace, car ce commerce constitue pour beaucoup d'entre nous le seul gagne-pain pour toute une famille », explique un marchand en train de démonter son étal. Vers 7 heures du matin, des hommes étaient déjà sur les lieux pour la destruction de ces tonnelles qui défiguraient cette place. Cette décision a été prise suite à une réunion tenue le dimanche 22 avril 2007, à l'hôtel le Plaza, entre le maire Jason, des représentants des ministères de l'Environnement et de l'Agriculture, des membres de la commission de réalisation de la traditionnelle foire du 1er mai et plusieurs marchands qui occupaient cet espace.
D'ici au mardi 24 avril, aucun marchand ne pourra plus exercer ses activités de vente dans les parages de la place des Artistes. Tout le matériel y relatif doit être déplacé selon le maire principal. Des porte-faix avec leurs brouettes à l'appui s'attèlent déjà à l'évacuation des matériaux des tentes démolies.« C'est un travail que nous avons entamé par le dialogue» a fait savoir un employé de la mairie de Port-au-Prince. «Les étalagistes, conscients du mauvais visage qu'offre le lieu, ne se sont pas fait prier pour commencer à débarrasser le Champ de Mars de leurs étals et marchandises », a-t-il poursuivi.

Ces restaurants ne respectant aucune norme hygiénique ne manquaient pas d'attirer l'attention de tout passant. Poulets boucanés exposés au soleil et à la poussière, détritus, fumée, préparation douteuse sont parmi les conditions qui devraient faire réfléchir le consommateur avant tout achat.
Des commerçants se sont plaints timidement de cette décision. Après une rencontre qui a eu lieu la semaine écoulée à l'hôtel le Plaza entre les marchands de rue de Port-au-Prince et les nouveaux maires de la commune, ces restaurants installés anarchiquement étaient dans le programme du conseil municipal mais aucune date précise n'a été retenue pour le déguerpissement. « Ce n'est que hier que nous sommes contraints à vider les lieux » a regretté un marchand en train de rassembler son matériel. On avance que cette décision hâtive a été prise en prélude à la traditionnelle foire agro-industrielle qui doit prendre place au Champ de Mars à partir de ce week-end pour finir le 1er mai.

Gaspard Doréliengasparddorelien@lenouvelliste.com

Sherley Dominiquesherleydomonique@yahoo.fr
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Commentaires:
Ces deux nouvelles constituent carrément deux bonnes nouvelles. Depuis quelques temps déjà l’actualité haïtienne se résumait et se définissait dans les limites restreintes de la violence, l’insécurité, et la pauvreté. Rien ne laissait présager la moindre lueur d’espoir en envisageant l’ampleur des défis qu’il incombait aux autorités locales et nationale de lever. Nus avions eu à faire part de notre immense inquiétude devant le tableau sombre et triste qui caractérisait l’état des grandes villes et des communes du pays.
Haïtiens et étrangers ont toujours été frappés par l’occupation des rues et des trottoirs du pays par le commerce informel.
Le gouvernement de Jean Bertrand Aristide avait fermé les yeux sur cet état de fait car il n’était pas en mesure de résoudre les vrais problèmes des masses donc impossible d’évoquer l’équilibre entre les droits et les devoirs. Le laisser-aller était devenu un modus operandi infaillible malgré son effet néfaste sur les structures du pays et de la société.
Penser à déloger les commerçant pour permettre la circulation des voitures et des gens dans les rues a toujours été une urgence. Mais il fallait de vraies couilles aux autorités pour attaquer ce statut quo.
Sans vouloir crier victoire un peu trop tôt, nous voulons applaudir cette mesure des autorités municipales en vidant Lalue et Le champ de mars de cette anarchie commerciale informelle.
Il faut dialoguer et savoir montrer de la volonté, de la poigne et souvent des couilles et des dents pour faire changer ce qui ne peut pas rester dans l’état.