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jeudi 8 novembre 2007

Tirs et panique au Pénitencier National, théâtre d’une nouvelle mutinerie

Après la libération 24 heures plus tôt de 121 détenus pour des raisons humanitaires, d’autres veulent recouvrer leur liberté dans les mêmes conditions

jeudi 8 novembre 2007,

Radio Kiskeya

Un début de mutinerie a provoqué jeudi à la mi-journée une vive tension au Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince, où des coups de feu ont été tirés alors qu’une secouriste de la Croix-Rouge Haïtienne a failli être prise en otage par des prisonniers.

La situation restait confuse autour du bâtiment pendant que les agents de la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP) cherchaient à reprendre le contrôle de la situation afin de faire échouer les tentatives d’évasion.

Selon les premières informations disponibles, les mutins réclamaient à leur tour leur libération immédiate après celle de 121 autres détenus qui avait été ordonnée la veille par le commissaire du gouvernement près le parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant.

Les personnes libérées l’ont été pour des raisons humanitaires ou parce qu’elles étaient écrouées depuis de longs mois pour des délits mineurs. Le magistrat avait inscrit cette mesure dans le cadre d’une politique gouvernementale de décongestionnement des prisons.

Plusieurs évasions spectaculaires ont été enregistrées au Pénitencier National ces dernières années. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4394

Le Sénateur Jean Hector Anacacis presse le Président René Préval de libérer Franck Ciné

Alarmé par la gravité de son état de santé, le parlementaire met le chef de l’Etat en garde contre les conséquences d’un éventuel décès en prison de l’important homme d’affaires accusé dans la faillite de la SOCABANK ; la TELECO exige de la HAITEL, de façon opportuniste, plus d’argent qu’elle ne doit, selon Anacacis

mercredi 7 novembre 2007,

Radio Kiskeya

Le premier Sénateur de l’Ouest, représentant de la Plate-Forme Lespwa au pouvoir, Jean Hector Anacacis, a demandé mercredi au Président René Préval d’user de ses prérogatives constitutionnelles afin de libérer pour des raisons humanitaires le PDG de l’opérateur de téléphonie mobile HAITEL et ex-actionnaire majoritaire de la SOCABANK, Franck Ciné, emprisonné depuis cinq mois.

De passage mardi à l’hôpital du Canapé-Vert, le parlementaire en a profité pour rendre visite à l’homme d’affaires. Il avoue avoir été choqué par la nette détérioration de son état de santé qui fait craindre le pire. M. Anacacis, qui rappelle que Ciné est septuagénaire, diabétique et cardiaque, affirme avoir vu du sang couler de ses narines.

Estimant que le chef de l’Etat ne serait pas au courant de cette situation, le Sénateur l’appelle à faciliter le départ de l’entrepreneur pour l’étranger où il pourrait recevoir des soins appropriés. Il a averti que tout décès en prison du PDG de la HAITEL, poursuivi en correctionnelle pour son implication présumée dans la faillite frauduleuse de la SOCABANK, constituerait une catastrophe dont le gouvernement porterait l’entière responsabilité.

En sa qualité de président de la commission travaux publics, transport et communications de la Chambre haute, Jean Hector Anacacis a, par ailleurs, reproché aux responsables de la TELECO de profiter de la descente aux enfers de Franck Ciné pour réclamer de sa compagnie des compensations financières exorbitantes de 46 millions de dollars américains dans le cadre d’un différend commercial. La dette de la HAITEL envers la compagnie de télécommunication d’Etat pour l’exploitation d’une fréquence pendant 15 ans se chiffrerait en fait à 15 millions de dollars dont 7 ont été déjà versés. Le parlementaire de Lespwa précise qu’à propos de la balance, l’opérateur de téléphonie mobile devrait payer seulement cinq millions, les trois autres millions ayant été déjà récupérés par la TELECO à partir des fonds générés par le trafic entre les deux compagnies.

L’intervention du Sénateur coïncide avec une action intentée par la HAITEL en référé alors que les négociations engagées par les deux parties grâce à l’arbitrage du Conseil National des Télécommunications (CONATEL) continuent d’achopper sur des points litigieux.

Depuis le 26 octobre dernier la TELECO, qui compte 20.000 abonnés, a unilatéralement interrompu ses liaisons d’interconnexion avec la HAITEL créditée de 400.000 abonnés. Une décision que le directeur général du CONATEL, Marcelin Montaigne, a profondément regrettée en invoquant le caractère universel de service public du téléphone auquel les citoyens doivent avoir accès en permanence. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4391

La Banque Mondiale offre 4 millions de dollars à Haïti après le passage de Noël

Une contribution aux opérations d’urgence avant le déblocage à long terme de 7 autres millions destinés à la réhabilitation des régions sinistrées ; la République Dominicaine reçoit 56 millions de dollars

mercredi 7 novembre 2007,

Radio Kiskeya

La Banque mondiale a annoncé mercredi à Washington une aide d’urgence de 4 millions de dollars en faveur d’Haïti afin de contribuer aux efforts de secours après le passage, la semaine dernière, de la tempête tropicale Noël qui a causé des dizaines de morts, des milliers de sinistrés et d’importants dégâts.

Dans un communiqué rendu public à Washington, l’institution financière internationale souligne que ce fonds faisait partie à l’origine de montants destinés à des projets en cours. Un deuxième don de 7 millions de dollars sera accordé dans le cadre d’un soutien à plus long terme aux travaux de réhabilitation et de reconstruction qui doivent être entrepris en Haïti.

"Les services de la Banque sont sur le terrain et participent aux efforts d’évaluation des dégâts avec des représentants de l’ONU, d’organismes publics et d’autres organisations, et ils se concertent avec les autorités pour déterminer quelle est la meilleure manière pour la Banque d’appuyer les efforts de relèvement", a affirmé Pamela Cox, vice-présidente de la Banque Mondiale pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Elle a ajouté qu’à côté de ce soutien financier à décaissement rapide visant à "répondre aux besoins immédiats", l’institution a renforcé son aide à Haïti afin d’améliorer sa capacité de gestion des catastrophe dans une perspective de "réduction de l’impact humain, physique et économique de futures tempêtes".

Le communiqué annonce que des spécialistes de la Banque arriveront bientôt à Port-au-Prince en vue de préparer des projets de réhabilitation et de reconstruction d’urgence. Le financement des réalisations sera assuré par l’enveloppe de 7 millions qui constituera un volet du Projet de secours d’urgence et de gestion des catastrophes (ERDMP) lancé depuis 2005 avec un fonds de 12 millions de dollars provenant de l’Association internationale de développement (IDA). 52 comités communautaires de protection civile ont déjà été reconstitués ou créés moyennant une formation de base dans les régions les plus vulnérables du pays.

Avant l’annonce de cette aide humanitaire, Mme Pamela Cox avait dès le 1er novembre transmis, au nom de la Banque Mondiale, ses condoléances au gouvernement haïtien suite aux effets dévastateurs de la tempête tropicale ayant semé le deuil et la désolation dans de nombreuses communautés.

Près de 70 morts, une vingtaine de disparus, plus de 10.000 familles sinistrées et environ 2.500 maisonnettes détruites ont été recensés, selon un nouveau bilan provisoire de la protection civile.

La Banque Mondiale a également débloqué mercredi une aide d’urgence d’un peu plus de 56 millions de dollars au profit de la République Dominicaine encore plus sévèrement touchée par Noël qui a fait une centaine de morts, environ 75.000 sinistrés et causé des pertes matérielles et économiques incalculables. A long terme, la république voisine bénéficiera d’un prêt d’urgence de plus de 100 millions de dollars, informe la BM. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4388

MAST/IBESR/Adoption / Un avant-projet de loi sur la réforme de l’adoption en Haïti

MAST/IBESR/Adoption / Un avant-projet de loi sur la réforme de l’adoption en Haïti
Par Sylvestre Fils Dorcilus
dsylvestrefils@yahoo.fr

La directrice de l’Institut du bien-être social et de Recherches (IBESR), Gabrielle P. Beaudin, et le ministre des Affaires sociales et du Travail (Mast), Gérald Germain, ont organisé, à l’hôtel Montana, hier mercredi 7 novembre, une séance de travail portant sur la validation d’un avant-projet de loi sur « la réforme de l’adoption en Haïti ».
Cette séance de travail a été organisée à l’intention des cadres et personnalités intéressés par la question d’adoption en Haïti. Des représentants de certaines ambassades de pays où cette pratique est courante, ceux de plusieurs ministères impliqués directement dans cette démarche et de l’Unicef, de Terre des Hommes (partenaires cadres du projet) y ont également pris part.
« La majorité des cas d’adoption internationales réalisées en Haïti ne respectent ni les droits élémentaires de l’enfant ni les principes fondamentaux en matière d’adoption internationale », a indiqué Mme Gabrielle P. Beaudin.
Selon la directrice de l’IBESR, il est urgent que les différents acteurs concernés par la question de l’adoption collaborent, tous ensemble, à la révision de la loi du 4 avril 1974 régissant la matière dans le pays. « Cette loi ne correspond pas aux nouveaux principes et normes de protection des enfants édictés par les instruments internationaux, et ne répond non plus aux questions relatives aux critères d’adoption », a-t-elle avancé.
« C’est dans le but de mettre en application les instruments internationaux, de mieux organiser et planifier les modalités d’adoption en Haïti que l’Institut du Bien-être social et de Recherches a initié le processus de révision de la loi-cadre du 4 avril 1974, axée sur l’adoption », a fait remarquer Mme Beaudin.
Le ministre des Affaires sociales et du Travail a, pour sa part, mis l’accent sur la volonté du gouvernement de protéger la personne humaine, en particulier les enfants. Il a pris en exemple la ratification, par décret, de deux Conventions relatives à l’enfance. L’une sur l’âge minimum à l’emploi, dite Convention 138 de l’Organisation internationale du travail (OIT) ; l’autre, la Convention 182 de la même organisation, relative aux pires conditions et formes de travail des enfants.
« Le Mast et l’IBESR ont pris l’initiative de réviser le cadre légal traitant de l’adoption en Haïti, suite à un ensemble de constats conjoints », a rappelé le ministre Germain. Il a également insisté « pour que cet avant-projet de loi soit un outil qui attribue la priorité à l’intérêt supérieur de l’enfant ». M. Germain a annoncé que « son ministère prendra en considération toutes les recommandations des acteurs impliqués dans la réalisation de l’avant-projet de loi en faveur des enfants. »
Soulignons qu’un comité technique, constitué des représentants du Mast, de l’IBESR, des ministères de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSAC), de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT), du Bureau du chef du gouvernement, a été créé en vue de préparer cet avant-projet de loi, composé de 46 articles. Démarrés au mois de février 2007, les travaux ont pris fin au mois d’août de cette année. Cet avant-projet de loi sera acheminé au Parlement pour ratification au cours de la prochaine session parlementaire.
jeudi 8 novembre 2007

http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=9472