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mardi 18 mai 2010

Des enseignants sont attristés par le décès de Gabriel Bien Aimé

L'ex-ministre de l'éducation nationale Gabriel Bien Aimé est décédé le samedi 15 mai 2010 dans un centre hospitalier de la capitale haïtienne. M. Bien Aimé qui était jusqu'à cette date membre du directoire de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL), a succombé à une crise d'hypertension artérielle. Hospitalisé depuis une semaine en raison des complications de sa maladie, M. Bien Aimé a rendu l'âme avant d'être transporté vers un hôpital à l'étranger.
Ex-pretre engagé dans les années 1990, M. Bien Aimé avait joué un rôle important dans la communauté " Ti Legliz " de Saint Gérard aux coté de Jean Mary Vincent et Ti Jean. Partisan de la théologie de libération M. Bien Aimé aurait envisagé de briguer la présidence lors des prochaines joutes.
Sa dernière intervention publique remonte au 18 avril 2010 dans la Grand Anse. Il avait dénoncé la loi d'urgence qui selon lui comporte des effets pervers puisqu'elle restreigne les libertés fondamentales.
Le départ de M. Bien Aimé attriste des responsables de syndicats d'enseignants et ses camarades de l'OPL qui ont en mémoire son action au sein du ministère de l'éducation nationale. Entre juin 2006 et septembre 2008, M. Bien Aimé avait occupé la fonction de ministre de l'éducation au sein du gouvernement d'ouverture de Jacques Edouard Alexis.
Quelques mois après son départ du gouvernement son action a été critiquée par les autorités y compris le chef de l'Etat. Plus de 2 000 personnes avaient été intégrées dans le système éducatif sans lettre de nomination. A l'époque les dirigeants de l'OPL avaient dénoncé les critiques contre M. Bien Aimé qui selon eux visaient à ternir l'image du parti avant les sénatoriales.
Aujourd'hui encore l'ex-sénateur Andrice Riché soutient que M. Bien Aimé avait déployé des efforts pour améliorer le système éducatif.

Cet avis est partagé par les dirigeants des syndicats, GYEL, Leonel Pierre et CONEH, Paul Saint Preux. M. Pierre croit que l'ex-ministre de l'éducation avait fait montre de détermination pour faire bouger le système éducatif.

On notera que les responsables du ministère de l'éducation ont exprimé leur tristesse en raison du décès de M. Bien Aimé.

LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17733

lundi 17 mai 2010

L’ECOLE SOUS LA TENTE

Malorie Beauchemin, envoyée spéciale.
La Presse La cloche sonne. Fin de la récréation. Quelques centaines d'écolières rangent leurs cordes à danser, leurs friandises et entrent dans la cour, en rangs, deux par deux. En jupe bleue et chemisier à carreaux, des rubans assortis dans les cheveux, elles rient et bavardent.
Au lycée du Cent-cinquantenaire, au centre-ville de Port-au-Prince, les classes ont repris depuis le début du mois d'avril. De la rue, derrière les grilles et les murs, on ne voit que le bâtiment principal de l'école secondaire pour filles. Il faut entrer dans la cour pour découvrir la fourmilière: pour accueillir les 3500 élèves du lycée, 22 salles de classe ont été aménagées dans une dizaine de petits bâtiments construits par le Programme de construction de structures d'accueil provisoires, financé par la Banque inter-américaine de développement et le Fonds d'assistance économique et sociale haïtien.
À Port-au-Prince, où se trouvaient environ 3500 des 4000 établissements d'enseignement détruits par le séisme du 12 janvier, les classes ont repris sous la tente ou dans des abris temporaires dans 700 écoles.
Au grand bonheur des jeunes, comme Carlinda Faustin Marie, «presque 15 ans», qui adore les mathématiques et voudrait travailler plus tard en comptabilité. Comme des centaines d'autres élèves, après le séisme, ses parents l'avaient envoyée en région, où les écoles ont été moins abîmées, pour ne pas trop compromettre sa scolarité.
«Je suis allée à l'école à Saint-Marc. Et puis, ma mère m'a appelée pour me dire de revenir ici», raconte Carlinda, ravie d'avoir enfin retrouvé les copines, les professeurs... et les cours de maths.
À quelques rues de là, dans la classe de Mme Chery, à l'école nationale République du Chili, les enfants de deuxième année lisent en choeur la dictée au tableau. «Je n'ai pas de badine. Tu as une banane. Marie a une carafe...»
L'école, complètement démolie, a été remplacée par un bâtiment temporaire, fait de bois et de tôle. «Après le séisme, on a changé l'horaire. Il y a le groupe du matin, de 8h à 12h, et le groupe de l'après-midi, de 13h à 17h», explique Rosemarie Chery.
Malgré cela, la cacophonie règne: les 28 enfants de la classe de Mme Chery partagent la salle avec ceux de première année et les tout-petits de la maternelle.
«On a beaucoup de problèmes. C'est plus difficile pour les professeurs d'avoir trois classes dans une seule salle. On aimerait que l'école soit rebâtie et que chaque classe ait une salle, comme avant», explique Ginie Jean-Bapstiste, qui enseigne au préscolaire.
Mais pour Claudia Senatus, 9 ans, c'est le bonheur. «J'aime faire des devoirs», confie-t-elle, intimidée, dans un français impeccable, avant de reprendre la lecture de Je lis et je parle.
Dans Pétionville, c'est l'UNICEF qui a fourni les 12 tentes qui servent de classes aux petits garçons de l'école catholique Saint-Joseph, un des rares établissements publics de Port-au-Prince. En Haïti, 80% des enfants scolarisés fréquentent le privé.
Les tentes font une sorte de petit campus dans la cour d'école. Ici, le bâtiment principal de l'école primaire est intact, mais pas question d'y donner les cours. Le tremblement de terre a laissé dans la population des séquelles psychologiques importantes. «Tout le monde a peur du béton, les parents, les enfants, explique le frère Enceau Laguerre, directeur de l'école. Si on veut avoir les enfants ici, il faut écouter les parents.»
Les garçons ne semblent pas s'en formaliser. Sous la tente, en polo blanc et bermuda gris, ils répètent après le professeur pendant que des parents attendent en file pour inscrire ou réinscrire leurs petits.
«Les enfants reviennent progressivement. Sur 502, ils étaient 215 en mars, souligne le directeur. Nous étions une des seules écoles qui fonctionnaient. Mais on ne donnait pas de cours. On offrait du soutien psychologique, on les faisait parler, on faisait beaucoup de jeux en plein air.» Ce n'est que le 12 avril que l'école a repris pour de bon.


Faire mieux
L'UNICEF estime que, du million et demi d'enfants qui ont vu leur scolarité interrompue en janvier, 200 000 seront de retour à l'école à la fin du mois de mai, et plus de 700 000 en septembre. «Ça ne se fait pas en une nuit, concède Edward Carwardine, de l'UNICEF. Il n'y a pas beaucoup d'espaces libres et le ministère de l'Éducation veut rouvrir les écoles à l'endroit où elles se trouvaient. Il faut souvent faire disparaître des montagnes de débris avant d'installer les tentes. Il faut prévoir des latrines, l'approvisionnement en eau potable..."
Les études psychologiques démontrent que la reprise des classes a un effet stabilisateur pour les enfants qui ont subi un choc. C'est une priorité pour le gouvernement haïtien. Mais dans un pays où, avant le séisme, la moitié des enfants d'âge scolaire n'allaient pas à l'école et où les écoles privées dominent, on songe à aller plus loin, à bâtir un véritable réseau d'écoles publiques, accessibles et offrant une éducation de qualité.

«Avec toute l'attention qu'on porte à Haïti maintenant, avec tout l'argent injecté par la communauté internationale, on n'a pas d'excuse. On ne peut pas se contenter de revenir à ce que c'était avant», soutient M. Carwardine.

Le Canada appuie cette démarche. «Un des gros problèmes, c'est qu'Haïti a un des systèmes d'éducation les plus privés du monde, qui ne fonctionne pas du tout, a expliqué la semaine dernière l'ambassadeur du Canada en Haïti, Gilles Rivard. La ministre de la Coopération internationale, Bev Oda, a discuté avec le premier ministre et le président de la façon dont le Canada pourrait aider Haïti à se doter d'un système d'éducation publique digne de ce nom. Nous avons la capacité.» Reste à voir comment cela va se matérialiser.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/16/01-4281012-a-haiti-lecole-sous-la-tente.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B42_acc-manchettes-dimanche_369233_accueil_POS1

mardi 4 mai 2010

Retour prochain des lycéens dans leurs salles de classe

Le gouvernement œuvre afin de favoriser une reprise des activités scolaires dans les lycées servant de centre d'hébergement. Au cours d cette semaine les élèves des Lycées Croix des Bouquets, Louis Joseph Janvier, Henry Christophe et Toussaint Louverture pourraient regagner leurs salles de classe. Des tentes et des hangars ont été installés sur la cour de ces lycées afin d'accueillir les élèves.
Pendant ce temps les responsables du ministère de l'intérieur s'évertuent à trouver d'autres espaces pour regrouper les sans abris.
Le chef de l'Etat haïtien René Préval s'est impliqué dans le dossier afin d'encourager la relocalisation et l'intensification des activités académiques. Au cours d'une séance de travail vendredi avec les directeurs des 4 lycées, le président Préval a insisté sur la nécessité de poursuivre le dialogue en vue de résoudre le problème.
Le président haïtien a mis l'accent sur la nécessité de reloger les sans abris dans de bonnes conditions pour favoriser l'accueil des élèves dans de bonnes conditions. Les participants à la rencontre ont analysé la possibilité d'ériger des clôtures afin de délimiter les espaces réservés aux élèves. Plusieurs institutions et ONG sont impliquées dans le programme dont le FAES qui fournira les meubles et l'Unicef les tentes. Le CNE est chargé de nettoyer les sites et d'aménager les espaces.
Le processus de relocalisation a débuté cette semaine au lycée Henry Christophe avec le déplacement de 64 familles. Les autorités haïtiennes ont promis d'encourager les ONG à accompagner les sans abris dans leur nouveau centre d'hébergement. De nombreux sinistrés avaient fait part de leurs inquiétudes sur la réticence des ONG à maintenir l'appui humanitaire dans les nouveaux centres d'hébergement.
LLM / Radio Métropole Haïti

jeudi 29 avril 2010

Reconstruction : L'éducation une priorité pour Haïti

La vice-secrétaire générale des Nations Unies, Asha-Rose Migiro appelle la communauté internationale à aider Haïti à prioriser l'Education dans le processus de réinvention ou refondation du pays. Asha-Rose Migiro estime que l'éducation devrait être l'une des priorités de la communauté internationale pour aider Haïti à se « réinventer » après le tremblement de terre du 12 janvier.
Si les 10 milliards promis par la communauté internationale doit aider à financer une 'réinvention' complète d'Haïti, selon le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon , l'éducation est appelée à y jouer un rôle majeur », écrit Mme Migiro, dans une tribune publiée dans le journal mexicain El Sol de Mexico.
Selon Asha-Rose Migiro, « le défi est colossal ». Même avant le tremblement de terre, le taux d'analphabétisme en Haïti était l'un des plus élevés de l'hémisphère occidental et ses taux de scolarisation se situaient parmi les plus bas.
« Haïti ne pourra se développer que dans la mesure où nous l'aiderons à éduquer ses enfants. Et de cela nul n'est plus convaincu que les Haïtiens eux-mêmes malgré leurs difficultés actuelles », écrit Mme Migiro.
Au lendemain d'une catastrophe, l'école fait plus qu'enseigner. Elle donne aux enfants l'impression d'un retour à la normale au milieu du chaos qui les environne. C'est un havre de paix et un sanctuaire. Et, surtout, c'est une source d'espoir pour l'avenir, conclut le numéro 2 de l'ONU Asha-Rose Migiro»
EJ/Radio Métropole Haïti
 http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17655

mardi 6 avril 2010

Faible affluence lors de la réouverture des classes


Très peu d'élèves avaient regagné leurs salles de classes hier dans la région métropolitaine. De nombreux parents et élèves sont encore dans l'expectative tandis que d'autres se sont rendus auprès des directeurs afin d'obtenir des informations sur le calendrier scolaire. De nombreux établissements scolaires avaient gardé leurs portes fermées et certains autres ont été contraints de renvoyer les rares élèves présents.
Avec ou sans uniformes, les élèves présents ont fait montre d'engouement pour les activités académiques. Au lycée Antênor Firmin plus de 600 élèves sans uniformes ont été accueillis par le directeur qui a lancé le programme d'appui psychosocial. Au lycée Marie Jeanne la directrice affirme avoir lancé un programme de recensement. Elle espère que les travaux de construction de hangar s'achèveront au cours de cette semaine. Néanmoins, plusieurs élèves étaient présent dans d'autres établissements scolaires notamment au Centre d'études Lumière.
La reprise a été également perturbée par l'indisponibilité de plusieurs sites écoles dont le Lycée Alexandre Pétion, collège Saint Martial, collège Canado, Collège Le Normalien, Collège Bird, Lycées Marie Jeanne et qui étaient toujours en chantier.
Outre les travaux, plusieurs sites d'écoles sont toujours occupés par des milliers de sans abris. Le collège adventiste de Diquini n'a pas pu reprendre ses activités en raison notamment de la présence de plusieurs milliers de sans abris sur le campus. Les responsables de cette institution envisagent tout de même de reprendre les activités le 12 avril.
LLM/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17432

Les écoles rouvrent en Haïti

Publié le 05 avril 2010
Mike Melia ; Associated Press ; Port-au-Prince


Pour Rachelle Moris, 12 ans, lundi, c'était le bonheur: les écoles haïtiennes ont rouvert officiellement, près de trois mois après le séisme qui a dévasté la capitale Port-au-Prince.
«Tous mes amis sont là. Je suis heureuse, ils ne sont pas sous les gravats», s'est exclamée la petite fille, après ces longues semaines passées dans les rues, à aider sa mère et à surveiller ses deux petits frères.
Étape majeure du retour à la normale pour les enfants haïtiens, cette «rentrée des classes» un peu particulière s'est faite dans des conditions minimales: l'école de Rachelle est endommagée, la cour pleine de débris, les parents refusent que les enfants s'installent dans des bâtiments menaçant de s'effondrer et les tentes promises par le ministère de l'Education ne sont pas arrivées. Après avoir fait l'appel et recensé les présents, l'administration a donc renvoyé tout son petit monde, jusqu'à lundi prochain...
Le séisme a détruit quelque 4 000 écoles, et seules quelques centaines devraient rouvrir cette semaine. Selon Edward Carwadine, porte-parole de l'UNICEF à Port-au-Prince, si des cours avaient repris dans les camps de déplacés, il n'y avait plus d'école dans la ville depuis le séisme.
A l'école de Rachelle, dans le quartier de Carrefour-Feuilles (ouest de Port-au-Prince) une centaine d'enfants sur le millier d'élèves que comptait l'établissement sont morts dans la catastrophe.
Les responsables commencent par inciter les enfants à parler de ce qu'ils ont vécu, une forme de thérapie de groupe, en l'absence de tout soutien psychologique professionnel. Et, les uns après les autres, les élèves se lèvent pour raconter ce qu'ils ont vu, vécu, le 12 janvier et les jours qui ont suivi. Des histoires de douleur et de survie, comme cette élève qui raconte qu'elle venait de sortir de chez sa voisine pour faire une course, juste avant que la maison ne s'effondre, tuant tout les présents. Ou cette autre qui dit n'avoir ni mangé ni dormi, pendant deux jours, sous le choc. Après chaque récit, tout le groupe applaudit.
Déjà très aléatoire dans un pays où seule la moitié des enfants en âge d'être scolarisés le sont effectivement, le système éducatif haïtien est ramené à zéro. Le ministère de l'Education et tous ses dossiers ont été détruits. Plus de 700 enseignants sont morts, et au moins 4 000 élèves.
Les écoles rouvrent progressivement dans la zone du séisme, l'objectif étant d'avoir 700 000 enfants de nouveau à l'école d'ici la mi-mai, explique Mohamed Fall, responsable de l'éducation de l'UNICEF en Haïti. Et l'année scolaire a été prolongée jusqu'en août, pour tenter de rattraper le temps perdu.

lundi 5 avril 2010

La reprise des activités scolaires se fait attendre (Maj: 14:45)

Les activités scolaires n'ont pas repris ce lundi 5 avril dans le département de l'Ouest notamment à Port-au-Prince. Les rares écoliers que l'on remarquait ce matin dans les rues et dans les salles de classes ce matin n'étaient pas en uniforme. «La consigne a été passée, les activités scolaires reprennent à partir de ce lundi, En ce sens nous invitons les établissements scolaires dont les structures d'accueil sont opérationnelles à démarrer avec les séances d'appui psycho-social, afin de faciliter la réadaptation et l'encadrement des enfants traumatisés par le séisme du 12 janvier», déclarait ce matin, monsieur Desrosiers, ministre de l'éducation sur les ondes de Radio Métropole.
Toutefois, monsieur Desrosiers dit ne pas s'attendre à la grande foule lors de cette journée de réouverture. Il dit espérer, du moins, que beaucoup d'élèves reprendront le chemin de l'école d'ici la semaine prochaine.
Selon le ministre, l'activité scolaire recommencera progressivement dans les zones qui ont été touchées par la catastrophe. La reprise se fera dans des conditions particulières avec un nouveau calendrier et un programme adapté.
Il ne suffit pas de «passer la consigne» pour que les activités scolaires reprennent aujourd'hui. À Pétionville, un directeur résigné explique «J'essaie de repérer un endroit pour regrouper les élèves, dit le directeur. Mais je n'ai pas de tentes pour les accueillir ! Pas de pupitres, de cahiers, de livres... Il faudrait un miracle». A l'aide d'un mégaphone, il convoque pourtant les enfants du camp. Tout laisse à croire que de nombreux directeurs d'établissement scolaire vivent aujourd'hui la même situation.
Combien d'écoles ouvriront ? Où ? Sous quels abris ? Avec quel matériel ? Quels enseignants ? Payés par qui ? Et pour enseigner quoi à cette population traumatisée ? Le ministre de l'éducation discute de ces questions avec l'Unesco, l'Unicef, des représentants de la Commission européenne, de la francophonie de la Banque mondiale... mais il n'a pas toutes les réponses, ni les 2 milliards de dollars que le gouvernement estime nécessaire à la relance du secteur éducatif.

Les riches eux, ont envoyé leur enfants à l'étranger ou se payent des professeurs privés. Il y a eu aussi, dans les camps quelques initiatives grâce à plusieurs ONG ou associations. Elisabeth Debrosse Delatour, la femme du président d'Haïti, a même organisé quelques petites écoles installées dans des bus... Tout ceci est certes louable, mais la réalité est loin du discours politique. Des milliers d'enfants, désoeuvrés, déphasés ou vagabonds depuis le 12 janvier, trop impliqués dans le combat quotidien de leurs parents pour la survie, ont le sentiment que leur vie d'écoliers est révolue à jamais.

La rentrée scolaire la semaine prochaine..? Le mois prochain..? Qui peut le dire.

EJ / Radio Métropole Haïti