Publié le 09 septembre 2010
Judith Lachapelle, La Presse
«Je m'appelle Marc Perreault, je suis à l'aube de la quarantaine... et je suis né deux fois.»
L'entrevue se termine quand Marc Perreault cite cette dernière phrase de son récit. Il est assis dans sa cuisine, détendu, le regard vif, le teint basané, le sourire franc. Il ressemble à l'homme qui s'est envolé pour Port-au-Prince, le matin du 12 janvier, à la veille de sa deuxième naissance.
Il revient de loin. L'ingénieur s'était rendu à Port-au-Prince pour un contrat en compagnie de son collègue Serge Marcil, ancien député fédéral. Sitôt descendu de l'avion, il a rencontré des confrères haïtiens, traversé le chaos de la capitale, admiré les maisons cossues de Pétionville avant d'arriver à son hôtel, le Montana.
Au quatrième étage, où se trouvait sa chambre, Serge Marcil l'a salué avant de remonter dans l'ascenseur. Marc Perreault a eu à peine le temps de poser sa valise que la terre s'est mise à trembler. Blotti contre le lit, il s'est évanoui après avoir reçu un morceau de béton sur la tête.
Il s'est réveillé dans le noir, sous les décombres. Ses jambes étaient coincées, il n'était protégé que par un petit cocon qui menaçait de s'effondrer. Il est resté ainsi 18 heures avant qu'on ne le trouve.
Son calvaire, son sauvetage, son séjour dans les camps en attendant désespérément d'être évacué et sa longue réadaptation, il raconte tout dans un livre qui vient de paraître. Une opération «thérapeutique», dit-il, dans laquelle il décoche quelques flèches. Notamment lorsqu'il raconte que, dans le camp des blessés, sur le tarmac de l'aéroport, personne de l'ambassade du Canada n'est venu s'enquérir de l'état des ressortissants.
«Depuis trop longtemps, écrit-il, le Canada me fait penser à un majestueux vaisseau qui possède tout ce qu'il faut pour susciter la fierté chez ceux qui s'y embarquent. Seulement, les capitaines et la majorité des membres d'équipage qui obtiennent l'autorisation de manoeuvrer ce grand bateau sont généralement de bien mauvais marins.»
Marc Perreault ressemble physiquement à l'homme qu'il était avant de partir à Haïti. Mais quelque chose est bel et bien resté dans les décombres du Montana. Vendue, la grande maison qu'il habitait en banlieue. Partis, le 4X4, le bateau et la moto. Il passe désormais plus de temps avec ses trois enfants. «Je suis séparé, je les voyais une fin de semaine sur deux et ils ne voulaient même plus venir me voir, parce que je travaillais tout le temps pour me payer ces bébelles. Je ne veux plus être esclave de ça.»
***
Marc Perreault. Sous les décombres de l'hôtel Montana: Récit d'un survivant du séisme en Haïti. Éditions Les Intouchables.
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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jeudi 9 septembre 2010
mardi 18 mai 2010
Haïti cherche à reloger ses sinistrés
AFP.- 18/05/2010 Le représentant en Haïti du secrétaire général de l'ONU Edmond Mulet a annoncé que les Nations unies travaillaient avec le gouvernement haïtien sur plusieurs solutions pour déloger les sinistrés qui occupent les places publiques de la capitale.
Plus de 1,3 million de personnes ont été jetées à la rue suite au séisme du 12 janvier qui a fait entre 250.000 à 300.000 morts, selon l'ONU. Plusieurs centaines de milliers de personnes campent depuis dans la rue, faute de maison encore debout ou de peur qu'elle ne s'écroule.
"Nous sommes en train d'identifier des maisons qui n'ont pas été trop abîmées pour aider les propriétaires à faire des réparations afin d'inciter les personnes à rentrer chez elles et accueillir d'autres sinistrés", a fait savoir lundi le responsable onusien.
M. Mulet, qui visitait un camp de réfugiés de 8.000 personnes près de Cité soleil, le plus grand bidonville d'Haïti, a indiqué que l'ONU était en train de discuter avec le gouvernement haïtien afin de développer une stratégie à moyen et à long terme pour les personnes déplacées.
"Après avoir fourni des tentes à la majorité des victimes du séisme, nous devons passer à une autre phase qui consiste à donner des abris plus solides et plus sûrs aux gens car la saison pluvieuse est là et la saison des cyclones arrive", a averti M. Mulet.
"La vie de certains résidents du camp de Tapis vert est menacée par les inondations. Nous envisageons de faire venir des engins lourds pour creuser des canaux d'écoulement des eaux de pluie", a déclaré Nigel Fisher, coordinateur de l'aide humanitaire de l'ONU en Haïti. Le camp de Tapis vert à la sortie nord de Port-au-Prince abrite plus de 8.000 personnes.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/18/97001-20100518FILWWW00443-haiti-cherche-a-reloger-ses-sinistres.php
Plus de 1,3 million de personnes ont été jetées à la rue suite au séisme du 12 janvier qui a fait entre 250.000 à 300.000 morts, selon l'ONU. Plusieurs centaines de milliers de personnes campent depuis dans la rue, faute de maison encore debout ou de peur qu'elle ne s'écroule.
"Nous sommes en train d'identifier des maisons qui n'ont pas été trop abîmées pour aider les propriétaires à faire des réparations afin d'inciter les personnes à rentrer chez elles et accueillir d'autres sinistrés", a fait savoir lundi le responsable onusien.
M. Mulet, qui visitait un camp de réfugiés de 8.000 personnes près de Cité soleil, le plus grand bidonville d'Haïti, a indiqué que l'ONU était en train de discuter avec le gouvernement haïtien afin de développer une stratégie à moyen et à long terme pour les personnes déplacées.
"Après avoir fourni des tentes à la majorité des victimes du séisme, nous devons passer à une autre phase qui consiste à donner des abris plus solides et plus sûrs aux gens car la saison pluvieuse est là et la saison des cyclones arrive", a averti M. Mulet.
"La vie de certains résidents du camp de Tapis vert est menacée par les inondations. Nous envisageons de faire venir des engins lourds pour creuser des canaux d'écoulement des eaux de pluie", a déclaré Nigel Fisher, coordinateur de l'aide humanitaire de l'ONU en Haïti. Le camp de Tapis vert à la sortie nord de Port-au-Prince abrite plus de 8.000 personnes.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/18/97001-20100518FILWWW00443-haiti-cherche-a-reloger-ses-sinistres.php
mardi 20 avril 2010
Haïti : Les risques d'un séisme majeur sont relativement minces.
Des sismologues américains de l'US Geological Survey (USGS), ont affirmé ce lundi qu'Haïti n'est pas sous la menace imminente d'un tremblement de terre majeur. Lors d'une conférence de presse organisée ce lundi par l'ambassade des Etats Unis, les experts ont fait savoir que la fréquence des répliques enregistrées à Port au-prince et dans certaines villes de province ne constitue pas le signe annonciateur d'un puissant tremblement de terre. Cependant, tout risque de séisme majeur, n'est pas totalement écarté.
« En dépit de fréquentes répliques, cela n'augmente pas pour autant la possibilité d'avoir, à court terme d'autres tremblements de terre, par contre elle ne la diminue pas non plus. Les séismes majeurs vont continuer à se produire comme dans le passé », a déclaré le Dr Michael Blanpied coordonateur Associé pour les risques de tremblements de terre du service de Géologie des Etats-Unis.
Selon Susan Hough, Sismologue à l'Agence de Surveillance Géologique des Etats-Unis (US Geological Survey), les probabilités pour qu'il y ait une secousse tellurique de magnitude 6 à 8 sont extrêmement faibles. En ce sens elle invite la population haïtienne à se méfier aux rumeurs alarmistes qui courent actuellement dans le pays.
« Les risques sismiques existent et vont persister. La faille dite de Tiburon à Petion-Ville est toujours en activité. Des experts canadiens et américains ont installé 25 sismomètres le long de cette faille » déclare, de son côté, Dieuseul Anglade, directeur du Bureau des Mines et de l'Energie.
Monsieur Anglade fait remarqué que les spécialistes répertorient chaque jour de nouvelles répliques dans 17 zones se trouvant entre Port-au-Prince et Jacmel. Ces répliques de faible magnitude peuvent néanmoins causer de nouveaux dégâts aux bâtiments déjà endommagés. En ce sens le responsable du Bureau des Mines invite la population à la vigilance.
Par ailleurs, le professeur Dieuseul Anglade indique que des specialistes haïtiens et étrangers surveillent la Faille du Nord capable d'engendrer des Tsunami. Les sismologues recueillent actuellement des informations afin de protéger la population d'une éventuelle catastrophe, poursuit-il.
Interrogé sur l'intense activité sismique observée actuellement un peu partout dans le monde, les experts font remarquer que la fréquence de ces phénomènes n'est pas anormale.»
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17582
« En dépit de fréquentes répliques, cela n'augmente pas pour autant la possibilité d'avoir, à court terme d'autres tremblements de terre, par contre elle ne la diminue pas non plus. Les séismes majeurs vont continuer à se produire comme dans le passé », a déclaré le Dr Michael Blanpied coordonateur Associé pour les risques de tremblements de terre du service de Géologie des Etats-Unis.
Selon Susan Hough, Sismologue à l'Agence de Surveillance Géologique des Etats-Unis (US Geological Survey), les probabilités pour qu'il y ait une secousse tellurique de magnitude 6 à 8 sont extrêmement faibles. En ce sens elle invite la population haïtienne à se méfier aux rumeurs alarmistes qui courent actuellement dans le pays.
« Les risques sismiques existent et vont persister. La faille dite de Tiburon à Petion-Ville est toujours en activité. Des experts canadiens et américains ont installé 25 sismomètres le long de cette faille » déclare, de son côté, Dieuseul Anglade, directeur du Bureau des Mines et de l'Energie.
Monsieur Anglade fait remarqué que les spécialistes répertorient chaque jour de nouvelles répliques dans 17 zones se trouvant entre Port-au-Prince et Jacmel. Ces répliques de faible magnitude peuvent néanmoins causer de nouveaux dégâts aux bâtiments déjà endommagés. En ce sens le responsable du Bureau des Mines invite la population à la vigilance.
Par ailleurs, le professeur Dieuseul Anglade indique que des specialistes haïtiens et étrangers surveillent la Faille du Nord capable d'engendrer des Tsunami. Les sismologues recueillent actuellement des informations afin de protéger la population d'une éventuelle catastrophe, poursuit-il.
Interrogé sur l'intense activité sismique observée actuellement un peu partout dans le monde, les experts font remarquer que la fréquence de ces phénomènes n'est pas anormale.»
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17582
vendredi 16 avril 2010
La BID ouvre un compte de 100 millions à Haïti
Le Conseil d'administration de l'Inter-American Development Bank (BID) a annoncé l'approbation d'un compte pour la gestion des ressources des donateurs pour Haïti. Ce compte pourra recevoir des contributions totalisant jusqu'à 100 millions de dollars en provenance des pays de l'Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR).
L'UNASUR comprend l'Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Équateur, Guyana, Paraguay, Pérou, Surinam, Uruguay et Venezuela.
Le compte sera administré par la BID et est destiné à un appui budgétaire sur demande du gouvernement haïtien. Cette initiative s'inscrit dans l'engagement UNASUR à soutenir la reconstruction d'Haïti après le séisme du 12 Janvier et se situe dans le cadre du soutien global pour Haïti, la BID est de mobiliser la communauté internationale.
N/ Radio Métropole Haïti
L'UNASUR comprend l'Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Équateur, Guyana, Paraguay, Pérou, Surinam, Uruguay et Venezuela.
Le compte sera administré par la BID et est destiné à un appui budgétaire sur demande du gouvernement haïtien. Cette initiative s'inscrit dans l'engagement UNASUR à soutenir la reconstruction d'Haïti après le séisme du 12 Janvier et se situe dans le cadre du soutien global pour Haïti, la BID est de mobiliser la communauté internationale.
N/ Radio Métropole Haïti
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