Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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vendredi 26 octobre 2012
Challans. À la médiathèque, une collecte de livres pour Haïti
vendredi 26 octobre 2012
Trois jours de collecte de livres sont organisés à la médiathèque de Challans le 26 octobre et les 16 et 23 novembre.
Pourquoi une telle collecte ?
Le 12 janvier 2010, Haïti était dévastée par un séisme de très forte amplitude. Suite à ce drame, Bibliothèques sans frontières et la Société des auteurs francophones ont conclu un partenariat pour aider à reconstituer le capital de livres destinés aux bibliothèques du Pays. La ville de Challans s’associe à cette initiative par l’intermédiaire de la médiathèque. Celle-ci donnera des documents de son fonds, et se charge de recueillir les livres des particuliers qui souhaitent participer à cette action. Des collectes auront ainsi lieu vendredis 26 octobre, 16 et 23 novembre, de 15 h 30 à 19 h.
Quels livres donner ?
Les bibliothèques d’Haïti ont des besoins précis. Il est donc important de ne collecter que les livres qui correspondent à leurs attentes. Les ouvrages suivants sont les bienvenus : livres de fiction et de non-fiction pour les publics jeunesse et adulte, documentaires dans tous les domaines, contes et romans, bandes dessinées (les grands classiques comme Tintin, Astérix ou Lucky Luke ont beaucoup de succès), des livres pratiques (sur la santé, l’hygiène, la famille, l’éducation, etc.), des encyclopédies et dictionnaires postérieurs à 2000, ou encore des revues périodiques (Courrier international, National Geographic, Sciences et Vie, Géo, Phosphore, J’aime lire, etc.).
Le livre donné doit ainsi être en bon état, l’année d’édition doit être inférieure à 20 ans pour les ouvrages de fiction et non-fiction, à 10 ans pour les ouvrages concernant les sujets évolutifs (encyclopédies, sciences, atlas, etc.)
Quels livres ne pas donner ?
Certains livres ne seront pas acceptés lors de ces collectes : les manuels scolaires car les programmes sont différents, les ouvrages qui diffusent les théories de groupes religieux et évangélistes, les nouvelles et romans en format poche de mauvaise tenue, les ouvrages centrés sur la France (politique, histoire, biographies, essais, etc.), et enfin les guides touristiques.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Challans.-a-la-mediatheque-une-collecte-de-livres-pour-Haiti_-2126757------85047-aud_actu.Htm
mardi 29 mai 2012
Un mètre d'électricité pour... 17 euros
VILLENEUVE D ASCQ / HAÏTI
Publié le mardi 29 mai 2012 à 06h00
À l'école maternelle Marie Soleil, une journée où l'on fête les anniversaires.
Face à la multitude des sollicitations de la part des associations, les donateurs hésitent souvent faute de connaître la destination concrète de leurs dons. Avec le projet de Timoun d'Haïti, pas de place au doute : 17 E financeront un mètre de linéaire d'installation électrique. ISABELLE DUPONT > isabelle.dupont@nordeclair.fr
Depuis 17 ans que Michel Debarge a créé Timoun d'Haïti, après être tombé amoureux de cette île des Antilles, il n'a eu de cesse d'y multiplier les projets de développement, en particuliers à destination des enfants. Ainsi la construction de l'école communautaire Demontreuil à Jacmel, à trois heures de Port au Prince, a débuté en janvier 2006. Et elle a résisté au séisme de janvier 2010. Aujourd'hui, elle va ouvrir sa sixième classe de primaire, sans compter les trois de maternelle et accueille donc plus de 320 élèves. La première rentrée s'est faite en septembre 2009 et l'école sera officiellement inaugurée le 28 septembre de cette année.
Pas assez de budget jusqu'à l'école
Surtout, elle n'est pas encore reliée au réseau électrique. Michel Debarge, président et fondateur de Timoun d'Haïti (l'association compte 79 adhérents et 160 donateurs) s'est rendu sur place en mars dernier pour tenter de remédier à l'affaire. « Il y a 2 kms de la route jusqu'à l'école.
J'ai rencontré la Minustah (Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti) qui a décidé d'amener l'électricité dans deux ruelles dont la nôtre, mais qui s'est arrêtée à 600 m de l'école ! » La faute à des budgets qui seraient insuffisants, lui a-t-on répondu. Pas de quoi décourager le septuagénaire qui en a vu d'autres en Haïti. Pour faire parvenir l'électricité jusqu'à l'école, l'association a besoin de 10 200 E pour ces fameux 600 m, soit... 17 E du mètre, avec un prix spécial pour les généreux donateurs : 5 m pour 85 E. « On a vendu 108 m en 15 jours », se réjouit Michel Debarge qui compte bien venir à bout des 500 m restants.
Tous les projets de l'association reposent sur des dons et subventions. Et les Villeneuvois savent se mobiliser. Ainsi Annappes entraide pour la troisième année consécutive depuis le tremblement de terre finance deux mois et demi du salaire du médecin du centre de santé, auxquels s'ajoutent les 650 E du Comité de solidarité de la paroisse Cana, soit un mois et demi de salaire. « Et nous avons de belles initiatives. Ainsi deux religieuses de la maison Roméro au Pont de Bois qui fêtaient le cinquantenaire de leur engagement ont demandé aux paroissiens d'aider les enfants d'Haïti plutôt que de leur faire un cadeau. » Résultat : 640 E qui viendront financer les kits scolaires (cartables, livres...) des enfants de Jacmel.
Quant à l'électricité, si surplus de dons il y avait, ils seraient réaffectés vers la cantine qui nécessite 20 000 E par an. w
http://www.nordeclair.fr/Locales/Villeneuve-d-Ascq/2012/05/29/un-metre-d-electricite-pour-17-euros.shtml
Publié le mardi 29 mai 2012 à 06h00
À l'école maternelle Marie Soleil, une journée où l'on fête les anniversaires.
Face à la multitude des sollicitations de la part des associations, les donateurs hésitent souvent faute de connaître la destination concrète de leurs dons. Avec le projet de Timoun d'Haïti, pas de place au doute : 17 E financeront un mètre de linéaire d'installation électrique. ISABELLE DUPONT > isabelle.dupont@nordeclair.fr
Depuis 17 ans que Michel Debarge a créé Timoun d'Haïti, après être tombé amoureux de cette île des Antilles, il n'a eu de cesse d'y multiplier les projets de développement, en particuliers à destination des enfants. Ainsi la construction de l'école communautaire Demontreuil à Jacmel, à trois heures de Port au Prince, a débuté en janvier 2006. Et elle a résisté au séisme de janvier 2010. Aujourd'hui, elle va ouvrir sa sixième classe de primaire, sans compter les trois de maternelle et accueille donc plus de 320 élèves. La première rentrée s'est faite en septembre 2009 et l'école sera officiellement inaugurée le 28 septembre de cette année.
Pas assez de budget jusqu'à l'école
Surtout, elle n'est pas encore reliée au réseau électrique. Michel Debarge, président et fondateur de Timoun d'Haïti (l'association compte 79 adhérents et 160 donateurs) s'est rendu sur place en mars dernier pour tenter de remédier à l'affaire. « Il y a 2 kms de la route jusqu'à l'école.
J'ai rencontré la Minustah (Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti) qui a décidé d'amener l'électricité dans deux ruelles dont la nôtre, mais qui s'est arrêtée à 600 m de l'école ! » La faute à des budgets qui seraient insuffisants, lui a-t-on répondu. Pas de quoi décourager le septuagénaire qui en a vu d'autres en Haïti. Pour faire parvenir l'électricité jusqu'à l'école, l'association a besoin de 10 200 E pour ces fameux 600 m, soit... 17 E du mètre, avec un prix spécial pour les généreux donateurs : 5 m pour 85 E. « On a vendu 108 m en 15 jours », se réjouit Michel Debarge qui compte bien venir à bout des 500 m restants.
Tous les projets de l'association reposent sur des dons et subventions. Et les Villeneuvois savent se mobiliser. Ainsi Annappes entraide pour la troisième année consécutive depuis le tremblement de terre finance deux mois et demi du salaire du médecin du centre de santé, auxquels s'ajoutent les 650 E du Comité de solidarité de la paroisse Cana, soit un mois et demi de salaire. « Et nous avons de belles initiatives. Ainsi deux religieuses de la maison Roméro au Pont de Bois qui fêtaient le cinquantenaire de leur engagement ont demandé aux paroissiens d'aider les enfants d'Haïti plutôt que de leur faire un cadeau. » Résultat : 640 E qui viendront financer les kits scolaires (cartables, livres...) des enfants de Jacmel.
Quant à l'électricité, si surplus de dons il y avait, ils seraient réaffectés vers la cantine qui nécessite 20 000 E par an. w
http://www.nordeclair.fr/Locales/Villeneuve-d-Ascq/2012/05/29/un-metre-d-electricite-pour-17-euros.shtml
vendredi 13 avril 2012
PROJET AVRIL POUR HAITI
Sarah Saïdi
Le projet Avril pour Haïti, lancé en 2010 par des membres du personnel du cégep de Sherbrooke, a entrepris cette année la phase centrale de son projet de soutien à l'éducation en Haïti en choisissant d'apporter son aide au programme de soins infirmiers de l'Institut de formation standard et universel de St-Marc en Haïti.
On n'a pas la prétention de vouloir changer le monde, on souhaite plutôt partager avec les Haïtiens ce qu'on sait faire de mieux: l'école », résume Clermont Olivier, enseignant en politique au cégep de Sherbrooke et membre du comité Avril pour Haïti.
Deux enseignantes de Soins infirmiers et un employé du Service d'internationalisation du cégep se sont déplacés en Haïti le mois dernier pour établir un premier contact avec les gens de l'Institut de St-Marc et identifier leurs besoins. Les membres d'Avril pour Haïti miseront sur leurs ressources et leur expertise en pédagogie pour aider l'Institut dans l'élaboration de programmes, de plans de formation, de plans de cours ou encore dans la formation des maîtres. «Les besoins sont grands, ils manquent de ressources à tous les niveaux. L'Institut n'a même pas de bâtiment, il doit louer des locaux dans d'autres écoles», relate M. Olivier.
D'ici les prochains jours, deux responsables de l'Institut St-Marc se déplaceront à Sherbrooke pour rencontrer les membres du comité Avril pour Haïti. Cette visite servira surtout à élaborer un plan d'action pour les prochaines années, mais aussi à déjà donner aux Haïtiens des outils concrets. «Les gens de l'Institut possèdent du matériel informatique, mais ont besoin d'un coup de main que les techniciens en informatique du cégep pourront leur fournir sans problème», mentionne Clermont Olivier.
Pour assurer la réussite du projet, Avril pour Haïti s'est associé à la Fondation Paul-Gérin-Lajoie, active en Haïti depuis de nombreuses années. «C'était important pour nous de nous associer à un partenaire solide avec une bonne connaissance du terrain et des contacts pour être sûrs de notre coup», souligne Marie-Claude Dupoy, conseillère en communication au cégep de Sherbrooke.
C'est d'ailleurs la Fondation Paul-Gérin-Lajoie qui a aidé au choix de l'institution d'enseignement. «La Fondation PGL avait déjà des contacts dans la région du nord-ouest de Port-au-Prince, où se situe l'Institut de St-Marc, puis on a choisi un programme qu'on avait en commun: les soins infirmiers», explique Clermont Olivier.
Le cégep de Sherbrooke s'est engagé jusqu'en 2015 avec Avril pour Haïti, mais il n'est pas exclu de continuer le projet au-delà de cette date, affirme Clermont Olivier. Le groupe rêve déjà d'envoyer ses étudiants en stage en Haïti, d'accueillir des étudiants haïtiens au cégep ou d'élargir la collaboration à d'autres secteurs de formation... des idées qui pourront prendre forme au fil des ans.
Par ailleurs, Avril pour Haïti organise la troisième édition de son spectacle-bénéfice, principale activité de financement du projet. Cette année, Damien Robitaille sera le clou de la soirée. Le chanteur québécois s'était d'ailleurs rendu en Haïti au lendemain du séisme de janvier 2010.
Il sera précédé sur scène de seize enseignants en musique du cégep de Sherbrooke, qui interpréteront plusieurs pièces classiques, jazz et populaire. L'artiste haïtien Janice, dit le sonneur, clôturera la soirée.
Le spectacle se tiendra le 18 avril prochain à la salle Alfred-DesRochers. Les billets sont en vente au coût de 20 $ (10$ pour les étudiants) à la Fondation du cégep, pavillon 5, local 31-132 ou au 819 564-6100
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/la-nouvelle/actualites/201204/12/01-4514804-avril-pour-haiti-un-geste-de-solidarite-pedagogique.php
On n'a pas la prétention de vouloir changer le monde, on souhaite plutôt partager avec les Haïtiens ce qu'on sait faire de mieux: l'école », résume Clermont Olivier, enseignant en politique au cégep de Sherbrooke et membre du comité Avril pour Haïti.
Deux enseignantes de Soins infirmiers et un employé du Service d'internationalisation du cégep se sont déplacés en Haïti le mois dernier pour établir un premier contact avec les gens de l'Institut de St-Marc et identifier leurs besoins. Les membres d'Avril pour Haïti miseront sur leurs ressources et leur expertise en pédagogie pour aider l'Institut dans l'élaboration de programmes, de plans de formation, de plans de cours ou encore dans la formation des maîtres. «Les besoins sont grands, ils manquent de ressources à tous les niveaux. L'Institut n'a même pas de bâtiment, il doit louer des locaux dans d'autres écoles», relate M. Olivier.
D'ici les prochains jours, deux responsables de l'Institut St-Marc se déplaceront à Sherbrooke pour rencontrer les membres du comité Avril pour Haïti. Cette visite servira surtout à élaborer un plan d'action pour les prochaines années, mais aussi à déjà donner aux Haïtiens des outils concrets. «Les gens de l'Institut possèdent du matériel informatique, mais ont besoin d'un coup de main que les techniciens en informatique du cégep pourront leur fournir sans problème», mentionne Clermont Olivier.
Pour assurer la réussite du projet, Avril pour Haïti s'est associé à la Fondation Paul-Gérin-Lajoie, active en Haïti depuis de nombreuses années. «C'était important pour nous de nous associer à un partenaire solide avec une bonne connaissance du terrain et des contacts pour être sûrs de notre coup», souligne Marie-Claude Dupoy, conseillère en communication au cégep de Sherbrooke.
C'est d'ailleurs la Fondation Paul-Gérin-Lajoie qui a aidé au choix de l'institution d'enseignement. «La Fondation PGL avait déjà des contacts dans la région du nord-ouest de Port-au-Prince, où se situe l'Institut de St-Marc, puis on a choisi un programme qu'on avait en commun: les soins infirmiers», explique Clermont Olivier.
Le cégep de Sherbrooke s'est engagé jusqu'en 2015 avec Avril pour Haïti, mais il n'est pas exclu de continuer le projet au-delà de cette date, affirme Clermont Olivier. Le groupe rêve déjà d'envoyer ses étudiants en stage en Haïti, d'accueillir des étudiants haïtiens au cégep ou d'élargir la collaboration à d'autres secteurs de formation... des idées qui pourront prendre forme au fil des ans.
Par ailleurs, Avril pour Haïti organise la troisième édition de son spectacle-bénéfice, principale activité de financement du projet. Cette année, Damien Robitaille sera le clou de la soirée. Le chanteur québécois s'était d'ailleurs rendu en Haïti au lendemain du séisme de janvier 2010.
Il sera précédé sur scène de seize enseignants en musique du cégep de Sherbrooke, qui interpréteront plusieurs pièces classiques, jazz et populaire. L'artiste haïtien Janice, dit le sonneur, clôturera la soirée.
Le spectacle se tiendra le 18 avril prochain à la salle Alfred-DesRochers. Les billets sont en vente au coût de 20 $ (10$ pour les étudiants) à la Fondation du cégep, pavillon 5, local 31-132 ou au 819 564-6100
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/la-nouvelle/actualites/201204/12/01-4514804-avril-pour-haiti-un-geste-de-solidarite-pedagogique.php
mercredi 18 janvier 2012
« Ça commence à changer. Assez, oui, pour être optimistes »
mercredi 18.01.2012, 05:21 - La Voix du Nord • LES VISAGES DE L'ACTUALITÉANNETTE ET JOSEP
Pour la troisième fois depuis le 12 janvier 2010, ils sont retournés sur place. De ce dernier voyage en Haïti après le tremblement de terre qui a ravagé le pays, Annette et Joseph Massé, membres ô combien actifs de la Communauté haïtienne du Nord - Pas-de-Calais, sont revenus avec espoir et l'assurance que l'aide apportée aux Haïtiens, même s'il ne s'agit que d'une « petite goutte d'eau », était efficace. Les deux Wavrinois restent mobilisés : « Il y a toujours besoin d'argent. »
PAR JEAN-CHARLES GATINEAU
lambersart@lavoixdunord.fr
De leurs deux premiers voyages, Annette et Joseph Massé étaient rentrés « déçus », pour dire pudiquement les choses. En mars, puis en novembre 2010, les stigmates du terrible tremblement de terre de janvier de la même année étaient encore présents. « L'école Saint-Alphonse que nous soutenions depuis 25 ans n'était plus qu'un tas de gravats », se souviennent les époux wavrinois.
Pour la troisième fois, donc, ils sont retournés sur place, au mois de décembre, rencontrer les Haïtiens et constater l'efficacité de l'aide fournie. Une aide financière rendue possible grâce à toutes les actions de soutien organisées par l'association et auxquelles ont adhéré en masse les Nordistes, en particulier les Wavrinois et les habitants des Weppes.
Quatre mois de cantine
« En deux ans, il y a eu beaucoup de choses faites, ont constaté Annette et Jospeh. Après le tremblement de terre, puis le cyclône et l'épidémie de choléra, on avait l'impression que les Haïtiens étaient démoralisés. Mais, en décembre, on a constaté que le peuple rebondissait, avec un courage phénoménal. » Plus précisément, les Massé se sont rendus dans la capitale Port-au-Prince, dans l'espoir de rendre visite aux élèves de l'école Saint-Alphonse, reconstruite dans le bidonville de Cité Soleil. « Nous n'avons pas pu y accéder pour des questions d'insécurité, regrettent-ils.
Mais nous savons, via son administrateur, que l'argent a été bien employé. » L'association a donné deux fois 5 000 E. « Cela a permis de payer quatre mois de cantine pour 900 enfants et d'acheter des bancs et des tables.
160 E pour un banc de cinq places, cela peut paraître cher, mais là-bas, le bois est rare, donc très cher. » Ils ont pris ensuite la Route du Nord, vers Grande Plaine.
Ils y ont rencontré des paysans et leurs familles, regroupés dans ce qui ressemble à une coopérative et appelée kombit. « Les paysans creusent des routes et en profitent pour aménager les abords en zone cultivables (légumes, bananes, cannes à sucre...), tout en reboisant la montagne. »
Là encore, l'aide de l'association s'est montée à deux fois 5 000 E. Cet argent a de nouveau servi pour la cantine des enfants mais aussi pour aider aux soins de tous : « Le premier hôpital est à 18 km, il est difficile de s'y rendre et, sur place, les soins ne sont pas gratuits. » Une partie de la somme est de plus destinée au reboisement et l'ensemencement des terres.
Plus loin dans le pays, les Nordistes ont également acheté quatre vaches laitières afin de fournir du lait pour les cantines.
Dans le petit lieu-dit de Bois au Bée, ils ont rencontré des familles vivant encore sous des tentes fournies après le séisme et qui devraient bientôt être relogées. « L'école va bientôt être reconstruite ! »
« Tout avance mais cela prend du temps. Le but de nos voyages est aussi de montrer à tous ceux qui ont donné que l'argent que ce que nous avons envoyé sert réellement à quelque chose. Beaucoup de gens ont eu trop de doutes sur l'aide humanitaire. Mais il faut continuer à nous aider . »
Ce qu'Annette et Joseph ont vu en décembre leur permet-il d'être optimistes ?
« Ça commence à changer. Assez, oui, pour être optimistes. Les gens ont espoir en leur nouveau président qui a notamment promis l'école gratuite pour tous. Il devra néanmoins très vite résoudre les problèmes d'insécurité.
Les gens sont en tout cas nourris de confiance. Ils ont tous espoir : Bon die bon, disent-ils en créole. Dieu est bon. »
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Loos/actualite/Loos/2012/01/18/article_ca-commence-a-changer-assez-oui-pour-et.shtml
Pour la troisième fois depuis le 12 janvier 2010, ils sont retournés sur place. De ce dernier voyage en Haïti après le tremblement de terre qui a ravagé le pays, Annette et Joseph Massé, membres ô combien actifs de la Communauté haïtienne du Nord - Pas-de-Calais, sont revenus avec espoir et l'assurance que l'aide apportée aux Haïtiens, même s'il ne s'agit que d'une « petite goutte d'eau », était efficace. Les deux Wavrinois restent mobilisés : « Il y a toujours besoin d'argent. »
PAR JEAN-CHARLES GATINEAU
lambersart@lavoixdunord.fr
De leurs deux premiers voyages, Annette et Joseph Massé étaient rentrés « déçus », pour dire pudiquement les choses. En mars, puis en novembre 2010, les stigmates du terrible tremblement de terre de janvier de la même année étaient encore présents. « L'école Saint-Alphonse que nous soutenions depuis 25 ans n'était plus qu'un tas de gravats », se souviennent les époux wavrinois.
Pour la troisième fois, donc, ils sont retournés sur place, au mois de décembre, rencontrer les Haïtiens et constater l'efficacité de l'aide fournie. Une aide financière rendue possible grâce à toutes les actions de soutien organisées par l'association et auxquelles ont adhéré en masse les Nordistes, en particulier les Wavrinois et les habitants des Weppes.
Quatre mois de cantine
« En deux ans, il y a eu beaucoup de choses faites, ont constaté Annette et Jospeh. Après le tremblement de terre, puis le cyclône et l'épidémie de choléra, on avait l'impression que les Haïtiens étaient démoralisés. Mais, en décembre, on a constaté que le peuple rebondissait, avec un courage phénoménal. » Plus précisément, les Massé se sont rendus dans la capitale Port-au-Prince, dans l'espoir de rendre visite aux élèves de l'école Saint-Alphonse, reconstruite dans le bidonville de Cité Soleil. « Nous n'avons pas pu y accéder pour des questions d'insécurité, regrettent-ils.
Mais nous savons, via son administrateur, que l'argent a été bien employé. » L'association a donné deux fois 5 000 E. « Cela a permis de payer quatre mois de cantine pour 900 enfants et d'acheter des bancs et des tables.
160 E pour un banc de cinq places, cela peut paraître cher, mais là-bas, le bois est rare, donc très cher. » Ils ont pris ensuite la Route du Nord, vers Grande Plaine.
Ils y ont rencontré des paysans et leurs familles, regroupés dans ce qui ressemble à une coopérative et appelée kombit. « Les paysans creusent des routes et en profitent pour aménager les abords en zone cultivables (légumes, bananes, cannes à sucre...), tout en reboisant la montagne. »
Là encore, l'aide de l'association s'est montée à deux fois 5 000 E. Cet argent a de nouveau servi pour la cantine des enfants mais aussi pour aider aux soins de tous : « Le premier hôpital est à 18 km, il est difficile de s'y rendre et, sur place, les soins ne sont pas gratuits. » Une partie de la somme est de plus destinée au reboisement et l'ensemencement des terres.
Plus loin dans le pays, les Nordistes ont également acheté quatre vaches laitières afin de fournir du lait pour les cantines.
Dans le petit lieu-dit de Bois au Bée, ils ont rencontré des familles vivant encore sous des tentes fournies après le séisme et qui devraient bientôt être relogées. « L'école va bientôt être reconstruite ! »
« Tout avance mais cela prend du temps. Le but de nos voyages est aussi de montrer à tous ceux qui ont donné que l'argent que ce que nous avons envoyé sert réellement à quelque chose. Beaucoup de gens ont eu trop de doutes sur l'aide humanitaire. Mais il faut continuer à nous aider . »
Ce qu'Annette et Joseph ont vu en décembre leur permet-il d'être optimistes ?
« Ça commence à changer. Assez, oui, pour être optimistes. Les gens ont espoir en leur nouveau président qui a notamment promis l'école gratuite pour tous. Il devra néanmoins très vite résoudre les problèmes d'insécurité.
Les gens sont en tout cas nourris de confiance. Ils ont tous espoir : Bon die bon, disent-ils en créole. Dieu est bon. »
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Loos/actualite/Loos/2012/01/18/article_ca-commence-a-changer-assez-oui-pour-et.shtml
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