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lundi 2 mai 2011

L'Usaid contribue au renforcement du secteur agricole

A l'occasion de la fête du Travail et de l'Agriculture le gouvernement américain, à travers l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID), a inauguré le Centre de Développement Rural Durable dans la localité de Bas Boen à la Croix des Bouquets. Ce centre contribuera à moderniser le secteur agricole haïtien en formant les agriculteurs à utiliser des techniques modernes de l'agriculture qui permettront d'augmenter la production et les revenus. La directrice de l'USAID en Haïti, Carleene Dei, a mis l'accent sur le support du gouvernement américain qui contribuera à former des milliers d'agriculteurs au cours des prochaines années. " Une fois que le centre fonctionnera sans problème, les institutions haïtiennes possèderont les connaissances et l'expérience pour gérer le centre sans notre aide", a-t-elle expliqué.
L'agriculture qui représente 25 % du Produit Intérieur Brut (PIB) est un secteur prioritaire pour le gouvernement haïtien et l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID). Le Centre de Développement Rural Durable est l'un des 8 centres de formation agricole construits grâce au financement du gouvernement américain.
Sur le campus de cinq hectares de Bas Boen ont été construits un centre de formation, un dépôt, un dortoir, trois laboratoires et un espace pour la formation à distance. Les centres de formation font partie du programme de lutte contre la faim dans le monde et pour la sécurité alimentaire du président américain Barack Obama.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19066

samedi 1 janvier 2011

Hillary Clinton réitère le "ferme soutien" de Washington à Haïti à l’occasion du 207e anniversaire de son indépendance

Alors que le chef de la diplomatie américaine salue l’extraordinaire résilience du peuple haïtien, le Président René Préval doit commémorer samedi aux Gonaïves la geste de 1804 avec, au bout de son mandat, une accumulation de catastrophes naturelles, sanitaires et politiques vendredi 31 décembre 2010, Radio Kiskeya
La Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a renouvelé vendredi le "ferme" soutien de son pays à Haïti et a fait l’éloge de la force et de la volonté du pays de surmonter les adversités, dans un message de solidarité adressé au peuple haïtien à l’occasion du 207e anniversaire samedi de l’indépendance nationale.
"En dépit de tout ce que Haïti a affronté, les haïtiens ont démontré une inébranlable force, volonté et passion pour aller de l’avant et construire une nation plus prospère", dit Mme Clinton qui, au nom du Président Barack Obama, a félicité Haïti pour la commémoration de son indépendance proclamée le 1er janvier 1804.
"Le peuple et le gouvernement des Etats-Unis apportent leur ferme soutien au peuple d’Haïti et nous avons pris l’engagement d’aider à assurer que ce soit sa voix qui détermine le chemin de l’avenir pour sa nation et son gouvernement", écrit le chef de la diplomatie américaine dans un communiqué rendu public à Washington.
Ces déclarations interviennent au moment où Haïti fait face à une nouvelle crise politique provoquée par les présidentielles et législatives controversées du 28 novembre dont les résultats préliminaires avaient débouché, début décembre, sur des violences meurtrières.
Hillary Clinton souligne que comme Haïti avait su briser les chaînes de l’esclavage et s’était libérée de la colonisation française pour devenir indépendante, le pays démontre aujourd’hui les mêmes valeurs illustrées par la réponse au séisme dévastateur du 12 janvier.
Tout de suite après la catastrophe ayant emporté entre 250.000 et 300.000 personnes, les haïtiens ainsi que des volontaires de 140 pays, signale la Secrétaire d’Etat, s’étaient unis "de la nuit jusqu’au matin" pour sauver des rescapés prisonniers des décombres et leur fournir les premiers soins nécessaires.
"C’était un témoignage de premier ordre de notre humanité commune dans les jours ayant suivi le tremblement de terre. Et je l’ai vu croître au cours de l’année pendant que les pays de toutes les régions du monde continuent à aider Haïti dans sa reconstruction", a poursuivi la patronne du Département d’Etat.
Enfin, Mme Clinton a souhaité une heureuse année 2011 aux haïtiens en réitérant la volonté des Etats-Unis de continuer à "approfondir l’alliance et l’amitié entre nos nations en vue d’un futur plus brillant pour nos peuples".
A un mois près de la fin de son mandat, le 7 février, le Président René Préval devait participer samedi à la traditionnelle fête de l’indépendance aux Gonaïves (Artibonite, nord).
Le génial stratège Toussaint Louverture, fut le précurseur de l’unique révolution anti-esclavagiste et anti-colonialiste de l’histoire universelle qu’accomplit Haïti contre la France de Napoléon Bonaparte, le 1er janvier 1804, sous le leadership des pères fondateurs de la nation, Jean-Jacques Dessalines, Henri Christophe et Alexandre Pétion. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7377

vendredi 1 octobre 2010

Désignation d’un Coordonnateur spécial de l’aide à long terme des Etats-Unis à Haïti

Un Sénateur républicain s’y oppose, craignant une duplication du rôle de l’Ambassadeur US en Haïti
Jeudi 30 septembre 2010,  Radio Kiskeya
Les Etats-Unis auraient nommé un Coordonnateur spécial de leur aide à la reconstruction d’Haïti, selon une dépêche datée du 29 septembre de l’agence Associated Press (AP) citant deux fonctionnaires du Département d’Etat ayant requis l’anonymat.
L’Administration Obama aurait porté son choix sur Thomas C. Adams, un vétéran de 35 ans du Département d’Etat qui a déjà coordonné l’aide américaine à plus de 18 états de l’ex-Union soviétique et d’autres pays de l’Europe.
L’envoyé spécial des Nations Unies en Haïti et co-président de la Commission Intérimaire de Reconstruction d’Haïti (CIRH), l’ancien président américain Bill Clinton, s’était récemment plaint du fait que seulement 15% de toute l’aide promise pour la reconstruction d’Haïti avait été jusqu’ici débloqué et que l’aide promise par les Etats Unis n’en faisait pas partie. A la conférence des bailleurs de fonds d’Haïti en mars dernier au siège des Nations Unies à New York, Washington s’était engagé à fournir 1.5 milliard de dollars à la reconstruction d’Haïti. Les Etats Unis ont toutefois déjà fourni 1.1 milliard d’aide humanitaire à Haïti depuis le séisme du 12 janvier 2010.
L’aide à long terme des Etats Unis à Haïti a été approuvée l’été dernier par le Congrès américain, mais son déblocage effectif était sujet à la finalisation d’un plan formel d’utilisation. Le Département d’Etat a appointé des experts pour l’élaboration de ce plan et les législateurs américains devraient s’y prononcer dans un délai de 15 jours au-delà duquel l’Administration commencera à débloquer les fonds, indique-t-on à Washington.
« L’Administration Obama est dans une phase finale de discussions avec le Congrès autour du déblocage de fonds supplémentaires pour une stratégie de long terme en Haïti », a déclaré Caitlin Klevorick, conseiller au Département d’Etat qui a travaillé sur le dossier d’Haïti, rapporte AP.
Un plan détaillé d’utilisation de ces fonds rédigé entre-temps par la Commission des affaires étrangères du Sénat américain pour faciliter leur déblocage fait actuellement face à l’opposition du Sénateur républicain d’Oklahoma, Tom Coburn, selon qui le bureau du Coordonnateur spécial de l’aide des Etats Unis à Haïti risque de représenter une duplication du rôle de l’Ambassadeur américain dans le pays.
Le bureau du Coordonnateur spécial pour Haïti qui devrait recevoir 5 millions de dollars par an pendant 5 ans, devrait compter jusqu’à 7 membres. Il aura à traiter des questions relatives aux relations diplomatiques entre Haïti et les Etats-Unis et à la stratégie de reconstruction du pays, selon un mémo transmis par le Département d’Etat à Thomas C. Adams, dont AP dit détenir une copie. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7087
Commentaires:
Ce n'est pas pour rien que l'on ne cesse de le répéter. Haïti est un paradis pour les ONG. L'administration Obama se met au diapason des uatres ONG. Une administration connexe ou parallèle avec l'ambassade des USA.
Un coordonnateur de l'aide américaien qui va coûter 25.000.000 de dollars sur cinq ans qui aura comme fonction et je cite : "Il aura à traiter des questions relatives aux relations diplomatiques entre Haïti et les Etats-Unis et à la stratégie de reconstruction du pays".
Pourtant il existe un ambassadeur américain accrédité en Haïti! Pourquoi un cooordonnateur quand il y a en plus de la mission diplomatique des bureaux et des fonctionnaires de l'USAID en Haïti.
Le tremblement de terre d'Haïti aura profiter à pelin de gens tandis qu'il aura dénombré des victimes condamnés à disparaître au sein de la population... 

jeudi 30 septembre 2010

AP IMPACT: Haiti still waiting for pledged US aid

BY JONATHAN M. KATZ AND MARTHA MENDOZA ASSOCIATED PRESS WRITERS
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Nearly nine months after the earthquake, more than a million Haitians still live on the streets between piles of rubble. One reason: Not a cent of the $1.15 billion the U.S. promised for rebuilding has arrived.
The money was pledged by Secretary of State Hillary Rodham Clinton in March for use this year in rebuilding. The U.S. has already spent more than $1.1 billion on post-quake relief, but without long-term funds, the reconstruction of the wrecked capital cannot begin.
With just a week to go before fiscal 2010 ends, the money is still tied up in Washington. At fault: bureaucracy, disorganization and a lack of urgency, The Associated Press learned in interviews with officials in the State Department, the Senate Foreign Relations Committee, the White House and the U.N. Office of the Special Envoy. One senator has held up a key authorization bill because of a $5 million provision he says will be wasteful.
Meanwhile, deaths in Port-au-Prince are mounting, as quake survivors scramble to live without shelter or food.
"There are truly lives at stake, and the idea that folks are spending more time finger-pointing than getting this solved is almost unbelievable," said John Simon, a former U.S. ambassador to the African Union who is now with the Center for Global Development, a Washington think tank.
Nor is Haiti getting much from other donors. Some 50 other nations and organizations pledged a total of $8.75 billion for reconstruction, but just $686 million of that has reached Haiti so far - less than 15 percent of the total promised for 2010-11.
The lack of funds has all but halted reconstruction work by CHF International, the primary U.S.-funded group assigned to remove rubble and build temporary shelters. Just 2 percent of rubble has been cleared and 13,000 temporary shelters have been built - less than 10 percent of the number planned.
The Maryland-based agency is asking the U.S. government for $16.5 million to remove more than 21 million cubic feet (600,000 cubic meters) of additional rubble and build 4,000 more temporary houses out of wood and metal.
"It's just a matter of one phone call and the trucks are out again. We have contractors ready to continue removing rubble. ... We have local suppliers and international suppliers ready to ship the amount of wood and construction materials we need," said CHF country director Alberto Wilde. "It's just a matter of money."
Last week the inaction bore tragic results. On Friday an isolated storm destroyed an estimated 8,000 tarps, tents and shacks in the capital and killed at least six people, including two children. And the threat of violence looms as landowners threaten entire camps with forced eviction.
In Washington there is confusion about the money. At a July hearing, Ravij Shah, director of the U.S. Agency for International Development, thanked members of Congress for approving the funds, saying, "The resources are flowing and are being spent in country."
It wasn't true then, and still hasn't happened.
When the earthquake hit, U.S. agencies sent troops, rescuers, aid workers and supplies to the devastated capital, Port-au-Prince. On March 24, President Barack Obama asked Congress for $2.8 billion in emergency aid to Haiti - about half to pay back money already spent by USAID, the Defense Department and others. An additional $212 million was to write off debt.

The heart of the request was $1.15 billion in new reconstruction funds.
A week later, Clinton touted that figure in front of representatives of 50 nations at the U.N. secretariat, the president of Haiti at her side.
"If the effort to rebuild is slow or insufficient, if it is marked by conflict, lack of coordination or lack of transparency, then the challenges that have plagued Haiti for years could erupt with regional and global consequences," Clinton said.
That was nearly six months ago. It took until May for the Senate to pass a supplemental request for the Haiti funds and until July for the House to do the same. The votes made $917 million available but did not dictate how or when to spend it. Without that final step, the money remains in the U.S. Treasury.
Then came summer recess, emergencies in Pakistan and elsewhere, and the distractions of election politics.
Now the authorization bill that would direct how the aid is delivered remains sidelined by a senator who anonymously pulled it for further study. Through calls to dozens of senators' offices, the AP learned it was Sen. Tom Coburn, a Republican from Oklahoma.
"He is holding the bill because it includes an unnecessary senior Haiti coordinator when we already have one" in U.S. Ambassador Kenneth Merten, Coburn spokeswoman Becky Bernhardt said.
The bill proposes a new coordinator in Washington who would not oversee U.S. aid but would work with the USAID administrator in Washington to develop a rebuilding strategy. The position would cost $1 million a year for five years, including salaries and expenses for a staff of up to seven people.
With the bill on hold, the State Department is trying to move the money along by avoiding Congress as much as possible. It sent lawmakers a "spending plan" on Sept. 20 and gave legislators 15 days to review it. If they fail to act on the plan, the money could be released as soon as specific projects get the OK.
"We need to make sure that the needs of the Haitian people are not sacrificed to procedural and bureaucratic impediments," Senate Foreign Relations Committee chairman John Kerry told the AP by e-mail. "As we approach nine months since the earthquake, further delays on any side are unacceptable."
Asked when the money will actually come, State Department spokesman Charles Luoma-Overstreet said the department expects to start spending in the coming weeks and months. He added that $275 million in "bridge" funds were released in March and have gone toward agriculture, work, health and shelter programs - not long-term reconstruction.

Haitian advocates say that is not enough.
Jean-Claude Bajeux of the Ecumenical Center for Human Rights in Port-au-Prince said this phase was supposed to be about building semi-permanent houses.
"Where are they? We haven't seen them," he said. "There is not much money that is being used. There is not much work that has actually been done."
Of course there is no guarantee that the money would lead to the successful rebuilding of Haiti. Many past U.S. aid efforts have fallen short.
"I don't think (the money) will make any difference," said Haitian human rights advocate Pierre Esperance. "Haitian people are not really involved in this process."
But officials agree the funds could pay for new approaches to make Haiti more sustainable, and rebuilding projects could improve millions of lives.
The AP found that $874 million of the funds pledged by other countries at the donors conference was money already promised to Haiti for work or aid before the quake. An additional $1.13 million wasn't ever going to be sent; it was debt relief. And $184 million was in loans to Haiti's government, not aid.
The Office of the Special Envoy has been tracking the money delivered so far but does not know who got it. The envoy himself, former President Bill Clinton, told the AP in July and again in August that he was putting pressure on donors to meet their pledges.
On the streets of Haiti, many simply feel abandoned. Mishna Gregoire, 22, said she was happy when she heard about the donors conference. But six months later she is still in a tarp city with 5,000 other people, on a foul-smelling plaza in the Port-au-Prince suburb of Petionville.
"I thought it was something serious they were really going to do," Gregoire said, standing amid tarps torn apart by the sudden storm. "But nothing has been done. And I don't think anything will be done."
Associated Press writers Jonathan M. Katz reported his story from Port-au-Prince and Martha Mendoza from Santa Cruz, Calif.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/28/v-fullstory/1846712/ap-impact-haiti-still-waiting.html#ixzz113ex7HVT

US names special coordinator for Haiti response

BY JONATHAN M. KATZ

ASSOCIATED PRESS WRITER
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- The U.S. State Department has named a special coordinator to oversee Washington's reconstruction plans in earthquake-ravaged Haiti amid complaints about the lagging of promised aid money.
Two officials at the department told The Associated Press on Wednesday that Thomas C. Adams has already started on the job. The officials agreed to discuss the move only if not quoted by name because the appointment had not been made public.
The disclosure came a day after the AP reported that none of the $1.15 billion in reconstruction aid pledged by the U.S. at a donors' conference in March has arrived.
Complaints about the slow delivery of promised reconstruction money on the part of nearly all countries who participated in the conference has been going on for months. Just 15 percent of the money promised for 2010-11 has been delivered, according to the office of U.N. Special Envoy to Haiti Bill Clinton - and none from the United States.
Washington has provided $1.1 billion in humanitarian aid since the quake, but rebuilding cannot begin without the promised longterm reconstruction funds from the U.S. and others.
In the meantime, 1.3 million Haitians remain on the streets nearly nine months after the magnitude-7 earthquake, living in miserable conditions and dying in storms.
The funds were approved by Congress over the summer but cannot be released until a plan for spending the money is formalized. The State Department sent lawmakers one such plan Sept. 20 and gave legislators 15 days to review it. Whether they act or not, the money can be released as soon as the review period expires.
The Obama administration is "in the final phase of working with them (Congress) on the release of supplemental funding to implement our long-term strategy," said State Department adviser Caitlin Klevorick, who works on Haiti.
Officials said the money could be made available within the coming weeks.
Meanwhile, the Senate Foreign Relations Committee drafted a more detailed authorization bill that could also release the money. That is being held up by Sen. Tom Coburn, a Republican from Oklahoma, who placed a "hold" on the bill because he objected to the creation of such an office, which he says would duplicate the role of the U.S. ambassador to Haiti.
Coburn's office did not immediately respond to a request for comment on Adams' appointment.
Klevorick also disputed the heightened criticism about aid funds not being delivered. She said $300 million in previously committed spending during that time has gone to water, food, shelter, health and longer-term projects such as agriculture and the creation of a center to train Haitians to work in garment factories.
The Haiti special coordinator's office will oversee diplomatic relations with Haiti and reconstruction strategy, according to an internal State Department memo on Adams' appointment obtained by the AP. Legislators proposed financing the office at $5 million a year for five years and employ up to seven people.
is a 35-year veteran of the State Department, the memo says. He was previously coordinator of assistance to Europe and Eurasia, overseeing aid to 18 former states of the Soviet Union and eastern Europe.
Associated Press Writer Matthew Lee in Washington contributed to this report.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/29/1848974/us-names-special-coordinator-for.html#ixzz113dd4G1X

mercredi 29 septembre 2010

Haïti attend toujours 1,15 milliard$ promis par Washington

Publié le 29 septembre 2010
Jonathan Katz et Martha Mendoza, Associated Press
Port-au-Prince
Près de neuf mois après le séisme dévastateur du 12 janvier, plus d'un million d'Haïtiens vivent toujours dans la rue entre les amas de décombres. Et à ce jour, pas un seul dollar sur les 1,15 milliard $US promis par les États-Unis pour l'aide à la reconstruction d'Haïti n'a été versé.
Cette somme avait été promise en mars par la secrétaire d'État Hillary Clinton dans le but de financer cette année des projets de reconstruction. Mais à moins d'une semaine de la fin de l'exercice budgétaire 2010 aux États-Unis, l'argent est toujours bloqué à Washington. En cause: la bureaucratie et un manque d'organisation et de sentiment d'urgence, a constaté l'Associated Press en interrogeant des responsables du département d'État, de la commission sénatoriale aux relations extérieures ou encore de la Maison-Blanche.
En attendant, Port-au-Prince, capitale haïtienne dévastée, enregistre un nombre croissant de décès et les rescapés continuent à souffrir de conditions de vie très dures. «Il y a vraiment des vies qui sont en jeu», souligne John Simon, ex-ambassadeur américain auprès de l'Union africaine aujourd'hui membre du Centre pour le développement mondial, un cercle de réflexion de Washington.
L'aide américaine est d'autant plus importante qu'Haïti n'a pas reçu beaucoup d'argent des autres donateurs internationaux. Sur les 8,75 milliards de dollars promis pour la reconstruction par une cinquantaine d'autres pays et organisations, seulement 686 millions de dollars ont été effectivement versés jusqu'ici, soit moins de 15% du total.
Le manque d'argent a failli interrompre les travaux menés sur le terrain par CHF International, agence américaine chargée de déblayer les décombres et construire des abris temporaires. Seulement 2% des gravats ont été retirés et 13.000 abris temporaires construits, soit moins de 10% que le nombre prévu.
Le 24 mars, le président Barack Obama avait demandé au Congrès 2,8 milliards de dollars d'aide d'urgence pour Haïti. Les États-Unis ont déjà dépensé 1,1 milliard de dollars pour l'aide humanitaire post-séisme. Reste que le coeur de l'enveloppe demandée par Barack Obama étaient les 1,15 milliard de dollars pour la reconstruction.
Six mois après, le texte de loi qui doit autoriser la distribution de cette aide est bloqué au Congrès par le sénateur républicain de l'Oklahoma Tom Coburn, a découvert l'AP. «Il bloque le texte parce que celui-ci prévoit inutilement un haut coordinateur pour Haïti», explique la porte-parole de l'élu, Becky Bernhardt.
Le projet propose effectivement la désignation d'un nouveau coordinateur chargé d'élaborer une stratégie de reconstruction en partenariat avec l'Agence américaine pour le développement (USAID). La création du poste coûterait cinq millions de dollars sur cinq ans, en incluant les salaires et frais d'une équipe de sept personnes.
Faute d'approbation du texte, le département d'État tente de débloquer des fonds en contournant autant que possible le Congrès. Il a envoyé aux parlementaires un «plan de dépenses» le 20 septembre et a donné aux élus 15 jours pour l'examiner. S'ils ne le font pas, l'argent pourra être débloqué malgré tout pour des projets qui auront été approuvés.
«Nous devons nous assurer que les besoins des Haïtiens ne sont pas sacrifiés à cause d'obstacles procéduraux et bureaucratiques», a déclaré à l'AP le président de la commission sénatoriale aux relations extérieures, John Kerry. Presque neuf mois après le séisme, «des retards supplémentaires (...) ne sont pas acceptables», ajoute-t-il. Le département d'État pense commencer à verser les fonds pour la reconstruction dans les semaines et mois à venir.
À Haïti, beaucoup se sentent abandonnés. Mishna Grégoire, 22 ans, raconte avoir été heureuse de la tenue de la conférence des donateurs, en mars, pour aider son pays. Mais six mois plus tard, elle vit toujours dans un campement d'abris tendus de bâches avec 5 000 autres personnes à Pétionville, dans la banlieue de Port-au-Prince. «Je pensais qu'ils allaient faire quelque chose de sérieux», dit-elle. «Mais rien n'a été fait.»

mardi 21 septembre 2010

Kate Beale: USAID's congressional liaison on Haiti

The Partnership for Public Service
Monday, September 20, 2010; 7:18 PM
Four weeks after Kate Beale began her new job as a congressional liaison officer for the U.S. Agency for International Development (USAID), disaster struck in Haiti.
In the aftermath of last January's 7.0-magnitude earthquake that claimed 230,000 lives and left 1.5 million people homeless, USAID Administrator Rajiv Shah put the 30-year-old Beale in charge of handling the agency's congressional relations for all issues related to the relief and recovery for the devastated island country.
For the next seven weeks, Beale worked twelve or more hours a day, seven days a week with her colleagues from the USAID emergency center in Washington, D.C.
She responded to inquiries from members of Congress, led briefings on Capitol Hill and organized a series of outreach events, in congressional districts with large Haitian populations such as Brooklyn, N.Y., and Miami. The purpose of the outreach efforts was to engage members of the Haitian-American community by providing guidance on how they could contribute in the rebuilding effort.
According to her supervisor, Barbara Larkin, Beale's design of the conferences resulted in a creative and effective outreach strategy.
"Kate organized them, publicized them, learned about each audience in advance and then helped tailor the speakers' messages to the people who would be there," Larkin said. "She's very good at her job."
Beale's work with Congress also has paid dividends, according to Paul Weisenfeld, who is the coordinator for USAID's Haiti Task Team.
Weisenfeld said that without Beale's Capitol Hill experience—she worked for former Sen. Hillary Clinton for more than four years before coming to USAID—it "would have been impossible for us to maintain the kinds of relationships and get the support we need to do our jobs."
Part of Beale's role was participating in USAID's Haiti Response Management Team, an inter-agency task force that included representatives from the Departments of State, Defense, Agriculture, Housing and Urban Development and Health and Human Services
Primarily, she supplied information and sought to build support in Congress for funding to help rebuild Haiti, a challenging task given the economic downturn, the burgeoning federal budget deficit and the reluctance of some members of Congress to spend money overseas.
Beale said she organized and participated in a number of congressional delegation trips to Haiti that gave congressional leaders a better understanding of the international effort and helped change minds. She said some members of Congress started out as skeptics, but ended up advocating for appropriations to support USAID's efforts after their visits to Haiti. As of August 31, U.S. humanitarian assistance to Haiti for earthquake relief totaled $1.1 billion.
The visits to Haiti were similarly transforming for Beale.
"When I set foot in Port-au-Prince, I was immediately energized by the resilience of the Haitian people and USAID's field staff," Beale said. "Despite nearly unimaginable constraints—mounds of rumble, lack of permanent shelter and reliable energy sources—the Haitians are taking deep pride in re-building their nation back stronger and it inspires me to do more in Washington with Capitol Hill."
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Beale said she is firmly committed to public service, and now more than ever convinced of the significance of the USAID mission.
"What USAID does is so important, because we're such a wealthy nation—and not just economically," she said. "It's important for us to share with other countries, as well as to learn from them how to be a better neighbor. The process makes us stronger and makes our friends and allies that much stronger."
This article was jointly prepared by the Partnership for Public Service, a group seeking to enhance the performance of the federal government, and washingtonpost.com. Visit www.ourpublicservice for more about the organization's work to recognize the men and women who serve our nation.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/09/20/AR2010092005478.html?sub=AR

lundi 2 août 2010

Le gouvernement américain passe de la parole aux actes

Les Etats- Unis se sont engagés à débloquer en faveur de la reconstruction d'Haïti, une enveloppe de 2.9 milliard de dollars.
Un décaissement, qui s'inscrit dans une nouvelle loi relative aux engagements financiers de l'administration Obama.
Cette loi, qui prévoit le déblocage d'un montant global de 59 milliards de dollars, comprend les dépenses que les autorités américaines, envisagent d'effectuer pour les opérations militaires en cours en Afghanistan et en Irak et l'accompagnement des anciens soldats ayant combattus au Vietnam.
Elle vient d'être paraphée par le président Obama et a été rendue publique vendredi dernier.
Notons que le gouvernement s'est engagé aussi, à annuler les dettes d'Haïti envers certaines institutions financières internationales, datant d'avant la catastrophe du 12 janvier.
Le secrétaire au trésor, Timothy Geithner, a salué dans un communiqué la publication de cette loi, par le président Obama.
Monsieur Geithner a fait remarquer qu'Haïti désormais peut franchir un nouveau cap notamment pour sa reconstruction. 

Rappelons que les responsables de la banque mondiale avaient exhorté, les bailleurs à décaisser les fonds promis à Haïti, lors de la conférence des donateurs tenue à New York le 31 mars dernier. 
EJ/Radio Métropole 
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18063

Les Etats-Unis oeuvrent au renforcement de certains organismes

Des experts américains seront bientôt dépêchés en Haïti en vue de renforcer la coopération avec le gouvernement haïtien. Les responsables du Bureau du Contrôle des Narcotiques et du département du Trésor des Etats-Unis négocient le déploiement de plusieurs experts auprès de la Banque Centrale et de la Police Nationale. 
Le Secrétaire Adjoint pour le Bureau International de Narcotiques et des Affaires relatives à l'Application de la Loi, David T. Johnson, effectuera une visite à Port-au-prince ce lundi 2 août. Le haut fonctionnaire de l'administration américaine aura des entretiens avec les plus hautes autorités haïtiennes dont le Président René Préval, le Ministre de la Justice, Paul Denis, le Directeur de la Police, Mario Andrésol.
Le bureau des affaires publique de l'ambassade américaine indique que M Johnson entend réitérer le support des Etats-Unis et l'engagement commun pour réorganiser le secteur de la sécurité en Haïti. Il devra attirer l'attention sur les efforts du Bureau International de Narcotiques et des Affaires relatives à l'Application de la Loi dans le domaine du maintien de l'ordre, de la correction et des narcotiques ainsi que du support de la Mission de Stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH).
L'administration américaine envisage de dépêcher dans les prochains mois 4 à 6 officiers de police haïtiano-américains du Département de Police de New York en vue d'aider à rétablir les capacités de la Police Nationale d'Haïti.
La visite du Secrétaire Adjoint Johnson intervient 48 heures après celle de la sous secrétaire au Trésor, Lael Brainard. Au cours de son séjour, Mme Brainard avait pu faire une évaluation des efforts d'assistance des banques multilatérales de développement (BMD), et discuter du déploiement d'une équipe d'assistance technique du Département du Trésor. " Nous allons augmenter la présence de nos conseillers techniques sur le terrain pour renforcer la capacité du gouvernement à desservir le peuple haïtien", a précisé la sous secrétaire au Trésor. 

Après le séisme le département américain du Trésor avait dépêché deux conseillers pour fournir des conseils d'urgence sur le système bancaire et la liquidité du secteur financier ainsi que des systèmes de gestion financière publics de base.
Au cours de sa visite Mme Brainard a eu des entretiens avec le Premier ministre haïtien, M. Jean-Max Bellerive, le ministre de l'Economie, Ronald Baudin, et le gouverneur de la Banque Centrale, M. Charles Castel.
LLM / Radio Métropole Haïti 
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18060 
Commentaires:
J'ai envie de croire. J'ai envie de dire ouf! J'ai envie de dire en fin on va pouvoir respirer en Haïti. Toutes les instances qui veulent aider Haïti doivent savoir que le problème de la sécurité est bien primordial. Et surtout l'insécurité reste un problème majeur. L'administration actuelle ne semble pas disposer de vision ni plan ni ressources suffisantes pour faire face à ce fléau qui a contribué largement à la détérioration de la situation globale du pays.