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mercredi 9 novembre 2011

La commission sénatoriale d'enquête prévoit d'auditionner 19 personnes dans l'affaire Bélizaire

La commission sénatoriale chargée d'enquêter sur l'arrestation et l'emprisonnement du député Arnel Bélizaire auditionnera ce mercredi 9 novembre 2011, 19 personnes dont des parlementaires dans le cadre de cette affaire, indique le sénateur François Anick Joseph, secrétaire-rapporteur de cette commission. Selon le premier sénateur de l'Artibonite, François Anick Joseph ces séances d'audition qui débutent, ce mercredi prendra fin le lundi 14 novembre.
De son coté, le président de la commission sénatoriale d'enquête, le sénateur Jean William Jeanty, promet que la commission ne manquera pas de sanctionner les acteurs impliqués dans l'affaire Bélizaire .
François Anick Joseph qui n'a pas voulu dévoiler les noms des personnes à interroger, précise toutefois que des membres du gouvernement seront également entendus.
GA/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19886

vendredi 4 novembre 2011

Le Sénat reporte l’interpellation et convoque le CSPN

Avant de décider samedi du sort du ministre de la justice, Josué Pierre-Louis, et du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, les Sénateurs ont, au terme d’une séance houleuse, décidé d’auditionner dans la même journée les responsables sécuritaires autour de l’arrestation illégale du Député Arnel Bélizaire Publié le vendredi 4 novembre 2011
Le Sénat a reporté tard jeudi soir à samedi l’interpellation du ministre de la justice, Josué Pierre-Louis, et du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, qui sera précédée le même jour de l’audition de membres séparés du Conseil supérieur de la Police Nationale (CSPN) dans le cadre des sanctions envisagées contre les responsables du régime Martelly impliqués dans l’affaire Bélizaire.
Après sept heures de débats extrêmement houleux marqués par des empoignades entre partisans et adversaires du report de la séance à laquelle ne s’était pas présenté Me Pierre-Louis, devant l’échec de plusieurs propositions, le président du bureau du Grand Corps, Rodolphe Joazile, a fini par faire accepter l’idée de convoquer les responsables sécuritaires avant d’en arriver au renvoi des autorités incriminées.
Cloué au pilori ces derniers jours, le ministre de la justice et de la sécurité publique avait sollicité du Sénat que son interpellation soit remise à huitaine le temps pour lui de « diligenter une enquête » sur l’arrestation jeudi dernier à l’aéroport international de Port-au-Prince du Député Arnel Bélizaire et les incidents en cascade l’ayant entourée. Quant au secrétaire d’Etat Brunache, il s’est rendu au Parlement où, durant six heures, il a attendu en vain d’être introduit dans la salle de séance après avoir pourtant demandé également, dans un premier temps, un report.
Dans une atmosphère lourde de suspicions et ponctuée d’accusations à peine voilées contre ceux des élus associés à l’actuelle équipe gouvernementale qui auraient délibérément cherché à protéger certains ministres, les Sénateurs ont finalement décidé d’interroger les responsables du CSPN composé, en dehors du ministre de la justice, du Premier ministre Garry Conille, du ministre de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, du secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Réginald Delva et du directeur général de la PNH, Mario Andrésol.
Les Sénateurs Steven Benoît, François Anick Joseph, John Joël Joseph et Moïse Jean-Charles ont notamment soulevé des interrogations pertinentes sur la provenance de l’ordre de déploiement massif des unités spécialisées de la police qui étaient vues sur pied de guerre le jour du retour du Député Bélizaire qui revenait d’une mission parlementaire en France. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article8224

Martelly propose des solutions pour dénouer la crise

Le chef d'Etat haïtien, Michel Martelly, appelle à l'apaisement dans le conflit ouvert entre l'exécutif et le Parlement. M. Martelly propose une panoplie de stratégies pour éviter l'affrontement qui ne peut qu'être néfaste pour la population. La première proposition du locataire du Palais National est la formation d'une commission indépendante chargée de faire la lumière sur les incidents. Il faut identifier les problèmes, insiste le chef d'Etat préoccupé par l'interpellation du ministre de la justice. En préconisant une enquête M. Martelly assure que ces incidents pourront être évités dans l'avenir.
Le président haïtien attire l'attention également sur l'importance de l'indépendance et d'une bonne collaboration entre les pouvoirs, élément indispensable d'un Etat démocratique. Dans le même temps, il appelle les acteurs impliqués dans le conflit à faire montre de tempérance et à privilégier les actions pouvant permettre d'améliorer les conditions de vies des citoyens. Il faut une unité dans la sérénité pour concrétiser le rêve de changement du peuple haïtien, a précisé, M. Martelly plaidant pour le renforcement des institutions démocratiques.
En dernier lieu le président Martelly croit qu'il faut faire appel au surnaturel. Il exhorte ses compatriotes et les leaders du Parlement à se refugier dans la prière et le jeune pendant une semaine. Il faut prier pour les leaders des trois pouvoirs afin qu'ils puissent dans l'harmonie guider le pays vers le progrès et le développement a-t-il conclu.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19851

Le chef du Parquet seul face aux parlementaires

Le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Félix Léger, ne bénéficie d'aucun appui des autorités gouvernementales. Le président Michel Martelly, qui avait dénoncé à deux reprises la présence de repris de justice au Parlement, affirme haut et fort que la Présidence n'a joué aucun rôle dans l'incarcération du député Arnel Bellizaire. La Présidence n'a rien à voir de près comme de loin dans ce qui s'est passé, a insisté le locataire du Palais National.
De son coté, le ministre de la justice, Josué Pierre Louis, a dénoncé le caractère illégal et arbitraire de l'arrestation du député Bellizaire. Dans une correspondance au président du Sénat, le garde des sceaux a révélé avoir mis sur pied une commission pour faire toute la lumière sur l'incident.
Par ailleurs, le Premier Ministre, Gary Conille, a évité de s'exprimer sur le dossier. Cependant il avait été le seul membre du gouvernement à rendre visite au député Bellizaire durant son incarcération au Pénitencier National.
Sur la sellette et privé du support des responsables de l'exécutif, le commissaire du gouvernement est contraint de justifier son action. Tout en assurant de l'opportunité de ses décisions, M. Félix Léger estime que seul un tribunal peut analyser la légalité de son action.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19852

Les sénateurs maintiennent l'interpellation du ministre de la justice et convoquent le Premier Ministre

La séance d'interpellation du ministre de la justice, Josué Pierre Louis, a été suspendue hier soir au Sénat. Après plus de 5 heures de débat public et à huit clos, les pères conscrits étaient divisés sur l'opportunité de reporter ou non la séance d'interpellation. Le sénateur Steven Benoît, qui avait rédigé la motion de censure du garde des sceaux, a révélé que 14 sénateurs étaient prêts limoger le ministre Pierre Louis qui n'avait pas répondu à la demande d'interpellation.
Sur proposition du sénateur Benoît, le président du sénat, Roudolph Joazile, a décidé de convoquer le Premier Ministre, Gary Conille, ainsi que le ministre de l'intérieur, Thierry Mayard Paul, le samedi 5 novembre 2011 afin de fournir plus d'informations sur les incidents liés à l'arrestation du député Arnel Bellizaire.
La convocation du Premier Ministre Conille précédera de quelques heures l'interpellation du ministre de la justice. M. Pierre Louis n'a pas obtenu un report à la huitaine de l'interpellation comme il l'avait sollicité.
Les avis des sénateurs étaient partagés sur la demande de report du garde des sceaux. Si les sénateurs Steven Benoît et Jean Baptiste Bien Aimé étaient favorables à une motion de censure, le sénateur Latortue avait mis l'accent sur la nécessité de respecter le principe de report. Faisant remarquer que M. Pierre Louis accepte le principe de l'interpellation Youri Latortue avait précisé que l'objectif premier du Sénat est de faire jaillir la vérité et non de renvoyer un ministre. La suspension de séance a permis d'éviter un vote couperet.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19853

La convocation du CSPN est la décision idéale selon Joseph Lambert

Le sénateur Joseph Lambert qualifie de sage la décision prise par l'assemblée des sénateurs de convoquer certains membres du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) aux fins de recueillir de plus amples informations sur l'arrestation illégale et arbitraire du député Arnel Belizaire. Reconnaissant que la position qu'avaient adoptée les pairs conscrits au lendemain de l'arrestation de l'élu de Delmas/Tabarre , en solidarité à la chambre basse, était une décision prise à la va vite, le troisième sénateur du sud-est estime que les responsabilités doivent être fixées dans l'affaire Belizaire.
« Il est impératif que le sénat entende d'autres personnalités du CSPN, comme le premier ministre Garry Conille, le ministre de l'interieur , Thierry Mayard Paul et le directeur de la police nationale, Mario Andrésol, avant de sanctionner le ministre de la justice et le secrétaire d'Etat aux affaires étrangères», a indiqué le parlementaire.
Le dossier d'Arnel Belizaire, qui a occasionné l'interpellation des deux membres du gouvernement, est loin d'être clos. Puisque le juge d'instruction, maitre Bernard St-vil, a adressé une correspondance au parlementaire lui demandant de se présenter au cabinet d'instruction le mardi 8 novembre prochain.
Usage de faux, évasion et association de malfaiteurs sont les chefs d'accusation qui pèsent sur l'élu de Delmas/Tabarre.
GA/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19854

lundi 31 octobre 2011

L'opposition haïtienne crie à la dictature après l'arrestation d'un député

Clarens Renois
Agence France-Presse
Port-au-Prince
L'arrestation spectaculaire puis la libération en moins de 24h d'un député recherché par la justice pour «évasion de prison» a déclenché en Haïti une crise entre le parlement et le président Michel Martelly, en fonction depuis moins de six mois.
«Nous ne reconnaissons pas l'autorité de ces ministres qui ont orchestré l'enlèvement et la détention illégale d'un parlementaire», a déclaré le député Levaillant Louis-Jeune.
Le député Arnel Bélizaire, arrêté jeudi soir à l'aéroport de la capitale à sa descente d'avion après un voyage officiel en France, a passé une nuit à la principale prison du pays avant d'être libéré vendredi devant le tollé soulevé par son interpellation.
Même si le nouveau premier ministre Garry Conille s'est quelque peu distancé de l'affaire, se disant «fortement préoccupé par l'emprisonnement d'un député en fonctions», cela n'a pas calmé le courroux des parlementaires.
Vendredi, quelques heures après la libération du député, les parlementaires ont exigé dans des résolutions la démission de plusieurs ministres, dénonçant au passage «le début de l'instauration d'une dictature par le nouveau chef de l'État».
Le président de la Chambre, Saurel Jacinthe, a appelé la population à «barrer la route à l'autoritarisme et protéger les acquis démocratiques».
Sénateurs et députés sont montés au créneau pour dénoncer les méthodes du nouveau président, un ex-chanteur très populaire auprès des jeunes, qui n'hésite pas à recourir à l'injure envers ses détracteurs.
M. Martelly, arrivé au pouvoir au terme d'un scrutin rocambolesque qui l'avait vu dans un premier temps écarté du deuxième tour, ne dispose au parlement que d'une poignée de membres de son parti. Il a peiné à faire approuver la nomination d'un premier ministre par les parlementaires.
Le président a suscité l'étonnement début octobre en rencontrant ses prédécesseurs Jean-Bertrand Aristide et Jean-Claude Duvalier, l'ex-dictateur qui fait l'objet de plaintes pour crimes contre l'humanité.
L'interpellation du député Bélizaire, impliqué auparavant dans une joute verbale avec le président, n'est pas le seul incident du genre survenu depuis l'arrivée au pouvoir de M. Martelly, qui s'en est récemment pris à la presse et a dénoncé la présence d'évadés de prison et de repris de justice au parlement.
En réaction, les sénateurs ont monté une commission pour enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement et du président de la République lui-même, laissant augurer d'une nouvelle crise politique.
Dans l'opposition, la convention des partis politiques a réagi en dénonçant «une dérive inquiétante susceptible d'engendrer une crise sérieuse dans le pays».
L'ancienne adversaire de M. Martelly à la présidentielle, Myrlande Manigat, a appelé la population à la vigilance, disant voir un «grave danger» dans les agissements du pouvoir.
Le chef de la Mission de l'ONU pour la stabilisation d'Haïti (Minustah), Mariano Fernández, s'est dit inquiet du climat politique «nuisible aux intérêts supérieurs de la Nation».
Le président Martelly se trouve depuis jeudi aux États-Unis pour dix jours. Il doit y subir une intervention à l'épaule, a annoncé son bureau de presse.
Contacté par l'AFP, le ministre de l'Intérieur et de la Défense Thierry Mayard-Paul a refusé de se prononcer sur l'arrestation du député qui selon lui concerne la justice. «Compte tenu de la séparation des pouvoirs, je n'ai pas à m'en mêler», a-t-il déclaré.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/30/01-4462709-lopposition-haitienne-crie-a-la-dictature-apres-larrestation-dun-depute.php

samedi 29 octobre 2011

Haiti - Situation d'Arnel Belizaire : déclaration du Porte-parole du Quai d'Orsay

Le gouvernement français estime que le député Arnel Bélizaire a été arrêté sur la base d'un mandat d'arrêt qui ne prenait pas en compte son immunité parlementaire. Selon le Porte-parole du Quai d'Orsay Bernard Valéro , la France invite le gouvernement et le Parlement à respecter les procédures prévues par la Constitution haïtienne en matière de séparation des pouvoirs et d'immunité parlementaire.
Ecroué au Pénitencier National quelques minutes après sa descente d'avion, le député Arnel Bellizaire s'attend à une réponse de la chambre basse. C'est un parlementaire qui est emprisonné, a fait valoir le député de Delmas –Tabarre rentré au pays en dépit d'un ordre d'incarcération du chef du Parquet.
M. Bellizaire a été appréhendé par des policiers de l'unité Swatt en présence du président du Sénat, Roudolph Joazile, venu l'accueillir après sa mission en France. Il soutient que les policiers n'étaient pas munis de mandat au moment de son interpellation.
Interrogé sur les prochaines étapes du dossier, M. Bellizaire a expliqué qu'il revient au président de la chambre basse, Sorel Jacinthe, de faire le suivi auprès des instances nationales et internationales. Lors des interviews accordées à des medias locaux, M. Bellizaire a déclaré qu'il n'avait pas été brutalisé par les policiers. Le parlementaire ne donnait aucun signe de fébrilité. Je suis bien, je suis chez moi en Haïti, a martelé le député Bellizaire considérant le peuple comme son véritable avocat.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19820

Le gouvernement haïtien contesté par l'Assemblée

Pour la majorité des députés haïtiens, le président Michel Martelly est un dictateur en devenir ReutersPar RFI
Une nouvelle crise politique débute en Haïti. En réaction à l'arrestation jeudi 27 octobre d'un député, alors qu'il était sous protection de son immunité, les parlementaires réclament désormais la démission de plusieurs ministres. La contestation des élus envers le pouvoir exécutif s'accroit, surtout contre le président Michel Martelly que beaucoup de députés accusent de dérives dictatoriales.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
La libération, sans explications, du député Anel Bélizaire, moins de 24 heures après son arrestation, n'a pas apaisé la colère des parlementaires. En session extraordinaire, 71 des 90 députés ont voté une résolution contre les responsables de ce qu'ils appellent la « séquestration de leur collègue ». Les élus réclament donc la démission des ministres de la Justice et de l'Intérieur, de deux secrétaires d'Etat et du Commissaire du gouvernement.
Ce vote des députés est un coup dur porté à l'équipe gouvernementale qui n'a pris ses fonctions que depuis une semaine. Mais les parlementaires ne veulent pas rester inactifs devant le non-respect de la Constitution et, dans les rangs de l'Assemblée, députés et sénateurs ne mâchent pas leurs mots et accusent Michel Martelly de dictateur en devenir.
Le président de la République, qui avait mis cinq mois pour faire accepter un Premier ministre, fait désormais face à un pouvoir législatif ouvertement hostile, ce qui va lui compliquer la poursuite des affaires, à commencer par le remplacement des ministres dont l'autorité n'est plus reconnue par les députés.
http://www.rfi.fr/ameriques/20111029-crise-politique-pointe-haiti