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jeudi 26 juillet 2007

Haïti : le gouvernement appelé à agir pour obtenir les millions de Duvalier bloqués en Suisse

mercredi 25 juillet 2007
P-au-P, 25 Juil. 07 [AlterPresse] --- Des Organisations non gouvernementales (Ong) et réseaux suisses, dont la Plate-forme Haïti de Suisse (Pfhs), ont adressé ce 24 juillet 2007 une correspondance au premier ministre haïtien, Jacques Édouard Alexis, pour inciter son gouvernement à entreprendre des actions en vue de récupérer la fortune des Duvalier en Suisse.
Ces organisations souhaitent « la pression de la société civile » pour « encourager le gouvernement haïtien à agir », tandis que « nos pressions en Suisse ont poussé nos autorités à se pencher plus sérieusement sur cette question des fonds Duvalier et plus généralement sur la question des fonds illicites », souligne une note transmise à l’Agence AlterPresse.
Au mois de mai 2007, les autorités helvétiques avaient annoncé, pour le début du mois de juin, la restitution d’environ 7,6 millions de francs à l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier (1971-1986 / héritier de son père François, arrivé au pouvoir en 1957), en raison d’une lacune de la législation de la Suisse.
A présent, les organisations suisses espèrent « une mesure spéciale et urgente, pour autant que le gouvernement haïtien agisse de son côté ».
Jean-Claude Duvalier est accusé de détournement de plus de 100 millions de dollars, transférés en partie dans des banques suisses. [do gp apr 25/07/2007 07:30]

Sources: http://www.alterpresse.org/spip.php?article6239
Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata en http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com

mardi 24 juillet 2007

Cri d'alarme en faveur de la paysannerie

La paysannerie haïtienne est délaissée. Moins de 10% du budget national est consacré à ce secteur pourtant vital. Lors d'un rassemblement dans le département de l'Artibonite, des responsables d'Ong et autres personnalités évoluant dans le domaine ont plaidé en faveur de sa prise en charge.

« La priorité du gouvernement actuel n'est pas l'agriculture, mais le tourisme et la zone franche », a déploré le professeur Camille Chalmers, lors de la 2e assemblée générale du Réseau national haïtien pour la Sécurité alimentaire (Renhassa) tenue au cours du week-end à Lestère (Artibonite). Intervenant autour du thème : « Politique néolibérale / Economie rurale », le responsable de la Plate-forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (PAPDA) estime que le pouvoir actuel n'affiche aucune volonté pour venir au secours de la paysannerie abandonnée à son sort. « Le document stratégique national pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP) qui va remplacer le Cadre de coopération intérimaire (CCI) ne prévoit pas d'investissement sérieux dans le secteur paysan, a-t-il fait remarquer. Le tourisme et les zones franches sont les deux priorités de l'administration Préval/Alexis. »

Le directeur de l'Institut national de la réforme agraire (INARA), Bernard Ethéard, a lui aussi, affiché son désaccord avec la politique du gouvernement Alexis en matière d'agriculture. Comme pour corroborer les propos de Camille Chalmers, il a fait état d'un projet du gouvernement d'établir une autre zone franche sur trois mille hectares dans le département du Nord-est. Il dit craindre que les paysans ne soient à nouveau dépossédés de leur terre. « Je compte écrire au président de la République à ce sujet », a-t-il annoncé. A côté de l'établissement des zones franches dans le pays, Bernard Ethéard se dit inquiet du plan du gouvernement de produire de l'éthanol. « En produisant de l'éthanol, on peut revenir au temps de la SHADA où l'on saisissait les terres des paysans, dit-il. Le gouvernement doit étudier à tête reposée les avantages et les inconvénients de la production de l'éthanol. »

La 2e assemblée nationale du Renassa a été l'occasion pour les responsables de l'organisation et ceux des autres Ong de faire un plaidoyer en faveur de la paysannerie haïtienne. « Libéralisation du marché et absence de crédit », figurent d'après Camille Chalmers au nombre des barrières empêchant le développement du secteur. Il demande à toutes les organisations paysannes de se mobiliser afin de porter l'Etat haïtien à assumer ses responsabilités envers les paysans. Le coordonnateur du Renassa, Doudou P. Festile a, lui aussi, dressé un tableau sombre de la situation de la paysannerie haïtienne. « Moins de 10% du budget national est consacré à ce secteur vital », a-t-il fait savoir. Il a, par ailleurs, dénoncé l'envahissement de notre marché par des produits venant de l'étranger. Une étude sur les impacts des produits « pèpè » sur la santé de la population financée par l'Actionaid, a-t-il annoncé, est en cours de réalisation. Présent dans sept des dix départements géographiques du pays le Réseau national haïtien pour la Sécurité alimentaire se donne pour objectif de faire la promotion de la production nationale. Il regroupe aujourd'hui plus d'une centaine d'organisations.

Jean Pharès Jérôme
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46470&PubDate=2007-07-24
Version espagnole disponible sur Haïti Crema y Nata sur http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com

jeudi 21 juin 2007

Ban Ki-moon discute avec des congressmen américains du soutien financier à la MINUSTAH
La visite du Secrétaire général de l’ONU au Capitol Hill coïncide avec l’examen du budget américain destiné aux opérations de maintien de la paix
jeudi 21 juin 2007,
Radio Kiskeya
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s’est rendu mercredi au Congrès américain (Parlement) à Washington où il a eu des discussions avec des parlementaires autour d’importantes questions financières dont la contribution de Washington à des opérations de maintien de la paix dont la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH).
Selon sa porte-parole, Michèle Montas, le Secrétaire général a examiné avec des représentants du Sénat "l’évolution des opérations de maintien de la paix et la situation au Darfour, au Kosovo et en Haïti". Les relations entre l’ONU et les États-Unis, le soutien financier de l’administration Bush et le processus de réforme de l’organisation mondiale ont été également passés en revue.
M. Ban s’est entretenu avec les Sénateurs Bill Nelson, Norm Coleman et George Voinovich. Il a aussi déjeûné avec un autre parlementaire, Tom Lantos, avant de rejoindre New York.
Pour sa part, la section anglaise de la radio d’Etat américaine, La Voix de l’Amérique, indique que la Chambre des représentants (Députés) analyse actuellement un paquet de 34 milliards de dollars destiné aux programmes d’assistance internationale des Etats-Unis et à d’autres priorités en matière de politique étrangère.
L’administration Bush prévoit d’accorder à l’Organisation des Nations Unies une enveloppe de 1,3 milliard de dollars en faveur de ses missions de paix en cours en Haïti, au Libéria, au Soudan, en Ethiopie, en Erythrée, au Timor Oriental, au Moyen-Orient et au Kosovo.
La MINUSTAH dont le budget annuel est estimé à plus de 500 millions de dollars est l’une des plus importantes des missions onusiennes. Elle compte plus de 8.000 militaires et policiers internationaux. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3789

mercredi 9 mai 2007

Le chef de gang Blade Nasson arrêté à Cité Soleil

Il était l’un des plus craints dans le grand bidonville de Port-au-Prince
mardi 8 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le puissant chef de gang de Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince), Blade Nasson, a été capturé lors d’une opération menée par les forces de l’ordre dans la nuit de lundi à mardi, a appris Radio Kiskeya de sources dignes de foi.
Il aurait été surpris vers minuit par des casques bleus chez sa mère à Soleil 17, au cœur même du plus grand bidonville du pays.
Nasson régnait en maître à Ti Ayiti, l’un des 34 quartiers de Cité Soleil. Selon les révélations de certains riverains, il était devenu ces derniers mois l’un des principaux fers de lance des bandes armées et ne cessait de monter en puissance depuis l’arrestation ou l’entrée dans la clandestinité des meneurs les plus réputés.
Blade Nasson faisait l’objet d’un avis de recherche pour son implication présumée dans des assassinats, enlèvements et extorsions de fonds.
Cinq autres importants leaders de gangs, le général Bibi, Evens Jeune dit "Ti Kouto", William Baptiste alias "Ti Blanc", Alain Cadet surnommé "Pinochet" et Bélony Pierre, le "pasteur", sont également tombés au cours des derniers mois dans des circonstances diverses aux mains de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Cependant, des individus du même acabit tels Amaral Duclona, le "général" Toutou et Billy sont toujours en cavale.
Malgré des efforts déployés en vue du rétablissement de la sécurité, de sérieux indices laissent croire que certaines infrastructures des gangs restent encore intactes. Des attaques ciblées et régulières entretiennent les sentiments d’insécurité au sein de la population et jusqu’en prison des chefs de gang continuent de susciter craintes et inquiétudes.
La MINUSTAH avait annoncé la semaine dernière avoir déjoué une tentative d’évasion de Bélony Pierre et de plusieurs de ses partisans. L’ancien "commandant" du quartier de Bois Neuf est incarcéré au Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince. jmd/spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com

mercredi 7 mars 2007

Légère amélioration de la situation des droits humains en Haïti, mais faible performance du gouvernement, selon les Etats-Unis

Le rapport 2007 du Département d’Etat sur les droits humains accuse des policiers d’avoir commis des exactions et rend les gangs armés principalement responsables de la violence en Haïti ; satisfecit décerné à la MINUSTAH

La situation des droits humains en Haïti a connu en 2006 une légère amélioration, mais le bilan du gouvernement dans ce domaine reste extrêmement maigre, a fait ressortir l’administration Bush dans son rapport mondial 2007 sur la situation des droits humains lancé mardi à Washington.

Le Département d’Etat s’est félicité du bon déroulement "du processus électoral relativement stable et pacifique", dont est isssu l’actuel Président René Préval et qui a été marqué par la participation de 63% des 3,5 millions d’haïtiens en âge de voter et détenteurs de la carte d’intentification nationale.

Le gouvernement américain a, d’autre part, salué le travail accompli par la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti. "La MINUSTAH a déployé 6.668 militaires et 1.692 policiers civils en vue de garantir la sécurité pendant et après les élections", indique le rapport. La mission a aussi assuré l’entraînement et l’encadrement de la Police Nationale, assisté le gouvernement dans la lutte contre la violence des gangs et empêché "l’émergence potentielle d’une opposition violente que pourraient alimenter des militants de groupes politiques bien armés", soutient le document.

Sur un plan plus général, Washington note "quelques signes d’amélioration" depuis l’arrivée du gouvernement Préval/Alexis notamment dans la lutte contre la violence entretenue par les bandes armées. Cependant, le tableau de la situation des droits humains continue d’être sombre et le pays reste confronté à de sérieux problèmes en matière de respect de la personne humaine.

Malgré les progrès à l’actif des autorités, de nombreuses violations des droits humains, même si elles n’ont pas été commanditées par le régime en place, ont été enregistrées l’année dernière sous diverses formes : des exécutions sommaires et extrajudiciaires dont des éléments de la Police Nationale d’Haïti (PNH) se sont rendus coupables, la surpopulation carcérale et les mauvaises conditions sanitaires constatées dans les prisons, des cas d’arrestations arbitraires, les détentions préventives prolongées, un système judiciaire inefficace et pouvant être influencé par l’Exécutif et le pouvoir législatif, la corruption sévère qui affecte le gouvernement dans tous ses compartiments, la non adoption de mesures visant à prévenir la violence et les discriminations sociales dont sont victimes les femmes, les violences sexuelles exercées contre les enfants, le trafic d’enfants et le travail des enfants en domesticité.

Le rapport 2007 du Département d’Etat dénonce également l’absence de mesures destinées à trouver des réponses apppropriées aux crimes commis par des membres de gangs et d’autres groupes armés et la "persistance des activités des membres des bandes armées consistant à pratiquer des enlèvements, torturer et traiter cruellement leurs otages".

Les bandes criminelles sont en grande partie responsables de la violence qui sévit dans le pays. Des cas courants d’actes criminels et d’attaques armées contre des civils ont continué à provoquer une psychose de peur au sein de la population.

Concernant la situation dans les 17 centres pénitentiaires que compte le pays, 4.663 détenus ont été recensés. Parmi eux, seuls 738, soit 16%, ont été jugés et condamnés. Les 3.925 autres personnes, 84%, attendaient d’être déférées devant un tribunal compétent après de longs mois de détention préventive.

Les conditions d’incarcération des mineurs sont également préoccupantes. Si les garçons, estimés à 154, sont généralement séparés des adultes, en revanche pour les filles aucun effort n’a été entrepris. A la prison des femmes de Port-au-Prince, 27 des 33 adolescentes de moins de 16 ans détenues le sont en compagnie de femmes n’ayant rien à voir avec leur catégorie d’âge.

Enfin, les Etats-Unis soulignent la libération sur décisions de justice ou pour raisons humanitaires de plusieurs anciens hauts responsables Lavalas ayant fait l’objet de détention préventive prolongée. Ils citent notamment les cas de l’ex-ministre de l’intérieur, Jocelerme Privert, de l’ancien Premier ministre Yvon Neptune, du père Gérard Jean-Juste, d’Annette Auguste alias Sò Ann et de Paul Raymond. Les deux premiers ont été relaxés respectivement le 15 juin et le 27 juillet 2006 après avoir été inculpés dans le massacre de La Scirie, un quartier de St-Marc (Artibonite, nord). Une cinquantaine de partisans présumés de l’opposition avaient été tués dont certains brûlés vifs en février 2004, quelques jours avant la démission d’Aristide, selon divers témoignages.

Le rapport américain souligne que pour beaucoup en Haïti messieurs Neptune et Privert avaient été emprisonnés à la mi-2004 pour des motifs politiques.

A rappeler que malgré l’ordonnance rendue par le juge instructeur Clunie Pierre Jules inculpant formellement dans l’affaire La Scirie les deux hommes et plusieurs autres anciens partisans zélés d’Aristide, le dossier a été pratiquement classé et toute perspective de procès anéantie. La partie civile et les organisations des droits humains se sont tues alors que progressivement les personnes détenues sont libérées par les autorités. spp/RK

jeudi 1 mars 2007

UN APPEL A PRENDRE AU SERIEUX: Le représentant spécial adjoint de l’ONU en Haïti lance un appel d’urgence en faveur du pays

Le représentant spécial adjoint de l’ONU en Haïti lance un appel d’urgence en faveur du pays
Sans une assistance substantielle de la communauté internationale capable de changer la vie des haïtiens, le processus démocratique sera menacé, prévient Joël Boutroue
mercredi 28 février 2007,
Radio Kiskeya
Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti, Joël Boutroue, a lancé mercredi à New York un appel urgent à la communauté internationale en vue d’une importante et rapide injection de fonds en Haïti destinée à concrétiser les bienfaits de la paix dans la vie quotidienne de la population.
« Nous devons être plus proactifs et je dirais même plus agressifs », a-t-il fait savoir lors d’une conférence de presse au siège des Nations Unies où il a affirmé que le régime du Président René Préval attendait désespérément l’aide de la communauté internationale pour "assurer la survie de la démocratie". Il a insisté sur le fait qu’ « Haïti se trouve aujourd’hui à un carrefour de son histoire ».
« Les actions de pacification sont utiles mais, si on ne montre pas les dividendes de la paix à la population, elle peut vite perdre confiance dans son gouvernement comme dans la communauté internationale », a averti le diplomate français en poste depuis trois mois à Port-au-Prince.
« Il faut montrer les différences qui existent entre la période où les gangs avaient le pouvoir et la période actuelle », a martelé M. Boutroue dont les propos ont été rapportés par le centre de nouvelles de l’ONU. Il a appelé à mobiliser immédiatement des fonds pour la réalisation de programmes de lutte contre la déforestation, de développement rural ou de projets éducatifs et de renforcement des infrastructures.
Rappelant que certains acteurs humanitaires se trouvaient depuis plusieurs décennies dans le pays, le haut responsable onusien a estimé qu’aujourd’hui, « il y a vraiment une volonté de travailler ensemble, dans la même direction et pas chacun de son côté ».
Interrogé par ailleurs sur la situation sécuritaire à Port-au-Prince où les casques bleus ont entrepris de déloger les gangs qui contrôlaient le bidonville de Cité Soleil (banlieue nord), Joël Boutroue a affirmé que « depuis deux semaines, il n’y a pas eu un seul coup de feu dans Cité soleil ». Selon lui, « les forces de sécurité n’ont plus rencontré de résistance. Cette situation représente une grande amélioration ».
Les responsables de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), qui jouent régulièrement le rôle de porte-parole d’Haïti sur toutes les tribunes internationales, ont récemment lancé des appels en faveur de la stabilisation du pays et du renforcement de ses institutions. spp/RK

Source Radio KIskeya Haïti sur http://www.radiokiskeya.com
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Comentaire :
Cet énième appel au secours d’Haïti se base sur un argumentaire de poids. Tous les responsables internationaux du dossier de Haïti depuis la formule trouvée et utilisée pour éviter la crise électorale, les réunions avec les bailleurs de fonds avec des promesses de sommes d’argent presque faramineuse, sont unanimes à reconnaître la fragilité de la situation et surtout l’urgence d’une action concrétisée dans le déblocage des fonds promis. Ce que l’opinion publique ignore (parce que personne n’a su nous en informer !) ce sont la raisons que font que ces appels ne déclenchent pas l’avalanche financière promise et souhaitée.
« Il faut montrer les différences qui existent entre la période où les gangs avaient le pouvoir et la période actuelle »
Cette idée a elle seule pourrait être le résultat d’une prise de connaissance rapide du fonctionnaire de l’ONU de la mentalité et de la psychologie de notre peuple. Les témoignages du voisinage de la maison de chefs de gangs mis en déroute sont d’une importance capitale dans ce sens et surtout pour comprendre la porte de l’expression utilisée par Monsieur Joël Boutroue.
Les déclarations rapportées par la presse nous expliquent que les chefs de gangs comme Amaral Duclona et Evans ti kouto contribuait à la survie des gens proches de son fief. Les voisins recevaient des produits alimentaires (car les activités d’AMARAL DUCLONA auraient été financés par des ONG !... Quelles ONG ? Personne ne s’est posé la question !), Les Bandits s’occupaient de payer l’écolage de certains enfants du quartier ; des fêtes étaient régulièrement organisées chez eux. Cela veut dire que ces barons du banditisme assuraient un rôle important dans la survie des gens du quartier. Dans ce sens ils n’ont pas été vus à travers les mêmes loupes déformantes des autres citoyens. Qui et comment va être désormais assurée cette même survie dans un contexte social et politique qui ne change pas avec la capture ou la fuite des bandits-bienfaiteurs ?
Il ne faut pas se tromper. Les haïtiens qui ont sorti des branchages pour célébrer la fuite et la capture des ces messieurs seront les mêmes à se mobiliser pour réclamer leur retour en fanfare. La logique du ventre vide obligeant !
Quelle devra –t- le comportement et l’attitude des autorités devant une foule qui réclame le retour d’un hors la loi ?
Pour éviter cet embroglio de poids avec des conséquences létales pour la démocratie il est indispensable que les habitants de ces quartiers défavorisés ressentent dans leur chair l’efficacité d’un appareil d’état soucieux de leurs conditions de vie. Pour cela il faut débloquer les fonds pour se lancer dans un vrai projet d’apaisement social.
Le 6 février 1986, les haïtiens dans leur grande majorité, ont célébré leur deuxième indépendance avec la fin du régime dictatorial des Duvalier Père et fils. Peu Avant les élections des enquêtes de firmes de renom ont démontré que pour les haïtiens, Jean Claude Duvalier était plébiscité comme le meilleur président des vingt dernières années.
Nous possédons une mémoire très sélective. Dans un monde ou tout le monde semble mauvais, nous nous accrochons au moins pire ! (Decky Lakyel 01/03/7)