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jeudi 29 avril 2010

Préval promet un appui aux marchands de la Croix des Bossales

Quelques heures après son retour au pays, le président Préval s'est rendu sur le site du marché de la Croix des Bossales détruit par un violent incendie. Après cette visite le président Préval a reçu une délégation d'une trentaine de petits commerçants au Palais National.
Au cours de la rencontre le président haïtien a annoncé que les victimes pourront bénéficier d'une assistance du gouvernement. De leur coté, les petits commerçants ont mis l'accent sur l'importance d'un appui . Ils ont fait valoir que leurs négoces reposaient en grande partie sur les fonds alloués par des entreprises .
Afin de mieux coordonner les interactions entre les petits commerçants et le gouvernement un comité provisoire composé entre autres de Camille Léon et René Monplaisir a été constitué. Le chef de l'Etat et les participants à la rencontre ont convenu qu'une commission élue par les petits commerçants devra faire un inventaire des pertes et identifier les vrais victimes.
L'incendie a causé des pertes énormes pour les marchands dans les secteurs du Port 1 et 2 et des provisions alimentaires.
Les petits commerçants ont également fait part de leurs préoccupations en ce qui a trait à l'aspect sécuritaire lors de cette réunion déroulée en présence du chef de la police Mario Andrésol. Ils souhaitent que des points fixes et un sous commissariats soient présents sur le site du marché de la Croix des Bossales.
Selon le chef de l'état les engins du CNE ont commencé ce mercredi à nettoyer le site.
LLM / Radio Métropole Haïti.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17647

mardi 29 décembre 2009

Le gouvernement dresse un premier rapport sur l'incendie éclaté au « Marché Hyppolite »

La ministre du commerce et de l'industrie, Jocelyne Colimon Féthière, s'est entretenue ce 28 décembre avec une délégation marchandes victimes de l'incendie du 22 décembre dernier au « Marché Hyppolite » Il était question de statuer sur les dégâts enregistrés en vue de présenter un premier rapport aux autorités gouvernementales.
Selon un bilan partiel établi par l'Association des commerçants du secteur informel (ACSI), les pertes enregistrées lors de l'incendie sont estimées à environ 60 millions de gourdes
On notera que l'origine du sinistre n'est toujours pas connue, mais les premiers témoignages recueillis sur place avaient fait état d'un début d'incendie dans un des petits entrepôts de marchandises avant la propagation du feu dans quelques dépôts.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16229

samedi 8 septembre 2007

Haïti : Atelier de réflexion sur la filière pêche


vendredi 7 septembre 2007
P-au-P, 7 sept. 07 [AlterPresse] --- Des dizaines de pêcheurs en provenance de plusieurs régions haïtiennes ont participé, du 5 au 7 septembre 2007 à Port-au-Prince à un atelier de réflexion sur la filière pêche en Haïti.
Convoqué par le Fonds d’assistance économique et sociale (Faes), cet atelier s’est déroulé dans le cadre du Programme de développement local (Pdl). Ce programme vise à améliorer la qualité de vie et à générer des capacités parmi les familles des groupes les plus vulnérables de la population haïtienne.
Organisme financier de développement placé sous la tutelle du Ministère de l’économie et des finances (MEF), le Faes a déjà financé plusieurs projets relatifs à la promotion et la valorisation de la pêche en Haïti, selon les informations fournies à AlterPresse.
En mars 2007, l’organisme avait lancé un projet pilote à la Petite Rivière de Léogâne. Ce projet consistait en l’installation de dispositifs de concentration de poissons (Dcp) au bénéfice d’une soixantaine de personnes, dont 6 femmes, membres d’une organisation dénommée Union des pêcheurs de Léogâne (Upl).
L’objectif de ce projet est de contribuer à l’augmentation du niveau de vie de la population de la zone côtière de Petite Rivière de Léogâne.
Outre le traitement de thèmes tels que les techniques de pêche, l’aménagement de la zone de collecte des prises, la rédaction de statuts et de règlements internes, la conception des outils de gestion de la pêche sur Dcp, une distribution de matériels et équipements de pêche aux pêcheurs a été prévue.
Ce projet sera étendu dans d’autres régions du pays, assure le Faes. [do gp apr 04/09/2007 18:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6382

vendredi 10 août 2007

La CNDDR entreprend de consolider les acquis sécuritaires

Coup d’envoi ce jeudi aux Gonaïves d’un forum sur la sécurité organisé par la Commission Nationale de Désarmement de Démantèlement et de Réinsertion (CNDDR). " Au cours du mois d’août les forums seront lancés dans plusieurs villes telles Cap Haïtien, Gonaïves, Cité Soleil, Petit Goave, Bel Air et Martissant", indique le président de la commission Nationale de Désarmement de Démantèlement et de Réinsertion, Alix Fils Aimé, tout en soulignant la participation du secteur privé dans ces projets.
Le président de la CNDDR, affirme que ce projet est un signal donné par les divers secteurs de la société en ce qui a trait à la consolidation des acquis sécuritaires. " L’objectif du programme est l’assainissement et la sécurisation des régions", soutient M. Fils Aimé notant que ce programme a débuté lundi dernier dans le quartier industriel de Varreux.
Selon le président de la CNDDR ce programme correspond à une seconde étape des actions à entreprendre en vue de donner un signal positif pour la relance de l’économie. " La première étape était le démantèlement des gangs armés maintenant il faut permettre la présence des institutions étatiques", ajoute t-il.
En ce qui a trait à la zone de Varreux, M. Fils Aimé souligne que les autorités s’appliquent à trouver des ressources pour recapitaliser les petites entreprises de la région.
" Ces actions visent à ramener le pays à la normalité afin que les fruits de la sécurité puissent être utilisés dans l’aspect économique", dit-il.
Lundi dernier un programme visant à rétablir les conditions de vie normales dans le quartier de Varreux a été inauguré par la CNDDR. Ce projet qui vise l’assainissement et la sécurisation de cette région est réalisé par les propriétaires d’entreprises, le gouvernement et les résidents de la région.
Le directeur général de Batimat, Patrick Brun, un des membres du comité de gestion du projet avait affirmé que cette zone est stratégique pour l’économie nationale tout en précisant que la zone est relativement calme. De plus, il estime que cet effort permettra de rétablir la confiance entre la population et les industriels en vue de favoriser la reprise des activités sociales et économiques et la création de nouveaux emplois.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12917

jeudi 9 août 2007

Lancement d’un projet de réhabilitation de la zone d’industriel de Varreux

Coup d’envoi hier d’un programme visant à rétablir les conditions de vie normales dans le quartier de Varreux à la route Batimat.
Ce projet qui vise l’assainissement et la sécurisation de cette région est réalisé par les propriétaires d’entreprises, le gouvernement et les résidents de la région.
La vie reprend au fur et a mesure dans cette zone autrefois contrôlée par des bandits qui réalisaient des kidnappings dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Le directeur général de Batimat, Patrick Brun, un des membres du comité de gestion du projet indique que cette zone est stratégique pour l’économie nationale tout en précisant que la zone est relativement calme. " Le projet est réalisé conjointement avec les résidents du quartier, les entrepreneurs, la Mairie de Delmas, le ministère des travaux Public, la commission nationale de Désarmement de Démantèlement et de Réinsertion (CNDDR) et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah)", ajoute t-il.
M. Brun informe que le gouvernement a lancé une campagne de recapitalisation des entreprises commerciales de la région ce qui a permis la réalisation des travaux d’assainissement.
De plus, il estime que cet effort permettra de rétablir la confiance entre la population et les industriels en vue de favoriser la reprise des activités sociales et économiques et la création de nouveaux emplois.
Des résidents du quartier saluent l’initiative des hommes d’affaires qui selon eux redonne de l’espoir. Les propriétaires d’entreprises envisagent de construire une école pouvant accueillir 3 milles enfants dans la zone de Simon Pelé indique un résident pour qui ce projet doit servir d’exemple aux autres entrepreneurs.
M. Brun appuie ces déclarations des riverains estimant que le succès d’une entreprise n’est pas uniquement dans les chiffres mais dans son impact au sein de la communauté.
Le président de la commission nationale de désarmement de démantèlement et Réinsertion, Alix Fils Aimé, avait annoncé le 24 juin dernier un programme de sécurité communautaire, impliquant les mairies, la police et les citoyens visant à réduire les conflits et les actes de violence.
La commission se propose d’entreprendre une série d’action afin de favoriser le rétablissement d’un climat sécuritaire propice aux investissements tel la recapitalisation des entreprises détruites lors des violences dans la zone du parc industriel.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12912

mercredi 8 août 2007

Cap-Haïtien fête ses 296 ans de fondation

Après les traditionnelles fêtes champêtres à Plaine du Nord et Limonade, le grand Nord a les yeux convergés vers le Cap-Haïtien, qui, reprend pour la plus belle cette année le grand Festival Culturel du Nord.
Du 11 au 18 août 2007 aura lieu au Cap-Haïtien le festival culturel du Nord autour du thème : « Reveye Tradisyon ak Kilti Lakay ». L'annonce a été faite à l'hôtel de ville du Cap-Haïtien en présence des membres du comité d'honneur et des membres du comité exécutif du festival, le 17 juin 2007. Selon Pierre Wesley, directeur exécutif du projet, ce festival a pour objectif principal de valoriser le patrimoine culturel du Nord, donner une image positive de la 2e ville du pays et créer des richesses.
Le comité d'honneur formé en la circonstance est présidé par le maire titulaire Michel St Croix, Eddy Lubin, directeur départemental du ministère de la culture, vice-président. Le maire espère, à travers ce festival, voir le Cap retrouver son visage d'antan. La programmation de cette édition de 2007 constituera un véritable carrefour d'Haïti, autant sur les scènes extérieures du site que dans les espaces fermés, le public sera convié à la découverte, à la surprise et au ravissement.
En plus des groupes locaux qui auront à performer durant les jours de festivités, de grosses pointures de la musique sont annoncées : RAM, Djakout Mizik, T-Vice, Hangout, Septen, Tropicana, Brothers Posse... Deux sites sont retenus pour l'organisation des activités, la place d'Armes communément appelée place Notre Dame de la rue 18, et la rue 5 Blvd.Vaste programme. Il ne reste donc qu'à attendre pour venir partager pleinement le plaisir contagieux de cet évènement qui constituait un carrefour de rencontres actives et fécondes d'individus venus d'horizons divers. La ville fondée sous Bertrand d'Ogeron, fut appelé dans le temps Cap-Français. La deuxième ville touristique et historique d'Haïti se veut par ce festival renaître de ses cendres.

Disons Bonne Fête à la ville du Cap-Haïtien et aux Nordistes en particulier.
Hansy Mars

dimanche 27 mai 2007

ESCLAVES A DOMICILE...RESTAVEKS

Les "Restaveks", petits esclaves oubliés d'Haïti
Lorsqu'on lui demande quel est son loisir préféré, Sylvine, petite Haïtienne de six ans, ne parle pas de jouer à la poupée mais répond "balayer".

Comme des centaines de milliers d'enfants haïtiens, sa mère, une paysanne pauvre du nord du pays, lui a dit de "rester avec" une famille plus aisée de la capitale, dont elle est depuis deux ans la "domestique".
Première levée dans la maisonnée du quartier de Pacot, dès 05H00, la petite fille frêle est chargée d'aller chercher de l'eau potable à la fontaine publique distante de 5 km.
Moins d'un quart des habitations de la capitale ont l'eau courante et les enfants que l'on croise avec de lourds fardeaux sont souvent des "Restaveks", le surnom créole des quelque 200.000 enfants réduits en esclavage en Haïti, dont une grande majorité de filles.

En 1994, Haïti a ratifié la Convention relative aux droits de l'enfant mais la première république noire indépendante (1804), qui a payé cher son combat pour l'abolition de l'esclavage, n'a pas fait disparaître la pratique de l'asservissement des enfants pauvres.

Sylvine doit aussi dans une journée d'environ 16 heures de travail s'occuper des enfants des cousins éloignés à qui elle a été confiée, nettoyer la maison...
En retour elle ne reçoit pas de salaire et pas beaucoup de nourriture. Elle dort dehors sur une paillasse. "Je n'ai jamais le temps de jouer, mon activité préférée c'est balayer", dit la fillette qui déplore qu'on ne la "laisse pas aller à l'école comme cela avait été promis" à sa mère. "Les Restaveks sont privés de leurs droits les plus élémentaires, de jouer, de vivre à l'abri de la violence physique et des abus sexuels", souligne Njanja Fassu, responsable de l'Unicef en Haïti.

"Des raisons principalement économiques poussent les familles pauvres des zones rurales à +donner+ un (ou parfois plusieurs) de leurs enfants à des familles citadines en mesure de leur offrir un peu de nourriture et un coin pour dormir, espérant ainsi leur assurer une vie plus décente, notamment une éducation même s'ils savent qu'il va souffrir", souligne Wenés Jeanty, du foyer Maurice Sixto.
Des promesses sont faites par la famille d'accueil mais la plupart du temps, elles ne sont pas tenues. Aucun document écrit n'officialise l'accord, la majorité de la population étant analphabète.
Les rapports entre l'enfant, qui n'a souvent même pas de certificat de naissance, et sa famille biologique sont distandus, vu les distances et l'impossibilité à communiquer. Le foyer Maurice Sixto apporte aux "Restaveks" un soutien éducatif, psychologique et affectif tout en essayant de sensibiliser les familles qui leur imposent d'épuisantes corvées ménagères et parfois de mauvais traitements.
"L'opinion de l'enfant domestique ne compte pas et c'est pour cela qu'il s'exprime rarement. Ici, nous essayons de changer ce comportement et de faire en sorte qu'il puisse se forger une estime de soi", explique M. Jeanty.
L'établissement, soutenu par Terre des Hommes, cherche aussi à remettre les enfants en contact avec leur famille d'origine.
Jean-Robert Cadet, ancien "Restavek", souligne que la pauvreté ne saurait expliquer totalement cette pratique. Il la considère pour sa part comme un héritage de l'esclavage, qui a marqué le pays au fer rouge. Faute d'action gouvernementale et internationale forte, "la tradition" des enfants esclaves se perpétue, parfois sur plusieurs générations.

Les filles "Restaveks" sont souvent violées par le père et les fils de la famille "d'accueil". Si elles tombent enceintes, elles sont souvent mises à la porte et vont rejoindre les rangs des enfants des rues. Mais parfois leur progéniture sera utilisée à son tour comme de petits domestiques, de petits esclaves.
Source Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
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Il faut noter que très souvent les familles d’accueil ne font pas partie des familles à sous du pays. Et l’observateur ne connaissant pas le contexte socioéconomique dans lequel évolue cette pratique pourrait se demander comment une famille avec aussi peu de ressources peut promettre monts et merveilles à un membre d’une autre famille.

Il existe très souvent des liens de parentés. Il s’agit de la petite nièce qui est envoyée à Port-au-Prince chez la tante.

Avant la crise d’après 1986, il existait les fameuses écoles du soir. En effet beaucoup d’enfants-domestiques fréquentaient l’école du soir et ils apprenaient à lire et à écrire.

Avec la fameuse doctrine tout homme est un homme prôné par l’ancien prêtre président, on s’attendait à l’application d’une politique visant à changer non seulement la mentalité mais la mise en oeuvre de programmes visant à améliorer de façon considérables les conditions de vie de tous les haïtiens.

Comme d’habitude, la société a miroité à travers un vieux mirage projeté par les discours à la Tartuffe, et de cette maxime, la société a hérité des enfants-chimères convertis aujourd’hui en jeunes gangsters-combattants d’une mauvaise cause lourde de plus de 800.000.000 d’euros.
C’est ça notre réalité.