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lundi 22 décembre 2008

Affaire Monique Pierre : arrestation d’un inspecteur de police

D’autres arrestations en vue, selon la police
dimanche 21 décembre 2008,
Radio Kiskeya
L’inspecteur de police César Yvens Sully a été appréhendé samedi à Port-au-Prince, dans le cadre de l’enquête ouverte sur l’enlèvement suivi de l’assassinat le 29 novembre dernier de Mme Monique Pierre, a appris Radio Kiskeya de sources policières.
L’enquête aurait révélé qu’au moins deux heures avant d’être abattue de plusieurs balles, Monique Pierre était gardée dans une maison dont le locataire n’est autre que l’inspecteur de police, révèlent ces sources
L’ordre d’arrestation a été émis par les autorités judiciaires. L’affaire est en effet à la charge du Cabinet d’instruction où deux autres suspects ont été déjà entendus en plusieurs occasions. Il s’agit du commissaire de police des Gonaïves (Artibonite, Nord), Ernst Bouquet Dorfeuille, concubin de la défunte, et de son ami Ansy Coulanges, ex-membre de l’institution policière. Les deux sont actuellement détenus au Pénitencier national.
Selon des précisions obtenues auprès de la police, l’inspecteur Sully fit partie du Swat Team, une unité spécialisée de la Police Nationale d’Haïti (PNH). Transféré par la suite au Sous-Commissariat de police de Cité Soleil (vaste bidonville situé au Nord de la capitale), il devait être renvoyé de l’institution en 2003 pour « homicide volontaire ». Il allait être réintégré au sein de la police un an plus tard. Au moment où il a été appréhendé, il se trouvait une fois de plus sous le coup d’une mesure d’exclusion pour « abandon de poste », cette fois-ci.
D’autres arrestations sont en vue, a fait savoir un responsable de la police sous couvert de l’anonymat. Il a réitéré la ferme détermination de la police de faire échec aux kidnappeurs, aux trafiquants de drogue et aux bandits en général.
Lors d’un point de presse le 3 décembre dernier, la PNH avait clairement associé Monique Pierre aux milieux de la drogue. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5531

jeudi 11 décembre 2008

Deuxième comparution d’Ernst Dorfeuille au cabinet d’instruction

Leurs avocats présentent une demande de main levée d’écrou en faveur du commissaire de police et d’Ansy Coulanges
mercredi 10 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le commissaire Ernst Bouquet Dorfeuille et son ami Ansy Coulanges ont été entendus mercredi par le juge d’instruction Jean-Claude Rigueur dans le cadre de l’enquête ouverte sur le rapt suivi de l’assassinat de Monique Pierre, concubine de l’officier de police.
Après plus de quatre heures d’audition, les deux hommes, attachés l’’un à l’autre, ont été reconduits sous forte escorte au Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince.
Les avocats des détenus, Mes Rigaud Duplan, Edwin Coq et Ephésien Joassaint ont annoncé avoir sollicité du magistrat instructeur une main levée d’écrou en faveur de leurs clients. Cette demande a été produite conformément aux dispositions de l’article 80 du code d’instruction criminelle (CIC).
Les trois hommes de loi en ont profité pour dénoncer une fois de plus la « décision prématurée » du chef du parquet de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis, de transférer le dossier au cabinet d’instruction. Ils estiment que d’un point de vue juridique le dossier était « vide ».
Un quatrième avocat, Rodrigue Dumas, faisait également partie des membres du conseil de défense de MM. Dorfeuille et Coulanges présents mercredi au Palais de justice.
N’ayant pas été interrogé, Ansy Coulanges devrait comparaître à nouveau jeudi au cabinet d’instruction.
Les deux détenus avaient été entendus une première fois lundi pendant que des milliers de personnes avaient gagné les rues aux Gonaïves (171 km au nord de la capitale) pour réclamer l’élargissement immédiat du commissaire Ernst Dorfeuille présenté comme celui qui, depuis sa prise de fonction, avait permis à la police de mettre fin au règne des bandits dans la Cité de l’indépendance.
Dorfeuille vivait avec Monique Pierre, une jeune femme fortunée, mais au passé sulfureux, exécutée il y a une dizaine de jours peu après son enlèvement par un commando. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5496
HRV commente : Le boulot de commissaire de Police paie bien. Le prévenu se paie un putain de groupe d’avocats parmi lesquels un haut placé de la ligue haïtienne pour la promotion du droit et de la Justice LHPDJ !

vendredi 5 décembre 2008

Le commissaire Municipal Ernst Dorfeuille est incarcéré

Après une troisième audition, le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Joseph Manès Louis, a décidé de mettre l'action publique en mouvement contre Ernst Dorfeuille et de transférer son dossier au cabinet d'instruction.
Le juge Manès Louis soutient que les trois auditions du commissaire Dorfeuille dans le cadre de l'assassinat de Monique Pierre ont permis de collecter assez d'information pour que le dossier soit transféré à un juge instructeur. Association de malfaiteur, assassinat et enlèvement sont les chefs d'accusations retenus contre le commissaire de police par le parquet dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Monique Pierre.Ernst Dorfeuille, commissaire municipal des Gonaïves a été transférer hier au Pénitencier National." La genèse du crime est à Pernier, au domicile de Monique Pierre ", soutient le juge Manès Louis rappelant que toutes les personnes susceptibles de fournir des informations doivent être entendues dans le cadre de l'enquête.
Dans une interview à radio Métropole, le chef du parquet a refusé de se prononcer sur le degré d'implication de Ernst Dorfeuille dans l'assassinat de sa concubine. " Notre devoir est de prendre les mesures qui s'imposent et de rechercher les auteurs du crime", ajoute t-il.
Un des avocats du commissaire Dorfeuille, Maître Ephésien Joachim, dit ne pas comprendre l'arrestation de son client. " C'est un fait insolite, M. Dorfeuille n'a pas été interrogé par le chef du parquet hier", révèle t-il.D'autre part, un ancien agent de police, Ansy Coulanges a été également incarcéré hier pour association de malfaiteur, assassinat et enlèvement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14437
Pourquoi cette Police Nationale oui et l’armée d’Haïti non ? En dehors de la volonté de ceux qui ne veulent pas entendre parler de l’armée et qui s’évertuent à diviniser cette institution bancale, très mal équipée pour luter contre le grand banditisme, on a du mal à voir une nette différence entre les deux institutions.
Malheureusement ce ne sont pas les institutions les coupables sinon les hommes qui se sont éloignés de grandes lignes de l’axe du bien et l’état qui fomente cette mauvaise conduite. Dans un pays ou l’éducation est laissée à des mercenaires du « getting money « la rupture tardera trop en chemin.
Depuis l’arrivée de Preval au pouvoir et l’intronisation de Monsieur Mario Andresol comme directeur de la Police Nationale D’Haïti, ce dernier ne cesse de clamer haut et fort que cette institution se trouvait profondément adultérée par la présence de mauvais garnements dans son sein.
On se demande ou sont-elles les priorités des différents gouvernements si jusqu’à présent aucun plan a été ni élaboré ni mis sur pied pour luter efficacement contre le kidnapping qui est aujourd’hui lé fléau majeur qui handicape profondément la relance économique.
Aujourd’hui les kidnappeurs n’ont pas peur de la Police. Les agents de la PNH sont kidnappés eux aussi.

A quels saints doit se vouer le citoyen ?

jeudi 4 décembre 2008

Le Sénateur Lambert porte plainte contre ses "accusateurs"

Prêt à abandonner son immunité parlementaire, l’ex-président du Sénat qui vise aussi bien des individus que des institutions entrevoit un "grand procès"
mercredi 3 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le premier Sénateur du Sud-Est, Joseph Lambert, a déposé mercredi au parquet de Port-au-Prince une plainte contre « toutes les personnes physiques et morales » ayant, dit-il, associé son nom au rapt suivi de l’exécution de la compagne du commissaire de police Ernst Dorfeuille.
« Vous allez assister à un grand procès en Haïti », a lancé aux journalistes présents le parlementaire de la plateforme Lespwa (au pouvoir) qui entend exercer des poursuites judiciaires contre un ensemble d’institutions et individus qu’il n’a pas voulu identifier. Toutefois, ses références constantes aux premières informations relatives au meurtre samedi dernier de Monique Pierre laissent croire que la police serait dans sa ligne de mire.
Soulignant qu’il agissait en sa qualité de citoyen, l’ancien président du Sénat s’est dit prêt à faire lever, si nécessaire, son immunité parlementaire pour en finir avec les accusations mensongères portées contre lui. Il a repris au passage la thèse d’un complot permanent contre sa personne qui serait ourdi dans un « mystérieux laboratoire ».
Le Député de la première circonscription de Jacmel, Patrick Domond (Lespwa), était aux côtés de son collègue pour lui manifester son soutien lors du dépôt de cette plainte.
Mardi, Joseph Lambert s’était déjà présenté au parquet pour faire une déposition face aux allégations portant sur l’utilisation présumée de la plaque de son véhicule de service dans un crime dont les effets multiplicateurs occupent le centre de l’actualité. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5469
HRV commente : Parlez-moi de cela Monsieur Lambert. Tout le monde n’attend que ça. Un grand procès pour faire le jour sur ce genre d’accusation qui laisse une saveur de doute dans l’esprit de l’opinion publique. Nous avons l’impression que les enquêtes en cours n’aboutissent jamais. Les accusations souvent graves passent aux oubliettes..et l’encre nauséabonde lancée sur des personnages publics ne s’effacent pas si rapidement.

Monique Pierre était liée au trafic de drogue, selon la police haïtienne

Le chef de la DCPJ, Frantz Thermilus, ne dispose d’aucun indice sur l’implication du véhicule du Sénateur Joseph Lambert dans le crime et annonce une vaste offensive contre les gangs identifiés
mercredi 3 décembre 2008,
Radio Kiskeya
La PNH a clairement associé mercredi aux milieux de la drogue Monique Pierre, la compagne du commissaire de police des Gonaïves (Artibonite, nord), Ernst Bouquet Dorfeuille, enlevée et assassinée par un commando.
« Selon les premières informations dont nous disposons, Monique Pierre était une femme proche des narcotrafiquants », a affirmé lors d’une conférence de presse le commissaire divisionnaire Frantz Thermilus, chef de la police judiciaire (DCPJ). Il a promis, à partir de certains indices disponibles, de poursuivre jusqu’au bout des investigations portant sur la personnalité de la victime et le réseau social dans lequel elle évoluait.
S’agissant du véhicule officiel du Parlement affecté à la sécurité du Sénateur Joseph Lambert, aucune preuve de son implication éventuelle dans le crime n’a pu être établie, a indiqué le commissaire Thermilus. Il assure que l’alerte avait été donnée concernant la Nissan Patrol de couleur grise immatriculée OF-00332 après que le commissaire Dorfeuille eut relayée une information que la servante de sa compagne avait communiquée. Elle aurait relevé la plaque minéralogique du véhicule du parlementaire au moment où les bandits emmenaient la jeune femme vers une destination inconnue.
Poursuivant l’exposé des données préliminaires de l’enquête criminelle en cours, le responsable de la DCPJ a fourni un luxe de détails sur la Nissan Patrol de couleur beige immatriculée AA76525 retrouvée sur la route de Frères, à Pétion-Ville (banlieue est). Frantz Thermilus précise que ce véhicule, dont la plaque trafiquée est celle d’une Honda Accord enregistrée au nom de Paul Nacer Brutus, a été utilisé pour réaliser au moins trois enlèvements depuis qu’il a été volé en septembre dernier, changeant d’autant de fois de couleur. Propriété de l’organisation humanitaire Catholic relief service (CRS), la jeep à l’origine de couleur blanche a participé à un kidnapping ayant visé la famille Dessain, qui vient de l’île de La Gonâve tout comme Monique Pierre. Un policier kidnappé lors de cette opération est depuis porté disparu.
D’autre part, repeint en gris, le même véhicule a servi à enlever un client d’un hôtel de la capitale. Samedi dernier, il était de couleur beige au moment où les tueurs qui se trouvaient à son bord avaient fait irruption chez Mme Pierre, 35 ans, devenue opulente dans le monde des affaires après avoir fait de la prison aux Etats-Unis pour son implication dans le narcotrafic.
Le remote control de la barrière de la défunte découvert dans le véhicule hautement suspect avait permis de l’intercepter.
Frantz Thermilus a aussi mentionné une Toyota de couleur rouge qui a été prise en chasse par la police suite à des témoignages faisant savoir que les membres du commando étaient montés à bord de ce deuxième véhicule après avoir abandonné le premier en cours de route. Les deux passagers, un policier et un autre individu, ont été interpellés et sont actuellement interrogés au siège de la DCPJ.
Enfin, cette affaire a permis aux forces de l’ordre de lever le voile sur un vaste réseau criminel qui compte dans ses rangs d’anciens policiers, notamment des ex-commissaires. Ils ont été tous identifiés et sont activement recherchés, a promis le chef de la police judiciaire visiblement optimiste sur les chances de remonter la filière des gangs repérés.
Depuis mardi soir, le commissaire Ernst Dorfeuille est placé en garde à vue. Il a été reconduit en prison mercredi soir après avoir été interrogé au parquet de Port-au-Prince. Le haut commandement de la Police Nationale s’est mobilisé pour faire la lumière sur la mort de Monique Pierre, tuée de deux balles et dont les yeux ont été également crevés samedi dernier peu après son enlèvement à son domicile dans le quartier Pernier 40, à Pétion-Ville. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5470

mercredi 3 décembre 2008

La DGI confirme l’appartenance au Sénat de la plaque officielle 00332 qui serait celle d’un véhicule impliqué dans l’enlèvement suivi de l’assassinat

Le journaliste Wendell Théodore confirme avoir vu le véhicule du sénateur Lambert à Jacmel sans avoir accordé une attention spéciale à sa plaque d’immatriculation
mardi 2 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le directeur des opérations à la Direction Générale des Impôts (DGI), qui délivre généralement les plaques d’immatriculation des véhicules, confirme que la plaque officielle 00332 qui aurait été celle du véhicule impliqué dans l’assassinat samedi dernier à Port-au-Prince de la compagne d’un commissaire de police, appartient effectivement au Sénat de la République.
Dans une interview accordée mardi à Radio Kiskeya, M. Murrray Lustin Junior précise que ladite plaque minéralogique n’a de ce fait pas été enregistrée au nom du Sénateur Joseph Lambert (Sud-Est). Il écarte toutefois la possibilité que cette plaque, de même que n’importe quelle autre, puisse exister en double.
« Le Ministère de l’Economie et des Finances et la DGI assurent le contrôle des plaques d’immatriculation à l’échelle du territoire. De ce fait, tout tentative de falsification ou de duplication d’une plaque quelconque peut être facilement détectée », a soutenu le responsable de la DGI.
Contrairement à un passé récent, les plaques d’immatriculation haïtiennes, fabriquées à l’étranger, sont distribuées en exemplaires uniques placés à l’arrière des véhicules. Une vignette portant le numéro de la plaque est apposée sur le pare-brise avant du véhicule.
Réagissant aux propos du sénateur Lambert qui le cite comme témoin oculaire de la présence de son véhicule à Jacmel (Sud-Est) le week-end écoulé, le directeur de l’information de la station privée Radio Métropole, Wendell Théodore, confirme avoir vu le parlementaire au volant de son véhicule de service. Il précise cependant n’avoir pas cherché à relever le numéro de la plaque dudit véhicule.
Il déclare par ailleurs ne voir aucun inconvénient au fait que le sénateur Lambert ait fait référence à lui. « Il ne s’agit pas d’une accusation. En tant que jacmélien, je suis quasiment certain de n’avoir pas été le seul à l’avoir remarqué dans la ville », a-t-il conclu dans une interview accordée mardi à Radio Kiskeya. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5466

Arrestation du commissaire de police Ernst B. Dorfeuille dont la compagne, Monique Pierre, a été exécutée après avoir été enlevée

Monique Pierre aurait fait la prison aux Etats-Unis pour trafic de drogue, selon des sources policières et judiciaires
Mercredi 3 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le commissaire de police des Gonaïves (Artibonite, Nord), Ernst Bouquet Dorfeuille, dont la compagne, Monique Pierre, a été tuée samedi dernier à Port-au-Prince après avoir été enlevée quelques heures plus tôt, a été placé aux arrêts, a appris Radio Kiskeya.
Le responsable de police dont la résidence a été perquisitionnée mardi soir, a été, dans un premier temps, placé en isolement. Dans un second temps, il a été formellement mis en état d’arrestation et devrait être déféré ce mercredi par-devant le Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince.
Selon des informations obtenues de sources policières et judiciaires, des charges auraient été retenues contre le commissaire de police, dont la détention illégale d’au moins une arme à feu. Aucune précision n’a pu cependant être obtenue sur son implication directe dans l’enlèvement et l’exécution de Monique Pierre. Il aurait été toutefois établi que Dorfeuille se trouvait au domicile de Monique Pierre vers 3 heures du matin le jour de l’enlèvement. Il aurait laissé la résidence de sa compagne pour "partir à la chasse".
Selon d’autres précisions, des documents importants, dont des titres de propriété, ont été emportés par les ravisseurs de Monique Pierre.
Originaire de l’ile de La Gonâve (Ouest, baie de Port-au-Prince), Monique Pierre, possédait une colossale fortune. Ayant légalement immigré aux Etats-Unis en 1994, elle y aurait été incarcérée de 1996 à 1998 pour son implication dans le trafic illicite de la drogue. Par la suite, elle aurait été frappée d’une mesure de déportation. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5468