P-au-P., 2 mars 2011 [AlterPresse]--- Le candidat à la présidence de la plateforme politique Repons Peyizan (Réponse des paysans), Joseph Michel Martelly, laisse Haiti ce mercredi 2 mars à destination de la Floride (Etats-Unis d’Amérique), pour une visite de 24 heures, afin de rencontrer les membres de cette communauté haïtienne de l’étranger dans le cadre de sa campagne. Le candidat Joseph Michel Martelly, qui a fait cette annonce lors d’une conférence de presse, peu de temps avant son départ, explique que sa campagne doit toucher toute les couches de la population haïtienne, peu importe l’endroit où elle se trouve.
Il qualifie de « nécessaires et indispensables » ses déplacements pour rencontrer les Haïtiens qui vivent en dehors du pays.
Ce voyage sera, dit-il, une occasion pour lui de collecter des fonds pour pouvoir poursuivre sa campagne qui, contrairement au premier tour des élections, « exige beaucoup plus de fonds ».
Le 28 février dernier, Joseph Michel Martelly a rencontré, en République Dominicaine, le président Léonel Fernandez pour discuter des sujets portant sur les relations entre les deux pays qui se partagent l’ile.
« Relations binationale, migration, renforcement de la commission bilatérale, trafic des enfants sur la frontière », sont, entre autres, les points qui ont été abordés entre Joseph Michel Martelly et Léonel Fernandez.
Il a, au cours de cette visite en République voisine, rencontré également des personnalités haïtiennes qui vivent en République Dominicaine.
Répondant aux questions des journalistes, Joseph Michel Martelly, d’un air confiant, a renouvelé sa détermination de travailler « durement » afin de remporter la victoire sur sa rivale, Mirlande Manigat.
Michel Martelly a, cependant, démenti les informations selon lesquelles il a eu une rencontre, la semaine dernière, avec le président de la République René Préval.
Toutefois, il a, sans révéler leur identité, avoué avoir fait des alliances avec certains candidats malheureux issus du premier tour des élections, des Partis, des Plateformes et des Organisations politique. [sfd gp apr 02/03/2011]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10714
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
Affichage des articles dont le libellé est MICHEL MARTELLY ET LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES D'HAITI. Afficher tous les articles
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jeudi 3 mars 2011
Haïti: Martelly prêt à travailler avec quelqu'un ayant servi les Duvalier
PORT-AU-PRINCE - Michel Martelly, candidat à la présidence d'Haïti, a déclaré mercredi qu'il était "prêt" à travailler avec quelqu'un ayant servi la dictature des Duvalier, affirmant ne pas être un "président idéologique", dans un entretien accordé à l'AFP. "Je refuse d'identifier les gens à partir de leur idéologie ou de leur appartenance, mais sur la base de leur compétence. Même si quelqu'un avait servi le régime des Duvalier je suis prêt à travailler avec lui", a déclaré l'ancien chanteur populaire, qui affrontera le 20 mars l'ex-Première dame Mirlande Manigat au second tour de la présidentielle.
M. Martelly a refusé de se prononcer sur une éventuelle condamnation de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, estimant que la question relevait d'"une décision de justice basée sur ce qu'il a fait ou n'a pas fait". Rentré en Haïti le 16 janvier après 25 ans d'exil en France, Jean-Claude Duvalier est poursuivi pour corruption et pour crimes contre l'humanité.
"Je suis prêt à travailler avec tous les pays et à maintenir les accords de coopération que le gouvernement sortant a signés, si ces accords sont à l'avantage d'Haïti", a par ailleurs déclaré M. Martelly, qui a été reçu mardi par le président dominicain, Leonel Fernandez, une semaine après Mme Manigat.
Il a dit vouloir oeuvrer, une fois parvenu au pouvoir, à améliorer les relations avec le pays voisin et changer Haïti en impulsant un nouveau dynamisme à l'Etat qui, selon lui, doit cesser d'être au service d'un petit groupe avide de s'enrichir.
"Avec moi, l'Etat doit être au service du plus grand nombre. Son rôle principal sera de veiller à ce que les intérêts de la population ne soient pas lésés. Ce sera un changement radical", a soutenu M. Martelly, 50 ans.
Il a cependant assuré qu'il ne ferait pas de chasse aux sorcières et a offert aux fonctionnaires intègres de faire partie de son équipe.
"L'essentiel pour nous c'est de rassembler le plus de personnes. Tous ceux qui seront identifiés comme des fonctionnaires honnêtes, valables et qui ont été bloqués par le système ou par le manque de leadership, seront maintenus et auront la possibilité de participer à la nouvelle équipe", a assuré le candidat.
Critiqué pour avoir durant la campagne fustigé ceux qui ont amassé des diplômes sans pouvoir résoudre les problèmes du pays, M. Martelly a mis en avant son enthousiasme et son désir de changer son pays.
"J'accorde la priorité à l'éducation pour tous dans mon programme, on ne peut pas dire que je sois contre les intellectuels et les diplômés. Bien sûr on doit rechercher des diplômes, mais pour diriger il faut également une connaissance du terrain, un savoir-faire et surtout de la volonté", a-t-il affirmé.
M. Martelly a fait de très brèves études en construction et en communication aux Etats-Unis. Son adversaire Mirlande Manigat, 70 ans, enseignante de carrière, est diplômée de la Sorbonne et de Sciences-Po à Paris.
"Aucun homme ou aucune femme ne pourra seul refaire ce pays dans l'état où il est aujourd'hui, il faut plus qu'une équipe, il faut inclure toute la population", a affirmé M. Martelly qui, comme son adversaire, ne s'oppose pas au retour de l'ancien président Jean Bertrand Aristide ou à la présence de Jean-Claude Duvalier dans le pays.
Les résultats du second tour de la présidentielle haïtienne seront proclamés le 16 avril.
http://www.romandie.com/infos/news2/110303001656.kdbtj8fe.asp
Commentaires:
De la compétence au service de l'excellence pour le profit de tous!
Voilà un vrai logo présidentiel
M. Martelly a refusé de se prononcer sur une éventuelle condamnation de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, estimant que la question relevait d'"une décision de justice basée sur ce qu'il a fait ou n'a pas fait". Rentré en Haïti le 16 janvier après 25 ans d'exil en France, Jean-Claude Duvalier est poursuivi pour corruption et pour crimes contre l'humanité.
"Je suis prêt à travailler avec tous les pays et à maintenir les accords de coopération que le gouvernement sortant a signés, si ces accords sont à l'avantage d'Haïti", a par ailleurs déclaré M. Martelly, qui a été reçu mardi par le président dominicain, Leonel Fernandez, une semaine après Mme Manigat.
Il a dit vouloir oeuvrer, une fois parvenu au pouvoir, à améliorer les relations avec le pays voisin et changer Haïti en impulsant un nouveau dynamisme à l'Etat qui, selon lui, doit cesser d'être au service d'un petit groupe avide de s'enrichir.
"Avec moi, l'Etat doit être au service du plus grand nombre. Son rôle principal sera de veiller à ce que les intérêts de la population ne soient pas lésés. Ce sera un changement radical", a soutenu M. Martelly, 50 ans.
Il a cependant assuré qu'il ne ferait pas de chasse aux sorcières et a offert aux fonctionnaires intègres de faire partie de son équipe.
"L'essentiel pour nous c'est de rassembler le plus de personnes. Tous ceux qui seront identifiés comme des fonctionnaires honnêtes, valables et qui ont été bloqués par le système ou par le manque de leadership, seront maintenus et auront la possibilité de participer à la nouvelle équipe", a assuré le candidat.
Critiqué pour avoir durant la campagne fustigé ceux qui ont amassé des diplômes sans pouvoir résoudre les problèmes du pays, M. Martelly a mis en avant son enthousiasme et son désir de changer son pays.
"J'accorde la priorité à l'éducation pour tous dans mon programme, on ne peut pas dire que je sois contre les intellectuels et les diplômés. Bien sûr on doit rechercher des diplômes, mais pour diriger il faut également une connaissance du terrain, un savoir-faire et surtout de la volonté", a-t-il affirmé.
M. Martelly a fait de très brèves études en construction et en communication aux Etats-Unis. Son adversaire Mirlande Manigat, 70 ans, enseignante de carrière, est diplômée de la Sorbonne et de Sciences-Po à Paris.
"Aucun homme ou aucune femme ne pourra seul refaire ce pays dans l'état où il est aujourd'hui, il faut plus qu'une équipe, il faut inclure toute la population", a affirmé M. Martelly qui, comme son adversaire, ne s'oppose pas au retour de l'ancien président Jean Bertrand Aristide ou à la présence de Jean-Claude Duvalier dans le pays.
Les résultats du second tour de la présidentielle haïtienne seront proclamés le 16 avril.
http://www.romandie.com/infos/news2/110303001656.kdbtj8fe.asp
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jeudi 24 février 2011
Martelly promet améliorer l’éducation avec l’argent de la loterie et des jeux
Par Agence EFE – Port-au-Prince le 22 février 2011 (EFE).- Le candidat à la présidence d’Haïti, Michel Martelly s’est compromis aujourd’hui à réinstaurer la loterie Nationale et assigner à l’Etat un 10% des entrées des banques de jeu populaires dans le but d’obtenir des fonds pour améliorer l’éducation et le bien être des haïtiens.
« Les électeurs et électrices ne veulent pas d’argent, mais un vrai accompagnement, de l’eau potable et la construction d’infrastructures comme des routes » a opiné Martelly dans des déclarations publiées dans des médias locaux.
Le candidat de Réponse Paysan, qui aura l’ex première dame de la république Mirlande Manigat comme rival au second tour fixé au 20 mars, est comme elle en campagne.
Durant une visite dans le nord du pays, durant lequel il a repris des chansons de son répertoire comme interprète du compas direct, il a observé selon ce qu’il a dit, « beaucoup d’opportunités dans le département du Nord, comme beaucoup de terres sans activité agricole, des possibilités d’investissements dans le tourismes pour certaines plages ».
Martelly a promis que s’il gagne le deuxième tour des élections, il favorisera des investissements dans l’éducation à partir des ressources provenant de la relance de la Loterie nationale qui n’existe plus depuis des années dans le pays et aussi de 10% des entrées des banques populaires de paris, connues populairement comme « borlette ».
Le candidat-chanteur a mentionné aussi la possibilité d’obtenir un appui de 200 millions de dollars du Fonds Monétaire international (FMI)
Entretemps, madame Manigat a promis hier si elle gagne les élections, de transformer la grande commune de « Cité Soleil » en un espace de lumière, ou les gens pourront vivre dans de meilleures conditions sanitaires et sécuritaires.
Plusieurs milliers d’habitants de Cité Soleil y compris des partisans de Michel Martelly, ont assisté au discours électoral de Manigat, selon les médias locaux.
Outre le président, les haïtiens éliront au cours des élections du 20 mars 79 députés (20 ont déjà assuré leurs places au parlement en gagnant au premier tour) , sept sénateurs qui s’ajouteront aux 4 vainqueurs du premier tour.
Source: http://www.google.com/hostednews/epa/article/ALeqM5hDytpnmE5GeqPq6CNzObsnUTbp-g?docId=1469732
Traduction: Decky Lakyel pour Haïti Recto Verso
« Les électeurs et électrices ne veulent pas d’argent, mais un vrai accompagnement, de l’eau potable et la construction d’infrastructures comme des routes » a opiné Martelly dans des déclarations publiées dans des médias locaux.
Le candidat de Réponse Paysan, qui aura l’ex première dame de la république Mirlande Manigat comme rival au second tour fixé au 20 mars, est comme elle en campagne.
Durant une visite dans le nord du pays, durant lequel il a repris des chansons de son répertoire comme interprète du compas direct, il a observé selon ce qu’il a dit, « beaucoup d’opportunités dans le département du Nord, comme beaucoup de terres sans activité agricole, des possibilités d’investissements dans le tourismes pour certaines plages ».
Martelly a promis que s’il gagne le deuxième tour des élections, il favorisera des investissements dans l’éducation à partir des ressources provenant de la relance de la Loterie nationale qui n’existe plus depuis des années dans le pays et aussi de 10% des entrées des banques populaires de paris, connues populairement comme « borlette ».
Le candidat-chanteur a mentionné aussi la possibilité d’obtenir un appui de 200 millions de dollars du Fonds Monétaire international (FMI)
Entretemps, madame Manigat a promis hier si elle gagne les élections, de transformer la grande commune de « Cité Soleil » en un espace de lumière, ou les gens pourront vivre dans de meilleures conditions sanitaires et sécuritaires.
Plusieurs milliers d’habitants de Cité Soleil y compris des partisans de Michel Martelly, ont assisté au discours électoral de Manigat, selon les médias locaux.
Outre le président, les haïtiens éliront au cours des élections du 20 mars 79 députés (20 ont déjà assuré leurs places au parlement en gagnant au premier tour) , sept sénateurs qui s’ajouteront aux 4 vainqueurs du premier tour.
Source: http://www.google.com/hostednews/epa/article/ALeqM5hDytpnmE5GeqPq6CNzObsnUTbp-g?docId=1469732
Traduction: Decky Lakyel pour Haïti Recto Verso
mercredi 9 février 2011
Michel Martelly exige des changements au CEP et au gouvernement
Le candidat conditionne pratiquement sa présence au second tour des présidentielles au renvoi immédiat du président et du directeur général du Conseil électoral et des ministres Paul Denis, Gérald Germain et Paul Antoine Bien-Aimé mardi 8 février 2011,
Le candidat à la présidence Michel Martelly a sollicité mardi un remaniement au sein du bureau du Conseil électoral provisoire et du gouvernement, conditions auxquelles il a pratiquement lié sa participation au second tour de l’élection qui doit l’opposer le 20 mars à sa rivale Mirlande Hyppolite Manigat.
Dans un communiqué remis à la presse, M. Martelly estime nécessaire de "changer le président du Conseil, Gaillot Dorsinvil, le directeur général, Pierre-Louis Opont, et certains membres de l’appareil électoral dans les meilleurs délais".
Le chanteur surnommé "Sweet Micky" propose également l’adoption de mesures visant à améliorer le processus électoral et réclame des sanctions contre les candidats ayant fait usage d’armes à feu lors du premier tour des présidentielles et législatives controversées du 28 novembre.
Par ailleurs, Michel Martelly, admis au second tour grâce à un rapport de l’OEA ayant recommandé l’éviction du candidat du pouvoir, Jude Célestin, invite le gouvernement Préval/Bellerive à réduire le nombre des ministères et à renvoyer les ministres de la justice et de la sécurité publique, Paul Denis, des affaires sociales, Gérald Germain et de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé.
Le candidat dit accepter de rester dans le processus électoral au-delà de la journée du lundi 7 février -qui marquait la fin du mandat constitutionnel du Président René Préval- si les mesures proposées sont "prises en considération immédiatement".
L’Exécutif et l’institution électorale n’avaient pas encore réagi mardi soir au communiqué réclamant la tête des hauts responsables identifiés.
Gardant un profil bas depuis un certain temps, le chef de l’Etat sortant, qui entend rester au pouvoir jusqu’au 14 mai, officiellement afin de permettre à un successeur élu de le remplacer, n’a toujours pas promulgué les résultats définitifs des élections de novembre. Cet acte doit précéder la convocation du peuple en ses comices en vue du second tour.
Mirlande Manigat, arrivée largement en tête du premier tour, ou Michel Martelly, devrait être proclamé vainqueur (e) du scrutin présidentiel le 16 avril. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7498
Le candidat à la présidence Michel Martelly a sollicité mardi un remaniement au sein du bureau du Conseil électoral provisoire et du gouvernement, conditions auxquelles il a pratiquement lié sa participation au second tour de l’élection qui doit l’opposer le 20 mars à sa rivale Mirlande Hyppolite Manigat.
Dans un communiqué remis à la presse, M. Martelly estime nécessaire de "changer le président du Conseil, Gaillot Dorsinvil, le directeur général, Pierre-Louis Opont, et certains membres de l’appareil électoral dans les meilleurs délais".
Le chanteur surnommé "Sweet Micky" propose également l’adoption de mesures visant à améliorer le processus électoral et réclame des sanctions contre les candidats ayant fait usage d’armes à feu lors du premier tour des présidentielles et législatives controversées du 28 novembre.
Par ailleurs, Michel Martelly, admis au second tour grâce à un rapport de l’OEA ayant recommandé l’éviction du candidat du pouvoir, Jude Célestin, invite le gouvernement Préval/Bellerive à réduire le nombre des ministères et à renvoyer les ministres de la justice et de la sécurité publique, Paul Denis, des affaires sociales, Gérald Germain et de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé.
Le candidat dit accepter de rester dans le processus électoral au-delà de la journée du lundi 7 février -qui marquait la fin du mandat constitutionnel du Président René Préval- si les mesures proposées sont "prises en considération immédiatement".
L’Exécutif et l’institution électorale n’avaient pas encore réagi mardi soir au communiqué réclamant la tête des hauts responsables identifiés.
Gardant un profil bas depuis un certain temps, le chef de l’Etat sortant, qui entend rester au pouvoir jusqu’au 14 mai, officiellement afin de permettre à un successeur élu de le remplacer, n’a toujours pas promulgué les résultats définitifs des élections de novembre. Cet acte doit précéder la convocation du peuple en ses comices en vue du second tour.
Mirlande Manigat, arrivée largement en tête du premier tour, ou Michel Martelly, devrait être proclamé vainqueur (e) du scrutin présidentiel le 16 avril. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7498
jeudi 3 février 2011
Michel Martelly, un chanteur prêt à prendre la présidence d'Haïti
Haïti: Michel Martelly, 49 ans, plus connu en Haïti sous son nom d'artiste de "Sweet Micky", est un chanteur populaire qui se retrouve contre toute attente en lice pour le deuxième tour de l'élection présidentielle organisé le 20 mars. Jusqu'ici surtout réputé pour ses danses chaloupées sur scène, M. Martelly a profité du soutien des jeunes.
Après 20 ans de carrière musicale, Michel Martelly semble avoir pris la relève de la star mondiale du hip-hop, Wyclef Jean, écarté de la course présidentielle en août dernier par le Conseil électoral, faute d'avoir résidé en Haïti pendant les cinq dernières années.
Fort de sa popularité auprès des jeunes, "Sweet Micky", qui s'autoproclame président du "compas", la musique populaire d'Haïti, a mené une campagne agressive, accusant ses principaux concurrents, souvent d'anciens responsables gouvernementaux, d'avoir contribué à enfoncer le pays dans la crise.
Il a conquis les quartiers pauvres de la capitale en revendiquant du travail pour les jeunes. "Un jeune Haïtien doit pouvoir travailler, s'acheter une voiture et vivre décemment", a-t-il soutenu lors d'un débat télévisé, où il a ironisé sur les politiciens diplômés incapables d'apporter des solutions aux problèmes du pays.
"Je suis le changement et le changement est en train de gagner les élections", a-t-il lancé, après avoir demandé l'annulation des scrutins présidentiel et législatifs du 28 novembre.
Michel Martelly n'a fait que de très brèves études en construction et en communication aux Etats-Unis, se consacrant particulièrement à la musique.
Très à l'aise en français comme en anglais, portant des costumes bien coupés, ce séducteur au crâne chauve et bronzé a été surnommé "Switch Micky" à la place de son nom de scène "Sweet Micky" après être revenu sur sa demande d'annulation du premier tour du scrutin moins de 24 heures après l'avoir exprimée.
Il se présente sous les couleurs du parti "repons peyizan". Il promet une réforme agraire pour relancer le productivité et veut miser sur le potentiel touristique d'Haïti.
"Et surtout, il faut commencer par concrétiser le rêve d'un système d'éducation et de formation de qualité pour tous les âges et toutes les bourses", dit-il sur son site web.
Son épouse, qui ne se trouve jamais très loin de lui, a géré l'aspect économique de sa carrière. Rejetant les critiques qui soulignent son inexpérience en politique, il réclame une place pour une nouvelle génération au pouvoir.
"Ce ne sera pas facile mais avoir un leader qui est aimé, adulé, en qui le peuple a confiance, ça aidera déjà beaucoup", dit ce tribun toujours à l'aise en public sur la page d'accueil de son site internet.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88641&PubDate=2011-02-03
Après 20 ans de carrière musicale, Michel Martelly semble avoir pris la relève de la star mondiale du hip-hop, Wyclef Jean, écarté de la course présidentielle en août dernier par le Conseil électoral, faute d'avoir résidé en Haïti pendant les cinq dernières années.
Fort de sa popularité auprès des jeunes, "Sweet Micky", qui s'autoproclame président du "compas", la musique populaire d'Haïti, a mené une campagne agressive, accusant ses principaux concurrents, souvent d'anciens responsables gouvernementaux, d'avoir contribué à enfoncer le pays dans la crise.
Il a conquis les quartiers pauvres de la capitale en revendiquant du travail pour les jeunes. "Un jeune Haïtien doit pouvoir travailler, s'acheter une voiture et vivre décemment", a-t-il soutenu lors d'un débat télévisé, où il a ironisé sur les politiciens diplômés incapables d'apporter des solutions aux problèmes du pays.
"Je suis le changement et le changement est en train de gagner les élections", a-t-il lancé, après avoir demandé l'annulation des scrutins présidentiel et législatifs du 28 novembre.
Michel Martelly n'a fait que de très brèves études en construction et en communication aux Etats-Unis, se consacrant particulièrement à la musique.
Très à l'aise en français comme en anglais, portant des costumes bien coupés, ce séducteur au crâne chauve et bronzé a été surnommé "Switch Micky" à la place de son nom de scène "Sweet Micky" après être revenu sur sa demande d'annulation du premier tour du scrutin moins de 24 heures après l'avoir exprimée.
Il se présente sous les couleurs du parti "repons peyizan". Il promet une réforme agraire pour relancer le productivité et veut miser sur le potentiel touristique d'Haïti.
"Et surtout, il faut commencer par concrétiser le rêve d'un système d'éducation et de formation de qualité pour tous les âges et toutes les bourses", dit-il sur son site web.
Son épouse, qui ne se trouve jamais très loin de lui, a géré l'aspect économique de sa carrière. Rejetant les critiques qui soulignent son inexpérience en politique, il réclame une place pour une nouvelle génération au pouvoir.
"Ce ne sera pas facile mais avoir un leader qui est aimé, adulé, en qui le peuple a confiance, ça aidera déjà beaucoup", dit ce tribun toujours à l'aise en public sur la page d'accueil de son site internet.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88641&PubDate=2011-02-03
mercredi 19 janvier 2011
Haïti-Elections : Vers un second tour
P-au-P, 19 janvier 2011 [AlterPresse] --- Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) annonce la tenue prochaine d’un second tour des élections présidentielles et législatives, dont le premier tour controversé a eu lieu le 28 novembre 2010.
Lors de ce second tour l’institution électorale entend considérer les recommandations de la mission d’experts de l’OEA en rapport aux résultats déjà publiés et qui ont été rejetés par une partie de la population et des secteurs politiques, selon un communiqué émanant de l’institution.
Le rapport des experts a été remis le 18 janvier au CEP par le gouvernement qui l’a reçu officiellement la veille des mains du secrétaire général de l’OEA, Jose Miguel Insulza.
Suivant les informations diffusées dans les medias le rapport de la mission préconise d’écarter le candidat du pouvoir Jude Célestin de la course au second tour au profit de Michel Martelly qui était arrivé en troisième position.
Cependant les principaux acteurs continuent de maintenir le flou sur le contenu du texte, laissant entendre que celui qui a été remis officiellement lundi au gouvernement haïtien pourrait être différent.
« Ce n’est pas la version exacte qui a fuité, la version que vous [les journalistes] avez n’est pas la version exacte…La mission technique peut faire seulement des recommandations. Elle a fait ces recommandations dans la mesure de ses possibilités et avec toute la clarté possible. Mais qui va déterminer quels seront les résultats finaux des élections ? Ce sera le Conseil Electoral Provisoire », a déclaré Jose Miguel Insulza à la presse, lundi 17 janvier.
Le CEP indique dans son communiqué que « l’éventualité d’un changement de position dans le classement du deuxième et troisième candidat dans la liste publiée lors des résultats préliminaires du 7 décembre 2010 sera prise en compte dans le cadre du traitement des contestations ».
Il faudra donc attendre que ce second processus s’achève avant la publication des résultats définitifs. Combien de temps cela va-t-il prendre et comment le « traitement des contestations » pourra influencer les résultats préliminaires ?
Seuls Jude Célestin et Charles Henri Baker parmi les 18 candidats à la présidence ont produit des contestations. Suivant la note émise par le CEP ce sont également les seuls qui recevront une copie du rapport de la mission de l’OEA.
Par ailleurs, le processus de vérification des contestations devrait débuter dans le plus bref délai, selon le souhait formulé en début de semaine par Insulza, qui a annoncé l’arrivée prochaine de la seconde mission de l’OEA chargée d’appuyer les conseillers électoraux dans ce domaine. [kft gp apr 19/01/2011 11 :00]http://www.alterpresse.org/spip.php?article10544
Lors de ce second tour l’institution électorale entend considérer les recommandations de la mission d’experts de l’OEA en rapport aux résultats déjà publiés et qui ont été rejetés par une partie de la population et des secteurs politiques, selon un communiqué émanant de l’institution.
Le rapport des experts a été remis le 18 janvier au CEP par le gouvernement qui l’a reçu officiellement la veille des mains du secrétaire général de l’OEA, Jose Miguel Insulza.
Suivant les informations diffusées dans les medias le rapport de la mission préconise d’écarter le candidat du pouvoir Jude Célestin de la course au second tour au profit de Michel Martelly qui était arrivé en troisième position.
Cependant les principaux acteurs continuent de maintenir le flou sur le contenu du texte, laissant entendre que celui qui a été remis officiellement lundi au gouvernement haïtien pourrait être différent.
« Ce n’est pas la version exacte qui a fuité, la version que vous [les journalistes] avez n’est pas la version exacte…La mission technique peut faire seulement des recommandations. Elle a fait ces recommandations dans la mesure de ses possibilités et avec toute la clarté possible. Mais qui va déterminer quels seront les résultats finaux des élections ? Ce sera le Conseil Electoral Provisoire », a déclaré Jose Miguel Insulza à la presse, lundi 17 janvier.
Le CEP indique dans son communiqué que « l’éventualité d’un changement de position dans le classement du deuxième et troisième candidat dans la liste publiée lors des résultats préliminaires du 7 décembre 2010 sera prise en compte dans le cadre du traitement des contestations ».
Il faudra donc attendre que ce second processus s’achève avant la publication des résultats définitifs. Combien de temps cela va-t-il prendre et comment le « traitement des contestations » pourra influencer les résultats préliminaires ?
Seuls Jude Célestin et Charles Henri Baker parmi les 18 candidats à la présidence ont produit des contestations. Suivant la note émise par le CEP ce sont également les seuls qui recevront une copie du rapport de la mission de l’OEA.
Par ailleurs, le processus de vérification des contestations devrait débuter dans le plus bref délai, selon le souhait formulé en début de semaine par Insulza, qui a annoncé l’arrivée prochaine de la seconde mission de l’OEA chargée d’appuyer les conseillers électoraux dans ce domaine. [kft gp apr 19/01/2011 11 :00]http://www.alterpresse.org/spip.php?article10544
dimanche 26 décembre 2010
Haïti : Martelly veut un résultat '' normal et légal ''
26/12/2010 Les avocats du candidat à la présidence Michel Martelly, ont présenté, ce jeudi 23 décembre, les différentes irrégularités appuyant leur contestation et demandent la proclamation d’un résultat "normal et légal" en vue de connaitre leur vraie position dans la course électorale. "Je veux qu’on donne un résultat normal et légal", déclare Gregory Mayard Paul, un des avocats de Michel Martelly, au cours d’une conférence de presse. C’est, selon lui, la meilleure façon de connaitre la vraie position occupée par le candidat.
"Jusqu’à date il y a des gens qui ne savent pas où ils sont positionnés", ajoute-t-il. Les avocats de Michel Martelly soutiennent à nouveau que le scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre était truffé d’irrégularités. Le nombre de bulletins valides ne correspond pas au nombre de votes dans plus de 38% des bureaux qui ont accueilli les électeurs, relèvent-ils.
Ils affirment que le Conseil électoral provisoire (Cep) a distribué 1000 bulletins dans des bureaux de plusieurs régions du pays, notamment, à Bainet et Cayes Jacmel (Sud-est), à Tabarre et Pétion-ville (Ouest) ou dans la Grande Rivière du Nord, au lieu de 480 qui est la quantité normale. Me Gregory Mayard Paul dénonce le fait que le Cep a compté des procès verbaux là ou il n’y avait pas délections.
D’après l’avocat, qui reprend un rapport d’observation de l’organisme américain Haiti Democracy Project, "il y a plus de 14 408 votes - acceptés comme valides par le cep - qui mériteraient d’être considérés comme frauduleux et mis à l’écart". Ces anomalies présentées par les avocats du candidat de Repons Peyizan (Réponse Paysanne), sont le fruit de "recherches et études" réalisées sur 312 procès verbaux mis en quarantaine par le Conseil électoral.
Les avocats proclament leur refus des résultats déjà publiés et exigent un "audit" des élections du 28 novembre par un organisme indépendant. La publication des résultats définitifs a été officiellement reportée sur demande du président de la république, René Préval, après un avis émis en ce sens par l’Organisation des États Américains (OEA).
http://www.grioo.com/ar,haiti_martelly_veut_un_resultat_normal_et_legal_,20294.html
"Jusqu’à date il y a des gens qui ne savent pas où ils sont positionnés", ajoute-t-il. Les avocats de Michel Martelly soutiennent à nouveau que le scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre était truffé d’irrégularités. Le nombre de bulletins valides ne correspond pas au nombre de votes dans plus de 38% des bureaux qui ont accueilli les électeurs, relèvent-ils.
Ils affirment que le Conseil électoral provisoire (Cep) a distribué 1000 bulletins dans des bureaux de plusieurs régions du pays, notamment, à Bainet et Cayes Jacmel (Sud-est), à Tabarre et Pétion-ville (Ouest) ou dans la Grande Rivière du Nord, au lieu de 480 qui est la quantité normale. Me Gregory Mayard Paul dénonce le fait que le Cep a compté des procès verbaux là ou il n’y avait pas délections.
D’après l’avocat, qui reprend un rapport d’observation de l’organisme américain Haiti Democracy Project, "il y a plus de 14 408 votes - acceptés comme valides par le cep - qui mériteraient d’être considérés comme frauduleux et mis à l’écart". Ces anomalies présentées par les avocats du candidat de Repons Peyizan (Réponse Paysanne), sont le fruit de "recherches et études" réalisées sur 312 procès verbaux mis en quarantaine par le Conseil électoral.
Les avocats proclament leur refus des résultats déjà publiés et exigent un "audit" des élections du 28 novembre par un organisme indépendant. La publication des résultats définitifs a été officiellement reportée sur demande du président de la république, René Préval, après un avis émis en ce sens par l’Organisation des États Américains (OEA).
http://www.grioo.com/ar,haiti_martelly_veut_un_resultat_normal_et_legal_,20294.html
vendredi 10 décembre 2010
En Haïti, les partisans de « Sweet Micky » contestent les résultats officiels
Michel Martelly, star de la musique haïtienne, refuse d’être écarté du second tour Habituellement, Michel Martelly est un homme souriant. Depuis une vingtaine d’années, « Sweet Micky » – c’est son nom de scène – fait danser ses compatriotes sur des rythmes sucrés et chaloupés, tout sourire et le crâne rasé brillant à la lumière des projecteurs.
Mais la fête est finie pour le « show man » de 49 ans, devenu candidat à l’élection présidentielle. «Peuple haïtien, le conseil électoral provisoire a plongé le pays dans la crise avec ses résultats incorrects, a-t-il déclaré mercredi 8 décembre, en créole à l’antenne de Signal FM, l’une des principales radios d’Haïti. Depuis, le pays s’est mis debout pour faire respecter le vote populaire. La communauté internationale, les observateurs nationaux et internationaux reconnaissent que ces résultats ne sont pas bons. Je comprends votre colère. Je vous demande de surveiller les provocations. Je suis avec vous jusqu’à la victoire totale. »
Alors que des résultats provisoires l’annonçaient en seconde position à l’issue du premier tour qui s’est déroulé le 26 novembre, le voilà relégué, selon les résultats officiels communiqués mardi, à la troisième place. Il est désormais devancé par Jude Célestin, le candidat du pouvoir, et se trouve donc exclu du second tour, qui doit se tenir le 16 janvier prochain.
Mais dans un contexte de fraudes et d’irrégularités nombreuses constatées par les observateurs, ces 6 000 voix d’écart ont provoqué la colère de ses partisans, qui manifestent pour exiger un décompte régulier avant la proclamation définitive, le 20 décembre, des résultats du premier tour.
Engagé dans l’action sociale depuis des années
Parfois armés de bâtons, ils ont circulé mercredi dans plusieurs villes du pays, s’en prenant par endroits à des bâtiments officiels. Notamment aux Cayes, à environ 200 kilomètres au sud de Port-au-Prince, où trois jeunes manifestants ont été tués par balles au cours d’accrochages avec les forces des Nations unies.
Dans le nord du pays, à Cap-Haïtien, des affrontements entre ces manifestants et les partisans de Jude Célestin auraient fait un mort. Tous les aéroports d’Haïti, dont l’aéroport international de Port-au-Prince, ont été fermés.
Pendant plusieurs mois, une partie du peuple haïtien a cru en Wyclef Jean, star de la musique mondiale installé aux États-Unis, qui souhaitait se porter candidat. Mais un chanteur peut en cacher un autre, et la candidature de « Sweet Micky » a suscité de l’espoir parmi les couches populaires et dans les camps de sinistrés quand celle de Wyclef Jean a été rejetée par les autorités.
Michel Martelly est engagé dans l’action sociale depuis des années et a créé en 2008 avec sa femme une fondation d’aide aux plus démunis, avec pour slogan : « Haïti est trop riche pour être pauvre. » Le site de la fondation reconnaît que Sweet Micky suscite la controverse, comme quand il participe en travesti lascif à un show dont les images circulent aujourd’hui sur Internet. « La seule chose qui est prévisible à propos de Sweet Micky, c’est qu’il est complètement imprévisible », note sa fondation.
Gilles BIASSETTE
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2448354&rubId=4077
Mais la fête est finie pour le « show man » de 49 ans, devenu candidat à l’élection présidentielle. «Peuple haïtien, le conseil électoral provisoire a plongé le pays dans la crise avec ses résultats incorrects, a-t-il déclaré mercredi 8 décembre, en créole à l’antenne de Signal FM, l’une des principales radios d’Haïti. Depuis, le pays s’est mis debout pour faire respecter le vote populaire. La communauté internationale, les observateurs nationaux et internationaux reconnaissent que ces résultats ne sont pas bons. Je comprends votre colère. Je vous demande de surveiller les provocations. Je suis avec vous jusqu’à la victoire totale. »
Alors que des résultats provisoires l’annonçaient en seconde position à l’issue du premier tour qui s’est déroulé le 26 novembre, le voilà relégué, selon les résultats officiels communiqués mardi, à la troisième place. Il est désormais devancé par Jude Célestin, le candidat du pouvoir, et se trouve donc exclu du second tour, qui doit se tenir le 16 janvier prochain.
Mais dans un contexte de fraudes et d’irrégularités nombreuses constatées par les observateurs, ces 6 000 voix d’écart ont provoqué la colère de ses partisans, qui manifestent pour exiger un décompte régulier avant la proclamation définitive, le 20 décembre, des résultats du premier tour.
Engagé dans l’action sociale depuis des années
Parfois armés de bâtons, ils ont circulé mercredi dans plusieurs villes du pays, s’en prenant par endroits à des bâtiments officiels. Notamment aux Cayes, à environ 200 kilomètres au sud de Port-au-Prince, où trois jeunes manifestants ont été tués par balles au cours d’accrochages avec les forces des Nations unies.
Dans le nord du pays, à Cap-Haïtien, des affrontements entre ces manifestants et les partisans de Jude Célestin auraient fait un mort. Tous les aéroports d’Haïti, dont l’aéroport international de Port-au-Prince, ont été fermés.
Pendant plusieurs mois, une partie du peuple haïtien a cru en Wyclef Jean, star de la musique mondiale installé aux États-Unis, qui souhaitait se porter candidat. Mais un chanteur peut en cacher un autre, et la candidature de « Sweet Micky » a suscité de l’espoir parmi les couches populaires et dans les camps de sinistrés quand celle de Wyclef Jean a été rejetée par les autorités.
Michel Martelly est engagé dans l’action sociale depuis des années et a créé en 2008 avec sa femme une fondation d’aide aux plus démunis, avec pour slogan : « Haïti est trop riche pour être pauvre. » Le site de la fondation reconnaît que Sweet Micky suscite la controverse, comme quand il participe en travesti lascif à un show dont les images circulent aujourd’hui sur Internet. « La seule chose qui est prévisible à propos de Sweet Micky, c’est qu’il est complètement imprévisible », note sa fondation.
Gilles BIASSETTE
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2448354&rubId=4077
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