Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
jeudi 14 février 2008
Haïti/Rép. dominicaine : Le Garr préconise une solution urgente au trafic d’êtres humains à la frontière
P-au-P, 13 févr.-08 [AlterPresse] --- La plate-forme d’organisations haïtiennes de promotion des droits des migrantes et migrants, dénommée Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) préconise une solution urgente au trafic de personnes par différents points frontaliers d’Haïti vers la République dominicaine.
« Le trafic d’êtres humains sur la frontière doit être intégré dans le plan de lutte contre la corruption préconisé par le gouvernement [du Premier ministre Jacques Edouard Alexis], obligé d’agir pour mettre un frein aux activités illicites des buscones, véritables marchands d’esclaves en plein XXIe siècle », exhorte le Garr dans une note acheminée à l’agence en ligne AlterPresse.
Le Garr estime opportun, pour les autorités nationales, de mettre au menu législatif de 2008 la ratification de la « convention contre la criminalité transnationale organisée » et de ses deux protocoles additionnels, de manière à donner aux tribunaux un « instrument légal de sanction des auteurs et commanditaires des trafics d’êtres humains, ainsi que d’accompagnement des victimes ».
La République d’Haïti devra se doter de cet outil juridique en vue de ne plus figurer sur la liste des pays « passifs » vis-à-vis du trafic d’êtres humains, ou ne prenant aucune disposition pour assurer la protection de celles et ceux qui tombent dans le piège des trafiquants, ni pour les accompagner lorsqu’ils subissent des violences au cours des voyages clandestins ».
Ce sont des centaines de milliers de gourdes que recueillent, à l’occasion d’un seul voyage irrégulier, les buscones qui soudoient en chemin des représentants de l’Etat pour parvenir à leurs fins, signale le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés.
Plus de 5,000 personnes victimes de trafic en janvier 2008
Les buscones (intermédiaires impliqués dans le trafic d’êtres humains) ont fait traverser, de manière irrégulière en janvier 2008, plus de 5,000 personnes dans le Plateau Central, le Nord-Est et l’Ouest du pays, suivant les données de terrain compilées par les équipes du Garr de concert avec les comités locaux de droits humains membres du réseau frontalier Jeannot Succès, révèle la plate-forme de promotion des droits des migrantes et migrants dans la note transmise à AlterPresse.
Au Plateau Central, un total de 5210 personnes, originaires de ce département géographique ainsi que de l’Artibonite du Nord et du Nord-Est, a été observé, traversant de manière irrégulière divers points frontaliers (Bòkbanik, Lòskakawòs, Karizal, Migèl) pour le seul mois de janvier 2008.
Tous les vendredis, à Thomassique, où ont lieu des échanges commerciaux informels importants (entre autres achat par les Dominicains de bœufs ainsi que de pintades), les buscones donnent rendez-vous et remplissent 5 véhicules pick up de 30 ou 35 personnes chacun. Ce qui donne une moyenne de 150-175 personnes traversant par semaine ce point frontalier, souligne le Garr.
Dans le département de l’Ouest, 296 personnes, dont 5 femmes et 6 enfants, ont fait le voyage clandestin vers le territoire voisin pendant le mois de janvier 2008.
Le 26 janvier 2008, une équipe du Garr, accompagnée du Comité de droits humains de Boukanchat, à la Forêt des Pins, a rencontré une vingtaine de jeunes hommes faisant partie d’un groupe de 93 venant du Sud-Est d’Haïti en partance (à nouveau) pour le territoire voisin. Le 25 janvier, ces 93 personnes, qui avaient versé chacune 1,500 gourdes à un buscon, avaient dû rebrousser chemin sur le territoire d’Haïti, parce que le véhicule devant les recueillir en territoire dominicain n’a pas été remarqué.
Boukanchat est une localité de la commune de Fonds Verrettes, d’une superficie sept fois supérieure à celle de Port-au-Prince, mais n’étant desservie par aucun policier national depuis plusieurs années.
A noter que dans le Sud de la République dominicaine, frontalier avec la zone de Fonds Verrettes, les données provenant des bateyes de la province Indepedencia (Barahona) font état, pour le mois de janvier 2008, de vagues successives d’arrivées, variant entre 40 et 100 personnes ayant traversé la frontière de manière irrégulière.
Dans le Nord-Est d’Haïti, le trafic de personnes a occasionné, pendant la même période, un mort et plusieurs blessés, quand un camion transportant plus d’une centaine de voyageurs clandestins a chaviré après des coups de semonce de militaires dominicains dans la localité de Laras (Dajabon).
Le 12 janvier 2008, 148 ressortissants haïtiens, dont 14 enfants, ont traversé sans papiers la frontière du Nord-Est, rapporte l’organisation Solidarite Fwontalye citée par le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés. [rc apr 13/02/2008 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6931
dimanche 23 septembre 2007
Haïti/Rép. Dominicaine : Vives émotions à l’exposition « Esclaves au Paradis » à Montréal
vendredi 21 septembre 2007
P-au-P, 21 sept. 07 [AlterPresse] --- L’exposition internationale « Esclaves au Paradis » a suscité, cette semaine, beaucoup d’émotions et de réactions en Amérique du Nord lors de la troisième édition du Festival international du film haïtien à Montréal (Fifhm), selon les informations parvenues à l’agence en ligne AlterPresse.
Réalisée par la photographe franco-péruvienne Céline Anaya Gauthier, cette exposition traite de l’esclavage contemporain des Haïtiens dans les plantations de canne à sucre en République Dominicaine.
A Montréal, cette exposition, qualifiée d’émouvante, d’innommable, est considérée comme un choc pour l’âme et les yeux.
Le moment le plus émouvant de cette exposition a été la prise de parole du père Pedro Ruquoy qui, en décrivant les photos, se rappelait des personnes qu’il a connues et aidées, apprend AlterPresse.
Très ému, le religieux, qui ne pouvait même contenir ses larmes, a dû reprendre son souffle à deux reprises.
Pour la première fois, l’événement baptisé « Esclaves au paradis » a permis aux communautés, haïtienne et dominicaine, de Montréal de se rencontrer autour d’un même problème qui concerne l’Île tout entière, soulignent les organisateurs de cette exposition.
La journaliste Nancy Roc, commissaire de l’exposition, rappelle que les braceros (coupeurs de canne à sucre) haïtiens et leurs familles vivent dans des conditions infra humaines en République Dominicaine.
Nancy Roc invite tous les secteurs à faire un faisceau en vue de trouver des solutions concrètes aux problèmes de ces Haïtiens qui se font exploiter arbitrairement dans les bateyes dominicains.
« Chacun doit essayer de comprendre, se poser les questions suivantes : pourquoi et comment, la Première Nation Noire et libre du monde peut-elle encore produire des esclaves au XXIe siècle ? À quel prix, le sucre que nous dégustons est-il fabriqué aujourd’hui ? N’est-il pas fait de sang et de sueur ? »,s’interroge Nancy Roc.
« Quand vous êtes noir, que vous ayez une carte d’identité ou un certificat de naissance, ça ne change rien. Ça n’a aucune valeur ... Dans la rue, face aux agents de l’immigration, vous n’avez plus aucun droit », déplore la commissaire de cette exposition internationale sur la situation des coupeurs de canne haïtiens.
Pour Nancy Roc, l’heure est venue de passer à l’action, d’interpeller la conscience des autorités dominicaines sur les mauvais traitements infligés à ces Haïtiens. Roc appelle à un sursaut collectif aux fins de faire cesser les expulsions massives des Haïtiens et de veiller au respect des droits fondamentaux de tous les travailleurs migrants. [do rc apr 21/09/2007 13 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6435
Haïti/Rép. Dominicaine : L’exposition « Esclaves au Paradis », saluée à Montréal

P-au-P, 22 sept. 07 [AlterPresse] --- Plusieurs personnalités du monde culturel et artistique saluent le succès de l’exposition internationale « Esclaves au Paradis », présentée à Montréal, dans le cadre de la troisième édition du Festival international du film haïtien (Fifhm).
Réalisée par la photographe franco-péruvienne Céline Anaya Gauthier, cette exposition traite de l’esclavage contemporain des Haïtiens dans les plantations de canne à sucre en République Dominicaine.
Parmi les réactions parvenues à AlterPresse, il y a celles du père Pedro Ruquoy, qui a longtemps accompagné les braceros haitiens, de la chroniqueuse culturelle Maguy Metellus, de la directrice de la galerie Mosaikart (qui accueille l’exposition), Myrtelle Chery et de la sociologue Danielle Magloire.
Pedro Ruquoy
(Texte qui a été lu avec beaucoup d’émotions lors de l’inauguration de l’exposition le 18 septembre) : « Regardez bien ces photos ! Regardez ces yeux : ils vous regardent, ils vous invitent à pénétrer dans le mystère de la souffrance. Regardez ces bouches : elles crient. Elles gueulent « C`est assez ! C`est trop ! » Regardez ces mains, ces bras, ces corps. Ils sont l`image de la misère humaine. Ces photos d`enfants, de femmes et d`hommes parlent et nous disent ce que des monstres sont capables de faire avec les pauvres êtres humains pour produire toujours plus d`argent.Quand je regarde plusieurs de ces photos, je revis des moments intenses que j`ai eu la joie de connaître dans les bateys du sud-ouest de la Republique Dominicaine. Par exemple, cette photo de la dépouille de Saintilien sur son lit de mort chez moi dans le Batey 5. Je revis le moment ou il est arrive chez moi, maigre, sans force, désespéré. Je revis le moment ou j’ai du lui annoncer qu`il était atteint du SIDA. Et puis le long cheminement que nous avons fait ensemble jusqu’à son départ pour le pays sans chapeau. Quelques jours avant sa mort, les quelques 15 orphelins haïtiens qui vivaient chez mi on entouré Saint Hilien et puis au milieu des chants, je lui ai impose les mains pour lui donner la force de continuer son voyage. Un moment d`une dignité intense. Quelques heures après sa mort, une cinquantaine de coupeurs de canne a sucre sont venus rendre un dernier hommage a ce chauffeur de taxi qui avait quitte son pays pour pourvoir une dette. Toute la nuit ils ont chante, toute la nuit ils ont danse. Toute la nuit ils ont prie. Au petit matin, Il fallait les voir danser avec le cercueil de leur compagnon jusque le trou creuse dans la terre…

En regardant la photo de Tina dans son cercueil, je ne peux m'empêcher de la voir marcher avec son compagnon Lafimen, un vieux coupeur de canne a sucre qui est maintenant aveugle a force de couper la canne. La seule richesse de Tina était son Dieu. Quand elle est morte, les habitants du Batey 3 on entouré son cadavre de fleurs rouges. Ils étaient convaincus que Tina n’était pas morte. Elle avait tellement de foi…
Vous avez aussi cette photo de Lider en train de montrer la moitie de sa carte de coupeur de canne a sucre. Lide est un jeune haitien de la région de Port de Paix. Il avait déjà commence les études secondaires.

Mais vous savez, derrière toutes ces photos, je contemple le même visage : le visage du Maitre. Celui qu'on a un jour cloué sur une croix. Oui ! Sur ces photos, je vois la croix du maitre de Nazareth. Une gigantesque croix pousse sans fin dans les bateys : la croix de l`humiliation, la croix de l’esclavage, la croix du mépris, la croix du racisme, la croix de l'oppression. J'ai eu la chance, la merveilleuse chance de vivre au pied de cette croix, de sentir le cœur du Christ palpiter dans les cœurs de ces victimes. J'ai eu la joie d'accompagner ces crucifies dans leurs souffrances, dans leurs rêves, dans leur espoir. Jamais je n ai jamais été aussi heureux qu'a leurs cotés. Ces esclaves modernes débordent d'humanité. Ils respirent de dignité. Les photos que vous avez devant vous expriment aussi magnifiquement cette dignité.
Contemplez donc ces photos. Écoutez le cri des bateys. Et Aidez-nous à faire fleurir la croix des Bateys. Aidez nous a détruire l'esclavage ! Aidez-nous à faire en sorte que le sucre n'aie plus cette saveur à sueur et à sang. »
Maguy Metellus (en compagnie d’Émile Gastongay sur la photo) : « On ne peut que saluer Céline Anaya Gauthier bien bas : pour son audace, son courage, sa détermination, sa créativité et bien sûr son talent.Des compliments vont également à la compagnie qui a su faire un travail d’une qualité incomparable dans la reproduction des images grand format.
La galerie Mosaïk’Art mérite notre gratitude pour avoir accepté de laisser transformer son espace de la sorte - il faut aller voir pour comprendre !
Et que dire de la commissaire de l’exposition qui a su utiliser les images et les éléments sonores de façon à leur donner toute leur puissance d’évocation et a eu l’excellente idée d’utiliser le foin du Québec pour quelque peu recréer les champs de canne
Et en tant que coordonnatrice du colloque, qui a su, en situant l’événement dans la sensibilisation et non la dénonciation, dans la concertation et non l’exclusion - manifestes dans le choix des membres du panel et les invitations - permettre des échanges tout compte fait sereins et temporiser un climat qui aurait pu être explosif

Parce qu’indiscutablement l’autre grand mérite de l’événement Esclaves au paradis, est sans contredit de permettre pour la toute première fois il me semble, la rencontre des communautés haïtienne et dominicaine de Montréal autour de ce sujet ô combien sensible.
Céline Anaya Gautier pourra se dire qu’elle aura su atteindre ses objectifs de susciter prise de conscience, réflexion, débats, prises de parole. Devant impérieusement déboucher sur une prise de position et des gestes concrets.

On ne pourra donc assez remercier les organisatrices et leurs partenaires de cette heureuse initiative et leur souhaitons de pouvoir aller au bout de leur ambition, qui est d’en arriver à des propositions réalisables pour un changement réel. Pour que nous n’ayons pas, dans vingt ans, à renouveler l’expérience ».
Danielle Magloire : « Une très belle exposition… Les photos son comme des affiches gigantesques et la photographe a fait vraiment des photos magnifiques…C’est très intéressant cette conception de l’exposition où on montre d’abord, avant d’entrer dans les bateys en tant que tels, l’environnement, des plantations de cannes où on voit des individus au travail…Une photo qui m’a beaucoup frappé, c’est cet Haitien-là qui montre une moitié d’une carte d’identité qui a été déchirée, alors qu’il a les papiers de la République Dominicaine. »
Myrtelle Chery : « C’est un événement qui fait écho et qui galvanise la communauté Montréalaise autour du sort des Haïtiens vivant dans les Bateys dominicains. Plusieurs signent le livre d’or et les mots qui reviennent sont : Émouvant... L’innommable... un choc pour l’âme et les yeux... Très parlante, ces photos…pour tout dire … »
Béatrice Veaugrante, directrice d’Amnistie Canada

Amnistie Canada a profité de la tenue de l’exposition pour lancer une campagne de lettres aux autorités dominicaines pour demander leur demander de :
« cesser les expulsions collectives et veiller à ce que les droits fondamentaux de tous les travailleurs migrants soient respectés en cas d’expulsion ;
mettre fin aux politiques discriminatoires qui empêchent les Dominicains d’origine haïtienne d’obtenir la nationalité dominicaine ;
adopter une politique d’immigration qui protège les droits fondamentaux, notamment en ratifiant et en mettant en œuvre la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille. » [gp apr 22/09/2007 18 :00]
vendredi 24 août 2007
« ESCLAVES AU PARADIS » Un événement exceptionnel prochainement à Montréal
Dans le cadre de la 3ème édition du Festival International du Film Haïtien de Montréal (FIFHM), qui aura lieu du 19 au 23 septembre 2007, Montréal sera la première ville d’Amérique du Nord à accueillir l’exposition internationale « Esclaves au Paradis ».
. Cette exposition sur l’esclavage contemporain des Haïtiens dans les bateys de la République Dominicaine a remporté un succès sans précédent à Paris en mai dernier. Elle vise à sensibiliser le grand public sur le trafic d’êtres humains et le maintien en esclavage des coupeurs de cannes à sucre dans les plantations dominicaines.
. Cet événement, organisé par la Fondation Fabienne Colas, se tiendra sous le Haut Patronage de l’organisation Droits et Démocratie et grâce au partenariat de Réseau Liberté, Oxfam Québec, Amnistie Internationale Canada, Alternatives, la Chambre de Commerce et d’Industrie Haïtianno-canadienne (CCIHC) et Café Sélecto.
. Le vernissage de cette exposition réalisée par la photographe franco-péruvienne Céline Anaya Gauthier, aura lieu le 18 septembre prochain. Il sera suivi, le 19 septembre, d’un colloque international intitulé « Sang, Sucre et Sueur» dans les locaux de Radio-Canada.
. Tout en encourageant le cinéma indépendant de qualité, le FIFHM veut favoriser une prise de conscience chez le grand public en abordant des importants enjeux sociaux suscitant des débats. Cette année, il accordera donc une place privilégiée aux films réalisés autour de la problématique des bateys en République Dominicaine notamment, avec la programmation des films suivants :
. • Le Prix du Sucre, du réalisateur américain Bill Haney,
. • Les Enfants du Sucre, de la réalisatrice cubano-américaine Amy Serrano
. • L’Empire du Sucre, du réalisateur canadien Brian McKenna
. • Batey Zero, du réalisateur français Gérard Maximin
. • Sucre Noir, du réalisateur canadien Michel Régnier
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12963
jeudi 16 août 2007
Haïti-R.dominicaine : L’exposition « Esclaves au Paradis » à Montréal en septembre 2007 Dans le cadre de la 3e édition du festival international du fi
P-au-P, 15 août 07 [AlterPresse] --- L’exposition internationale « Esclaves au Paradis », qui traite de l’esclavage contemporain des Haïtiens dans les bateyes de la République Dominicaine, sera à Montréal du 19 au 23 septembre 2007, dans le cadre de la 3e édition du festival international du film haïtien de cette ville d’Amérique du Nord, informent les organisateurs du festival dans une note communiquée à l’agence en ligne AlterPresse.
Le vernissage de cette exposition, réalisée par la photographe franco-péruvienne Céline Anaya Gauthier, aura lieu le 18 septembre prochain. Il sera suivi, le 19 septembre, d’un colloque international intitulé « Sang, Sucre et Sueur » dans les locaux de Radio-Canada.
En 2007, le festival international du film haïtien de Montréal (FIFHM) entend accorder une place privilégiée aux films réalisés autour de la problématique des bateyes en République Dominicaine notamment, avec la programmation de 5 films.
Il s’agit de : Le Prix du Sucre, du réalisateur américain Bill Haney ; Les Enfants du Sucre, de la réalisatrice cubano-américaine Amy Serrano ; L’Empire du Sucre, du réalisateur canadien Brian McKenna ; Batey Zero, du réalisateur français Gérard Maximin et Sucre Noir, du réalisateur canadien Michel Régnier, précise la note parvenue à AlterPresse.
L’événement intitulé « festival international du film haïtien de Montréal » est organisé tous les ans par la fondation de l’actrice haïtienne Fabienne Colas, qui reçoit cette année le support de différentes institutions internationales et nationales au Canada.
A rappeler que l’administration politique en République dominicaine a tenté de contester les images diffusées, en mai 2007 à Paris, sur les conditions déplorables vécues par les Haïtiens en territoire voisin.
L’exposition internationale « Esclaves au Paradis », qui a remporté un succès sans précédent en France en mai dernier, vise à sensibiliser le grand public sur le trafic d’êtres humains et le maintien en esclavage des coupeurs de cannes à sucre dans les plantations dominicaines, rappellent les organisateurs du festival du film haïtien de Montréal.
Tout en encourageant un cinéma indépendant de qualité, le FIFHM cherche à favoriser une prise de conscience chez le grand public en abordant d’importants enjeux sociaux qui suscitent des débats.
La journaliste haïtienne Nancy Roc, résidant aujourd’hui à Montréal, sera la commissaire de l’exposition « Esclaves au Paradis » et coordonnatrice du colloque international « Sang, Sucre et Sueur ». [rc apr 15/08/2007 18 :30]
vendredi 3 août 2007
L'ambassade américaine à Santo-Domingo dénonce l'esclavage moderne et la discrimination raciale en République Dominicaine
Août 2007 (AHP)- L'ambassade américaine à Santo-Domingo s'est prononcée mercredi de façon claire sur l'esclavage moderne et la discrimination raciale pratiquée en République Dominicaine.
Se basant sur le 7e rapport du Département d'Etat sur la traite des personnes, publié en juin dernier par le secrétaire d'état Condoleeza Rice, le chargé d'affaires a.i. Roland W. Bullen a attiré l'attention sur la position occupée actuellement parla république Dominicaine dans le classement international des pays qui font peu pour combattre ces maux.
Dans un texte publié par l'ambassade et repris intégralement par l'agence en ligne Espacinsular, le diplomate a illustré les prises de position qui y sont contenues par des cas connus de traite de personnes dont les victimes sont soit des Dominicaines emmenées en Europe à des fins de prostitution, soit des milliers de travailleurs étrangers exploités par des employeurs sans scrupule, une allusion à peine voilée aux ouvriers agricoles haïtiens.
Roland W. Bullen a rappelé la position affichée tant par le Congrès américain que par le président Georges Bush face à ce problème qui affecte plusieurs pays dans le monde y compris les Etats-Unis: le trafic de personnes est une forme moderne d'esclavage.
Reconnaissant que quelques actions ont été entreprises par les autorités compétentes Dominicaines, le chargé d'affaire les a encouragés, avec la collaboration offerte par l'ambassade américaine, à faire plus pour éviter de tomber dans la catégorie 3 des pays qui pratiquent l'esclavage moderne et la traite de personnes, sous peine de voir le gouvernement américain prendre des sanctions économiques à leur encontre.
Les autorités dominicaines doivent s'investir davantage dans cette lutte pour éradiquer la complicité officielle avec les réseaux de trafiquants à travers la république Dominicaine et appuyer les organisations qui offrent protection aux victimes, a souligné le diplomate.
Sur le dossier du racisme, la note de l'ambassade publiée par la presse dominicaines relève que des employés à peau noire de la mission diplomatique ont souvent été victimes de discrimination raciale en se voyant notamment, interdits d'entrée dans des discothèques et d'autres night clubs de
Aucune réaction officielle des autorités dominicaines n'avait encore été enregistrée jusqu'à mercredi à propos de la position du diplomate américain qui a touché la plaie du doigt dans un contexte marqué par des dénonciations, tant en République Dominicaine qu'à l'extérieur, de l'esclavage moderne, de la traite de personnes et de la discrimination raciale en Dominicanie.
De son côté, le propriétaire de la discothèque Loft, Ray Santos, a justifié l'interdiction de participation de citoyens américains aux activités de son club par le fait que ces derniers ne seraient pas décemment vêtus et coiffés.
Bullen qui est originaire de Grenade dans les Petites Antilles est un afro-américain, fils d'émigrés.
" Je suis noir, mon père est noir et tous les gens qui travaillent ici sont des noirs, a-t-il dit, ajoutant que nous sommes tous des gens de couleur en République dominicaine.
Espacinsular relève que ceux qui parlent des thèmes esclavage et mauvais traitement à l'encontre des travailleurs agricoles, spécialement les dirigeants d'ONG et leaders religieux sont considérés comme des ennemis du pays et responsables de campagnes de diffamation contre l'état dominicain.
Source: Agence Haitienne de Presse sur http://ahphaiti.org
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Ceci mérite un commentaire:
Les autorités dominicaines resteront les seules au monde à continuer à traiter comme diffamations ces constats qui émanent de partout décrivant en termes vrais et corrects le traitement infligé par la société dominicaine aux citoyens haïtiens.
Le pire de tout cela consiste dans le fait que tant que le problème ne sera pas posé de façon réelle et effective, l'approche pour une éventuelle solution restera toujours biaisée. Enfin la République Dominicaine finira par payer les conséquences d'une situation pour laquelle elle n'a été que trop avertie.
Aujourd'hui la situation si elle reste grave n'est pas alarmante. Les solutions sont encore des objectifs possibles à atteindre et pour cela il existe beaucoup de gens de bonne volonté et des institutions prêtes à investir et financer des programmes pour faire bouger les choses.
Il faut arrêter de croire qu'il ne s'agisse que d'une campagne de diffamation. Célina Anaya Gauthier (Esclaves au paradis) a été choquée comme tant d'autres de constater une situation qui pour beaucoup appartient aux mauvais souvenirs et dans le chapitre des erreurs et des aberrations historiques.
Grâce a la diffusion sur internet de plus en plus d'individus se sentent concernés et cherchent à trouver les informations sur le terrain pour se dire que les autres n'avaient certes pas raison. Mais malheureusement, après leurs expériences douloureuses et leurs propres constats ils rejoignent la croisade pour le changement.
Nous sommes rangés dans le camp de ceux qui croient que la situation reste compliquée pour la République Dominicaine peu disposée à de grosses concessions. Mais il faudra agir et surtout sans avoir en tête les épisodes de 1937. Il suffirait de pousser un ouff! et revoir les pages de l'histoire ou il est question de l'aide du noble peuple d'Haiti dirigé par le président provisoire Louis Eugène Roy après les dégâts immenses causés par un cyclone qui avait ravagé la ville de Santo Domingo qui sera appelé plus tard Ciudad Trujillo!
Dr JJ 03/08/07
jeudi 5 juillet 2007
La République Dominicaine pourrait ne plus bénéficier du quota de sucre qu'elle écoule sur le marché américain si elle ne s'applique pas à améliorer l
Port-au-Prince, le 4 juillet 2007 (AHP)- La République Dominicaine pourrait perdre le quota de sucre qu'elle exporte vers le marché américain si elle ne s'applique pas à améliorer les conditions de travail des travailleurs haïtiens dans les bateys.
Cette position a été exprimée la semaine dernière au père Christopher Hartley au cours de réunions de travail qu'il a eues au département d'Etat et au Capitole à Washington avec de hauts fonctionnaires et congressmen américains.
Le département américain de l'Agriculture, a augmenté fin 2005 le quota d'exportation du sucre dominicain sur le marché américain à 250,046 tonnes métriques, ce qui représente une source énorme de revenus en devises pour la République Dominicaine.
Toutefois, les autorités américaines se seraient demandées jusqu'à quel point elles peuvent continuer à importer le sucre dominicain préparé dans un contexte de violation de droits humains, souligne la source.
Le prêtre connu pour ses dénonciations de l'exploitation des travailleurs haïtiens dans les usines sucrières du puissant et influent groupe Vicini a été contraint de quitter la République Dominicaine après plus de 10 ans de sacerdoce dans la province de San Pedro de Macoris.
Chistopher Hartley a eu notamment une rencontre avec David Searby, responsable au département d'Etat des relations avec la République dominicaine, ont informé des sources dignes de foi. Faisant savoir que le gouvernement et le congrès américains sont en train de travailler sur le dossier des travailleurs haïtiens, établissant le contact avec des personnalités ayant travaillé à la préparation de différents documentaires sur les conditions infra-humaines de travail dans les plantations sucrières, notamment dans les usines de la famille Vicini.
Dans ce sens, des fonctionnaires du département américain du travail envisageraient de visionner le documentaire " les enfants du sucre " projeté récemment au Florida International University (FIU) et qui a provoqué la colère du consul général dominicain à Miami, Manuel Almauzar qui a assimilé cette projection à un complot international contre la République Dominicaine.
Cependant, les sources ont précisé que l'intérêt du département d'Etat et du congrès américain n'est pas d'interférer dans les affaires internes de la République dominicaine mais de chercher des solutions aux problèmes des travailleurs et aux violations de leurs droits dans l'industrie sucrière.
La réunion du père Hartley au capitole, s'est réalisée dans les mêmes objectifs bien qu'il ait été demandé aux participants de ne pas en faire écho.
les parlementaires cherchent également à obtenir que le gouvernement américain conditionne son aide à la République Dominicaine au respect des droits des travailleurs du sucre dans les entreprises tant publiques que privées.
Il sera demandé à l'Etat et au secteur privé dominicains de garantir aux travailleurs des contrats de travail écrits tel qu'établi par le code du travail dominicain, au secrétaire d'Etat dominicain du travail de vérifier le poids de la canne coupée car c'est là que l'on enregistre la plus grande fraude aux dépens des coupeurs de canne.
Le statut des travailleurs du sucre et celui de leurs descendants devraient également être légalisés, soulignent encore les sources, faisant savoir que le père Christopher Hartley est invité de nouveau à Washington par le département américain du travail à une rencontre du même genre dont la date n'a pas encore été arrêtée.
AHP 4 juillet 2007 12 : 05 PM
mercredi 20 juin 2007
LE CHEF DE LA COMMISSION DES DROITS HUMAINS DE LA CHAMBRE DES DEPUTES NIE ESCLAVAGE MODERNE… Député confirme entassement, manque d’eau et pauvreté dan
LE CHEF DE LA COMMISSION DES DROITS HUMAINS DE LA CHAMBRE DES DEPUTES NIE ESCLAVAGE MODERNE… Député confirme entassement, manque d’eau et pauvreté dans les bateyes des (usines sucrières)
Santo Domingo.- Le président de la Commission des Droits Humains de
De même, absence de sales de classe, entassement dans les dénommés barrancones des emplois saisonniers avec une rémunération qui ne satisfait pas les besoins du travailleur ni des membres de sa famille.
Cependant il a nié l’existence dans ces bateyes d’un état d’esclavage envers les haïtiens.
Dans une conférence de presse, le député Cruz Pichardo, a donné une réponse à la dénonciation contenue dans un documentaire diffusé à Paris, France et autres états européens, ou la République Dominicaine est accusée
de maintenir dans un état d’esclavage des citoyens haïtiens dans les bateyes des usines sucrières.
Il soutient qu’après une investigation réalisée par la commission des droits humains, il a été retrouvé que dans les bateyes du Conseil d’Etat du sucre (CEA) comme dans ceux du secteur privé, les habitants dominicains et haïtiens consacrés à la culture, la coupe de la conne à sucre, recevant le même traitement en ce qui concerne le logement, santé, éducation, salaire et conditions de travail dans un sens général, ce qui signifie qu’il n’existe aucune discrimination se basant sur la nationalité.
Il a nié qu’il existe un état d’esclavage, expliquant que pour que cet état existe, il faut qu’il y ait une absence totale de liberté et une soumission de l’esclave noir par les propriétaires de l’usine.
« Cette condition nous avons pu le prouver, ne se donne ni au sein de nos bateyes ni avec les dominicains ni les haïtiens, lesquels peuvent se déplacer librement sur tout le territoire national, élire leur lieu de travail y compris se consacrer à des activités distinctes pour lesquelles ils ont été embauchés », a expliqué le député du PRD.
La commission des droits humains soutient, qu’il s’agit d’une vulgaire campagne de discrédit contre
Il a critiqué qu’on soit entrain de vendre l’idée que nous vivions une étape de sauvagerie ou l’on ne se respecte les droits humains et que nous ne sommes pas en mesure de garantir l’intégrité physique à aucun étranger.
Article original en espagnol paru dans l’édition digitale du Journal El Listin Diario http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=17309 traduit en français par Thom GATO pour Haïti Recto Verso.
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Réflexion très dominicaine - sans pied ni tête- conçue pour la consommation locale et domestique
samedi 2 juin 2007
"ESCALVES AU PARADIS" SUITE....Le chancelier dominicain dénoncera la campagne de diffamation contre la République Dominicaine à L’OEA.
Santo Domingo (EFE). La République Dominicaine dénoncera devant la XXXVII Assemblée générale de l’OEA la supposée campagne montée contre elle, par des organisations internationales à cause de mauvais traitement et de la discrimination infligés aux haïtiens qui résident en République Dominicaine, ont informé des sources officielles.
Le Chancelier dominicain, Carlos Morales Troncoso, qui partira demain à destination de Panama pour participer à la réunion, a déclaré aux journalistes qu’il dénoncera devant l’Organisation des Etats Américains (OEA) » les détracteurs qui vivent en diffamant la République Dominicaine.
Le diplomate essaiera que du rendez vous continental, à se célébrer la semaine prochaine, sorte une résolution qui condamne la dite campagne, et a assuré que pour cela il compte sur l’appui des chanceliers des pays membres de l’OEA ».
« Avec tous ceux-là dont j’ai parlé ils disent que ceci est injuste et que c’est tiré par les cheveux » assura le diplomate.
Morales Troncoso rend responsables de la campagne de diffamation des organisations non gouvernementales, qu’il n’a pas identifiées ; dans le rang des responsables il cite des groupes de dominicains « mauvais », dont il s’est gardé de révéler les noms, quoiqu’il assure connaître de qui il s’agit parfaitement.
« Ce sont des diffamateurs détracteurs et ennemis de la République Dominicaine, qui vivent en nous faisant perdre notre temps à nous défendre de ce type de diffamation », soutint le chancelier dominicain.
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Commentaires :
Monsieur Morales Troncoso, c’est normal que vous partiez en défense de votre pays, vous avez été nommé justement pour cela. Et on vous comprend. Comme ancien PDG du groupe Gulf and Western, vous devez être bien imbu du calvaire que vivent les haïtiens des bateyes en particulier et les travailleurs haïtiens en général.
ESCLAVES AU PARADIS ....SUITE.... SANS FIN
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Eduardo, qui préfère taire son nom de famille, est né dans un batey insalubre (baraquement d'ouvriers agricoles dans les plantations de canne à sucre) en République dominicaine de parents haïtiens dans la région de Montecristi (nord-ouest).
"J'ai travaillé 15 heures par jour depuis mon enfance comme bracero (coupeur de canne), jamais l'Etat dominicain ne m'a reconnu", explique l'homme au visage marqué, au corps brisé par le labeur. "Puis des militaires dominicains ont raflé un jour de janvier tous les Haïtiens ou ceux qui avaient l'air haïtien, les plus noirs, sur la plantation parce que nous avions protesté sur nos conditions de travail", raconte-t-il.
"Je n'ai pas pu prévenir ma femme ou mes enfants, on m'a pris le seul papier que je possédais, mon permis de travail, puis nous avons été chargés dans des bus, comme des bestiaux et déposés au milieu de la nuit à la frontière", poursuit-il dans un créole teinté de mauvais espagnol.
Depuis Eduardo est hébergé chez un cousin à Canapé-Vert, un quartier de Port-au-Prince perché sur les mornes.
Près de 90% des travailleurs agricoles des plantations de canne à sucre dominicaines contrôlées par l'Etat et par trois familles, les Vicini, les Campollo et les Fanjul, sont des migrants haïtiens ou leurs descendants.
En République dominicaine, Eduardo gagnait à peine un euro en ticket de rationnement pour une tonne et demie de canne coupée. Mais c'est plus qu'il ne peut gagner en Haïti, pays dévasté par des années d'instabilité, que la population tente de fuir parfois au prix de sa vie par la mer vers les Etats-Unis, situés à quelque 900 km ou par la terre, en République dominicaine, où entre 500.000 et 1.000.000 d'Haïtiens vivent selon le Pnud.
Parmi eux, quelque 250.000 enfants apatrides, comme Ricardo, 12 ans, qui travaillait avec sa famille sur une plantation de canne dans la région de Pédernales, au sud-ouest. "Je suis séparé de mes parents, je n'ai pas de nouvelle et ne sais pas ce que je vais faire, je ne connais personne ici", dit le jeune garçon né en République dominicaine. Il dort dans les rues de la capitale haïtienne depuis son expulsion il y a deux semaines.
"Les migrants haïtiens et leurs enfants nés en République dominicaine sont privés des droits les plus élémentaires", dénonce Gerardo Ducos, d'Amnesty International.
Malgré un arrêt de la Cour interaméricaine des droits de l'Homme condamnant la manière dont la République dominicaine traite les enfants d'origine haïtienne, les autorités de ce pays continuent de refuser la nationalité dominicaine aux enfants nés dans le pays de parents sans papiers ou en situation irrégulière.
Victimes de discriminations fondées sur la couleur de la peau, la langue et la nationalité, utilisés comme boucs-émissaires des problèmes socio-économiques du pays, les migrants haïtiens ou leur descendants sont "tout particulièrement visés par les agents de l'immigration lors de contrôles d'identité, qui se soldent souvent par des détentions arbitraires, des mauvais traitements, et des expulsions collectives et massives vers Haïti (20.000 à 30.000 personnes expulsées par an), estimait Amnesty dans un récent rapport.
Comme la majorité de leurs compagnons d'infortune, Eduardo et Ricardo vont tenter de repasser la frontière clandestinement en payant un passeur qui soudoiera les militaires dominicains. "Notre vie est là-bas", disent-ils en coeur.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com