Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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mercredi 5 septembre 2012
Haïti-Commerce : Lancement des opérations de dénombrement des entreprises privées
P-au-P, 4 sept. 2012 [AlterPresse] --- « Où sont les entreprises, que font-elles et qui en sont les propriétaires ? » : c’est avec cette question que le premier ministre haïtien, Laurent Salvador Lamothe, a lancé, le lundi 3 septembre 2012, un processus de recensement des entreprises privées, apprend AlterPresse.
« Il faut avoir une base de données pour savoir ce qu’elles sont et si elles peuvent recevoir l’aide de l’État », se veut, exigeant, le chef de gouvernement.
Annoncé à la fin du mois d’août 2012 par le ministère du commerce et de l’industrie (Mci), ce processus de recensement des institutions commerciales et industrielles devrait permettre une meilleure gestion et un meilleur contrôle en les cartographiant.
Pour le lancement des opérations, Lamothe et le ministre du commerce, Wilson Laleau, ont décidé de visiter l’ancienne minoterie d’Haïti une usine de production de farine privatisée depuis 1998 sous le label des ‘Moulins d’Haïti’’.
L’entreprise ‘Moulins d’Haïti’’ est, de fait, la première à remplir le questionnaire d’enquête. Les raisons de ce choix ne sont pas communiquées par les autorités.
La démarche de dénombrement des entreprises, qui concerne celles reconnues ou non par l’État, mobilise cinq cents (500) jeunes et quarante deux (42) superviseurs pour tout le territoire national.
Toutefois, plus de 80% des activités économiques fonctionnent dans l’informel, selon le premier ministre.
La première phase des opérations de recensement aura lieu, au départ, dans les départements du Nord, du Sud et de l’Oeust.
Le contrôle de la qualité des produits, en circulation sur le marché haïtien, est un autre objectif poursuivi avec le projet de cartographie des entreprises privées, formelles et informelles.
La somme, disposée à la réalisation des opérations, ainsi que la durée de l’action ne sont pas précisées.
L’administration du président Joseph Michel Martelly et du premier ministre Laurent Salvador Lamothe vient de dénoncer une soixantaine d’entreprises, qui seraient en retard de paiement avec le fisc et appelées à comparaître par-devant la justice haïtienne.
Cette liste de 60 était d’abord de 300, explique Lamothe, qui souligne que les autres entreprises, ayant été informées, ont vite pris le chemin de la direction générale des impôts (Dgi).
Ce qu’il invite d’ailleurs les autres entreprises à faire. [srh rc apr 04/09/2012 11:17]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13355
samedi 18 août 2012
Haïti-Santé : Implantation bientôt dans le Sud d’un centre ambulancier
Correspondance Joseph Serisier
Cayes 16 août 2012 [AlterPresse] --- Sept ambulances ont été rendues disponibles lors de la fête de la Notre Dame aux Cayes dans le cadre de l’installation prévue d’un centre ambulancier dans le grand Sud, apprend AlterPresse.
Le centre ambulancier national (structure du Ministère de la santé publique et de la population) sera bientôt dans le Sud, selon ce qu’a annoncé le coordonnateur du centre, Philipe Desmangles, lors d’une conférence de presse aux Cayes le 13 aout dernier.
Ce centre aura à desservir trois départements du grand Sud : Nippes, Grand’Anse et Sud, a fait savoir le responsable national.
Le centre ambulancier aura son siège aux Cayes et comprendra une quantité « considérable » d’ambulances, a indiqué Desmangles sans plus de précisions.
Le directeur départemental de la Santé publique, Bernard Février, a indiqué que l’implantation du centre ambulancier dans le Sud fait partie du plan stratégique du Ministère de la santé publique de renforcer les structures sanitaires.
De son côté, le délégué départemental du Sud, Etienne France, qui s’est dit favorable à la démarche du ministère, a promis de trouver un local pour accueillir ces ambulances.
L’annonce de l’implantation de ce centre ambulancier dans le Sud arrive à un moment où les cas d’accidents sont très fréquents dans la zone, principalement sur la route nationale numéro 2 et au centre ville des Cayes, alors que les moyens de transport des blessés sont présentement précaires.
Cette annonce arrive aussi au moment où le plus grand centre hospitalier du département (Hôpital Général des Cayes) fait face à de graves problèmes, notamment en termes d’infrastructures et de disponibilité de personnel de santé. L’hôpital général des Cayes est de plus exposé aux inondations. [js kft gp apr 16/08/2012 8 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13236
mardi 14 août 2012
Haïti : La réouverture du port des Gonaïves, un bon signe ?
Correspondance Exalus Mergenat
Gonaïves, 13 août 2012 [AlterPresse] --- La reprise prochaine des activités au wharf des Gonaïves (Artibonite, à 171 km au nord de Port-au-Prince) est un bon signe pour la ville, estime le président de l’association des brokers et débardeurs des Gonaïves, Saint Justin Rémy, dans une interview accordée à AlterPresse.
Avec la réouverture du port des Gonaïves, synonyme de la reprise des activités économiques dans la ville, la situation socio-économique difficile - que connait la ville des Gonaïves - pourrait s’améliorer, espère Rémy.
Il dit attendre aussi, des autorités gouvernementales, la reconstruction du centre commercial dans la ville et la construction d’un complexe administratif, indispensables pour le port.
Le port des Gonaïves - qui constitue l’un des principaux pôles d’activités économiques créatrices d’emplois dans le chef-lieu du departement de l’Artibonite - a été sévèrement endommagé lors du passage des cyclones Hanna et Ike en 2008, des cyclones qui avaient détruit la quasi-totalité des infrastructures de la Cité de l’indépendance.
Des travaux, en vue de la réhabilitation de ce port, sont en cours d’exécution depuis environ un mois, constate l’agence en ligne AlterPrresse.
Des engins mécaniques du centre national des équipements (Cne) et du ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc), installés sur un navire, effectuent des travaux de dragage dans la baie, afin de permettre prochainement à des bateaux de commerce d’accoster.
Des travaux de rénovation du quai de débarquement sont pratiquement terminés.
Le directeur général de l’autorité portuaire nationale (Apn), Alix Célestin, qui a visité le mardi 7 août 2012 le port des Gonaïves, se réjouit de l’état d’avancement des travaux.
« Il nous reste maintenant la réhabilitation des bureaux, les toilettes et l’établissement d’un système de sécurité qui nous garantit d’avoir la certification de International ship and port security (Isps) [Ndlr : qui est un code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires]. Nous allons aussi installer un système d’électrification du port », promet la direction générale de l’Apn).
Célestin évoque également des discussions avec le service maritime et de navigation d’Haïti (Semanah) pour l’installation d’un phare.
Déjà, plusieurs bateaux attendent, à environ 400 mètres du port dans la baie des Gonaïves, l’autorisation des responsables de l’autorité portuaire nationale pour procéder au débarquement de leurs marchandises.
La réhabilitation du port des Gonaïves a été l’une des principales revendications des milliers de gonaïviennes et gonaïviens, qui ont marché pacifiquement le 9 juillet 2012, à l’initiative de diverses organisations sociales, pour exiger du gouvernement du premier ministre Laurent Salvador Lamothe le respect de certaines promesses faite à la population de l’Artibonite. [em kft rc apr 13/08/2012 12:25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13223
mardi 23 décembre 2008
Une route qui fait rêver
S'il a été, et est toujours, agréable de se retrouver sur les berges du Fer-à-Cheval ou sur les rives du lac de Péligre, de flâner dans les rues de Hinche ou de Thomonde, il n'était pas du tout amusant de penser au trajet et de prendre la route qui va de Port-au-Prince à Hinche, une route qui avait tout pour être une véritable torture. Et les habitants de ce département n'avaient d'autre rêve que de voir le chemin tortueux qui desservait leur région devenir une route, une vraie, sur laquelle il serait agréable de rouler.La construction de la route qui va de Croix-des-Bouquets à Hinche revêt donc une importance particulière pour le développement économique du département du Centre, sans compter son apport dans la vie sociale de ses habitants. Large, bien construit, le tronçon de route qui va du bas du morne « Kabrit » à la localité de « Terre- Rouge » est on ne peut plus agréable. Suivant pratiquement le tracé de l'ancienne route, il paraît pourtant beaucoup moins sinueux et les pentes semblent moins ardues. Le drainage semble avoir été bien étudié dans son ensemble et il est peu probable que cette route nationale numéro 3 puisse être endommagée par les prochaines averses (il n'est que d'attendre !). La vue extraordinairement prenante et grandiose que l'on a de la plaine du Cul-de-Sac et du lac Azueï suffit à faire de cette Nationale une véritable attraction touristique. La route traversant un vaste territoire très peu habité, le silence environnant n'est troublé, très souvent, que par le ronronnement des moteurs et les cris des insectes. Il n'y a que quelques hameaux où une certaine activité humaine apporte une note de vie, troublant cette ambiance de paix que l'on retrouve un ou deux kilomètres plus loin.
Cette route, sensiblement moins dangereuse que la précédente, présente cependant quelques faiblesses au niveau de la sécurité, faiblesses dues probablement au fait que les travaux ne sont pas encore terminés, en dépit des apparences qui laisseraient croire le contraire. Au niveau de certaines courbes, il n'y a pas encore de parapet, bien que les bordures de la route en soient pourvues presque partout. Bien construits et d'apparence très solides, ces parapets de pierres et de béton sont ce qu'il pouvait y avoir de plus rassurant sur cette route bordée de précipices. De plus, esthétiquement, ils s'intègrent beaucoup plus harmonieusement au décor que les habituels garde-fous en métal auxquels nous sommes habitués. Quelques dizaines de kilomètres après avoir traversé « Terre-Rouge », le décor change. Par endroits, la route est encore en terre battue et des hommes, répartis en plusieurs groupes, sont au travail sous le chaleureux et chaud soleil tropical, s'échinant à construire les canaux d'évacuation et les déversoirs, tandis que d'autres s'occupent de la pose de tuyaux d'adduction d'eau potable. Plus loin, les pelleteuses, compacteuses et autres tracteurs sont occupés à préparer la chaussée pour l'asphaltage. La route garde la ligne.
Elle est toujours tout aussi large et devient de moins en moins sinueuse au fur et à mesure que l'on approche de Mirebalais. La route n'est pas encore asphaltée et, par endroits, il existe encore des crevasses et des flaques de boue. Cependant, on est loin de la route impraticable qui rendait le trajet infernal. On en est déjà au point où une petite voiture peut oser tranquillement partir de Port-au-Prince à destination de Mirebalais. Ce n'est déjà pas si mal ! On peut déjà imaginer le plaisir que l'on aura à se rendre dans le Plateau central !Le seul vrai inconvénient est le risque assez élevé d'éboulements sur plusieurs points de la route, risque qu'il est réellement difficile de pallier, car le coût des travaux risquerait d'être particulièrement élevé. Malheureusement, tout ne saurait être parfait. Le département du Centre, en dépit de son importance économique et stratégique au sein de la République, n'a jamais bénéficié, tout comme celui des Nippes, d'une attention particulière de la part des autorités gouvernementales concentrées à Port-au-Prince. Laissé pour compte, il s'est tourné, économiquement, vers la République voisine qui est devenue, pour lui, un partenaire privilégié avec qui, pourtant, le commerce est tout, sauf équitable.Le Plateau central, en dépit de certaines contraintes géologiques et autres, a une grande importance pour le développement de l'agriculture. La zone, dont le sous-sol est particulièrement riche en argile, se prête volontiers à la création de lacs collinaires qui sont extrêmement importants pour le développement de l'aquaculture, une activité dont les retombées ne peuvent être que bénéfiques pour les cultivateurs de la région.
Grands producteurs d'avocats et de « pois congo » (haricots), les cultivateurs, devant l'absence d'infrastructures et face aux difficultés de transport, se sont encore une fois tournés vers la République dominicaine, pour écouler leurs produits qui sont généralement bradés à vil prix. Ce qui ne profite en rien à l'économie nationale. De plus, on connaît l'importance
que revêt la production de mangues pour l'économie du pays qui en est le quatrième exportateur mondial. L'absence de routes, de voies de pénétration handicapent les activités des secteurs concernés par la production et la commercialisation de cette denrée.
que revêt la production de mangues pour l'économie du pays qui en est le quatrième exportateur mondial. L'absence de routes, de voies de pénétration handicapent les activités des secteurs concernés par la production et la commercialisation de cette denrée. Reprenons la route !Passé Mirebalais, c'est vraiment autre chose. Poussière, rocaille, nids-de-poule, crevasses, tout y est ! On en revient au bon vieux temps, quand se rendre à Hinche était toute une expédition qu'il fallait préparer à l'avance, en saison pluvieuse. Vivement que les choses changent !Cette route peut changer la réalité économique et sociale des habitants du département du Centre, et contribuer à l'intégration réelle de la région dans le processus de développement économique et touristique de tout le pays. Ce n'est là qu'un pas, un tout petit pas, mais dans la bonne direction.
Patrice-Manuel Lerebours
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