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mercredi 21 août 2013

Laleau pris au piège par les sénateurs

C'est sur des sénateurs très coriaces que le ministre de l'Economie et des Finances, Wilson Laleau, a butté ce mardi. Alors que le grand argentier de la République tentait de s'expliquer, avec difficulté, sur l'utilisation du budget de l'exercice fiscal 2012-2013 avant de justifier les innovations spectaculaires prévues dans le projet de loi de finances 2013-2014, les sénateurs, à l'image de Jocelerme Privert, président de la commission permanente Economie et Finances du Grand corps, se sont montrés sans pitié pour le ministre. Veste noire, chemise blanche et cravate noire, Wilson Laleau, accompagné entre autres des directeurs généraux de la DGI, des douanes, n'a pas attiré la sympathie des pères conscrits. « On a dû faire un ensemble de choix cette année pour marquer la rupture, a, d'entrée de jeu, déclaré le ministre Laleau pour justifier le budget devant la commission sénatoriale. Nous avons fait le pari de lutter contre l'inflation dans l'économie haïtienne. Les propositions que nous avons soumises au Parlement sont de nature à changer la donne en matière économique et sociale pour Haïti... » Les boulets de Privert « Je ne suis pas d'accord avec vos réponses, Monsieur le Ministre », a rétorqué, amer, le sénateur Privert. Le parlementaire a commencé par énumérer les véritables points sur lesquels le ministre doit tout d'abord apporter des clarifications. « Nos préoccupations, a -t-il enchaîné, concernent le rapport financier annuel du gouvernement qui doit être soumis au Parlement. Nous avons besoin des informations qui sont indispensables, à savoir la liste de tous les comptes courants ouverts à la banque centrale au nom des différents ministères, institutions et organismes publics. Un rapport détaillé identifiant les bénéficiaires des contrats, les fonds alloués et les projets exécutés et/ou en exécution à travers les fonds PetroCaribe pour l'exercice fiscal 2012-2013. Et un autre rapport détaillé sur l'utilisation des fonds décaissés et mis à la disposition de certains ministres pour le financement des activités, projets et programmes relatifs à la rentrée scolaire et les fêtes de fin d'année...» Laleau nage, mais.. « Les informations demandées portent sur l'année passée. Je m'engage à vous faire parvenir ces informations avant la fin de l'exercice fiscal », a laconiquement répondu Wilson Laleau, précisant qu'au moment du dépôt du projet de loi de finances à la Chambre des députés, il avait déposé également la loi des règlements de l'année fiscale qui prendra fin le 30 septembre. « Ce que je peux dire, c'est qu'on est en train de mettre en place un système pour faire les rapports réguliers sur les dépenses afin de les mettre à votre disposition en temps et lieu. On a pris acte de vos demandes. » Les choses qui retiennent le plus l'attention du sénateur Privert dans le budget concernent surtout les dispositions relatives aux ressources, les dispositions relatives aux charges et les dispositions concernant les crédits. « Malgré votre bonne volonté, vos interventions dans les médias, vous n'avez pas encore assuré l'opinion publique quant aux dispositions concernant les ressources », a dit le parlementaire déplorant que le ministre de l'Economie et des Finances n'ait présenté aucun tableau justifiant l'impact de ces mesures fiscales sur la population. « Nous avons de sérieuses inquiétudes, Monsieur le Ministre. » Des augmentations extravagantes! Alors qu'on est en pénurie de ressources, poursuit Jocelerme Privert, le gouvernement a décidé d'augmenter le budget de fonctionnement au détriment du budget d'investissement. « Le budget de fonctionnement du bureau du ministère des Finances est passé de 41 millions de gourdes à 91 millions de gourdes. Celui du ministère de la Justice a augmenté de 156%, la présidence 99%, la Primature 150%, le ministère de l'Intérieur 157%, énumère le président de la commission Finances et Budget du Sénat, exhortant le ministre à s'expliquer sur le bien-fondé de ce choix. Pire, ce sont les secteurs politiques qui sont privilégiés sur les secteurs économiques dans le budget. » « Cette année, nous avons fait le choix de rendre le budget plus visible et plus lisible », a gesticulé Wilson Laleau pour expliquer la décision d'augmenter les taxes sur un ensemble de services dont les 10 000 gourdes pour le droit du passeport. Autre raison avancée par le ministre pour justifier le budget, c'est la nécessité de construire ou de reconstruire des édifices douaniers dans le pays. Mais l'économiste, professeur d'université, n'a pas pu convaincre les sénateurs de l'augmentation des taxes sur les services comme les taxes sur le permis de conduire, sur le tarif douanier, sur le droit du passeport, sur la vente et/ou l'achat d'animaux, sur les produits de première nécessité... « Monsieur le Ministre, votre intervention pourrait faire le poids dans un débat académique. Mais ici, vous êtes au Sénat de la République », a répondu le sénateur Privert, cadrant l'ancien vice-recteur de l'Université d'Etat d'Haïti. Question de lui demander d'être plus pratique dans les réponses apportées pour justifier le budget. Qui finance les voyages du président de la République? Ce n'est pas le sénateur Steven Benoit qui aura pitié du ministre qui n'était pas dans ses beaux jours. « C'est un budget criminel. Nous allons mobiliser les sénateurs pour retourner le document à l'exécutif », a fulminé l' « homme-dossier » avant de questionner le ministre Laleau sur le montant exact du per diem pour les voyages du président Martelly. « Pouvez-vous nous dire, en tant que principal responsable du Trésor, où est passé le chef de l'Etat ? A combien s'élève le per diem de ses voyages ? Combien de personnes composent la délégation qui l'accompagne? » Selon Wilson Laleau, les réponses à ces questions ne relèvent pas de sa compétence. « La présidence a son budget. Le ministère des Finances ne s'occupe guère des voyages du président de la République.» Une réponse peu convaincante pour les sénateurs rappelant au ministre qu'il est l'ordonnateur principal des fonds du Trésor public. Donc, cette question ne peut pas lui échapper. Allant plus loin que ses collègues, le sénateur Moïse Jean-Charles, ennemi juré du chef de l'Etat, croit que le budget, qualifié de suicidaire, n'est pas l'oeuvre du ministre Laleau qu'il connaît de par son origine sociale, mais bien celle du président Martelly. « En feuilletant le document, j'ai peur pour l'avenir du pays. C'est une véritable répression fiscale », a-t-il fulminé, accusant le gouvernement de protéger les plus riches au détriment des couches défavorisées. Les sénateurs, à l'image de leurs collègues Privert et Benoit, affirment que leur conviction est déjà faite sur le budget. Ils restaient visiblement sur leur soif. Ils ont même menacé de ne pas voter le budget. En l'absence du ministre de la Planification Laurent Lamothe portant également la casquette de Premier ministre, Wilson Laleau est le premier à être auditionné par les sénateurs dans le cadre de l'analyse du projet de loi de finances 2013-2014. Yvince Hilaire yvincehilaire@yahoo.fr http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=120281

jeudi 6 septembre 2012

Haiti – Sécurité : Plus de 50% d’augmentation du montant des recettes générées pour le mois d’août

La coordination des brigades d’intervention (BMI) a acheminé le rapport relatif aux différentes opérations de contrôle menées dans le cadre de la lutte contre la contrebande entre le 1er au 21 août 2012. Le montant des recettes générées au cours de ces interventions est estimé à plus de 5 millions de gourdes soit une augmentation de 54,60% par rapport au mois de juillet dernier, a-t-on lu dans le rapport. 330 saisies ont été effectuées durant la période allant du 1er au 31 juillet dans le cadre de la lutte contre la contrebande, relate le rapport de la Coordination des brigades d’intervention (BMI). Parmi les 330 cas, 148 ont été réglés et 181 sont encore en saisie conservatoire. Ces opérations ont été menées dans 5 postes de contrôle du pays. Il s’agit des postes de Terrier Rouge, Ganthier, Morne à Cabrit, Source Matelas et Brache. Selon le rapport, le montant des recettes générées dans ces différents postes durant le mois d’aout s’élève à plus de 5 millions de gourdes. Les recettes sont réparties ainsi : 633 458,28 de gourdes à Terrier Rouge ; 2 393 353,98 au poste de Ganthier ; 246 215,16 gourdes à Morne Cabrit ; 1 273 587,23 gourdes au poste de Source Matelas ; et 510 055,51 au poste de Brache. Les opérations de la BMI sont menées par des agents des douanes, la Police nationale, de la Direction nationale des impôts (DGI), l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), les parquets de la république et coordonnées par l’Unité de la lutte contre la corruption (ULCC). Dans une interview exclusive accordée, M. Antoine Atouriste, directeur de l’ULCC, a qualifié de « très satisfaisantes » les opérations dont les résultats, selon lui, ont dépassé leur espérance. « L’objectif visé, ce n’est pas arrêter des gens, ni de faire pression sur personne, il s’agit d’augmenter les assiettes fiscales, de récupérer une partie des 500 millions de dollars que l’état haïtien perd chaque année », a précisé M. Atouriste, déclarant qu’un état qui ne remplit pas ses fonctions régaliennes perd sa raison d’être. Selon l’ancien colonel des Forces armées d’Haïti, cette démarche vise également à sensibiliser la population en l’informant sur ce que dit la loi en matière de lois fiscales et des obligations faites de payer l’état. Il s’agit également, selon le directeur de l’ULCC, de rappeler aux agents de la fonction publique qu’ils sont des privilégiés, il sont donc appelés à remplir patriotiquement leur devoir. Par ailleurs, M. Atouriste a déclaré que la brigade fait un travail technique et que les opérations ne font exception de personne et qu’elles ne tiennent compte ni du sexe, ni de la classe des contribuables. Il a rappelé que l’institution qu’il dirige ne fait pas de la politique sinon une politique de moralisation des agents de la fonction publique, d’augmentation des assiettes fiscales, de promotionr la bonne gouvernance et la transparence de la gestion de la chose publique. HaitiNews509

jeudi 16 septembre 2010

L'APB salue les bons signaux de la Banque Centrale

Le président de l'Association des Professionnels de Banque (APB), Maxime Charles, salue la volonté des autorités monétaires haïtiennes d'encourager les Banques commerciales à augmenter le portefeuille des crédits du secteur de l'immobilier. Dans une circulaire publiée le 30 juillet 2010, le gouverneur de la Banque Centrale avait indiqué que les banques commerciales ne sont plus assujetties à la réserve obligatoire de 30 % sur les fonds accordés en prêts pour la reconstruction de logements détruits par le séisme. Les banques commerciales bénéficient ainsi des privilèges accordés jusqu'à cette date uniquement aux banques d'épargne et de logement.
Les autorités monétaires ont également autorisé une augmentation du pourcentage du portefeuille du crédit alloué à l'immobilier. Désormais 50 % de ce portefeuille pourra financer ce secteur mal en point après le séisme du 12 janvier.
M. Charles juge qu'il s'agit là de signaux positifs. Toutefois il fait remarquer que cette disposition n'abaisse que d'environ 0.25 % les coûts du banquier. C'est une inflexion dans la bonne direction, insiste t-il rappelant que ces dispositions ont été combinées avec l'abaissement des taux directeurs des bons de la BRH.
Les taux des bons sont passés de 17 % à 2%. L'abaissement des taux des bons a entraîné une baisse des taux d'intérêts. Ceux-ci sont passés de 30 % a 17 % ou même 7 % .
Le président de l'APB prédit que les taux d'intérêts pourront enregistrer une certaine variation.
Les acteurs économiques ont au cours de ces deux derniers mois sollicité des prêts pour reconstruire les édifices endommagés par le séisme. La forte demande des acteurs devra être harmonisée avec la vitalité du secteur bancaire qui a enregistré des pertes équivalent à 23 % de son portefeuille lors du séisme.
M. Charles déplore que les institutions financières internationales n'aient pas jugé nécessaire d'octroyer dans le meilleur délai le montant promis dans le cadre du fonds de garantie.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18256

mardi 14 septembre 2010

After rough 2009, remittances on rise

LILLY ECHEVERRIA / MIAMI HERALD STAFF Latin American and Caribbean economies rebounding
BY MIMI WHITEFIELD and NADEGE CHARLES
Mirlande Rosilme of Miami sends money to family in Haiti 'all the time'
at Unitransfer.
mwhitefield@miamiherald.com
After the Jan 12 earthquake in Haiti, Pierre Lopez doubled the amount he sends to his family in remittances.
Lopez, 49, a part-time hotel cleaner who lost his wife and 19-year-old daughter in the catastrophe, scrapes by on $400 every two weeks. He used to send $150 to his parents monthly. Now it's $300.
Fueled by a desire to help relatives, remittances to Haiti are expected to increase this year.
But recently these money flows have gone through a rough patch. Remittances to Latin American and Caribbean nations sank 12 percent as the U.S. and global economies hit the skids last year.
The authors of a recent World Bank briefing paper say remittances began to bottom out during the last quarter of 2009 and such money transfers now appear to be on the rise to El Salvador, Honduras, Guatemala and Jamaica.
As for Haiti, the briefing paper said, the post-earthquake decision to grant temporary protected status to 200,000 Haitians living in the United States without proper documents not only makes them eligible to work legally but could increase remittances by as much as $360 million this year.
Officially, about 1 million Haitians live abroad but the number could be far higher. The Haitian diaspora sent an estimated $1.32 billion in remittances to Haiti last year, down from $1.41 million recorded the previous year. In 2008, remittances accounted for a fifth of the Haitian economy.
After the January quake, lines at money transfer companies were long as Haitians rushed to help their devastated country. Jean-Marc Piquion, a vice president at Hollywood-based Unitransfer, a unit of Unibank, Haiti's largest commercial bank, said business has tapered off slightly.
``Of course we saw an increase immediately after the earthquake. he said. ``Family members were frantically trying to send cash.''
Although the company has seen an uptick of new customers sending money to Haiti, he said the average money transfer from Florida to Haiti right now is between $110 to $115, a slight decrease from last year.
Mexicans living abroad sent nearly $22 billion in remittances last year -- tops in Latin America -- but many who sent money home were involved in construction-related work or nonskilled labor where there have been heavy job losses during the recession. Last year remittances were down 15.7 percent from 2008.
And the high unemployment rate in the United States continues to have an adverse effect on Mexican remittances. During the first half of this year, the Bank of Mexico says remittances were down just over 4 percent.
Still, the authors of the World Bank briefing paper said that remittances to Latin America and the Caribbean didn't fall as sharply as private capital flows to the region as investors pulled out of emerging markets.
Overall, World Bank researchers said remittances to the region are expected to increase this year by an estimated 5.7 percent and also grow in 2011 but probably won't reach the levels of 2008.
Even though money remains tight and job prospects uncertain for many who send money home, Lopez said he's willing to sacrifice.
``Sometime I don't eat. If I have $100, I know $70 is automatically for Haiti,'' he said.
Lopez said the money is used to care for his elderly parents who fled Port-au-Prince after the quake and now live with extended family in northwest Haiti.
``When I was in school in Haiti my mother sold bottles of water in a bucket she carried on her head to pay for my education. It's my turn to take care of her,'' he said.
http://www.miamiherald.com/2010/09/12/1818525/after-rough-2009-remittances-on.html
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/12/1818525/after-rough-2009-remittances-on.html#ixzz0zXjufFTg

mardi 31 août 2010

`Social business fund' proposed for Haiti

Nobel Laureate Muhammad Yunus, the founder of the Grameen Bank, thinks capitalism with a conscience might be the answer to some of Haiti's ills.
BY JIM WYSS
JWYSS@MIAMIHERALD.COM
The father of microlending, Nobel Laureate Muhammad Yunus, is hoping to midwife another idea -- this one aimed at pulling Haiti out of the rubble.
Yunus was in Miami on Monday to promote the concept of building a ``social business fund'' that will invest in companies that are using the tools of the boardroom to tackle social problems in Haiti.
Speaking at Miami Dade College, Yunus said the idea is already showing success in his native Bangladesh.
One of his flagship social businesses is Grameen Danone Foods, a joint venture between Yunus' Grameen Bank and food conglomerate Danone. In that case, the multinational company agreed to make a special yogurt for Bangladesh that includes micronutrients lacking in the local diet. Two cups of the yogurt per week for one year can reverse the malnutrition that plagues about half of all children, Yunus said.
Sold at sustainable but cut-rate prices, former beggars are being recruited as the sales force.
While Danone can recover its investment, the social business model requires all profits be plowed back into the business to keep fighting the root problem: malnutrition.
Such thinking could also be used in Haiti to tackle transportation problems, housing and health concerns, and the energy deficit, Yunus said. Monday's trip to Miami was part of his effort to raise awareness and generate interest in the idea, he said.
Some $5.8 billion dollars have been pledged to Haiti since the Jan. 12 earthquake. But many on the ground say there are few signs of rebuilding.
Yunus said financing social businesses might provide the tangible, sustainable results the development community is seeking.
He's proposing that 10 percent of all charitable donations be put into the social business fund.
``In charity, a dollar only has one life. You use it and it's done,'' he said. ``As a social business, a dollar has an endless life, because it is recycled.'' Even before the earthquake, the U.S. government was searching for ways to encourage investment in Haiti and Yunus' model is intriguing, said U.S. Under Secretary for International Trade Francisco Sánchez.
``This concept is more of a sustainable and enlightened philanthropy. We need to find more creative ways to make use of our philanthropic dollars,'' he said. ``Let's spur entrepreneurship to create jobs and solve social problems.''
Yunus became a rock star in international development circles when, in the 1970s, he used $28 from his own pocket to start a small-scale lending program for impoverished women in Bangladesh.
Conventional wisdom held that the poor -- with no collateral -- were a credit risk. Yunus proved that the social networks created by community lending kept defaults low.
The idea caught on. His Grameen Bank, which still works with some of that nation's most downtrodden, has helped 8.3 million borrowers since 1976.
Microlending programs have sprouted up around the world, including the United States. In Haiti, the group Fonkoze, has been offering microloans since 1994 and has more than 45,000 loans outstanding. In 2006, Yunus work was recognized with the Nobel Peace Prize.
Yunus, who has yet to visit Haiti, said he sees many similarities between his own nation and the shattered island. He's also sure that the success he's seen back home can be replicated there.
``Not that Haiti will change right away,'' he warned. ``But a process will begin.''
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/08/31/1799747/social-business-fund-proposed.html#ixzz0yDcYQmb7

vendredi 13 août 2010

EDITO (Le Nouvelliste)...Bonne nouvelle pour le crédit, la construction et le logement

Haïti: Dans une note circulaire datée du 30 juillet et rendue publique cette semaine, la Banque de la République d'Haïti a annoncé de nouvelles dispositions pour favoriser le crédit dans le secteur du logement sur les prêts en gourdes. Nous publions ci-après cette note dans son intégralité tant elle nous paraît importante. Cette note, signée du Gouverneur Charles Castel, est la première étape concrète de ce qui pourrait être un plan d'incitation à la reconstruction, une incitation à l'investissement, un moteur formidable pour créer des emplois.
La note suscite cependant des interrogations majeures : pourquoi une telle mesure se prend dans un tel silence ?
Trop sérieux pour intéresser la grande foule ? Sans doute. Ils ne sont que quelques milliers à bénéficier de prêts du secteur bancaire formel pour construire ou acheter une maison.
Les banques vont-elles agressivement se mettre à rechercher des clients ou tout faire pour éviter qu'un trop grand nombre de demandeurs ne bénéficie des avantages de la mesure ? Pourquoi crouler sous les dossiers que risque d'entraîner la baisse des taux comme l'induit la décision de la BRH ?
Le pays n'est-il pas prêt pour une ruée vers le crédit ? Pas sûr. Mais à qui revient-il de le décider. Personne ne sait...
En fait, les liquidités dans le système bancaire abondent, les réserves de la Banque centrale n'ont jamais été aussi importantes - bientôt un milliard de dollars - et le pays plus demandeur de fonds frais que jamais.
Pour les banques commerciales on peut, sans crainte d'être démenti, parler de secteur le plus indolent qui soit. Assises sur une rente de situation, les banques commerciales ne se foulent pas la rate pour trouver des clients, relancer le marché et faire bouger l'économie.
« C'est au nom de la prudence », « L'argent qui est dans nos coffres appartient à nos déposants », « Ce n'est pas notre rôle de faire ou de promouvoir le développement en Haïti ». Ces trois formules sont comme un mantra. La prière quotidienne de tout banquier haïtien contient ces versets sacrés.
Oui, il faut être prudent. Mais à quoi cela sert d'être une banque en Haïti si c'est pour garder simplement l'argent des clients et le placer à l'étranger à des taux dérisoires quand on a un pays en ruines, demandeur d'investissements dans tous les secteurs.
Si nous avons réussi avec les gouvernements Lavalas d'Aristide et de Préval à nous doter d'un système bancaire commercial solide et qui a su résister à toutes les crises nationales et internationales, nous devons nous en féliciter et dire bravo aux pionniers qui ont su passer à travers les épreuves. Mais il convient aussi de leur dire, ici comme ailleurs, que le temps est venu de passer à un autre type de banque, à une autre philosophie bancaire. Ils doivent refonder le secteur pour continuer à prospérer et en le faisant avec des clients qui alimentent la croissance, pas la misère ambiante.
Sur ce chemin, il faut que la Banque centrale soit plus active. S'impose comme principal indicateur de la voie que nous voulons que notre économie emprunte. Il faut un régulateur qui soit aussi un guide. Il faut que le ministère de l'Economie et des Finances sorte de son rôle de simple guichetier encaisseur-payeur de l'Etat haïtien.
Dans tous les pays du monde, la décision rendue publique par la BRH aurait été l'objet d'une mise en scène et d'un plan de communication extraordinaire. Ici, rien. C'est dommage, mais pas trop tard.
Il n'est pas trop tard non plus pour que les autres mesures d'accompagnement soient mises en place pour que les leviers que sont la construction, le bâtiment, le logement, l'immobilier jouent leur rôle à plein. Il y a des lois sur les hypothèques à dépoussiérer, la loi sur la copropriété à simplifier, celles sur les lotissements, sur l'impôt locatif à revoir, etc., etc. il faudrait enlever toutes les barrières qui découragent l'investissement dans l'immobilier pour les locaux, mais aussi pour les résidents de la diaspora.
Nous sommes sur la bonne voie ; ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Pour une fois, une série d'initiatives, sans démagogie - en l'absence des Chambres - peuvent être prises pour dynamiser un pôle créateur d'emplois et de richesse pour tous.
Allons-y, Monsieur le président, messieurs les ministres, chers banquiers !
Le peuple des sans abri attend, les investisseurs attendent !
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82415&PubDate=2010-08-12

jeudi 13 mai 2010

Georges Sassine soutient que HELP contribuera au développement économique d'Haïti

L'industriel haïtien Georges Sassine anticipe de nombreuses retombées positives pour l'économie haïtienne grâce à la nouvelle législation américaine HELP. Cette loi, qui est en réalité une troisième version de HOPE, permet de faire passer la surface de production de 70 à 200 millions de mètres carrées. HELP, adoptée par les congresmen afin de favoriser le développement d'Haïti après le violent séisme, attirera à coup sur d'importants investisseurs étrangers. De nombreux avantages sont offerts aux entreprises textiles implantées en Haïti. Entre autres une diminution des taxes sur les sous vêtements et les jeans. Les droits de douanes avaient atteint 31 % ces dernières années.
Georges Sassine est aujourd'hui optimiste en ce qui concerne le développement de l'industrie textile d'Haïti. Il croit que près de 250 000 emplois directs pourront être créés au cours des prochains mois. L'ex-directeur du CMO HOPE signale que les trois premières entreprises ayant annoncé leur implantation pourront générer 150 000 emplois directs.
Le gouvernement haïtien devra également jouer sa partition pour favoriser le développement du secteur.
Les autorités haïtiennes ont prévu de créer plusieurs zones de développement économique au cap Haïtien, au Nord de Port-au-Prince et aux Cayes. Sur ces sites les infrastructures d'accueil pourront être implantées ce qui contribuera au processus de décentralisation.
LLM / Radio Métropole Haïti

vendredi 30 avril 2010

Le capital de la Téléco s'ouvre à Viettel

La Compagnie Vietnamienne Viettel vient de procéder à l'acquisition de 60 % des actions de la Téléco. L'accord de partenariat a été paraphé hier jeudi par les responsables de Viettel et la Banque de la République d'Haïti, (BRH), le principal actionnaire de cette entreprise.
La cérémonie s'est déroulée en présence du directeur du Conseil de Modernisation des Entreprises Publiques (CMEP), Yves Bastien qui a estimé que la privatisation de la Téléco était un passage obligé.

Lors de son intervention, le gouverneur de la Banque Centrale, Charles Castel a affirmé que la Téléco était déficitaire, l'état haïtien était obligé de lui attribuer une subvention mensuelle substantielle afin qu'elle puisse fonctionner.

« La Téléco a subi des assauts permanent, son réseau a été saboté à plusieurs reprises, la situation n'était pas tenable », a déclaré Charles de la BRH.

Par ailleurs, monsieur Castel a révélé que l'état haïtien avait déjà débloqué plus de 675 millions de gourdes afin de faciliter le dégraissage de cette compagnie.

De son coté le directeur de la Teleco, Michel Presumé a indiqué que la meilleure façon de sauver cette entreprise c'était de la moderniser.

« La Teleco avait plus de 5 mille employés qui ne faisaient rien, beaucoup d' entre eux passaient plus de temps dans les stations de radio que sur leur lieu de travail. », a-t-il poursuivi.

Pour sa part l'un de des représentants de la compagnie de téléphonie Vietnamienne, M-Nnguyen Khac Chung a annoncé son intention de faire de la Téléco le premier operateur de la région.

Il promet de garder les employés restants, s'ils sont capables de s'adapter aux exigences nouvelles qui s'imposent, actuellement, dans le secteur de la Télécommunication, à travers le monde.

Monsieur Khac Chung a fait remarquer que la compagnie qu'il dirige avait déjà fait ses preuves dans plusieurs autres pays, notamment au Cambodge et au Laos.

La Téléco fonctionnera désormais sous le nom de Natcom, une nouvelle société dans laquelle l'état haïtien détient 40% des actions.

EJ/Radio Métropole Haïti

mardi 27 avril 2010

Le gouvernement envisage de publier de nouveaux billets

Ces dernières semaines les responsables du ministère des finances se sont évertués à finaliser deux projets de loi qui permettront de créer et de mettre en circulation de nouveaux billets et pièces de monnaie métalliques. Le ministre des finances Ronald Beaudin accompagné du gouverneur de la Banque Centrale, Charles Castel, avaient eu au début du mois une séance de travail avec les membres de la commission finance de la chambre basse autour du document.
Les autorités monétaires veulent changer les billets de 10 gourdes par des pièces métalliques. Le ministre Beaudin explique que cette démarche permettra à l'état de réaliser des économies puisque les commandes de ces billets sont trop fréquentes.
Le billet actuel de 10 gourdes de taille réduite est souvent abîmé en raison d'un usage excessif par les acteurs économiques. Le ministre des finances assure que la durée de vie des pièces métalliques peut être supérieure à 20 ans.
Les législateurs haïtiens devront se prononcer séparément sur deux projets de loi distincts afin de respecter la procédure en la matière. Le second projet de loi permettra de mettre en circulation de nouveaux billets de 25 gourdes, 50 gourdes, 250 gourdes, 500 gourdes et 2 000 gourdes. Contrairement aux autres, le billet de 2 000 gourdes sera introduit pour la première fois sur le marché.
Le président de la commission finance de la chambre basse, Jean Marcel Lumerant estime qu'il devrait faciliter les transactions pour les grands commerçants.
Interrogé sur les inconvénients des nouveaux billets, le député Lumerant a cité le temps nécessaire à la population pour se familiariser avec ces nouveaux papiers monnaies. Toutefois le gouverneur de la Banque Centrale a annoncé qu'une campagne publicitaire sera réalisée avant la mise en circulation des billets.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17637

mardi 20 avril 2010

Ronald Baudin: « L'État n'entend pas marginaliser le secteur privé »

Sur les onde de Radio Métropole, Ronald Baudin, Ministre des finances répond à la question: Peut-on considérer que l'économie haïtienne se remet peu à peu du séisme du 12 janvier ? « En tous cas on y travaille » assure Ronald Baudin, « des accords d'annulation de dettes ont été signés, notamment avec la France pour la remise de 56 millions d'euros et avec la BID pour 479 millions de dollars qu'Haïti lui devait, d'autres pays ont promis d'annuler la dette, en particulier le Vénézuela, mais il tarde » a précisé Ronald Baudin « Bon il y a eu une annonce du Président Vénézuelien suivi par des annonces d'autres officiels, pour ma part, j'ai écris au Ministre de l'économie et des finances du Vénézuela pour lui demander d'expliciter la situation et que l'on ait: ou bien un accord d'annulation de la dette ou bien un échange de correspondances... à ce moment, on saura exactement ce qui est annulé et ce qui ne l'est pas... Nous ne pouvons pas parler de flou, parce que quand un Président fait une annonce on l'a prend au sérieux... »
« 163 millions de dollars on déjà été prélevés sur le fonds Petro-caribe afin d'être injecté dans différents projets, la priorité les infrastructures et la reconstruction des villes détruites par le séisme » précise le Ministre « Dans le nord-ouest c'est pas moins de 15 ponts qui vont être construits presque simultanément, dans la ville du Cap-Haïtien nous allons reconstruire toutes les rues, nous sommes en train de construire des camps plus sécuritaire dans des zones qui ne sont pas exposées, mais après, on va remplacer tous ça par des programmes de logements, des logements sociaux pour les gens qui n'ont pas beaucoup de revenu...»
«L'État n'entend pas marginaliser le secteur privé et compte bien mettre en place un fonds de garanties partielles devant permettre aux banques d'octroyer du crédit aux entreprises, un fonds qui sera financé par plusieurs organismes internationaux. Le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale nous accompagnent dans la dans la mise en place du fond, la BID a accepté de financer à hauteur de 100 millions de dollars sur 5 ans à raison de 20 millions par an. Il y a d'autres institutions qui sont intéressées à contribuer au fonds donc rapidement on va permettre aux entreprises privées de commencer à bénéficier de ce dispositif ».
Actuellement, et pour cause d'urgence, les dépenses de l'État Haïtien ne sont plus encadrées par le budget, même si on essaie de ne pas s'en éloigner trop. Il faudra lors de prochaines rectifications tenir compte des recettes fiscales qui n'atteignent encore que 60% des prévisions et des dépenses extraordinaires. L'économie haïtienne et donc loin d'être convalescente et c'est à peine si on a commencé à lui administrer un traitement.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17586

mercredi 2 septembre 2009

Michèle Pierre Louis refuse d'accorder une subvention spéciale aux fonctionnaires

La Première Ministre Michèle Pierre Louis dans une lettre au président de la chambre basse a expliqué que son gouvernement ne dispose pas de ressources financières pour accorder le 14 eme mois aux 60 500 fonctionnaires de l'Etat.
Elle a fait remarquer que cette rubrique n'avait pas été insérée dans le budget 2008 -2009.

De plus, elle informe qu'aucune allocation pour le 14 eme mois ne figure dans le projet de loi de finance 2009-2010, qui a été récemment voté par la chambre basse.
Pour conforter sa position la Première Ministre soutient que son gouvernement a décidé d'accorder la priorité aux programmes de subventions des manuels scolaires et des uniformes pour plusieurs milliers de familles dans le cadre de la rentrée scolaire.
Dans sa correspondance, Mme Pierre Louis assure que son gouvernement préfère mobiliser les ressources financières disponibles pour la réalisation de projet d'infrastructure visant notamment la relance de la production nationale.
Toutefois elle annonce qu'une première tranche du bonus annuel sera disponible afin de permettre aux fonctionnaires de l'Etat de préparer la rentrée scolaire.
Cette première tranche du bonus pourrait être accordée aux employés qui en font la demande.
La chambre des députés devra se prononcer ce mercredi sur le refus du gouvernement d'accorder une subvention spéciale, connue sous le nom de 14 eme mois aux employés de la fonction publique.
De son coté, le président de la chambre basse souhaite que collègues évitent un bras de fer avec l'exécutif autour de l'épineux dossier du 14 eme mois.
Plusieurs élus dont le député de Limonade, Hugues Célestin, envisagent d'interpeller le gouvernement qui selon eux n'œuvre pas afin d'améliorer la situation des couches défavorisées.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15750

jeudi 20 août 2009

Des parlementaires critiquent le refus du gouvernement d'accorder des subventions scolaires

De nombreux parlementaires entendent s'opposer à la décision du gouvernement de ne plus accorder une subvention pour la rentrée scolaire, considérée comme un 14 eme mois de salaire.
Le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, avait annoncé la semaine dernière qu'en raison des difficultés financières le gouvernement ne sera pas en mesure de verser ce montant traditionnel aux employés de la fonction publique. M. Dorsainvil avait fait remarquer que l'Etat risquerait de payer un lourd tribut cette année, soit 25 millions de dollars.
Alors que les 60 000 fonctionnaires de l'Etat sont sous le choc après cette annonce tardive, des parlementaires attirent l'attention sur les conséquences néfastes d'une telle disposition. Des députés et sénateurs de toutes les tendances sont unanimes à réclamer le versement de ce 14 eme mois aux fonctionnaires qui sont confrontés à des difficultés énormes à l'occasion de la rentrée scolaire. Certains parlementaires préconisent le désaffectation de quelques allocations dans le budget 2009 -2010 afin de mobiliser des fonds pour les parents.
Le député Laurore Edouard et menace de ne pas voter le budget si le gouvernement persiste dans son refus d'accorder le 14 eme aux fonctionnaires. Saurel Yacinthe insiste sur la nécessité pour que le ministre des finances applique la loi sur les finances voté par le Parlement. François Malherbe dénonce l'irresponsabilité des autorités qui veulent éliminer une subvention traditionnelle importante pour les familles.
Même réaction au sénat, où le président Kelly Bastien souligne qu'il est possible d'utiliser des formules pour obtenir des fonds dans le budget. Selon Kelly Bastien, le 14 eme mois est maintenant considéré comme un droit acquis par les fonctionnaires haïtiens qui ont intégré ce montant dans leur budget.
Le sénateur Anacacis Jean Hector apporte une note d'optimisme en se disant convaincu que le chef de l'Etat ne fera pas la sourde oreille aux fonctionnaires. Il préconise que l'exécutif ait recours aux fonds de Pétrocaribe si nécessaire.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15695

jeudi 30 avril 2009

L'AAN envisage de moderniser les aéroports

Les responsables de l'Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN) se proposent d'entreprendre des travaux visant la modernisation de l'aéroport international Toussaint Louverture ainsi que des aéroports du Cap Haïtien et des Cayes.Le directeur général de l'AAN, Lionel Isaac, informe que le projet évalué à 47 millions de dollars s'échelonnera sur 4 ans. La première phase de ce projet qui prend en compte un trafic de 2.5 millions de personnes devrait être lancée dans le meilleur délai.Des institutions haïtiennes dont la Chambre haitiano-américaine de Commerce (Hamcham) et la Banque Nationale de Crédit (BNC) apporteront leur contribution dans la réalisation des trois phases du programme qui prend en compte un trafic de 7 millions de personnes.
M. Isaac prévient qu'il faudra mobiliser des ressources additionnelles afin que l'aéroport international Toussaint Louverture réponde aux standards internationaux. Dans le même temps, Lionel Isaac espère que des fonds seront bientôt disponibles afin de lancer les travaux de modernisation de l'aéroport du Cap Haïtien. Il révèle que l'aéroport du Cap pourra accueillir des appareils 727 en provenance de l'Amérique du Nord. De plus, le directeur général de l'AAN, informe qu'un projet de construction d'un aéroport international aux Cayes est à l'étude. Le président de la Hamcham, René Max Auguste, se réjouit de la détermination des autorités à moderniser l'aéroport de Port-au-Prince. Il encourage le secteur privé à apporter une contribution dans la réalisation de ce projet qui bénéficie également de l'appui de la Banque Interaméricaine de Développement.

LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15140

mercredi 22 avril 2009

Des investisseurs haïtiens sur le point de perdre 219, 7 millions de dollars à Stanford Bank international

Des investisseurs haïtiens risquent de perdre 219,7 millions de dollars dans la faillite de Stanford Bank international dont le siège est à Antigua dans les Antilles. L'information a été rapportée par le journal canadien « la Presse » . Parmi les 27 992 clients de la Stanford qui viennent de 113 pays différents, figurent 412 résidents d'Haïti qui ont investi au total 219,7 millions de dollars en raison de 533 000 dollars par investisseur. Le journal canadien citant un rapport préparé par la firme Vantis a fait état de 224 canadiens qui ont investi l'équivalent de 308, 3 millions de dollars américains. Le rapport de la firme Vantis a été déposé au début du mois d'avril à la cour supérieure de Montréal dans le cadre d'une requête, visant à prendre le contrôle des avoirs canadiens de la banque Stanford Bank International. Les actifs de cette banque et ceux de ses affiliés ont été gelés le 16 février dernier sur ordre de la Securities & Exchange Commission (SEC) qui accuse la banque et ses dirigeants dont Robert Allan Stanford, James M. Davis et Laura Pendergest-Holdde de fraude massive, informe cet article de La Presse de Montréal paru le 20 avril 2009. Ces informations relayées par La Presse de Montréal sont issues d'un rapport de l'équipe de séquestres d'Antigua (de la firme Vantis), nommée pour gérer la Banque. RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15103

mardi 17 mars 2009

Le Projet de loi finance pourrait être déposé à nouveau ce mardi au parlement

Le Projet de loi finance pourrait être déposé à nouveau ce mardi au parlement

Le président de la commission finance à la chambre basse se dit optimiste quant au dépôt du projet de loi finance 2008-2009 ce mardi au parlement.
Jean Marcel Lumérant annonce que ce budget est évalué à présent à 96.5 milliards de gourdes. Un réaménagement de deux milliards de gourdes a été effectué dans les dépenses d'investissement.
Le député prévoit que ses pairs devraient accorder le bénéfice de l'urgence à ce projet de loi qui a été renvoyé au gouvernement pour des modifications le mois dernier.
Une coupure hors salaire est aussi prévue dans ce document, qui sera soumis à la chambre basse avant d'être examiner à son tour par les sénateurs comme le veut la constitution de 1987.
Pour combler le déficit budgétaire, le chef de l'état s'était rendu le mois dernier aux états unis et avait même souhaité que l'aide américaine à Haïti estimé à 250 milliards de dollars par an soit convertie en un appui budgétaire direct.
Haïti confronté â la hausse des prix des produits alimentaires sur le marché internationale a un besoin urgent de l'aide de la communauté international avait déclaré le chef de l'état.
Le gouvernement s'apprête à faire le dépôt de ce projet loi, six mois après l'ouverture de l'année fiscale alors qu'au parlement l'action gouvernementale est de plus en plus critiquée.
RD

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14910

vendredi 13 mars 2009

La Banque centrale et l’Association Professionnelle de Banque démentent la faillite de banques haïtiennes

La Banque centrale et l’Association Professionnelle de Banque démentent la faillite de banques haïtiennes
La BRH qualifie de solide la situation financière grâce à la gestion saine et prudente des banques
jeudi 12 mars 2009, Radio Kiskeya
La Banque de la République d’Haïti (BRH) a formellement démenti jeudi, dans un communiqué signé de son Gouverneur, M. Charles Castel, « les rumeurs selon lesquelles des banques haïtiennes, privées ou publiques, auraient subi des pertes sur de supposés placements dans des institutions financières à problème à l’étranger, comme Standford International Bank et Bernard L. Madoff Investment Securities LLC ». Selon la BRH ou Banque centrale (en raison de sa mission primordiale de contrôle et de supervision de tout le système bancaire), il n’y a pas de menaces directes sur les banques relativement à leurs placements à l’étranger, lesquels sont constitués principalement d’obligations du Trésor américain.
« Les banques de la place sont solvables et profitables. A date, leurs fonds propres se chiffrent à 6,7 milliards de gourdes, en augmentation de 3% par rapport à septembre 2008. Leur ratio de capital par rapport à l’actif total est de 6,6% dépassant le minimum réglementaire de 5%. D’octobre 2008 à date, les banques ont réalisé un rendement sur fonds propres de 17% représentant une marge confortable d’autofinancement ou de renforcement du capital », informe la BRH. « La BRH se félicite de la bonne performance et de l’excellent niveau de capitalisation du système bancaire et encourage toutes les banques à poursuivre la gestion saine et prudente qui s’est soldée par une situation financière solide », conclut le communiqué.
L’Association Professionnelle de Banque (APB), réunissant les banques privées de la place, a réagi jeudi de la même manière que la BRH au sujet des rumeurs sur l’imminence de l’effondrement du système bancaire haïtien. « Il n’en est absolument rien », a déclaré au micro de Radio Kiskeya le président de l’APB, M. Maxime Charles. Il a félicité les médias qui n’ont pas commis l’erreur de relayer les rumeurs relatives à la prétendue catastrophe, soulignant que la faillite annoncée des banques haïtiennes ne saurait se produire si les banques étrangères où elles ont effectué des placements ne sont pas elles-mêmes en faillite. D’intenses rumeurs ont circulé ces dernières 24 heures, notamment sur Internet, sur la prise de contrôle imminente par la Banque centrale de nombreuses banques haïtiennes qui auraient été frappées par la crise financière internationale et certains grands scandales financiers, dont l’affaire Madoff aux Etats-Unis. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5750

samedi 8 septembre 2007

Les directeurs généraux de l'AAN et de l'OFNAC reçus au sénat: discussions autour de l'urgence de travaux de réaménagement dans les aéroports du pays

Port-au-Prince, le 6 septembre 2007 (AHP) - La commission travaux publics du sénat s'est entretenu ce jeudi avec le directeur général de l'Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN) et celui de l’Office National de l'Aviation Civile (OFNAC).
Les discussions ont porté entre autres, sur les dispositions à adopter dans le but d'effectuer des travaux de réaménagement au niveau des aéroports du pays notamment l'Aéroport Internationale Toussaint Louverture, a fait savoir le président de la commission, Jean Hector Anacacis
Des contrats devraient être paraphés en ce sens avec des institutions du secteur privé afin d'agrandir et de moderniser les petits aéroports des villes de province, a rapporté M. Anacacis.
M. Anacacis a fait savoir que les discussions engagées avec le directeur de l'OFNAC ont révélé que cette institution fait face actuellement à des problèmes de personnel qualifié et d'équipement et ne dispose d'aucun fond d'investissement.
Pour sa part, le directeur général de l'AAN, M. Lionel Isaac a indiqué que la piste de l'aéroport Toussaint Louverture est actuellement à la limite de sa durée de vie et des études financées par la banque interaméricaine de développement (BID) sont en cours en vue de sa réparation.


Selon M Isaac, la préparation de l'actualisation du plan de masse de l'aéroport pour déterminer son plan de développement, débutera le 17 septembre et s'étendra sur une période de six mois. Ces travaux sont également financés par la banque interaméricaine de développement (BID).

Le ministre des Finances annonce le dépôt prochain au parlement du projet de budget 2007/2008

Port-au-Prince, le 6 septembre 2007 ;(AHP)- Le ministre de l'économie et des finances, Daniel Dorsainvil, a annoncé ce jeudi, le dépôt dans les prochains jours au parlement, du budget de l'exercice fiscal 2007-2008.
Il a fait savoir que les autorités gouvernementales organiseront bientôt une conférence dans le but de mobiliser les fonds internationaux devant faire partie du prochain budget
Une fois sûr de l'arrivée de ces fonds, le gouvernement procédera à l'amendement du budget pour y intégrer ces nouvelles données, a fait savoir le ministre.
Daniel Dorsainvil en a profité pour réitérer les priorités du gouvernement. Il a cité notamment le renforcement de la sécurité et de la justice, l'augmentation des recettes, la création de nouveaux emplois et la croissance économique.
Beaucoup de parlementaires s'étaient déclarés certains que le budget 2006/2007 allaient être reconduits en raison de la lenteur mise par le gouvernement pour déposer le nouveau budget.

jeudi 30 août 2007

Vers le renouvellement du mandat des responsables de la Banque Centrale et de la BNC


Par décision du Président René Préval, le gouverneur de la BRH, Raymond Magloire, est écarté au profit de Charles Castel ; Guyto Toussaint et son équipe maintenus à la tête de la BNC ; ces nominations seront soumises à l’approbation du Sénat
mercredi 29 août 2007,
Radio Kiskeya

Le Président René Préval a finalement décidé de renouveler les conseils d’administration de la Banque de la République d’Haïti (BRH) et de la Banque Nationale de Crédit (BNC) en recommandant le maintien quasi-intégral des équipes sortantes plusieurs mois après l’expiration de leur mandat.
Dans deux lettres distinctes adressées au président du Sénat, Joseph Lambert, et rendues publiques mercredi, le chef de l’Etat a appelé la Chambre haute à se prononcer sur les nominations effectuées dans les deux banques conformément à l’article 142 de la constitution.
A la Banque Centrale, le gouverneur Raymond Magloire, nommé en 2004 par le gouvernement de transition Alexandre/Latortue, n’est pas reconduit à son poste. Son successeur désigné est Charles Castel, l’actuel directeur général de l’institution. Deux autres membres du conseil ont connu le même sort que M. Magloire.
En revanche, l’économiste Philippe Lahens est maintenu au poste de vice-gouverneur. Rémy Montas, déjà en fonction, et Fritz Duroseau complètent le nouveau conseil d’administration comme membres.
Max Hébert Ignace est nommé directeur général de la banque des banques.
Quant à la banque commerciale d’Etat (BNC), son conseil d’administration de cinq membres est maintenu tel quel. Guyto Toussaint détient toujours la présidence. Jean Philippe Vixamar reste vice-président tandis que Joseph Eddy Dubuisson, Mme Angeline René Dominique et Fernand Robert Pardo conservent leur statut de membres.
Pour devenir effectives, ces nominations doivent être confirmées par l’assemblée des Sénateurs.
A cet effet, Joseph Lambert annonce qu’il va acheminer rapidement les deux correspondances du Président Préval à la commission des finances du Sénat qui aura la responsabilité d’analyser les différents dossiers et d’interroger les candidats, chacun en ce qui le concerne.
Les membres des conseils d’administration de la Banque Centrale et de la Banque Nationale de Crédit sont nommés respectivement pour un mandat de trois ans renouvelable. spp/RK

Vers le renouvellement du mandat des responsables de la Banque Centrale et de la BNC

Par décision du Président René Préval, le gouverneur de la BRH, Raymond Magloire, est écarté au profit de Charles Castel ; Guyto Toussaint et son équipe maintenus à la tête de la BNC ; ces nominations seront soumises à l’approbation du Sénat
mercredi 29 août 2007,
Radio Kiskeya

Le Président René Préval a finalement décidé de renouveler les conseils d’administration de la Banque de la République d’Haïti (BRH) et de la Banque Nationale de Crédit (BNC) en recommandant le maintien quasi-intégral des équipes sortantes plusieurs mois après l’expiration de leur mandat.
Dans deux lettres distinctes adressées au président du Sénat, Joseph Lambert, et rendues publiques mercredi, le chef de l’Etat a appelé la Chambre haute à se prononcer sur les nominations effectuées dans les deux banques conformément à l’article 142 de la constitution.
A la Banque Centrale, le gouverneur Raymond Magloire, nommé en 2004 par le gouvernement de transition Alexandre/Latortue, n’est pas reconduit à son poste. Son successeur désigné est Charles Castel, l’actuel directeur général de l’institution. Deux autres membres du conseil ont connu le même sort que M. Magloire.
En revanche, l’économiste Philippe Lahens est maintenu au poste de vice-gouverneur. Rémy Montas, déjà en fonction, et Fritz Duroseau complètent le nouveau conseil d’administration comme membres.
Max Hébert Ignace est nommé directeur général de la banque des banques.
Quant à la banque commerciale d’Etat (BNC), son conseil d’administration de cinq membres est maintenu tel quel. Guyto Toussaint détient toujours la présidence. Jean Philippe Vixamar reste vice-président tandis que Joseph Eddy Dubuisson, Mme Angeline René Dominique et Fernand Robert Pardo conservent leur statut de membres.
Pour devenir effectives, ces nominations doivent être confirmées par l’assemblée des Sénateurs.
A cet effet, Joseph Lambert annonce qu’il va acheminer rapidement les deux correspondances du Président Préval à la commission des finances du Sénat qui aura la responsabilité d’analyser les différents dossiers et d’interroger les candidats, chacun en ce qui le concerne.
Les membres des conseils d’administration de la Banque Centrale et de la Banque Nationale de Crédit sont nommés respectivement pour un mandat de trois ans renouvelable. spp/RK