Par Victoria KOUSSA —
22 octobre 2015
En Haïti, des élections tendues pour sortir de l'impasse
Depuis cinq ans, aucune élection n’est arrivée à terme en Haïti. Les électeurs de l’Etat de la Caraïbe vont choisir dimanche 25 octobre leur président, leurs députés, leurs sénateurs et leurs maires. Quelques jours avant les scrutins, le pays le plus pauvre des Amériques est déjà secoué par la violence.
54 candidats à la présidence
«L’union fait la force», telle est la devise de Haïti. Mais le nombre considérable de prétendants à la présidence n’est pas très rassurant sur les possibilités de la mettre en pratique. Sur les 54 candidats, seule une quinzaine a déjà fait ses preuves sur la scène politique haïtienne.
Parmi eux, cinq sont donnés favoris dans le sondage réalisé par Sigma Stat Consulting Group, dont Maryse Narcisse (Fanmi Lavalas) et Jude Célestin (Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation d’Haïti) qui arrivent en tête. Quant aux autres concurrents, ils sont inconnus du grand public.
Le passé de l’actuel président, Michel Martelly, cultive leur espoir d’être élu : il était chanteur. Un président de la République qui a pris en 2011 la suite d’une histoire politique complexe, avec trente ans de dictature et quelques coups d’Etat. L’enjeu de son mandat : panser les plaies haïtiennes à la suite du séisme dévastateur de janvier 2010, qui a causé la mort de 250 000 personnes et mis plus d’1,5 million d’Haïtiens à la rue. Une épidémie de choléra s’est développée après la catastrophe naturelle et transformée en crise sanitaire : depuis 2010, 9 000 Haïtiens en sont morts. Le virus était arrivé sur l’île avec les Casques bleus venus du Népal, un an avant le drame. Chaque année, des milliers de nouveaux cas sont signalés. L’année 2015 comptabilise plus de 20 000 malades supplémentaires.
Cinq ans après le séisme, près de 85 500 personnes s’entassent encore dans des bidonvilles, d’après Amnesty International. Sur 10,3 millions d’habitants, plus de la moitié vit sous le seuil de pauvreté, avec moins de 2,5 dollars par jour.
Une élection placée sous haute surveillance
Dimanche, ils seront 5,8 millions d’électeurs inscrits à être appelés aux urnes. Les Haïtiens choisiront leurs 142 maires, élus en un tour, qui prendront leurs fonctions fin décembre. Puis, 111 députés et 18 sénateurs seront élus pour occuper les chaises vides du Parlement, une absence qui se fait sentir depuis janvier. Les élections législatives ont déjà été repoussées après de violents affrontements en août, où quatre personnes sont mortes.
Quant au futur président élu, il prendra ses fonctions en février. Une élection présidentielle qui risque, une fois encore, d’être contestée. «En Haïti, nous n’aimons pas perdre. Les 53 perdants à la présidentielle vont s’entendre pour dire qu’il y a eu fraudes», déclare Kesner Pharel, un économiste haïtien, à l’AFP.
Ces dernières semaines, cinq officiers de police ont été tués aux alentours de la capitale, Port-au-Prince, à cause de violences urbaines. Plus de 10 000 policiers nationaux assureront la sécurité du pays dimanche, aux côtés des 2 730 Casques bleus de la Minustah (Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti). Une équipe d’observateurs de l’Union européenne a également été envoyée sur place pour surveiller la tenue du scrutin.
Victoria KOUSSA
http://www.liberation.fr/planete/2015/10/22/en-haiti-des-elections-tendues-pour-sortir-de-l-impasse_1408049
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
Affichage des articles dont le libellé est MARIO ANDRESOL ET LA PNH. Afficher tous les articles
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vendredi 23 octobre 2015
Présidentielle en Haïti: une campagne sans enthousiasme
Près de six millions d’électeurs sont appelés aux urnes en Haïti, ce dimanche 25 octobre, pour le second tour des législatives, les municipales et le premier tour de la présidentielle. La campagne doit se terminer vendredi soir, c’est donc la dernière ligne droite pour les nombreux candidats qui veulent succéder au président sortant, Michel Martelly. Mais la population ne semble pas impliquée dans ces élections.Avec notre envoyée spéciale à Port-au-Prince, Stefanie Schüler
Cinquante-quatre hommes et femmes sont en lice pour la magistrature suprême en Haïti. Et à quelques heures de la fin de la campagne présidentielle, les prétendants multiplient leurs déplacements à travers le pays. Les militants collent toujours des affiches à l’effigie de leur champion sur chaque centimètre disponible dans l’espace public. Des enceintes montées sur des camionnettes diffusent de la musique populaire, entrecoupée par des messages des candidats qui appellent la population à voter. « On dirait qu’on est en plein carnaval », répètent de nombreux Haïtiens. Mais tout ce brouhaha ne semble pas susciter l’engouement des électeurs.
Méfiance vis-à-vis de la classe politique
Le manque d’implication de la population dans la campagne présidentielle s’explique avant tout par l’absence totale d’un débat de fond. Pas de thèmes qui s’imposent, ni de visions nouvelles pour le pays. Une très grande majorité de personnes interrogées disent qu’elles sont dans l’incapacité de faire un choix parmi 54 candidats qui ne proposent pas de réels programmes politiques et qui sont donc soupçonnés par les électeurs de ne défendre que leurs intérêts personnels.
La méfiance de la population vis-à-vis de la classe politique est omniprésente.
Le premier tour des élections législatives, organisé le 9 août dernier, a été émaillé de violences et d’irrégularités, à tel point qu’il va falloir revoter dans près d’une circonscription sur quatre. Rien que dans le département de l’Artibonite, le vote de 5 circonscriptions sur 15 a été invalidé. « Cela n’augure rien de bon pour dimanche prochain », expliquait mercredi après-midi un travailleur social de la ville des Gonaïves.
Pour l’instant, la situation est calme dans le pays, mais les habitants attendent le jour du vote avec une appréhension certaine.
http://www.rfi.fr/ameriques/20151022-haiti-population-attend-elections-apprehension
mercredi 25 avril 2012
Mario Andrésol ramène les policiers dans les commissariats
L'appel au calme lancé par le chef de la Police haïtienne, Mario Andrésol a été entendu par les policiers qui ont mis un terme ce mardi à leur grève. Ce matin les agents de l'ordre étaient présents à leur postes ce matin ce qui a permis une reprise des activités économiques dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
M. Andrésol a fait valoir hier que la grève, qui est illégale peut contribuer à la destruction de l'institution policière. Tout en reconnaissant la justesse des revendications des policiers, le chef de la Police a mis l'accent sur la nécessité d'attendre les résultats de l'enquête et la décision de la justice.
Dans le même temps il a mis en garde les policiers sur la détermination de certains secteurs à utiliser ce mouvement pour déstabiliser les forces de l'ordre. Ne vous laisser pas manipuler, à martelé M. Andrésol menaçant de sanctionner les policiers ayant des comportements déviants.
Mario Andrésol, qui se remet d'une intervention chirurgicale ayant entrainé des complications, doit gérer l'une des plus graves crises de la Police Nationale.
S'il a réussi le pari de faire rentrer les policiers dans les commissariats, le directeur général de la PNH s'est également engagé à défendre ses policiers. Il a dénoncé les nombreuses libérations de bandits notoires appréhendés par les forces de l'ordre.
Il s'agit de l'une des principales revendications des policiers protestataires pour qui les bandits bénéficient d'une meilleure protection que les agents de l'ordre.
Ce problème a été porté à la connaissance des autorités qui ont annoncé des dispositions en vue de trouver des solutions. Le secrétaire d'Etat à la sécurité publique, Reginald Delva, a révélé qu'une harmonisation dans les actions de la justice et de la police était envisagée pour résoudre ce problème.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20710
mercredi 29 février 2012
Les trafiquants de drogue sont de retour, craint Andrésol
Trois cents (300) kilos de cocaïne saisis. Des rumeurs le disant démissionnaire. Son avenir à la tête de la Police nationale. Mario Andrésol fait le point et dit sa détermination à faire son travail. Le DG de la PNH dénonce le retour des trafiquants de drogue dans l'entourage des autorités. Ils cherchent le parapluie des puissants pour reprendre leurs habitudes d'il y a quelques années, craint le chef de la police. Première partie d'une longue interview accordée au Nouvelliste.
Haïti: Le Nouvelliste : Le directeur général de la Police nationale d'Haïti (PNH) a-t-il démissionné comme le dit la rumeur?
Mario Andrésol : La rumeur de ma démission n'est pas fondée. J'ai un mandat qui court jusqu'au 18 août 2012. Il n'y a pas de fondement à cette rumeur. Je n'y ai jamais pensé. Cela n'a jamais été évoqué.
L.N : Cependant, le directeur est invisible...
M. A. : Je ne sors plus de chez moi car, depuis plus d'un mois, j'ai eu une rupture de 90% de mon tendon d'Achille droit. J'ai dû rester alité, immobilisé. J'ai été opéré. Je me remets et d'ici la fin de cette semaine je vais commencer ma rééducation physique.
Cependant, je n'ai jamais cessé de travailler.
Chaque jour, je me réunis avec l'état-major de la Police nationale d'Haïti et il n'y a pas de décision dont je ne suis pas informé et les ordres partent de chez moi.
L.N. : Cette rumeur de démission intervient alors qu'il y a des saisies importantes de drogues, des arrestations, des incendies... cette rumeur serait-elle liée à l'actualité de ces derniers jours ?
M. A. : Nous sommes dans une situation de grande confusion politique. A chaque fois que le pays traverse des périodes similaires, il y a un ensemble de faits qui ont une incidence directe sur la sécurité du pays.
A chaque fois qu'il y a des troubles politiques, l'insécurité augmente.
Tout a commencé avec la saisie des trois cents kilos de cocaïne et l'arrestation des trafiquants : le marché de Tabarre a brûlé, il y a les rumeurs qui annoncent ma démission... il y a sans doute un secteur qui a intérêt à faire cela.
L.N. : Dans quel but, selon vous?
M. A. : Notre job à la police est de permettre à la population de vaquer à ses occupations et d'arrêter les bandits quel que soit l'endroit où ils se trouvent ou quelle que soit leur importance. Le dossier des 300 kilos de cocaïne panique un secteur qui a peur que les investigations ne remontent toute la filière.
La garantie que je peux donner à la population est que la police va continuer à faire son travail. Mon passé, on le connaît. Quand j'étais à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), nous ne plaisantions pas avec les trafiquants de drogue, aujourd'hui avec cette affaire et l'arrestation du Colombien, nous sommes prêts à arrêter quelle que soit la personne qui serait impliquée dans cette affaire, quel que soit son encrage.
Sans doute, cela dérange.
L.N. : Il y a eu aussi une autre saisie cette semaine, à l'aéroport, de 35 kilos de marijuana. Cela fait beaucoup de stupéfiants saisis. Cela ne s'était pas vu depuis des temps des prises aussi proches sur une si courte période?
M. A. : Ce n'est pas une saisie brusque.
Nous menons des opérations contre la drogue; ce sont des opérations délicates et sensibles qui nécessitent la collaboration d'autorités policières de plusieurs pays de la région (USA, République dominicaine, et agences importantes : la DEA, Interpol et autres).
Ces opérations demandent du temps et de la patience. Nous mettons en place des mesures pour empêcher aux petits bateaux et au petits avions de recommencer à prendre la zone sud du pays comme point de passage de la drogue, particulièrement dans la zone de Savan Djann.
Il y a des activités. Nous essayons de les contrer régulièrement et oeuvrons pour empêcher le retour du trafic florissant.
L.N. : Il y a une recrudescence du trafic de drogue de nos jours? M. A. : Aujourd'hui, j'ai comme l'impression que nous revenons aux temps anciens d'il y a huit ou neuf ans quand le trafic avait ses belles années. Au temps où les trafiquants avaient des amis haut placés et bénéficiaient de la couverture de certains policiers ripoux.
Je suis très préoccupé, car je constate qu'il y a des éléments qui reviennent sur le terrain et nous avons des indices qui laissent croire qu'ils essaient de renouer avec ces anciennes pratiques. Ils cherchent a réactiver leurs anciennes filières.
Il y a des têtes qui sont de retour au pays, lesquelles étaient impliquées dans les cas de kidnapping, meurtre, trafic de la drogue et le trafic d'armes et de véhicules volés entre Haïti et la République dominicaine. Ils sont de retour dans le paysage et s'affichent avec certaines personnalités pour faire passer le message que la situation ante peut se réinstaller à tout moment.
L. N. : Que comptez-vous faire?
M.A. : D'ici la fin de mon mandat on va continuer à travailler pour les contrer et appliquer la loi pour éviter que la PNH et la société haïtienne ne retombent dans la situation déplorable que nous avons connue il y a de cela quelques années avec ces éléments qui reviennent à visière levée.
Rappelez-vous, entre 2001 et 2004 aussi on avait arrêté tous ceux qui s'adonnaient au trafic des stupéfiants dans le pays et moi je n'étais pas sur le terrain.
La police, en tout temps, fera son travail. Ce n'est pas une question de qui en est le directeur général.
Quand nous refusons d'appliquer nos propres lois, d'autres le font à notre place et c'est bien dommage.
L. N. : Vous avez identifié d'anciens trafiquants qui reprennent du service?
M.A. : Après sept ans à la tête de la PNH si quelqu'un croit que je n'ai pas des informations sur certains acteurs et que je ne suis pas renseigné par les forces de police des pays amis du continent, ils se trompent.
Les secteurs qui s'agitent et qui propagent toutes sortes de rumeurs peuvent s'inquiéter. Avec ou sans moi, la PNH fera son devoir.
En 2005-2006, j'étais très à cheval sur les principes pour rétablir l'ordre. Pendant le temps qu'il me reste, d'ici le mois d'août, je le serai encore.
On peut me tuer, attenter à ma vie, faire circuler des rumeurs, la PNH fera son devoir.
L.N. : Vous avez un message pour ceux dont vous parlez?
M.A. : Le signal que j'envoie à ceux qui ne mènent pas bien leur barque est clair : la police les a dans son viseur et finira par les appréhender.
Nous avons une tradition d'hommes qui essayent toujours de se faufiler dans le giron des hautes personnalités et cherchent à bénéficier de cette proximité pour mener, à leur insu, leurs activités criminelles. La police fera son travail de surveillance, fera les enquêtes et procédera à des arrestations, si nécessaire.
L.N. : Croyez-vous que le 18 août votre mandat va être reconduit pour une nouvelle tranche de trois années?
M.A. : Je ne m'inquiète jamais de l'avenir.
Je peux assurer que d'aujourd'hui au 18 août je ferai mon travail comme je le fais depuis mon premier jour au sein de la Police nationale d'Haïti et ce, dans le respect de la Constitution, des lois et du règlement interne de la PNH.
Je ne les violerai pas. Personne ne pourra me les faire violer non plus. Et advienne que pourra.
Cependant, je ne me fais pas d'illusion non plus - après sept ans à la tête de la PNH passés à faire ce que je pense être bon pour la PNH et la société -, je sais qu'ils sont nombreux ceux qui voudraient prendre la tête de la PNH pour faire à leur aise en oubliant d'où nous sommes partis et quelle est l'histoire de cette institution créée en 1995.
Cela dit, cessons les tripotages, les commérages, les on-dit et les kout lang.
Propos recueillis par Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
Twitter:dalfaz
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=102932&PubDate=2012-02-29
Haïti: Le Nouvelliste : Le directeur général de la Police nationale d'Haïti (PNH) a-t-il démissionné comme le dit la rumeur?
Mario Andrésol : La rumeur de ma démission n'est pas fondée. J'ai un mandat qui court jusqu'au 18 août 2012. Il n'y a pas de fondement à cette rumeur. Je n'y ai jamais pensé. Cela n'a jamais été évoqué.
L.N : Cependant, le directeur est invisible...
M. A. : Je ne sors plus de chez moi car, depuis plus d'un mois, j'ai eu une rupture de 90% de mon tendon d'Achille droit. J'ai dû rester alité, immobilisé. J'ai été opéré. Je me remets et d'ici la fin de cette semaine je vais commencer ma rééducation physique.
Cependant, je n'ai jamais cessé de travailler.
Chaque jour, je me réunis avec l'état-major de la Police nationale d'Haïti et il n'y a pas de décision dont je ne suis pas informé et les ordres partent de chez moi.
L.N. : Cette rumeur de démission intervient alors qu'il y a des saisies importantes de drogues, des arrestations, des incendies... cette rumeur serait-elle liée à l'actualité de ces derniers jours ?
M. A. : Nous sommes dans une situation de grande confusion politique. A chaque fois que le pays traverse des périodes similaires, il y a un ensemble de faits qui ont une incidence directe sur la sécurité du pays.
A chaque fois qu'il y a des troubles politiques, l'insécurité augmente.
Tout a commencé avec la saisie des trois cents kilos de cocaïne et l'arrestation des trafiquants : le marché de Tabarre a brûlé, il y a les rumeurs qui annoncent ma démission... il y a sans doute un secteur qui a intérêt à faire cela.
L.N. : Dans quel but, selon vous?
M. A. : Notre job à la police est de permettre à la population de vaquer à ses occupations et d'arrêter les bandits quel que soit l'endroit où ils se trouvent ou quelle que soit leur importance. Le dossier des 300 kilos de cocaïne panique un secteur qui a peur que les investigations ne remontent toute la filière.
La garantie que je peux donner à la population est que la police va continuer à faire son travail. Mon passé, on le connaît. Quand j'étais à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), nous ne plaisantions pas avec les trafiquants de drogue, aujourd'hui avec cette affaire et l'arrestation du Colombien, nous sommes prêts à arrêter quelle que soit la personne qui serait impliquée dans cette affaire, quel que soit son encrage.
Sans doute, cela dérange.
L.N. : Il y a eu aussi une autre saisie cette semaine, à l'aéroport, de 35 kilos de marijuana. Cela fait beaucoup de stupéfiants saisis. Cela ne s'était pas vu depuis des temps des prises aussi proches sur une si courte période?
M. A. : Ce n'est pas une saisie brusque.
Nous menons des opérations contre la drogue; ce sont des opérations délicates et sensibles qui nécessitent la collaboration d'autorités policières de plusieurs pays de la région (USA, République dominicaine, et agences importantes : la DEA, Interpol et autres).
Ces opérations demandent du temps et de la patience. Nous mettons en place des mesures pour empêcher aux petits bateaux et au petits avions de recommencer à prendre la zone sud du pays comme point de passage de la drogue, particulièrement dans la zone de Savan Djann.
Il y a des activités. Nous essayons de les contrer régulièrement et oeuvrons pour empêcher le retour du trafic florissant.
L.N. : Il y a une recrudescence du trafic de drogue de nos jours? M. A. : Aujourd'hui, j'ai comme l'impression que nous revenons aux temps anciens d'il y a huit ou neuf ans quand le trafic avait ses belles années. Au temps où les trafiquants avaient des amis haut placés et bénéficiaient de la couverture de certains policiers ripoux.
Je suis très préoccupé, car je constate qu'il y a des éléments qui reviennent sur le terrain et nous avons des indices qui laissent croire qu'ils essaient de renouer avec ces anciennes pratiques. Ils cherchent a réactiver leurs anciennes filières.
Il y a des têtes qui sont de retour au pays, lesquelles étaient impliquées dans les cas de kidnapping, meurtre, trafic de la drogue et le trafic d'armes et de véhicules volés entre Haïti et la République dominicaine. Ils sont de retour dans le paysage et s'affichent avec certaines personnalités pour faire passer le message que la situation ante peut se réinstaller à tout moment.
L. N. : Que comptez-vous faire?
M.A. : D'ici la fin de mon mandat on va continuer à travailler pour les contrer et appliquer la loi pour éviter que la PNH et la société haïtienne ne retombent dans la situation déplorable que nous avons connue il y a de cela quelques années avec ces éléments qui reviennent à visière levée.
Rappelez-vous, entre 2001 et 2004 aussi on avait arrêté tous ceux qui s'adonnaient au trafic des stupéfiants dans le pays et moi je n'étais pas sur le terrain.
La police, en tout temps, fera son travail. Ce n'est pas une question de qui en est le directeur général.
Quand nous refusons d'appliquer nos propres lois, d'autres le font à notre place et c'est bien dommage.
L. N. : Vous avez identifié d'anciens trafiquants qui reprennent du service?
M.A. : Après sept ans à la tête de la PNH si quelqu'un croit que je n'ai pas des informations sur certains acteurs et que je ne suis pas renseigné par les forces de police des pays amis du continent, ils se trompent.
Les secteurs qui s'agitent et qui propagent toutes sortes de rumeurs peuvent s'inquiéter. Avec ou sans moi, la PNH fera son devoir.
En 2005-2006, j'étais très à cheval sur les principes pour rétablir l'ordre. Pendant le temps qu'il me reste, d'ici le mois d'août, je le serai encore.
On peut me tuer, attenter à ma vie, faire circuler des rumeurs, la PNH fera son devoir.
L.N. : Vous avez un message pour ceux dont vous parlez?
M.A. : Le signal que j'envoie à ceux qui ne mènent pas bien leur barque est clair : la police les a dans son viseur et finira par les appréhender.
Nous avons une tradition d'hommes qui essayent toujours de se faufiler dans le giron des hautes personnalités et cherchent à bénéficier de cette proximité pour mener, à leur insu, leurs activités criminelles. La police fera son travail de surveillance, fera les enquêtes et procédera à des arrestations, si nécessaire.
L.N. : Croyez-vous que le 18 août votre mandat va être reconduit pour une nouvelle tranche de trois années?
M.A. : Je ne m'inquiète jamais de l'avenir.
Je peux assurer que d'aujourd'hui au 18 août je ferai mon travail comme je le fais depuis mon premier jour au sein de la Police nationale d'Haïti et ce, dans le respect de la Constitution, des lois et du règlement interne de la PNH.
Je ne les violerai pas. Personne ne pourra me les faire violer non plus. Et advienne que pourra.
Cependant, je ne me fais pas d'illusion non plus - après sept ans à la tête de la PNH passés à faire ce que je pense être bon pour la PNH et la société -, je sais qu'ils sont nombreux ceux qui voudraient prendre la tête de la PNH pour faire à leur aise en oubliant d'où nous sommes partis et quelle est l'histoire de cette institution créée en 1995.
Cela dit, cessons les tripotages, les commérages, les on-dit et les kout lang.
Propos recueillis par Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
Twitter:dalfaz
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=102932&PubDate=2012-02-29
vendredi 24 septembre 2010
Un policier haïtien exécuté par une foule en colère
Publié le 24 septembre 2010 à 20h58
Associated Press, Port-au-Prince
Associated Press, Port-au-Prince
![]() |
La police haïtienne, qui peine à accroître ses forces et à asseoir sa crédibilité, a été éclipsée par la force de maintien de la paix des Nations unies déployée en Haïti depuis 2004. Photo: Ramon Espinosa, |
Un poste de police d'une localité rurale d'Haïti a été incendié et un policier a été tué par une foule en colère, ont annoncé les autorités haïtiennes vendredi.
Un porte-parole de la police haïtienne, Frantz Lerebours, a affirmé que le policier Guillotau Hubert a tiré, jeudi, sur un homme non identifié qui venait de l'insulter dans la ville côtière de Cayes-Jacmel, à quelques kilomètres de la ville de Jacmel, dans le sud d'Haïti. Le policer a ensuite mis l'homme blessé en détention au poste de police.
Des voisins en colère, armés de machettes et de pierres, ont alors attaqué le poste de police. Ils s'en sont pris à deux policiers, qu'ils ont attachés à des chaises avant de tuer M. Hubert à coups de machette. Ils ont ensuite mis le feu au corps du policier et au poste de police.
La police a arrêté 20 personnes vendredi en lien avec cette attaque.
La police haïtienne, qui peine à accroître ses forces et à asseoir sa crédibilité, a été éclipsée par la force de maintien de la paix des Nations unies déployée en Haïti depuis 2004.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/24/01-4326491-un-policier-haitien-execute-par-une-foule-en-colere.php
Des voisins en colère, armés de machettes et de pierres, ont alors attaqué le poste de police. Ils s'en sont pris à deux policiers, qu'ils ont attachés à des chaises avant de tuer M. Hubert à coups de machette. Ils ont ensuite mis le feu au corps du policier et au poste de police.
La police a arrêté 20 personnes vendredi en lien avec cette attaque.
La police haïtienne, qui peine à accroître ses forces et à asseoir sa crédibilité, a été éclipsée par la force de maintien de la paix des Nations unies déployée en Haïti depuis 2004.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/24/01-4326491-un-policier-haitien-execute-par-une-foule-en-colere.php
dimanche 29 août 2010
Haiti-Sécurité : Bientôt plus de 900 nouveaux agents dans les rangs de la Police nationale
P-au-P, 27 Aout 2010[AlterPresse] --- La vingt-deuxième promotion de la Police nationale d’Haïti (Pnh) fait son entrée le dimanche 29 aout prochain à l’Académie de police de Frères (quartier de Pétion-Ville à l’est de la capitale), apprend AlterPresse auprès de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation en Haiti (Minustah). Cette nouvelle promotion compte dans ses rangs plus de neuf cents personnes, soit environ huit cent garçons et une centaine de filles, précise Jean Francois Vezina, porte-parole de la police civile de la Minustah.
468 agents, dont 153 femmes, avaient bouclé en aout 2009 un cycle de formation de huit mois à l’Académie de police.
La formation de la vingt-deuxième promotion de la Pnh intervient à un an de l’échéance d’un accord de l’institution policière avec les Nations-Unies sur la professionnalisation des policiers nationaux et le renforcement de leurs capacités opérationnelles.
L’accord s’inscrit dans le cadre d’un plan de réforme adopté en aout 2006 par la Pnh et la Minustah.
Créée en 1995, la Police nationale d’Haiti disposait la veille du séisme du 12 janvier 2010 d’un effectif avoisinant les dix mille policiers.
Le nombre a diminué suite à la catastrophe qui a causé de lourdes pertes dans les rangs de la Pnh.
Un premier bilan officiel dressé quelques jours après le tremblement de terre du 12 janvier a fait état de 70 morts, cinq cents disparus et de quatre cents blessés.
Plus de sept mois après le séisme, un bilan définitif sur le nombre de disparus ou de blessés ayant regagné ou non leurs postes se fait toujours attendre.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9908
468 agents, dont 153 femmes, avaient bouclé en aout 2009 un cycle de formation de huit mois à l’Académie de police.
La formation de la vingt-deuxième promotion de la Pnh intervient à un an de l’échéance d’un accord de l’institution policière avec les Nations-Unies sur la professionnalisation des policiers nationaux et le renforcement de leurs capacités opérationnelles.
L’accord s’inscrit dans le cadre d’un plan de réforme adopté en aout 2006 par la Pnh et la Minustah.
Créée en 1995, la Police nationale d’Haiti disposait la veille du séisme du 12 janvier 2010 d’un effectif avoisinant les dix mille policiers.
Le nombre a diminué suite à la catastrophe qui a causé de lourdes pertes dans les rangs de la Pnh.
Un premier bilan officiel dressé quelques jours après le tremblement de terre du 12 janvier a fait état de 70 morts, cinq cents disparus et de quatre cents blessés.
Plus de sept mois après le séisme, un bilan définitif sur le nombre de disparus ou de blessés ayant regagné ou non leurs postes se fait toujours attendre.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9908
vendredi 27 août 2010
Les autorités policières finalisent le plan sécuritaire pour la campagne électorale
Le chef de la police haïtienne Mario Andrésol est en train de peaufiner son plan sécuritaire pour la période électorale. Il se propose d'évaluer la conjoncture à l'approche des prochaines joutes avant de mettre en place son nouveau dispositif.
Le profil des candidats sera un élément déterminant dans l'évolution de la situation sécuritaire, prévient M. Andrésol qui veut tenir compte des expériences lors des élections de 2006 et 2009. Il faudra identifier les zones rouges, explique le chef de la police.
Lors des dernières élections sénatoriales le plateau Central avait été placé dans la zone rouge en raison des violents incidents ayant opposé les partisans de plusieurs candidats.
Faisant remarquer que la tache sera ardue, le chef de la police s'engage à déployer des contingents de policiers à travers les 10 départements. Des dispositions spéciales seront adoptées pour les nouvelles zones rouges.
Dans le même temps des mesures internes sont adoptées par le haut commandement pour empêcher l'implication des policiers en uniforme dans les activités des partis politiques.
Par ailleurs, le chef de la police a indiqué que de nouveaux matériels ont été mis à la disposition des responsables de la PNH. Une trentaine des véhicules quatre roues motrices ont été remis au commandement de la PNH. Ces véhicules accordés par la présidence seront repartis dans les commissariats des villes de province, promet M. Andrésol.
Dans le même temps il révèle que 5 bateaux, don du gouvernement canadien, seront bientôt livrés aux autorités policières haïtiennes.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18188
![]() |
| Monsieur Mario Andresol, Directeur General de la PNH |
Lors des dernières élections sénatoriales le plateau Central avait été placé dans la zone rouge en raison des violents incidents ayant opposé les partisans de plusieurs candidats.
Faisant remarquer que la tache sera ardue, le chef de la police s'engage à déployer des contingents de policiers à travers les 10 départements. Des dispositions spéciales seront adoptées pour les nouvelles zones rouges.
Dans le même temps des mesures internes sont adoptées par le haut commandement pour empêcher l'implication des policiers en uniforme dans les activités des partis politiques.
Par ailleurs, le chef de la police a indiqué que de nouveaux matériels ont été mis à la disposition des responsables de la PNH. Une trentaine des véhicules quatre roues motrices ont été remis au commandement de la PNH. Ces véhicules accordés par la présidence seront repartis dans les commissariats des villes de province, promet M. Andrésol.
Dans le même temps il révèle que 5 bateaux, don du gouvernement canadien, seront bientôt livrés aux autorités policières haïtiennes.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18188
Un policier condamné à 3 mois de prison
Le policier Wanso Jules a été condamné à trois mois d'emprisonnement avec suspension de ses droits civils et politiques, pour outrage à la magistrature. L'agent de la PNH est également révoqué de l'institution policière suite un incident opposant ce dernier au commissaire du gouvernement.
C'est ce qu'a déclaré le commissaire du gouvernement auprés du tribunal civil de Port-au-Prince, Auguste Ariscidas qui avait ordonné l'arrestation du Policier qui aurait interdit au garde du corps du chef du parquet de pénétrer dans l'enceinte du bureau de l'immigration avec son arme.
Rappelons qu'une vive tension régnait hier dans le secteur du Bureau de l'immigration suite à cette altercation.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18191
C'est ce qu'a déclaré le commissaire du gouvernement auprés du tribunal civil de Port-au-Prince, Auguste Ariscidas qui avait ordonné l'arrestation du Policier qui aurait interdit au garde du corps du chef du parquet de pénétrer dans l'enceinte du bureau de l'immigration avec son arme.
Rappelons qu'une vive tension régnait hier dans le secteur du Bureau de l'immigration suite à cette altercation.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18191
mercredi 18 août 2010
Des personnalités réclament de nouveaux supports financiers à la PNH
Le juriste Gary Lissade attire l'attention sur le dévouement et la détermination des policiers chargés de la lutte contre les enlèvements. M. Lissade qui est membre de la commission intérimaire de reconstruction révèle que deux proches parents ont été libérés le week end écoulé au cours d'une intervention des forces de l'ordre. Des policiers de la cellule contre enlèvement, de la brigade rapide d'intervention et de la direction de la police judiciaire (DCPJ) avaient pris part à l'opération. Une nièce et une cousine de M. Lissade ont été libérées alors que les membres de la famille désemparés envisageaient de payer une rançon.
Saluant le leadership de Mario Andrésol, le juriste a mis l'accent sur l'importance d'une étroite collaboration entre les citoyens et la police afin de faire échec aux bandits.
Il préconise la mobilisation de nouveaux fonds afin de renforcer l'institution policière durant la période de reconstruction.
Cet avis est partagé par la secrétaire générale du RNDDH, Marie Yolene Gilles. Elle salue les interventions des forces de l'ordre tout en dénonçant le laxisme des autorités judiciaires. Mme Gilles soutient que de nombreux chefs sont en fuite en raison de l'évasion du 12 janvier ou grâce à une ordonnance de non lieu d'un juge.
Les membres du gang démantelé par les forces de l'ordre en début de semaine sont des évadés du Pénitencier national rapportent les autorités policières.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18140
Saluant le leadership de Mario Andrésol, le juriste a mis l'accent sur l'importance d'une étroite collaboration entre les citoyens et la police afin de faire échec aux bandits.
Il préconise la mobilisation de nouveaux fonds afin de renforcer l'institution policière durant la période de reconstruction.
Cet avis est partagé par la secrétaire générale du RNDDH, Marie Yolene Gilles. Elle salue les interventions des forces de l'ordre tout en dénonçant le laxisme des autorités judiciaires. Mme Gilles soutient que de nombreux chefs sont en fuite en raison de l'évasion du 12 janvier ou grâce à une ordonnance de non lieu d'un juge.
Les membres du gang démantelé par les forces de l'ordre en début de semaine sont des évadés du Pénitencier national rapportent les autorités policières.
LLM / Radio Métropole Haïti
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mercredi 25 novembre 2009
La France accorde un don de 1 200 pistolets à la Police
Les policiers membres des deux dernières promotions de l'académie de police pourront enfin être munis de leurs armes de service. La gendarmerie française par le biais de la coopération française a fait un don de 1 200 pistolets 9 mm et 60 000 munitions à la police haïtienne.
Au cours de la cérémonie de remise des armes, le général de division de la Gendarmerie Française, Jean Yves Saffré, a soutenu que ces pistolets apporteront l'efficacité aux policiers dans leurs actions quotidiennes. Il assure que cette aide s'inscrit dans la continuité des actions lancées par le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner.
Un policier formé mais non armé ne peut pas remplir sa mission avec efficacité a martelé le général Saffré.
Tout en réitérant l'engagement de la France a œuvrer en vue de consolider le climat de paix en Haïti, l'ambassadeur de France, Didier le Bret, a révélé que le gouvernement haïtien a décaissé environ 3 millions de gourdes pour faciliter la livraison des armes.
Se réjouissant que les armes aient pu être livré en moins de deux mois, le diplomate français a assuré que l'appui à la PNH s'inscrit dans les efforts visant au renforcement de l'état de droit.
De son coté, le chef de la police haïtienne, Mario Andrésol, a salué l'aide française qui arrive au bon moment. Rappelant les conditions de travail difficiles des membres des deux dernières promotions, M. Andrésol concède que son institution est confrontée à des problèmes matériels très graves.
Toutefois le chef de la police se déclare toujours préoccupé puisque la PNH ne dispose pas encore de matériels pour prochaines promotions.
LLM
Un policier formé mais non armé ne peut pas remplir sa mission avec efficacité a martelé le général Saffré.
Tout en réitérant l'engagement de la France a œuvrer en vue de consolider le climat de paix en Haïti, l'ambassadeur de France, Didier le Bret, a révélé que le gouvernement haïtien a décaissé environ 3 millions de gourdes pour faciliter la livraison des armes.
Se réjouissant que les armes aient pu être livré en moins de deux mois, le diplomate français a assuré que l'appui à la PNH s'inscrit dans les efforts visant au renforcement de l'état de droit.
De son coté, le chef de la police haïtienne, Mario Andrésol, a salué l'aide française qui arrive au bon moment. Rappelant les conditions de travail difficiles des membres des deux dernières promotions, M. Andrésol concède que son institution est confrontée à des problèmes matériels très graves.
Toutefois le chef de la police se déclare toujours préoccupé puisque la PNH ne dispose pas encore de matériels pour prochaines promotions.
LLM
La France et le Brésil s'associent pour équiper en armes la PNH
La police nationale vient de bénéficier d'un appui en armes et munitions D'une valeur de 3 millions de gourdes de la coopération franco-brésilienne.
Les deux pays répondent ainsi à une demande formulée par l'État haïtien et relayée par la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) aux ministres des affaires étrangères des deux pays, Bernard Kouchner et Celso Amorim, lors de leur visite en Haïti au cours du mois de septembre 2009.
Selon un communiqué de l'ambassade de France à Port-au-Prince 200 pistolets automatiques de type Mac 50, de calibre 9 mm, avec leur étui, et 60 000 cartouches ont été remis gracieusement mardi 24 novembre aux autorités haïtiennes à l'académie nationale de la police nationale d'Haïti (PNH).
On notera qu'à l' occasion de la visite officielle de Bernard Kouchner et Celso Amorim en Haïti les deux chefs de la diplomatie avaient souligné leur engagement à travailler ensemble au profit des pays pauvres et en développement comme Haïti.
Paris et Brasilia avaient parlé d'une même voix en faveur du maintien de la mission de stabilisation de l'ONU en Haïti, la Minustah.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16111
vendredi 21 août 2009
La MINUSTAH très satisfaite du maintien de Mario Andrésol à la tête de la PNH
Les responsables onusiens mettent en relief le rétablissement de la sécurité et l’avancement du processus de professionnalisation de la PNH sous son commandement
jeudi 20 août 2009, Radio Kiskeya
La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH)s’est félicitée jeudi de la ratification par le Sénat de la décision du Président René Préval de reconduire Mario Andrésol pour un second mandat de trois ans au poste de directeur général de la Police Nationale.
Mettant l’accent sur le fait que le commandant en chef de la PNH avait à son actif un bilan globalement positif, le porte-parole de la UNPOL, Fred Blaise, a fait remarquer que la nette amélioration du climat sécuritaire est à l’origine d’un regain d’activités sociales et festives.
Blaise a aussi salué les progrès réalisés dans le cadre du processus de professionnalisation de l’institution policière au cours du premier mandat de M. Andrésol.
De son côté, le responsable du bureau de communication militaire de la MINUSTAH, le colonel Fernando Ferreira, rappelle que les troupes onusiennes travaillent de concert avec les agents de la PNH dans les différents départements du pays. Des patrouilles aériennes, terrestres et maritimes conjointes sont notamment réalisées en vue de garantir des conditions de sécurité stables.
Le responsable militaire a, par ailleurs, fait état d’actions humanitaires entreprises par les casques bleus au profit des plus démunis.
Lors d’une séance marathon mardi soir, le Sénat avait approuvé à l’unanimité la reconduction de Mario Andrésol à la direction de la police, un mois après l’expiration de son mandat en juillet.
Ancien officier des Forces Armées d’Haïti, le commandant en chef était arrivé à la tête de l’institution en 2005 sous le gouvernement de transition Alexandre/Latortue (2004-2006). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6107
jeudi 20 août 2009, Radio Kiskeya
La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH)s’est félicitée jeudi de la ratification par le Sénat de la décision du Président René Préval de reconduire Mario Andrésol pour un second mandat de trois ans au poste de directeur général de la Police Nationale.
Mettant l’accent sur le fait que le commandant en chef de la PNH avait à son actif un bilan globalement positif, le porte-parole de la UNPOL, Fred Blaise, a fait remarquer que la nette amélioration du climat sécuritaire est à l’origine d’un regain d’activités sociales et festives.
Blaise a aussi salué les progrès réalisés dans le cadre du processus de professionnalisation de l’institution policière au cours du premier mandat de M. Andrésol.
De son côté, le responsable du bureau de communication militaire de la MINUSTAH, le colonel Fernando Ferreira, rappelle que les troupes onusiennes travaillent de concert avec les agents de la PNH dans les différents départements du pays. Des patrouilles aériennes, terrestres et maritimes conjointes sont notamment réalisées en vue de garantir des conditions de sécurité stables.
Le responsable militaire a, par ailleurs, fait état d’actions humanitaires entreprises par les casques bleus au profit des plus démunis.
Lors d’une séance marathon mardi soir, le Sénat avait approuvé à l’unanimité la reconduction de Mario Andrésol à la direction de la police, un mois après l’expiration de son mandat en juillet.
Ancien officier des Forces Armées d’Haïti, le commandant en chef était arrivé à la tête de l’institution en 2005 sous le gouvernement de transition Alexandre/Latortue (2004-2006). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6107
mardi 4 août 2009
Le sénat de la république pourrait se pencher cette semaine sur le sort du commandant en chef de la PNH
La commission justice et sécurité du sénat de la république, devrait présenter cette semaine son rapport à l'assemblée des Sénateurs qui devra se prononcer sur la décision du Président René Préval de renouveler le mandat du chef de la police.
Mario Andrésol, candidat à un second mandat, a été auditionné mardi dernier par les membres de la commission.
Le directeur de la PNH avait à cette occasion dévoilé son plan d'action pour les trois prochaines années.
Dans le cadre de ce plan d'action, il promet le renforcement institutionnel de la PNH, renforcement qui, dit-il, passera par l'amélioration des conditions de vie et de travail du personnel policier.
L'institution policière entend également, promet M. Andresol, intensifier la lutte contre l'insécurité, notamment par le renforcement des capacités opérationnelles des unités spécialisées.
Le président de la commission justice et police du sénat de la république Youri Latortue s'est garder de révéler les conclusions du rapport de la commission.
Au cas où Mario Andresol obtient un vote favorable des sénateurs, il aura un mandat de 3 ans comme commandant en chef de la PNH, suivant les prescriptions de la Constitution du 29 mars 1987.RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15617
Mario Andrésol, candidat à un second mandat, a été auditionné mardi dernier par les membres de la commission.
Le directeur de la PNH avait à cette occasion dévoilé son plan d'action pour les trois prochaines années.
Dans le cadre de ce plan d'action, il promet le renforcement institutionnel de la PNH, renforcement qui, dit-il, passera par l'amélioration des conditions de vie et de travail du personnel policier.
L'institution policière entend également, promet M. Andresol, intensifier la lutte contre l'insécurité, notamment par le renforcement des capacités opérationnelles des unités spécialisées.
Le président de la commission justice et police du sénat de la république Youri Latortue s'est garder de révéler les conclusions du rapport de la commission.
Au cas où Mario Andresol obtient un vote favorable des sénateurs, il aura un mandat de 3 ans comme commandant en chef de la PNH, suivant les prescriptions de la Constitution du 29 mars 1987.RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15617
mercredi 29 juillet 2009
Le Directeur général reconduit de la PNH affirme, devant la commission justice et sécurité publique du sénat, avoir fait œuvre qui vaille,
...et dévoile son plan d'action pour les 3 prochaines années
Port-au-Prince, le 28 juillet 2009 – (AHP) – Le directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol s’est adressé mardi un satisfécit pour ses réalisations à la tête de l’institution policière et promet des améliorations tant au niveau de l’institution qu’au niveau du service qu’elle donne à la population.
Mario Andrésol intervenait au Sénat à l’invitation de la commission justice et sécurité du grand corps suite à sa reconduction par le chef de l’Etat.
Mario Andrésol a fait savoir que les efforts déployés dans la lutte contre le crime organisé durant ces trois dernières années ont été payants.Il a indiqué qu’au cours de cette période 754 kg de cocaïne, 2908 Kg de marijuana et 292 armes à feu ont été saisis alors que 335 trafiquants de drogue et 4228 malfaiteurs ont été traduits en justice.
La PNH a aussi procédé à la saisie de 32 maisons évaluées à 18 millions de dollars US, a dit M. Andrésol, précisant que 10 de ces maisons font actuellement partie du patrimoine national.
Il a par ailleurs dévoilé son plan d’action pour les trois prochaines années Dans le cadre de ce plan d’action, il promet le renforcement institutionnel de la PNH, renforcement qui, dit-il, passera par l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel policier et la création d’un centre d’hébergement pour les policiers de passage dans la capitale.
Il a aussi annoncé la mise en œuvre du plan de carrière de la PNH et la révision de la police d’assurance au profit des policiers.
Mario Andrésol a fait part de la création d'un service social dans le but d’accompagner les agents de la PNH faisant face à des difficultés de tous ordres et de prendre en charge des agents victimes dans l’exercice de leurs fonctions.
L’institution policière entend également, promet M. Andresol, intensifier la lutte contre l’insécurité, notamment par le renforcement des capacités opérationnelles des unités spécialisées.
Selon Mario Andrésol, le système d’alerte de la PNH va être renforcé pendant qu’une police d’urgence et une structure d’intervention et de réactions rapides seront mises en place.
Il a également annoncé la création de nouvelles unités appelées à couvrir les sections communales.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Port-au-Prince, le 28 juillet 2009 – (AHP) – Le directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol s’est adressé mardi un satisfécit pour ses réalisations à la tête de l’institution policière et promet des améliorations tant au niveau de l’institution qu’au niveau du service qu’elle donne à la population.
Mario Andrésol intervenait au Sénat à l’invitation de la commission justice et sécurité du grand corps suite à sa reconduction par le chef de l’Etat.
Mario Andrésol a fait savoir que les efforts déployés dans la lutte contre le crime organisé durant ces trois dernières années ont été payants.Il a indiqué qu’au cours de cette période 754 kg de cocaïne, 2908 Kg de marijuana et 292 armes à feu ont été saisis alors que 335 trafiquants de drogue et 4228 malfaiteurs ont été traduits en justice.
La PNH a aussi procédé à la saisie de 32 maisons évaluées à 18 millions de dollars US, a dit M. Andrésol, précisant que 10 de ces maisons font actuellement partie du patrimoine national.
Il a par ailleurs dévoilé son plan d’action pour les trois prochaines années Dans le cadre de ce plan d’action, il promet le renforcement institutionnel de la PNH, renforcement qui, dit-il, passera par l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel policier et la création d’un centre d’hébergement pour les policiers de passage dans la capitale.
Il a aussi annoncé la mise en œuvre du plan de carrière de la PNH et la révision de la police d’assurance au profit des policiers.
Mario Andrésol a fait part de la création d'un service social dans le but d’accompagner les agents de la PNH faisant face à des difficultés de tous ordres et de prendre en charge des agents victimes dans l’exercice de leurs fonctions.
L’institution policière entend également, promet M. Andresol, intensifier la lutte contre l’insécurité, notamment par le renforcement des capacités opérationnelles des unités spécialisées.
Selon Mario Andrésol, le système d’alerte de la PNH va être renforcé pendant qu’une police d’urgence et une structure d’intervention et de réactions rapides seront mises en place.
Il a également annoncé la création de nouvelles unités appelées à couvrir les sections communales.
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