P-au-P, 18 janv.2012 [AlterPresse] --- L’envoyée spéciale de l’Unesco en Haïti, Michaëlle Jean, a exprimé son émotion suite à l’accident de la route de Delmas qui a fait 29 morts et plus d’une cinquantaine de blessés en fin de soirée du 16 janvier (10 :00 PM) au nord-est de la capitale haïtienne. « Je quitte Port-au-Prince pour Ottawa, le cœur très lourd à la pensée de ce terrible accident de circulation… », a déclaré Michaëlle Jean avant de prendre l’avion le 17 janvier pour rentrer au Canada.
Elle a séjourné en Haïti pendant une semaine pour participer aux différentes activités dans le cadre de la commémoration des 2 ans du passage du séisme du 12 janvier 2010.
Michaëlle Jean déplore également l’ « état visiblement lamentable » dans lequel circulent des véhicules dans les rues de la capitale, sans contrôle et sans vérification.
Un mode de fonctionnement qui constitue selon elle, « un véritable danger public ».
Les premières informations relatives à l’accident rapportent que le système de freinage du camion immatriculé ZA 12655, à l’origine de l’accident, aurait lâché pour ensuite monter sur les trottoirs où se trouvaient des marchandes de poulets, avant de terminer sa course sur la cour de la Télévision nationale d’Haïti (Tnh).
Le dernier bilan fait état de 29 morts et 56 blessés. Le chauffeur aurait pris la fuite et est actuellement recherché par la police. [rh kft gp apr 18 /01/ 2012 10 :50
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12240
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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mercredi 18 janvier 2012
jeudi 14 octobre 2010
Reconstruction d'Haïti: les efforts trop éparpillés, selon Michaëlle Jean
Publié le 14 octobre 2010
Daphnée Dion-Viens, Le Soleil
(Québec) Plus de 10 mois après le séisme qui a dévasté Haïti, un des principaux défis demeure la coordination des efforts de reconstruction. «C'est étourdissant de voir le nombre d'organisations qui veulent s'impliquer. Les efforts sont trop éparpillés», affirme Michaëlle Jean, envoyée spéciale de l'UNESCO pour Haïti.
L'ancienne gouverneure générale du Canada, qui a terminé son mandat à la fin septembre, sait bien que la tâche qui l'attend est colossale. Son mandat comme représentante de l'UNESCO en Haïti est de soutenir les efforts de reconstruction du système d'éducation et des infrastructures patrimoniales.
En Haïti, 5000 écoles et deux universités ont été détruites lors du séisme de janvier. Mais le réseau de l'éducation était déjà en ruine bien avant que la terre ne tremble, souligne Mme Jean. «C'était la loterie-école. Le réseau était composé à 80 % d'écoles privées, et il n'y avait aucun critère de compétence. Il ne faut pas seulement rebâtir, il faut plutôt refonder le système d'éducation haïtien», a-t-elle affirmé mercredi en entrevue au Soleil.
Faire un bilan
La première étape est d'abord de «mettre de l'ordre dans la maison». «C'est essentiel. Il faut faire le bilan de tous ces gens impliqués dans le secteur de l'éducation afin de travailler de façon cohérente.» Il s'agit de la seule façon d'en arriver à un plan d'action concerté, qui doit aussi impliquer les Haïtiens. «Il faut absolument les inclure et travailler avec eux, dans le respect.»
Comme plusieurs avant elle, Michaëlle Jean a aussi critiqué la lenteur de la reconstruction qui tarde à se concrétiser sur le terrain. «C'est presque une injustice, les gens se sentent presque abandonnés», affirme-t-elle. L'élection présidentielle prévue en novembre a ralenti le processus.
Mme Jean, qui s'était rendue dans son pays natal en mars, y retournera après le scrutin pour rencontrer le nouveau gouvernement.
Un poste à l'Université Laval
Michaëlle Jean devient la présidente du conseil d'administration de l'Institut québécois des hautes études internationales, a annoncé mercredi l'Université Laval. L'ancienne gouverneure générale du Canada, qui est désormais l'envoyée spéciale de l'UNESCO en Haïti, voit cette collaboration d'un bon oeil.
«Le mandat que l'UNESCO me confie m'amène à développer des partenariats pour la reconstruction en Haïti. C'est formidable de s'associer à un bassin d'une soixantaine de chercheurs», a-t-elle indiqué mercredi.
De son côté, l'Université Laval s'est réjouie de pouvoir compter sur l'expérience et l'expertise de Mme Jean, qui participera ainsi aux grandes orientations de l'Institut.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201010/13/01-4332216-reconstruction-dhaiti-les-efforts-trop-eparpilles-selon-michaelle-jean.php
Daphnée Dion-Viens, Le Soleil
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| La tâche qui attend Michaëlle Jean comme représentante de l'UNESCO en Haïti s'annonce colossale. Photothèque Le Soleil |
L'ancienne gouverneure générale du Canada, qui a terminé son mandat à la fin septembre, sait bien que la tâche qui l'attend est colossale. Son mandat comme représentante de l'UNESCO en Haïti est de soutenir les efforts de reconstruction du système d'éducation et des infrastructures patrimoniales.
En Haïti, 5000 écoles et deux universités ont été détruites lors du séisme de janvier. Mais le réseau de l'éducation était déjà en ruine bien avant que la terre ne tremble, souligne Mme Jean. «C'était la loterie-école. Le réseau était composé à 80 % d'écoles privées, et il n'y avait aucun critère de compétence. Il ne faut pas seulement rebâtir, il faut plutôt refonder le système d'éducation haïtien», a-t-elle affirmé mercredi en entrevue au Soleil.
Faire un bilan
La première étape est d'abord de «mettre de l'ordre dans la maison». «C'est essentiel. Il faut faire le bilan de tous ces gens impliqués dans le secteur de l'éducation afin de travailler de façon cohérente.» Il s'agit de la seule façon d'en arriver à un plan d'action concerté, qui doit aussi impliquer les Haïtiens. «Il faut absolument les inclure et travailler avec eux, dans le respect.»
Comme plusieurs avant elle, Michaëlle Jean a aussi critiqué la lenteur de la reconstruction qui tarde à se concrétiser sur le terrain. «C'est presque une injustice, les gens se sentent presque abandonnés», affirme-t-elle. L'élection présidentielle prévue en novembre a ralenti le processus.
Mme Jean, qui s'était rendue dans son pays natal en mars, y retournera après le scrutin pour rencontrer le nouveau gouvernement.
Un poste à l'Université Laval
Michaëlle Jean devient la présidente du conseil d'administration de l'Institut québécois des hautes études internationales, a annoncé mercredi l'Université Laval. L'ancienne gouverneure générale du Canada, qui est désormais l'envoyée spéciale de l'UNESCO en Haïti, voit cette collaboration d'un bon oeil.
«Le mandat que l'UNESCO me confie m'amène à développer des partenariats pour la reconstruction en Haïti. C'est formidable de s'associer à un bassin d'une soixantaine de chercheurs», a-t-elle indiqué mercredi.
De son côté, l'Université Laval s'est réjouie de pouvoir compter sur l'expérience et l'expertise de Mme Jean, qui participera ainsi aux grandes orientations de l'Institut.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201010/13/01-4332216-reconstruction-dhaiti-les-efforts-trop-eparpilles-selon-michaelle-jean.php
lundi 4 octobre 2010
Une touche magique
Publié le 02 octobre 2010.-
Aoua Bocar Ly-Tall
L'auteure est sociologue et chercheure associée à l'Institut des Études des femmes à l'Université d'Ottawa.
Quand certains trouvaient dommage le fait qu'une militante progressiste comme Michaëlle Jean ait accepté le poste de gouverneure générale du Canada, craignant que cette fonction plutôt conservatrice ne la change, j'avais alors déclaré à Radio-Canada que ce serait elle qui changerait cette institution, «car Michaëlle apporte une touche particulière à tout ce qu'elle touche».
Maintenant qu'elle quitte Rideau Hall, je peux dire que l'histoire m'a donné raison: mené avec grâce, elle achève son mandat en beauté. Cinq ans, c'est peu de temps. Mais, c'est suffisant pour faire des erreurs. Loin de ça, son Excellence Michaëlle Jean a mis à profit cette fonction jugée sans pouvoir réel, pour mettre en oeuvre ses convictions, appliquer ses principes et pourquoi pas, réaliser ses rêves.
Sincère dans son engagement pour la justice sociale et pour le progrès humain, elle a d'abord tendu la main aux communautés et aux couches défavorisées du pays. Elle a dirigé en premier lieu son attention vers les Premières Nations en guise de reconnaissance de leurs contributions à la société canadienne. Elle a consacré sa toute première sortie internationale à l'accompagnement des anciens combattants autochtones au cimetière de guerre canadien à Bény-sur-mer, en France.
C'est dans ce même esprit de réparations des injustices subies qu'elle ira leur témoigner son soutien dans leur lutte pour la préservation de leurs traditions, dont la chasse au phoque. Elle affirmera son appui par le geste spectaculaire d'une bouchée de coeur de phoque suintant de sang. Michaëlle Jean quitte en beauté, couverte d'éloges tant par la société civile que le milieu politique. Elle a marqué les consciences par sa sensibilité et son don de partager les joies et peines de l'autre. C'est ce que déclarait Della Morley, représentante des mères du Canada ayant perdu leurs enfants dans les combats en Afghanistan, à l'occasion de l'hommage que les Forces armées ont rendu à leur commandante: «J'étais anxieuse et bouleversée ce matin, mais après avoir passé quelques minutes au téléphone avec vous, j'ai eu l'impression de parler à une amie qui partageait ma douleur.»
Le ministre de la Défense du Canada, Peter MacKay, qui a partagé avec elle la douloureuse tâche d'accueillir les dépouilles de nos soldats tués en Afghanistan, lui a rendu aussi hommage: «Vous avez transporté la compassion du pays sur vos épaules. Vous avez personnifié l'émotion sincère.»
http://www.cyberpresse.ca/opinions/201010/01/01-4328657-une-touche-magique.php
Aoua Bocar Ly-Tall
L'auteure est sociologue et chercheure associée à l'Institut des Études des femmes à l'Université d'Ottawa.
Quand certains trouvaient dommage le fait qu'une militante progressiste comme Michaëlle Jean ait accepté le poste de gouverneure générale du Canada, craignant que cette fonction plutôt conservatrice ne la change, j'avais alors déclaré à Radio-Canada que ce serait elle qui changerait cette institution, «car Michaëlle apporte une touche particulière à tout ce qu'elle touche».
Maintenant qu'elle quitte Rideau Hall, je peux dire que l'histoire m'a donné raison: mené avec grâce, elle achève son mandat en beauté. Cinq ans, c'est peu de temps. Mais, c'est suffisant pour faire des erreurs. Loin de ça, son Excellence Michaëlle Jean a mis à profit cette fonction jugée sans pouvoir réel, pour mettre en oeuvre ses convictions, appliquer ses principes et pourquoi pas, réaliser ses rêves.
Sincère dans son engagement pour la justice sociale et pour le progrès humain, elle a d'abord tendu la main aux communautés et aux couches défavorisées du pays. Elle a dirigé en premier lieu son attention vers les Premières Nations en guise de reconnaissance de leurs contributions à la société canadienne. Elle a consacré sa toute première sortie internationale à l'accompagnement des anciens combattants autochtones au cimetière de guerre canadien à Bény-sur-mer, en France.
C'est dans ce même esprit de réparations des injustices subies qu'elle ira leur témoigner son soutien dans leur lutte pour la préservation de leurs traditions, dont la chasse au phoque. Elle affirmera son appui par le geste spectaculaire d'une bouchée de coeur de phoque suintant de sang. Michaëlle Jean quitte en beauté, couverte d'éloges tant par la société civile que le milieu politique. Elle a marqué les consciences par sa sensibilité et son don de partager les joies et peines de l'autre. C'est ce que déclarait Della Morley, représentante des mères du Canada ayant perdu leurs enfants dans les combats en Afghanistan, à l'occasion de l'hommage que les Forces armées ont rendu à leur commandante: «J'étais anxieuse et bouleversée ce matin, mais après avoir passé quelques minutes au téléphone avec vous, j'ai eu l'impression de parler à une amie qui partageait ma douleur.»
Le ministre de la Défense du Canada, Peter MacKay, qui a partagé avec elle la douloureuse tâche d'accueillir les dépouilles de nos soldats tués en Afghanistan, lui a rendu aussi hommage: «Vous avez transporté la compassion du pays sur vos épaules. Vous avez personnifié l'émotion sincère.»
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On ne mesure pas suffisamment l'influence positive de la nomination de Mme Jean. Pour la communauté des Afro-Canadiens, largement discriminée, elle a été un symbole d'encouragement des parents à leurs enfants. Les propos d'une mère noire sont très révélateurs: «Quand mon fils a tendance à se laisser aller au découragement, je lui dis: regarde Michaëlle Jean, elle est arrivée ici avec sa mère et sa soeur comme réfugiées, aujourd'hui, elle la chef d'État du Canada. Travaille fort et bien comme elle, tu y arriveras toi aussi.» «Michaëlle Jean a su présenter une autre image des Haïtiens, trop souvent associés aux gangs de rue», estime Jean-Ernest Pierre, avocat et animateur à la radio CPAM.
Témoin oculaire de sa première visite d'État en Afrique comme membre de sa délégation d'experts, je peux affirmer que Mme Jean a impressionné partout et donné une belle image du Canada.
Par ces réalisations et surtout son caractère profondément humain, Michaëlle Jean a modifié l'image de l'institution de gouverneur général, peu connue de beaucoup de citoyens jusqu'à son arrivée. Sans affirmer qu'elle lui a rendu ses lettres de noblesse, avec une touche magique et gracieuse qui lui est propre, elle l'a sorti de l'ombre et a accru l'aura du Canada dans le monde.
Souhaitons-lui le même succès éclatant dans ses fonctions d'envoyée spéciale de l'UNESCO auprès d'Haïti.http://www.cyberpresse.ca/opinions/201010/01/01-4328657-une-touche-magique.php
Le fédéral fait un don de 3 millions à la Fondation Michaëlle-Jean
Publié le 01 octobre 2010
La Presse Canadienne, Ottawa.-
Le gouvernement du Canada a annoncé, vendredi, l'octroi d'un don de trois millions de dollars à la fondation créée par l'ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean.
Le premier ministre Stephen Harper a aussi indiqué que le gouvernement versera aussi une contribution équivalente pour chaque dollar de financement privé, jusqu'à concurrence de 7,0 millions $ sur une période de dix ans.
Dans un communiqué, M. Harper a noté que Mme Jean s'était distinguée par son engagement envers tous les Canadiens ainsi que par sa compassion et le leadership dont elle a fait preuve à la suite du tremblement de terre en Haïti en janvier 2010.
La Fondation Michaëlle-Jean «utilise les arts et la créativité pour encourager et appuyer des jeunes à l'échelle du Canada en vue de stimuler et d'accroître leur participation civique et d'améliorer leur bien-être». Cet organisme sans but lucratif, basé à Ottawa, a été mis sur pied en 2010.
Depuis 1960, le gouvernement du Canada rend hommage aux anciens gouverneurs généraux en soutenant des initiatives qu'ils ont appuyées durant leur mandat.
Mme Jean a été nommée envoyée spéciale en Haïti de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco).
David Johnston a été officiellement installé à titre de 28e gouverneur général du Canada vendredi matin.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201010/01/01-4328792-le-federal-fait-un-don-de-3-millions-a-la-fondation-michaelle-jean.php
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| Le mandat de Michaëlle Jean à titre de gouverneure générale du Canada a pris fin plus tôt cette semaine. PHOTO: ADRIAN WYLD, PC |
Le gouvernement du Canada a annoncé, vendredi, l'octroi d'un don de trois millions de dollars à la fondation créée par l'ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean.
Le premier ministre Stephen Harper a aussi indiqué que le gouvernement versera aussi une contribution équivalente pour chaque dollar de financement privé, jusqu'à concurrence de 7,0 millions $ sur une période de dix ans.
Dans un communiqué, M. Harper a noté que Mme Jean s'était distinguée par son engagement envers tous les Canadiens ainsi que par sa compassion et le leadership dont elle a fait preuve à la suite du tremblement de terre en Haïti en janvier 2010.
La Fondation Michaëlle-Jean «utilise les arts et la créativité pour encourager et appuyer des jeunes à l'échelle du Canada en vue de stimuler et d'accroître leur participation civique et d'améliorer leur bien-être». Cet organisme sans but lucratif, basé à Ottawa, a été mis sur pied en 2010.
Depuis 1960, le gouvernement du Canada rend hommage aux anciens gouverneurs généraux en soutenant des initiatives qu'ils ont appuyées durant leur mandat.
Mme Jean a été nommée envoyée spéciale en Haïti de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco).
David Johnston a été officiellement installé à titre de 28e gouverneur général du Canada vendredi matin.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201010/01/01-4328792-le-federal-fait-un-don-de-3-millions-a-la-fondation-michaelle-jean.php
vendredi 1 octobre 2010
She did us all proud
THE GAZETTE OCTOBER 1, 2010 Canadians have had the same queen since 1952, but in the same period we have had 10 governors-general. Today the number increases to 11.
As we have noted before, Governor-General Michaelle Jean has done fine service; her energy, commitment, passion, grace, and charm have been good for Canada, for the crown in Canada, and for the office she is vacating.
Her evident respect for the men and women of Canada's military, demonstrated again Wednesday in one of her very last official acts, expresses the feelings of virtually all Canadians. Her concern and compassion for her native Haiti has doubtless stimulated Canadian generosity to earthquake victims there.
Like her predecessor Adrienne Clarkson she has been an encouraging role model for women and girls, immigrants, visible minorities, and indeed for all of us. Canadians will be wishing her -and will be expecting her to have -equal success in her next role, as UNESCO's special envoy in Haiti.
Her replacement, meanwhile, will have a tough act to follow. Fortunately his biography to date indicates clearly that David Johnston is fully capable of handling the challenges of the role. These are not, as Canadians were reminded in the prorogation drama of December 2008, purely ceremonial. Under our constitution the crown still retains a certain role; some regard this as offensively anachronistic; we prefer to see it as one aspect of a highly-evolved system that in practice works better than other forms of government. In any event it is the constitutional arrangement that we have.
Governors-general matter, in small ways and large. The transition from a splendid incumbent to a clearly capable successor should be reassuring for us all.
© Copyright (c) The Montreal Gazette
Read more: http://www.montrealgazette.com/proud/3606261/story.html#ixzz118B2h6mZ
As we have noted before, Governor-General Michaelle Jean has done fine service; her energy, commitment, passion, grace, and charm have been good for Canada, for the crown in Canada, and for the office she is vacating.
Her evident respect for the men and women of Canada's military, demonstrated again Wednesday in one of her very last official acts, expresses the feelings of virtually all Canadians. Her concern and compassion for her native Haiti has doubtless stimulated Canadian generosity to earthquake victims there.
Like her predecessor Adrienne Clarkson she has been an encouraging role model for women and girls, immigrants, visible minorities, and indeed for all of us. Canadians will be wishing her -and will be expecting her to have -equal success in her next role, as UNESCO's special envoy in Haiti.
Her replacement, meanwhile, will have a tough act to follow. Fortunately his biography to date indicates clearly that David Johnston is fully capable of handling the challenges of the role. These are not, as Canadians were reminded in the prorogation drama of December 2008, purely ceremonial. Under our constitution the crown still retains a certain role; some regard this as offensively anachronistic; we prefer to see it as one aspect of a highly-evolved system that in practice works better than other forms of government. In any event it is the constitutional arrangement that we have.
Governors-general matter, in small ways and large. The transition from a splendid incumbent to a clearly capable successor should be reassuring for us all.
© Copyright (c) The Montreal Gazette
Read more: http://www.montrealgazette.com/proud/3606261/story.html#ixzz118B2h6mZ
jeudi 30 septembre 2010
Michaëlle Jean remercie les Canadiens
Publié le 30 septembre 2010 à 13h49
La Presse Canadienne, Ottawa
À l'occasion de sa dernière journée complète à titre de gouverneure générale du pays, Michaëlle Jean a transmis jeudi une lettre de remerciements aux Canadiens.
La missive relate les hauts et les bas de son règne de cinq ans, mais ne fait que survoler sa gestion de la crise qui a mené à la prorogation du Parlement, en décembre 2008. Mme Jean estime que cette décision aura incité plusieurs Canadiens à s'interroger sur notre système et sur le fonctionnement de nos institutions.
Cette décision pourrait aussi assurer sa place dans les livres d'histoire du Canada, mais elle n'y consacre qu'un seul paragraphe dans sa lettre.
Les remerciements de Mme Jean surviennent au moment où un nouveau livre révèle que le premier ministre Stephen Harper était prêt à court-circuiter la gouverneure générale et consulter la reine Elisabeth II pour arriver à ses fins.
Dans sa lettre, Mme Jean traite également de ses voyages à l'étranger, ses efforts pour rapprocher les gens, et du déchirant séisme qui a ravagé Haïti, sa terre natale.
La Presse Canadienne, Ottawa
À l'occasion de sa dernière journée complète à titre de gouverneure générale du pays, Michaëlle Jean a transmis jeudi une lettre de remerciements aux Canadiens.
La missive relate les hauts et les bas de son règne de cinq ans, mais ne fait que survoler sa gestion de la crise qui a mené à la prorogation du Parlement, en décembre 2008. Mme Jean estime que cette décision aura incité plusieurs Canadiens à s'interroger sur notre système et sur le fonctionnement de nos institutions.
Cette décision pourrait aussi assurer sa place dans les livres d'histoire du Canada, mais elle n'y consacre qu'un seul paragraphe dans sa lettre.
Les remerciements de Mme Jean surviennent au moment où un nouveau livre révèle que le premier ministre Stephen Harper était prêt à court-circuiter la gouverneure générale et consulter la reine Elisabeth II pour arriver à ses fins.
Dans sa lettre, Mme Jean traite également de ses voyages à l'étranger, ses efforts pour rapprocher les gens, et du déchirant séisme qui a ravagé Haïti, sa terre natale.
lundi 27 septembre 2010
Le rideau tombe sur le règne de Michaëlle Jean
Publié le 27 septembre 2010.
Nommée en septembre 2005, la gouverneure générale quitte ses fonctions aujourd'hui
Marie Vastel, La Presse Canadienne, Le Soleil.
Au terme d'un règne de cinq ans qui aura été fort mouvementé, Michaëlle Jean quittera aujourd'hui son poste de gouverneure générale en ayant marqué la fonction qui jusqu'ici s'avérait surtout protocolaire.
Nommée par l'ancien premier ministre libéral Paul Martin en 2005, elle aura vu sa candidature au prestigieux titre de représentante de la reine contestée dès les premières rumeurs.
Avant même sa nomination officielle, Michaëlle Jean avait été accusée par des souverainistes d'avoir partagé leur idéologie. Confrontés à la controverse, Mme Jean et son mari s'étaient résignés, en août 2005, à diffuser un communiqué confirmant leur allégeance pleine et entière au Canada.
Même Paul Martin était venu à sa défense, en lui réitérant son « appui inébranlable ».
La prorogation de 2008
Michaëlle Jean a donc pu accéder au siège de gouverneure générale en septembre 2005, mais c'était sans savoir que trois ans plus tard elle aurait à décider, à elle seule, du sort du gouvernement - et à prendre une décision qui créa un précédant dans l'histoire canadienne.
Rappelée d'urgence au pays pour trancher l'impasse qui opposait le gouvernement conservateur de Stephen Harper à une coalition nouvellement formée par l'opposition, la gouverneure générale décida, au terme de quelques heures de pourparlers avec le premier ministre, de faire du jamais vu : Michaëlle Jean permettrait à M. Harper de suspendre les travaux du Parlement pendant quelques semaines.
Plutôt que de plonger le pays dans une deuxième élection en quelques semaines - ou de livrer le pouvoir à cette inhabituelle coalition -, Mme Jean avait accordé une prorogation à Stephen Harper.
Privilège qu'elle a de nouveau concédé un an plus tard, presque jour pour jour. Plaidant que le Parlement ne fonctionnait plus en raison des querelles avec l'opposition, M. Harper avait réclamé - et obtenu - une deuxième prorogation fin décembre 2009.
Un style unique
Mais outre ces revirements politiques, le règne de Michaëlle Jean au titre de gouverneure générale a également été marqué par sa personnalité et son style bien unique.
Si la fonction pouvait appeler à une certaine retenue, Mme Jean, elle, ne s'en est pas formalisée.
Sa spontanéité l'a d'ailleurs mise dans l'embarras au printemps suivant, lorsqu'elle a été filmée dans le Grand Nord canadien, mangeant un morceau de coeur de phoque cru. Les images de Mme Jean qui essuie ses doigts pleins de sang sur un mouchoir ont fait le tour du monde et ont été vivement dénoncées par les opposants à la chasse au phoque, qu'elle tentait justement de faire taire avec son geste.
Et si le rôle d'un gouverneur général se résume, selon la description de tâches, à représenter le pays à l'étranger et à accueillir les chefs d'État en visite au Canada, Michaëlle Jean, elle, n'en est pas restée là. Ses voyages en Afrique et dans son pays d'origine, Haïti, ont donné lieu à des moments forts en émotion.
Michaëlle Jean quittera Rideau Hall aujourd'hui et poursuivra sa carrière comme envoyée spéciale pour l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), pour le pays qui l'a vue naître.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/actualites-nationales/201009/26/01-4326841-le-rideau-tombe-sur-le-regne-de-michaelle-jean.php
Nommée en septembre 2005, la gouverneure générale quitte ses fonctions aujourd'hui
Marie Vastel, La Presse Canadienne, Le Soleil.
Au terme d'un règne de cinq ans qui aura été fort mouvementé, Michaëlle Jean quittera aujourd'hui son poste de gouverneure générale en ayant marqué la fonction qui jusqu'ici s'avérait surtout protocolaire.
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| Michaëlle Jean quittera aujourd'hui son poste de gouverneure générale. L'ancienne journaliste aura marqué la fonction qui, jusqu'ici, s'avérait surtout protocolaire. LA PRESSE CANADIENNE |
Avant même sa nomination officielle, Michaëlle Jean avait été accusée par des souverainistes d'avoir partagé leur idéologie. Confrontés à la controverse, Mme Jean et son mari s'étaient résignés, en août 2005, à diffuser un communiqué confirmant leur allégeance pleine et entière au Canada.
Même Paul Martin était venu à sa défense, en lui réitérant son « appui inébranlable ».
La prorogation de 2008
Michaëlle Jean a donc pu accéder au siège de gouverneure générale en septembre 2005, mais c'était sans savoir que trois ans plus tard elle aurait à décider, à elle seule, du sort du gouvernement - et à prendre une décision qui créa un précédant dans l'histoire canadienne.
Rappelée d'urgence au pays pour trancher l'impasse qui opposait le gouvernement conservateur de Stephen Harper à une coalition nouvellement formée par l'opposition, la gouverneure générale décida, au terme de quelques heures de pourparlers avec le premier ministre, de faire du jamais vu : Michaëlle Jean permettrait à M. Harper de suspendre les travaux du Parlement pendant quelques semaines.
Plutôt que de plonger le pays dans une deuxième élection en quelques semaines - ou de livrer le pouvoir à cette inhabituelle coalition -, Mme Jean avait accordé une prorogation à Stephen Harper.
Privilège qu'elle a de nouveau concédé un an plus tard, presque jour pour jour. Plaidant que le Parlement ne fonctionnait plus en raison des querelles avec l'opposition, M. Harper avait réclamé - et obtenu - une deuxième prorogation fin décembre 2009.
Un style unique
Mais outre ces revirements politiques, le règne de Michaëlle Jean au titre de gouverneure générale a également été marqué par sa personnalité et son style bien unique.
Si la fonction pouvait appeler à une certaine retenue, Mme Jean, elle, ne s'en est pas formalisée.
Sa spontanéité l'a d'ailleurs mise dans l'embarras au printemps suivant, lorsqu'elle a été filmée dans le Grand Nord canadien, mangeant un morceau de coeur de phoque cru. Les images de Mme Jean qui essuie ses doigts pleins de sang sur un mouchoir ont fait le tour du monde et ont été vivement dénoncées par les opposants à la chasse au phoque, qu'elle tentait justement de faire taire avec son geste.
Et si le rôle d'un gouverneur général se résume, selon la description de tâches, à représenter le pays à l'étranger et à accueillir les chefs d'État en visite au Canada, Michaëlle Jean, elle, n'en est pas restée là. Ses voyages en Afrique et dans son pays d'origine, Haïti, ont donné lieu à des moments forts en émotion.
Michaëlle Jean quittera Rideau Hall aujourd'hui et poursuivra sa carrière comme envoyée spéciale pour l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), pour le pays qui l'a vue naître.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/actualites-nationales/201009/26/01-4326841-le-rideau-tombe-sur-le-regne-de-michaelle-jean.php
samedi 25 septembre 2010
L'héritage contesté de Michaëlle Jean
Publié le 25 septembre 2010 Louise Leduc, La Presse
Quand a été annoncé en juin le départ prochain de Michaëlle Jean, le Globe and Mail ne l'a pas ménagée. Quand il s'agira de lui trouver un successeur, pouvait-on lire dans le quotidien, -chose qui n'était pas encore faite à ce moment-là- Stephen Harper serait bien avisé «de viser plus haut».
«Son départ va permettre la nomination d'un individu véritablement méritant et intellectuellement rigoureux, tel que le commande cette fonction.»
Les «qualités populistes» de Mme Jean, était-il encore écrit, ne pouvaient suffire à elles seules: «La journaliste de télévision au profil limité» qu'elle était n'avait jamais su «susciter le respect des élites politiques» comme le commandait son rôle.
Dans les jours qui ont suivi, le Globe and Mail, bon joueur, a publié les réactions de ses lecteurs unanimement outrés. «À la suite de votre très inélégant éditorial, vous faites référence aux élites politiques canadiennes. J'ai demandé autour de moi, et personne n'a jamais entendu parler de cela, des élites politiques canadiennes.»
Presque au même moment, bouclant la boucle, Jean-Daniel Lafond, le mari de Michaëlle Jean, accordait en France une entrevue au magazine L'Express qui n'a pas manqué de faire des vagues de ce côté de l'Atlantique. Le séparatisme, disait-il, était une «aberration géopolitique», ajoutant: «Je n'ai jamais été fasciné par le nationalisme, mais j'ai compris que je ne pouvais pas ne pas vivre avec. C'est autre chose. Je ne me suis jamais senti à l'aise avec ce nationalisme.»
De toute façon, disait-il plus loin, «les vrais premiers Québécois, ici, ce sont des néo-Québécois: ma femme est née en Haïti, moi en France. C'est une image accomplie de l'immigrant.» Cette nouvelle sortie, littéralement «applaudie» par le National Post, a rappelé à chacun la controverse qui avait secoué le couple à son arrivée à Rideau Hall.
Séparatiste ou non?
Très vite on avait montré un documentaire réalisé par Jean-Daniel Lafond (qui allait devenir son époux) dans lequel on voit Michaëlle Jean porter un toast à l'indépendance au cours d'une rencontre à laquelle participait l'ex-felquiste Pierre Vallières. Dans le livre La Manière nègre ou Aimé Césaire, chemin faisant: genèse d'un film, Michaëlle Jean écrivait que «l'indépendance, ça ne se donne pas, ça se prend», tandis que Lafond, lui, déclarait: «Alors, un Québec souverain? Un Québec indépendant? Oui, et j'applaudis des deux mains et je promets d'être de tous les défilés de toutes les Saint-Jean.»
Le Canada anglais a bondi. Comment? Une séparatiste au poste de gouverneur général? Michaëlle Jean avait nié, Jean-Daniel Lafond avait nié, puis, sortant de son carton, avait faite cette autre surprenante déclaration au sujet de la nomination de sa femme. «J'avais déjà imaginé que ce serait possible. J'ai pensé effectivement que s'il y avait de l'audace, on mettrait une femme assez jeune, noire et communicatrice.»
C'est là-dessus qu'est entrée en poste Michaëlle Jean. Entre le lever et la tombée du rideau, Jean-Daniel Lafond s'est effacé et la gouverneure générale a réellement pris le devant de la scène.
Il y a bien sûr eu quelques controverses. Michaëlle Jean aurait légèrement déplacé géographiquement les Rocheuses. À un autre moment, elle se serait un peu méprise sur la nature exacte de son rôle, se décrivant à tort (et instruisant du coup une bonne partie de la population canadienne qui croyait de même) comme le chef d'État. Deux fois plutôt qu'une, elle a été prise entre l'arbre et l'écorce et a dû permettre à Stephen Harper de proroger le Parlement.
Outre-mer, elle a brillé, notamment en 2008, où son charisme a rendu les Français gagas. Dans la presse française, Michaëlle Jean était dépeinte comme «un mélange élégant de Lady Diana et de Nelson Mandela», «désarmante de charme et de simplicité» avec son «port altier» et son «regard pétillant».
Ici, elle a frappé dans le mille en revêtant l'uniforme militaire le 11 novembre 2009.
Une chef émotive
Puis, est survenu le tremblement de terre en Haïti. On a alors vu Michaëlle Jean, touchée en plein coeur, pleurer publiquement.
Dans une chronique qui se voulait sympathique, cette fois, le Globe and Mail a écrit que cette tragédie aura mis en lumière le malaise que suscite parfois Michaëlle Jean au pays.
«On appelle cela l'émotion. Elle aura été, et de loin, la vice-reine la plus ouverte et la plus émotive de l'histoire. (Or), plus vous montez dans la chaîne alimentaire politique et publique, plus il vous faut du courage pour afficher vos émotions. Et ce n'est pas le genre de courage qui est le plus universellement apprécié à Ottawa», pouvait-on lire.
«Sa passion a transcendé le protocole», tranche pour sa part Benoît Pelletier, ex-ministre des Affaires intergouvernementales dans le gouvernement de Jean Charest. Elle a redoré le blason du rôle de gouverneur général au point de donner le goût aux Canadiens anglais de s'approprier ce symbole, de le canadianiser, en quelque sorte, peu importe ce qu'il adviendra de la monarchie.»
Si les avis des constitutionnalistes étaient partagés, à l'époque, Benoît Pelletier estime qu'elle n'a commis aucun impair lors des deux demandes de prorogation. «Quand un premier ministre demande une prorogation, le gouverneur général n'a à peu près pas d'autre choix que de lui obéir. Peut-être a-t-il une petite marge de manoeuvre quand la demande est en fait un stratagème pour éviter une défaite parlementaire, mais encore là, cette discrétion est vraiment très mince et très théorique dans les faits.»
Pour le reste, si les accointances souverainistes de Michaëlle Jean l'ont peut-être rendue suspecte au départ au Canada anglais, elle a bien rebondi ensuite, enchaîne M. Pelletier. «Le fait qu'elle ait choisi pour devise de ses armoiries de Briser les armoiries a beaucoup plu, tout comme cette délicate attention dont elle a fait montre en revêtant l'uniforme militaire le jour du Souvenir.»
«Ce qu'elle dégage l'a finalement emporté sur tout le reste, avance pour sa part le politologue Jean-Herman Guay. Certains lui ont reproché son trop-plein de larmes, son trop-plein d'émotion pour une gouverneur générale, mais il faudrait se brancher! On n'arrête pas de reprocher aux politiciens d'être trop en contrôle!»
Et contrairement à certains autres gouverneurs généraux ou lieutenants-gouverneurs, poursuit M. Guay, elle ne s'est jamais fait reprocher de trop dépenser.
Au final, conclut-il, «elle a joué son rôle avec un charme certain, avec une certaine hauteur».
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201009/24/01-4326532-lheritage-conteste-de-michaelle-jean.php
Quand a été annoncé en juin le départ prochain de Michaëlle Jean, le Globe and Mail ne l'a pas ménagée. Quand il s'agira de lui trouver un successeur, pouvait-on lire dans le quotidien, -chose qui n'était pas encore faite à ce moment-là- Stephen Harper serait bien avisé «de viser plus haut».
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| Dans la presse française, Michaëlle Jean était dépeinte comme «un mélange élégant de Lady Diana et de Nelson Mandela». PHOTO: GEOFF HOWE, PC |
Les «qualités populistes» de Mme Jean, était-il encore écrit, ne pouvaient suffire à elles seules: «La journaliste de télévision au profil limité» qu'elle était n'avait jamais su «susciter le respect des élites politiques» comme le commandait son rôle.
Dans les jours qui ont suivi, le Globe and Mail, bon joueur, a publié les réactions de ses lecteurs unanimement outrés. «À la suite de votre très inélégant éditorial, vous faites référence aux élites politiques canadiennes. J'ai demandé autour de moi, et personne n'a jamais entendu parler de cela, des élites politiques canadiennes.»
Presque au même moment, bouclant la boucle, Jean-Daniel Lafond, le mari de Michaëlle Jean, accordait en France une entrevue au magazine L'Express qui n'a pas manqué de faire des vagues de ce côté de l'Atlantique. Le séparatisme, disait-il, était une «aberration géopolitique», ajoutant: «Je n'ai jamais été fasciné par le nationalisme, mais j'ai compris que je ne pouvais pas ne pas vivre avec. C'est autre chose. Je ne me suis jamais senti à l'aise avec ce nationalisme.»
De toute façon, disait-il plus loin, «les vrais premiers Québécois, ici, ce sont des néo-Québécois: ma femme est née en Haïti, moi en France. C'est une image accomplie de l'immigrant.» Cette nouvelle sortie, littéralement «applaudie» par le National Post, a rappelé à chacun la controverse qui avait secoué le couple à son arrivée à Rideau Hall.
Séparatiste ou non?
Très vite on avait montré un documentaire réalisé par Jean-Daniel Lafond (qui allait devenir son époux) dans lequel on voit Michaëlle Jean porter un toast à l'indépendance au cours d'une rencontre à laquelle participait l'ex-felquiste Pierre Vallières. Dans le livre La Manière nègre ou Aimé Césaire, chemin faisant: genèse d'un film, Michaëlle Jean écrivait que «l'indépendance, ça ne se donne pas, ça se prend», tandis que Lafond, lui, déclarait: «Alors, un Québec souverain? Un Québec indépendant? Oui, et j'applaudis des deux mains et je promets d'être de tous les défilés de toutes les Saint-Jean.»
Le Canada anglais a bondi. Comment? Une séparatiste au poste de gouverneur général? Michaëlle Jean avait nié, Jean-Daniel Lafond avait nié, puis, sortant de son carton, avait faite cette autre surprenante déclaration au sujet de la nomination de sa femme. «J'avais déjà imaginé que ce serait possible. J'ai pensé effectivement que s'il y avait de l'audace, on mettrait une femme assez jeune, noire et communicatrice.»
C'est là-dessus qu'est entrée en poste Michaëlle Jean. Entre le lever et la tombée du rideau, Jean-Daniel Lafond s'est effacé et la gouverneure générale a réellement pris le devant de la scène.
Il y a bien sûr eu quelques controverses. Michaëlle Jean aurait légèrement déplacé géographiquement les Rocheuses. À un autre moment, elle se serait un peu méprise sur la nature exacte de son rôle, se décrivant à tort (et instruisant du coup une bonne partie de la population canadienne qui croyait de même) comme le chef d'État. Deux fois plutôt qu'une, elle a été prise entre l'arbre et l'écorce et a dû permettre à Stephen Harper de proroger le Parlement.
Outre-mer, elle a brillé, notamment en 2008, où son charisme a rendu les Français gagas. Dans la presse française, Michaëlle Jean était dépeinte comme «un mélange élégant de Lady Diana et de Nelson Mandela», «désarmante de charme et de simplicité» avec son «port altier» et son «regard pétillant».
Ici, elle a frappé dans le mille en revêtant l'uniforme militaire le 11 novembre 2009.
Une chef émotive
Puis, est survenu le tremblement de terre en Haïti. On a alors vu Michaëlle Jean, touchée en plein coeur, pleurer publiquement.
Dans une chronique qui se voulait sympathique, cette fois, le Globe and Mail a écrit que cette tragédie aura mis en lumière le malaise que suscite parfois Michaëlle Jean au pays.
«On appelle cela l'émotion. Elle aura été, et de loin, la vice-reine la plus ouverte et la plus émotive de l'histoire. (Or), plus vous montez dans la chaîne alimentaire politique et publique, plus il vous faut du courage pour afficher vos émotions. Et ce n'est pas le genre de courage qui est le plus universellement apprécié à Ottawa», pouvait-on lire.
«Sa passion a transcendé le protocole», tranche pour sa part Benoît Pelletier, ex-ministre des Affaires intergouvernementales dans le gouvernement de Jean Charest. Elle a redoré le blason du rôle de gouverneur général au point de donner le goût aux Canadiens anglais de s'approprier ce symbole, de le canadianiser, en quelque sorte, peu importe ce qu'il adviendra de la monarchie.»
Si les avis des constitutionnalistes étaient partagés, à l'époque, Benoît Pelletier estime qu'elle n'a commis aucun impair lors des deux demandes de prorogation. «Quand un premier ministre demande une prorogation, le gouverneur général n'a à peu près pas d'autre choix que de lui obéir. Peut-être a-t-il une petite marge de manoeuvre quand la demande est en fait un stratagème pour éviter une défaite parlementaire, mais encore là, cette discrétion est vraiment très mince et très théorique dans les faits.»
Pour le reste, si les accointances souverainistes de Michaëlle Jean l'ont peut-être rendue suspecte au départ au Canada anglais, elle a bien rebondi ensuite, enchaîne M. Pelletier. «Le fait qu'elle ait choisi pour devise de ses armoiries de Briser les armoiries a beaucoup plu, tout comme cette délicate attention dont elle a fait montre en revêtant l'uniforme militaire le jour du Souvenir.»
«Ce qu'elle dégage l'a finalement emporté sur tout le reste, avance pour sa part le politologue Jean-Herman Guay. Certains lui ont reproché son trop-plein de larmes, son trop-plein d'émotion pour une gouverneur générale, mais il faudrait se brancher! On n'arrête pas de reprocher aux politiciens d'être trop en contrôle!»
Et contrairement à certains autres gouverneurs généraux ou lieutenants-gouverneurs, poursuit M. Guay, elle ne s'est jamais fait reprocher de trop dépenser.
Au final, conclut-il, «elle a joué son rôle avec un charme certain, avec une certaine hauteur».
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201009/24/01-4326532-lheritage-conteste-de-michaelle-jean.php
dimanche 27 juin 2010
Nouvelle rencontre entre Michaelle Jean et René Preval
La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, s'entretiendra ce vendredi 25 juin avec le chef de l'Etat haïtien René Préval. La rencontre qui aura lieu en marge du sommet du G-8, représentera le premier tête-à-tête entre les deux personnalités depuis la nomination de Mme Jean à titre de représentante spéciale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). Dans un communiqué publié quelques heures après sa nomination Michaelle Jean avait indiqué qu'elle se propose dans ses nouvelles fonctions d'encourager la communauté internationale, l'ensemble des pays donateurs et des partenaires, à faire de l'éducation de base, la formation professionnelle, l'enseignement supérieur une priorité aux côtés de l'État haïtien, de ses citoyennes et de ses citoyens pour un développement durable et humain.
« C'est avec force, passion et conviction que j'accepte de m'engager dans cette importante mission dont la nécessité s'inscrit pleinement dans la continuité de la diplomatie à échelle humaine que j'ai privilégiée et pratiquée tout au long de mon mandat durant les visites officielles et d'État que j'ai effectuées, à la demande du premier ministre, en Amérique latine, en Afrique, en Europe et en Asie », a précisé Mme Jean.
Dans le même temps Mme Jean a promis qu'elle restera engagée auprès de ses compatriotes canadiens entre autres par le biais de sa Fondation.
LLM / Radio Métropole Haïti
« C'est avec force, passion et conviction que j'accepte de m'engager dans cette importante mission dont la nécessité s'inscrit pleinement dans la continuité de la diplomatie à échelle humaine que j'ai privilégiée et pratiquée tout au long de mon mandat durant les visites officielles et d'État que j'ai effectuées, à la demande du premier ministre, en Amérique latine, en Afrique, en Europe et en Asie », a précisé Mme Jean.
Dans le même temps Mme Jean a promis qu'elle restera engagée auprès de ses compatriotes canadiens entre autres par le biais de sa Fondation.
LLM / Radio Métropole Haïti
mercredi 23 juin 2010
Michaëlle officiellement nommée représentante spéciale de l'Unesco en Haiti
La Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a nommé mardi la Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, Représentante spéciale de l'UNESCO pour Haïti. Michaëlle Jean prendra ses nouvelles fonctions dans son pays natal au terme de son mandat de Gouverneure générale. Ancienne journaliste et fervente défenseure des droits de l'homme, Michaëlle Jean, a fait preuve tout au long de sa carrière d'un engagement constant en faveur du dialogue et de la solidarité entre les communautés, de l'égalité entre les sexes, de la liberté de la presse et du rôle joué par l'éducation dans le développement économique et la démocratie, a souligné l'UNESCO dans un communiqué.
L'action de Michaëlle Jean a été saluée à plusieurs reprises par les autorités haïtiennes et la société civile. Les leaders du mouvement féministe haïtien ont à maintes reprises mis l'emphase sur les préoccupations de Mme Jean pour l'émancipation de la femme haïtienne.
La directrice générale de l'Unesco croit que la « riche expérience, le dynamisme et le dévouement de Michaëlle Jean contribuent à réaliser les objectifs de l'UNESCO, spécialement en Haïti, où elle est née et où l'Organisation travaille avec les autorités nationales sur des projets dans le domaine de l'éducation, de la culture, de la science et des médias – autant de piliers pour la reconstruction du pays ».
Au cours de sa dernière visite en Haïti, la gouverneure générale accompagnée de la directrice générale de l'Unesco avait visité plusieurs sites à Jacmel.
LLm / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17879
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