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mardi 13 avril 2010

Sit in devant le sénat avant la séance sur la loi d'urgence

Plusieurs dizaines de militants des partis de l'opposition s'étaient rassemblés ce mardi devant le local de l'académie de Police, siège provisoire du Parlement, quelques heures avant la séance consacrée à l'analyse du projet de loi sur l'état d'urgence. Des membres de Conaced, Adebah, Alternative et autres partis politiques lançaient des slogans hostiles au chef de l'Etat qu'ils accusent de fouler au pied la souveraineté du pays. Hervé St Ilus, candidat à la députation de l'Alternative, s'évertuait à mobiliser les manifestants apportant leur appui au groupe minoritaire du grand corps. Plusieurs sénateurs du groupe minoritaire dont Youri Latortue étaient également présent au sit-in. Le sénateur Anacacis Jean Hector, réputé proche du chef de l'Etat, a eu des entretiens avec des manifestants qui l'interpellait pour s'opposer à la loi.
Des députés dont Acluche Louis Jeune, Steven Benoît et David Geneste avaient également apporté leur appui aux sénateurs minoritaires. Le député Louis Jeune espérait une correction des sénateurs après l'approbation du document par la chambre basse.

Le groupe minoritaire emmené par le trio Latortue, Heriveaux et Beauplan avait envisagé de boycotter la séance en empêchant à l'assemble d'obtenir le quorum.

LLM / radio Métropole Haïti

Le sénat sous pression avant la séance sur la loi d'urgence

Plusieurs personnalités dont le président René Préval, le représentant du secrétaire général de l'OEA à Port-au-Prince, Ricardo Seitenfus, l'ambassadeur du Brésil Igor Kickman et le leader de la majorité au sénat, Joseph Lambert ont invité les pères conscrits à voter la loi d'urgence. Le président Préval a salué le vote du projet de loi par la chambre basse et exhorté les sénateurs à comprendre l'urgence d'avancer dans le processus de reconstruction. Il révélé que d'âpres discussions avec les partenaires internationaux ont eu lieu ces dernières semaines autour du plan de reconstruction et l'obtention des 5.3 milliards de dollars.
Il n'a pas été facile de trouver un accord sur la modalité du trust fund et la structure de gestion, précise M. Préval qui a insisté sur les difficultés rencontrées par le gouvernement dans la recherche des fonds pour soulager la souffrance de la population et refonder Haïti

De son coté, le représentant du secrétaire général de l'OEA, Ricardo Seitenfus, ne comprend pas l'opposition de certains secteurs à l'implication de la communauté internationale dans la gestion des fonds. Rappelant que des politiques des IFI sont appliquées sans l'aval du Parlement, M. Seitenfus souligne que la contribution des donateurs est essentielle.

Il apuie l'action du chef de l'Etat qualifiant M. Préval de politicien le plus brillant de sa génération.
(Un autre "fou de la tête:(!
L'ambassadeur brésilien Igor Kickman souhaite également le vote de la loi d'urgence. Il révèle que le Brésil désignera un membre au sein du conseil d'administration de la commission intérimaire.
Pour sa part, le leader de la majorité, Joseph Lambert, qualifie d'historique la séance consacrée au vote du projet de la loi d'urgence. Il met en garde contre le rejet de ce projet de loi qui peut empêcher au pays d'obtenir les 5.3 milliards de dollars promis par les donateurs.

LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17509

René Préval veut éviter le vide politique à la fin de son mandat

Agence France-Presse Port-au-Prince Le président haïtien René Préval s'est engagé lundi à organiser des élections générales cette année dans son pays avec l'expertise de la communauté internationale «pour ne pas laisser de vide politique» à la fin de son mandat, a-t-il confié à l'AFP. «J'ai demandé au secrétaire général de l'ONU d'envoyer une mission de techniciens pour évaluer la possibilité d'avoir des élections avec des standards internationaux et pour qu'elles soient crédibles», a indiqué M. Préval.
Il a toutefois admis que des élections législatives pourraient ne pas avoir lieu dans les régions les plus touchées - dont la capitale - par le séisme du 12 janvier qui a fait plus de 1,3 million de déplacés.
Haïti «a tellement eu de bouleversements politiques que nous sommes en décalage de dates pour tout. Pour permettre la remise en route harmonieuse du temps électoral et du temps constitutionnel, j'ai choisi de partir le 7 février (2011, ndlr) et c'est ma parole», a martelé M. Préval.
«Ce serait dommage qu'il n'y ait pas d'élections au moment de mon départ. Car l'absence d'autorités légitimes pourrait poser des problèmes de confiance non seulement pour la communauté internationale mais aussi pour les investisseurs», a-t-il souligné. Le président haïtien a assuré vouloir quitter ses fonctions après son mandat de cinq ans pour respecter la Constitution. Il a cependant rappelé qu'il avait commencé son mandat en mai 2006, soit trois mois après la date constitutionnelle.

«Personne ne me l'a demandé. J'ai moi-même annoncé le jour de ma prestation de serment que je m'en irai du pouvoir le 7 février 2011», a encore dit le président haïtien.
Concernant la reconstruction du pays, le président haïtien a appelé ses compatriotes à la patience.
«Je dis à ceux qui sont dans la rue que tout le monde comprend leur difficulté, que personne n'aimerait se retrouver dans les rues vivant dans des conditions vraiment effroyables, mais je leur dis également de prendre patience», a lancé M. Préval ajoutant que la reconstruction serait longue et coûteuse.
Ce n'est pas en se fâchant «que nous trouverons les moyens pour sortir les gens de leur situation. Nous avons fait notre possible pour avoir l'implication financière de la communauté internationale, aujourd'hui il revient aux Haïtiens de faire leur part pour concrétiser la mise en oeuvre de l'engagement des bailleurs», a-t-il conclu.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201004/12/01-4269775-rene-preval-veut-eviter-le-vide-politique-a-la-fin-de-son-mandat.php

René Préval appelle le Sénat à voter son projet de loi

"La mise en place de la CIRH est vitale pour l’avenir d’Haïti", soutient le Président qui a voulu marquer les trois mois du séisme par une conférence de presse consacrée à l’action gouvernementale et internationale au profit des populations sinistrées ; Préval explique que le camp Corail commence à accueillir des déplacés et met en garde contre la reconstruction à la hâte des maisons détruites

lundi 12 avril 2010, Radio Kiskeya

Le Président René Préval a émis lundi le vœu que le Sénat emboîte le pas à la Chambre des Députés en approuvant le projet de loi sur la prolongation de 18 mois de l’état d’urgence et la création de la Commission mixte intérimaire pour la reconstruction (CIRH), une position exprimée lors d’une conférence de presse bilan trois mois jour pour jour après le séisme dévastateur du 12 janvier.

Lors d’un vote crucial, les Sénateurs doivent se prononcer mardi sur un texte de loi controversé dénoncé par la classe politique et la société civile comme un projet inconstitutionnel de "mise sous tutelle".

Le chef de l’Etat a insisté sur le fait que le déblocage de l’aide internationale promise à la conférence du 31 mars, 5,3 milliards de dollars sur 18 mois et 9,9 milliards sur trois ans, est conditionné à l’opérationnalisation de la CIRH.
René Préval, qui n’a pas indiqué s’il était satisfait ou non de la performance de son équipe dans le processus d’accompagnement des sinistrés, a mis en relief l’extrême vulnérabilité du pays et l’absence de ressources financières, matérielles et humaines. "Haïti est un pays à hauts risques sismiques. Mais, nous l’avions oublié pendant trop longtemps", a répété le Président pour qui la reconstruction est aussi urgente qu’une politique de prévention d’une nouvelle catastrophe sismique encore plus funeste.
Il a promis que l’absence de coordination constatée au lendemain du 12 janvier dans l’action des organisations internationales au profit des victimes sera résolue dans le cadre de la mise en œuvre de la CIRH qui, dit-il, disposera d’un fonds unique confié à la Banque Mondiale.

Cependant, le chef de l’Etat prévient que la transformation des conditions de vie des populations affectées n’est pas pour demain et qu’il faudra faire preuve de patience. "Cela prendra du temps et nécessitera des moyens", a-t-il précisé non sans déclarer que même des pays riches tels les Etats-Unis, l’Italie ou encore la Chine populaire éprouvaient beaucoup de difficultés à reconstruire les infrastructures détruites par une catastrophe naturelle.

Soulignant l’extrême gravité de la tragédie ayant endeuillé des milliers de familles haïtiennes, le chef de l’Etat a renouvelé ses sympathies aux victimes et à leurs proches, félicité les haïtiens d’ici et de la diaspora pour leur formidable mobilisation et remercié la communauté internationale tant pour son action humanitaire que pour son engagement en faveur de la reconstruction.

A propos du déplacement d’une partie des sinistrés de Port-au-Prince vers Corail, une propriété de 7.400 hectares située à 20 km au nord de la capitale, le Président Préval souligne que les opérations sont en cours. Des travaux d’aménagment sont entrepris en vue d’accueillir les sans-abri sélectionnés et parallèlement des hommes d’affaires coréens envisagent d’ouvrir des entreprises près du site de Corail où des emplois pourraient être bientôt disponibles.

Sur un autre plan, M. Préval a invité les propriétaires des maisons détruites à cesser toutes les opérations de reconstruction déjà lancées qui pourraient faire de nouvelles victimes. Il préconise la création d’une banque de logement capable d’offrir des lignes de crédit aux personnes ayant perdu dans le tremblement de terre leurs propriétés immobilières.

Enfin, sur la reconstruction du Palais National (siège de la Présidence), le chef de l’Etat a estimé que seuls les experts devaient déterminer le site sur lequel le nouvel édifice devait être érigé alors qu’a commencé, au grand dam des haïtiens, la démolition du majestueux Palais, élément incontournable du patrimoine architectural et de la mémoire collective nationale.

Dans un pays où le traumatisme reste profond et la population fragilisée, aucune cérémonie spéciale n’a marqué lundi le troisième mois du séisme qui a emporté plus de 230.000 vies, fait 300.000 blessés et plus de 1,2 million de sinistrés. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6699

lundi 29 mars 2010

Haïti-Séisme : Initiative pour construire une force politique régionale dans le Grand Sud

Samedi 27 mars 2010 Cayes (Haïti), 27 mars 2010 [AlterPresse] --- Après une première, organisée le 13 mars, une deuxième rencontre interdépartementale, de mise en commun de réflexions et d’actions en vue de parvenir à la mise en place d’une force politique regionale dans le Grand Sud d’Haïti - incluant les départements géographiques du Sud, du Sud-Est et du Sud-Ouest (Nippes et Grande Anse) - se tient, pendant la journée du samedi 27 mars 2010, aux Cayes (troisième ville du pays, à 185 kilomètres au sud de la capitale Port-au-Prince), constate l’agence en ligne AlterPresse.
En plus de la construction d’une force politique régionale (dans le Grand Sud), l’initiative des forums de discussion aurait également pour objectif d’aboutir à une large représentativité régionale, susceptible d’encourager une décentralisation véritable et un développement régional pertinent, en passant par le développement local.
Les grandes orientations pour la reconstruction nationale, avec les conséquences du tremblement de terre du 12 janvier 2010 sur la zone métropolitaine de la capitale (Port-au-Prince, Delmas, Carrefour, Pétionville, Tabarre, Croix des Bouquets), Léogane, Petit-Goâve et Grand-Goâve (Ouest), le Sud-Est et une partie des Nippes (Sud-Ouest) constituent un des thèmes qui seront abordés ce 27 mars, à 4 jours de la rencontre des bailleurs de fonds internationaux sur Haïti au siège de l’organisation des Nations Unies (Onu) à New York.
Les échanges, du samedi 27 mars aux Cayes, seront aussi axés sur la conjoncture nationale et régionale, notamment la situation post-séisme du 12 janvier 2010, la proposition issue d’organisations de Nippes pour la formation d’un conseil d’Etat (avantages et inconvénients) dans le contexte actuel de gestion, les échéances électorales (à 11 mois de la prestation d’un nouveau chef d’Etat, en principe le 7 février 2011 et à quelques mois de consultations – les dates ne sont pas encore déterminées, ni pour la présidentielle d’ailleurs - pour le renouvellement de sénateurs, de l’ensemble des députés, de conseils municipaux et de conseils d’administration de sections communales / Casec).
Cependant, les partenaires du Sud, membres de l’initiative de concertation pour le Grand Sud, feront part de leur proposition, consistant en l’organisation (prochaine) d’un “congrès régional du Grand Sud et sa diaspora” (les personnes originaires du Grand Sud et résidant à l’extérieur d’Haïti) et en la “création des conseils régionaux de la décentralisation pour aboutir à un conseil national de la décentralisation”.
Diverses citoyennes et divers citoyens du pays, y compris des consultants autour des grands dossiers techniques nationaux, participent à cette deuxième rencontre interdépartementale pour la “construction d’une force politique régionale” dans le Grand Sud d’Haïti.
Parmi les organisations, auteures de l’initiative, figurent la ligue citoyenne pour le progrès (Lcp / Sud), la coordination régionale des organisations du Sud-Est (Cros), la coordination des organisations de la région des Nippes (Korenip, de son sigle en Créole), la coordination de la résistance dans la Grande Anse (Korega, de son sigle en Créole). [rc apr 27/03/2010 11:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9395