Belladère, 16 janv. 2013 [Alter Presse] --- Lancés le lundi 7 janvier 2013, les travaux d’infrastructures routières, entre Lascahobas et Belladère (département du Centre, au nord-est de la capitale), jusqu’à la frontière d’Elias Piña (République Dominicaine) suscitent la joie chez les riveraines et riverains de ces communes, constate l’agence en ligne AlterPresse.
Les travaux qui seront entrepris par la firme dominicaine d’exécution Estrella, dureront vingt mois (janvier 2013 - septembre 2014).
Sur place, déjà sont à l’œuvre, ingénieurs et opérateurs spécialisés, maniant pelleteuses mécaniques, bulldozers et autres engins lourds.
Outre le tronçon de route de 30 kilomètres, cette équipe aura à construire 24 dalots et 2 ponts d’une longueur de 25 mètres à Onde Verte et Las Aguas.
Les habitantes et habitants des communes de Lascahobas et de Belladère, se réjouissent de la mise en œuvre de ces travaux, qui doivent permettre, à terme, de valoriser la production agricole et renforcer l’autosuffisance alimentaire dans le département.
« Je suis ravie de la construction de cette route. Je vais pouvoir pousser un ouf de soulagement, car je souffre assez souvent du mauvais état de cette route », affirme une commerçante Dulia Desrosiers.
L’idée de réhabiliter cette route, déjà très appréciée, pousse aussi les contribuables à exiger plus d’efforts institutionnels, de l’actuelle administration politique, dans la lutte contre la contrebande et la gestion des frontières.
« Si l’État faillit à sa mission en ne protégeant pas les contribuables, ce sont les racketteurs qui en profiteront, au détriment des contribuables », craint un homme d’affaires, Macluche Ledoux.
Un des axes essentiels pour le développement du département du Plateau central, la réhabilitation du tronçon de route Lascahobas / Belladère devrait favoriser la création de richesses. estime le maire de Belladère, Roselor Alcide.
L’aménagement de « ce tronçon de route constituera un moyen de contrôle important pour la collecte des taxes douanières, une porte d’entrée officielle à la frontière haïtiano-dominicaine, et devra contribuer au maintien des relations conviviales entre les deux pays », anticipe Alcidel.
Le 9 novembre 2012, un accord pour la réhabilitation de l’axe routier Lascahobas / Belladère, d’un montant de 23 millions 5 cent mille euros (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui) a été signé entre le ministre des travaux publics, transports et communications (Mtptc), Jacques Rousseau, et le chef de la délégation de l’Union européenne (Ue) en Haïti, Javier Nino Perez.
Ce financement entre dans le cadre de l’appui à la politique nationale des transports (Apontra), conclu en avril 2012 avec le gouvernement haïtien et s’élevant à près de 184 millions d’euros.
Érigée sur la frontière par le président Dumarsais Estimé, la commune de Belladère (bas Plateau central) a été inaugurée le 31 octobre 1948. Elle est limitée à l’est par la commune Comendador (province d’Elias Piña) de la République Dominicaine. [sc kft rc apr 16/01/2013 1:05]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13943
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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jeudi 17 janvier 2013
lundi 6 septembre 2010
La Nationale 3, un levier au développement du Plateau central
Le département du Centre est à un pas de son désenclavement. Croix-des-Bouquets et Mirebalais se relient en moins d'une heure pendant que d'intenses travaux s'effectuent sur le tronçon Mirebalais/Hinche. Si ces travaux de facilitation font à l'unanimité des heureux, ils ont aussi leur impact négatif sur l'environnement. Menaces que le Conseil haïtien des acteurs non étatiques (CONHANE) prend très au sérieux. Haïti: « Pour être placé hors des fameuses plaques tectoniques qui dominent les débats du moment, le département du Centre doit être placé au coeur du processus de la reconstruction. » Le directeur général de la mairie de Hinche, Roudsonn Vieux, est à la fois fier et préoccupé. Dans ce night club qui a réuni vendredi à Thomonde les représentants de trois mairies du Plateau Central et des personnalités de la société civile, le spectre de la désertification planait sur les esprits. L'amélioration de la Nationale 3 reliant Croix-des-Bouquets à Hinche est acquise, mais cet axe routier peut ouvrir la voie à un plus gros volume de commerce du bois et du charbon de bois. « Comment prendre par les cornes le taureau du déboisement et de la déforestation? »
« Il est vrai que cette route constitue pour les habitants du Centre un élément de fierté, mais sa présence fragilise la qualité de l'environnement dont les indicateurs sont déjà au rouge », s'inquiète Anne Dessables, directrice d'une école à Hinche.
L'abattement des arbres s'accélère avec l'intensification de la fabrication du charbon de bois. « Les dégâts causés par le séisme du 12 janvier viennent exercer de fortes pressions sur les habitants de la région dont certains se livrent spécialement à la fabrication du charbon », explique M. Vieux.
La réalité étant ce qu'elle est, la société civile se mêle de la partie. Mirebalais, Thomonde et Hinche doivent se mettre ensemble pour trouver la solution à ce mal environnemental.
« La route n'était pas faite pour le commerce du charbon ni l'écoulement de produits étrangers, mais pour la mise en valeur des ressources écologiques et économiques de la région », s'insurge Edouard Paultre, coordonnateur du Conseil haïtien des acteurs non étatiques (CONHANE).
En proposant le projet « Mise en commun des efforts des autorités locales et des acteurs non étatiques pour l'amélioration de l'accès aux services de base et le développement durable », le Conseil haïtien des acteurs non étatiques se donne un levier pour canaliser de manière harmonieuse les énergies vers une prise en charge responsable de cette région. Les populations s'organiseront avec les mairies de manière à promouvoir, valoriser et préserver l'axe routier reliant Croix-des-Bouquets et Hinche.
Harmoniser relations et engagements
Diagnostic institutionnel et renforcement des capacités des municipalités, telles sont deux des sept tâches que se donne le CONHANE. En partenariat avec les associations et organisations de la société civile, des priorités vont être dégagées de façon à assurer de manière conjointe le développement de ces trois communes.
Financé par l'Union européenne à hauteur de 431 000 dollars, ce projet, qui préconise aussi d'élaborer un plan d'aménagement de l'espace urbain, coûte 481 000 dollars. Tout en mettant en place une base de données dans les mairies touchant les domaines de la fiscalité et des services offerts à la population, les concepteurs du projet se proposent de promouvoir les TIC à travers ces communes et de mettre en réseau les capacités des acteurs non-étatiques des trois communes concernées.
Anne Dessables voit dans cette initiative la conversion des organisations de base des communes concernées en de vrais acteurs. La représentante du comité d'appui de Hinche aux Acteurs non étatiques (ANE) attend des retombées du projet la reforestation et la réhabilitation des sols, l'amélioration des systèmes d'eau potable et des voies secondaires, tout en plaidant en faveur de l'aménagement des bassins et d'une véritable gestion des déchets.
Le coordonnateur du CONHANE veut encourager l'investissement par secteur dans ce projet à travers lequel les Mirebalaisiens plaident en faveur de la revivification et la recolonisation d'espèces végétales endémiques en voie de disparition. « Nos caïmites et nos cirouelles ne sont plus visibles », s'alarme Ocxama Moise, maire adjoint de Mirebalais.
Ernst Abraham regrette qu'un tel programme trouve quand même une raison d'être. Pour le président du CONHANE, la mise en commun de tels efforts n'aurait pas besoin d'être effectuée dans le cadre d'un projet financé par la communauté internationale. Mais les responsabilités n'étant pas fixées, c'est à la société qu'il revient d'organiser la prise en charge de son destin.
A l'annonce de l'aménagement des trois parcs écologiques, à raison d'un dans chacune de ces communes, les responsables municipaux se sont réjouis. Jean Sauverne Delva met déjà à la disposition des réalisateurs de ce projet une vingtaine de carreaux de terre. Le maire de Thomonde puise de la simplicité du projet la force qui lui permet d'espérer un Plateau Central vert avec les capacités de se prendre en charge.
Lima Soirélus
lsoirelus@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83268&PubDate=2010-09-06
Commentaires:
Malgré le côté rassurant du titre de l'article, sa lecture nous inspire des sentiments plutôt mitigés. Dans tous lespays du monde, une infrastructure comme un réseau routier est synonyme de développement. Cependant voilà qu'en Haïti ce réseau inspire de la peur et de l'inquiétude.
Nous ne sommes pas faits des mêmes gènes que les autres humains de la terre.
Après un récent voyage en Haïti, j'essaie de colporter comme bonne nouvelle, la construction de cette route qui relie Port-au-Prince et la zone du plateau central. Je continue à la considérer comme la plus grande réalisation de René Préval. Jean Bertrand Aristide malgré tout le bruit qui a accompagné ses présidence n'aura pas laissé un lègue aussi important aux haïtiens. Que ce soit dit en passant.
En 1997, j'avais accompagné un collègue médecin pour aller soigner un parent à Hinche. J'étais revenu à peine de l'Europe après une solide formation en médecine spécialisée trop pointue pour Haïti. J'avais été choqué par le fait que nous avions mis sept heures pour relier Port-au-Prince au Plateau central. Et en véhicule tout terrain s'il vous plaît!
En juillet dernier, de l'aéroport Toussaint Louverture nous avions atteint Mirebalais en moins d'une heure. Je ne croyais pas mes yeux.
Ce matin en lisant quelques réflexions présentées dans cet article je suis énervé, révolté agacé, en malmacaque. Comment dans un pays comme Haïti un réseau routier bien fait peut-il représenter un danger pour l'environnement! Comment une route peut être assimilée à une facilitatrice de la deforestation?
Pourtant en Haïti il y a des CASECS? des députés, des sénateurs, des ministres , un premier ministre, un président, des policiers, un chef de la police , des soldats de la minustah, une force étrangère. A quoi sert tout ce beau monde?
COUPER UN ARBRE EN HAITI EST UN CRIME.... Voilà le message qu'il faut faire passer et la loi qu'iul faut voter. Et que l'on arrête d'appuyer les trafiquant de charbon de bois en disant que l'on ne peut pas intedire la coupe des arbres. Il n'en reste déjà plus d'arbres à couper.
A celui qui coupe un arbre qu'on lui coupe une jambe, un bras, ou même la tête. Mais que l'on arrête de couper les arbres.
Le PAM, Action contre la faim distribuent des parts de nourriture depuis des années en Haïti. Qu'ils le fassent en demandant aux bénéficiaires d'arrêter de couper les arbres.
Les habitants du plateau central doivent être vigilants. Sinon l plateau central va se port-au-princiser et ainsi il en faudra plusieurs tremblements de terre pour résoudre nos problèmes avec la solution suprême et ultime: la disparition d'Haïti de la face de la terre!
« Il est vrai que cette route constitue pour les habitants du Centre un élément de fierté, mais sa présence fragilise la qualité de l'environnement dont les indicateurs sont déjà au rouge », s'inquiète Anne Dessables, directrice d'une école à Hinche.
L'abattement des arbres s'accélère avec l'intensification de la fabrication du charbon de bois. « Les dégâts causés par le séisme du 12 janvier viennent exercer de fortes pressions sur les habitants de la région dont certains se livrent spécialement à la fabrication du charbon », explique M. Vieux.
La réalité étant ce qu'elle est, la société civile se mêle de la partie. Mirebalais, Thomonde et Hinche doivent se mettre ensemble pour trouver la solution à ce mal environnemental.
« La route n'était pas faite pour le commerce du charbon ni l'écoulement de produits étrangers, mais pour la mise en valeur des ressources écologiques et économiques de la région », s'insurge Edouard Paultre, coordonnateur du Conseil haïtien des acteurs non étatiques (CONHANE).
En proposant le projet « Mise en commun des efforts des autorités locales et des acteurs non étatiques pour l'amélioration de l'accès aux services de base et le développement durable », le Conseil haïtien des acteurs non étatiques se donne un levier pour canaliser de manière harmonieuse les énergies vers une prise en charge responsable de cette région. Les populations s'organiseront avec les mairies de manière à promouvoir, valoriser et préserver l'axe routier reliant Croix-des-Bouquets et Hinche.
Harmoniser relations et engagements
Diagnostic institutionnel et renforcement des capacités des municipalités, telles sont deux des sept tâches que se donne le CONHANE. En partenariat avec les associations et organisations de la société civile, des priorités vont être dégagées de façon à assurer de manière conjointe le développement de ces trois communes.
Financé par l'Union européenne à hauteur de 431 000 dollars, ce projet, qui préconise aussi d'élaborer un plan d'aménagement de l'espace urbain, coûte 481 000 dollars. Tout en mettant en place une base de données dans les mairies touchant les domaines de la fiscalité et des services offerts à la population, les concepteurs du projet se proposent de promouvoir les TIC à travers ces communes et de mettre en réseau les capacités des acteurs non-étatiques des trois communes concernées.
Anne Dessables voit dans cette initiative la conversion des organisations de base des communes concernées en de vrais acteurs. La représentante du comité d'appui de Hinche aux Acteurs non étatiques (ANE) attend des retombées du projet la reforestation et la réhabilitation des sols, l'amélioration des systèmes d'eau potable et des voies secondaires, tout en plaidant en faveur de l'aménagement des bassins et d'une véritable gestion des déchets.
Le coordonnateur du CONHANE veut encourager l'investissement par secteur dans ce projet à travers lequel les Mirebalaisiens plaident en faveur de la revivification et la recolonisation d'espèces végétales endémiques en voie de disparition. « Nos caïmites et nos cirouelles ne sont plus visibles », s'alarme Ocxama Moise, maire adjoint de Mirebalais.
Ernst Abraham regrette qu'un tel programme trouve quand même une raison d'être. Pour le président du CONHANE, la mise en commun de tels efforts n'aurait pas besoin d'être effectuée dans le cadre d'un projet financé par la communauté internationale. Mais les responsabilités n'étant pas fixées, c'est à la société qu'il revient d'organiser la prise en charge de son destin.
A l'annonce de l'aménagement des trois parcs écologiques, à raison d'un dans chacune de ces communes, les responsables municipaux se sont réjouis. Jean Sauverne Delva met déjà à la disposition des réalisateurs de ce projet une vingtaine de carreaux de terre. Le maire de Thomonde puise de la simplicité du projet la force qui lui permet d'espérer un Plateau Central vert avec les capacités de se prendre en charge.
Lima Soirélus
lsoirelus@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83268&PubDate=2010-09-06
Commentaires:
Malgré le côté rassurant du titre de l'article, sa lecture nous inspire des sentiments plutôt mitigés. Dans tous lespays du monde, une infrastructure comme un réseau routier est synonyme de développement. Cependant voilà qu'en Haïti ce réseau inspire de la peur et de l'inquiétude.
Nous ne sommes pas faits des mêmes gènes que les autres humains de la terre.
Après un récent voyage en Haïti, j'essaie de colporter comme bonne nouvelle, la construction de cette route qui relie Port-au-Prince et la zone du plateau central. Je continue à la considérer comme la plus grande réalisation de René Préval. Jean Bertrand Aristide malgré tout le bruit qui a accompagné ses présidence n'aura pas laissé un lègue aussi important aux haïtiens. Que ce soit dit en passant.
En 1997, j'avais accompagné un collègue médecin pour aller soigner un parent à Hinche. J'étais revenu à peine de l'Europe après une solide formation en médecine spécialisée trop pointue pour Haïti. J'avais été choqué par le fait que nous avions mis sept heures pour relier Port-au-Prince au Plateau central. Et en véhicule tout terrain s'il vous plaît!
En juillet dernier, de l'aéroport Toussaint Louverture nous avions atteint Mirebalais en moins d'une heure. Je ne croyais pas mes yeux.
Ce matin en lisant quelques réflexions présentées dans cet article je suis énervé, révolté agacé, en malmacaque. Comment dans un pays comme Haïti un réseau routier bien fait peut-il représenter un danger pour l'environnement! Comment une route peut être assimilée à une facilitatrice de la deforestation?
Pourtant en Haïti il y a des CASECS? des députés, des sénateurs, des ministres , un premier ministre, un président, des policiers, un chef de la police , des soldats de la minustah, une force étrangère. A quoi sert tout ce beau monde?
COUPER UN ARBRE EN HAITI EST UN CRIME.... Voilà le message qu'il faut faire passer et la loi qu'iul faut voter. Et que l'on arrête d'appuyer les trafiquant de charbon de bois en disant que l'on ne peut pas intedire la coupe des arbres. Il n'en reste déjà plus d'arbres à couper.
A celui qui coupe un arbre qu'on lui coupe une jambe, un bras, ou même la tête. Mais que l'on arrête de couper les arbres.
Le PAM, Action contre la faim distribuent des parts de nourriture depuis des années en Haïti. Qu'ils le fassent en demandant aux bénéficiaires d'arrêter de couper les arbres.
Les habitants du plateau central doivent être vigilants. Sinon l plateau central va se port-au-princiser et ainsi il en faudra plusieurs tremblements de terre pour résoudre nos problèmes avec la solution suprême et ultime: la disparition d'Haïti de la face de la terre!
jeudi 26 août 2010
Haiti-Infrastructures : Travaux interminables et problèmes sur la route de Carrefour
P-au-P, 25 août 2010 [AlterPresse] --- Les travaux de réparation et de canalisation entrepris depuis décembre 2009 sur le tronçon principal de la route de carrefour (commune située à la périphérie de Port-au-Prince), spécialement au niveau des quartiers de Bizoton, Diquini, et Thor, sont, chaque jour, la cause d’un embouteillage immense sur la seule voie terrestre reliant Port-au-Prince, la capitale, au sud d’Haïti, constate AlterPresse. Certains chauffeurs opérant dans le transport en commun déclarent que cette situation, ajoutée au mauvais état des routes secondaires, les a obligés à abandonner le circuit. Ceux qui y restent décident, quant à eux, d’augmenter le prix de la course (le faisant passer de 10 à 50 gourdes), arguant qu’ils dépensent beaucoup plus qu’avant pour faire réparer leurs véhicules abîmés.
Interrogés par AlterPresse, certains passagers fustigent l’irresponsabilité des autorités locales, alors que d’autres préfèrent incriminer les citoyens de la commune pour n’avoir pas revendiqué leurs droits.
Pour sa part, le maire de Carrefour, Yvon Jérôme, affirme que « le projet [de canalisation et de réparation] prendra le temps qu’il faut pour se réaliser et les citoyens ne seront pas déçus »
« Ce sont les imprévus, particulièrement la pluie, qui ont tout retardé », se défend-il lors d’un entretien téléphonique avec AlterPresse.
« Tout devrait finir d’ici le mois d’octobre 2010 », promet-il.
Les travaux de réhabilitation de la route de Carrefour, qui étaient prévus pour durer seulement six mois, sont financés par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et l’État haïtien. Ils sont supervisés par le ministère des Tavaux publics et la mairie.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9890
Interrogés par AlterPresse, certains passagers fustigent l’irresponsabilité des autorités locales, alors que d’autres préfèrent incriminer les citoyens de la commune pour n’avoir pas revendiqué leurs droits.
Pour sa part, le maire de Carrefour, Yvon Jérôme, affirme que « le projet [de canalisation et de réparation] prendra le temps qu’il faut pour se réaliser et les citoyens ne seront pas déçus »
« Ce sont les imprévus, particulièrement la pluie, qui ont tout retardé », se défend-il lors d’un entretien téléphonique avec AlterPresse.
« Tout devrait finir d’ici le mois d’octobre 2010 », promet-il.
Les travaux de réhabilitation de la route de Carrefour, qui étaient prévus pour durer seulement six mois, sont financés par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et l’État haïtien. Ils sont supervisés par le ministère des Tavaux publics et la mairie.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9890
dimanche 2 septembre 2007
Haïti-Coopération : Accord de 28 millions de gourdes avec l’Union européenne pour l’entretien routier national
samedi 1er septembre 2007
P-au-P, 1er sept. 07 [AlterPresse] --- Un nouvel accord d’un montant de 28 millions de gourdes, destiné à l’entretien routier national et conclu entre l’Union européenne et l’Etat haïtien, est entré en vigueur ce samedi 1er septembre 2007, annonce la délégation de la commission européenne dans un communiqué acheminé à l’agence en ligne AlterPresse.
Connaître plus en détails le niveau de trafic et la charge à l’essieu actuellement constatés sur les routes nationales ; dresser un inventaire routier précis, accompagné d’un système d’informations géographiques permettant son actualisation fréquente ; publier un nouveau cahier de spécifications techniques pour la construction de routes et ponts en Haïti, dont la version actuellement en vigueur date de 1983 ; définir et mettre en place une stratégie nationale d’entretien routier, en ligne avec la politique sectorielle de transports du gouvernement : tels sont, en priorité, les objectifs poursuivis avec l’exécution du programme annoncé, suivant le communiqué.
Financé par le fonds européen de développement pour une durée espérée de 10 mois, le programme de 28 millions de gourdes pour l’entretien routier national est mis en oeuvre avec l’appui des directions départementales du ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc). Les services du Mtptc devront, dans le cadre dudit programme, être dotés “d’outils plus performants en matière d’entretien des routes”, précise la note parvenue à AlterPresse.
Une première subvention de l’Union européenne (UE) de 12.5 millions de gourdes (soit 250,000 euros) a permis d’appuyer la mise en place du fonds d’entretien routier (Fer), pour lequel des taxes sont prélevées sur les contribuables haïtiens depuis quelques années.
Cette première subvention de l’UE, qui a précédé l’accord en vigueur à partir du 1er septembre 2007, a aussi financé deux séries de travaux d’entretien contractés localement avec des organisations communautaires de base, dont l’implantation géographique n’est pas indiquée dans le communiqué.
Cependant, en coordination avec le Mtptc et d’autres bailleurs de fonds internationaux, l’UE se trouve fortement impliquée, depuis plusieurs années, dans les infrastructures routières en Haïti, avec notamment l’octroi d’un support financier aux travaux actuels de réhabilitation des routes nationales # 6 Cap-Haïtien / Ouanaminthe (40 millions d’euros engagés pour les 75 kilomètres en direction de la frontière Nord avec la ville dominicaine Dajabon) et # 3 Port-au-Prince / Mirebalais (45 kilomètres).
La délégation européenne en Haïti devra bientôt lancer un nouvel appel d’offres pour la réhabilitation du tronçon de route de 50 kilomètres de la route nationale #3, de Mirebalais à Hinche (à 128 kilomètres au nord-est de Port-au-Prince).
La réhabilitation du tronçon Hinche / Cap-Haïtien, dont le mauvais état constitue un casse-tête pour les usagers depuis des dizaines d’années et dont un soutien conjoint avec la Banque interaméricaine de développement était envisagé, n’est pas mentionnée dans le communiqué de la délégation européenne.
En avril 2006, l’Union européenne s’était engagée à assurer le financement du tronçon routier Mirebalais / Hinche (Plateau Central, au nord-est de la capitale), après les apports financiers pour les axes Port-au-Prince / Mirebalais et Cap-Haïtien / Ouanaminthe (commune frontalière avec Dajabon, République dominicaine), dont les travaux ont respectivement démarré en avril et en mars 2006.
Les travaux entamés pour la réhabilitation de la route nationale No. 3, en direction du Centre d’Haïti, « s’inscrivent dans une stratégie de développement intégré de cette région qui bénéficie déjà , depuis 3 ans, de l’appui technique et financier européen ».
Pour l’UE, qui participait, le 4 avril 2006, au lancement officiel des activités de réaménagement, la construction de l’axe routier Port-au-Prince / Mirebalais représente une étape importante pour le désenclavement du Plateau Central crédité d’un potentiel agricole très élevé. Elle devrait également « permettre l’accès du marché métropolitain (plus de 3 millions de consommateurs) et du marché frontalier aux produits agricoles du Haut Plateau Central ».[rc apr 1er /09/ 2007 15:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6365
P-au-P, 1er sept. 07 [AlterPresse] --- Un nouvel accord d’un montant de 28 millions de gourdes, destiné à l’entretien routier national et conclu entre l’Union européenne et l’Etat haïtien, est entré en vigueur ce samedi 1er septembre 2007, annonce la délégation de la commission européenne dans un communiqué acheminé à l’agence en ligne AlterPresse.
Connaître plus en détails le niveau de trafic et la charge à l’essieu actuellement constatés sur les routes nationales ; dresser un inventaire routier précis, accompagné d’un système d’informations géographiques permettant son actualisation fréquente ; publier un nouveau cahier de spécifications techniques pour la construction de routes et ponts en Haïti, dont la version actuellement en vigueur date de 1983 ; définir et mettre en place une stratégie nationale d’entretien routier, en ligne avec la politique sectorielle de transports du gouvernement : tels sont, en priorité, les objectifs poursuivis avec l’exécution du programme annoncé, suivant le communiqué.
Financé par le fonds européen de développement pour une durée espérée de 10 mois, le programme de 28 millions de gourdes pour l’entretien routier national est mis en oeuvre avec l’appui des directions départementales du ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc). Les services du Mtptc devront, dans le cadre dudit programme, être dotés “d’outils plus performants en matière d’entretien des routes”, précise la note parvenue à AlterPresse.
Une première subvention de l’Union européenne (UE) de 12.5 millions de gourdes (soit 250,000 euros) a permis d’appuyer la mise en place du fonds d’entretien routier (Fer), pour lequel des taxes sont prélevées sur les contribuables haïtiens depuis quelques années.
Cette première subvention de l’UE, qui a précédé l’accord en vigueur à partir du 1er septembre 2007, a aussi financé deux séries de travaux d’entretien contractés localement avec des organisations communautaires de base, dont l’implantation géographique n’est pas indiquée dans le communiqué.
Cependant, en coordination avec le Mtptc et d’autres bailleurs de fonds internationaux, l’UE se trouve fortement impliquée, depuis plusieurs années, dans les infrastructures routières en Haïti, avec notamment l’octroi d’un support financier aux travaux actuels de réhabilitation des routes nationales # 6 Cap-Haïtien / Ouanaminthe (40 millions d’euros engagés pour les 75 kilomètres en direction de la frontière Nord avec la ville dominicaine Dajabon) et # 3 Port-au-Prince / Mirebalais (45 kilomètres).
La délégation européenne en Haïti devra bientôt lancer un nouvel appel d’offres pour la réhabilitation du tronçon de route de 50 kilomètres de la route nationale #3, de Mirebalais à Hinche (à 128 kilomètres au nord-est de Port-au-Prince).
La réhabilitation du tronçon Hinche / Cap-Haïtien, dont le mauvais état constitue un casse-tête pour les usagers depuis des dizaines d’années et dont un soutien conjoint avec la Banque interaméricaine de développement était envisagé, n’est pas mentionnée dans le communiqué de la délégation européenne.
En avril 2006, l’Union européenne s’était engagée à assurer le financement du tronçon routier Mirebalais / Hinche (Plateau Central, au nord-est de la capitale), après les apports financiers pour les axes Port-au-Prince / Mirebalais et Cap-Haïtien / Ouanaminthe (commune frontalière avec Dajabon, République dominicaine), dont les travaux ont respectivement démarré en avril et en mars 2006.
Les travaux entamés pour la réhabilitation de la route nationale No. 3, en direction du Centre d’Haïti, « s’inscrivent dans une stratégie de développement intégré de cette région qui bénéficie déjà , depuis 3 ans, de l’appui technique et financier européen ».
Pour l’UE, qui participait, le 4 avril 2006, au lancement officiel des activités de réaménagement, la construction de l’axe routier Port-au-Prince / Mirebalais représente une étape importante pour le désenclavement du Plateau Central crédité d’un potentiel agricole très élevé. Elle devrait également « permettre l’accès du marché métropolitain (plus de 3 millions de consommateurs) et du marché frontalier aux produits agricoles du Haut Plateau Central ».[rc apr 1er /09/ 2007 15:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6365
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