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vendredi 8 octobre 2010

Haïti: la république des ONG

Publié le 08 octobre 2010.-
Jocelyn Coulon:

L'auteur (j.coulon@cerium.ca) est directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix, affilié au CERIUM de l'Université de Montréal.
La reconstruction est mal partie.  La mise en oeuvre
des projets est lente, plus d'un million de sinistrés vivent
toujours dans le dénuement complet.
PHOTO: MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE
Au moment où l'ancienne gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean s'apprête à assumer ses responsabilités d'envoyée spéciale de l'UNESCO en Haïti, le représentant de l'ONU sur place lance un cri d'alarme. Ce pays est devenu une république aux mains des ONG et les choses stagnent dans ce pays, dit-il. Il faut tout revoir.
Edmund Mulet, le représentant spécial de l'ONU en Haïti et chef de la MINUSTAH, est d'un naturel calme et posé. Il a traversé de rudes épreuves comme opposant au Guatemala où il a été emprisonné. Négociateur impliqué dans les processus de paix en Amérique centrale, il sert l'ONU depuis une décennie. Il y représente la quintessence de son corps diplomatique. Au cours des dernières années, j'ai eu la chance de le rencontrer et de discuter longuement avec lui. Jamais un mot plus haut que l'autre. Sur Haïti, visiblement, il est exaspéré. Il ne mâche pas ses mots.
Dans un entretien accordé à l'agence Reuters la semaine dernière, M. Mulet regrette que les milliards de dollars investis en Haïti depuis longtemps n'aient eu «?aucun impact sur l'État de droit?». «?Cela doit changer?», insiste-t-il. Il reconnaît que la communauté internationale, inquiète des risques de corruption et d'instabilité politique, est responsable d'avoir affaibli le gouvernement haïtien et d'avoir fait du pays une «?république des ONG?» en créant des «?structures parallèles dans l'éducation, la santé et toutes sortes de secteurs que les Haïtiens eux-mêmes devraient assumer?». Pour le diplomate, «?nous devons changer notre manière de travailler en Haïti?» et «?oeuvrer avec le gouvernement et les institutions en place.?»
L'attaque est frontale. Est-elle justifiée?? Edmond Mulet est un témoin privilégié et crédible. Il était déjà en Haïti comme représentant spécial de l'ONU entre 2006 et 2007, avant les ravages du tremblement de terre, avant que l'industrie des bonnes causes ne s'installe pour apporter le bien. Il constate, et ce qu'il voit ne lui plaît pas. Il reprend, à sa manière, l'adage voulant que l'enfer soit pavé de bonnes intentions. Les Haïtiens sont exclus, ils n'ont pas voix au chapitre. Les quelque 10 000 ONG présentes en Haïti et les représentants des organisations internationales et des gouvernements étrangers font la pluie et le beau temps. Ils ont créé un état de dépendance envers l'aide étrangère qui favorise l'irresponsabilité et l'inertie. La reconstruction est mal partie, elle risque de dérailler. La mise en oeuvre des projets est lente, plus d'un million de sinistrés vivent toujours dans le dénuement, et la campagne électorale apporte chaque jour son lot de frustration.
Les interventions internationales en Haïti depuis 1990 ont souvent fait l'objet de critiques sévères. Ainsi, en 2003, une évaluation de l'ACDI sur l'intervention canadienne dans ce pays entre 1994 et 2002 afin de former la police nationale et de moderniser les institutions judiciaires et politiques a conclu à l'inefficacité de plusieurs programmes d'aide en Haïti. En particulier, les résultats obtenus après quelque 60 millions de dollars d'investissement dans l'aide à la gouvernance et au développement de la démocratie ont fortement déçu.
Edmond Mulet serine un air déjà connu. Sa dénonciation de la république des ONG est sans doute sévère, car, après tout, ces dernières font un travail nécessaire dans un pays où 30?% des fonctionnaires et des cadres étatiques ont péri dans le tremblement de terre de janvier dernier. Pourtant, nous aurions tort d'ignorer son constat. Le contexte est aujourd'hui différent d'il y a une décennie. La volonté internationale et l'aide financière sont présentes afin, non de tout changer, mais d'offrir un espoir aux Haïtiens. Quelque 10 milliards de dollars ont été promis pour la reconstruction, et un ancien président américain porte le flambeau de cet effort. Cela ne se représentera pas. D'où la nécessité de bien écouter Edmond Mulet et de réfléchir sérieusement à l'avenir de Haïti, avec les Haïtiens.
http://www.cyberpresse.ca/opinions/201010/07/01-4330460-haiti-la-republique-des-ong.php

mercredi 8 septembre 2010

La privatisation de l’occupation : Les mercenaires et les ONG (Counterpunch)

Par legrandsoir
le 04/09/2010 à 17:32, 

Yves ENGLER
Les fanatiques du libre marché soutiennent que le secteur privé peut presque tout faire mieux que les gouvernements. Les plus fanatiques ne tolèrent pas le "presque" et affirment que même la police et l’armée devraient être privatisées.
Le développement des compagnies privées de sécurité (PSC) est généralement considéré comme le résultat du succès des arguments des fanatiques du marché.
Ce qui est moins commenté c’est la croissance parallèle des organisations non-gouvernementales (ONG) qui oeuvrent pour le développement de la santé, de l’éducation et des services sociaux, spécialement dans le tiers-monde, services qui étaient auparavant offerts pas les institutions publiques.
De manière intéressante, au moins une personnalité interne a fait le lien entre les deux. James Fennel, conseiller de Armorgroup et ancien employé d’ONG, explique que ces organisations ont des trajectoires historiques similaires : "Le rôle croissant des entreprises commerciales de sécurité peut être considéré comme allant de pair avec le développement de la politique de la contribution technique des ONG dans les 20 dernières années pour apporter une aide officielle aux pays du sud et les assister dans leur développement."
En plus de racines idéologiques similaires, les PSC et les ONG ont souvent des liens plus directs. Récemment CARE, Save the Children, CARITAS et World Vision ont tous loué les services de firmes privées de sécurité (PSC) pour protéger leurs activités à l’étranger.
Inquiètes pour leur image, les ONG occidentales préfèrent dissimuler leurs liens avec les PSC mais un certain nombre d’études techniques les mettent en lumière. Une étude a montré que "toutes les organisations humanitaires importantes ( c’est à dire les agences humanitaires de l’ONU et les ONG les plus importantes) avaient employé des gardes armés au moins une fois et environ 22% des plus importantes organisations humanitaires ont reconnu avec utilisé les services d’entreprises de sécurité durant l’année précédente [2007]."
USAID (United States Agency of International Development) a demandé aux ONG qui étaient en mission en Irak de louer les services de gardes de sécurité privés. Corez Levine, conseiller en droits de l’homme, explique : "Mon organisation, un petite ONG qui travaille à restaurer la société civile n’a pas fait exception. Environ 40% de notre budget de 60 millions de dollars a été employé à protéger les 15 internationaux qui composent notre équipe. Notre entreprise de sécurité était sud-africaine."
CARE Etats-Unis a aussi employé d’anciens militaires sud-africains pour protéger ses opérations en Irak. Peter Singer, auteur du livre "Les guerriers privés : le développement de l’industrie militaire privée" décrit la militarisation du travail des ONG en Irak. "La mesure dans laquelle les choses ont changé est illustrée par une ONG humanitaire qui a loué les services d’une PMF (firme militaire privée) pour protéger ses installations et son personnel en signant un contrat qui comportait l’emploi de tireurs d’élite."
L’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan ont augmenté les liens entre les ONG et les PSC de manière significative. En 2006 Singer a écrit : "Les représentants de l’industrie estiment qu’environ 25% des entreprises "haut de gamme" qui fournissent des services armés et plus de 50% des firmes qui fournissent du soutien logistique ont travaillé pour des clients qui étaient dans l’humanitaire." ArmorGroup, MPRI, KROLL, Olive, Southern Cross, Triple Canopy et Blackwater ont tous apparemment travaillé pour des organisations humanitaires.
ArmorGroup est une des entreprises favorites des ONG. En 2002 ses client comprenaient UNICEF, CARE, CARITAS, et la Croix Rouge. ArmorGroup fait de la publicité auprès des ONG. Ils ont embauché un ancien responsable de CARE-Angleterre, James Fennel, et se présentent comme le leader de la corporation en ce qui concerne les standards éthiques. C’est peut-être vrai, mais la firme a pourtant été éclaboussé par quelques scandales. En août dernier, un de ses employés a tiré et tué deux collègues et blessé un interprète irakien. Avant d’être embauché par ArmorGroup, Danny Fitzsimons a eu quelques accrochages avec la loi en Grande Bretagne et a été licencié par une autre PSC pour instabilité de caractère. Corporate Mercenaries fait état d’un autre scandale : "Defense System Colombia (DSC), un organe subsidiaire de DSL (maintenant ArmorGroup), a été soupçonné de fournir des informations secrètes détaillées à la célèbre XVIième Brigade de l’armée colombienne pour identifier des groupes opposés à [la compagnie pétrolière] BP présents dans la région de Casanare. Ces fuites semblent avoir eu une incidence sur des exécutions et des disparitions."
Southern Cross est une autre PSC qui travaille pour des agences humanitaires et qui se dépeint comme une entreprise aux aspirations morales. Mais elle a aussi un passé trouble. Southern Cross a été fondée dans la Sierra Leone en 1999 par Cobus Classsens un officier d’Executive Outcomes qui fut créé par les anciennes Forces Spéciales de l’Afrique du Sud de l’apartheid.
Avant d’être démantelé Executive Outcomes incarnait tout ce qu’il y a de pire dans les entreprises de sécurité privées. Aujourd’hui, c’est Xième Service, auparavant Blackwater, qui détient ce sinistre record tout en ayant des liens propres (ce n’est pas un jeu de mot ! NdT) avec des ONG. Un rapport de 2006 de Humanitarian Policy Group affirme que Blackwater est employé par des groupes humanitaires et en février dernier, Bashir Bilour, le ministre de la province de la frontière nord-ouest du Pakistan (NWFP) a reconnu que "Blackwater se trouve au Pakistan et opère dans la NWFP ainsi que dans d’autres secteurs". Selon Bilour "Blackwater avait été engagé pour garder le personnel du consulat et les employés d’ONG étrangères."
Un groupe qui prétend avoir des objectifs "humanitaires" ou de "développement" ne devrait évidemment jamais embaucher Blackwater mais comment définir une limite à ne pas franchir ?
Embaucher même la plus morale des PSC pose déjà tout une série de problèmes éthiques.
En louant les services des PSC, les organisations humanitaires concourent-elles au boom que connaissent les compagnies privées de sécurité ? Les PSC aiment le plus souvent faire état de leurs liens avec les ONG car elles croient que cela aide à "légitimer leur activité commerciale".
Koenraad Van Brabant pose une question plus importante. En embauchant des PSC les ONG "contribuent-elles à augmenter la sécurité publique dans son ensemble" ou "cautionnent-elles une privatisation de la sécurité qui permet à ceux qui en ont les moyens de vivre en sécurité pendant que les autres vivent dans la peur" ? Le personnel des ONG a sûrement les moyens de se payer des services de sécurité mais ce n’est pas un luxe que la plupart des gens peuvent se permettre.
Dépendantes des contrats des gouvernement occidentaux, les ONG suivent souvent les militaires dans les zones de guerre. Ce qui fait qu’elles sont souvent perçues comme les agents hostiles d’un pouvoir occupant. Et en conséquence elles ont besoin de services de sécurité.
Est-il si surprenant que les ONG qui fournissent les services que les institutions publiques offraient auparavant se tournent vers les firmes privées de sécurité qui font exactement la même chose ?
Yves Engler
Yves Engler est le co-auteur de "Canada et Haïti : la guerre contre la majorité pauvre". Son livre le plus récent est "Canada et Israël : construire l’apartheid". Pour plus d’information visitez son site Web : yvesengler.com
pour consulter l’original : http://www.counterpunch.org/engler0...
Traduction : D. Muselet pour le Grand Soir
URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/La-privatisation-de-l-occupation-Les-mercenaires-et-les-ONG-Counterpunch.html

vendredi 14 mai 2010

Le PAM lance un nouvel appel à l'aide pour Haïti

La directrice du Programme alimentaire mondial (PAM) Josette Sheeran a appelé la communauté internationale à maintenir la solidarité avec le peuple haïtien. Au terme d'une visite de 48 heures, Mme Sheeran a soutenu qu'Haïti n'est pas encore sorti de la période de crise. " Nous devons nous préparer pour la saison des pluies et les ouragans", a-t-elle martelé.
Elle a révélé que le PAM avait pré positionné de la nourriture et du matériel d'urgence dans plusieurs régions dans le but de venir en aide aux Haïtiens les plus exposés aux catastrophes naturelles.

Mme Sheeran a fait part des difficultés rencontrées dans l'effort humanitaire. «Nous avons réalisé que les urgences aujourd'hui sont très complexes, en fait les plus complexes que nous ayons jamais expérimentées», a-t-elle précisé.

Mme Sheeran en compagnie de la pop star Christina Aguilera a visité une cantine scolaire à Port-au-Prince. Christina Aguilera avait participé récemment à un télé ton de MTV qui avait permis de collecter plus de 60 millions de dollars en faveur d'Haïti.

La directrice du PAM s'était également rendue dans des villes de province.

LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17719

lundi 29 mars 2010

Haïti: «La République des ONG»

Depuis les années 1990, la communauté des donateurs a eu tendance à intervenir directement auprès d'une myriade d'ONG (haïtiennes et internationales) afin d'éviter la corruption et l'inefficacité des institutions gouvernementales. On estime aujourd'hui, le nombre d'ONG en Haïti, à plus de 10,000. La situation post-séisme a vu l'apparition de centaines de nouveaux intervenants. Cette multiplication effrénée, même si elle se justifie dans l'urgence du séisme, porte préjudice aux capacités de l'État.
Trop ONG ciblent mal leurs interventions et se concentrent sur les villes plutôt que sur les zones rurales. L'aide apportée aux ONG se traduit généralement sous la forme de petits projets soutenant des écoles ou des cliniques. Toutefois, ces projets se sont trop souvent révélés désorganisés, incohérents et en contradiction avec les priorités de développement au niveau national. La coordination que nous voyons aujourd'hui dans le pays est focalisée pour l'essentielle, aux actions d'urgence post-séisme et concerne les acteurs majeures.

Les moyens financier du gouvernement ne permettant pas de fournir les services requis, il leur est difficile de développer leurs propres capacités et les rares services qu'il parvient à proposer sont souvent de piètre qualité ou inusffisant. Toutefois, l'émergence d'un État haïtien efficace et responsable, dépendra de la volonté des Haïtiens de voir l'État prendre en charge des services de base comme entres autres: l'éducation et l'accès à l'eau potable.

L'État, les ONG et la population doivent travailler ensemble pour garantir la mise en place et la prestation de services de qualité basés sur l'équité et répondant à des priorités définies en commun. Il est temps, pour Haïti, d'envisager l'avenir et le passage d'une République d'ONG» à celle d'un État efficace.

N/ Radio Métropole Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17348

vendredi 26 mars 2010

La langue fourchue du FMI

Après la décision de la BID, à Cancun au Mexique, d'effacer la dette d'Haïti pour un montant de 479 millions, décision qui suivait celle du Vénézuela du 26 janvier dernier concernant l'annulation d'une créance d'Haïti d'un montant de 295 millions. Il semble d'après le CNCD-11.11.11 organisme qui regroupe environ 70 ONG de développement engagées dans la solidarité internationale, que tous les créancier d'Haïti ne font pas preuve d'un même élan de solidarité et de générosité.
Les actions du CNCD-11.11.11 visent à la fois le renforcement de la prise de conscience des causes réelles du mal développement et le rappel aux instances politiques nationales et internationales de leurs responsabilités en matière de coopération au développement et de solidarité internationale.
C'est dans ce cadre que le CNCD interpelle le Fonds Monétaires International (FMI) qui détient une créance d'Haïti de plus de 165 millions de dollars, afin que son directeur, Dominique Strauss-Kahn, qui avait, après le séisme, appelé à l'annulation de la dette haïtienne, de passer de la parole aux actes. Rappelant que le 14 janvier dernier, le FMI avait déclarer que le financement d'urgence (100 millions de dollars) accordé à Haïti, prendrait la forme d'une augmentation des ressources accordées par le FMI dans le cadre de l'accord en vigueur avec Haïti au titre de la Facilité élargie de crédit, il s'agit donc d'une dette supplémentaire pour Haïti.
Face aux défis colossaux de la reconstruction d'Haïti, le CNCD-11.11.11 appelle donc le FMI à passer des paroles aux actes, en procédant à l'annulation totale des créances d'Haïti, dans la perspective de la conférence internationale des pays donateurs pour Haïti, qui aura lieu le 31 mars aux Nations Unies. Le CNCD précise en outre, qu'il est important que les financements pour la reconstruction d'Haïti soient fait sur une base de dons et non de prêts, afin d'éviter un nouveau cycle d'endettement d'Haïti.
N / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17323

mardi 23 mars 2010

Distribution de l'aide alimentaire :L'oxfam change sa structure

L'organisation Internationale Oxfam annonce, que désormais, les provisions alimentaires qu'elle distribuera proviendront de la production locale des agriculteurs haïtiens.
Selon Philippe Mathieu, Représentant Oxfam, en Haïti, lorsque l'organisation achète de la nourriture provenant du jardin des paysans, tout en maintenant les prix, elle renforce leur capacité à faire face au flux de déplacés qui se sont repliés vers les zones rurales. Les paysans, également victimes du tremblement de terre, sont du même coup soutenu et bénéficient d' une aide, mais sous une autre forme.
L'Oxfam fait remarquer que par ce mécanisme, elle s'assure que l'aide alimentaire internationale ne fait pas obstacle à la relance de la production locale.
Ce programme d'appui à la relance de la production agricole et à l'accroissement de la sécurité alimentaire est financé par Oxfam et par l'Agence Canadienne de Développement International (ACDI). Les cultivateurs, qui y participent en fournissant les denrées ont été sélectionnés.
« A travers ce projet, Oxfam de concert avec ses partenaires, fournit des outils, des semences et des engrais aux agriculteurs des six départements incorporés dans le programme. Les cultivateurs suivent également des sessions de formation, ce qui les aide à augmenter leur production et de la vendre à Oxfam afin de la redistribuer aux populations affectées par le séisme », indique un communiqué rendu public ce lundi par les responsables de l'Oxfam.
Ceci fait suite aux recommandations faites par le ministre haïtien de l'agriculture Joanas Gué, qui avait plaidé en faveur d'une réorientation de l'aide alimentaire destinée aux victimes du 12 janvier.
Par ailleurs l'organisation a fait savoir qu'elle déjà procédé à la distribution de 10 mille kits alimentaires, depuis la catastrophe du 12 janvier.
Cette distribution a été réalisée dans la région métropolitaine, de Port-au-Prince et au niveau de certaines villes de province
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17294