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samedi 29 mai 2010

Russie: la «gay pride» a duré moins de cinq minutes

Publié le 29 mai 2010.
Amélie Herenstein, Agence France-Presse, Moscou.-
Défiant des autorités hostiles, des militants de la cause homosexuelle ont réussi samedi pour la première fois à organiser brièvement et sans accroc une «gay pride» dans Moscou, au terme d'une insolente partie de cache-cache avec la police anti-émeute et grâce à une logistique «paramilitaire».
Pour cette cinquième «gay pride» dans la capitale russe, interdite comme les précédentes par un maire ouvertement homophobe, les défenseurs des droits des homosexuels étaient déterminés à éviter la confrontation, ainsi que les arrestations et les coups qui ont coutume de l'accompagner.
Annoncée de longue date, la journée avait pourtant mal commencé: vers 10h00, heure locale (04h00, heure de Montréal) les abords de la station de métro où le rendez-vous avait discrètement été donné aux journalistes grouillaient déjà de policiers anti-émeute prêts à en découdre. En revanche, aucun militant gai n'était en vue.
Forts de leur expérience, les organisateurs ont par la suite fait savoir qu'ils n'avaient jamais envisagé de mener l'action à cet endroit. Mais ils ont aussi reconnu ne pas avoir prévu que le jeu de cache-cache qui s'en est suivi occuperait militants, policiers et journalistes pendant toute la matinée, pour se solder par une «gay pride» d'à peine cinq minutes...
Nécessité fait loi, ont-ils expliqué en substance: «Les années précédentes, (la police) avait réussi à nous pister. (...) On joue au chat et à la souris mais nous, nous sommes agiles comme des souris et malins comme des chats», s'amuse Louis-Georges Tin, un militant français venu spécialement à Moscou pour soutenir la cause homosexuelle.
«C'est paradoxal: pour un événement pacifique, nous sommes obligés d'avoir une organisation paramilitaire», souligne-t-il.
De fait, nombre de journalistes venus couvrir l'événement ont été déconcertés par le jeu de piste dans lequel ils se sont retrouvés embarqués et qui les a entraînés successivement sur un parking de supermarché en banlieue, puis dans un long trajet en minibus sur le périphérique extérieur avant enfin de revenir au centre-ville, où la parade s'est finalement déroulée près de la gare de Belorouskaïa.
Cependant, les militants qui les menaient ont entretenu un savant mystère sur la suite des opérations. L'équipée a cependant été pimentée par l'apparition, à deux reprises, du principal organisateur de la parade, Nikolaï Alexeïev, juché sur une moto dont le conducteur portait un masque et avait retourné la plaque d'immatriculation.
Il s'est excusé pour les conditions singulières dans lesquelles se déroulait la parade, rendue, selon lui, nécessaires par l'interdit abusif des autorités et la nécessité de protéger les militants: «Nous voulons crier nos slogans, nous ne voulons pas juste montrer une bagarre de plus dans le centre de Moscou», a-t-il lancé sur le parking, avant de sauter à nouveau sur sa moto.
Après environ quatre heures de partie de cache-cache, les journalistes ont finalement pu gagner au pas de gymnastique le lieu de la «gay pride», somme toute assez modeste: une trentaine de jeunes militants au pas de course qui portaient un long drapeau aux couleurs de l'arc-en-ciel et scandaient des slogans.
Mais à peine au bout de quelques minutes et de 200 mètres de parcours, l'«opération commando» a été déclarée terminée. Les militants ont replié à la hâte leur drapeau avant de disparaître dans la nature. Ils ont gagné la partie de cache-cache: la police n'est arrivée sur place que dix minutes plus tard et aucune arrestation n'a eu lieu.

vendredi 28 août 2009

Haïti parmi les pays les Moins optimistes du monde.

Une enquête de Gallup, réalisée par l’université de Kansas situe les dominicains parmi les plus optimistes.
La République Dominicaine figure sur la carte des pays les plus optimistes du monde selon une enquête appliquée par l’agence Gallup pour l’Université de Kansas, Etats-Unis.
L’étude, publiée par le journal digital Europa Press, de Madrid, établit que « malgré les pénuries que génèrent la crise économique mondiale, des guerres de la faim, de la nouvelle épidémie de grippe, une nouvelle enquête réalisée par l’université de Kansas et l’entreprise Demoscopia Gallup conclut que les êtres humains sont naturellement optimistes ».
L’étude affirme que les espagnols se trouvent en tête de liste dans cette perception.
Les pays avec les plus hauts niveaux d’optimisme sont l’Irlande, Brésil, Danemark et nouvelle Zélande.
La carte identifie seulement ces pays comme ceux qui présentent un ton plus clair sur les graphiques, mais numériquement elle n’établit pas la position occupée par chacun des pays.
L’étude de Gallup, présenté cette fin de semaine au cours de la réunion annuelle de l’Association pour la science psychologique de San Francisco, a rencontré que le pessimisme est une condition humaine universelle et qu’il ne connait pas de frontières.
Les données de l’enquête Gallup ont permis cette conclusion, avec plus de 150.000 participants adultes de 140 pays qui ont été questionnés, représentatifs de 95% de la population du globe.
Elle exprime que 85% des personnes questionnés dans le monde sont convaincus du fait que les prochaines cinq années seront meilleures pour le monde dans son ensemble en comparaison avec la situation actuelle, le 95% espère que sa propre vie soit aussi bonne ou meilleure pour ce même lapse de temps, selon les résultats.
Elle explique qu’avec un ton verdâtre apparaissent sur la carte les pays situés dans cette tranche d’optimisme.
Par pays, le niveau d’optimisme le plus élevé se trouve en Irlanda, Brésil, Danemark et Nouvelle Zélande, et apparaissent aussi autres pays comme Espagne ou les Etats Unis, le Canadá ou les pays nordiques. Avec le moindre niveau d’optimisme se trouvent bon nombre des pays d’Afrique, du Moyen-Orient, de l’Europe de l’Est en particulier le Zimbabwe, l’Egypte, Haïti y Bulgarie.
IL faut noter le contraste entre le haut niveau d’optimisme espagnol comparé au très bas niveau de ses voisins péninsulaires, des portugais.
« Ces résultats fournissent une évidence globale de que l’optimisme est un phénomène universel », a déclaré Mattew Gallagher, spécialiste de l’Université de Kansas et responsable de l’étude.
Selon lui, des facteurs démographiques (comme l’âge, le niveau de revenu) ont une influence relative au niveau individuel de l’optimisme.
Le 6 juillet de cette année, ce journal publia une information ou un travail similaire situait la République Dominicaine entre les pays les plus heureux.
La publication a soulevé un large débat.
Ecrit par: JOSE MIGUEL MONTERO (J.montero@elnacional.com.do)
http://www.elnacional.com.do/nacional/2009/8/26/24844/RD-entre-paises-mas-optimistas-del-mundo
Traduction Decky Lakyel

dimanche 10 mai 2009

Esclavage : Bordeaux se penche sur son histoire

Esclavage : Bordeaux se penche sur son histoire
Eric Biétry-Rivierre
09/05/2009
Michèle Alliot-Marie, Christine Albanel et Yves Jégo inaugurent dimanche avec Alain Juppé un espace permanent consacré à la traite négrière au Musée d'Aquitaine.
Les navires s'appelaient le Liberté, l'Heureux, le Confiance ou encore Conduite de Dieu. Il n'y avait aucune ironie dans leur nom : aux XVIIe et XVIIIe siècles, la traite des Noirs allait de soi, à Bordeaux comme dans tous les ports d'Europe de l'Ouest. Depuis une dizaine d'années, la Ville ausculte ce passé et dimanche, pour la troisième Journée annuelle de la commémoration nationale de l'abolition de l'esclavage, le 10 mai, un espace permanent consacré à la traite négrière sera inauguré au Musée d'Aquitaine. Ce sera le deuxième en France après celui de Nantes.
Quatre sections, riches d'un fonds de gravures mais aussi d'éléments d'architecture monumentale, d'objets issus des civilisations précolombiennes ou d'Afrique, de maquettes, de cartes et de films structurent ce parcours de 750 m². Priorité y est donnée à l'exposé rigoureux des faits. On rappelle qu'entre la fin du XVe et celle du XIXe, environ 50 millions d'Africains, hommes, femmes et enfants, furent enlevés de leur village et que 12,5 millions vécurent suffisamment longtemps pour entamer la traversée de l'Atlantique, dans des navires armés par des Européens.
Repentance ? Alain Juppé parle de «politique de la juste mémoire». L'exposition entend simplement aider à comprendre. En récusant tout anachronisme culpabilisateur.
Entrons. Un morceau du piédestal de la monumentale statue équestre de Louis XV, érigée en 1743 à Bordeaux et détruite à la Révolution, s'impose au visiteur. On y remarque l'évocation du Nouveau Monde par la représentation d'une coiffe de plumes et d'un carquois d'Indien. Les «Sauvages» sont ici honorés comme des vaincus classiques, comme Vercingétorix pour César.
Achetés déjà privés de leur liberté, principalement sur les côtes du centre-ouest du continent noir, les Africains vont remplacer dans les champs et les mines d'Amérique les Précolombiens, disparus à 95 %. S'ils ont survécu à six mois de cale, durée moyenne d'un voyage du sud vers le nord puis de l'est vers l'ouest.
Domestiques ou nourrices
Les très rares chanceux (4 000 au XVIIIe) que l'on débarque à Bordeaux servent de domestiques ou de nourrices aux familles riches. Ils sont portraitisés aux côtés de leurs maîtres, parfois encore avec leur collier de servitude alors que l'esclavage est en principe interdit en France depuis Louis X le Hutin et son édit de 1315. Non loin du buste en marbre de Montesquieu, ces tableaux soulignent le manque de portée de l'ironie anti-esclavagiste présente dans De l'Esprit des lois.
Toutefois, les Lumières gagnent vite du terrain et les abolitionnistes abondent en Gironde. Bordeaux ne sera jamais la capitale du commerce triangulaire, contrairement à Nantes. Mieux : au XVIIIe, la traite ne représentera que 4,4 % de son activité commerciale. Mais elle devra amplement sa prospérité à la production des colonies, et donc indirectement à l'exploitation forcée de l'homme par l'homme.
http://www.lefigaro.fr/politique/2009/05/09/01002-20090509ARTFIG00410-esclavage-bordeaux-se-penche-sur-son-histoire-.php

vendredi 9 novembre 2007

DÉMOCRATIE • Washington aime les "bons" dictateurs

La condamnation américaine de l'action de Pervez Musharraf, extrêmement modérée, reflète l'ambivalence du combat de l'administration Bush pour la démocratie, estime le quotidien indien The Asian Age.

Rompant le silence sur l'imposition de l'état d'urgence au Pakistan et la répression brutale déclenchée par le général Pervez Musharraf contre les juges, les avocats, les défenseurs des droits de l'homme et les journalistes, le président des Etats-Unis George Bush a déclaré qu'il attendait de son allié qu'il se débarrasse de son uniforme et qu'il organise des élections "dès que possible". De la part du champion autoproclamé de la démocratie, le monde aurait espéré une réaction nettement plus vigoureuse. Après le 11 septembre, quand Bush a lancé une guerre planétaire contre le terrorisme, n'avait-il pas également juré de répandre la démocratie en Asie du Sud [notamment en Afghanistan et au Pakistan] ?
Concernant l'Irak, la logique sous-jacente à l'invasion est passée de la simple élimination d'armes de destruction massive à la mission, plus noble, d'apporter "la liberté et la démocratie" au peuple irakien. Le président Bush et ses conseillers néoconservateurs ont répété sur tous les tons que le fondamentalisme, l'intolérance et le terrorisme, fléaux des nations d'Asie du Sud, avaient pour principale origine l'absence de démocratie dans cette région. Mais, au cours des cinq dernières années, il est devenu de plus en plus manifeste que l'engagement du président Bush envers la démocratie est sélectif, pour ne pas dire factice.
Il y a quelques années, il avait proclamé que la démocratie était "la seule voie vers l'indépendance, la dignité et le progrès". Mais quand, en janvier 2006, à l'occasion d'élections justes et libres, le Hamas a remporté une victoire écrasante, il a refusé de reconnaître le gouvernement palestinien élu démocratiquement. Il avait de même rejeté la victoire du Hezbollah au Liban en 2005. En dépit de sa résolution rhétorique en faveur de la démocratie, l'histoire récente montre que le président américain n'a aucun mal à traiter avec des dirigeants autoritaires.

Bush comme ses prédécesseurs chouchoutent le président Hosni Moubarak, bien qu'il règne d'une main de fer sur l'Egypte depuis vingt-cinq ans. Comme Moubarak, Pervez Musharraf est un dictateur favorisé par le gouvernement américain. Le président pakistanais savait qu'il pourrait [faire accepter] sa répression militaire – sinon, il n'aurait pas osé prendre ces mesures. Conformément à ce qu'il espérait, le président Bush et Condoleezza Rice n'ont que timidement réagi à la proclamation de l'état d'urgence – sans, par exemple, annoncer un gel de l'aide américaine à Islamabad [estimée à plus de 10 milliards de dollars depuis 2001]. Le gouvernement Bush a tant investi dans le général Musharraf qu'il ne peut se retourner contre lui. Il voit en lui un allié indispensable dans sa guerre contre le terrorisme, en particulier en Afghanistan.
Editorial
The Asian Age
Sources : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=79586

mardi 26 juin 2007

Exposition sur l'universalité de la Révolution haïtienne

Une exposition de panneaux historiques retraçant les différentes étapes de la Révolution ayant conduit à l'indépendance d'Haïti en 1804 est en cours à l'ambassade d'Haïti à Ottawa.

Le lancement de l'activité a été marqué par une conférence de Frantz Voltaire, en présence de représentants de l'Espagne, de la République dominicaine, de la Syrie, du Venezuela, du Bénin, du Panama, de l'Indonésie et du Costa Rica et des communautés haïtiennes d'Ottawa et de Montréal.

Le début d'une série...
Le professeur Voltaire était appelé à traiter des incidences de la Révolution haïtienne sur l'émancipation des populations noires dans les Amériques. Celui-ci soutient que l'indépendance d'Haïti est un moment clé dans l'histoire universelle, car cela a amené des changements, entre autres, en Amérique latine. Dans ce moment historique, on peut également trouver les fondements des problèmes actuels du pays, ajoute-t-il, en espérant pouvoir porter le public à comprendre.
La présence de diplomates à la cérémonie du 7 juin 2007 se voulait un soutien à la cause haïtienne. Le ministre consul du Costa Rica, Lina Agoy, fait valoir qu'il est important de se référer à l'histoire d'autant qu'Haïti est en transition. Ainsi, selon elle, il est du devoir de l'Amérique latine de soutenir les Haïtiens.

Même son de cloche de la chargée d'affaires du Bénin. Awahou Labouda rappelle que la plupart des Haïtiens sont originaires du Bénin et qu'il est donc approprié de soutenir les «cousins d'Amérique».
Le chef de la Mission d'Haïti au Canada, Nathalie Gissel-Ménos, explique que l'exposition "La Marche vers la Liberté" et la conférence du jour font écho aux cris de la gouverneure générale, Michaëlle Jean, contre l'inégalité et le racisme. Celle-ci rappelle qu'au moment où l'on célèbre le 150e anniversaire de l'abolition de l'esclavage, Haïti est incontournable puisqu'il s'agit de la seule révolution d'esclaves ayant conduit à un pays.

Mme Ménos annonce le début d'une série d'activités portant sur les relations entre Haïti et le Canada et l'implication de la communauté haïtienne d'Ottawa.
Louis-Marie Achille
ExpresseOtawa.ca
Le 22 juin 2007
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45229&PubDate=2007-06-25

mardi 19 juin 2007

La violence et l'instabilité menacent l'Afrique sub-saharienne, selon une étude --par Barry Schweid... La violence n'est pas haïtienne


WASHINGTON (AP) -- Sur la liste des pays les moins stables du monde, l'Afrique sub-saharienne rafle les premières places: le Soudan, la Somalie et six autres Etats du continent figurent parmi les dix pays les plus vulnérables à la violence et où la situation est le plus susceptible de se dégrader, selon un rapport rendu public lundi.
Juste devant l'Irak, c'est le Soudan, en raison de la violence au Darfour, qui arrive en tête du classement des «Etats en faillite» dressé par le magazine «Foreign Policy» et le Fonds pour la paix, une organisation non gouvernementale (ONG) active dans la résolution des conflits.
La crise au Darfour a aussi nettement contribué à dégrader la situation dans les pays voisins que sont le Tchad (5e de ce classement) et la République centrafricaine (10e), qui ont accueilli par des dizaines de milliers les réfugiés soudanais.
«Les Etats les moins forts de la planète ne sont pas seulement un danger pour eux-mêmes», explique la présidente du Fonds pour la paix Pauline Baker, «ils peuvent menacer les progrès et la stabilité d'autres pays», y compris à plusieurs milliers de kilomètres, quand, comme au Soudan, la violence a des répercussions sur le marché du pétrole ou entraîne une émigration importante.
Les cinq autres pays africains figurant en tête des moins stables sont la Somalie (3e), le Zimbabwe (4e), la Côte d'Ivoire (6e), la République démocratique du Congo (7e) et la Guinée (9e).
L'Irak (2e) et l'Afghanistan (8e) sont, parmi les dix pays les moins stables, les deux seuls à ne pas être africains. Selon le rapport, leur présence prouve qu'il peut être inutile de dépenser des milliards de dollars pour l'aide humanitaire ou pour des opérations militaires en l'absence d'un gouvernement efficace, de dirigeants qui inspirent la confiance et de projets réalistes pour assurer la paix et le développement économique.
Le pays qui a connu la meilleure progression est le Liberia, en grande partie grâce à la stabilité apportée par l'élection d'Ellen Johnson-Sirleaf à la présidence en 2005. Après plus d'une décennie de guerre civile qui a fait plus de 200.000 morts, le pays connaît une croissance économique de 7% et a démantelé ses milices armées. Il reste toutefois à la 27e place sur 177.
La croissance économique chinoise et une accalmie en Tchétchénie permettent à la Chine et à la Russie de sortir du groupe des 60 pays les moins stables pour atteindre la 62e place ex-aequo.
La France se trouve elle à la 157e place, derrière les Etats-Unis (160) et la Suède, la Finlande et la Norvège, les trois pays les mieux classés. Le classement, qui prend en compte douze critères sociaux, économiques et politiques, a été établi à partir de 12.000 sources d'information. AP
Sur Internet:
Foreign Policy: www.foreignpolicy.com
Fonds pour la paix: www.fundforpeace.org

mercredi 6 juin 2007

L’Organisation des Etats Américains ferme la 37 ème assemblée générale sans faire allusion au cas de la RCTV.

PANAMA. La OEA a clausuré hier son XXXVII assemblée générale en supportant la liberté d’expression au niveau de l’hémisphère, mais sans prendre partie autour du sujet de la Radio Caracas Television, ce qui pourrait être considéré comme une victoire du Vénézuela sur les Etats-Unis.

La négation officielle à renouveler la fréquence ouverte de RCTV de la part du président venezuelien Chavez a incendié le rendez-vous continental, mais l’affaire n’est mentionné à la fin dans aucun document, restant dans l’air pour le moment la sollicitude formulée lundi par la secrétaire d’Etat Américain, Condoleezza Rice, qui voudrait que l’OEA envoie une mission a Caracas pour reconnaître les circonstances de la fermeture de la chaîne de télévision privée qui a provoquée des protestations d’étudiants dans cette nation.
« Antidémocratique »
Rice a dit que le cas de RCTV reste la mesure antidémocratique la plus drastique jamais adoptée par le Président CHAVEZ jusqu’à présent, ce qui fut réfuté catégoriquement par le chancelier vénézuélien Nicolas Maduro qui accusa Washington d’ingérence dans les affaires souveraines du Vénézuela et d’impulser un nouveau plan de destabilisation pour se défaire le chef d’Etat qui se bat pour un nouveau socialisme.
S’il s’agit de polémique, Maduro a lancé plus de flèches empoisonnées et depuis plusieurs fronts à l’administration de George Bush, qu’il accuse de violations des droits humains dans les prisons de Guantanamo et au niveau de la frontière partagée avec le Mexique.
En ce qui concerne le sujet central de l’assemblée générale » Energie pour un développement durable », les chanceliers américains ont adopté un consensus sur une déclaration visant à rechercher des ressources énergétiques « propres » et aussi pour reconnaître « le potentiel » des biocombustibles tel que l’éthanol dont les Brésil et es Etats-Unis représentent les plus grands producteurs.
Il arrive qu’une bonne partie de l’hémisphère souffre à cause des prix élevés du pétrole au niveau international.
Mais encore plus que l’énergie, ce qui a animé l’assemblée a été le débat sur la liberté d’expression, après l’objection de Hugo Chavez à continuer à renouveler la licence de RCTV. La délégation diplomatique vénézuelienne a défendu à cape et épée au panama la mesure comme un droit légitime et souverain.
Le Vénézuela a impulsé, en outre, 12 des 81 résolutions approuvées en assemblée, une d’entre elles sur « le droit à la liberté de pensée et d’expression et l’importance des moyens de communication »
“ La sollicitude des Etats-Unis n’a trouvé aucun support” a assuré l’ambassadeur du Venezuela devant l’OEA, Jorge Valero. Les Etats –Unis est resté isolé. En d’autres termes l’intention d’intervenir dans les affaires internes et convertir le thème de RCTV en élément de l’agenda fut rejeté et ce que nous avons écouté ont été des opinions et des points de vue allant dans le sens du respect de la juridiction interne des pays.

LE chancelier Bolivien David Choquehuanca, dont le gouvernement est un grand allié de Chavez, a dit que RCTV n’était pas inclus dans l’agenda et je considère que ce n’est point pertinent comme la ramené Madame Rice. Je ne voterais pas dans le cas ou il faudrait envoyer une mission au Vénézuela ».


Maduro a suggéré un peu avant à l’OEA qu’au lieu de nommer un mission pour vérifier le cas de RCTV, de la diriger plutôt vers Guantanamo et qu’on ’puisse voir combien de prisonniers il y a là-bas ou d’aller à la frontière avec le Mexique, s’ils veulent pour de bon réviser les droits humains et voir comment on se donne à la chasse des immigrants » a signalé Maduro lors d’une conférence de presse accordée pendant la visite des locaux de la fondation Omar Torrijos.

Le sujet de la liberté d’expression a troublé la discussion sur les sujets traitant de l’énergie durant laquelle il y eut quelques divergences d’opinion à cause des réserves des pays tels que le Nicaragua, la Bolivie, et le Vénézuela de parrainer l’idée de la production de combustibles à partir de sources agricoles.

« Les pays en voies de développement nous ne pouvons pas nous convertir en producteurs exclusifs de matière première destinées à la fabrication de l’éthanol, en utilisant toutes nos terres pour la production de canne à sucre », a souligné le chancelier de Nicaragua, Samuel Santos.
Santos a soutenu que la réponse pour affronter la crise énergétique se trouve dans le développement de sources comme la géothermie, l’hydroélectrique, plantes éoliennes et les biomasses.

Fidel Castro affirme à la televisión qua sa santé n’est pas un secret d’état.

La Havane.- Au milieu d’une expectative généralisée, le convalescent chef d’Etat Fidel Castro, âgé de 80 ans et après plusieurs interventions intestinales, est apparu hier mardi à la télévision cubaine assurant que sa santé n’est pas un secret d’Etat.

Depuis juillet dernier, le président a délégué le pouvoir à son frère Raul Castro et plus jamais il n’a été revu en public ; surtout des images publiées à la fin de l’année dernière l’ont montré très amaigri et défiguré.

Vêtu d’une tenue de sport, la barbe de toujours, soignée à souhait, Castro a parlé pendant une heure avec Randy Alonso, le présentateur de « Table Ronde », une émission télévisée quotidienne qui se prête à des prises de position officielles autour des sujets d’actualité.

De façon calme et d’une voix pausée, le leader fit de larges commentaires sur la visite du dirigeant suprême vietnamien Nong Duc Manh, avec lequel il s’est entretenu la fin de la semaine écoulée ; tandis qu’il louait le développement atteint par le pays asiatique, avec lequel il partage le modèle communiste sans l’ouverture du marché.

Sujets autour de l’environnement

Il a fait de même quelques déclarations sur les thèmes écologiques et d’intérêt mondial, mais n’a rien dit sur la politique domestique de l’île, une vraie constante dans ses dernières colonnes d’opinion publiées dans les médias de l’île. Seulement à la fin de l’entrevue qui a été enregistrée le lundi et annoncée la nuit de ce même jour générant une grande expectative tant au niveau de l’île qu’à l’extérieur, Castro a fait référence de façon brève de son état de santé.

« Je le dis à mes compatriotes que je suis entrain de faire ce qu’il me convient de faire maintenant… il n’y a aucun secret » a déclaré Castro qui a en outre insisté sur le fait qu’aujourd’hui, tenant compte du niveau technologique de la communication ( !) des services d’intelligence, il est difficile de cacher quoique ce soit sur une personne ou sur un chef d’Etat.

« Il n’y a pas de secret, ils en savent plus que quatre vérités », a ajouté Castro cette fois ciblant les Etats-Unis, dont les fonctionnaires n’ont pas caché qu’ils suivent de près l’état de santé de son rival de 4 décennies après lui avoir pronostiqué une mort rapide en supposant qu’il souffrait d’un cancer en phase terminale.

Article original en Espagnol paru dans l’édition digitale du journal dominicain EL listin Diario http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=15641, traduit en français par Thom Gato pour HAITI RECTO VERSO (http://haitirectoverso.blogspot.com)