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samedi 9 février 2008

Tous les coqs du sénateur de Barahona tués pour prévenir la grippe avaiaire

BARAHONA. - Tous les coqs, poules, poussins et oeufs de la ferme du sénateur du Parti Réformiste Social Chrétien (PRSC), docteur Noé Steling Vásquez dans cette ville, ont été éliminés ce jeudi, après avoir détecté que certains auraient la grippe aviaire.
Une commission du Secrétariat d'Agriculture de Saint-Domingue, s'est présentée à la ferme du législateur situé derrière le restaurant la Côte Sud et a procédé à l'élimination de 176 coqs de combat.
De même, les membres de cette commission en utilisant une chambre à gaz installée dans la partie arrière d'une camionnette, a éliminé postérieurement quelques 66 poules et des dizaines œufs et poussins, pour les incinérer.
Après le décès les coqs, de poules et de poussins, les membres de la commission, protégés avec des masques et d'autres vêtements, les ont introduits dans des sacs plastiques.
Quelque 20 employés du ministère de l'Agriculture ont saisi les aliments et les médicaments fournis aux animaux, dont l’intervention il a été effectuée sans la présence du congressiste de l’opposition.
De son côté, le docteur Steling Vásquez, bien qu'il ait regretté le fait, a reconnu que l'intérêt national primait sur le sien.
Au cours d’une entrevue par la voie téléphonique, le sénateur pour cette province a dit qu'il y a plusieurs semaines, une commission du ministère de l'Agriculture Santé Publique s'est présentée à la ferme et ont effectué des prises de sang sur les animaux. Deux semaines ensuite, nous recevons les nouvelles qu'un de nos coqs avait été retrouvé positif avec le virus, ce pourquoi à partir de ce moment, ils ont placé un militaire, pour garantir qu’il n'entrerait pas ni sortirait aucun autre animal de la ferme ", a-t-il déclaré.
Le docteur Sterling Vásquez a déclaré que la commission lui a a recommandé à d’adopter quelques mesures préventives, ce qu’il a accepté et a exécuté, « respectant la quarantaine, sans pouvoir emmener des coqs à l’arène, ce que nous avons respecté au pied de la lettre ».
« CE matin ils m'ont appelée à Saint-Domingue où ils m'ont notifiée qu’ils avaient décidé de sacrifier tous mes animaux, parce que comme on a détecté qu'il y avait un coq atteint, cela constitue un foyer », a-t-il signalé.
Le législateur a indiqué qu’il n'a pas opposé de résistance à la demande de la commission d'agriculture, à cause du danger de la maladie, et peu importe les pertes par le sacrifice de ces coqs de combat.
« J' ai sollicité qu’ils me disent que devais-je faire pour introduire à nouveau des coqs dans mon poulailler , ou si je ne pouvais plus jamais introduire d’animaux ici, ils m'ont informé que je devais appliquer un processus d'assainissement qui durerait 60 jours », il a souligné.
Le congressiste a dit qu’il se sent déprimé, puisque les combats de coqs sont son divertissement, et que chaque animal qui avait dans la ferme avait coûté au moins de 10 mille pesos, « mais l'intérêt national est au-dessus du sien ».
« Aparemment le virus est partout, parce qu’il y en a à Barahona, Santiago, Perdernales, San Juan, Higuey et autres peuples, il est logique que l’on prenne des mesures contre tout le monde, non d’individu en particulier, et personne ne doit s'y opposer » a-t-il souligné.
Le docteur Sterling Vásquez a dit qu'il ne pouvait pas immédiatement quantifier les pertes qu'il a eu , parce qu'à part du décès des animaux, il faut inclure les protéines, aliments, médicaments et autres facteurs de production qui étaient utilisés dans l’alimentation des coqs, des poules et des poussins
Autor: TEUDDY A. SANCHEZ
Source :
http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=89952
Traduction : HRV
Commentaires :
Que les autorités haïtiennes usent de beaucoup de prudence dans la gestion de ce dossier. En dehors de toutes les considérations hypocrites teintées de bonne volonté que feront nos voisins leurs seuls intérêts de limiteront toujours a vendre leurs produits au détriment de la santé des citoyens.
Les producteurs du secteur avicoles ont d’autant plus d’intérêt à écouler leurs produits sur le marché haïtien dans la mesure ou les dominicains commencent a ressentir la peur de consommer poulets et œufs.
Les autorités sortent n’importe quoi comme déclaration pour atténuer la rogne des éleveurs qui demandent et exigent des actions concrètes du gouvernement qui n’était pas prêt à faire ace à une crise si importante.
Les informations sont très discordantes. Le ministre de l’agriculture avait déclaré qu’il n’y avait pas de grippe aviaire en République Dominicaine. Il avait pris soin d’étiqueter la maladie comme « mosquillo » tandis que d’autres journaux montraient et publiaient des images de sacrifices d’animaux affectés.
Certains ont même avancé la maladie de Preval comme raison ayant retardé la reprise des importations.
Cet article montre bien que la grippe aviaire est bien réelle. Comme il est réel le risque de l’arrivée de cette maladie aux conséquences non encore connue sur l’humain.
Alors OJOS les fonctionnaires haïtiens ne vous laisser pas berner par les considérations intéressées de ce qui veulent vendre leurs poulets et leurs œufs !

Critique aux interdictions et les demandes de changements prennent force Cuba

LA HAVANE. AFP. La critique aux interdictions et réclame de changements au Cuba ont pris de la force à la veille veilles de l’installation du Parlement le 24 février, quand il définira le futur politique de Fidel Castro et définira la responsabilité de Raúl Castro de prendre des « grandes décisions ».
Dans La Havane circule cette semaine, de main en main et sur internet, une vidéo dans lequelle des étudiants de l'Université de Sciences Informatiques (UCI) interrogent le chef du Parlement, Ricardo Alarcón, sur les matières sensibles comme les restrictions pour voyager et être hébergé dans des hôtels réservés à des touristes étrangers.
Dans l'enregistrement, de deux heures, les jeunes, qui se déclarent révolutionnaires, critiquent aussi le manque de contact entre la direction du gouvernement et le peuple ; les limitations dans l'accès à internet et l'existence d'une double monnaie - le peso convertible et le peso cubain.
« pourquoi le peuple de Cuba ne dispose pas la possibilité viable d'aller à des hôtels ou de voyager à différents lieux du monde ? », Pourquoi le commerce intérieur (...) a migré au peso convertible quand nos travailleurs et paysans percevront leur salaire en monnaie nationale qui a 25 fois moins de pouvoir d'achat ? « a interrogé Eliécer Avila.
Un autre des jeunes, Alejandro Hernández, s’est demandé comment pouvoir exercer le « vote uni » (pour tous les candidats), auquel a convoqué le Gouvernement dans les élections parlementaires de du 20 janvier, s'il ne connaît pas ceux qui sont proposés.
« Fidel Lui-même, un homme d'une vision preclaire, que tous nous savons la vision qu'il a, - de cela ni en parler, il appelle à exercer le vote uni, et ce que se passe-t-il quand il appelle à exercer le vote uni et ta conscience t'incite à faire autre chose », s’est interrogé Rolando Pérez.
Après l'intervention des étudiants, Alarcón a rappelé aux jeunes les réalisations de la révolution durant 50 années, il leur a indiqué que dans le « monde réel » pas tous pouvaient voyager parce qu'on avait besoin des ressources, et que le sujet de la double monnaie est en étude a Cuba
Les réactions
La vidéo a causé diverses réactions entre les cubains. « Tout ce qu'ont dit ces garçons c'est ce qui circule dans les rues », a dit à l'AFP un mécanicien de 32 années, qu'il portait dans une mémoire flash l'enregistrement, qui a préféré ne pas donner son nom. « Moi ce que je veux savoir c’est ce qu'ils vont faire. Ce qui se dit dans les rues c’est qu’ils vont revoir la question de la monnaie, qu'ils vont autoriser l'achat de voitures, de maisons et enlever l'autorisation de sortie. Mais nous allons voir ", a commenté une ouvrière couturière de 56 années.
Les critiques coïncident avec les principales demandes mises sur la table dans un débat récent massif convoqué par Raúl, à la tête de Cuba depuis 18 mois suite à la maladie de Fidel son frère, pour parler avec « valeur » des problèmes du pays. Sur le ton de cette invitation, dans une réunion avec de hautes autorités du Ministère des Finances, des employés ont vivement protesté le fait que le gouvernement veuille percevoir des impôts allant de 10% à 50% aux cubains qui reçoivent des devises par leur travail dans des entreprises étrangères.
Selon l’écrivain Leonardo Padura « même si parfopis on n’en a pas l’impression, il y a des choses qui se bougent ». « Je crois que les réponses à ces questions qui sont formulées par 11 millions de cubains ne résistent pas à beaucoup de temps d'attente », il a jugé.
« J’espère que ceci est un processus de transition qui nous emmène vers des choses positives », a déclaré cette semaine le troubadour Silvio Rodriguez, voix emblématique de la révolution. Sources :
http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=141472
Traduction : HRV
Peu de ventes lors de la réouverture de marché située en face DAJABON. Le marché binational entre République dominicaine et Haïti a repris hier dans cette zone, avec 40 pour cent moins de transactions que d’habitude.
Les autorités municipales et les associations de producteurs avicoles de la région avaient décidé de fermer le marché lundi passé en guise de protestation à cause de l'interdiction du gouvernement haïtien à l'importation de produits avicoles dominicains.
L'apparition de deux cas de grippe aviaire dans le pays, au début du mois de décembre passé, a motivé la décision du gouvernement haïtien.
Le marché binational a commencé hier à 8:00 du matin et a pris fin à 5:00 de l'après-midi. Pendant son développement il a été inspecté par des agents Douaniers et des militaires de la Sécurité Frontalière (CESFRONT).
Le directeur d'Opérations du CESFRONT, le lieutenant colonel Rafaël Brea Cruz, a assuré que l'activité a été effectuée sans aucun contretemps. Les produits les plus exigés par les haïtiens ont été les pommes de terre, les mirlitons, carottes, choux pommés, farine de blé, détergents, pâtes, huiles comestibles, riz, haricots, produits lactés, matières plastiques, oignons et maïs.
Pour payer des dettes.
Un commerçant de l'Association de Vendeurs du Marché de Dajabón a dit que les ressources obtenues hier seront utilisées pour payer la dette contractée par le manque du marché lundi passé.
Seulement vendredi ce marché fait tourner près de RD$20 millions.


Sources : http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=141453
Traduction : HRV

Préjudice interdiction affecte toute la frontière.

L'interdiction du gouvernement haïtien à la vente de poulets et d’œufs dominicains sur son territoire non seulement nuit aux producteurs créoles des deux produits, mais tout le commerce des sept provinces de la frontière, a signalé hier, préoccupé, le sénateur de la Province Indépendance, Juan Orlando Mercedes
Mercedes a dit qu'au cas où Haïti ne lèverait pas la mesure, le président Leonel Fernández devrait rapidement aller en aide aux résidents de la frontière, non seulement de Dajabón, mais des cinq provinces limitrophes avec le voisin pays.
Le congressiste a dit qu'on a seulement accordé de l'importance aux inconvénients que confrontent les commerçants de Dajabón, sans prendre en considération que la mesure des autorités haïtiennes affecte aussi les activités de tous les commerçants de la frontière.
Il a signalé qu'il demande expressément de résoudre le problème du au fait que des de milliers de résidents frontaliers font face à des difficultés à cause des problèmes apparus dans les échanges commerciaux entre Haïti et République dominicaine, après que le Gouvernement de René Preval ait interdit l'achat de poulets et d’œufs produits ici.
Il a indiqué que cette situation se produit après le passage des ouragans Noel et Olga, qui ont provoqué de nombreux dommages sur le bétail, l'agriculture et la faible infrastructure de la province Indépendance où il n'y a pas d'industries, ni des zones franches, ni grandes sources de travail.
Mercedes a regretté que les autorités haïtiennes interdisent unilatéralement la commercialisation des poulets et des œufs de la République dominicaine, sans prendre en considération les relations commerciales traditionnelles entre les deux pays.
Il a rappelé que beaucoup de dominicains ont pris risqués de porter vers Haïti sucre et combustibles quand ce pays faisait l'objet d'un blocus international.
PEDRO GERMOSÉN

p.germosen@hoy.com.do
http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=141429
Traduction JJ pour HRV

Pas de problèmes diplomatiques avec Haïti.. Le chancelier dominicain Carlos Morales Troncoso


Le Chancelier Carlos Morales Troncoso a informé hier que les relations diplomatiques avec Haïti n'ont pas été affectées par l'impasse apparu par l'interdiction des importations d’œufs et poulets depuis la République dominicaine, situation qui selon lui serait sur le point d'être résolue.
Morales Troncoso a affirmé qu'une preuve que les relations des deux nations continuent très bien c’est que l’invité d’honneur spécial à la réunion du Groupe de Rio, qui aura lieu dans le pays du 6 au 7 mars, est le président René Préval qui sera accompagné de son chancelier, Jean Renald Clerisme.
Le fonctionnaire a clarifié toutefois, que chaque fois que des problèmes commerciaux surgissent, la possibilité de crises devient réelle, mais que cela échappe à le Chancellerie, cette instance cependant, a-t-il dit, a réalisé toutes les gestions nécessaires pour la reprise des exportations de poulets et d’œufs vers Haïti.
De même, il a dit que face à ce problème conjoncturel le porte-parole est le secrétaire d'Agriculture, Jiménez Salvador. Morales Troncoso a nié que dans le cas ils aient des erreurs de gestion diplomatique.
« le président Leonel Fernández le président Préval ont traité du sujet par voie téléphonique a-t-il déclaré.
Les négociations.
À la fin du mois de janvier, une commission dominicaine a voyagé à Haïti afin de gérer la reprise des exportations de poulets et d’œufs vers ce pays, sans avoir obtenu une solution immédiate, mais le président René Préval a promis d'envoyer une autre commission technique à Saint-Domingue afin vérifier des informations qui lui ont été livrées.
Effectivement, cette commission a séjourné dans le pays et aurait obtenu les informations pertinentes u autour du cas, mais l'interdiction aux achats de ces aliments par les haïtiens est encore maintenue.
Par rapport à ce problème, le secrétaire d'Agriculture, Salvador(Chío) Jiménez, qui a dirigé la commission qui s'est réunie avec le président Préval, a informé que ce dernier a montré un grand intérêt à résoudre l'impasse en rapport avec le commerce avicole dominicain.
Commerce avec le Honduras.
Les chanceliers dominicain et du Honduras, de Carlos Morales Troncoso et Angel Edmundo Orellana Mercado, se proposent d'augmenter l'échange commercial avec une entée annuelle de $100 millions en faveur des dominicains.
L'information a été diffusée hier pendant une visite officielle qu'a effectuée le nouveau chancelier hondurien à son homologue dominicain, Morales Troncoso.
Le chancelier a été interviewé au terme d'une conférence de presse conjointe qu’il a offerte avec son homologue du Honduras. Au cours de celle-ci il a souligné l'importance du Traité de libre Commerce entre la République dominicaine et Amérique Centrale, qui facilite les échanges commerciaux entre le Honduras et d'autres pays
Précédents
Pertes
Les producteurs de poulets et d’oeufs du pays ont perdu presque RD$600 millions de pesos en janvier et ce qui va de février, à cause de l'interdiction des importations de ces produits vers Haïti.
On demande une solution
Si le gouvernement ne stimule pas la consommation de ces produits et l'exportation de ceux-ci vers Haïti, les pertes arriveraient à RD$700 millions, selon des producteurs.


Source : article de FIOR GIL (f.gil@hoy.com.do) publié dans l’édition digitalisée du journal HOY :http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=141458
Traduit en Français Par HRV

Les producteurs du secteur avicoles se mettent d’accord pour organiser une journée de lutte… Ils marcheront le mercredi 13.

Auteur Pedro Jimenez
Le plan inclue une marche vers le plais présidentiel des grèves à Licey et Moca et au niveau du personnel du port de Santo Domingo
Licey al Medio, Santiago.- Les producteurs de poulets et d’œufs de la région de El Cibao ont décidé hier la mise en marche d'un plan de lutte qui inclut une marche vers le Palais National, des arrêts de travail sur une période de temps indéfini dans les communes Licey et de Moca et pour deux heures, au niveau du port de Saint-Domingue, pour réclamer du Gouvernement des mesures pertinentes pour éviter l'effondrement total de ce secteur productif.
L'accord a été adopté au cours d’une rencontre entre aviculteurs et représentants des juntes de voisins, l'Église Catholique, dans la personne du père Rogelio Cruz, syndicalistes, le Syndicat de Camionneurs et le Forum Social Alternatif.
Les participants ont retenu la date du mercredi 13 de ce mois, à 11:00 du matin, marche- la randonnée vers le Palais National ; pour mercredi 20, l’arrêt complet des activités dans pour une période de temps indéfinie dans les communes de Licey et Moca.
La fecha para paralizar las actividades en el muelle de Santo Domingo no fue fijada, pero el representante de FENATRANO en la región Norte, Blas Peralta, aseguró que cuando se establezca el día el paro será llevado a cabo. La date pour l’arrêt des activités au niveau du port de Santo Domingo n’a pas été retenue, mais le syndicaliste Blas Peralta, représentant de FENATRANO de la région Nord a assuré que dès que la date fixée, la grève au niveau du port de saint Domingue sera réalisée.
La journée de lutte entreprise par les institutions religieuses, syndicales, communautaires et d'autres institutions a pour but de supporter les producteurs de poulets et d’œufs qui ont été abandonnés à leur sort par le Gouvernement, ont expliqué des dirigeants populaires et syndicaux.
Ambiórix Cabrera, président de l'Association de Petits Producteurs Avicoles de Moca et Licey (APPROAMORLI), a dit que les mesures adoptées jusqu'à présent par le Gouvernement ne favorisent pas les producteurs de poulets, que chaque jour perdent davantage d'argent.
Il a ajouté que l'information du secrétaire d'Agriculture, Salvateur Jiménez (Chío), disant que le Gouvernement fera l’acquisition d’un million d’unité de poulets ne résout pas la problématique du secteur, parce qu'outre le fait qu'on prétende les acheter à un prix inférieur au prix de revient, mais le délai imparti par le ministère de l’agriculture ne permet pas l’abattage d’une si grande quantité de poulets.
De son côté, Manuel Escaño, président de l'Association Nationale de Producteurs d'Œufs, a sollicité des autorités du ministère de l’agriculture d’arrêter la contrebande de poussins ; de sacrifier les poulets introduits illégalement au pays et acquérir une plus grande quantité d'œufs destinés au déjeuner scolaire, afin que le secteur ne continue à perdre cinq millions de pesos quotidiennement.
Fuentes : Artículo de la edición digital del Listín Diario en :
http://www2.listindiario.com/app/article.aspx?id=47428
traducido por JJ pour HRV

Des marginaux à l'assaut du littoral

Déborder les limites du rivage jusqu'à combler la mer de débris - pneus usagés, bouteilles, métaux, immondices - pour implanter une masure, la formule est connue de tous. A Mariani, plus que la vitesse saccadée des débats sur le changement climatique, des marginaux poussent la mer pour y habiter.

Pousser la mer pour y habiter, c'est la formule à Mariani I, un bidonville côtier (Photo: François Louis)
A Mariani, le village pris en sandwich entre Carrefour et Gressier - deux agglomérations à la silhouette monstrueuse -, à mesure que la chaîne de bicoques s'étire, les damnés de la mer y jettent des débris pour en faire de nouveaux emplacements. « Dans ce bidonville, les risques sont négligés tant des riverains que des autorités, se désole Jean Jelaime, secrétaire général de l'Organisation pour le développement de Mariani (ODM). Quand les autorités ne se font pas complices des riverains, ils font semblant de ne pas mesurer les risques encourus par les milliers de familles qui habitent l'espace.

Avouant son impuissance, Emmanuel Phanor, délégué de la même petite organisation locale, est lui aussi alarmé. « En ces temps de changement climatique, la mer peut monter à n'importe quel moment et emporter les ménages. Qui pis est, ils ont débordé les limites du rivage en implantant des bicoques sur des immondices aménagées à cette fin », craint le jeune leader communautaire, prenant en exemple un bicoque implanté au milieu d'une masse de boue parsemée de détritus.
Une masure près du rivage (Photo: François Louis)

Constamment menacés, surtout en saison cyclonique, certains riverains érigent des barricades faites de pneus usagés, de sacs en plastique etc... pour tenter de contenir les vagues de la mer. « Les eaux savaient monter légèrement, mais nous n'avons pas peur. C'est une mer calme, minimise Assoni Lexima. Voyons, j'ai construit deux petites pièces à la sueur de mon front pour vivre avec ma femme et mes deux enfants. Que veux-tu que je fasse. » Dans ce bidonville sans eau, sans électricité et sans canaux d'évacuation, où des milliers d'âmes respirent à longueur de journée les odeurs nauséabondes d'un abattoir, certains sont plus ou moins conscients.
Ce qui reste de l'espace vert (Photo: François Louis)
« En période cyclonique, nous vivons avec une épée de Damoclès sur la tête. Nous sommes des proies pour les chiens enragés », se résigne Phanord Valmond. Le maire a-t-il le mal de mer ?Là-bas, comme un peu partout sur les 1771 kilomètres de côtes que compte Haïti, les mauvais exemples viennent parfois d'en haut. « Cité Estinval, le premier bidonville construit près du rivage, est l'oeuvre d'un grand don devenu Maire de la zone, raconte un environnementaliste sous couvert de l'anonymat. Il a loué les maisonnettes à des familles frappées par la crise de logement que connaît le pays. D'ailleurs, la cité construit au début des années 1990 porte son nom.
»Jean Valcius Estinval, le maire de Gressier, n'en démord pas. « Dans un avenir pas trop lointain, je compte construire une trentaine de maisons au profit de ceux qui habitent dans des zones à risque. Je cherche aussi des financements nécessaires à la construction d'un marché public de trois étages. Je n'ai pas d'ennemi. Mon ennemi à moi, c'est la misère et l'ignorance », déclare le maire qui étale ses projets, sans en avoir l'assurance de bailleurs. Un cas d'espace
Autant que les vagues maritimes, la fourmilière humaine des cités Estinval et Mariani I ont aussi peur des eaux torrentielles qui déferlent de la montagne d'en face. « Si les marginaux affrontent les risques, certains oiseaux semblent avoir du plomb dans l'aile, en fuyant la zone. L'atmosphère n'est pas propice aux Flaman Lanmè et aux Lamantins », se lamente Jean Jelaime suggérant une expertise pour évaluer la situation et prendre les mesures susceptibles de protéger les riverains.

Les eaux qui viennent de la montagne d'en face menacent le bidonville autant que les vagues de la mer (Photo: François Louis
Changement climatique oblige, Emmanuel Phanor est plus direct : « Il faudra coûte que coûte reloger et sauver les familles qui habitent les limites du rivage. » Jean Max, un jeune étudiant en communication sociale, est d'accord. « L'une des conséquences entraînées par les changements climatiques, c'est que la mer reviendra tôt ou tard à sa place. A ce moment, il ne faudra pas accuser Agwe - Ndlr : le dieu de la mer, dans la mythologie vaudoue -, car, en Haïti, tout est une question de mystère. »
Claude Gilles(Panos Caraïbes)gonaibo73@yahoo.fr

L'amère cité !
A l'amère cité de Mariani I, les milliers de familles qui ont « réussi » à repousser la mer pour y habiter ne sont ni locataires ni propriétaires. « J'ai seulement payé 6000 gourdes à celui qui a aménagé l'espace », dit Phanor Valmond. Adossé à un pan de mur, le jeune père de famille de 28 ans nourrit l'espoir d'habiter un espace plus sécurisant. Mais son salut et celui de tous les marginaux qui prennent d'assaut le littoral ne viendront surtout pas de l'administration communale de Gressier qui tire le diable par la queue.
)Le pain de l'instruction se donne aussi sur le littoral (Photo: François Louis)
« J'ai la volonté de développer la zone, mais le manque de moyen fait défaut, soupire le maire Estinval, exhibant la maquette d'un projet de construction de marché public.

L'abattoir aussi n'est pas à sa place. Du moins, il a besoin d'être modernisé. » Coincé entre les vagues de la mer et les eaux brutales qui viennent de la montagne d'en face en temps de pluies, ce bidonville qui s'étire davantage est une dangereuse alternative à la crise aiguë de logement. « Sans la conscience collective, c'est le néant », philosophe le maire élu sous la bannière du RDNP dont l'emblème est justement un habitat. C.G
Claude Gilles(Panos Caraïbes)
gonaibo73@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53900&PubDate=2008-02-08
Commentaire :
C’est le genre d’article qui vous coupe les jambes les bras ; l’envie la raison le bon sens. On est en effet jamais habitué à lire ces récits de notre déchéance faite réalité.
On ne s’est pas encore remis de ces photos affichant le reflet de la vraie misère sur le visage insouciant et victime des jeunes haïtiens fouillant les tas d’immondices pour trouver un je ne sais quoi ; puis on s’étonne encore plus devant ces images de « galettes de boue » devenue comestibles pour une population lançant un défi à toutes les règles d’hygiène et de santé publique.
Nous provoquons la stupéfaction des autres quand nous leur montrons les caractéristiques de la présentation de nos maladies : des enfants devenus de véritables monstres par des pathologies mal traitées ou négligées par l’indifférence et la résignation des parents.
Nous voici tout de suite devant une autre façade de la réalité. Si moche et si nauséabonde qu’il résulte plus facile aux dirigeants de ce pays de détourner le regard ou de faire semblant de ne rien voir que de se lancer dans un aventure qui ferait appel à la vision moderne des choses, au concept humain de l’existence, de compétence de bonne volonté et de capacité de gérer et résoudre.
Sans doute ce type d’homme n’existe plus sous le soleil d’Haïti. Il faut être médiocre pour accepter de vivre dans la médiocrité et surtout croire que l’on peut vivre tranquille en se construisant un monde artificiel en marge de cette médiocrité.
Le serpent continue à manger sa queue pour survivre. A cette allure, la faim et le désespoir aura le dessus sur l’instinct. La dernière bouchée sera inévitable et fatale. Juste avant d’expirer la merde jaillira jusqu’au museau… tout ce qui gravite autour s’en trouvera éclabousser.
Aujourd’hui, on aimerait voir des séminaires avec des spécialistes (cubains !) pour réfléchir sur la façon de gérer ce problème. Après avoir dénudé nos mornes, on s’attaque au nom de la survie au littoral. Jusqu’ou ira-t-on ?
A-t-on les capacités d’apporter de vraies solutions à ce désastre ? Les diatribes politiciennes ne sont pas de mises. Nous voulons de vraies propositions se basant sur l’exactitude scientifiques.
Nous avons pris l’habitude de faire appel à des experts étrangers pour nous aider avec ce que nous ne pouvons pas gérer. L’exemple le plus récent est celui du problème du lac azuei.
Pourquoi ne pas s’éclipser définitivement et laisser la gestion du pays aux étrangers qui eux ont une expérience et une autre vision du normal et de l’abominable ?

Multiplication des actes de violence à la capitale

Une dizaine d’actes de violence ont été enregistrés ces derniers jours dans la région métropolitaine, coïncidant avec la période du carnaval. Profitant du déploiement de la moitié de l’effectif de la PNH sur le parcours du carnaval, notamment au champ de Mars, les criminels se sont repliés dans les quartiers périphériques pour commettre leurs forfaits tels enlèvements, assassinats et fusillades. 7 cas d’enlèvement ont été rapportés dont un se terminant par l’assassinat d’un nourrisson de 6 mois. Le drame a été enregistré dans la localité de Vigné, dans la commune de Croix-des-Bouquets. En dépit du versement d’une rançon de 100 000 gourdes, les criminels ont assassiné Sandy Aristide, arraché quelques jours plutôt du sein de sa mère.De plus, un cadre de la BRH, a été tué par des bandits qui avaient utilisé la maison qu’il construisait comme lieu de séquestration. Gracia Jean, ancien ministre et fonctionnaire du ministère de l’éducation, a été également enlevé par des bandits lourdement armés qui portaient l’uniforme de la CIMO, unité d’intervention de la PNH. Trois autres personnes, des femmes, ont été enlevées séparément à Delmas et Tabarre. Dans un autre incident, un policier affecté à l’Apena, Joseph Milot a été atteint de trois projectiles dans la commune de Delmas. Toutefois les forces de l’ordre ont réalisé diverses opérations en vue de contrer les actions des criminels. Jeudi, plusieurs présumés bandits ont été appréhendés lors d’une intervention de la Section Départementale de la Police Judiciaire à la rue N. Dans le centre commercial, un bandit a été tué et un autre blessé lors d’affrontement avec les forces de l’ordre, ce jeudi. L’incident est survenu lorsqu’un groupe de bandits armés a tenté de cambrioler une entreprise à la rue du centre. Deux autres personnes, une marchande et un agent de sécurité, avaient été tués par les bandits. Par ailleurs, deux chefs de gang de Cité Soleil, Eddy Matta et Lionel Amilcar, ont été appréhendés mardi par les forces de l’ordre. Le commissaire de police de Cité Soleil, Rosmond Aristide, indique que Eddy Matta, lieutenant de Dread Wilmé, était impliqué dans l’enlèvement du guitariste Claude Marcelin la semaine dernière.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13468

L’assassinat d’un nourrisson, révolte les Port-au-Princiens

Des Port-au-Princiens ont exprimé leur colère et indignation suite à l’assassinat par des kidnappeurs d’un nourrisson de 6 mois dans la localité de Vigné à l’Arcahaie. En dépit du versement d’une rançon de 100 000 gourdes, les criminels ont assassiné Sandy Aristide, arraché quelques jours plutôt du sein de sa mère Des résidents de la capitale, lors d’un micro-trottoir réalisé par radio Métropole ont réclamé le rétablissement de la peine de mort afin de punir les auteurs de ces crimes crapuleux. " Si ces gens n’ont pas hésité à tuer un enfant de 6 mois, il ne faut pas tergiverser, il faut les exécuter", lance une résidente de la capitale qui critique l’inaction du gouvernement. Un autre Port-au-Princiens met l’accent sur la nécessité d’éliminer ces criminels afin d’extirper le mal. " Quand on les met en prison il sont libérés ou peuvent s’évader", argue t-il. De son coté, le sociologue, Daniel Supplice, fait part de son angoisse face aux multiples cas d’enlèvement suivi d’assassinat d’enfants. Selon lui, les bandits impliqués dans ces types d’enlèvement sont parfois des proches de la famille de la victime. De plus, il croit que les assassinats d’enfants en bas age sont peut être liés à des pratiques de sorcellerie. " Ces pratiques ne sont pas nouvelles, et j’ai noté une augmentation ces dernières semaines des signes de sorcellerie dans les rues", ajoute t-il. " Les auteurs de ces crimes doivent être sévèrement punis", déclare M. Supplice qui ne croit pas que le rétablissement de la peine de mort soit nécessaire. " Les lois existent, il faut faire appliquer la loi" lance t-il estimant qu’il est temps que le gouvernement, la police et la justice assument leurs responsabilités. Interrogé sur l’attitude du citoyen, Daniel Supplice croit que les différents secteurs de la société civile doivent faire pression sur les autorités pour punir les criminels.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13469
Commentaires :
C’est dommage que la population tarde a réagir pour mettre les responsables face à leurs devoirs. Sortir les statistiques ne veulent rien dire.
Au niveau scientifique nous tenons compte des cas au coup par coup. Chaque membre de la société haïtienne se sent menacé et le tissu social continuera à se désagréger. Les rapports de la MINUSTAH faisant état d’une diminution de la criminalité ne rassurent pas la population.
La justice haïtienne ne punit pas comme il faut les kidnappeurs.
Ceci poussera à l’autoadministration de la justice de la part de ceux qui se sentent menacés. Il est temps que les autorités revoient le problème pour faire des propositions plus valables et plus viables.
Le programme DDR représente du « BOUDA NINI ». Et les kidnappeurs le savent bien. Ce n’est que du « Fri bè sou manchè-t ».
Les défenseurs des droits humains sont muets aussi devant ces atrocités.C’est dommage qu’il n’y ait toujours pas de pertes malheureuses dans le camp des kidnappeurs lors des « échanges de tirs » avec les forces de l’ordre !

L’assassinat d’un nourrisson, révolte les Port-au-Princiens


Des Port-au-Princiens ont exprimé leur colère et indignation suite à l’assassinat par des kidnappeurs d’un nourrisson de 6 mois dans la localité de Vigné à l’Arcahaie. En dépit du versement d’une rançon de 100 000 gourdes, les criminels ont assassiné Sandy Aristide, arraché quelques jours plutôt du sein de sa mère Des résidents de la capitale, lors d’un micro-trottoir réalisé par radio Métropole ont réclamé le rétablissement de la peine de mort afin de punir les auteurs de ces crimes crapuleux. " Si ces gens n’ont pas hésité à tuer un enfant de 6 mois, il ne faut pas tergiverser, il faut les exécuter", lance une résidente de la capitale qui critique l’inaction du gouvernement. Un autre Port-au-Princiens met l’accent sur la nécessité d’éliminer ces criminels afin d’extirper le mal. " Quand on les met en prison il sont libérés ou peuvent s’évader", argue t-il. De son coté, le sociologue, Daniel Supplice, fait part de son angoisse face aux multiples cas d’enlèvement suivi d’assassinat d’enfants. Selon lui, les bandits impliqués dans ces types d’enlèvement sont parfois des proches de la famille de la victime. De plus, il croit que les assassinats d’enfants en bas age sont peut être liés à des pratiques de sorcellerie. " Ces pratiques ne sont pas nouvelles, et j’ai noté une augmentation ces dernières semaines des signes de sorcellerie dans les rues", ajoute t-il. " Les auteurs de ces crimes doivent être sévèrement punis", déclare M. Supplice qui ne croit pas que le rétablissement de la peine de mort soit nécessaire. " Les lois existent, il faut faire appliquer la loi" lance t-il estimant qu’il est temps que le gouvernement, la police et la justice assument leurs responsabilités. Interrogé sur l’attitude du citoyen, Daniel Supplice croit que les différents secteurs de la société civile doivent faire pression sur les autorités pour punir les criminels.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13469

Haïti/Rép. dominicaine : Fonctionnement timide du marché binational de Dajabon ce 8 février

vendredi 8 février 2008
P-au-P, 8 fév. 08 [AlterPresse] --- Les activités commerciales au marché binational de Dajabon, ville frontalière commune avec Ouanaminthe (Nord-Est d’Haïti), fonctionnent timidement depuis le début de la matinée de ce vendredi 8 février 2008, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
« Aujourd’hui, tout est au ralenti, même si les petites commerçantes haïtiennes traversent le pont (qui sépare Ouanaminthe de Dajabon). Il n’y a pas vraiment d’affluence, contrairement aux jours réguliers. Je peux dire que les activités ont diminué de moitié. Les grandes cargaisons de marchandises en provenance de la République dominicaine ne sont pas observées », confie à AlterPresse l’ingénieur-agronome Danièce Joanis, responsable de la section de transformation sociale à Solidarite Fwontalye.
Les policiers nationaux ainsi que les membres de la Mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah) sont présentes au point frontalier. Les autorités nationales continuent d’appliquer la disposition du ministère de l’agriculture et des ressources naturelles (Marndr) interdisant l’importation de produits avicoles du territoire voisin.
Cependant, le marché public de Ouanaminthe continue de disposer de poules blanches et d’œufs dominicains, qui passent par des chemins détournés non officiels. Maintenant, une poule blanche, qui coûtait entre 200 et 250 gourdes, est vendue à 100.00 gourdes à Ouanaminthe, signale l’ingénieur-agronome Joanis.
Un communiqué de la mairie de Dajabon annonçait, le 7 février, l’ouverture ce 8 février du marché binational boycotté par les ressortissants dominicains lundi dernier 4 février, en signe de protestation contre la décision d’interdiction d’importation des produits avicoles dominicains adoptée début janvier par les autorités haïtiennes.
L’ouverture du marché binational ce vendredi 8 février ne signifie pas la fin des pressions dominicaines qui continuent encore pour la levée de la mesure d’interdiction, selon le constat dressé par Solidarite Fwontalye.
L’organisation dominicaine « Comité de défense et de développement de la société civile » ( Codesocivid) avait fait part de sa décision de laisser ouvert, ce vendredi 8 février 2008, le marché binational de Dajabon, en guise de preuve de confiance quant à la capacité des deux pays à trouver une solution durable et un accord définitif par rapport au « conflit commercial » ( ?) en cours, selon les informations obtenues par AlterPresse.
Cette décision a été prise au terme d’une réunion tenue le mardi 5 février avec les principaux fonctionnaires du gouvernement dominicain et avec le directeur régional d’EDENORTE (équivalent de la compagnie d’électricité du Nord de la République dominicaine).
A cette réunion, ont été abordés les problèmes du marché binational et du service d’énergie électrique offert à la commune de Dajabón, indique Solidaridad Fronteriza du Service jésuite aux réfugiés et aux migrants (Sjrm) dans une note acheminée à AlterPresse.
Solidaridad Fronteriza rapporte que cette réunion a permis de discuter des sujets relatifs au blocage, depuis le 4 janvier 2008, des ventes des poulets et des oeufs à Haïti, qui aurait été à l’origine de la perte de 600 millions de pesos pour le secteur avicole dominicain à ce jour, d’après Freddy Morillo, directeur du Codesocivid.
Le comité de Dajabon laisse aux présidents des deux pays, René Garcia Préval et Leonel Fernandez, le soin de trouver une solution à cette impasse commerciale qui se présente, pour la première fois, à la frontière nord. Et le comité ajoute que si des dispositions rapides ne sont pas entreprises, des actions marquantes seront ré-initiées.
Les entrepreneurs dominicains n’ont pas cessé de mettre la pression sur les autorités haïtiennes pour les porter à lever la mesure d’interdiction des produits avicoles dominicains, prise au début de l’année 2008 après la découverte du virus H5N2 de la grippe aviaire dans une ferme à Higuey (Est de la République dominicaine).
Toujours est-il qu’une centaine de poulets, infectés au virus H5N2, viennent d’être abattus la semaine dernière dans la même région d’Higuey, informe la presse internationale.
Les autorités nationales continuent de maintenir la disposition institutionnelle d’importation des produits avicoles du territoire voisin, malgré les multiples rencontres avec leurs homologues dominicaines. Elles doivent rendre compte, ce vendredi à la presse, des observations faites par une commission qui vient de visiter des fermes en territoire dominicain. [cd rc apr 08/02/2008 11 :OO]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6912

Haïti/Rép. Dominicaine : Les produits avicoles dominicains toujours interdits sur le marché haïtien

vendredi 8 février 2008
P-au-P, 08 fév. 08 [AlterPresse] --- Les mesures d’interdiction de produits avicoles dominicains vers le marché haïtien, prises le 4 janvier dernier suite à la découverte en territoire voisin d’un virus de la grippe aviaire, sont maintenues jusqu’à nouvel ordre, réaffirment ce 8 février les autorités haitiennes.
« Si nous devons aboutir à une levée d’interdiction, ce sera une levée partielle c’est-à-dire nous allons importer à partir de fermes certifiées et la certification doit être validée par les institutions internationales compétentes en la matière », déclare le secrétaire d’Etat haïtien à l’Agriculture, Joanas Gué, lors d’une conférence de presse à laquelle a assisté un journaliste d’AlterPresse.
Haïti continuera à négocier avec la République Dominicaine pour vérifier et évaluer le niveau de gestion des foyers d’infection découverts notamment dans la localité de Higuey en République Dominicaine, poursuit le secrétaire d’État.
Joanas Gué affirme avoir constaté des progrès significatifs dans la gestion des foyers d’infection. Toutefois, souligne le Secrétaire d’Etat, les Dominicains ont mis trop de temps pour procéder à l’abattage des volailles infectées.
De plus, poursuit Joanas Gué, les autorités vétérinaires de la République Dominicaine n’ont pas respecté le périmètre d’abatage systématique. « Il s’agit d’un rayon de trois kilomètres », précise-t-il, alors qu’ « à moins d’un kilomètre nous voyons des poules qui circulent », soutient l’officiel haïtien.
A la reprise des exportations de produits avicoles dominicains vers Haïti, le Secrétaire d’Etat à l’Agriculture promet de vérifier si ces produits n’étaient pas stockés depuis plus d’un mois et s’ils ne sont pas avariés.
« Nous allons renforcer notre système de surveillance zoo-sanitaire au niveau de la douane et des aéroports pour que nous ayons la capacité de contrôler la qualité des produits importés », assure Joanas Gué.
Des dispositions seront également prises au niveau de l’Etat haïtien pour organiser des sessions de dépistage et équiper davantage les laboratoires existants, selon Joanas Gué.
Des recommandations sont à nouveau adressées aux gouvernements haïtien et dominicain aux termes d’une seconde visite de vérification d’une délégation technique et politique haitienne, la semaine dernière, en République Dominicaine. Ces recommandations concernent notamment le renforcement des opérations de désinfection dans les foyers de Higuey où le virus H5N2 de la grippe aviaire a été découvert.
La mission haïtienne exhorte les autorités dominicaines d’effectuer un meilleur contrôle sanitaire et de contrôler les mouvements de personnes et de véhicules dans les périmètres à circonscrire.
L’intensification des activités de détection du virus H5N2 dans d’autres régions dominicaines, telle la province d’Altagracia, est aussi exigée par les émissaires haïtiens.
Joanas Gué appelle la partie dominicaine à notifier à la partie haïtienne la liste d’élevage certifiée à partir des recommandations formulées. Cette certification doit être validée par l’organisation internationale de la santé animale, compétente en la matière, soutient le Secrétaire d’Etat à l’Agriculture.
Tout en reconnaissant que les relations haïtiano-dominicaines ne se reposent pas seulement sur la commercialisation de poulets et d’oeufs, Joanas Gué appelle à la responsabilité de tous les Haïtiens en vue de protéger le pays contre des produits avariés.
Joanas Gué était à la tête de la délégation qui s’est rendue la semaine dernière en République Dominicaine dans l’objectif de vérifier si les recommandations du gouvernement haïtien, aux termes des pourparlers engagés à Port-au-Prince, ont été suivies.
Cette délégation était composée de Joanas Gué, du docteur Haïm Joseph (Chargée du service de prophylaxie à la direction de santé animale au ministère de l’agriculture), du docteur Alain Louis du Laboratoire vétérinaire et de contrôle de qualité des aliments et du docteur Michel Chancy de lOrganisme non gouvernemental Veterimed. [do gp apr 08/02/2008 20:50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6913

L’Uruguay pourrait participer à la lutte contre le narcotrafic en Haïti

L’administration Vazquez souhaite obtenir le feu vert du Parlement en vue de répondre à une demande onusienne
jeudi 7 février 2008,
Radio Kiskeya

La Force aérienne uruguayenne apportera son soutien à l’ONU dans sa lutte contre le narcotrafic en Haïti si cette initiative du Président Tabaré Vazquez reçoit l’approbation du Parlement au cours du mois de février.
Selon le quotidien uruguayen El Paìs, ce projet répond à une demande de l’Organisation des Nations Unies qui souhaite une participation de l’aviation militaire uruguayenne à sa Mission de stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
A Montevideo, des sources militaires indiquent que l’organisation mondiale a sollicité l’envoi en Haïti d’une flotte aérienne pour une mission de six mois à partir d’avril. Elle devrait assurer des tâches humanitaires et des patrouilles dans les eaux haïtiennes afin de prévenir l’action des trafiquants de drogue.
La Force aérienne uruguayenne est prête à envoyer un avion Aviocar de fabrication espagnole. Au cours de cette mission, l’appareil de patrouille maritime devrait être doté de deux équipages et d’un personnel mécanique.
Plusieurs centaines de casques bleus uruguayens font partie de la MINUSTAH. L’un des volets du nouveau mandat de la force de stabilisation est la lutte contre le narcotrafic considéré comme l’un des fléaux auxquels fait face Haïti avec des conséquences néfastes pour d’autres pays de la région. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4677

L’Espagne et le Brésil font l’éloge de leur "coopération triangulaire" avec Haïti

Les chanceliers Miguel Angel Moratinos et Celso Amorim annoncent que ce modèle de coopération sera expérimenté ailleurs
jeudi 7 février 2008,
Radio Kiskeya

Les ministres des affaires étrangères d’Espagne, Miguel Angel Moratinos et du Brésil, Celso Amorim, se sont félicités de l’efficacité de la coopération des deux pays avec Haïti, lors d’une rencontre jeudi à Madrid, rapporte la presse espagnole.
Les deux chanceliers ont souligné l’importance de la "coopération triangulaire" que Madrid et Brasilia ont développé avec Port-au-Prince. Selon eux, compte tenu des bons résultats de son expérimentation, ce modèle devrait bientôt s’étendre à d’autres régions de la communauté ibéroaméricaine et d’Afrique qui ont besoin d’une asssitance externe.
Amorim et Moratinos ont eu un déjeûner de travail au siège du ministère espagnol des affaires étrangères avant que le responsable brésilien ne s’envole pour le Moyen-Orient où il effectue sa première tournée.
Le Brésil commande les 9.000 casques bleus déployés en Haïti tandis que l’Espagne a supprimé sa présence militaire au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) au profit d’une coopération civile avec Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4676
Commentaire :
On en a un peu marre de ces attitudes « je m’aime je m’adore qu’adoptent les amis d’Haïti responsable de cette solution minable de prêt-à-porter qui jusqu’à présent ne semble pas être en mesure d’apporter des solutions sérieuses aux problèmes d’Haïti.
Nous avons du mal à retrouver l’empreinte de ces grandes nations dans la gestion du pays.
Le brésil, principal auteur de la formule privilégiant la non réalisation du deuxième tour de scrutin a utilisé Haïti pour glaner des places au niveau des organismes internationaux.
Qu’on arrête ce cirque que de se féliciter pour avoir contribuer a asseoir le constat d’échec d’Haïti !

Saendy Aristide, un bébé de six mois, kidnappé et exécuté à l’Arcahaie

Ce nouvel acte barbare coïncide avec une remontée spectaculaire de l’insécurité ; un cadre de la Banque Centrale, Wiltès Joseph, a été abattu par des kidnappeurs tandis que l’ancien ministre et colonel Gracia Jean a été enlevé au cours du carnaval
jeudi 7 février 2008,
Radio Kiskeya

Un nourrisson de six mois, Saendy Aristide, enlevé depuis le 27 janvier à l’Arcahaie (environ 45 km au nord de Port-au-Prince), a été exécuté par ses ravisseurs pendant le week-end du carnaval, période au cours de laquelle les kidnappings, assassinats et autres actes de banditisme se sont multipliés.
Le Député de la circonscription, Pierre Féquière Julien, confirme que le corps du bébé a été retrouvé le samedi 2 février dans un ravin de la localité de Vigné, première section communale de l’Arcahaie. Horrifié, il souligne que le jeune Saendy avait été arraché du sein maternel puis sacrifié malgré le versement d’une rançon de 20.000 dollars par ses parents.
Le baptême du bébé s’était déroulé la veille de son rapt.
Le parlementaire exige des autorités l’autopsie du cadavre et l’arrestation et le jugement des meurtriers.
Ce nouvel acte horrible survient moins de trois mois après l’enlèvement suivi de l’assassinat d’un autre enfant, Schneider Hervil, 7 ans, en novembre dernier à Cabaret (environ 30 kilomètres au nord de la capitale).
D’autre part, un cadre de la Banque de la République d’Haïti (BRH), Wiltès Joseph, a été tué à bout portant mardi lors d’une visite de supervision du chantier de sa maison en construction à Torcelles, sur la route de Tabarre (banlieue nord de Port-au-Prince). Des kidnappeurs, qui gardaient une otage d’une soixantaine d’années dans le bâtiment, ont ouvert le feu sur le propriétaire surpris de découvrir la cachette. Deux des ravisseurs, dont le gardien du chantier prénommé Wilner, ont pu prendre la fuite.
L’épouse de M. Joseph, qui accompagnait son mari, est sortie indemne de l’incident.
Pour sa part, l’otage a été libérée par la police.
Autre victime de cette nouvelle vague d’enlèvements, l’ex-ministre de l’intérieur et ancien colonel des Forces Armées d’Haïti, Gracia Jean. Il a été intercepté à Pétion-Ville (banlieue est) en compagnie de sa femme par des individus portant l’uniforme de la police.
Le couple rentrait vers deux heures du matin après avoir assisté au carnaval qui se poursuivait encore au Champ de Mars. Les rues obscures et désertes de la ville ont permis aux bandits d’agir en toute tranquillité.
Madame Jean a été relâchée immédiatement, mais son époux était encore jeudi aux mains de ses ravisseurs qui exigeaient une rançon de sa famille.
Plusieurs autres cas d’enlèvement ont été signalés dans différents secteurs de la capitale au cours des trois jours gras.
Aux Gonaïves (Artbonite, nord), la police a procédé à l’arrestation de deux individus pour leur participation présumée à une prise d’otages collective à bord d’un autobus, la semaine dernière sur la route de l’Artibonite. Le véhicule avait été détourné et quatre de ses passagères séquestrées, dévalisées puis violées.
Cette recrudescence de l’insécurité, qui semble surprendre les autorités, confirme l’existence et la mobilité des gangs dont le démantèlement a été pourtant maintes fois annoncé. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4675