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samedi 27 mars 2010

Bélo, l'artiste [HAITIEN] au coeur immense

Par Philippe Lesaffre, publié le 23/03/2010 à 18:05 - mis à jour le 24/03/2010 à 11:46
Actuellement en France, Bélo, 30 ans et très populaire en Haïti, veut participer à la reconstruction de son pays, après le séisme.
Bélo, artiste haïtien en tournée en France, est une mégastar. Mais il a su rester proche de ses racines. A peine évoque-t-il "la chance qu'il a eue de pouvoir aller à l'école à Port-au-Prince", qu'il ajoute: "en quatorze ans d'études, j'ai moins appris que ma nièce, scolarisée en France, depuis cinq ans".
Quand le chanteur évoque le séisme, il succombe à l'émotion. Il n'était pas chez lui "ce 12 janvier". Loin des siens, loin de sa "base" de Pétionville, un quartier de Port-au-Prince, il se trouvait en tournée en Guadeloupe lors du tremblement de terre. "Cela m'a fait plaisir qu'on parle d'Haïti", lance t-il, bien que l'île se présente sous un bien mauvais jour. "On parle toujours de mon pays en mal: on ne relève jamais les bons côtés: les plages, la beauté des filles, les artistes qui, sans ressource, réussissent à tracer leur carrière"... Comme lui.
Bélo veut des "changements"
Une fois ses études de sciences comptables terminées et vite oubliées, les portes du succès se sont ouvertes: "J'ai voyagé sur le continent américain, en Europe, en Afrique de l'Ouest". Il donne des concerts de musique traditionnelle haïtienne -un mélange de reggae, ragga, blues et jazz. Et ça marche: "je ressens un certain confort économique", confie t-il. Au contraire de la majorité de ses concitoyens.
Bélo pense souvent, dit-il à "ces 80% de la population sur 8 millions d'habitants qui n'ont pas accès à l'eau potable, aux enfants qui n'ont guère les moyens de s'inscrire à l'école et la pauvreté extrême du pays". Il "voudrait du changement". Pour cet artiste engagé, c'est devenu une obsession: "Aider la majorité de mes compatriotes qui n'ont rien du tout".
Bélo sera à Marseille ("Babel-Med-Music"), le 26 mars puis à Montélimar au Théâtre de la ville, pour un concert de charité, le 29 mars en faveur de la reconstruction de l'école hôtelière de Port-au-Prince. D'autres dates et une biographie ici.
"Suite au séisme, je me suis demandé si je devais retourner chez moi, consoler les survivants ou bien voyager pour récolter des fonds grâce à la musique." Bélo a choisi la deuxième voie. Il a joué une vingtaine de concerts afin de soutenir, par exemple, la Croix Rouge haïtienne. Le 15 mars dernier, il a joué à Ney-York pour la reconstruction de la "seule" école de cinéma en Haïti ("Ciné Institut"), située à Jacmel (Sud de l'île). La soirée a rapporté 45000 dollars.


"Les gens m'écoutent davantage que les politiques"
Dans ses chansons, comme "Lakou Trankil" (2005), son titre de référence, il dénonce le sort des enfants délaissés, les femmes abandonnées, et la violence, prônant au passage le vivre- ensemble. "Quand je chante, je peux délivrer des messages universels, mobiliser mon peuple car les gens m'écoutent plus que les politiques, dont les discours indiffèrent". Pourquoi, alors, ne pas débuter une carrière en politique, à trente ans passé ? "Je préfère rester neutre." Cela reflète t-il une crainte de sa part ? "Pas du tout: si j'avais peur, je ne chanterais pas des chansons pour déranger". Bélo en profite pour adresser une pique indirecte aux élus haïtiens: "Je suis très connu, mais je refuse de vivre telle une star, de manipuler les gens et de me placer au dessus des autres".
L'urgence, désormais, c'est la reconstruction de son pays :"Il faut lancer des écoles, créer des salles de spectacles et de musique". Mais d'abord, celui qui voudrait devenir "messager du monde" invite les siens en quête d'un peu de confort à ne pas quitter leur île. Il leur demande de ne "plus se croiser les bras", de se "poser pendant cinq ans" pour "réfléchir à la manière dont ils pourraient régler les problèmes économiques, écologiques, sociaux et politiques". Il faut "éviter que nous dépensions de l'argent en l'air, poursuit-il; et mettre un terme aux programmes qui n'aboutissent pas. Sinon les investisseurs en auront marre, un jour!", avance t-il, avant de conclure: "Il convient de poser les vraies questions", comme celle concernant "la santé de nos enfants", en particulier, les épidémies dévastatrices de diarrhée chez les plus jeunes. "Donner des médicaments aux enfants qui souffrent de cette maladie servira-t-il sur le long terme? Les nouveaux-nés auront toujours le même souci, en buvant, à leur tour, l'eau de la même rivière ..."
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/belo-l-artiste-haitien-au-coeur-immense_857567.html

samedi 27 décembre 2008

TI-KABZY ET BAZE CREOLE LE 27 DECEMBRE AUX SALONS DE VAUFREGES

Pour finir une saison en couleur et rythme…
Entre les fêtes de Noel traditionnellement consacrées à des rencontres, réunions et retrouvailles familiales et les réveillons du jour de l’on formaté pour la grande bamboche, il existe un espace pour ceux qui veulent faire la fête dans une logique différente à l’obligation de réveillonner, se coincer dans des ambiances conçues pour pousser à dépenser…
Je m’inscris particulièrement dans cette logique qui propose une autre alternative. Une soirée le 27 décembre est donc pleinement justifiée. BAZE CREOLE n’est pas à un coup d’essai. L’année dernière Original H, Big Tom, Paskal Lanclume avait clôturé l’année avec une des soirées les plus réussies du genre au Florida Place.
En fait la clé du succès ne réside pas dans le simple fait d’organiser une soirée sinon dans l’attitude des organisateurs de vouloir à tout prix offrir un spectacle de qualité. Conscient de cette vérité type palissade, le bord de BAZE CREOLE n’a donc pas hésité a composé un menu de premier choix avec tout simplement ce qui se fait de mieux.
BAZE CREOLE présente donc en « plat de résistance » la force et l’élégance du KOMPA de « TI-KABZY », venant directement du Canada, entrecoupée de la voix mélodieuse de deux déesses de l’expression féminine, « lovée » de ces deux musiques jumelles qui sont le ZOUK et le KOMPA avec MIEYLY et IZLY.
Le plat de résistance est à tous les égards très solide et consistant. Si TI-KABZY n’est pas toujours cité avec ces groupes que les fans du KOMPA qualifieraient de « fleurons » du rythme, cela ne veut nullement signifier que les auteurs et interprètes de « RELAX » soient des « new comers » sur le marché. La qualité de leur production ne se discute pas. Dans le milieu artistique en général et dans l’univers du KOMPA en particulier une longévité de plus de dix ans est un gage irréfutable de qualité et d’acceptation.
En effet TI-KABZY évolue sur la scène musicale depuis plus de dix ans. L’expérience avait débuté comme une rigolade familiale et privée mise en scène et interprétée par un père et son fils. Elle prit par la suite l’allure d’un groupe communautaire fort apprécié. La projection en avant s’est faite par la suite par une ascension vertigineuse vers les sommets avec de multiples récompenses à l’appui à Montréal et ailleurs : pour le meilleur groupe KOMPA de l'année et le meilleur groupe antillais de l'année (Sounds of Blackness) ; le prix Sylvio Cator pour le meilleur disque de l'année (Krazy Konpa) ; « Tube de l'année 2004 » en Guadeloupe pour la pièce Relax (My Name Iz). Ti Kabzy a d'ailleurs été à l'honneur en Guadeloupe pour clôturer le Carnaval devant près de 30 000 personnes en février 2005.
Le KOMPA de TI-KABZY traduit l’expression d’une recherche poussée et orientée à puiser le meilleur des rythmes contemporains et liés à des mouvements musicaux historiques pour un produit fini qui exhale les odeurs et les saveurs d’un métissage finement agencé.
La discographie du groupe avec des « crus » tels que : « SI M’ALE », « KRAZY KONPA », « PLIN », « MY NAME IZ », « NAP RELAX », « TET CHAJE », représente une anthologie classique du genre. Elle exprime un savoir faire qui vise l’internationalisation du rythme haïtien et la mondialisation du groupe. Dans leur répertoire, le merengue dominicain, la salsa cubaine et portoricaine, le reggae de la Jamaïque pour ne citer que ces rythmes, sont interprétés « sans accent » par ces musiciens talentueux.
Le dynamisme qui caractérise leurs prestations sur scène a déjà captivé des foules en délires au Canada, aux USA, en Guadeloupe et en France.
Avec cette soirée du 27 décembre, TI-KABZY honore sa troisième prestation dans la cité phocéenne. Avec des fortunes diverses, leur passages n’avaient pas été géré de façon à leur permettre de faire étalage de l’étendue de leur talent et de l’ampleur de leur savoir-faire.
Aujourd’hui, sous la coupe de BAZE CREOLE, une institution habituée, moulée et pétrie dans la réception et l’organisation de ce genre de rassemblement festif, le public marseillais et des environs aura tout le loisir d’exiger le meilleur de ce groupe.
TI-KABZY a le bagage et tout ce qui va avec pour marquer d’une croix indélébile cette soirée qui cristallisera une fois pour toute la conquête de la citée phocéenne, cité de l’Olympique de Marseille et de la bonne mère notre dame de la garde.

Auteur: Decky Lakyel, Haïti Recto Verso

jeudi 25 décembre 2008

PIERRE FAUSTIN PRESENTE BAZE CREOLE

Dans le milieu festif antillais, « BAZE CREOLE » est devenue indiscutablement une vraie référence. Le travail acharné et soutenu de cette association spécialisée dans la présentation de soirées animées, colorées, épicées et à déguster sans modération, est la base de son succès qui se manifeste par des évènements pleinement réussis.
Le dernier succès en date ramène au 8 novembre quand une foule immense a répondu à l’invitation de faire la fête avec l’un des meilleurs exposants du KONPA, le CARIMI au Florida Palace.

Le 27 décembre prochain, BAZE CREOLE s’apprête à clôturer l’année 2008 dans la plus pure des traditions des fêtes bien réussies. Elle présente en fait aux amants de la bonne ambiance du divertissement sain un plateau royalement garni avec TI-KABZY, orné des présences féminines enchanteresses de IZLY et MYELI aux salons de Vaufrèges dans le neuvième arrondissement à Marseille.
Le moment reste plus que propice pour proposer à nos lecteurs de faire de plus amples connaissances avec cette association devenue institution pour ainsi dire dans le monde de la musique antillaise à Marseille.
Pour ce faire nous vous présentons une interview réalisée à Monsieur PIERRE FAUSTIN, trésorier de BAZE CREOLE

HRV : Monsieur PIERRE FAUSTIN bonjour, pour les habitués des soirées antillaises « Baze Créole » et vous-même vous passez de présentation, Haïti Recto Verso croit qu’il est tout à fait légitime de rentrer dans les entrailles de cette institution pour la présenter à ses lecteurs. Présentez nous BAZE CREOLE, elle a été crée quand et quels étaient les objectifs ayant motivé sa naissance ?
PIERRE FAUSTIN : Bonjour, BAZE CREOLE a été créée le 13 octobre 2005, dans le but de promouvoir les artistes antillais en général. Permettre aux musiciens, les groupes musicaux de performer lors des manifestations culturelles proposées par l’association.
BAZE CREOLE participe activement au développement et à la promotion de la musique créole à travers toutes ses expressions rythmiques.
BAZE CREOLE aide aussi les artistes, les groupes, les auteurs, compositeurs et interprètes à s’exprimer par le biais des radios et discothèques.

HRV : Pouvez vous nous nommer et citer les membres de BAZE CREOLE ?
PIERRE FAUSTIN : A l’exception de notre président monsieur MONDESIR Laurent, monsieur Remy FEVRY notre conseiller et moi-même le trésorier, nous ne possédons pas de groupe définitif constitué. Nous nous sommes fixés un nombre d’individus pour aller au bout de nos projets mais les gens ne savent pas que pour produire des orchestres en direct à Marseille demande un travail constant.

HRV : Depuis la constitution de BAZE CREOLE quel genre de rectification ou d’adaptation avez-vous du infuser à son fonctionnement ?
PIERRE FAUSTIN : Au début nous voulons fidéliser une équipe mais au fil des temps ces personnes étaient en désaccord aux principes de notre organisation le président a été obligé de recadrer certaines choses et certains membres qui entravaient le bon fonctionnement de BAZE CREOLE.


HRV : Quels sont selon vous les plus grands obstacles à la réalisation des objectifs de BAZE CREOLE ?
PIERRE FAUSTIN : Les obstacles sont de deux types :

1) Je dirais d’une part le manque de participation et d’investissement des membres de la communauté haïtienne de Marseille qui ne se sentent pas toujours concernés par les activités de Baze Creole qui travaille à la promotion de la culture haïtienne en général et de la musique haïtienne en particulier
2) 2) La gourmandise des promoteurs qui demandent des cachets de plus en plus élevés pour les groupes, tandis qu’ici à Marseille nous n’avons pas toujours la possibilité de remplir les salles comme c’est le cas à paris.

HRV : Bon, Comme tout le monde le sait on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Vous allez dans le bon sens avec la qualité du travail que vous faites. Vous finirez par les fidéliser et les intégrer dans vos projets. Depuis sa création combien de soirées avez-vous organisé sous la bannière de BAZE CREOLE ?
PIERRE FAUSTIN : Aujourd’hui, Nous comptons quinze soirées organisées et présentées en « LIVE » sous le label de BAZE CREOLE.


HRV : Quelle est la pertinence de BAZE CREOLE au niveau de l’univers musical haïtien en Haïti et en Diaspora ?
PIERRE FAUSTIN : BAZE CREOLE a marqué son nom par les prestations de classe des groupes mondialement connus tels que : T- VICE que nous avons présenté au public Marseillais à trois reprises, DJAKOUT MIZIK, KLEAN ou encore CARIMI. Aujourd’hui ces groupes là savent exactement à qui ils ont affaire quand il s’agit de BAZE CREOLE. Ils connaissent nos critères d’exigence de sérieux et de qualité dans le choix des groupes. Nous espérons dans un futur proche renforcer encore davantage les liens avec les groupes et les promoteurs d’ailleurs


HRV : Quels sont les groupes qui selon vous ont animé les meilleures soirées ici à Marseille ?
PIERRE FAUSTIN : C’est définitivement une question très difficile, car toutes nos soirées ont été musicalement bien animées par les orchestres que nous avions choisis. Il y a toujours une sélection basée sur des critères tels que les capacités des salles en matière de nombre de places, les capacités en matière de performances des groupes afin de faire plaisir d’abord aux fans du KONPA. A marseille les soirées titrées antillaises tournent entre cinq et sept cent personnes. Pour atteindre ces chiffres il faut faire venir T-VICE, CARIMI ou DJAKOUT MIZIK en LIVE.

HRV : De nos jours on a l’impression que le comportement du public par rapport au KONPA a beaucoup changé. Aujourd’hui entre les morceaux de zouk et de Salsa, les morceaux de KONPA trouvent une place normale et les gens dansent volontiers notre rythme. A quoi attribuez-vous ce changement en faveur du KONPA ?
PIERRE FAUSTIN : Le KONPA love est pour quelques choses, ce style a remis des vieux morceaux comme « lèlèn cheri » de SHOOGAR COMBO et autres en avant. Actuellement dans les soirées les dj’s enchaînent comme vous dites,T-VICE, CARIMI et TI-KABZY le morceau RELAX que tout le monde adore mais les gens ne savent pas que ce tube est une composition de TI-KABZY.Je peux vous dire aussi qu’il existait une émission sur le KONPA animée par deux animateurs haïtiens qui ont toujours tout fait pour que cette musique soit bien présentée au public.

HRV : Qu’est ce qui manque au KONPA alors pour aller au-delà des soirées dansantes et assurer une présence continue dans les médias ?
PIERRE FAUSTIN : Il faut que les producteurs, les managers et les orchestres soient moins gourmands. Ils doivent travailler dans la durée, mais ça c’est plus facile à dire qu’à faire. Aujourd’hui, quand vous organisez une soirée avec un groupe le manager est toujours tenté de vous demander combien d’argent vous avez dans la caisse, histoire de vous réclamez encore plus d’argent la prochaine fois que vous lui solliciterez un nouveau contrat.

HRV : BAZE CREOLE compte–t-elle assurer la promotion des autres facettes de la Culture Haïtienne dans la région ?
PIERRE FAUSTIN : Le président, notre conseiller et moi, nous sommes entrain de réfléchir pour un éventuel élargissement et une diversification de nos projets mais c’est difficile. Marseille est une place assez compliquée dans ce domaine.

HRV : A propos de la soirée du 27 décembre que pouvez –vous nous dire en prélude pour nous faire venir l’eau à la bouche déjà ?
PIERRE FAUSTIN : Cette date est très importante, le plateau que nous allons présenter est inédit. TI-KABZY viendra avec un nouveau live et c’est le meilleur groupe KONPA au CANADA.
IZLY est notre princesse du KONPA et du zouk love, c’est la meilleure chanteuse de sa promotion, au niveau musique et voix, nous n’avons pas trouvé plus compétente qu’elle.
MYELI, chanteuse du zouk love viendra pour la première fois et nous présentera ses nouveaux tubes.
Une soirée à ne pas manquer. Ne vous faites guère raconter cette manifestation qui s’annonce MEMORABLE.

HRV : Que doit attendre le public marseillais et des environs pour l’année 2009 en matière de présentation de groupe ?
PIERRE FAUSTIN : Nous allons travailler de plus en plus sur le prestige de nos soirées, car dans la philosophie de BAZE CREOLE la qualité prime au détriment de la quantité.

HRV : Faustin entre toi et moi quel groupe aimerais-tu présenter comme un cadeau aux inconditionnels de BAZE CREOLE ?
DOC, (Dr DL) entre toi et moi, je sais lequel est ton groupe préféré, si l’occasion se présente BAZE CREOLE fera tout pour te le présenter en guise de cadeau et en faire profiter les fans du KONPA et BAZE CREOLE bien entendu. Pour répondre correctement à ta question, le président et moi, nous prions et nous travaillons pour pouvoir faire venir à Marseille le groupe qui pendant des années a représenté vraiment Haïti dans le monde, cet orchestre c’est un vrai monument dans le paysage de la musique haïtienne et antillaise. Vous voyez de qui je parle…

Merci Monsieur PIERRE FAUSTIN, nous croyons avoir notre petite idée la dessus et nous pensons dores et déjà que ce sera un met succulent à déguster sans modération. Haïti Recto Verso par ce petit entretien prétend exprimer sa gratitude et toute sa reconnaissance à BAZE CREOLE pour l’immense travail que vous réaliser à travers vos soirées pour mettre au haut de la scène la musique antillaise en général et haïtienne en particulier. Nous vous souhaitons du succès et que cette organisation grandisse pour le bonheur des fans du KONPA.

mardi 25 mars 2008

Décès à Miami du célèbre musicien haïtien Pépé Bayard

Fondateur d’un orchestre à succès dans les années 60, le disparu laisse à jamais son nom à un phénomène de mode, les "chemises Pépé Bayard"
mardi 25 mars 2008,
Radio Kiskeya

Le célèbre musicien haïtien Pépé Bayard est décédé dimanche dans sa résidence à Miami (Floride), a appris Radio Kiskeya.
Bayard avait, dans les années 60, fondé et dirigé un orchestre éponyme qui connut un immense succès populaire avec son chanteur fétiche Gary French. Parmi les hits du groupe, la chanson "Twa bebe soti Léogâne" fait partie des classiques de toutes les émissions rétro de la radiodiffusion haïtienne.
Marqué par la prédominance des cuivres qui caractérisait l’époque, l’orchestre Pépé Bayard s’était créé une identité au milieu d’un florilège de mini-jazz qui récoltaient les suffrages du public.
Comme beaucoup d’autres musiciens haïtiens, Pépé Bayard s’était établi aux Etats-Unis depuis de nombreuses années.
L’artiste, dont le nom a dépassé les frontières de la musique, a été immortalisé par la création d’une chemise locale portant sa griffe. Très vite remarqué sur l’un des albums de son orchestre, le design allait se populariser à un rythme phénoménal. Le style "Pépé Bayard" était né. Cette chemise décontractée made in Haiti confectionnée avec du tissu carabela ou siam comporte en général une échancrure à la poitrine et trois poches placées en sens horizontal ou quatre à la verticale, selon les préférences des consommateurs. Les marchands-tailleurs devaient faire preuve d’application pour reproduire toutes les composantes du style qui rompait avec le classicisme du code vestimentaire occidental.
La date des funérailles de Pépé Bayard doit être annoncée ultérieurement. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4845

dimanche 24 février 2008

Haïti/Musique : Jean Roosevelt Jean ou la naissance d’une nouvelle étoile

samedi 23 février 2008

Dans les jardins de l’Institut français d’Haïti, ils étaient plusieurs centaines de jeunes, moins jeunes et adultes à venir redécouvrir ce jeune homme de 24 ans, connu sous le nom de Janjan Roosevelt.
P-au-P, 22 févr. 08 [AlterPresse] --- Très enjoué, Jean Roosevelt Jean commence par s’imposer sur la scène musicale haïtienne. Ce jeune natif de Jérémie (Grande Anse), aux cheveux tressés, est en passe de gâter le public haïtien par sa musique aux couleurs tropicales. A l’Institut français d’Haïti (Ifh), ce 21 février 2008, il a embrasé plusieurs centaines de spectateurs, a constaté l’agence en ligne AlterPresse.
Avec sa formation « Balad », Janjan Roosevelt charrie derrière lui les gens de toutes les couches sociales. La preuve en était bien grande, en cette soirée du jeudi 21 février 2008, à l’Institut français où plusieurs morceaux figurant sur son premier album « Recommence » ont été joués pour le bonheur de ses supporteurs.
Marie Laurence Jocelyn Lassègue (Ministre des femmes), Evelyne B. Chéron (Sénatrice de l’Ouest) ainsi que d’autres personnalités haïtiennes et étrangères ont assisté à cette grande première de Jean Roosevelt Jean au centre culturel de Bois Verna, Ifh.
« Donnez le monde aux femmes » et « Taisez-vous », deux chansons vidéoclipées sur son opus, ont été mises à exécution lors de ce concert, aux côtés d’autres titres, tels « Laisse-moi », « La famille », « Maman », « Agoye ».
« Agoye » est une composition, à travers laquelle Janjan lance un cri d’alarme face au déchirement du tissu social haïtien.
Des thèmes vraiment intéressants, selon Marie Laurence Jocelyn Lassègue.
En plus des titres gravés sur ce microsillon, Janjan Roosevelt a interprété d’autres morceaux puisés dans l’univers musical afro-caribéen.
« C’est vraiment encourageant. Je pense qu’il a un niveau universel. Il chante l’universalité. Je pense que sa musique est exportable », estime la ministre à la condition féminine.
Avec sa musique, Jean Roosevelt Jean veut parcourir le monde entier. L’album « Recommence », qui contient 10 titres, est le résultat de ses durs labeurs, de sa patience et de l’amour que ce jeune cultive pour la musique, explique-t-elle à AlterPresse.
Janjan, le promoteur de la justice sociale
« Ma mission, c’est de plaider pour un monde juste, un monde vivable, un monde où les jeunes d’ici et d’ailleurs jouissent de leur droit d’aller à l’école et de s’épanouir », affirme Janjan Roosevelt.
Depuis son arrivée sur la scène musicale avec sa chanson « Balade Max », composée à l’intention des jeunes postulantes du concours « Miss Vidéo Max », Jean Roosevelt Jean s’engage dans une campagne de sensibilisation contre la propagation du Vih/Sida.
Pour l’heure, Janjan Roosevelt, qui taquine la muse du matin au soir, nourrit de riches ambitions. Une tournée dans les Antilles françaises est prévue pour le mois d’avril 2008. Son groupe musical « Balad » offre un concert à Miami (Floride, USA), le 22 février 2008.

Découvrir d’autres cieux
« Je veux aller très loin. C’est pour cela que je veux donner une orientation mondiale à ma musique. J’ai essayé de traiter des sujets mondiaux », soutient ce jeune musicien de la cité des poètes (Jérémie).
Contrairement à Jean Bélony Murat (BélO), lauréat du Prix Découvertes RFI 2006, Jean Roosevelt Jean chante presque exclusivement en Français. Une façon, selon lui, de conquérir le marché francophone.
« Le public francophone sera en mesure de comprendre sans difficulté les messages véhiculés », affirme-t-il.
Il y a trois jours, le célèbre musicien antillais Eric Virgal était venu à Port-au-Prince pour rencontrer Janjan Roosevelt. Un geste salué par Marie Laurence Jocelyn Lassègue.
Le prix Découvertes RFI 2008 n’est pas, pour le moment, une priorité pour Jean Roosevelt Jean.Le concert du 21 février à l’Institut français n’était qu’un début pour Janjan, attendu en Floride. Toutes les spectatrices et tous les spectateurs en sont sortis satisfaits. [do rc apr 22/02/2008 14 :30]

samedi 5 janvier 2008

Port-au-Prince aux couleurs festives..HAITI A fêté...


Alan Cavé du groupe Zin
Les rues de Port-au-Prince, pendant toute la saison festive, ont été bondées de gens. Les feux d'artifice explosaient dans le ciel. Les enfants accrochés à leurs jouets se promenaient avec leurs parents. Des DJ créaient de l'animation sur la voie publique. Port-au-Prince a revêtu son costume de fête.
Confettis pour Stanley Georges au sein de Crazy Mizik (Photo: Yonel Louis)

Les rues de Port-au-Prince, pendant toute la saison festive, ont été investies par des gens de tout âge. Les feux d'artifice explosaient dans le ciel. Les enfants accrochés à leurs jouets se promenaient avec leurs parents. Des DJ créaient de l'animation sur la voie publique. Port-au-Prince a revêtu son costume de fête.
« Jamais les night-clubs de Port-au-Prince n'ont accueilli autant de bals », a déclaré Emmanuel, un reporter-photographe dans la cinquantaine, ébahi devant l'ensemble des activités nocturnes pour cette fin d'année à Port-au-Prince.« C'est du jamais vu. Cela me rappelle l'époque de mes vingt ans », s'est exclamé ce mordu de la musique haïtienne.
Parisien Fils-Aimé de Tropicana, la fusée d'or international (Photo: Yonel Louis)

En effet, le choix était divers. Un couple était dans l'embarras du choix de danser un groupe musical basé à l'étranger ou un groupe local. En effet, on pouvait choisir entre Skah Sha et Magnum band ; Tropicana et Hangout ; Crazy et Carimi ; T-Vice et Septentrional ; Coupé Cloué Junior et Jazz des Jeunes ; Mass compas et Nu Look etc.
Au Champ de Mars, le peuple s'est massé devant le stand du kiosque Occyde Jeanty pour vivre le festival de JAMA. Un ensemble de groupes musicaux et d'artistes comme Mass Compas, Magnum Band, Coupé Cloué Junior, Wawa, Azor, Rockfam, Barikad Crew etc ont fait danser le public.

Gazman Pierre de Nu Look
Dans l'aire du Champ de Mars, des tentes étaient dressées : les artisans ont écoulé leurs produits. Des bouquinistes ont profité de l'affluence des gens pour vendre des livres usagés. Du clairin à bon marché coulait pendant toute la période festivePlusieurs restaurants, à Port-au-Prince et à Pétion-Ville, ont attiré des clients. Les amoureux s'échangeaient des voeux derrière des mets délicieux. La bière coulait à flots. Certains comptoirs étaient en rupture de stock. Les crèmeries ont fonctionné à plein régime. Toute une gamme de saveurs faisait les délices des gens. Le ciel de Port-au-Prince et de l'aire métropolitaine s'illuminait de feux d'artifice. Le black-out rehaussait la beauté de ces lumières qui explosaient au-dessus des toits.

A Tabarre, World Disney s'était établi avec ses personnages de légende. Mickey Mouse a fait la joie des enfants. Le 2 janvier, le ministère de la Jeunesse et des Sports et de l'Action civique, lors d'une journée récréative et sportive, a organisé une ambiance attractive où le mât de cocagne était à l'honneur au Champ de Mars. Cette ambiance a attiré une grande foule. Cette année, la traditionnelle messe de minuit a attiré les fidèles à l'église. « L'Eglise était bondée de monde », dit une octogénaire qui ne rate jamais l'occasion de se remettre à Dieu pour l'année à venir.Il faut souligner aussi que les groupes évangéliques ont drainé le grand troupeau de chrétiens au Palais de l'art, au Rex Théâtre et dans plusieurs auditoriums consacrés aux activités culturelles. Des institutions publiques ont profité de la période de Noël pour organiser des réveillons. OFATMA, BNC, BUH, BRH comptent dans la longue liste de ces institutions.

Roberto Martino de T-Vice

Toutefois, un accident de voiture a eu lieu à la rue Panaméricaine à Pétion-Ville. Trois personnes revenant de la messe ont trouvé la mort sur le coup ; deux autres ont rendu l'âme à l'Hôpital de l'université d'Etat d'Haïti dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Le conducteur empruntait un sens unique. La police a eu le temps d'intervenir pour rétablir le climat de fête.La présence des patrouilles de police dans les rues de la capitale a été fort appréciée. Son effet dissuasif a fait chuter les actes de banditisme dans l'aire métropolitaine.L'ambiance festive malgré la vie chère et le black-out va se poursuivre ce week-end à la capitale.




Sherline Chanlatte
sherlinecduplan@yahoo.fr
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52723&PubDate=2008-01-05

Une note
Il s’agit là d’un message fort porteur d’espoir pour ceux qui croient encore –sans trop s’aventurer à le dire en public – au relèvement d’Haïti. Surtout pour ceux qui suivent, comme un aveugle divagant l’âme à même le sol dans un long tunnel et qui recherche outrageusement cette sombre clarté qui annoncerait la proximité de la lumière, l’actualité haïtienne.
Cet article écrit dans la lignée –copie-conforme des multiples opus du Nouvelliste, veut nous dire que bon gré malgré, les haïtiens ont fêté. Les meilleurs exposants du KONPA, à quelques exceptions près ont passé la période des fêtes à la maison : Le skah shah, Zin, Nu look, T-Vice, Mass Compas, Tropicana, ils ont fait dansé les haïtiens et les étrangers qui nous ont visités.
Ceci veut exprimer beaucoup de choses. Et pas mal de conclusions peuvent sortir de ce simple fait.
Pour les intégrants des différents groupes il faut admettre que pour eux il n’y a pas comme « à la maison ». « La soupe joumou » du premier janvier, mangée en Haïti à une saveur très natif-natale et très particulière. Elle est très différente malgré l’utilisation des mêmes ingrédients. La soupe joumou se déguste beaucoup mieux en Haïti, définitivement !
Lakay pi bon.
Ce message est adressé aussi à ceux-la qui veulent afficher une détermination bancale à vouloir surfer sur la vague de l’incompétence et l’absence de volonté du secteur officiel pour faire d’Haïti un endroit invivable.
Les vices ne sont certes pas aussi rares que les vertus. Nous savons aussi qu’il est difficile de les déraciner par volonté et œuvre du saint esprit. Mais delà à annihiler l’esprit citoyen dans la peur et le chaos il y a un bon bout de chemin à parcourir. A un moment de la durée le bien l’emporte toujours sur le mal.
Message au gouvernement car la société veut survivre et elle survivra. Que les ennemis de tout poil de la nation intègre bien cette vérité.

Il est temps de commencer à inviter nos amis à passer des fêtes de fin d’années dans l’ambiance haïtienne. Et que tout le monde puisse partager un bol de soupe joumou tous les premiers janvier !

lundi 31 décembre 2007

La "mission" de Wyclef Jean

Avec The Score (1997), deuxième opus des Fugees, le groupe dont il était la tête pensante au côté de Lauryn Hill et de Pras, Wyclef Jean détient encore - avec environ 15 millions d'exemplaires écoulés- le record de l'album le plus vendu de l'histoire du rap. Devenu artiste solo depuis ce triomphe, ce New-Yorkais, né à Haïti en 1972, a démontré ses talents éclectiques de producteur, auteur-compositeur, interprète, fan de musiques caraïbes et de jazz. S'il manie la vantardise aussi bien que les grandes figures du rap, Wyclef Jean est un collaborateur recherché au-delà du milieu hip-hop (Sinead O'Connor, Mick Jagger, Carlos Santana, Shakira, Ziggy Marley...). Il se consacre aussi à sa fondation, Yéle Haïti, venant en aide aux enfants de son île natale. Le Monde l'a rencontré à l'occasion de la sortie de son sixième album, Carnival Vol. II, Memoirs of an Immigrant.

Pourquoi vos créations musicales revendiquent-elles régulièrement votre identité d'immigré haïtien ?

L'histoire de mes parents, de leur arrivée en Amérique, de leur lutte pour s'en sortir, est celle de tous les immigrés. Celle qui a permis à l'Amérique et au monde d'avancer. Mon père a fait les boulots dont personne ne voulait : nettoyer les toilettes de restaurants, construire un immeuble sous la neige...

Je crois en la loi et en l'ordre, mais si quelqu'un a servi un pays pendant vingt-cinq ans et qu'il n'a pas violé la loi, pourquoi le traiter comme un ennemi ? Pourquoi lui faire sentir son statut d'étranger ?Quand avez-vous pris conscience du pouvoir de la musique ?
A partir de 13 ans. Je me suis plongé dans Bob Marley, Peter Tosh, les I-Threes... Le reggae m'a aidé à définir ma mission, c'est sans doute le genre musical qui me ressemble le plus. Il représente l'essence même de la vie spirituelle.
Vous vous êtes d'abord fait connaître comme rappeur. Quel lien voyez-vous entre le reggae et le hip-hop ?
Dans mon quartier, tout cela allait ensemble. Le rap a permis à toutes les cultures de s'exprimer, de dire leurs peines, leurs joies, leurs espoirs. Quand j'écris un gros succès pop comme Hips Don't Lie, en duo avec Shakira, le passage rap me permet de faire passer un message plus politique.Pourquoi inviter autant de monde sur vos disques ?Je suis à la fois interprète, producteur, auteur-compositeur. Peu importe qui chante le "hit", si c'est moi qui l'écris. Je vois qui est le plus apte à l'interpréter.
Je répète souvent aux gamins qui font de la musique : "Faites en sorte d'écrire votre chanson !" Regardez, Carlos Santana remplit des stades. Mais chaque mois, grâce à la chanson Maria Maria que je lui ai écrite, je reçois un chèque qui me rapporte autant que la recette de ces stades.

Comment gérez-vous tout cet argent?
J'avais 20 ans quand j'ai commencé à en gagner beaucoup. Toucher à cet âge 500 000 dollars par semaine, c'est perturbant. Mon éducation m'a permis de garder les pieds sur terre. Ma mère m'aurait filé une raclée si j'avais commencé à flamber. Mon premier gros chèque était de 1,5 million de dollars. Je l'ai apporté à mes parents en leur disant : "Ceci est pour vous, achetez-vous une maison." Ma mère s'est évanouie.

Quand avez-vous commencé à financer des projets humanitaires pour Haïti ?
J'ai d'abord cherché à investir mon argent aux bons endroits, en ouvrant aussi des comptes à l'étranger. Puis je me suis dit : "Et mon pays ?" L'idée de la Fondation Yéle m'est venue quand j'ai emmené les Fugees à Haïti, en 1997. J'y ai investi plusieurs millions, puis j'ai cherché à la rendre viable. Mieux vaut apprendre aux gens à pêcher que de leur donner du poisson. Yéle Haïti s'occupe de programmes éducatifs, de scolarisation. Il existe aussi un programme pour la formation des athlètes. Yéle a aidé à pacifier des ghettos comme la Cité soleil.

Pas de problèmes avec les politiques locaux ou avec les gangs ?
Le gouvernement haïtien m'a donné un passeport diplomatique. J'ai été nommé ambassadeur spécial, chargé de l'image d'Haïti à l'étranger. Je ne vais pas là-bas pour concurrencer les politiques. Sur place, c'est parfois un travail dangereux. Je me suis une fois retrouvé face à des tueurs en cagoule. L'un d'eux m'a dit : "Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu n'as pas peur. Tu pourrais bien ne pas sortir d'ici." Je lui ai répondu : "Laisse-moi te dire qu'il n'a jamais été question de partir d'ici mais de venir ici, te dire de poser tes armes. J'ai besoin de toute la communauté." Les autres ont commencé à frapper leurs armes au sol en signe d'approbation.

Y a-t-il une chance pour que les Fugees sortent un jour un nouveau disque ?
J'ai été très déçu par l'expérience de reformation et de tournée que nous avions entreprise, il y a deux ans. Lauryn Hill donnait l'impression d'être ailleurs. Chaque jour, nous nous trouvions devant une personne différente. Je connais Lauryn depuis qu'elle a 14 ans, nous sommes sortis ensemble quand elle en avait 17. Son premier album solo, The Miseducation of Lauryn Hill, parle de cette relation. Je crois que, tant qu'elle n'aura pas subi d'examen psychiatrique, il y a peu de chances d'entendre un nouveau disque des Fugees.
(Propos recueillis par Stéphane Davet Article paru dans l'édition du 29 décembre 2007 du journal Le Monde)
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52648&PubDate=2007-12-31

dimanche 9 décembre 2007

Le Tabou Combo en concert à l’ONU pour le 200e anniversaire de l’abolition du commerce d’esclaves

Le célèbre orchestre haïtien figure parmi les invités à cet événement qui réunira des vedettes de la Caraïbe, des Etats-Unis et de l’Afrique en vue d’honorer la mémoire des millions de victimes de l’un des plus graves crimes contre l’humanité

Le plus célèbre groupe haïtien de Compas Direct, Tabou Combo, a été retenu pour représenter Haïti et les Antilles au concert prévu le vendredi 14 décembre à New York à l’occasion du 200e anniversaire de l’abolition du commerce transatlantique d’esclaves, a annoncé vendredi Michèle Montas, la porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

S’exprimant lors de son point de presse quotidien, elle a aussi souligné la participation d’artistes et de groupes afro-américains, caribéens anglophones et africains à ce spectacle prévu au siège des Nations Unies. Outre le Tabou Combo, la célèbre artiste américaine Cicely Tyson, le groupe trinidadien Mighty Sparrow, Keith David Jazz combo, B4Barbee, Caribbean Youth Pan Orchestra et Surinam Maroons seront parmi les invités. L’Afrique sera représentée notamment par Sing Sing Rhythms African du Sénégal et le batteur et danseur Babacar.

La soirée sera organisée à l’initiative des ambassadeurs des pays de la Communauté Caraïbe (CARICOM) à l’ONU en vue de marquer la fin en 1807 de la traite transatlantique triangulaire (Europe-Afrique-Amérique), l’un des pires crimes de l’histoire de l’humanité qui, pendant trois siècles, fit des millions de morts.

Initialement prévue, la participation de Wyclef Jean à cet hommage aux innombrables victimes anonymes de l’esclavage et de la colonisation n’a toutefois pas été confirmée. La superstar haïtiano-américaine du hip-hop doit, en effet, se produire en concert à Port-au-Prince samedi prochain, soit 24 heures plus tard, en compagnie du musicien américain d’origine africaine Akon et de plusieurs artistes haïtiens de renom.

Attendues en Haïti pour les fêtes de fin d’année, les vedettes du Tabou Combo avaient évolué fin septembre à l’Olympia de Paris, une scène mythique du monde du music-hall sur laquelle Carimi avait été le premier groupe haïtien à faire son apparition en 2004.

A l’orée de son 40e anniversaire, Tabou, qui est considéré comme l’orchestre haïtien le plus connu, s’apprête à publier son nouvel album. L’emblématique chanteur du groupe, Roger Eugène surnommé "Shoubou", devrait tirer sa révérence l’année prochaine à l’issue d’une tournée internationale intitulée "Deux fois 20 ans". spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4500

Commentaires :

C’est une initiative que nous accueillons avec joie et fierté comme haïtien natif-natal d’une part et grand fan du Tabou Combo comme fan de tout ce qui représente la réussite haïtienne.

Il est difficile de concevoir un évènement autour de l’abolition de l’esclavage sans y mettre un point d’orgue, comme invité d’honneur HAITI. Il en est de même de l’essence des droits humains. Haïti a mis en pratique et en application les préceptes des grands théoriciens de la matière.

De façon générale on aurait souhaité une implication plus flagrante et plus tangible des nations qui ont cautionné l’esclavage et la traite des noirs et surtout celles qui en ont fait la base de leurs richesses aux côtés des ambassadeurs des pays membres de la CARICOM.

Cependant nous applaudissons encore une fois le choix du groupe TABOU COMBO qui est définitivement l’institution musicale, vrai ambassadeur d’Haïti pendant près de 40 ans. Une telle longévité n’existerait pas sans un vrai talent.

L’idée de la retraite de l’inimitable « CHOUBOU » est très inquiétant car c’est quoi un TABOU COMBO SANS CHOUBOU ?

samedi 8 décembre 2007

Haïti/Guadeloupe : Le saxophoniste Turgot Théodat au 12e Festival de jazz de Pointe-à-Pitre

Le saxophoniste haïtien Turgot Théodat participe, cette année, à la 12e édition du Festival de Jazz de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, qui se tient le 15 décembre 2007, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.
« J’ai été sélectionné, de manière démocratique, parmi d’autres musiciens haïtiens qui voulaient participer à ce festival », affirme Théodat dans un entretien téléphonique à AlterPresse.
C’est la première participation d’Haïti à ce festival antillais, pour lequel le choix a été porté sur Turgot Théodat avec son album Badji.
Auteur de l’album Badji, Turgot Théodat sera accompagné de trois autres musiciens haïtiens et de deux étrangers se trouvant déjà en Guadeloupe. Il s’agit respectivement de Jean-Mary Louissaint (percussions), Claude Py (guitare), Claude Saturne (percussions), Sega Seck (batterie), Smith St Félix (basse).
Le concert de Turgot Théodat aura lieu sur la place de la Victoire de Pointe-à-Pitre. Le groupe jouera en première partie du célèbre trompettiste, bugliste et cornettiste de jazz sud-africain Hugh Masekela.
En plus du programme des trois soirées sur la grande scène, le festival de jazz de Pointe-à-Pitre propose des séances de cinéma autour du jazz, des soirées jazz dans les restaurants de la ville, des concerts dans les rues de Pointe-à-Pitre, des journées portes ouvertes dans les collèges, des master classes.
Directeur de l’École nationale des arts (Enarts), Théodat laissera Port-au-Prince le 14 décembre 2007 à destination de Pointe-à-Pitre. Avec son opus Badji, Turgot Théodat se confirme de plus en plus comme l’un des promoteurs du jazz haïtien, le vodou-jazz.
En 2006, Théodat avait pris part au premier Festival international de jazz de Port-au-Prince.
Le festival international de jazz de 2006 à Port-au-Prince avait drainé des jazzmen du Canada, du Brésil, des Etats-Unis d’Amérique, pour ne citer que ces pays-là. D’éminents musiciens haïtiens, tels Mark Richard Mirand, Jean Caze, Richard Barbot, avaient électrisé le public lors des concerts de jazz à l’Institut français d’Haïti. [do rc apr 06/12/2007 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6713

vendredi 16 novembre 2007

Zoune, Boyotte et Pitite-Caille : la même audience cent ans après

Par Lyonel Trouillot
lyoneltrouillot@lematinhaiti.com
Il y a cent ans mourait Justin Lhérisson. Il reste l’un de nos grands écrivains. L’un des très grands. Il avait un sens de la forme qui était chose rare chez les prosateurs de son époque. Il avait su, avant tous les autres, produire du texte en assumant le jeu formel et l’inquiétude sociale, le récit oral et le travail de l’écriture, le bilinguisme et la créolisation. Nombreuses sont les questions que se pose la modernité (de celles que l’on pose dans les colloques avec un rien de pédanterie) en littérature auxquelles ses récits apportent, de fort belle manière, des éléments de réponse. Il a gagné, contre d’autres, la bataille des études théoriques consacrées aux œuvres qui suscitent l’intérêt des chercheurs.
Il a gagné aussi la bataille du public, car voilà un écrivain qui savait que la littérature n’est pas faite pour ennuyer. Une lecture en classe d’un extrait de Zoune ou de Pitite Caille est l’un des plus précieux cadeaux qu’un prof de littérature puisse offrir à ses élèves. Il y a de ces auteurs que l’enseignement s’acharne à imposer et que l’on s’empresse d’oublier (l’intelligence commande qu’on en oublie très vite un certain nombre) une fois que l’on a rendu sa copie aux épreuves officielles de fin de cycle. Et il y a ceux qui restent, non pas parce qu’on a subi l’influence d’un prof qui vous a imposé son goût, non pas parce que c’est la mode ou la tradition de prendre cet auteur au sérieux, mais bien parce que, seul avec soi-même, seul avec le texte, on a éprouvé le plaisir du texte. Chez les lecteurs de tous les âges, Lhérisson bat encore presque tous les autres auteurs en termes de popularité.
Il a gagné aussi la palme de l’influence chez les auteurs qui ont abordé le récit après lui. L’audience, la laudiance selon la terminologie de Georges Anglade, a acquis statut de genre, voire de structure dominante dans l’art haïtien du récit selon certains critiques. Et même lorsque l’on ne se réclame pas de l’audience, il y a du Lhérisson caché (chacun a sa manière de faire) chez Ollivier et chez Victor, chez Sixto ou chez Cauvin Paul…Il a gagné la bataille de l’humour, de la forme, et de la présence du social dans le récit non comme un surplus, une sentence ou un sermon, mais pleinement intégré dans le texte. Il a gagné aussi la bataille de la dignité, auteur qu’il est de cette Dessalinienne dont le texte, sans être un chef-d’œuvre (mais quel hymne national est un vrai beau poème ?) sert encore à nous faire croire en un pays possible, un réel transformable pour le bonheur de tous.
Mais je pense aux batailles qu’il a perdues. La bataille contre la maladie. Il est mort à trente-quatre ans, on peut croire qu’il fut victime de la grande fatalité de l’époque : la tuberculose. La bataille de l’enseignement. Le modeste professeur qu’il fut existe encore aujourd’hui et vit mal. Autrefois les enseignants étaient pauvres et respectables ; aujourd’hui ils sont pauvres et pas respectés.
Les personnages qu’il a sortis du réel pour les transposer dans la fiction existent toujours, en dégradés : Zoune, Boyotte, Pitite Caille, Goldinberg… Le grand absent, le seul absent étant le général Borome. Mais les pratiques d’hier : les préjugés, l’avarice, la démagogie, l’individualisme forcené se perpétuent aujourd’hui. Nous rencontrons chaque jour dans la vraie vie un personnage de Lhérisson, puissant comme le malheur, increvable comme la bêtise. Les rapports sociaux ont changé, mais si peu que le réel immédiat que Lhérisson décrivait et moquait dans ses livres semble s’être installé comme une triste éternité.

Ceux qui disent qu’on l’a négligé et qu’il méritait un meilleur traitement en ce centenaire de sa mort n’ont pas tort. Mais il peut être dur d’aller au fond de soi-même et de se dire que nous sommes les caricatures de personnages littéraires vieux de plus d’un siècle. Repose en paix, cher maître. Tu aurais dû, avec le temps, te transformer en référence, en savant descripteur d’un passé qui n’est plus. On t’aurait lu au passé, avec le même bonheur, mais sans l’angoisse derrière le rire. Tu restes malgré toi un écrivain du présent. Pardonne-nous : ton art et ta gloire sont à toi, mais ton actualité tient à moitié à ton talent, l’autre moitié tient à notre bêtise.
Jeudi 15 novembre 2007
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=9608

mercredi 14 novembre 2007

Plein succès!...Musique en Folie édition 2007

Ce n'est pas encore le carnaval, ni la prélude à cette grande réjouissance populaire. Musique en folie donne le ton à la musique haïtienne
« L'ambiance à Musique en folie est vraiment impressionnante. C'est un véritable carnaval ! J'adore ! », a déclaré tout feu tout flamme Emeline Michel, l'invitée d'honneur de Musique en Folie avant son entrée en scène.

Wyclef Jean met le feu aux poudres au Parc historique de la Canne à Sucre (Photo: François Louis)
Musique en Folie a drainé une marée humaine dimanche au Parc Historique de la Canne à Sucre, à Tabarre. La fête a pris fin aux environs de deux heures du matin. T-Vice, l'autoproclamé maître du béton, a clôturé le premier week-end de la fête qui, définitivement, avait pris une allure de carnaval. Une suite de défilés de mode, de shows de danse. Une bamboche de sons, de lumières, une kyrielle de groupes ont fait danser un public assoiffé de musique.
Sur les cinq jours d'ambiance que propose la fête de la musique la plus longue d'Haïti, les mélomanes ont déjà joui de trois jours de folie. Gracia Delva à qui un Ticket Nemours a été décerné a pris sa vitesse de croisière. Chapeau sur la tête, vêtu d'un costume sombre, très mobile sur scène, l'artiste a électrisé la foule. Avec des succès à son actif, Mass Kompa du charismatique Gracia avait le vent en poupe. Le rythme de la bande à Gracia, très solide, a attiré sur la scène la mégastar haïtienne Wyclef Jean. Petite boule d'énergie, bout-en-train, feu de joie pour une foule prête à s'enflammer de passion, Wyclef se donnait dans ce spectacle. Il chantait, exécutait des sauts périlleux, grimpait, à son risque et péril, un pylône proche de l'estrade.
La musique comme une grâce100 000 volts de plaisirs explosent dans le parc où des amateurs au goût varié de musique font un plein de rythmes. La musique se répand comme une grâce sur le corps de cette jeune fille au visage extasié qui se confond avec la foule et la scène. Debout sur une chaise, ses bras s'ouvrent, un cri sort de sa bouche : « Carimi ! » Son petit ami qui la tient par la taille, lui aussi, est enivré par la musique. Le flux musical déborde les frontières. Suzeelee, accompagnée de Full Bass, de Jean Bernard Thomas, nous entraîne vers l'orient sur un fond de R& B. « Salam », le titre de la musique de Suzeelee, un hymne à la paix, a fait les délices des amateurs de bonne musique. A côté des tubes de la nouvelle génération, des airs rétro flottent dans le parc et emportent les mélomanes sur les rives de vieux souvenirs encore vivants dans la mémoire. K-Fe a repris à son compte les pépites de Tabou Combo. On eût dit un clone de ce vieux routier du Kompa qui a marqué toute une époque.
Dans le registre des airs nostalgiques, l'Orchestre Septentrional a remué le coeur de ses fidèles admirateurs. L'orchestre a pris un bain de jouvence à Musique en folie. La grande diva de la musique haïtienne, Emeline Michel, a communié avec son public. La star chantait avec ses fans qui, visiblement, avaient une envie inextinguible d'entendre cette douce et belle voix qui chante Haïti, sa misère en créole, ses tristesses, ses joies et ses regrets. Un bouquet de stars a enivré la foule de plaisirs : Jackito, Mika, Bélo, Tifane, Chris Bazile, Paul El Sadate, Yonee Cherenfant, Robot Scorpion pour ne citer que ceux-là. Défilés de modeLa mode est sur la scène.
Emeline Michel, la reine des cœurs (Photo: François Louis)
Les mannequins de David André défilent souples, légers, aériens et distillent au passage un parfum de sensualité. Aguichants dans des costumes de bain que David a taillés dans le concept « sea, sun, sex » avec un côté très Copa Cabana du Brésil, ces mannequins donnent une idée du talent fou de cet artiste du tissu qui transforme les femmes en sirène pour une journée de mer. Hiro Hito, le concepteur du show de l'agence Comme See Haïti, a fait découvrir au public des mannequins en bikini. Sari, coton, stretch entrent dans la composition du designer pour une nuit fauve à Musique en folie. Félines, elles marchaient ou peut être dansaient voluptueusement sur l'estrade. On en a eu plein la vue.

La journée préférée des disquaires

Stand de la Boîte à Musique Raoul Denis (Photo: François Louis)
Les disquaires ont préféré la journée du dimanche par rapport à la précédente. Le représentant de Nouvel Jenerasyon a déclaré qu'il n'y a eu affluence dans leur stand que ce dimanche. Les disques les plus demandés sont ceux de de Emeline Michel et d'Alan Cavé, a-t-il signalé. Même son de cloche pour Mizikanou. Les disques qui s'achètent le plus sont Emeline Michel, Barikad, Carimi, Kreyòl la, Gracia et Richie. Les données ne diffèrent pas pour la Boîte à Musique Raoul Denis qui vend les disques de toutes les tendances. « A part les autres disques, on a beaucoup réclamé les anciens succès de la musique haïtienne », a-t-on apris.
Prestation de T-Vice, mèt beton an (Photo: François Louis)
La journée du vendredi n'a pas permis au public de faire des emplettes, a précisé le représentant de Mélo-disque. Peut-être que les gens prennent leur temps et attendent l'autre fin de semaine, espère-t-il. A Mélo-disque, les acheteurs emportent Emeline Michel, Barikad group, Rockfam, Alan Cavé, T-Vice, Carimi. Avec son nouvel opus « Reine du coeur », Emeline cartonne. « Emeline, c'est du pâté chaud ! », dit le représentant de Mélo-disque avant d'ajouter : « De la même manière dont tout citoyen a une carte d'identification nationale, chaque Haïtien se doit d'avoir un CD d'Emeline chez lui. »
Claude Bernard Sérant

lundi 12 novembre 2007

MUSIQUE EN FOLIE / PREMIÈRE JOURNÉE / L’euphorie Wyclef Jean

Par Chénald Augustin
chenald@lematinhaiti.com

La 1ere journée de la plus grande foire de la musique haïtienne, Musique en folie, s’est déroulée le samedi 10 novembre, au Parc historique de la canne à sucre. Cette année, l’événement sera repris le week-end prochain, soit les samedi 17 et dimanche 18 novembre sur le même site. Organisé par la Unibank, le journal Le Nouvelliste et le Rhum Barbancourt, avec le support de la Comme il Faut, Voilà et Actimed, cet événement musical sert de plateforme à de nombreux groupes et artistes des genres rap, ragga, reggæ, racine et compas direct (nouvelle génération).

La cérémonie de lancement a eu lieu le vendredi 9 novembre au Parc historique. Y ont participé de nombreux artistes dont Emeline Michel, ainsi que des producteurs et personnalités oeuvrant dans la promotion de la musique haïtienne. Une statuette à l’effigie du fondateur du compas direct, Nemours Jean Baptiste, (réalisée par le sculpteur haïtien Ludovic Booz) a été remise, en signe d’hommage et de reconnaissance, aux artistes, producteurs présents du gala du vendredi 10 novembre.

De nouveaux albums étaient disponibles à Musique en folie : « Byen vivan » de Vwadèzil, celui de Mamina, de Krezi (album live), de Barikad Crew et de la diva haïtienne Emeline Michel. En effet, la participation de celle-ci entrait dans le cadre de la promotion de son nouvel opus, Reine de cœur, retraçant ses vingt années de passion, d’amour, dans la chanson. Plusieurs dizaines de groupes et d’artistes évoluant dans les genres compas, rap, ragga se sont produits à cette foire de la musique. Les groupes protestants seront de la partie le week-end prochain. Leur invitation participe des grandes innovations apportées par les organisateurs. Une journée spéciale est consacrée à ces formations musicales. L’ajout de deux jours consécutifs à cette traditionnelle foire annuelle vise, selon les organisateurs, « à satisfaire la demande énorme de groupes musicaux voulant présenter au public les nouveaux cd qui ne seront prêts qu’à la fin de cette semaine ».

À la 8e édition de Musique en folie, les disquaires et producteurs (Mélodisque, Boîte à Musique, Nouvèl Jenerasyon Records) ont proposé plusieurs centaines de titres d’artistes et groupes d’horizons divers. Un peu vers sept heures du soir,samedi, l’assistance a plongé dans l’euphorie, quand la star haïtiano-américaine, Wyclef Jean, a fait son apparition sur le podium où se déroulaient les prestations des groupes compas et rap. Une assistance chauffée à blanc et d’où s’élevaient des cris stridents, des applaudissements, a réservé un véritable standing ovation au nouvel ambassadeur de bonne volonté d’Haïti. Ce dernier est venu directement des États-Unis, juste pour prendre part à l’événement qui, d’après lui, « est unique en son genre».Wyclef Jean a créé la tension en chantant l’un de ses célèbres tubes joué en play back. Et, la foule s’est mise à danser, à chanter, à crier. On eût dit que Wyclef Jean faisait la fête à lui seul, faisant vite oublier ceux qui l’ont précédé sur la scène. Il a en marge de sa prestation annoncé la venue en Haïti de la star américaine du rap 50 Cent.

Les musiciens de Karimi ont créé la sensation sans avoir joué : plusieurs dizaines de fans, tout excités, les suivaient en quête d’autographe. Au stand de Voilà, ils signaient des affiches publicitaires de cette compagnie de téléphonie mobile sur demande des spectateurs.

L’entrée à Musique en folie était fixée à 600 gourdes. Le participant a eu donc droit à un cd haïtien de son choix, à un abonnement au magazine Ticket et à la dégustation d’une boisson gazeuse. Musique en folie s’ancre toujours dans une grande ambiance festive à l’allure de carnaval et de prestations des groupes compas, rap au kiosque Occide Jeanty. L’obsession de la foule semble dominer chez les organisateurs qui affirment promouvoir la musique haïtienne qu’on a tendance à réduire au compas. Musique en folie offre toutefois des éditions se ressemblant, d’année en année, les unes aux autres, occultant réflexion, débats, échanges sur les possibilités d’innovation et de renouvellement de la musique haïtienne.
lundi 12 novembre 2007
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=9532

Foule en liesse à Musique en folie

samedi 10 novembre 2007
Des centaines de mélomanes ont assisté samedi soir à la prestation de plusieurs groupes musicaux dans le cadre du premier week-end de "Musique en folie", un événement qu’abrite le Parc historique de la cannne à sucre à Tabarre (banlieue nord de Port-au-Prince).
La mégastar haïtiano-américaine du Hip-Hop, Wyclef Jean, a fait une apparition surprise sur la scène qui a déclenché une explosion de joie dans le public.
La foire annuelle de la musique haïtienne se poursuivait dimanche.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1576

Musique en Folie 2007 innove pour mieux satisfaire

Après sept ans de succès et un public plus gourmand que jamais, Musique en Folie poursuit cette année encore sa folle aventure.

Pour sa huitième édition qui débute ce week-end au Parc Historique de la Canne à Sucre, Musique en folie 2007 promet gros. Réunis jeudi à Cabane Choucoune de Pétion-Ville pour son lancement officiel, organisateurs, sponsors et exposants de la plus grande foire de la musique haïtienne ont annoncé des améliorations importantes.Etendue sur deux week-ends afin de satisfaire un public de plus en plus nombreux, Musique en Folie accueillera cette année encore des invités de haut calibre tels que la diva internationale Emmeline Michel venue spécialement des Etats-Unis et l'Orchestre Septentrional, doyen des groupes compas.

De nombreux groupes musicaux d'Haïti et de la diaspora, toutes tendances confondues, se produiront pendant quatre jours au Parc de la Canne à Sucre pendant que leurs produits - essentiellement des CD - seront exposés dans les rayons des différents disquaires partenaires de l'événement. « Cette année, Musique en Folie est passée à la vitesse supérieure, dit Max Chauvet, directeur de Le Nouvelliste et initiateur de la foire annuelle de la musique haïtienne. La principale nouveauté cette année, c'est qu'elle s'étend sur 4 jours (plus une soirée inaugurale vendredi), c'est-à-dire pendant deux week-ends, soit celui du 9 au 11 et celui du 16 au 18 novembre. »« Cette innovation permettra aux organisateurs de mieux répondre à l'attente du public qui a toujours fait preuve d'un engouement sans égal pour Musique en Folie », explique Max Chauvet soulignant qu'une attention particulière sera accordée à l'aspect sécuritaire du plus grand événement public haïtien après le Carnaval. Il n'y a pas de fête sans Barbancourt

William Eliacin, représentant de la Maison Barbancourt, ne cache pas sa satisfaction de participer pour la huitième fois à Musique en Folie. Barbancourt est toujours présent à toutes les manifestations culturelles haïtiennes, que ce soit en Haïti ou dans la diaspora. Fort de ce constat, le représentant de la plus des trois institutions initiatrices de Musique en Folie estime qu'« il n'y a pas de fête sans Barbancourt et encore moins de Musique en Folie sans Barbancourt. »

« L'objectif principal que se fixent les initiateurs de Musique en Folie (Unibank, Barbancourt et Le Nouvelliste) est de faire la promotion de la musique haïtienne en subventionnant chaque CD haïtien vendu sur le site afin d'encourager ainsi toute la chaîne de production de l'industrie musicale, des musiciens aux mélomanes en passant par les producteurs », soutient William Eliacin.Etant un lieu de rencontre du public avec ses artistes préférés, Musique en Folie se veut un espace convivial de sons et de lumières où les participants peuvent obtenir des cadeaux et déguster des produits... Barbancourt, indique le responsable de Barbancourt qui souhaite que la huitième édition de Musique en Folie soit un succès.

De son côté, Guy Supplice de la Unibank, met en relief la volonté manifeste affichée par son institution de faire la promotion de l'art et de la culture haïtienne. « C'est pourquoi, dit-il, une fois de plus, Unibank prend plaisir à accompagner les artistes et musiciens haïtiens en leur permettant de pouvoir s'épanouir pendant cinq jours de folie planifiée. »Pour permettre à ceux qui ne pourront pas venir sur le site pendant les 4 jours de la foire, le site internet de la Unibank, le www.unibankhaiti.com et le www.musiqueenfoliehaiti.com sont disponibles pour leur faciliter l'achat de CD, a fait savoir Guy Supplice.

Représentée par Mme Francesca François, la compagnie Comcel/Voilà, partenaire de Musique en Folie depuis 7 ans, promet des surprises, des produits et services Voilà et une animation sans précédent sur le site pendant les 4 jours de la Foire.

Le représentant de la Brasserie La Couronne, Mme Caroline pour sa part, se dit fière de marquer sa présence cette année encore à Musique en Folie. Elle annonce le lancement d'une boisson énergisante qui sera disponible sur le site de la foire.Les organisateurs recommandent à tous ceux qui veulent participer à Musique en Folie 2007 de se procurer préalablement leur billet au prix de 600 gourdes aux succursales de la Unibank ou chez les disquaires partenaires de l'événement. Dans le cas contraire, ils pourront le faire aux caisses Unibank disponibles à l'entrée du Parc. Ceci pour éviter de se faire piéger par des faussaires. « Car, prévient le responsable de Le Nouvelliste, Max Chauvet, toute fausse carte présentée à l'entrée sera rejetée automatiquement. »A la fin de l'exposé des différents panélistes, le coordonateur de Musique en Folie, Frantz Duval a répondu aux multiples questions des journalistes venus en grand nombre couvrir cette conférence de lancement de la huitème édition de Musique en Folie

Cyprien L. Gary et Lima Soirélus

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=50599&PubDate=2007-11-08

samedi 10 novembre 2007

Tous derrière le SKAH SHAH NUMBER ONE …CE SOIR AU CHIVAS97

Oui, le compte à rebours nous indique nous sommes seulement à quelques heures de la présentation du Skah Shah à Marseille. Comme d’habitude, chaque fois qu’une grosse pointure du KONPA doit performer ici dans cette grande ville, nous ressentons une certaine appréhension voire une peur autour de l’accueil que la communauté haitiano-afroantillo-guyanaise serait susceptible de réserver à un groupe jouissant de l’aura du skah shah dans l’univers culturel et musical de la Caraïbe.

Le Skah Shah à l’instar du Tabou Combo et aussi du Tropicana d’Haïti endossent à eux seuls les habits d’une longévité sans pareille, fruit d’une persévérance et d’une adaptation sans équivoque pour en faire de vraies institutions nationales et régionales.
Nous comprenons certes que toutes les manifestations culturelles sont appréciées à leur juste valeur de façon globale et de façon particulière en fonction des penchants et des goûts certes mais ceci n’empêche pas un témoignage vibrant du travail réalisé dans ce domaine.
Dans ce sens, les fans de cette nouvelle génération qui vibrent sous les accords et la musique de groupes du style T-Vice, CARIMI, DJAKOUT, ZENGLEN, MASS KONPA pour ne citer que ceux-là auraient tort de ne pas voir en live le SKAH SHAH NUMBER ONE.
De telles soirées, quand un groupe de promoteurs et animateurs se lancent dans l’aventure de présenter des musiciens de la trempe des intégrants du NUMBER ONE, se vivent de façon diverse. Au moment de la création de Skah Shah en 1974, le KONPA se dansait. Très peu de gens s’amoncelaient comme aujourd’hui devant les podiums pour regarder performer les artistes.
Nous qui faisons partie de cette générations que les moins de 40 ans ne pourront pas connaître, nous savons qu’il était question de trouver juste un coin, une superficie comparable aux dimensions « d’un carreau » pour « dodomea » sous le rythme entraînant du KONPA CHAMPAGNE du Skah Shah, entonné par la Voix du KONPA, l’immortel Jean Elie TELFORT, notre Cubano natif-natal, vrai trésor national vivant.
Il est de même du devoir de la Communauté Haïtienne de Marseille d’éviter de ne pas être représenté de façon plus que significative à ce genre de soirée. Car, aujourd’hui plus que jamais nous avons besoin de ces ambassadeurs véhiculant ce qui il y a de beau , de bien et de bon d’Haïti sous d’autres et toutes les latitudes.
Et la meilleure façon de démontrer notre acceptation et notre compréhension vis-à-vis de l’œuvre de ces défenseurs de notre culture à travers notre musique populaire c’est de nous rassembler nombreux pour les applaudir. Nous partageons l’honneur et la fierté d’appartenir à cette nation qui à plus que jamais besoin de nous les haïtiens.
Tous derrière le Skah Shah et que ça bouge et vibre !

vendredi 26 octobre 2007

SOIREE KONPA A MARSEILLE...LE SAMEDI 10 NOVEMBRE 2007...AU CHIVAS 97...LE SKAH SHAH NUMBER ONE REVIENT 17 ANS APRES...

Après avoir fait vibrer pendant plus de trente 33 ans les mordus du rythme haïtien KONPA à travers le monde, le SKAH SHAH NUMBER ONE, vraie institution du genre s’apprête à faire danser le public marseillais.
Pour cette occasion, la fête s’annonce grandiose avec la présence des symboles de ce groupe phare de la musique haïtienne et antillaise tels que Jean Elie Telfort Cubano, Georges Loubert Chancy et Jean Michel Saint Victor alias zouzoule.

Selon les chroniqueurs de l’actualité régionale le dernier passage de ce groupe dans la cité phocéenne remonte à l’année 1990, probablement un 17 novembre. Pour beaucoup de gens, ce fut l’occasion idéale pour faire connaissance avec la communauté haïtienne de Marseille qui en principe ne saurait rater l’opportunité de se laisser emmener vers cet univers idyllique mythique fait de son, rythmes et souvenirs.

A l’époque, l’accueil était plutôt mitigé pour ne pas dire décevant car il était inconcevable de voir performer le SKAH SHAH dans un environnement autre que l’ambiance surchauffée d’une salle comble pleine à craquer sous les vivas et les hourras d’une foule en délire.
Cette description correspond bien à l’atmosphère que génère depuis bientôt 34 ans le passage de Cubano et les autres au sein des publics qui ont l’honneur et le privilège de les voir sur scène.
Au grand dam des supporters de la nouvelle génération, ceux qui ont un peu plus de 20 ans, haïtiens et antillais se rappellent encore le bon vieux temps de l’émergence des mini jazz et plus particulièrement les SHLEU SHLEU qui ont bercé des cœurs et ont contribué à des romances dont les fruits personnifiés parcourent encore aujourd’hui les rues des villes de la caraibe.

Avec la ruée vers les Etats-Unis d’Amérique dans les années 70 allait disparaître l’une des aventures musicales à succès venant de cette terre de Toussaint Louverture de Jean Jacques Dessalines et de Wyclef Jean. Disparaître ne serait pas le terme le plus approprié si on accepte le principe qui voudrait faire du SKAH SHAH le groupe héritier des éternels SHLEU SHLEU. Amalgamer les deux groupes équivaudrait à leur quitter le mérite d’avoir marqué chacun son époque d’une empreinte indélébile.
L’époque du SKAH SHAH c’était hier, aujourd’hui demain et éternellement.
Le samedi 10 Novembre les salles du CHIVAS 97 (ancien jardin du millénaire) vibreront d’allégresse sous le poids de la version du rythme le plus entraînant du KONPA DIREK. Les haïtiens de Marseille pourront revivre un moment d’une intensité incommensurable quand de sa voix modulée en mélodie sur mesure pour le KONPA, Cubano entonnera l’hymne mythique de tous les haïtiens de la diaspora avec des mots d’une portée plus symbolique, saupoudrés des attributs natif-natal de notre créole cher à tous : « Maten-an, mwen kouche, je-m louvri/ Gen you doulè ki chita sou kè mwen/ Mwen sonje peyi mwen…AYITI CHERI… » Et que dire des classiques comme « ozanana » « caroline » pour ne citer que ces titres !

IL est certes difficile voire impossible de retracer en quelques mots le parcours à succès d’une institution musicale de ce calibre. Et puisqu’il s’agit en tout état de cause de musique, les considérations thématiques et philosophiques ne sont pas de mise. Il faut vivre et transpirer cette expérience. Il faut rentrer dans la danse cet univers toujours nouveau et toujours aussi accueillant.
Ne rater pas cette occasion de participer à l’écriture d’un nouveau chapitre de l’histoire du SKAH SHAH, du KONPA et de Haïti.

Soyons nombreux le samedi 10 Novembre 2007 au Chivas 97 (Ancien Jardin du Millénaire) pour une soirée inoubliable avec le SKAH SHAH NUMBER ONE

samedi 6 octobre 2007

Tifane célèbre ses deux ans


Il est rassurant de savoir que dans notre pays, la volonté, la discipline, la constance dans le travail et le désir de bien faire sont parfois récompensés, ceci en dépit des difficultés de toutes sortes, de l'incertitude et de tout ce qui, bien souvent, tente de se mettre au travers de notre route sans que nous ne sachions trop pourquoi.
Le samedi 8 septembre 2007, au Parc Historique de la Canne à Sucre, Tifane a célébré ses deux ans dans le monde musical haïtien avec le sentiment d'avoir fait, jusqu'ici, de son mieux pour combler l'espoir et les attentes de son public et a aussi fait la promesse de durer.


En effet, malgré le ciel gris de la veille et la menace imminente d'une pluie torrentielle quelques heures avant le spectacle, ils n'étaient pas moins de 1250 spectateurs à faire le déplacement pour venir assister, acclamer, féliciter Stéphanie Séjour, dit Tifane, au cours de la célébration de son deuxième anniversaire sur le marché de la musique haïtienne.Dans le cadre pittoresque et enchanteur du Parc Historique de la Canne à Sucre, dans un décor de scène qui porte les griffes de « L'Atelier », le groupe « Rit Kreyòl » a ouvert le spectacle par un concert de tambours faisant ainsi revivre au public les rythmes typiques de la culture haïtienne.
Apparut alors la vedette de la soirée habillée par David André, annoncée par Clarens Renois, le maître de cérémonie en la circonstance : Tifane, qui a proposé pour la première partie du spectacle un voyage musical enivrant avec des titres de son premier album qui lui a valu la reconnaissance en tant qu'auteur, compositeur et interprète féminin potentiel. Superbement entourée de Pierrot Petit (batterie), Pierreson Pierre (guitare), Jean Philippe Augustin (basse), Ti-Wès (tambour), Piany Eliacin (keyboard), Speedy (percussions), Marodie Pierre (choeur), Stanley Georges (choeur) Tifane a prouvé qu'elle est une chanteuse confirmée.
En duo avec l'invité spécial, le chanteur martiniquais Eric Virgal, elle a interprété la chanson «Gonaïves» avant de lui laisser la scène. Erick Virgal, ayant reçu et écouté le premier album de la jeune artiste quelques mois auparavant, ne voulait manquer sous aucun prétexte cet événement.
Accompagné, entre autres, de Fabrice Rouzier et de Joël Widmaier, Erick a charmé quelques instants le public avec certaines de ses grandes réalisations : « Sublime », « Coupable », etc. Il a ponctué sa prestation de messages d'espoir et d'amour pour Haïti « Ayiti pap peri » « Mwen renmen nou » « Mwen se Ayisyen ».... Et c'est un auditoire ravi, quoiqu'inassouvi, qu'il a laissé derrière lui. Tifane devait revenir par la suite pour chanter d'autres compositions de son premier album : « Bèlmoun », « Mironda », « Sekrè a », « Jodi a », « Se kòmsi ».
Un tour de chants qu'elle a élargi avec l'interprétation de quelques grands succès de la musique nationale et internationale : « Ganga » de Boukman eksperyans, « Till it Happens » de Corrine Bailey Rae, « What's love » de Tina Turner... une diversité dans le répertoire qui confirme à chaque fois la polyvalence de la jeune chanteuse, sa versatilité, ce qui laisse entrevoir la possibilité de réussir une belle carrière dans la World Music.
Cette soirée était, entre autres, une occasion pour rendre un hommage bien mérité, comme annoncé, à un géant (pourtant encore assez jeune) de la musique haïtienne : Fabrice Rouzier. Présenté par Joe Dam's, co-maître de cérémonie de cette soirée d'anniversaire, il a reçu une plaque en présence des invités de marque tels : Boulo Valcourt, Joël Widmaïer, Richard Barbot, Wooly Saint-Louis et Bélo.
Le fondateur de Mizik Mizik a contribué à la réalisation du travail de Tifane, voire à la naissance de l'artiste, comme il l'a fait d'ailleurs pour de nombreux autres de cette génération. Fabrice ne fait pas seulement de la musique, c'est aussi un travailleur accompli qui, en dépit de ses grandes responsabilités, trouve toujours du temps pour encourager, aider et conseiller quiconque entend s'engager dans ce domaine. Il est aussi un rare absent des grands évènements musicaux capables de rappeler au monde entier notre potentiel culturel. Depuis le lancement du single révélateur de son talent au grand public, Se kòmsi, Tifane a reçu de nombreuses distinctions dont : "Ticket d'Or 2006", "Prix Female artist of the year 2006 de "Les Productions Lionel Lamarre" à Brooklyn College en avril 2006" et "Prix Honneur et Mérite en mars 2007" décerné par la World Vision.
Tifane a signé le 16 décembre 2006 son premier album « Anprent », marqué par une grande diversité de rythmes. Préoccupée par les grands problèmes de notre société, elle a décidé de ne pas dormir sur ses lauriers qu'elle considère d'ailleurs comme un grain planté dans un vaste champ labouré pour une Haïti plus belle, plus productive et de s'investir dans le social depuis le mois d'avril 2007, grâce au support de la compagnie cellulaire Voilà, avec son projet Kalm qui est une mobilisation de la jeunesse contre la tolérance à la violence.
De plus, croyant ferme que ce sont les gouttes d'eau qui alimentent les ruisseaux, et les ruisseaux la mer, notre diva a en perspective le lancement d'une grande campagne de sensibilisation sur la préservation de l'environnement dont l'état s'aggrave de façon alarmante, un peu plus chaque jour.
Enfin, c'est à cause de sa foi dans l'avenir, le travail d'équipe, la solidarité patriotique, la volonté et le désir de bien faire, que Tifane espère participer, avec l'aide de Dieu, à tout ce qui peut contribuer à la toilette de son pays, qui redeviendra, indubitablement, la fleur la plus convoitée de la Caraïbe.
Aujourd'hui, Tifane regarde ce chemin parcouru (2 ans) avec le sentiment que le voyage est encore à ses débuts, mais avec la satisfaction d'avoir osé, foncé, et ainsi apporté sa simple mais sincère contribution au rayonnement de la musique haïtienne.
A ses nombreux fans, elle promet de faire encore mieux, de toujours veiller à ce qu'Haïti soit aussi fière d'elle, qu'elle est fière d'être sa fille, et surtout, de relever le défi de D U R E R.
Emmanuel Petit-Frere