Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 20 mars 2012
Une grenade explose dans une rue d'Epinay-sur-Seine
Le hall de l'immeuble a été touché, ainsi qu'un appartement du rez-de-chaussée, dans lequel se trouvait quatre adultes et deux enfants haïtiens mais personne n'a été blessé, a-t-on précisé.
"Il n'y a pas de lien" avec les incidents de Toulouse et de Montauban", a-t-on assuré de même source. Une enquête est en cours et le préfet de Seine-Saint-Denis s'est rendu sur place dans la nuit.
http://lci.tf1.fr/filnews/france/une-grenade-explose-dans-une-rue-d-epinay-sur-seine-7077954.html
mercredi 14 mars 2012
Assassinat de cinq membres d'une meme famille à l'avenue N
Cinq (5) membres de la famille du coordonnateur adjoint de la Plateforme des employés victimes des entreprises publiques (PEVEP), Réginald Antoine, ont été tués mardi à l’aube en leur résidence sise à l’Avenue N, à Port-au-Prince.
Selon Réginald Antoine, des individus armés ont fait irruption dans la maison où ils ont commencé à molester les personnes qui s’y trouvaient. Ces dernières, dont son frère et sa sœur, Claudy et Nancy Antoine, ainsi que son beau-frère Wilson, qui tentaient de résister à l’agression, ont été abattus par balle.
Les agresseurs ont par la suite lancé à l’intérieur de la maison un engin qui serait une grenade dont l’explosion et l’incendie qui s’en est suivi ont tué les nièces du coordonnateur du PEVEP, Insara et Shelda Antoine, âgés de deux et dix ans.
Réginald Antoine qui affirme avoir été élevé dans cette maison, ne s’y trouvait pas au moment du drame. Il lance un appel aux autorités pour que les auteurs du carnage soient retrouvés et châtiés.
Une source policière a confié à Radio Télé Métropole que la tuerie serait un acte de vengeance contre Claudy Antoine perpétré par un évadé de prison qui serait de plus un psychopathe. La police disposerait d’informations précises à ce sujet, rapporte la station. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/assassinat_de_cinq_membres_d_une_meme_famille_a_l_avenue_n.html
vendredi 15 juillet 2011
Raso FAD violó y asesinó joven haitiana
mardi 12 octobre 2010
Un employé de Caritas abattu par des bandits
Les autorités policières haïtiennes auraient ouvert une enquête sur ce crime.
Des dispositions visant à mieux protéger les employés de Caritas n'ont pas encore été appliqués.
En dépit de cet assassinat, Caritas entant poursuivre son œuvre humanitaire en Haïti. L'organisation vient de débuter la reconstruction de 1.700 maisons à Gressier, à l'ouest de Port-au-Prince. Ces derniers jours une certaine recrudescence des actes de violence est enregistrée dans la région métropolitaine.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18332
Commentaires:
Qu'elles sont chaires les batteries en Haïti!
mercredi 6 octobre 2010
IOM: Engineer killed outside Haiti relocation camp
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Gunmen killed an engineer supervising the building of shelters at a relocation camp for Haitian earthquake survivors, forcing construction to be suspended on part of the site, the International Organization for Migration said Saturday.
The body of 42-year-old Pierre Richard Denis was found Friday on the outskirts of the quake-ravaged capital near the Corail-Cesselesse relocation camp, apparently several hours after he was shot, IOM country spokesman Leonard Doyle told The Associated Press.
Denis was returning to work aboard a group taxi around 3:30 p.m. after cashing his first monthly paycheck when he was shot twice. Haitian police investigating the murder suspect the motive was robbery. A police report said the group taxi, known as a "tap-tap," was followed by unknown assailants aboard a motorcycle after Denis left a bank in Port-au-Prince.
There have been no arrests made in the case.
"It was a despicable act against a talented and hardworking IOM staff member totally dedicated to helping the earthquake victims and their families," IOM Director General William Lacy Swing said in an e-mailed statement.
It is not clear if Denis, a Haitian national, was visibly identifiable as a staffer with the international organization. Some colleagues said he was wearing an IOM cap at the time, Doyle said.
The camp at Corail was chosen by the Haitian government as its first official relocation space months after the Jan. 12 quake. Placed on a parcel of government-seized former sugarcane land larger than Manhattan it is home to about 7,000 people, most relocated from the Petionville Club golf-course camp in the devastated Delmas section of the capital.
The area was billed as a refuge from the golf course's flood-prone slopes, but was criticized by Oxfam and other aid groups for being too remote. The AP found the selected site belonged to a Haitian company whose president headed the government committee that chose it.
Since then Corail's ShelterBox tents have been repeatedly battered by storms. Damage from a Sept. 24 blast of wind and rain prompted the immediate relocation of 110 families within the camp to more durable wood-and-metal transitional shelters Denis was helping to build. IOM is suspending work at the site where Denis was supervising in the wake of the shooting.
Denis leaves a wife and two children aged 8 and 11 years, IOM officials said.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/10/02/1854560/iom-engineer-killed-outside-haiti.html#ixzz11blhN5O9
vendredi 24 septembre 2010
Le sous commissariat de Cayes-Jacmel incendié par une foule en colère
samedi 13 mars 2010
L’avocat Rosny Dieudonné abattu à Port-au-Prince par des inconnus
lundi 14 décembre 2009
Dernier hommage au journaliste Francesco Fantoli
Lors de cette cérémonie déroulée au salon funéraire Ange Bleu plusieurs journalistes lui ont rendu un dernier hommage.
Pour Clarens renois directeur de l'agence en ligne Haïti Press Network (HPN) média auquel Francesco Fantoli a collaboré l'homme était un être dévoué, prêt à se mettre au service des autres.
On notera que Le gouvernement haïtien avait condamné la disparition brutale du journaliste italien Francesco Fantoli.
Dans un communiqué le Premier ministre Jean Max Bellerive dit avoir passé des instructions aux instances concernées afin que les auteurs et co-auteurs de cet assassinat soient retrouvés et punis selon les prescrits de la loi.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16184
lundi 4 mai 2009
La Police Dominicaine enquête sur les circonstances de la mort d’un citoyen haïtien
La Police Dominicaine enquête sur les circonstances de la mort d’un citoyen haïtien
La Police de Herrera poursuit les auteurs présumés du crime.
Auteur : Ramon Urbaez 04/05/2009.
Santo Domingo.- Les autorités policières ont informé hier qu’elles enquêtent sur l’exécution appremment planifiée d’un citoyen haïtien survenue dans une intersection de deux rues dans le quartier de Buenos Aires, lequel a été décapité par plusieurs personnes dans une ambiance d’allégresse de la foule réunie à l’occasion.
Le cadavre de l’étranger, qui a été exécuté samedi après midi se trouvait hier dans les locaux de médecine légale sans que personne se soit présenté pour réclamer le cadavre ou pour son identification. L’incident s’est produit à l’intersection des rues 12 et 3 du quartier Buenos Aires et malgré le fait que plus de 30 personnes aient assisté à l’exécution, la pOlice n’a encore réalisée aucune détention.
Le commandant de la Police du secteur José Lluberes, a déclaré que juste après l’exécution, une enquête a été ouverte et que les agents placés sous son commandement poursuivent les responsables présumés.
L’officier de Police a aussi déclaré qu’il s’agit d’un lynchage pour des motifs de vengeance parce que le citoyen haïtien avait assassiné un petit commerçant du secteur. Il expliqua que les détentions en relation au fait n’ont pas été réalisées parce que les auteurs présumés du crime ont disparu immédiatement.
« Nous recherchons quelques personnes qui ont été signalées par des témoins, mais aucun d’entre eux n’a voulu présenter des accusations directes, et jusqu’à maintenant ils ne sont que des suspects de notre investigation » à déclaré le major Lluberes.
Il a nié en bloc la version qui parle d’inaction des autorités policières. « nOus autres nous avons agit et nous étions à la recherche du citoyen haïtien qui avait assassiné Monsieur Pascual Léon Lara, mais quelques membres de la famille et des voisins de la victime l’on retrouvé avant nous » a avancé le major Lluberes, ajoutant que le citoyen haïtien a été conduit là ou se réalisait la veillée du défunt et il fut exécuté pour motifs de vengenace par la foule.
Le commandant a expliqué que le citoyen haïtien a été localisé loin du lieu du crime, parce que d’autres haïtiens l’ont dénoncé sous la pression des membres de la famillede Leon Lara, qui vendait du bois et qui était l’employeur de son assassin.
Hier, dans le quartier Buenos Aires, les gens vaquaient à leurs occupations, comme s’il ne s’était rien passé. Des voisins se sont exprimé en déclarant que personne n’a été détenu et que ce ne fut qu’un acte de vengeance et que cela devrait s’arrêter là, car le citoyen haïtien avait décapité en premier un habitant du secteur
La décapitation du citoyen haïtien s’est produite à 2 :45 de l’après midi. La scène macabre, qui rappelait des époques de terreur, a été observé par des vieux, des jeunes et des enfants. Après avoir tabassé le citoyen haïtien, un homme jeune et fort leva une hache et d’un coup fit voler la tête qui roula vers le caniveau, tandis que la foule approuvait l’action en applaudissant chaudement.
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=99979
mardi 31 mars 2009
Deux haïtiens soupçonnés d’avoir tué deux allemands en R. Dominicaine
lundi 30 mars 2009, Radio Kiskeya
La police dominicaine a annoncé lundi avoir procédé à l’arrestation d’un des deux ressortissants haïtiens soupçonnés d’être les présumés auteurs de l’assassinat vendredi dernier (27 mars) de deux citoyens allemands dans la province de Puerto Plata (nord de la République Dominicaine).
Selon un communiqué rendu public à Santo Domingo et relayé par EFE, Roberto César, 41 ans, a été appréhendé à Laguna Salada, une localité de la province frontalière de Montecristi (nord-ouest). Il aurait avoué avoir tué à l’arme blanche, en compagnie d’un autre compatriote, les allemands Kart Anthony Johannes Plaumann, 47 ans et Sabine Hermine Bunhove, 68 ans.
Les corps des victimes portant les traces de nombreux coups de couteau ont été découverts dans la piscine de leur résidence à Puerto Plata.
L’autre haïtien, couramment appelé « Moreno », est activement recherché. Il faisait partie du personnel domestique des deux personnes assassinées.
Aucune information n’est encore disponible sur le mobile de ce double meurtre affreux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5790
mardi 3 février 2009
Quatrième dimanche pré-carnavalesque : Plus de 120 blessés à l’arme blanche
lundi 2 février 2009, Radio Kiskeya
121 personnes ont été blessées à l’arme blanche lors du 4e dimanche pré-carnavalesque au Champ de Mars (centre de Port-au-Prince) où des dizaines de milliers de personnes s’étaient une fois de plus rassemblées, a annoncé lundi le porte-parole de la Police Nationale, Gary Desrosier.
Une dizaine d’individus impliqués dans des violences ont été également appréhendés. Parmi eux, un policier qui était en possession d’un revolver 9 mm au milieu de la foule alors qu’il n’était pas en service. L’arme a été confisquée et l’agent de l’ordre placé en détention.
Gary Desrosier rappelle que depuis le début des exercices pré-carnavalesques, la PNH déploie dans les rues de la capitale, tous les dimanches, plus de 500 agents afin d’assurer la sécurité de la population. Le porte-parole en a profité pour exhorter les carnavaliers à faire preuve de modération et de sens civique dans le but d’éviter des incidents inutiles.
Le grand carnaval traditionnel de la capitale haïtienne, qui draine chaque année des centaines de milliers de fans enthousiastes, est prévu les 22, 23 et 24 février prochains. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5647
---------
[بر-كرنفلسقو] رابعة يوم الأحد: أكثر من جرح 120 مع الحربة الشرطة قوة أيضا تحدّى عشرة فردات الذي ضابط شرطة يوم الإثنين فبراير - شباط 2, 2009, [كيسكا] لاسلكيّة 121 الناس كان جرحت مع الحربة [أت ث تيم وف] [4ث] [بر-كرنفلسقو] يوم الأحد إلى المجال مرّيخ (مركز ال [بورت-ويث-برينس]) حيث [تن] ال [ثووسند وف بيوبل] تلقّى مكرّر جمعوا, يعلن إلى يوم الإثنين الناطق بلسان من الوطنيّة شرطة قوة, غاري [دسروسر]. أدركت عشرة فردات يتضمّن في عنف كان أيضا. بين هم, ضابط شرطة الذي كان في امتلاك من مسدس 9 [مّ] [إين ث ميدّل وف] حشد حيث أنّ هو [ب] لم في خدمة. صادرت السلاح كان والعاملة من الأمر وضعت في توقيف.
-------
第四pre-carnavalesque星期天: 超过120受伤了与警察也向十个个体挑战警察星期一2009年2月使2日受伤,无线电Kiskeya 121个人与刺刀在第4 pre-carnavalesque星期天之时对火星的刺刀(口岸与王子的中心的领域)成千上万人更加聚集了的地方,宣布到星期一全国警察,加利Desrosier的发言人。 在violences暗示的十个个体也被捉捕了。 在他们之中,是拥有左轮手枪9毫米在人群中间的警察,而它不在使用中。 武器被没收了,并且命令的代理在拘留安置了。
------
Vierter Vor-carnavalesque Sonntag: Mehr als 120 Verletzte an der weißen Waffe hat die Polizei ebenfalls zehn Individuen interpelliert, deren Polizeibeamter Montag, den 2. Februar 2009, Radio Kiskeya 121 Personen sich verletzt an der weißen Waffe waren beim 4. Vor-carnavalesque Sonntag am Feld vom März (Zentrum von Port-au-Prince) wo zig Tausend Personen versammelt einmal mehr, hat Montag den Sprecher der nationalen Polizei angekündigt, Gary Desrosier. Etwa zehn Individuen, die in Gewalten hinzugezogen wurden, sind ebenfalls verstanden worden. Unter ihnen ein Polizeibeamter, der in Besitz eines Revolvers war 9 mm in der Mitte der Menge, während er nicht im Dienst war. Die Waffe ist beschlagnahmt worden und der Beamte des Befehls, der in Besitz gesetzt wurde.
vendredi 30 novembre 2007
Confirmation par la MINUSTAH de l’arrestation de deux importants suspects dans l’horrible assassinat, la semaine dernière à Cabaret, d’un adolescent d
jeudi 29 novembre 2007,
Radio Kiskeya
La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a confirmé jeudi l’arrestation, le 27 novembre dernier à l’Arcahaie, de deux personnes, William Saintil et Arlène Leblanc, dans le cadre de l’enquête relative à l’assassinat la semaine dernière à Cabaret (Nord de Port-au-Prince) d’un adolescent de 7 ans, Schneider Hervil.
L’implication des deux prévenus dans l’horrible assassinat serait établie, selon le porte-parole de la police de l’ONU en Haïti (UNPOL). Toutefois, Fred Blaise n’a pas fourni de précisions sur les motifs ayant porté les meurtriers à exécuter et à amputer les membres inférieurs du jeune otage.
Schneider Hervil avait été retrouvé assassiné vendredi dernier à Cabaret, deux semaines après son enlèvement dans cette ville. Les ravisseurs avaient exigé une rançon de 25.000 dollars américains. Le porte-parole de la UNPOL a par ailleurs estimé à une vingtaine le nombre de cas d’enlèvements enregistrés au cours du mois de novembre dans tout le pays, dont 17 à Port-au-Prince. Il souligne que l’insécurité tend à se manifester également dans certaines villes de province.
Des opérations conjointes de la MINUSTAH et de la Police Nationale d’Haïti (PNH) ont permis l’arrestation, au cours des derniers jours, de plusieurs présumés bandits impliqués dans de nombreux cas de vol, viol, enlèvement et association de malfaiteurs. Au cours de ces opérations, des otages ont été libérés, a fait savoir Fred Blaise.
Pour sa part, le responsable de la communication à la MINUSTAH, David Wimhurst, a jugé globalement positif le travail de la mission de 2006 à aujourd’hui, surtout en ce qui concerne le rétablissement de la sécurité et de la paix. Il a mis l’accent sur la contribution de la mission à la professionnalisation de la PNH et à la réform de la justice.
"Il existe actuellement un climat de sécurité acceptable en Haïti", a conclu le responsable onusien. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4478
dimanche 25 novembre 2007
UNE PENSEE POUR NATACHA FARAH DESSOURCES...ET LES AUTRES... TOUS LES AUTRES
Enlevée, Farah Kerbie Dessources a été froidement abattue deux jours plus tard par ses ravisseurs. Sa mère, désespérée n'a pu trouver de l'aide auprès de Michael Lucius, qu'elle est allée trouvée à la DCPJ, alors en pleine tourmente. Récit du drame.
Au lendemain du kidnapping de Farah Kerbie Dessources, 20 ans, sa mère cherche désespérément de l'aide. Sur le visage de cette femme au physique imposant se lit toute l'angoisse du monde lorsqu'elle franchit le seuil de la DCPJ. Accompagnée d'un proche parent, elle serre dans sa main un téléphone, son seul lien avec les ravisseurs de sa fille. Si elle se présente ainsi à la DCPJ c'est qu'elle veut absolument rencontrer Michael Lucius, son seul espoir.
Lucius doit annoncer quelques minutes plus tard son transfert de la police judiciaire. On est le 14 novembre, en pleine saga « légalo-judiciaire » qui paralyse depuis des mois la justice haïtienne. Lucius ne parlera jamais à la mère. La mort dans l'âme, la pauvre femme retourne chez-elle à Marin, en plaine, là où sa fille a été enlevée la veille. Commence alors pour elle une course désespérée contre la montre pour trouver l'argent de la rançon et persuader les ravisseurs de ne pas toucher à son enfant.
Après de multiples entretiens téléphoniques, elle négocie à la baisse les 30.000 dollars US exigés par les ravisseurs qui croient que, parce que la jeune fille a le teint clair, son père est nécessairement riche. Affolée, la mère explique sa « grimelle » est le produit d'un viol. « J'ai été violée par un blanc alors que je travaillais dans un hôtel, implore-t-elle. Farah n'est pas l'enfant d'un bourgeois.»
Le lendemain, le 15 novembre, la pression monte d'un cran. La rançon doit être livrée avant six heures du soir. Sinon Farah mourra. Après une course folle, la mère parvient à ramasser quatre milles dollars haïtiens. Des amies de la Croix-des-Bossales et des parents ont sorti leur portefeuille afin d'aider la pauvre dame de 42 ans qui gagne sa vie en « vendant des appels téléphoniques » dans les rues de la capitale. A 19 heures, quelques minutes après l'expiration de l'ultimatum, elle entre de justesse en contact avec les bandits qui séquestrent son enfant. Les kidnappeurs lui demandent alors de trouver deux mille dollars haïtiens de plus. Ils lui donnent aussi des consignes pour le versement de la rançon.Vain espoir
Elle se présente au rendez-vous, quelque part du côté de Marin, vers la route neuve. Il fait noir. Deux des ravisseurs l'attendent. Elle file le paquet à un homme caché derrière un mur. L'autre lui assure que Farah sera libérée le soir même. Le bruit des gonds d'une porte qui s'ouvre la fait espérer. En vain. « Ta fille sera déposée tout près de chez elle. Nap menen-l ba ou pwop », lui jette le kidnappeur d'un ton sec pour couper court aux demandes répétées de la mère de repartir avec son enfant qui a peur de l'obscurité.
Rentrée chez elle, elle attend désespérément le retour de sa fille. Soudain, le téléphone sonne : « ou te mete twop moun sou dosye a, ou te aveti la polis, men nou vide-l até pou ou nan Santo 3 », annonce l'un des kidnappeurs à la mère de Farah pour qui le monde vient de s'écrouler. Avec quelques voisines, en pleine nuit, elle tente l'aventure et part pour Santo.
A mis chemin, elle doit revenir sur ses pas. Il est deux heures du matin et elle vient de ressentir une étrange douleur dans ses flancs. La même qu'elle avait éprouvée en mettant Farah au monde le 7 juillet 1986. Aux premières heures du jeudi 16 novembre, elle découvre, atterrée, le cadavre défiguré de sa fille. Il y a du sang partout. Ses yeux ont été crevés.
Peu à peu, la mère reconstitue le drame. Selon des témoins, Farah a demandé à ses bourreaux pourquoi ils l'avaient conduite à Santo alors qu'ils avaient déjà empoché la rançon. Après un échange verbal plutôt musclé, les ravisseurs lui ont intimé l'ordre de mettre un sachet de plastique sur sa tête. « Comment pourrait-je le faire puisque vous m'avez cassé le bras ? », a entendu un témoin avant que deux détonations retentissent soudain dans la nuit, suivies d'un sinistre silence.
Etudiante en première année à l'Ecole normale supérieure de l'Université d'Etat d'Haïti, Farah Kerbie Dessources laisse derrière elle une mère éplorée qui n'a plus pour se consoler que son fils Alexandro Leconte. Le petit frère 15 ans est celui qui a été ouvrir la barrière à sa soeur au moment où elle rentrait à la maison. Il ne la reverra jamais.
Bouffée par la douleur, cette famille craint maintenant pour sa propre sécurité. Car Farah aurait reconnu, peu avant son enlèvement crapuleux, quelqu'un qui tentait de cambrioler sa maison. Ce voleur, vraisemblablement, entretenait des liens avec les ravisseurs qui savaient depuis le tout début que Farah ne rejoindrait pas sa famille vivante. Une information capitale que Michael Lucius aurait pu utiliser pour appréhender les kidnappeurs. S'il n'avait pas été lui-même obligé de consacrer tout son temps à se défendre.
Roberson Alphonserobersonalphonse@yahoo.fr
Notre rage :
La mort d’un être humain n’est hélas que quelque chose de banal de nos jours. Nous sommes habitués à des évènements beaucoup plus fort en absurdité, en aberration, en contre sens. La nature et certains hommes nous aident constamment à maintenir notre d’adrénaline à des doses si élevées pour nous rappeler que nous vivons à l’époque du sauve qui peut. Les attentats suicides, les tsunamis dévastateurs finissent grâce à leur pertinence dans notre rythme de vie de voler la vedette aux guerres inutiles, aux déplacements de population poussée par la famine…
Ces dernières années, on ne parle d’Haïti qu’en termes d’insécurité, d’assassinat, de morts, de cadavres sans têtes et de têtes sans corps retrouvés éparpillés sur les monticules d’immondices. On ne compte plus les disparus, les médias ne les mentionnent que dans des circonstances particulières pour éviter la monotonie, la répétition, manque d’originalité…
un énième cadavre ; une vie enlevée et ravie au monde à Haïti, à une mère et à un frère. Banalité dira-t-on. ..
Observez la photo de cette jeune fille et lisez ce reportage du journaliste Roberson Alphonse…
Quels sentiments éprouvez-vous ?
Cette réponse vous situera par rapport à l’humanité.
La liste de ceux qui devraient comparaître devant une cour de justice est si longue qu’il faudrait plusieurs années pour un jugement équitable. Peut il exister une justice équitable contre un système qui cautionne, protège et tire profit de la douleur et la détresse des autres.
Celui qui a prêché la haine observe le contenu de sa moisson ; peu importe là ou il se trouve la conscience collective aura le dessus.
Messieurs les ravisseurs vous qui bénéficiez de la complaisance des autorités, essayez de ne plus commettre cette erreur en vous appuyant sur la couleur de la peau. C’est un sujet très compliqué en Haïti. Sachez qu’aujourd’hui, la bourgeoisie traditionnelle du pays vous a laissé le terrain. Elle est partie s’implanter à Saint Domingue, à Miami ou sous d’autres cieux ou des gens comme vous sont traités avec rigueur tel que vous le méritez. Si vous voulez faire de bons coups, kidnappez les membres du gouvernement. Vous rendrez ainsi un fier service à la nation en la débarrassant de ces bons à rien !
Monsieur Le président de la République, Monsieur Le chef de la MINUSTAH, Monsieur le premier ministre, Monsieur le Directeur de la PNH, messieurs les ministres, Messieurs les sénateurs, Messieurs les députés, messieurs les fonctionnaires du gouvernement. Votre indifférence n’a d’égale que votre turpitude et n’est que le reflet de votre incapacité à diriger une nation.
Votre gouvernement est de mèche avec les kidnappeurs dont vous justifiez maladroitement les exactions par vos théories à deux balles.
Vos enfants et vos biens sont bien gardés à l’extérieur. Votre politique carotte/bâton est inefficace. Combien de récits de ce genre il vous faudra lire pour démontrer votre volonté et surtout la panoplie des solutions que vous êtes sensés, du aux postes que vous occupez, apporter à la nation ?
J’aurais aimé finir de vomir ici le produit de ma rage par cette expression plus qu’appropriée : « PLUS JAMAIS CELA », mais ce serait me bercer d’illusions car que peut on espérer et attendre d’une manade d’ignorants et incapables investis de tâches aussi nobles…
Haïti revit l’horreur du kidnapping : Schneider Hervil, 7 ans, exécuté après quinze jours de séquestration
samedi 24 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Un enfant de 7 ans, Schneider Hervil, a été retrouvé assassiné vendredi à Cabaret (environ 30 kilomètres au nord de Port-au-Prince), deux semaines après son enlèvement dans la même ville, a appris samedi Radio Kiskeya auprès de la cellule contre enlèvement de la Police Nationale.
Amputé des membres inférieurs, le corps a été découvert en putréfaction dans la localité de Vigné.
Les ravisseurs auraient commis cet acte horrible pour manifester leur mécontentement devant l’incapacité des parents de la victime à verser la rançon de 25.000 dollars américains qui avait été réclamée. La famille n’avait pu réunir que 20.000 gourdes.
Schneider Hervil avait été enlevé en pleine nuit le 8 novembre dernier par des inconnus armés qui s’étaient introduits dans la résidence familiale située dans le quartier de Lévêque. Les meurtriers avaient subtilisé un téléphone afin d’assurer les négociations financières qui allaient être engagées rapidement avec la famille.
Plusieurs autres enfants enlevés seraient encore détenus dans la région de Cabaret où des gangs sont opérationnels, selon la cellule contre enlèvement de la PNH.
Aucune arrestation n’a encore été opérée, mais une enquête était en cours.
A Gros Morne, dans l’Artibonite (nord), un écolier de 13 ans, Kerry Dubrena, se trouvait encore ce week-end aux mains de ses ravisseurs, trois jours après son enlèvement. L’adolescent avait été intercepté jeudi par des hommes armés au moment où il revenait de l’école. Les kidnappeurs, qui exigeaient une rançon de 150.000 dollars américains, menaçaient de l’exécuter au cas où cette condition ne serait pas respectée. "Son corps sera retrouvé dans une boîte", avaient-ils cyniquement lâché lors d’une conversation téléphonique avec le père du kidnappé qui souhaitait pouvoir retrouver son fils vivant. Il avait pu entendre la voix de Kerry qui lui racontait qu’il ne pouvait rien voir, ses yeux ayant été bandés.
Le décès tragique du petit Schneider vient rappeler la disparition tout aussi brutale de plusieurs autres otages dont l’étudiante Farah Natacha Kerby Dessources, 20 ans et l’écolier Carl-Roobenz Francillon, 6 ans, exécutés à 15 jours d’intervalle, il y a un an. La première avait été trucidée le 15 novembre 2006 au bout de deux jours de séquestration après avoir été violée à plusieurs reprises. Comble de barbarie, le cadavre de la ravissante jeune fille fut abandonné sur un monticule d’ordures ménagères.
Le second, enlevé devant son école à Port-au-Prince le 8 novembre, avait été retrouvé en état de décomposition le 25 du même mois au Cap-Haïtien (274 km au nord de la capitale).
Un autre enfant avait été kidnappé, séquestré et tué à Port-au-Prince au cours de la même période avec la complicité de son oncle.
Un mois après les funérailles de Farah Natacha Dessources, sa mère, son frère unique et son beau-père avaient dû fuir le pays et s’installer à la Martinique afin d’échapper à des menaces de mort répétées que proféraient les assassins.
Plusieurs individus ont été arrêtés pour leur implication présumée dans ces cas, mais ils n’ont toujours pas été jugés un an après la perpétration de crimes aussi abominables.
Une quinzaine de rapts ont été recensés au cours du mois de novembre, selon la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qui s’évertue à démontrer que le phénomène est en recul constant par rapport à 2006 dont la fin avait été marquée par des enlèvements en cascade qui visaient surtout les jeunes écoliers.
Cependant, des informations obtenues de sources combinées indiquent clairement que les kidnappings sont redevenus très fréquents depuis plusieurs semaines, faisant craindre une répétition du scénario dramatique de l’année dernière. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4462
mardi 7 août 2007
Un père et son fils décapités dans une localité du département du Centre
Arrestation d’un suspect
lundi 6 août 2007,
Deux membres d’une même famille, Vicel Jean et son fils Raynald Jean, ont été tués dimanche dernier à l’arme blanche par des inconnus à Morne Michel, une localité de Mirebalais (Centre).
Les corps décapités et mutilés des deux victimes ont été découverts tôt dimanche matin par des riverains qui ont vite alerté le Conseil d’Administration de la Section Communale (CASEC). Cette entité fait pratiquement office de police communale depuis la disparition des chefs de section qui occupaient l’échelon inférieur des forces armées dissoutes en 1995.
Un suspect connu sous le nom de Bertho a été appréhendé et placé en garde à vue au Commissariat de police de Mirebalais. Selon, Berthony Jean Baptiste, responsable du CASEC, l’individu en question a cherché la veille à identifier Vicel Jean auprès de plusieurs habitants de la zone.
Aucune information n’est pour l’instant disponible sur les mobiles du double meurtre. [jmd/RK]
jeudi 24 mai 2007
FRANCOIS LATOUR... PERTE INESTIMABLE
Le comédien qui a fait courir tout Port-au-Prince dans la pièce de « Pèlen Tèt » et dont les publicités divertissaient de belle façon le grand public a été lâchement assassiné. Son corps a été trouvé du côté de Batimat, dans la banlieue nord de la capitale.
L'assassinat de François Latour, l'homme de théâtre très connu, jette une grande stupéfaction dans tous les secteurs de la société haïtienne. C'est une famille terrifiée par un grand drame que nous avons rencontrée à Delmas 31, Rue Jacques Premier. Madame François Latour, vêtue de blanc, ne pouvait nous donner des informations détaillées au sujet du tragique événement. Entre ses douloureuses lamentations, les larmes aux yeux, elle affirme qu'après avoir déjeuné à la maison, François Latour est sorti de chez lui vers 4h30 de l'après-midi, le mardi 22 mai, en vue de rencontrer un mécanicien et de terminer un enregistrement pour la radio. C'est aux environs de 8h30 pm qu'elle entend le klaxon de la voiture de son mari devant la barrière de la maison.
Il pleuvait. Elle se rappelle avoir dit à quelqu'un d'aller ouvrir. Puis, elle n'entend plus rien. Elle croit que les agresseurs de son mari l'attendaient dans leur voiture en bloquant l'entrée de la maison. Dans l'angoisse, elle a attendu près du téléphone. C'est à 11h pm, précise-t-elle, que le directeur de Radio Caraïbe, Monsieur Patrick Moussignac, l'appelle pour l'informer que « François a été kidnappé. »Elle n'a pas laissé la petite table de téléphone, attendant « un appel des kidnappeurs pour savoir ce qu'ils exigeaient comme rançon ».
Entre-temps, elle multiplie les appels à des proches de la famille à l'étranger pour s'assurer de leur aide sur le plan économique. Elle dit n'avoir jamais reçu d'appel des kidnappeurs. C'est aux environs de 9h am, le mercredi 23, que la famille, plongée dans l'angoisse toute la nuit, apprend la nouvelle que le corps du célèbre homme de théâtre a été retrouvé aux environs du magasin de matériaux de construction Batimat, au nord de la capitale.
Selon le commissaire de Delmas, Carl Henry Boucher, une rançon de 100.000 dollars américains avait été réclamée en échange de sa libération. Le commissaire Boucher a affirmé avoir tout tenté pour sauver le célèbre comédien. Les policiers mobilisés n'ont pu arriver à localiser les kidnappeurs. La voiture de la victime a été retrouvée à la Rue Barbé de Marbois, à Delmas 31.
La maison de François Latour était remplie d'amis affligés, tôt le lendemain. Sa fille adoptive, en état de choc, ne pouvait donner plus d'informations. « Nous avons tous reçu un terrible coup ! » se contentait-elle de soupirer.
Cet assassinat brise la relative accalmie qui, depuis quelques mois, enchantait les citoyens de la capitale, frappés depuis mars 2004 par une vague d'insécurité sans précédent. Le tragique événement est venu replonger les familles dans la peur d'une éventuelle reprise à grande échelle des kidnappings. Dans son bilan de sa première année de gouvernance, l'administration Préval-Alexis s'arrogeait le mérite du recul de l'insécurité. Selon des observateurs, à quelques semaines des vacances d'été, cet assassinat peut jeter une psychose de peur chez les Haïtiens de la diaspora qui se préparaient à venir en grand nombre jouir des plages d'Haïti et passer un peu de temps avec leur famille.
La mort violente du comédien François Latour a eu le même effet émotionnel que celle du journaliste Jean Léopold Dominique, le 3 avril 2000. Les auditeurs qui ont appris la nouvelle tôt dans la matinée ont été très secoués. Des présentateurs d'émissions de nouvelles, connus pour leur professionnalisme, n'ont pas caché leur émotion derrière leur micro.
L'ITINERAIRE D'UN COMBATTANT
François Latour était connu durant ces dernières années pour sa manière originale de présenter des spots publicitaires. Il contribuait, à sa façon, à développer une satire sans agressivité dans ses jeux de mots qui détendaient une société « stressée ». Son talent d'homme de théâtre s'exerçait dans un domaine commercial qui s'adaptait à de nouvelles conceptions dans la présentation d'un produit. Un peu désillusionné par des problèmes dans le secteur théâtral et par la persistance de situations politiques qu'il avait tenté de combattre dans des pièces engagées, Francois Latour avait laissé les planches à la déception générale de ses admirateurs.
Le public haïtien n'oublie pas « sa prestation exemplaire » dans le rôle de Polydor de la pièce « Pèlen Tèt », traduite et adaptée par Franckétienne de l'oeuvre de Slamovir Morzek, « Les émigrés ».
Sous la dictature de Jean Claude Duvalier, cette pièce a porté les autorités d'alors à prendre une mesure de censure sur le théâtre, qui a été contestée par plus de 150 intellectuels haïtiens. Après avoir joué des pièces classiques connues comme « Caligula » d'Albert Camus, François Latour était passé de la caricature de la dictature locale à un théâtre plus populaire. « Bouki nan Paradi » de Franck Fouché, « Lamiral » de Syto Cavé faisaient partie de son registre moderne.
Au niveau du cinéma, il a joué dans des films comme « L'homme sur les quais » de Raoul Peck et « Map pale nèt » de Raphael Stines. Il était aussi, à l'instar d'Anthony Phelps, un grand diseur de textes poétiques.
La société haïtienne vient encore de perdre une de ses meilleures intelligences dans une période d'effritement de valeurs intellectuelles. Cet assassinat crapuleux frappe un homme qui était dans une sorte de retraite solitaire, après ses moments de bravoure contre la dictature.
Tout en souhaitant que justice soit rendue à cette nouvelle victime de la barbarie, la direction, la rédaction et le personnel de Le Nouvelliste présentent leurs condoléances les plus émues aux proches et à la famille de François Latour.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
--------------------------
Notre indignation!
Il demeure plus qu’évident que le meurtre de François Latour va provoquer un tournant important dans la gestion de la sécurité du pays. Au moins on s’attend à ce que la population se lève comme un seul homme pour exiger des autorités actuelles une action efficace et réellement définitive contre le grand banditisme et la violence peu importe son origine.
La liste est déjà assez longue et on ne saurait souhaiter faire plaisir à ces satrapes dont l’existence puise l’essence dans la putréfaction des corps à l’instar des vils charognards.
« Pas un cadavre de plus », devrait être le mot d’ordre pour exiger un politique cohérente contre la violence.
Après plus de 365 jours de gouvernement auquel les bons esprits ont attribué une note proche de la moyenne, il est grand temps que PREVAL démontre et fasse comprendre le poids de ce qu’il garde entre les jambes. L’autorité de l’Etat doit être rétabli dans une attitude proche de la renaissance.
Ce qui reste du tissu social haïtien doit perdurer, recousu et renforcé. L’Etat doit faire prévaloir son autorité.
Le temps de notre « tété langue » avec les bandits doit s’interrompre immédiatement et que chaque individu qui a choisi de vivre en semant le deuil dans la famille haïtienne et surtout en dépouillant le pays des rares valeurs réelles qui lui restent doivent le faire en connaissance de cause. En sachant avec pertinence et clarté la responsabilité qu’ils ont acceptée d’endosser en ayant élu et fait le choix de s’opposer aux lois universellement acceptées et indispensable à la survie des institutions et des individus.
Que les châtiments soient proportionnels aux crimes ! Voilà le prix à payer pour faire régner l’ordre dans une logique de rétablissement de l’autorité de l’Etat.(DL 24/05/07)
Le célèbre acteur et publicitaire haïtien François Latour, kidnappé et lâchement exécuté à Port-au-Prince
mercredi 23 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le célèbre acteur, diseur, homme de radio et publicitaire haïtien François Latour a été exécuté mardi soir à Port-au-Prince par ses ravisseurs, quelques heures après avoir été enlevé devant son domicile, a appris Radio Kiskeya de sources proches de la victime.
Sexagénaire, Latour a été tué d’une balle au ventre. Avant de succomber probablement à une hémorragie, il avait lui-même confirmé avoir été blessé, au cours d’une ultime conversation téléphonique avec un proche.
Le corps sans vie de l’artiste, battu par la pluie pendant toute la soirée, a été retrouvé tôt mercredi matin près des magasins Bâtimat (nord de Port-au-Prince), selon le commissaire de Delmas, Carl-Henri Boucher, interrogé par Radio Kiskeya. Il avait été enlevé par des individus armés alors qu’il regagnait son domicile à Delmas 31 (banlieue nord), mardi soir vers 7 heures (19h00 locales).
Une rançon de 100.000 dollars américains avait été réclamée en échange de sa libération.
Le commissaire Boucher a confié avoir tout tenté pour sauver le comédien. Mais, les unités de la PNH mobilisées n’ont jamais pu le localiser.
La voiture de François Latour a été récupérée à la rue Barbé de Marbois, à Delmas 31.
Les proches de la victime, le monde de la radio, les intellectuels et le secteur privé des affaires étaient renversés mercredi matin et la nouvelle de cet odieux assassinat se propageait à travers le pays comme une traînée de poudre.
Reconnu partout pour ses dons multiples, François Latour était devenu au cours des vingt dernières années l’une des références incontournables en matière de création publicitaire en Haïti. Ses jeux humoristiques de concepteur et acteur solitaire de spots commerciaux connaissaient un succès populaire colossal et lui assuraient un public souvent conquis par la satire sociale, les charges métaphoriques du texte, la densité de l’engagement patriotique de l’auteur et une appropriation originale de l’univers politique qui contribuaient énormément à un renouvellement dynamique du discours publicitaire.
Bien avant d’arriver à la publicité, François Latour marqua les scènes de théâtre d’ici et d’ailleurs par son talent formidable. Issu de la Société nationale d’art dramatique (SNAD), il dirigea au cours des années 70 la troupe du Théâtre National d’Haïti. L’acteur devait s’illustrer tant des pièces classiques que dans le théâtre moderne haïtien.
Avec Roland Dorfeuille dans le rôle de Pyram, Latour, qui incarna l’intellectuel Polydor, forma un duo de choc qui porta au plus haut l’élan de la contestation politique dans "Pèlen Tèt" de Frankétienne. De représentation en représentation, cette pièce audacieuse, qui explora dans tous ses contours le drame haïtien, galvanisa sur un mode subversif un public d’avant-garde et ébranla les bases de la dictature de Jean-Claude Duvalier au point de contraindre plus tard le régime à instaurer la censure sur le théâtre.
"Troufoban", autre création dramatique de Frankétienne, "Caligula" d’Albert Camus, "Bouki Nan Paradi" de Franck Foucher, "Monsieur De Vastey", une pièce historique de René Philoctète et "Montserrat" de l’algérien Emmanuel Roblès ont également rendu à François Latour toute sa dimension de monstre sacré des planches avant son retrait définitif de la scène, amèrement regretté dans les milieux artistiques. Sa dernière grande expérience théâtrale devait être "Lamiral", une pièce de Syto Cavé qu’il représenta magistralement aux côtés d’un autre géant, feu Hervé Denis.
Deux aventures cinématographiques sont également à retenir, "M ap Pale Nèt" de Raphaël Stines dont il partagea l’affiche, au milieu des années 70, avec la jeune comédienne Jessie Alphonse et surtout "L’homme sur les quais" du cinéaste haïtien de renommée internationale Raoul Peck, réalisé au cours des années 90. Aux côtés de la célèbre chanteuse Toto Bissainthe, François interpréta le premier rôle masculin de cette rare œuvre hyperréaliste consacrée aux années de plomb de la dictature des Duvalier.
Avec la tonalité particulière de sa voix et son phrasé très expressif et plein d’esprit, François Latour participa également à une réalisation discographique importante. Le diseur qu’il était offrait au public une autre lecture des écrits poétiques d’auteurs comme René Philoctète et Anthony Phelps.
La radiodiffusion a également contribué à enrichir le patrimoine de ce fou de la parole intelligente. Avant de tenir, ces dernières années, sa rubrique commerciale "On achète, On vend" sur les ondes de la station privée Caraïbes FM, l’illustre disparu anima pendant de longs mois sur Radio Métropole, une autre station privée, une chronique intitulée "Port-au-Prince au cours des zins", une sorte de mise en scène hilarante des mœurs de la société haïtienne souvent en décalage avec l’évolution du temps et du monde.
Il fut aussi directeur de Radio Port-au-Prince, une station privée de la capitale fermée depuis une vingtaine d’années.
Très proche de Radio Kiskeya, François a fait son dernier saut à la station mardi matin, quelques heures seuulement avant de faire les frais de la folie meurtrière entretenue qui s’est emparée de son Haïti Chérie. Il était venu apporter son tout dernier spot publicitaire dans lequel la coopération haïtiano-cubaine en matière d’électricité est déclinée sur le thème de la proximité géographique des deux pays. Par son sens magique de l’analogie, il a fait sortir l’image saisissante du Président Fidel Castro à la barbe duquel se trouve ... Haïti. L’artiste signait hélas sa dernière œuvre ! spp/RK
Source Radio kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com