La Citadelle, le Palais Sans Souci et le site de Ramiers, classés patrimoine de l'humanité, et d'autres monuments historiques sont mis en évidence dans l'ouvrage " Monuments à la liberté" réalisé par l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) et Logo Plus.
" L'ouvrage présente un nouveau regard sur ces monuments qui affirment l'indépendance d'Haïti", soutient Daniel Elie, directeur de l'ISPAN. " Le patrimoine haïtien est en danger", lance M. Elie pour qui les difficultés économiques de l'état haïtien ne permettent pas de protéger le patrimoine.
De plus, il croit que le développement des villes s'accompagne de destruction du patrimoine. " L'ISPAN n'a pas les moyens financiers pour faire face à ses responsabilités " déplore M. Elie soulignant que seulement 1% du budget est alloué à la culture. Faisant remarquer que l'ISPAN est pauvre, il informe qu'il faut réaliser des acrobaties pour trouver les ressources financières pour se rendre régulièrement sur certains sites.
Daniel Elie rappelle que le patrimoine permet de comprendre les différentes étapes dans la vie de la nation. " Une vingtaine de fortifications ont été construites afin de défendre le pays face à la menace étrangère", insiste M. Elie. " Les canons en bronze et en fonte se trouvant à la Citadelle ont été récupérés de la flotte de Leclerc", assure t-il.
De son coté, la directrice de Logo Plus, Monique Roucourt, se réjouit de la collaboration de l'ISPAN dans le succès de ce projet conçu par son institution. " Nous voulons montrer à chaque haïtien ce que nous avons comme richesse et qu'il faut préserver pour les générations futures", dit-elle faisant remarquer que l'ouvrage est produit est trois langues.
" Haïti ce n'est pas seulement la misère, c'est aussi un héritage", ajoute t-elle.
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
Affichage des articles dont le libellé est HAITICULTURES. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est HAITICULTURES. Afficher tous les articles
samedi 20 décembre 2008
vendredi 6 juin 2008
Haïti en Scène : la fin d’une belle histoire ?
Interview avec le metteur en scène Bertrand Labarre
jeudi 5 juin 2008
Par Nancy Roc
Montreal, 05 juin 08 [AlterPresse] --- Après le succès inédit à Montréal du Starmania à l’haïtienne en juin dernier, le public d’Haïti en scène vient de recevoir une douche froide : l’association va devoir fermer faute de ressources !
Contacté par AlterPresse, le fondateur et metteur en scène français, Bertrand Labarre , a déploré le manque de support des différents acteurs pour supporter cette association. « Nous ne sommes jamais parvenu à établir un modèle économique qui nous permettrait raisonnablement de vivre.
AlterPresse : M. Labarre, on prône souvent en Haïti que si l’on donnait des possibilités aux jeunes, ces derniers éviteraient la délinquance comme seule porte de sortie. Qu’est-ce que ce manque de support de la société haïtienne démontre pour vous aujourd’hui ?
B. Labarre : Je ne voudrai pas tirer de conclusions hâtives des difficultés de notre association. Peut-être n’avons-nous jamais su faire jouer les leviers qu’il fallait. Les réseaux ne sont pas toujours aisément accessibles et il est tout à fait possible que les portes ne se soient pas ouvertes car nous n’avons pas su les ouvrir. Mais nul ne pourra nous reprocher de ne pas avoir essayé : le nombre de dossiers, lettres et courriels envoyés est aujourd’hui incalculable.
Ceci dit, je suis un peu circonspect sur les remarques gentilles voire dithyrambiques que nous avons souvent reçues ces trois dernières années alors même qu’on nous donnait une fin de non recevoir lorsque nous expliquions qu’il nous fallait de l’argent pour poursuivre notre tâche. Je ne dirais pas qu’il s’agit d’hypocrisie ; ce serait détestable et triste pour la jeunesse haïtienne qui est, vous le savez bien, au centre des discours ambiants mais qui resterait dans cette logique très loin dans celui des préoccupations des acteurs sociopolitiques de la société haïtienne. Mais il n’y a pas de « bonnes dates » en Haïti. Il n’y a simplement jamais de bonne date. Les acteurs publics et privés ont toujours d’autres sujets, d’autres centres d’intérêt, d’autres œuvres sociales voire d’autres évènements culturels.
Je me demande si cette approche en termes de mauvaises dates n’est pas révélatrice d’un mal être profond face à l’actualité et, pire, le futur, même proche. Se lancer dans un projet qui ne verra le jour que dans 7 mois est impensable pour de nombreux acteurs culturels ou financiers. En Haïti, il est tellement difficile de voir les choses positivement, que nos interlocuteurs ont toujours eu du mal à nous suivre. Du coup, ce sont les jeunes que nous encadrons qui en deviennent naturellement les victimes.
jeudi 5 juin 2008
Par Nancy Roc
Montreal, 05 juin 08 [AlterPresse] --- Après le succès inédit à Montréal du Starmania à l’haïtienne en juin dernier, le public d’Haïti en scène vient de recevoir une douche froide : l’association va devoir fermer faute de ressources !

Contacté par AlterPresse, le fondateur et metteur en scène français, Bertrand Labarre , a déploré le manque de support des différents acteurs pour supporter cette association. « Nous ne sommes jamais parvenu à établir un modèle économique qui nous permettrait raisonnablement de vivre.
L’association est tenue à bout de bras par ses fondateurs qui se retrouvent à chaque fois avec des sommes déraisonnables engagées dans une œuvre sociale et artistique » a révélé le metteur en scène en précisant que sans un statut d’ONG, « Haïti en Scène n’a pas pu consolider ses rapports avec des acteurs institutionnels majeur : gouvernement haïtien, USAID, UNESCO, UE, SCAC de l’ambassade de France ».
Après le succès montréalais du Starmania à l’haïtienne, les jeunes talents d’Haïti en Scène avaient récemment joué dans l’adaptation du spectacle de Luc Plamondon, Notre Dame de Paris au Rex Théâtre les 22 et 23 mai derniers (Photo logo : Esméralda devant la "vierge Marie" couverte).
Après le succès montréalais du Starmania à l’haïtienne, les jeunes talents d’Haïti en Scène avaient récemment joué dans l’adaptation du spectacle de Luc Plamondon, Notre Dame de Paris au Rex Théâtre les 22 et 23 mai derniers (Photo logo : Esméralda devant la "vierge Marie" couverte).
Malgré sa performance et son succès confirmé auprès du public, Haïti en Scène n’a pas trouvé suffisamment de sponsors pour que la magie se poursuive « dans la cour des miracles »…
Bertrand Labarre ne baisse pas les bras pour autant : « notre décision d’arrêter est révocable. Haïti en Scène a besoin d’avoir une visibilité d’un an pour fonctionner correctement sans mettre en danger sa survie même ». Pour cela, le metteur en scène affirme que la somme de 40.000 USD (quarante mille dollars américains) suffirait à financer une année d’activité complète pour 50 jeunes avec spectacle au bout.
Bertrand Labarre ne baisse pas les bras pour autant : « notre décision d’arrêter est révocable. Haïti en Scène a besoin d’avoir une visibilité d’un an pour fonctionner correctement sans mettre en danger sa survie même ». Pour cela, le metteur en scène affirme que la somme de 40.000 USD (quarante mille dollars américains) suffirait à financer une année d’activité complète pour 50 jeunes avec spectacle au bout.
Quasimodo : Seymac Dorcéan
Rappelons qu’Haïti en Scène recrute des talents bruts, de jeunes artistes qu’elle forme gratuitement en jeu, en danse, en musique et en chant. Alors que de nombreux jeunes sont pointés du doigt dans le phénomène du kidnapping qui sème le deuil dans les familles haïtiennes, les jeunes artistes de cette association venant de quartiers difficiles comme le Bel Air, Carrefour et Martissant ont réussi à relever le défi de devenir des artistes semi-professionnels et de conquérir la Cité des Arts de Montréal en mars dernier.
Rappelons qu’Haïti en Scène recrute des talents bruts, de jeunes artistes qu’elle forme gratuitement en jeu, en danse, en musique et en chant. Alors que de nombreux jeunes sont pointés du doigt dans le phénomène du kidnapping qui sème le deuil dans les familles haïtiennes, les jeunes artistes de cette association venant de quartiers difficiles comme le Bel Air, Carrefour et Martissant ont réussi à relever le défi de devenir des artistes semi-professionnels et de conquérir la Cité des Arts de Montréal en mars dernier.La presse québécoise était tombée sous le charme de ces jeunes acteurs, chanteurs et danseurs et ne tarissait pas d’éloges : « les textes chantés par les Dubois, Forestier, Dufaux et autres poulains de Luc Plamandon n’auront jamais eu autant de résonance que dans la bouche de ces jeunes Haïtiens inconnus », a écrit Isabelle Paré dans Le Devoir suite à la première du Starmania à l’haïtienne, le 29 mars dernier [1].
Dans un pays n’offrant aucun débouché à ses jeunes dont plus de 60% doivent faire face au chômage, on imagine le désarroi et la déception des jeunes acteurs/chanteurs et danseurs d’Haïti en Scène qui avaient brièvement goûté à la magie du succès. « Si Notre Dame de Paris ou Starmania ont un avenir en Haïti ou ailleurs, Haïti en Scène sera heureuse de faire tourner ces spectacles. Ils existent. Ils sont là. Nos jeunes ne sont pas encore lâchés. Mais on ne prévoit pas de nouveaux projets en raison des difficultés évoquées », déclare Bertrand Labarre qui a accepté de livrer ses réflexions à Alterpresse dans un contexte de crise économique, politique et une psychose de la peur engendrée par la récente vague de kidnappings :
Bertrand Labarre
Bertrand Labarre
AlterPresse : M. Labarre, on prône souvent en Haïti que si l’on donnait des possibilités aux jeunes, ces derniers éviteraient la délinquance comme seule porte de sortie. Qu’est-ce que ce manque de support de la société haïtienne démontre pour vous aujourd’hui ?B. Labarre : Je ne voudrai pas tirer de conclusions hâtives des difficultés de notre association. Peut-être n’avons-nous jamais su faire jouer les leviers qu’il fallait. Les réseaux ne sont pas toujours aisément accessibles et il est tout à fait possible que les portes ne se soient pas ouvertes car nous n’avons pas su les ouvrir. Mais nul ne pourra nous reprocher de ne pas avoir essayé : le nombre de dossiers, lettres et courriels envoyés est aujourd’hui incalculable.
Ceci dit, je suis un peu circonspect sur les remarques gentilles voire dithyrambiques que nous avons souvent reçues ces trois dernières années alors même qu’on nous donnait une fin de non recevoir lorsque nous expliquions qu’il nous fallait de l’argent pour poursuivre notre tâche. Je ne dirais pas qu’il s’agit d’hypocrisie ; ce serait détestable et triste pour la jeunesse haïtienne qui est, vous le savez bien, au centre des discours ambiants mais qui resterait dans cette logique très loin dans celui des préoccupations des acteurs sociopolitiques de la société haïtienne. Mais il n’y a pas de « bonnes dates » en Haïti. Il n’y a simplement jamais de bonne date. Les acteurs publics et privés ont toujours d’autres sujets, d’autres centres d’intérêt, d’autres œuvres sociales voire d’autres évènements culturels.
Je me demande si cette approche en termes de mauvaises dates n’est pas révélatrice d’un mal être profond face à l’actualité et, pire, le futur, même proche. Se lancer dans un projet qui ne verra le jour que dans 7 mois est impensable pour de nombreux acteurs culturels ou financiers. En Haïti, il est tellement difficile de voir les choses positivement, que nos interlocuteurs ont toujours eu du mal à nous suivre. Du coup, ce sont les jeunes que nous encadrons qui en deviennent naturellement les victimes.
Apr : Avez-vous eu recours à d’autres partenaires ? Luc Plamondon, Luck Mervil ou la Gouverneure Générale ne peuvent-ils pas vous aider à trouver des fonds ? Quelles autres démarches avez-vous entreprises ?
Esméralda : Marie Brunette Brutus
B. Labarre : Les trois personnes que vous citez ont déjà beaucoup fait pour Haïti en Scène (ou pourrais-je dire pour Haïti « sur la scène » montréalaise). Elles ont rendu possible l’impossible : faire jouer une troupe amateur sur une scène professionnelle montréalaise avec une couverture médiatique, à priori, impensable. Peut-être, sans doute, notre collaboration avec son Excellence, la gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, Luck Mervil, Luc Plamondon ne s’arrêtera pas là : tous, nous aimerions repartir en tournée au Canada ou ailleurs, faire vibrer le cœur d’un public francophone et créolophone. Que ce soit avec Starmania ou Notre Dame de Paris.
Nous ne sommes pas entrés en contact avec eux récemment. Peut-être devrions-nous…
Apr : Quelle est la leçon que vous tirez de vos efforts pour Haïti et de vos rêves (et ceux des jeunes) qui tombent aujourd’hui à l’eau ?
B. Labarre : Je ne veux pas parler de rêves qui tombent à l’eau. Ce que nous avons fait, nul ne pourra nous l’enlever. Ces jeunes ont vécu un rêve, une aventure humaine, ils ont fait des rencontres magnifiques. Ils se sont formés. Ils ont un CV fort. Rien de cela ne leur sera jamais retiré. Nous jouons le rôle du semeur. Le ciel, voire d’autres « jardiniers », pourront toujours récolter. De toute façon, Haïti en Scène n’a pas comme vocation de suivre, des années durant, les jeunes qui sont venus à elle. Nous semons dans les cœurs et dans les têtes, nous professionnalisons. Ensuite, l’oiseau vole de ses propres ailes.
Pour les fondateurs d’Haïti en Scène, bien sûr, il y a un sentiment plus amer. Mais aucun regret ni remords. Ce que nous avons essayé de faire valait la peine. Nous le referions si nous devions être en situation de le faire. Nous avons, nous aussi, beaucoup appris. Sur le plan humain, nous avons vécu des choses merveilleuses en 3 ans. Imaginez ce que moi, en tant que « petit blanc expatrié », j’ai pu vivre comme émotion, comme amour, comme partage avec ces jeunes haïtiens si éloignés de moi a priori et avec qui j’ai vécu des angoisses, des émotions, des larmes. Je leur dois tout. J’ai rencontré Luc Plamondon, Son Excellence Michaëlle Jean, Luck Mervil. Tout cela c’était le miracle Haïti en Scène.
Billy Jean Baptiste entouré de Sandra et Johanna
Par ailleurs, nous nous sommes également professionnalisés. Certains observateurs qui nous ont suivis sur nos 3 spectacles disent que Notre Dame de Paris est, de loin, le meilleur de nos spectacles. C’est gentil et encourageant. Cela montre que nous sommes sur la voie du bien en commun. Je m’étais déjà aperçu que les répétitions de Notre Dame se déroulaient plus vite et de façon plus satisfaisante que pour Starmania. Mais les commentaires sur la fluidité de la mise en scène (totalement circulaire au Karibe Center, un autre de mes rêves de metteur en Scène) ou l’assurance des jeunes artistes laissent effectivement penser qu’Haïti en Scène progresse sur le plan formel et technique. Quelle bonne nouvelle, n’est ce pas ?
Il n’y a pas d’autres leçons définitives (…)
Esméralda : Marie Brunette Brutus
B. Labarre : Les trois personnes que vous citez ont déjà beaucoup fait pour Haïti en Scène (ou pourrais-je dire pour Haïti « sur la scène » montréalaise). Elles ont rendu possible l’impossible : faire jouer une troupe amateur sur une scène professionnelle montréalaise avec une couverture médiatique, à priori, impensable. Peut-être, sans doute, notre collaboration avec son Excellence, la gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, Luck Mervil, Luc Plamondon ne s’arrêtera pas là : tous, nous aimerions repartir en tournée au Canada ou ailleurs, faire vibrer le cœur d’un public francophone et créolophone. Que ce soit avec Starmania ou Notre Dame de Paris.Nous ne sommes pas entrés en contact avec eux récemment. Peut-être devrions-nous…
Apr : Quelle est la leçon que vous tirez de vos efforts pour Haïti et de vos rêves (et ceux des jeunes) qui tombent aujourd’hui à l’eau ?
B. Labarre : Je ne veux pas parler de rêves qui tombent à l’eau. Ce que nous avons fait, nul ne pourra nous l’enlever. Ces jeunes ont vécu un rêve, une aventure humaine, ils ont fait des rencontres magnifiques. Ils se sont formés. Ils ont un CV fort. Rien de cela ne leur sera jamais retiré. Nous jouons le rôle du semeur. Le ciel, voire d’autres « jardiniers », pourront toujours récolter. De toute façon, Haïti en Scène n’a pas comme vocation de suivre, des années durant, les jeunes qui sont venus à elle. Nous semons dans les cœurs et dans les têtes, nous professionnalisons. Ensuite, l’oiseau vole de ses propres ailes.
Pour les fondateurs d’Haïti en Scène, bien sûr, il y a un sentiment plus amer. Mais aucun regret ni remords. Ce que nous avons essayé de faire valait la peine. Nous le referions si nous devions être en situation de le faire. Nous avons, nous aussi, beaucoup appris. Sur le plan humain, nous avons vécu des choses merveilleuses en 3 ans. Imaginez ce que moi, en tant que « petit blanc expatrié », j’ai pu vivre comme émotion, comme amour, comme partage avec ces jeunes haïtiens si éloignés de moi a priori et avec qui j’ai vécu des angoisses, des émotions, des larmes. Je leur dois tout. J’ai rencontré Luc Plamondon, Son Excellence Michaëlle Jean, Luck Mervil. Tout cela c’était le miracle Haïti en Scène.
Billy Jean Baptiste entouré de Sandra et Johanna

Par ailleurs, nous nous sommes également professionnalisés. Certains observateurs qui nous ont suivis sur nos 3 spectacles disent que Notre Dame de Paris est, de loin, le meilleur de nos spectacles. C’est gentil et encourageant. Cela montre que nous sommes sur la voie du bien en commun. Je m’étais déjà aperçu que les répétitions de Notre Dame se déroulaient plus vite et de façon plus satisfaisante que pour Starmania. Mais les commentaires sur la fluidité de la mise en scène (totalement circulaire au Karibe Center, un autre de mes rêves de metteur en Scène) ou l’assurance des jeunes artistes laissent effectivement penser qu’Haïti en Scène progresse sur le plan formel et technique. Quelle bonne nouvelle, n’est ce pas ?
Il n’y a pas d’autres leçons définitives (…)
Haïti regorge de talents, de savoir faire, d’énergie créatrice. Il faut juste leur permettre de vivre de grandir, de s’ouvrir au monde. La balle est lancée, les germes doivent maintenant devenir des pousses et de belles plantes. Des plantes de la caraïbe… Je suis très confiant : la boule s’est mise à rouler, elle ne s’arrêtera pas en si bon chemin. De nombreux jeunes qui sont passés entre nos mains ont déjà ouvert des portes, qu’ils soient de la génération Starmania ou de la génération Notre Dame. Mes partenaires ont ouvert eux aussi leurs perspectives, leur maîtrise de spectacles lourds. Tout cela n’est pas perdu.
À titre personnel, je dois tout à Haïti. Ce pays m’a révélé, réveillé, montré la voie. J’espère lui avoir apporté quelque chose en échange.
À titre personnel, je dois tout à Haïti. Ce pays m’a révélé, réveillé, montré la voie. J’espère lui avoir apporté quelque chose en échange.
Qu’Haïti en Scène survive ou non n’est finalement qu’un aspect du bilan de l’association. Je crois que nous avons semé des choses derrière nous, auprès du public haïtien rassuré sur la valeur de ses jeunes, comme des jeunes eux-mêmes bien sûr, qui ont davantage confiance en eux.
Apr : Merci
N’y a-t-il pas une entité privée, publique ou un mécène visionnaire qui puisse venir en aide à cette association ? L’avenir de ces jeunes en dépend. Ils ont été des merveilleux messagers la culture haitienne et méritent grandement d’être encadrés et encouragés. [nr gp apr 05/06/08 09:00]
[1] AlterPresse : Haiti-Canada : Triomphe du Starmania à l’haïtienne à la Cité des Arts de Montréal, Nancy Roc, le 1er avril 2008.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7325
Apr : Merci
N’y a-t-il pas une entité privée, publique ou un mécène visionnaire qui puisse venir en aide à cette association ? L’avenir de ces jeunes en dépend. Ils ont été des merveilleux messagers la culture haitienne et méritent grandement d’être encadrés et encouragés. [nr gp apr 05/06/08 09:00]
[1] AlterPresse : Haiti-Canada : Triomphe du Starmania à l’haïtienne à la Cité des Arts de Montréal, Nancy Roc, le 1er avril 2008.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7325
dimanche 16 mars 2008
Le regard de Massillon Coicou
Publié en 1892 et réédité en 2005 par les Editions Presses nationales d'Haïti, «Poésies nationales» est une critique de la société haïtienne. Ce recueil en vers est un hymne à l'amour, à la patrie et aux héros de l'Indépendance nationale. Nous publions dans la présente édition une note de lecture de Charles D. Williams, à l'occasion du centenaire de la mort du poète, le 15 mars 2008.
... L'auteur de «Poésies nationales» est un de ces jeunes pionniers de l'intelligence. Après de brillantes études au lycée national de Port-au-Prince, se sentant du goût pour la poésie, ou plutôt dominé par elle, il l'a cultivée, afin de trouver dans ce commerce toujours si doux une consolation aux fiévreuses incertitudes et aux hésitations de la dix-huitième année. Puis, des amis indiscrets, - comme il en est toujours, reçoivent la confidence de ses premiers vers. Ils désirent qu'il les publie ; il cède, et voilà le charmant petit volume qui va jouir des honneurs de la publicité. Ouvrons-le, et tachons d'y découvrir la manière de l'auteur. Les malheurs de son pays effraient la muse qui s'écrie :
Je m'en vais, je préfère
M'envoler loin de toi, remonter dans la sphère
D'où je daignai pourtant descendre à ton appel.
Non, j'aime trop les bois, les fleurs, l'onde et le ciel ;
La nature a pour moi trop d'attraits, trop de charmes,
Pour que je vienne en vain tarir, boire tes larmes.
Et le poète est seul, mais plein de foi dans l'avenir de son pays. La patrie sera désormais sa muse. Dans l'élan d'un lyrisme assez soutenu, il s'écrie :
Seul sans luth, je chanterai
Pour toi, Patrie, objet de mon culte sacré
!Oh ! Pour la rendre fière, invincible, immortelle,
Dieu, pour qui je combats en combattant pour elle.
Pour elle inspire-moi, comme elle inspire-moi
Mon luth, c'est tout mon coeur ; ma muse, c'est ma foi.
Ces vers sont beaux et révèlent la manière du poète. Chaque fois qu'il s'inspirera des infortunes de son pays, ce sera pour donner d'aussi beaux échantillons de son talent. L'indignation soulève-t-elle son coeur, quand il voit la force brutale triompher du droit et de la faiblesse, il se montre de la famille des Archiloque et des « Barbier » :
Or, nous vous maudissons avec des voix de forge,
En attendant cette heure, où, crachant son mépris,
Un plus fort, vous collant ses griffes à la gorge.
Dira pour Dieu : « Rends-nous ce que tu leur as pris »
Se transporte-t-il par la pensée sur les plantations, au temps où le noir les faisait valoir par ses sueurs. Il nous fait assister à une de ces scènes faites pour soulever le coeur, mais bien faites aussi pour établir la différence des époques et les progrès du siècle. Laissons parler notre jeune et remarquable compatriote. Le colon va livrer un nègre aux chiens. Il a invité ses amis à cette fête du sang.
Mais pourtant pas un seul ne mordre :
on eut dit,
A les voir reculer, traînant leurs flots de bave,
Qu'ils maudissent le maître et pleurent sur l'esclavage.
Ils ont faim, mais devant ce noir ainsi lié
On eût dit que le ciel leur donne la pitié
Que n'ont point les colons !
Ces vers font tableau. C'est dramatique, c'est émouvant. Lorsque, sous les arbres des Tropiques chargés d'ombre et de rêverie, le poète chante, que chante-t-il encore ? C'est vous, Toussaint Louverture, le Noir célèbre ; c'est vous, Dessalines, le Spartacus de la race noire ; c'est vous, Pétion, le Washington, la gloire la plus pure de la race noire ; c'est vous tous, enfin, héros de notre indépendance.
Si la patrie n'a pas encore traduit sa reconnaissance envers vous, des statues qui immortalisent vos traits et vos exploits, et vous offrent ainsi pour modèles à la postérité, que du moins un des vôtres fasse vivre, pour longtemps encore, votre impérissable souvenir ! C'est là son vœu le plus cher.
Souvent le marin italien grave le nom du saint qu'il invoque sur l'avant de sa barque, afin de s'assurer son heureuse navigation ; comme lui, puisse l'auteur, grâce aux immortels héros de notre histoire dont les noms décorent le frontispice de son œuvre, obtenir un heureux voyage pour son livre, reliquaire leur dévouement et de leur gloire !
Puisse le public, sentant tout ce qu'il doit d'encouragement aux jeunes talents, ménager à l'auteur un accueil qui le soutienne et autorise l'éclosion d'œuvres nouvelles : ce sera pour lui le premier baiser de la gloire.
_______________________________________________
(1) COICOU (Massillon), Poésies nationales, Editions Presses nationales d'Haïti, Port-au-Prince, 2005,250 pages. Lire « mangliers » et non « manguier»Prière aux lecteurs de lire « mangliers » et non « manguier » dans le premier paragraphe de l'article « Massillon Coicou, cent ans déjà » du Dr. Robert A. Coicou, paru dans notre édition du jeudi 6 mars 2008, en hommage à ce barde national fusillé, il y a cent ans. Voici la phrase reconstituée : « Ses proches parents cherchaient refuge dans les mangliers de la baie de Port-au-Prince ».
Charles D. Williams
Extrait du recueil Poésies nationales, réédité par les Editions Presses nationales d'Haïti en septembre 2005
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55495
... L'auteur de «Poésies nationales» est un de ces jeunes pionniers de l'intelligence. Après de brillantes études au lycée national de Port-au-Prince, se sentant du goût pour la poésie, ou plutôt dominé par elle, il l'a cultivée, afin de trouver dans ce commerce toujours si doux une consolation aux fiévreuses incertitudes et aux hésitations de la dix-huitième année. Puis, des amis indiscrets, - comme il en est toujours, reçoivent la confidence de ses premiers vers. Ils désirent qu'il les publie ; il cède, et voilà le charmant petit volume qui va jouir des honneurs de la publicité. Ouvrons-le, et tachons d'y découvrir la manière de l'auteur. Les malheurs de son pays effraient la muse qui s'écrie :
Je m'en vais, je préfère
M'envoler loin de toi, remonter dans la sphère
D'où je daignai pourtant descendre à ton appel.
Non, j'aime trop les bois, les fleurs, l'onde et le ciel ;
La nature a pour moi trop d'attraits, trop de charmes,
Pour que je vienne en vain tarir, boire tes larmes.
Et le poète est seul, mais plein de foi dans l'avenir de son pays. La patrie sera désormais sa muse. Dans l'élan d'un lyrisme assez soutenu, il s'écrie :
Seul sans luth, je chanterai
Pour toi, Patrie, objet de mon culte sacré
!Oh ! Pour la rendre fière, invincible, immortelle,
Dieu, pour qui je combats en combattant pour elle.
Pour elle inspire-moi, comme elle inspire-moi
Mon luth, c'est tout mon coeur ; ma muse, c'est ma foi.
Ces vers sont beaux et révèlent la manière du poète. Chaque fois qu'il s'inspirera des infortunes de son pays, ce sera pour donner d'aussi beaux échantillons de son talent. L'indignation soulève-t-elle son coeur, quand il voit la force brutale triompher du droit et de la faiblesse, il se montre de la famille des Archiloque et des « Barbier » :
Or, nous vous maudissons avec des voix de forge,
En attendant cette heure, où, crachant son mépris,
Un plus fort, vous collant ses griffes à la gorge.
Dira pour Dieu : « Rends-nous ce que tu leur as pris »
Se transporte-t-il par la pensée sur les plantations, au temps où le noir les faisait valoir par ses sueurs. Il nous fait assister à une de ces scènes faites pour soulever le coeur, mais bien faites aussi pour établir la différence des époques et les progrès du siècle. Laissons parler notre jeune et remarquable compatriote. Le colon va livrer un nègre aux chiens. Il a invité ses amis à cette fête du sang.
Mais pourtant pas un seul ne mordre :
on eut dit,
A les voir reculer, traînant leurs flots de bave,
Qu'ils maudissent le maître et pleurent sur l'esclavage.
Ils ont faim, mais devant ce noir ainsi lié
On eût dit que le ciel leur donne la pitié
Que n'ont point les colons !
Ces vers font tableau. C'est dramatique, c'est émouvant. Lorsque, sous les arbres des Tropiques chargés d'ombre et de rêverie, le poète chante, que chante-t-il encore ? C'est vous, Toussaint Louverture, le Noir célèbre ; c'est vous, Dessalines, le Spartacus de la race noire ; c'est vous, Pétion, le Washington, la gloire la plus pure de la race noire ; c'est vous tous, enfin, héros de notre indépendance.
Si la patrie n'a pas encore traduit sa reconnaissance envers vous, des statues qui immortalisent vos traits et vos exploits, et vous offrent ainsi pour modèles à la postérité, que du moins un des vôtres fasse vivre, pour longtemps encore, votre impérissable souvenir ! C'est là son vœu le plus cher.
Souvent le marin italien grave le nom du saint qu'il invoque sur l'avant de sa barque, afin de s'assurer son heureuse navigation ; comme lui, puisse l'auteur, grâce aux immortels héros de notre histoire dont les noms décorent le frontispice de son œuvre, obtenir un heureux voyage pour son livre, reliquaire leur dévouement et de leur gloire !
Puisse le public, sentant tout ce qu'il doit d'encouragement aux jeunes talents, ménager à l'auteur un accueil qui le soutienne et autorise l'éclosion d'œuvres nouvelles : ce sera pour lui le premier baiser de la gloire.
_______________________________________________
(1) COICOU (Massillon), Poésies nationales, Editions Presses nationales d'Haïti, Port-au-Prince, 2005,250 pages. Lire « mangliers » et non « manguier»Prière aux lecteurs de lire « mangliers » et non « manguier » dans le premier paragraphe de l'article « Massillon Coicou, cent ans déjà » du Dr. Robert A. Coicou, paru dans notre édition du jeudi 6 mars 2008, en hommage à ce barde national fusillé, il y a cent ans. Voici la phrase reconstituée : « Ses proches parents cherchaient refuge dans les mangliers de la baie de Port-au-Prince ».
Charles D. Williams
Extrait du recueil Poésies nationales, réédité par les Editions Presses nationales d'Haïti en septembre 2005
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55495
vendredi 14 mars 2008
Carole Demesmin : une grande soirée de gala pour les épis de maïs d’hier
Par AdyjeangadyLe projet Zepi mayi est né à New York, dans cette Haïti d’outre-mer ou la nostalgie ne cesse d’enfanter le futur. Une organisation, la United Haitian Artists, basée au 47 Law Street, Valley Stream, New-York 11589, envoie déjà partout des cartes d’invitation pour la grande soirée de gala qui aura lieu le dimanche 23 mars 2008 au célèbre James L. Knight Center en Floride.
Carole Démesmin, qui a passé son adolescence sur les terres américaines et qui a depuis longtemps établi les passerelles avec la terre natale, est le chef d’orchestre de cet évènement.
Elle revient en force, cette fois-ci, avec un carnet d’or, chargé de noms d’artistes , de musiciens , d’écrivains , d’enfants terribles des années quarante et cinquante qu’elle veut honorer cette semaine, les présentant, avec raison d’ailleurs, comme des épis de mais, des épis immortels qui se multiplient sans cesse.
La United haitian artists DE New York
La United Haitian Artists, dirigée par Carole Démesmin (présidente), Paula Clermont Péan (vice-présidente), Maryse Édouard ( secrétaire générale), Michael Brudent (trésorier), Pierre Rigaud Chéry (directeur musical), Jean Claude Martineau, Jean Dominique Volcy, François Ricles Garcia et Mario Baptiste (conseillers), se prépare à imposer au monde américain tout un héritage.
Cette soirée, nous a dit, hier matin, Carole Démesmin, dans son appartement rempli de documents et de photos des années quarante et cinquante, « sera une première édition et a été conçue dans le but d’honorer des pionniers tout en permettant de découvrir de nouveaux espaces culturels aux jeunes qui veulent faire fructifier la richesse de notre héritage ». Ravissante, elle l’est avec ses deux longues tresses noires et son plus franc sourire. Ce projet lui tient à cœur.
Carole Démesmin parle d’une rencontre à Brooklyn, en 2005, entre des membres de la communauté haïtienne qui ont pensé à la réalisation d’un tel miracle : d’abord, William Surin qui s’est confié à Dadou Pasquet, Eddy Martineau et à elle-même, choisie en fin de compte comme présidente de l’organisation. De là chemin faisant, un nom a été trouvé pour le spectacle : Soirée des épis de mais... Zepi mayi Awards !
Carole Démesmin précise d’un trait : « Il s’agira d’un méga concert, ponctué de multiples distinctions, des Awards remis aux étoiles haïtiennes d’hier, un hommage vivant à tous ceux et toutes celles qui ont contribué et contribuent encore par leurs créations à l’enrichissement du patrimoine artistique national et qui servent de modèle pour le futur. »
La veille de l’évènement se tiendra au Hyatt Regency Hôtel une première rencontre en l’honneur de ces Haitian Pioneer Succes, suivie le lendemain de la grande fête au 400 SE 2nd Ave à Miami en Floride au James L. Knight. « Les pionniers seront reçus tambour battant des 6h pm par la foule qui aura la chance de participer à l’exposition de leurs portraits, œuvres et disques du passé au moins deux heures avant. Vers 7h pm, le James L. Knight se mettra à trembler... avec des délégations venues de partout, traînant sur leurs accords musicaux des musiques de toutes les coutures, de toutes les cultures locales », affirme Démesmin.
Des ensembles massifs de culture
Cette soirée Zepi mayi représente, selon la presse américaine qui en parle largement cette semaine, l’une des meilleures initiatives de la communauté haïtienne des États-Unis, elle ouvre au monde les fenêtres d’une culture faite d’une extraordinaire diversité de styles et de répertoires. Toutes les musiques haïtiennes vont enfin s’exposer et se faire connaître en même temps : la musique classique traditionnelle, la musique citadine du compa direct, la musique dite de mini-jazz, la musique de jazz proprement dite, la musique de variétés, la musique évangélique, la musique folklorique paysanne, la musique sacrée du vaudou, la musique racine, la musique de carnaval, la musique des répertoires raras, la musique techno, les musiques du cœur... Tout d’un seul coup.
Plus d’une douzaine de répertoires musicaux différents les uns des autres, une Haïti aux mille couleurs, des musiques de promesses d’amour au pays, de rêves et d’espoir. Le théâtre, les arts, la littérature seront aussi mis en avant.Les ensembles massifs de culture alliant des orchestres philharmoniques ou symphonique haïtiens, aux rythmes de jazz, aux nouveaux instruments et des chœurs mixtes se redéploient déjà cette semaine pour faire revivre , en ce mois de mars, les joies d’antan en guise de reconnaissance à des œuvres inoubliables.
Dans la liste des Awards à offrir se retrouvent des noms tels Herby Widmaier, l’un des porteflambeaux du jazz, Charles Dessalines, saxophoniste de renom, Emilio Gay, trompettiste au grand souffle, Joe Trouillot chanteur infatigable, Jean Benjamin ou Max Piquion, deux pianistes surdoués, PP Bayard, Michel Déjean, Pierre Blain, Richard Legros, Arthur Lovelas, Carlo Claudin, Antoine Chéry, Leopold Molière, Michel Pressoir , Gesly Morisseau, Raymond Marcel, Jose Tavernier, Emma Achille, Raynold Ambroise aux côtés de Richard Duroseau, Raoul Guillaume ou Ulrick Pierre Louis du groupe Septentrional du Nord.
Dans la catégorie des classiques, on retrouve les solistes d’opéra Nicole Saint Victor, Micheline Dalencourt, Mitsou Fontaine, Yannick Coupet, Émerante de Pradines, Paulette Saint-Lot Franck, des chefs d’orchestre tels Julio Racine ou des virtuoses de la trempe de Micheline Laudun Denis.
Les directeurs et chorégraphes Vivianne Gauthier, Jean Leon Destiné, Louines Louinis , sur le même plateau que le célèbre écrivain René Dépestre, Jean Métellus (Prix Goncourt), Mercedes Guignard ou Odette Roy Fombrun, écrivains prolifiques, sont appelés à se faire applaudir autant que les peintres Preffett Duffault, Dieudonné Cédor, Eric Girault, Chritianne Mathurin ou le bon vieux Georges Ramponneau.
Dans le monde du théâtre , les noms retenus sont tout aussi sonores : Paulette Poujol Oriol, Denise Pétrus, Mona Guérin, Charles Abellard, Mathilde Beauvoir, Jean Mapou, Jean Claude Exulien, Max Kenol, Gerard et Raymond Dussek, Joseph Tony Moyse, Yolande Montas, Denise Saurel,etc. Zepi mayi compte rendre hommage également à des pionniers disparus tels Théodore Beaubrun, Rodolphe Legros, Nemours Jean Baptiste, Gesner Henry, Issa L. Saieh ou Wébert Sicot.
Cette belle initiative de Zepi mayi Awards, en voulant faire revivre une époque florissante, aidera à retrouver surtout l’atmosphère d’un pays à ressusciter , à nous faire aussi réfléchir sur ce temps où les Haïtiens pouvaient vivre tranquillement chez eux et se mettre a rêver à tous les niveaux, avec des maîtres de l’ambiance.
En attendant le grand gala, la permanence est décrétée : les radios haïtiennes jouent plus souvent les airs du temps des fleurs et les médias parlent sans arrêt du mois Zepi mayi aux États-Unis, une manière de contribuer à la réussite de cette magnifique sortie des arts et de leurs créateurs...
vendredi 14 mars 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=11794
Inscription à :
Articles (Atom)