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jeudi 3 mars 2011

Interview: Le candidat haïtien à la présidence Michel Martelly promet des mesures favorables aux investissements

Le candidat à la présidence haïtienne Michel Martelly a promis mardi de créer à Haïti un cadre légal stable pour les investisseurs étrangers afin de promouvoir l'économie du pays. La mise en oeuvre de normes légales intégrées sera la priorité à l'ordre du jour du gouvernement s'il gagne l'élection présidentielle le 20 mars prochain, a déclaré M. Martelly à Xinhua dans une interview.
"Avant la reconstruction, nous devons parler des normes", a-t-il indiqué.
"La République dominicaine jouera un rôle important dans le processus de reconstruction à Haïti grâce à ses investissements, qui bénéficient à ses sociétés et à celles provenant d'autres pays", a-t-il souligné.
Edmond Mulet, chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), a affirmé que la force internationale de maintien de la paix se retirerait progressivement d'Haïti en trois ans à partir de 2012.
Haiti dispose d'environ 10 000 policiers, qui sont épaulés par 11 797 casques bleus de la force internationale de la Minustah, qui compte parmi elle des soldats et des policiers.
M. Martelly a déclaré qu'il mettrait sur pied une force de sécurité afin de garantir l'application du cadre légal et aussi pour remplacer les troupes de l'Onu.
Cependant, le plus gros problème à résoudre à Haïti est l'économie, a souligné M. Martelly, exprimant par ailleurs son espoir de voir l'aide internationale continuer d'arriver dans le pays.
Haïti avait connu un climat politique relativement stable pendant quatre ans, mais cette stabilité a été détruite par le séisme de l'année dernière, a fait remarquer M. Martelly.
"Je promets d'éradiquer la corruption, de gouverner le pays avec transparence et de reconstruire la confiance entre les citoyens et le gouvernement si j'accède au pouvoir," a-t-il déclaré.
"Je représente le changement, une nouvelle voie qui est propre, franche et transparente. Je peux offrir au peuple le rêve qu'il cherche", a ajouté M. Martelly.
http://french.peopledaily.com.cn/International/7306436.html
Commentaires:
Le premier fléau auquel il faut s'attaquer c'est l'insécurité. Le blablabla-cliché parlant de mesure pour attirer les investisseurs sonne creux. Les premiers investisseurs qui doivent absolument revenir en Haïti sont les haïtiens de la diaspora qui doivent pouvoir revenir sans être inquiétés. Les touristes haïtiens de par leur retour massif programmé pourra en un sens attirer des investisseurs qui ne pensent qu'à gagner de l'argent et on en horreur l'action humanitaire.

mardi 1 mars 2011

Feds investigate Haitian campaign robo-calls in the U.S.

.The automated calls made by Haitian presidential candidate Michel Martelly may have been against federal law. By Frances Robles
frobles@miamiherald.com

The U.S. Federal Communications Commission is investigating last year’s series of fervent campaign “robo-calls” by Haitian presidential candidate Michel “Sweet Micky” Martelly, which led to evacuations at the Fort Bragg military base, The Miami Herald has learned.
In the weeks prior to Haiti’s November election, anyone who had ever placed a call to Haiti received a string of pre-recorded calls from Martelly. After the Jan. 12 earthquake, the list included countless Haitian Americans, journalists, non-profit groups and the U.S. military.
They heard Martelly shouting in Creole, urging the Diaspora to support tet kale – the bald-headed one. His frantic tone even spooked the U.S. Army.
“There were people who didn’t understand what it was and speculated it was a terrorist threat in a foreign language,” said Fort Bragg spokesman Ben Abel. “Two or three buildings where the calls came in were evacuated.”
On Nov. 17, the Army criminal investigations team swept the cleared buildings for explosives and listened to recordings left on voice mailboxes, Abel said.
“I listened to it and thought: ‘That’s not Arabic. That’s not Pashto. That sounds like French,” Abel said.
But there’s a problem: The U.S. Telephone Consumer Protection Act has specific rules for automated pre-recorded calls. For one, they can’t go to cellular phones when the receiver has to pay for the call. On residential lines, there needs to be full disclosure on whom the call is coming from and how to reach that person.

The FCC would not reveal details of the investigation.
“We are aware of the situation and are looking into the matter,” said Robert Kenny, director of media relations for the FCC’s Public Safety and Homeland Security Bureau. “The Commission aggressively enforces provisions of the Telephone Consumer Protection Act, which generally prohibits delivery of prerecorded messages to residential phones and also prohibits the use of automatic telephone dialing equipment in certain situations, such as calls to emergency lines, hospitals, and mobile phones.”
He noted that the law applies not only to calls made within the United States, but also to calls made from outside the country to U.S. phones.
Penalties are $16,000 per violation, he said. If the violator does not have an FCC license, the Commission usually gives a warning first. Individuals can seek damages of $500 per violation.
Campaign spokesman Damian Merlo said the candidate used a Haitian company to make what he called “awareness calls” and was unaware of any problems.
“We used a company and assume they know what they are doing,” Merlo said. “We have not had any inquiries about the calls. No one in our camp was aware of an FCC investigation.”
For the March 20 runoff, the camp has ceased making the pesky calls. They’re pushing Martelly’s promises of dual nationality and two years of tax-free investments using unsolicited — and legal — text messages instead.
Read more: http://www.miamiherald.com/2011/02/28/2090704/the-fcc-is-investigating-haiti.html#ixzz1FN3aCzdw
http://www.miamiherald.com/2011/02/28/2090704/the-fcc-is-investigating-haiti.html

vendredi 4 février 2011

Michel Martelly, "candidat du peuple"... et du sytème

Gros plan sur le chanteur Michel Martelly, un temps écarté du second tour de la présidentielle en Haïti, dont les partisans étaient descendus dans la rue à l'annonce de la disqualification de leur idole.


Michel Martelly, 49 ans, surnommé "Sweet Micky" ou "Têt Kalé" (en raison de son crâne chauve) était jusqu'au printemps seulement connu comme chanteur populaire. Engagé de longue date dans l'action sociale, le roi du Kompa (musique dansante de Haïti) a créé en 2008 avec sa femme une fondation d'aide aux plus démunis. Le site de la fondation reconnaît que "Sweet Micky", célèbre pour ses frasques, suscite la controverse, rapporte La Croix, comme quand il participait en travesti à un show. "La seule chose qui est prévisible à propos de Sweet Micky, c'est qu'il est complètement imprévisible", indique le portrait que fait de lui le site de sa fondation.
C'est le rejet de la candidature à la présidentielle de la star mondiale du hip-hop, Wyclef Jean en août dernier (parce qu'il ne remplissait pas la condition d'avoir vécu cinq années consécutives en Haïti), qui lui a ouvert la voie. "Têt Kalé", novice en politique, a depuis gagné la sympathie des jeunes en quête de changement, mais aussi d'une partie des milieux d'affaires, qui ont senti le vent tourner. Après une fin de campagne remarquée, il était troisième dans les sondages à la veille du premier tour, le 28 novembre.

La disqualification
A la veille du scrutin, les sondages ne lui donnaient que 14% des voix. Mais deux jours plus tard, lui et la candidate centriste Mirlande Manigat réclamaient l'annulation du scrutin, dénonçant des "fraudes", puis, à l'instar de sa rivale, il revenait sur sa décision, constatant qu'il était arrivé en tête dans les bureaux où il n'y avait pas eu de fraude: "Je veux que le Conseil électoral, le président Préval et la communauté internationale respectent le suffrage populaire", expliquait celui qui est devenu le héros du petit peuple.
Le 7 décembre, le Conseil national d'observation électorale, financé par l'Union européenne, rendait publiques des estimations donnant Mirlande Manigat en tête avec 30% des suffrages devant Michel Martelly (25%) et le candidat du pouvoir, Jude Célestin (20%). Dès lors, l'annonce, le lendemain, par le Conseil électoral de la disqualification de "Sweet Micky" pour le deuxième tour est un choc. Avec 22,48% des voix, Jude Célestin devance de moins d'un point -et moins de 7000 voix- "Têt Kalé" (21,84% des suffrages). Le chanteur a obtenu ses meilleurs résultats dans la capitale, où la popularité du président Préval s'est effondrée depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Pourtant Colin Granderson, le chef de la mission d'observation de l'Organisation des États américains (OEA), n'était pas surpris par les résultats officiels. Michel Martelly aurait commis l'erreur, le jour de l'élection, d'appeler ses partisans à boycotter le scrutin, qu'il jugeait invalide à cause de fraudes. Nombre d'entre eux seraient donc descendus dans les rues au lieu de prendre le chemin du bureau de vote.

Un politicien conservateur
Il se déclare proche des petites gens même s'il vit dans les beaux quartiers, possède un pied-à-terre en Floride et n'a aucun souci d'argent
Si "Sweet Micky" était un chanteur iconoclaste et provocant, "le politicien, lui, est plutôt conservateur tendance néolibérale, proche des militaires" écrit Nathalie Petrowski dans La Presse. Celle-ci l'a rencontré alors que le chanteur venait faire campagne auprès de la diaspora haïtienne au Canada. "Il avoue qu'à 15 ans, il avait sa carte de tonton macoute [la milice duvalériste] pour ne pas être arrêté (...) Fils d'un technicien en pétrole, il a frôlé la délinquance, avant de trouver sa voie en musique et de devenir riche et adulé. Aujourd'hui, il se déclare proche des petites gens même s'il vit dans les beaux quartiers, possède un pied-à-terre en Floride et n'a aucun souci d'argent." L'Hebdomadaire de la diaspora haïtienne de New York Haïti Liberté (gauche) voit en lui un nostalgique de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier.
Interrogé sur le retour surprise de l'ex-dictateur le16 janvier, le candidat Martelly affirmait qu'il n'avait rien à voir avec ce retour, mais approuvait ce retour : "Duvalier est Haïtien. Qu'il revienne, c'est la démocratie", a-t-il déclaré. Très oecuménique, le chanteur tenait d'ailleurs les mêmes propos sur l'autre ancien homme fort exil, Jean-Bertrand Aristide, chassé par un coup d'Etat en 2004: "Mon rêve c'est de voir tous ces anciens dirigeants tellement populaires réunis en un seul lieu pour la réconciliation nationale", déclarait-il. "Arrivé au pouvoir, j'aimerais que tous les anciens présidents deviennent mes conseillers afin de pouvoir profiter de leur expérience".

Le souvenir d'Aristide
Après l'annonce des résultats, Michel Martelly avait appelé ses partisans "à manifester sans violence... jusqu'à la victoire totale". Ceux-ci ont érigé des barrages de pneus enflammés dans la capitale et plusieurs villes de province et se sont affronté avec la police. Les heurts ont fait au moins 4 morts.
Pour sortir de l'impasse, le candidat chanteur avait proposé d'organiser une nouvelle consultation avec les 18 candidats du premier tour. Le vainqueur de ce tour unique serait devenu président, et "Têt Kalé" espèrait bien, avec la notoriété croissante que lui apporte la pression de la rue, être l'heureux élu.
Saura-til éviter de sombrer dans le populisme, une des plaies d'Haïti? "Il ressemble de loin à un l'autre leader qui a fait la pluie et le beau temps ces dernières années: Jean-­Bertrand Aristide. Les deux hommes se sont cordialement détestés, mais voilà que les méthodes de gestion de la pression populaire les rapprochent, commente le quotidien haïtien Le Nouveliste. Aristide aussi a détenu une bonne partie de son pouvoir grâce à la rue".
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/haiti-michel-martelly-l-imprevisible-candidat-chanteur_945848.html

vendredi 21 janvier 2011

L'opposant haïtien Martelly menace de mobiliser ses partisans

PORT-AU-PRINCE (Reuters) - Michel Martelly, candidat à la présidence d'Haïti, a prévenu vendredi qu'il enverrait ses partisans dans les rues si le conseil provisoire électoral ne le réintègre pas dans la course, ainsi que le demandent les Nations unies et l'Organisation des Etats américains (OEA).
D'après les résultats préliminaires du premier tour, le 28 novembre dernier, remporté par Mirlande Manigat, Michel Martelly a été écarté de la course pour moins de 7.000 voix au profit de Jude Célestin, candidat soutenu par le président sortant, René Préval.
Mais une commission d'experts de l'OEA, invoquant des "irrégularités" dans ces résultats préliminaires, a demandé aux autorités haïtiennes de corriger ces scores et de retenir pour le second tour Mirlande Manigat et Michel Martelly.
L'Onu, les Etats-Unis et l'Europe ont endossé ces conclusions. "Si le conseil provisoire électoral prend une autre décision, Haïti pourrait bien être confronté à une crise constitutionnelle, avec le risque de désordres considérables et d'insécurité", prévenait jeudi devant le Conseil de sécurité des Nations unies le chef de la mission de l'Onu en Haïti, Alain Le Roy.
Michel Martelly, dont les partisans ont déjà manifesté violemment après la publication des résultats préliminaires, le 7 décembre, a déclaré vendredi que sa présence au second tour n'était pas négociable.
"Nous disons que le conseil électoral doit appliquer les recommandations des experts (de l'OEA). Nous sommes prêts à nous battre jusqu'au bout", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Port-au-Prince. "Si elles ne le sont pas, la population est prête à descendre dans les rues et nous les accompagnerons pour défendre leurs voix."
Le conseil électoral pourrait proclamer les résultats définitifs du premier tour à la fin du mois. Des représentants de l'Onu espèrent que le second tour pourra avoir lieu à la mi-février.
Joseph Guyler Delva; Henri-Pierre André pour le service français
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110121.REU9981/l-opposant-haitien-martelly-menace-de-mobiliser-ses-partisans.html