Google

mardi 23 octobre 2007

HAÏTI/ DIPLOMATIE / « Mon pays d’abord, la musique après », déclare l’ambassadeur Wyclef Jean

Wyclef Jean rejoint le corps diplomatique suite à son intronisation au SOB’s comme « ambassadeur itinérant et de bonne volonté d’Haïti ». Entre business, musique et diplomatie, une nouvelle aventure commence pour cette star internationale, originaire de La Serre, localité de la commune de Croix-des-Bouquets.
Jeudi 18 octobre. 19h. Dans une salle pleine à craquer du SOB’s – un club situé au centre de Manhattan – Wyclef Jean est honoré et intronisé comme «ambassadeur itinérant et de bonne volonté» de la première République noire du monde. Son oncle, l’ambassadeur d’Haïti à Washington, Raymond Joseph, lui a remis son passeport diplomatique sous les cris et les applaudissements d’un public en liesse.« Wooouuuw ! Yes. Bleu et rouge in the sky. Vive Haïti ! Vive Wyclef. Yeaahhh ». On a tout entendu dans la foule. Et au nouvel ambassadeur de blaguer : « J’espère que la police de New York a pris note. Je suis un diplomate. Personne ne peut me stopper dans les rues ». Les rires pleuvent dans l’assistance. En créole, sous les projecteurs des journalistes des plus grandes chaînes du monde, l’ambassadeur Wyclef Jean s’est adressé en ces termes aux Haïtiens : « m pap fè nou wont. Kounya, se peyi m avan mizik (Je ne vous décevrai pas. La musique est désormais reléguée au second plan. Mon pays d’abord) ».
À la communauté haïtienne vivant à l’étranger, Wyclef déclare : « Vos suggestions seront les bienvenues. Il est temps de mettre de côté nos différends et de se rencontrer pour discuter pays. Tout jeune, je me suis toujours identifié comme Haïtien. Pourquoi pas ? Les autres nations le faisaient. Et arrivé au sommet, je me réjouis encore de porter le Bleu et Rouge sur les scènes. Je porte Haïti dans mon cœur ».« Aujourd’hui, ma tête ne tourne pas. Elle est sur mes deux épaules», poursuit l’ambassadeur Jean qui est convaincu qu’avec son passeport diplomatique de couleur rouge, il a désormais « carte blanche » pour agir au nom de son pays. Les diplomates haïtiens présents à cette cérémonie qui coïncidait avec l’audition en cercle retreint du troisième album de Wyclef, « The Carnival II : Memoirs of an immigrant », ont salué le dévouement du rappeur à la cause haïtienne. Le nouvel album sera lancé sur le marché mondial le 4 décembre prochain via Columbia Records.
-------
Aujourd’hui plus que jamais je suis inquiet pour l’avenir de Wyclef. Il y a un refrain qui avait caractérisé la période noire de François Duvalier qui disait « Prezidan Divlye papa, ou konnen pep la, moun ki te kreye drapo a yo te devore-l, ayisyen se krab wap demare-l li prêt pou mode-w ». Il est clair que si les haïtiens avaient pu trahir Toussaint Louverture et assassiner trois ans plus tard l’empereur Dessalines n’importe qui malgré sa bonne volonté peut brûler ses ailes et son enthousiasme en embrassant la cause haïtienne.
Wyclef devrait et ceci je le souhaite de tout cœur choisir avec minutie des conseillers compétents pour pouvoir mener à bien sa mission. Il représente définitivement une valeur sure de cette réserve qui devra absolument s’accaparer des rennes des affaires du pays.
Son enthousiasme, sa détermination son énorme amour du pays doivent être dosés à l’aune de la réalité haïtienne de façon à pouvoir la comprendre la contourner et la modifier pour le bien du pays.

Le sénateur Rudolph Boulos, de nationalité américaine ? Doutes et réserves des sénateurs Joseph Lambert (président du Sénat) et Youri Latortue

Les dossiers du Sénat attestent "jusqu’à preuve du contraire" de la nationalité haïtienne de Rudolph Boulos, selon Joseph Lambert
mardi 23 octobre 2007,
Radio Kiskeya

Le président du Sénat, Joseph Lambert, et son collègue de l’Artibonite, Youri Latortue, ont exprimé lundi doutes et réserves sur l’information relative à la nationalité américaine du sénateur du Nord-Est, Rudolph Boulos.
Pour le sénateur Lambert, jusqu’à preuve du contraire, une telle information est sans fondement compte tenu des dossiers dont dispose le Sénat. A l’instar de son collègue Latortue, le président du Sénat se réfère à l’approbation de la candidature de Boulos par le Conseil Electoral Provisoire qui a dû, selon lui, vérifier comme il se doit les dossiers des candidats.
Lambert estime enfin qu’il reviendra à l’intéressé d’assurer sa défense comme,rappelle-t-il, il l’avait fait pour sa personne quand il avait été récemment pointé du doigt dans une affaire de drogue dans la Grande-Anse.
Le sénateur Youri Latortue a pour sa part rappelé que, dans le système judiciaire haïtien, c’est à l’accusation qu’il revient d’apporter les preuves à l’appui de ses affirmations.
Les deux parlementaires ont enfin souhaité que ceux qui peuvent étayer leurs dénonciations le fassent par-devant l’assemblée des sénateurs afin que celle-ci statue sur le fondement de celles-ci. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4312
Commentaires:
"Lambert estime enfin qu’il reviendra à l’intéressé d’assurer sa défense comme,rappelle-t-il, il l’avait fait pour sa personne quand il avait été récemment pointé du doigt dans une affaire de drogue dans la Grande-Anse."
Que cojones tiene el presidente del senado! diraient les hispanophones...
Sénatè Lambè gen grenn nan boudal vre! en creole natif natal...
Monsieur Lambert il vous faudra plus que quelques banales phrases type cliché pour vous blanchir des accusations portées contre vous.
L'affaire de la grande anse a été traitée comme d'habitude au creuset bien natif natal notre fameux "kase fèy kouvri sa".
Les arrangements et les compromis politiques, les échanges de bons procédés n'ont jamais eu la vertue de museler la vérité. Il lui faudra un peut de temsp pour sortir du fond du puit et faire surface...
Soyons patients...

La Fusion admet officiellement son désaccord avec le chef de l’Etat, René Préval, sur la question de l’amendement constitutionnel

Pas encore de retrait de la Fusion du gouvernement
mardi 23 octobre 2007,
Radio Kiskeya

La Fusion des sociaux-démocrates haïtiens (membre de l’Internationale socialiste, IS) a reconnu officiellement lundi être en désaccord avec le chef de l’Etat, René Préval, sur la question de l’amendement constitutionnel.
Au terme d’une analyse de l’argumentaire soutenu le 17 octobre dernier par le président René Préval pour étayer la thèse selon laquelle la constitution de 1987 est la principale source d’instabilité du pays, le président de la Fusion, le professeur Victor Benoit, a publiquement demandé à ce dernier de rectifier le tir.
M. Benoit a toutefois écarté, pour le moment, tout éventuel retrait de la Fusion du gouvernement Préval/Alexis où elle détient le portefeuille ministériel de la santé publique et de la population, par l’entremise du Dr Robert Auguste.
La Fusion qui se dit en faveur de l’amendement de la constitution, déclare que la voie tracée par la charte elle-même pour y parvenir est celle qui doit être suivie.
Le professeur Victor Benoit a enfin formellement rejeté la proposition du chef de l’Etat de la création d’une commission chargée de proposer les amendements qui inclurait des experts étrangers. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4311
Commentaire
Quelqu'un pourrait-il conseill au chef de l'état de s'occuper du pays qe de s'occuper de la constitution. Evoquer la question aujourd'hui ressemble à une manoeuvre de diversion au moment ou les désirs et les espoirs de changement commencent à predre forme de vraies chimères.
Et que viendront fouttre des experts étrangers dans les débats autour de la question de l'amendement de la constitution?
Il pète un cable...

Amendement de la Constitution : nouvelles prises de position au parlement haïtien et dans la classe politique

L’idée de la "conférence nationale" refait surface
lundi 22 octobre 2007,
Radio Kiskeya

Le premier sénateur de l’Artibonite (Nord), Youri Latortue, a préconisé lundi le respect de la procédure indiquée par la constitution pour son éventuel amendement.
Pour l’élu de "Latibonit An Aksyon" (LAA), la question de l’amendement ne devrait par ailleurs donner lieu à aucune précipitation (référence à peine voilée au fait que le président Préval a proclamé l’urgence de l’amendement au regard de la préservation de la stabilité). « Il faut éviter toute précipitation qui aurait pour conséquence de porter ceux qui ont prêté serment sur la constitution à être encore ceux qui la violent », a soutenu le parlementaire.
Félicitant ses collègues pour l’initiative de la formation d’un comité chargé d’analyser les projets d’amendement de la constitution, Youri Latortue a enfin annoncé avoir inscrit la question dans l’agenda de la commission sénatoriale justice et sécurité qu’il dirige.
Le sénateur Eddy Bastien (Nord-Ouest), élu sous la bannière de l’Alliance démocratique, se dit pour sa part en faveur d’une nouvelle constitution. Selon lui, une telle position ne constitue en rien un appui à celle du président de la république sur la constitution. A son avis, en formulant ses critiques contre la charte fondamentale, ce dernier ne cherche en fait qu’à renforcer ses pouvoirs. Il fait remarquer à ce sujet que les présidents forts, à travers l’histoire nationale, n’ont jamais répondu aux attentes de la population.
Le sénateur Eddy Bastien estime que la constitution de 1987 ne peut pas permettre à Haïti de sortir de l’impasse dans laquelle il se trouve. Il préconise par conséquent la tenue d’une conférence nationale autour des principaux problèmes du pays. Celle-ci, dit-il, déboucherait sur la création d’une nouvelle constitution devant mieux servir à la résolution des problèmes.
L’idée de la conférence nationale est également celle de la Convention des partis politiques, réunissant des partis de différentes tendances, y compris Fanmi Lavalas, le parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide (en exil en Afrique du Sud). Dans un communiqué rendu public ce lundi, la convention affirme croire le moment venu de la tenue d’une conférence nationale autour, à la fois, des principaux problèmes du pays et de la constitution. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4310

Commentaire :
Ca y est. On y arrive. La politite aiguë bat son plein. Nous qui pensions que les haïtiens avaient compris. Les vrais problèmes de la nation sont de l’autre côté de la politicaillerie traditionnelle. Il faut des actes et des actions concrètes pour faire reculer la misère. Tous ces discours arrivent après un silence de cimetière des classes politiques dont les représentants semblaient avoir les bouches bien pleines.
On avait pris l’habitude d’apprécier la discrétion d’un Preval qui bougeait par ça et là en quête d’ouverture pour faire poindre la lumière sur le pays.
Aujourd’hui ses discours sont d’une accablante vacuité. La pauvreté de son contenu nous ramène une réalité face au leurre de jours meilleurs que tout le monde attend.
Il y a de quoi s’inquiéter surtout quand ces politiciens s’en mêlent !

Bloc-notes du lundi 22 octobre 2007

Lundi 22 octobre 2007,
Radio Kiskeya

*Situation toujours difficile à Cabaret (Ouest) où les dernières inondations ont fait 29 morts et des dégâts matériels considérables. Le maire de la ville, Thomas Joseph Wills, a lancé lundi un pressant appel aux autorités en faveur des sinistrés.
*De passage dimanche dans le Bas-Plateau central, le coordonnateur de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), Edgard Leblanc Fils, a lancé un appel en vue de la tenue des élections indirectes avec l’actuel Conseil Electoral Provisoire (CEP) ou un autre.
*Bizarre incident samedi dernier dans une station-service à Pétion Ville où le véhicule du directeur de l’information de Signal FM, Gary Pierre-Paul Charles, a été fouillé par des gardes du corps armés et en civil du commissaire du gouvernement, Claudy Gassant. Une semaine auparavant, Gary Pierre-Paul Charles avait dénoncé des menaces d’arrestation proférées à son endroit par le même magistrat.
Dans une interview accordée à Radio Kiskeya, le journaliste souligne que Claudy Gassant lui a fait savoir par la suite qu’il s’agissait de « check » de routine sur plusieurs véhicules et qu’il n’avait pas été personnellement visé.
Gary Pierre Paul Charles qui a exprimé son étonnement de constater que la sécurité rapprochée du commissaire du gouvernement est assurée par des civils armés, rapporte que le magistrat lui a fait savoir que ces individus sont tous des membres de l’Unité de Sécurité Générale du Palais National (USGPN)
*Mouvement de protestation lundi à la Douane de St-Marc (Bas-Artibonite, Nord) contre le directeur de l’institution, Edner Rivière. Une vingtaine de débardeurs et de brokers réclament sa démission ou sa révocation.
*15ème anniversaire le 28 octobre prochain de la Société d’animation et de communication sociale (sigle créole SAKS) : à l’occasion, inauguration lundi d’un colloque de deux jours sur l’importance des radios communautaires à travers le pays. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4313

Haïti-Rép. Dominicaine : Des acteurs sociaux préoccupés par de nouvelles perturbations dans les relations transfrontalières


lundi 22 octobre 2007
P-au-P, 22 oct. 07 [AlterPresse] --- Une réunion autour des problèmes, dont les risques de tension sociale, auxquels sont confrontés des acheteurs et commerçants haïtiens et dominicains, sera bientôt organisée sur la frontière haïtiano-dominicaine à Dajabón aux fins de trouver des solutions appropriées, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Cette rencontre, convoquée par la Solidarité Frontalière et dont la date n’est pas précisée, sera réalisée avec la participation de plusieurs secteurs de la société et les autorités locales de Dajabón, une ville dominicaine qui partage cette partie de la frontière avec la commune de Ouanaminthe en Haïti.
Le manque de clients dans la zone durant les jours de marché (les lundis et vendredis), l’augmentation de la délinquance, la carence de services publics, les conséquences négatives (à date) des opérations du Cuerpo especializado de seguridad fronteriza (Cesfront, dont les membres sont déployés depuis le 26 septembre 2007), l’éventuelle augmentation qualifiée d’abusive des taxes (prises par la douane haïtienne de Ouanaminthe) sur les produits dominicains exportés vers Haïti, sont, entre autres, des points qui seront débattus.
Au centre commercial de Dajabón, des centaines d’acheteurs et vendeurs arrivent de partout, soit pour faire des emplettes soit pour écouler des marchandises, selon le prêtre jésuite Regino Martinez.
Ces personnes, qui arrivent, les dimanches et jeudis, la veille des jours de marché, vont loger dans les hôtels à Dajabón dans la perspective de réaliser le lendemain leurs négoces avec des ressortissants dominicains et haïtiens.
Les restrictions imposées aux acheteurs et aux vendeurs, par les mesures initiales du Cesfront, celles d’autres unités spécialisées (comme la DOIF, J-2, la direction nationale d’investigation ou Dni) et le dysfonctionnement de structures gouvernementales dans la province de Dajabón ont contribué à ce que des milliers de négociants dominicains et haïtiens ne participent pas aux marchés binationaux, ce qui, par conséquent, tend à réduire les besoins en logement transitoire des habitants de la ville frontalière dominicaine, souligne l’organisme de protection des droits humains.
Solidarité frontalière fait également état d’une multitude de cas de vol dénoncés par les habitants de Dajabón qui expriment leurs préoccupations et leurs craintes face aux actes de vandalisme dont été l’objet beaucoup de maisons, d’institutions, d’églises et centres d’affaires de la ville, sans aucune velléité, jusqu’à présent, des autorités locales à adopter des dispositions policières pour garantir la protection de leurs biens.
« La constitution et les lois dominicaines garantissent le respect des droits des citoyens, maintenant soumis à une tension psychosociale grave à cause du climat de l’insécurité actuelle », signale Solidarité frontalière.
Le Service jésuite des réfugiés, et migrants (Sjrm), qui abrite le bureau de la Solidarité Frontalière, note que les exportations commerciales dominicaines vers le Nord-Est d’Haïti auraient quelque peu diminué en raison de l’augmentation des taxes à la douane de Ouanaminthe. [do rc apr 22/10/2007 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6548