Le Centre national de météorologie, le Système national de gestion des risques et désastres et la Protection civile ont décrété ce mardi l'alerte rouge sur toute l'étendue du territoire national en prévision du passage de la tempête tropicale Tomas. Dans un bulletin publié sur son site, le CNN, a indiqué que la tempête tropicale Tomas était localisée ce matin sur la mer des caraïbes à plus de 500 km au sud de Port-au-Prince et qu'elle continue de faire route vers l'ouest à 17km/h.
Elle doit bifurquer vers le nord-nord-est dans la nuit de mercredi à jeudi en se renforçant pour devenir ouragan avant, d'atteindre la côte sud d'Haïti ce vendredi.
Mais selon le Centre National américain des ouragans (NHC), la tempête tropicale Tomas, s'est affaiblie devenant une dépression tropicale qui va toutefois se renforcer avant d'atteindre les côtes haïtiennes dans les prochaines 48 heures.
La tempête Tomas a déjà fait une dizaine de morts à Sainte Lucie, par mesure de sécurité, les autorités haïtiennes demandent aux sans -abri, suite au séisme du 12 janvier, d'évacuer les camps d'hébergement.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18411
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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mercredi 3 novembre 2010
Les haïtiens redoutent l'éventuel passage de la tempête Tomas
Le gouvernement haïtien et les agences de l'ONU se préparent à mettre en branle le plan d'urgence visant à faire face à l'ouragan Tomas qui devrait atteindre le pays dans 48 heures. Le chef de l'Etat haïtien René Préval a effectué une visite d'évaluation dans le sud lundi dernier. Les autorités haïtiennes entendent mobiliser les équipes de secours de la Protection civile dans les départements du sud menacées par les intempéries.
La porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), Elysabeth Byrs, a indiqué que « le gouvernement et les partenaires humanitaires travaillent sur des prévisions qui tableraient sur environ 100.000 familles, soit 500.000 personnes, qui pourraient être affectées dans les départements de l'ouest et du sud ». Les agences de l'ONU ont pré-positionné des stocks de médicaments, de nourriture et d'autres matériels d'urgence. Les stocks d'aide alimentaire sont suffisants pour nourrir 1,1 million de personnes pendant six semaines précisent les responsables de l'Ocha.
A Port-au-Prince, l'ONU affirme avoir procédé à l'évacuation d'une partie des quelque 1,3 millions de sans-abri entassés dans des camps de fortune.
Tomas, qui a déjà entraîné la mort de 14 personnes dans les Caraïbes, serait la première tempête à frapper Haïti depuis le violent séisme du 12 janvier qui a fait au moins 300.000 morts. La tempête viendrait aggraver la situation des haïtiens confrontés depuis la mi-octobre à une épidémie de cholera.
Un porte-parole de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), Jean-Philippe Chauzy, soutient que "cet ouragan pourrait venir aggraver l'épidémie de choléra" en favorisant la propagation de la bactérie tueuse vers Port-au-Prince. "Il faut espérer que cet ouragan épargnera Haïti car la population a été affectée par le séisme", a-t-il insisté.
Une propagation de l'épidémie dans la région métropolitaine est, le "pire des scénarios" selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18409
La porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), Elysabeth Byrs, a indiqué que « le gouvernement et les partenaires humanitaires travaillent sur des prévisions qui tableraient sur environ 100.000 familles, soit 500.000 personnes, qui pourraient être affectées dans les départements de l'ouest et du sud ». Les agences de l'ONU ont pré-positionné des stocks de médicaments, de nourriture et d'autres matériels d'urgence. Les stocks d'aide alimentaire sont suffisants pour nourrir 1,1 million de personnes pendant six semaines précisent les responsables de l'Ocha.
A Port-au-Prince, l'ONU affirme avoir procédé à l'évacuation d'une partie des quelque 1,3 millions de sans-abri entassés dans des camps de fortune.
Tomas, qui a déjà entraîné la mort de 14 personnes dans les Caraïbes, serait la première tempête à frapper Haïti depuis le violent séisme du 12 janvier qui a fait au moins 300.000 morts. La tempête viendrait aggraver la situation des haïtiens confrontés depuis la mi-octobre à une épidémie de cholera.
Un porte-parole de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), Jean-Philippe Chauzy, soutient que "cet ouragan pourrait venir aggraver l'épidémie de choléra" en favorisant la propagation de la bactérie tueuse vers Port-au-Prince. "Il faut espérer que cet ouragan épargnera Haïti car la population a été affectée par le séisme", a-t-il insisté.
Une propagation de l'épidémie dans la région métropolitaine est, le "pire des scénarios" selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18409
samedi 30 octobre 2010
Avis de tempête : Le cyclone Thomas menace Haïti
Des pluies diluviennes capables de causer des inondations et des glissements de terrain sont prévues pour tous les départements entre dimanche et mardi, selon le Centre national de météorologie qui annonce le passage à l’alerte jaune vendredi 29 octobre 2010, Radio Kiskeya
Le secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres a décrété vendredi l’alerte jaune aux inondations et aux glissements de terrain après la transformation d’une puissante onde tropicale en une tempête tropicale baptisée Thomas qui pourrait provoquer d’importantes précipitations sur Haïti.
Dans un premier bulletin spécial, le Centre national de météorologie (CNM) informe que tous les départements sont menacés, notamment le grand sud et l’ouest.
Il a aussi averti que ce système en progression dans l’Océan Atlantique pourrait toucher dimanche, mais surtout lundi et mardi prochains les côtes haïtiennes et entraîner, à cause d’une abondante pluviométrie, des inondations et des éboulements.
De ce fait, le plan national de gestion des risques et des désastres a été activé. Car, une amélioration des conditions météo n’est pas attendue avant mercredi dans les différentes régions du pays.
Dans une interview à Radio Kiskeya, le directeur du CNM, Ronald Semelfort, affirme que l’alerte devrait passer dès samedi aun niveau orange. Quant aux opérations de cabotage sur la côte sud, elles seront suspendues de dimanche à mardi.
Outre d’intenses périodes pluvieuses, l’alerte hydro-météo en vigeur concerne également de violents coups de vent et des orages qui pourraient menacer différents points du territoire, précise le météorologue.
Il rappelle aux populations des zones à risques la nécessité d’appliquer les consignes de sécurité et de se déplacer si nécessaire.
Tour à tour frappée par un séisme dévastateur en janvier, une brusque tempête en septembre et maintenant une épidémie de choléra, Haïti doit continuer à affronter jusqu’à fin novembre une saison cyclonique 2010 très active.spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7181
Le secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres a décrété vendredi l’alerte jaune aux inondations et aux glissements de terrain après la transformation d’une puissante onde tropicale en une tempête tropicale baptisée Thomas qui pourrait provoquer d’importantes précipitations sur Haïti.
Dans un premier bulletin spécial, le Centre national de météorologie (CNM) informe que tous les départements sont menacés, notamment le grand sud et l’ouest.
Il a aussi averti que ce système en progression dans l’Océan Atlantique pourrait toucher dimanche, mais surtout lundi et mardi prochains les côtes haïtiennes et entraîner, à cause d’une abondante pluviométrie, des inondations et des éboulements.
De ce fait, le plan national de gestion des risques et des désastres a été activé. Car, une amélioration des conditions météo n’est pas attendue avant mercredi dans les différentes régions du pays.
Dans une interview à Radio Kiskeya, le directeur du CNM, Ronald Semelfort, affirme que l’alerte devrait passer dès samedi aun niveau orange. Quant aux opérations de cabotage sur la côte sud, elles seront suspendues de dimanche à mardi.
Outre d’intenses périodes pluvieuses, l’alerte hydro-météo en vigeur concerne également de violents coups de vent et des orages qui pourraient menacer différents points du territoire, précise le météorologue.
Il rappelle aux populations des zones à risques la nécessité d’appliquer les consignes de sécurité et de se déplacer si nécessaire.
Tour à tour frappée par un séisme dévastateur en janvier, une brusque tempête en septembre et maintenant une épidémie de choléra, Haïti doit continuer à affronter jusqu’à fin novembre une saison cyclonique 2010 très active.spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7181
mardi 31 août 2010
Haïti-Météo : Les prévisions changent, « Earl » pourrait affecter trois départements
P-au-P, 30 août 2010 [AlterPresse]---Le centre de l’ouragan « Earl » pourrait se trouver, à partir de mardi soir 31 aout et au cours de la journée de mercredi, si proche d’Haïti qu’une bande spiralée de nuages, de pluie et d’orages risque d’affecter trois départements du pays (le Nord, le Centre et l’Artibonite), prévoit le Centre National de Météorologie dans un bulletin rendu public ce lundi 30 août 2010.
Dans de précédents bulletins rendant compte de la situation synoptique dans la Caraïbe et sur l’Atlantique, le CNM avait toujours souligné que « Earl », alors simple tempête tropicale, ne représentait, dans l’instant, aucune menace pour le pays caribéen.
Les données ont donc changé au point que « Earl », devenu, ce lundi, ouragan et localisé à 18.2 degrés de latitude et 62.9 degrés de longitude ouest, soit à environ 40 km au nord-est de St Martin, domine les conditions de la météo dans la région, selon le bulletin.
Le système a créé, ce lundi, des conditions peu humides dans l’environnement d’Haïti, précise encore le CNM.
Le CNM dit continuer de suivre l’évolution de « Earl », de même que celle d’ « une vigoureuse onde tropicale se trouvant très loin de l’arc antillais, [et qui, selon les prévisions, peut], ce lundi même, se renforcer en dépression tropicale ».
Le Centre National de Météorologie fait accompagner son bulletin du jour d’un avis également signé par le Secrétariat Permanent de Gestion des Risques et Désastres (SPGRD) et de la Direction de la Protection Civile (DPC) et adressé aux habitants et aux riverains des régions du Nord, du nord- Est, du nord- Ouest, de l’Artibonite, du Centre, de l’Ouest et de la grand’ Anse.
Il leur est demandé de veiller à l’application scrupuleuse des consignes des trois instances. L’une d’elles est ainsi stipulée : « Surveillez la montée des eaux. Si votre habitation est menacée par des inondations et des glissements de terrain, préparez vous à évacuer ».
Trois autres consignes appellent à « ne pas traverser les rivières en crue sous aucun prétexte », à « ne pas s’abriter près des fenêtres et en zone boisée, en cas d’orages violents » et à « surveiller de très près les vagues, si on habite près de la mer ».
La saison cyclonique, qui commence en juin et prend fin en novembre, a souvent amené, en Haïti, ces dernières années, des inondations au lourd bilan. Les plus récentes remontent à l’année 2008.
Les quatre ouragans Fay, Gustav, Hanna et Ike avaient laissé derrière eux 326 morts, 50 disparus, 190 blessés, 10.800 maisons détruites et 170.000 familles sinistrées, selon un bilan communiqué alors par le gouvernement.[rl gp apr 30/08/10 13:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9915
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| EARL LE 31 AOUT .....18:55 |
Les données ont donc changé au point que « Earl », devenu, ce lundi, ouragan et localisé à 18.2 degrés de latitude et 62.9 degrés de longitude ouest, soit à environ 40 km au nord-est de St Martin, domine les conditions de la météo dans la région, selon le bulletin.
Le système a créé, ce lundi, des conditions peu humides dans l’environnement d’Haïti, précise encore le CNM.
Le CNM dit continuer de suivre l’évolution de « Earl », de même que celle d’ « une vigoureuse onde tropicale se trouvant très loin de l’arc antillais, [et qui, selon les prévisions, peut], ce lundi même, se renforcer en dépression tropicale ».
Le Centre National de Météorologie fait accompagner son bulletin du jour d’un avis également signé par le Secrétariat Permanent de Gestion des Risques et Désastres (SPGRD) et de la Direction de la Protection Civile (DPC) et adressé aux habitants et aux riverains des régions du Nord, du nord- Est, du nord- Ouest, de l’Artibonite, du Centre, de l’Ouest et de la grand’ Anse.
Il leur est demandé de veiller à l’application scrupuleuse des consignes des trois instances. L’une d’elles est ainsi stipulée : « Surveillez la montée des eaux. Si votre habitation est menacée par des inondations et des glissements de terrain, préparez vous à évacuer ».
Trois autres consignes appellent à « ne pas traverser les rivières en crue sous aucun prétexte », à « ne pas s’abriter près des fenêtres et en zone boisée, en cas d’orages violents » et à « surveiller de très près les vagues, si on habite près de la mer ».
La saison cyclonique, qui commence en juin et prend fin en novembre, a souvent amené, en Haïti, ces dernières années, des inondations au lourd bilan. Les plus récentes remontent à l’année 2008.
Les quatre ouragans Fay, Gustav, Hanna et Ike avaient laissé derrière eux 326 morts, 50 disparus, 190 blessés, 10.800 maisons détruites et 170.000 familles sinistrées, selon un bilan communiqué alors par le gouvernement.[rl gp apr 30/08/10 13:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9915
mardi 17 août 2010
Météo : Possibilités d’intempéries en Haïti, pour les jours à venir
P-au-P, 16 août 2010 [AlterPresse] --- Le mauvais temps, qui a causé des précipitations sur le pays ces derniers jours, s’est éloigné dans la matinée du lundi 16 août 2010. Cependant, une onde tropicale pourrait apparaitre mardi soir 17 août, laissant présager des averses avec un temps brumeux vers la fin de la semaine, indique un bulletin du centre national de météorologie (Cnm), dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Des pluies restent toujours possibles dans la soirée de ce 16 août, ainsi que durant la journée de mardi 17 août.
Mercredi 18 et jeudi 19 août 2010, le temps restera couvert avec encore des risques de pluies isolées.
Les précipitations ont été abondantes sur plusieurs départements géographiques en Haïti, pendant la première quinzaine d’août 2010. [kft rc apr 16/08/2010 16:07]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9845
Des pluies restent toujours possibles dans la soirée de ce 16 août, ainsi que durant la journée de mardi 17 août.
Mercredi 18 et jeudi 19 août 2010, le temps restera couvert avec encore des risques de pluies isolées.
Les précipitations ont été abondantes sur plusieurs départements géographiques en Haïti, pendant la première quinzaine d’août 2010. [kft rc apr 16/08/2010 16:07]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9845
Intempéries : Plan Haïti lance une campagne de sensibilisation sur la saison cyclonique 2010
P-au-P, 16 août 2010 [AlterPresse]--- La branche en Haiti de l’organisation internationale Plan déploie, à partir du mardi 17 août 2010, 440 jeunes dans les communes de Croix-des-Bouquets, de Thomazeau et de Ganthier (trois municipalités au nord-est de la capitale) pour y sensibiliser les populations locales sur les comportements à adopter avant, pendant et après le passage d’un cyclone, notamment pour la période 2010. C’est ce que confie à AlterPresse Roseline Nérée Désauguste, conseillère technique nationale de Plan Haiti, lors de la cérémonie de lancement de cette campagne de sensibilisation ce lundi 16 août.
Réalisée de concert avec les municipalités des trois communes ainsi que les branches locales du bureau de la protection civile, cette campagne de dix (10) jours consiste notamment en des activités de prévention et des séances de formation sur les conduites à tenir en cas de catastrophes naturelles.
Les formatrices et formateurs, appelés à inculquer ces notions aux populations concernées, ont, elles-mêmes et eux-mêmes, été rodés par Plan Haïti.
Une initiative bien accueillie à Croix-des-Bouquets, où 117 camps d’hébergements, occupés par des sinistrés du 12 janvier 2010, sont exposés à des risques d’inondations, fait savoir Alex Carlasse, porte-parole de la branche locale du bureau de la protection civile.
L’objectif de la campagne vise à limiter les dégats liés au manque d’information, en aidant des populations vulnérables à développer de bons réflexes lors d’éventuels passages de cyclones, soulignent, pour leur part, des responsables de Plan Haïti.
La campagne de sensibilisation, de cet été 2010, permet également, dans les zones d’intervention, le renforcement des capacités locales, surtout en matière d’opérations de secours.
Initié dans l’ouest par Plan Haïti, ce projet devrait toucher), à des dates non encore déterminées, deux (2) autres départements géographiques du pays, le Sud-Est et le Nord-Est.
Son budget total est estimé à environ trente mille dollars américains [US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 55.00 gourdes aujourd’hui], précise la conseillère technique nationale de Plan Haïti.
Cette campagne de sensibilisation sur la saison cyclonique 2010 intervient après plus de deux mois du début de la période cyclonique.
Cette année, la saison cyclonique risque d’être très active, prédisent les experts.
Les prévisions font état de la formation probable de douze (12) cyclones, dont cinq (5) tempêtes tropicales et sept (7) ouragans.
De fortes pluies, qui s’étaient abattues en juillet 2010 sur les départements du Sud, de l’Artibonite et de l’Ouest, ont fait au moins un (1) mort et provoqué des inondations dans ces départements.
La saison cyclonique s’étend du premier juin au 30 novembre, chaque année, dans la région des Caraïbes. [cer rc apr 16/08/2010 16 :10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9847
Réalisée de concert avec les municipalités des trois communes ainsi que les branches locales du bureau de la protection civile, cette campagne de dix (10) jours consiste notamment en des activités de prévention et des séances de formation sur les conduites à tenir en cas de catastrophes naturelles.
Les formatrices et formateurs, appelés à inculquer ces notions aux populations concernées, ont, elles-mêmes et eux-mêmes, été rodés par Plan Haïti.
Une initiative bien accueillie à Croix-des-Bouquets, où 117 camps d’hébergements, occupés par des sinistrés du 12 janvier 2010, sont exposés à des risques d’inondations, fait savoir Alex Carlasse, porte-parole de la branche locale du bureau de la protection civile.
L’objectif de la campagne vise à limiter les dégats liés au manque d’information, en aidant des populations vulnérables à développer de bons réflexes lors d’éventuels passages de cyclones, soulignent, pour leur part, des responsables de Plan Haïti.
La campagne de sensibilisation, de cet été 2010, permet également, dans les zones d’intervention, le renforcement des capacités locales, surtout en matière d’opérations de secours.
Initié dans l’ouest par Plan Haïti, ce projet devrait toucher), à des dates non encore déterminées, deux (2) autres départements géographiques du pays, le Sud-Est et le Nord-Est.
Son budget total est estimé à environ trente mille dollars américains [US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 55.00 gourdes aujourd’hui], précise la conseillère technique nationale de Plan Haïti.
Cette campagne de sensibilisation sur la saison cyclonique 2010 intervient après plus de deux mois du début de la période cyclonique.
Cette année, la saison cyclonique risque d’être très active, prédisent les experts.
Les prévisions font état de la formation probable de douze (12) cyclones, dont cinq (5) tempêtes tropicales et sept (7) ouragans.
De fortes pluies, qui s’étaient abattues en juillet 2010 sur les départements du Sud, de l’Artibonite et de l’Ouest, ont fait au moins un (1) mort et provoqué des inondations dans ces départements.
La saison cyclonique s’étend du premier juin au 30 novembre, chaque année, dans la région des Caraïbes. [cer rc apr 16/08/2010 16 :10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9847
mardi 20 juillet 2010
Haïti sous la menace d'une onde tropicale.
Le Centre National de météorologie d'Haïti (CNM) vient de décréter l'alerte jaune sur plusieurs départements géographiques du pays en raison de la présence d'une onde tropicale localisée dans les grandes Antilles. Selon le directeur du Centre National de Météorologie, Ronald Semelfort cette situation crée une atmosphère instable avec de l'humidité résiduelle en basse couche autour des grandes Antilles.
Monsieur Semelfort précise que des orages, de la pluie et des rafales de vent restent possibles sur certaines régions du pays, notamment dans la péninsule du sud ce soir.
Le secrétariat permanent de Gestion des Risques et des Désastres SPGRD annonce l'activation du Plan National de Gestion des Risques et des Désastres(PNGRD) face aux menaces de fortes pluies, de rafales de vent et d'orages violents entrainant des risques de crues de rivières, d'éboulements, de glissement de terrain et d'inondations.
Les intempéries enregistrées le week- end écoulé ont causé d'importantes pertes matérielles dans la 4eme section rurale de Montrouis, au nord de la capitale haïtienne.
EJ /Radio Métropole Haïti
Une trentaine de maisonnettes détruites par la crue de la rivière de Montrouis
Les intempéries enregistrées le week end écoulé ont causé des d'importantes pertes matérielles dans la 4 eme section rurale de Montrouis. Le passage a gué sur la rivière de Montrouis a été endommagé ainsi qu'une trentaine de maisonnettes, indiquent les responsables de la Direction de la Protection Civile. 150 personnes ont été placées dans un abri par les autorités locales qui réclament une intervention urgente du gouvernement. La coordonnatrice de la Direction de la Protection Civile (DPC), Nadia Lochard et le directeur départemental du Ministère de l'Environnement, Ludner Remarais s'étaient rendus sur place lundi matin afin d'évaluer les dégâts.
Dans une interview à radio Métropole, l'ingénieur Remarais a estimé que la dégradation du bassin versant est la principale cause de l'inondation survenue après une averse moyenne. Des tonnes d'alluvions auraient bouché les canalisations avance le Directeur départemental du Ministère de l'Environnement (MDE) qui sollicite l'intervention du Centre National des Equipements (CNE).
Conscients de l'impact négatif des bassins versants durant la période pluvieuse les autorités gouvernementales ont entrepris plusieurs interventions dans les bassins versants. Les Ministères de l'Environnement, de l'intérieur, des Travaux Publics et de l'agriculture sont impliqués dans les travaux sur 9 bassins versants. La quasi-totalité des 30 bassins versants du pays sont dans un état de dégradation accéléré explique M. Remarais.
L'immense bassin versant de la Plaine du Cul-de-Sac, qui s'étend sur 9 communes représente une priorité pour le Ministère de l'Environnement.
L'inondation de samedi soir n'a pas endommagé l'ouvrage d'art construit récemment sur la rivière de Montrouis.
Le directeur département est préoccupé par la situation à Montrouis et à Léogane, deux régions très vulnérables. Il révèle que les organismes de l'Etat réalisent des interventions, telles curage du lit et colmatage des berges, dans la rivière Rouyonne à Léogane.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18004
Dans une interview à radio Métropole, l'ingénieur Remarais a estimé que la dégradation du bassin versant est la principale cause de l'inondation survenue après une averse moyenne. Des tonnes d'alluvions auraient bouché les canalisations avance le Directeur départemental du Ministère de l'Environnement (MDE) qui sollicite l'intervention du Centre National des Equipements (CNE).
Conscients de l'impact négatif des bassins versants durant la période pluvieuse les autorités gouvernementales ont entrepris plusieurs interventions dans les bassins versants. Les Ministères de l'Environnement, de l'intérieur, des Travaux Publics et de l'agriculture sont impliqués dans les travaux sur 9 bassins versants. La quasi-totalité des 30 bassins versants du pays sont dans un état de dégradation accéléré explique M. Remarais.
L'immense bassin versant de la Plaine du Cul-de-Sac, qui s'étend sur 9 communes représente une priorité pour le Ministère de l'Environnement.
L'inondation de samedi soir n'a pas endommagé l'ouvrage d'art construit récemment sur la rivière de Montrouis.
Le directeur département est préoccupé par la situation à Montrouis et à Léogane, deux régions très vulnérables. Il révèle que les organismes de l'Etat réalisent des interventions, telles curage du lit et colmatage des berges, dans la rivière Rouyonne à Léogane.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18004
vendredi 9 avril 2010
Haïti : le système de veille et d'alerte météo n'est pas opérationnel
Le système de veille météorologique en Haïti est loin d'être opérationnel trois mois après le séisme et à quelques jours du début de la saison des pluies, a indiqué jeudi le chef d'une mission de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) venue prêter main forte.
L'état des lieux dressé par Jean-Noël Degrace, directeur de Météo-France en Martinique et chef de cette mission de l'OMM, souligne l'ampleur de la tâche: le Centre national de météo d'Haïti n'a plus de locaux ni de voitures et n'emploie que deux prévisionnistes. Quant aux services de surveillance de l'hydrométrie et des vents, ils dépendent de quatre ministères qui se sont écroulés.
Face à cette situation, l'OMM va restaurer sept stations météo réparties sur tout le territoire haïtien. «Elles ont existé (il y a quelques années), puis il n'y en avait plus que quatre, plus que deux, après il n'y avait plus de liaisons téléphoniques», précise Jean-Noël Degrace.
Le délabrement du système météo haïtien n'est donc pas liée au tremblement de terre, mais l'absence d'un mécanisme de veille et d'alerte est problématique vu que 1,3 million d'Haïtiens ont été jetés à la rue après le séisme.
Parmi les projets mis en route, l'OMM travaille à la mise en place d'un site internet de prévisions météo destiné au grand public (développé par le Canada), à la diffusion de bulletins sur la télévision nationale, ou à un réseau d'alerte au sein de la population locale, a expliqué M. Degrace.
«On est inquiet et ça n'a rien avoir avec les prévisions saisonnières d'activité cyclonique», a préciséi le chef de mission de l'OMM, soulignant qu'une petite tempête en Haïti, c'est 3.000 morts, la moindre petite pluie c'est 20 morts».
Une équipe spéciale de prévisionnistes canadiens, britanniques et français va être constituée en Martinique. De cette île française des Petites Antilles, ils réuniront des données et réaliseront des prévisions à cinq jours qu'ils transmettront ensuite en Haïti.
N/ Radio Métropole Haïti
L'état des lieux dressé par Jean-Noël Degrace, directeur de Météo-France en Martinique et chef de cette mission de l'OMM, souligne l'ampleur de la tâche: le Centre national de météo d'Haïti n'a plus de locaux ni de voitures et n'emploie que deux prévisionnistes. Quant aux services de surveillance de l'hydrométrie et des vents, ils dépendent de quatre ministères qui se sont écroulés.
Face à cette situation, l'OMM va restaurer sept stations météo réparties sur tout le territoire haïtien. «Elles ont existé (il y a quelques années), puis il n'y en avait plus que quatre, plus que deux, après il n'y avait plus de liaisons téléphoniques», précise Jean-Noël Degrace.
Le délabrement du système météo haïtien n'est donc pas liée au tremblement de terre, mais l'absence d'un mécanisme de veille et d'alerte est problématique vu que 1,3 million d'Haïtiens ont été jetés à la rue après le séisme.
Parmi les projets mis en route, l'OMM travaille à la mise en place d'un site internet de prévisions météo destiné au grand public (développé par le Canada), à la diffusion de bulletins sur la télévision nationale, ou à un réseau d'alerte au sein de la population locale, a expliqué M. Degrace.
«On est inquiet et ça n'a rien avoir avec les prévisions saisonnières d'activité cyclonique», a préciséi le chef de mission de l'OMM, soulignant qu'une petite tempête en Haïti, c'est 3.000 morts, la moindre petite pluie c'est 20 morts».
Une équipe spéciale de prévisionnistes canadiens, britanniques et français va être constituée en Martinique. De cette île française des Petites Antilles, ils réuniront des données et réaliseront des prévisions à cinq jours qu'ils transmettront ensuite en Haïti.
N/ Radio Métropole Haïti
mercredi 20 mai 2009
Haïti mauvais temps ; Les vols aériens à destination des villes de province suspendus
L'alerte orange est décrétée sur plusieurs villes du pays suite aux inondations enregistrées depuis le week-end écoulé à Léôgane, à St Marc et dans le département du sud.Selon Ronald semelfort, directeur du centre national de météorologie des averses, d'intensité modérée à forte, ainsi que des orages isolés sont attendus sur l'ensemble des dix départements géographiques d'Haïti jusqu' a vendredi.
La zone côtière Sud et le canal de la Jamaïque (l'une des Grandes Antilles) seront affectés par une mer plus ou moins agitée et par des averses orageuses, pendant lesquelles il est conseillé aux voiliers de ne pas s'aventurer en haute mer.
C'est la même situation pour le golfe de l'île de la Gonâve, en face de la capitale haïtienne, et pour la zone côtière Nord et le passage du vent, où les voiliers devront prendre des précautions tout au cours de cette semaine souligne le directeur du centre national de météorologie.
Suivant les prévisions, des risques d'inondations, dus à ces intempéries, sont possibles, dans plusieurs départements du pays.
A Port au Prince un ciel couvert est observé depuis le début de la matinée du mercredi 20 mai. Les autorités décident de suspendre les vols à destinations des villes de province.Ces conditions météorologiques sont favorisées, suivant Ronald Semelfort par l'effet d'un centre de basse pression sur la caraïbes pouvant encore donner lieu a d'abondantes pluies.RD.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15228
La zone côtière Sud et le canal de la Jamaïque (l'une des Grandes Antilles) seront affectés par une mer plus ou moins agitée et par des averses orageuses, pendant lesquelles il est conseillé aux voiliers de ne pas s'aventurer en haute mer.
C'est la même situation pour le golfe de l'île de la Gonâve, en face de la capitale haïtienne, et pour la zone côtière Nord et le passage du vent, où les voiliers devront prendre des précautions tout au cours de cette semaine souligne le directeur du centre national de météorologie.
Suivant les prévisions, des risques d'inondations, dus à ces intempéries, sont possibles, dans plusieurs départements du pays.
A Port au Prince un ciel couvert est observé depuis le début de la matinée du mercredi 20 mai. Les autorités décident de suspendre les vols à destinations des villes de province.Ces conditions météorologiques sont favorisées, suivant Ronald Semelfort par l'effet d'un centre de basse pression sur la caraïbes pouvant encore donner lieu a d'abondantes pluies.RD.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15228
vendredi 1 juin 2007
Graves inondations dans le Nord, le Nord-Est et le Nord-Ouest d’Haïti
Le maire de Saint-Louis du Nord estime à plus de 2.600 le nombre de maisons inondées dans sa commune désormais isolée ; l’alerte aux inondations maintenue partout jusqu’à samedi
jeudi 31 mai 2007,
Radio Kiskeya
Des inondations provoquées par des pluies diluviennes enregistrées depuis lundi dans différentes régions d’Haïti ont affecté plus de 2.600 maisons à Saint-Louis du Nord (Nord-Ouest) et coupé cette commune du reste du pays, a indiqué le maire principal Gaston Estima au micro du correspondant régional de Radio Kiskeya.
Aucune victime n’a été encore enregistrée. Cependant, la vie est paralysée à Saint-Louis du Nord dont les habitants ont fui massivement vers les montagnes, selon l’élu visiblement alarmé.
Le pont reliant la Commune et Port-de-Paix, chef-lieu du département du Nord-Ouest, a été sérieusement endommagé dans la nuit de mercredi à jeudi. La circulation automobile était pratiquement impossible. Les véhicules de transport public ont dû rester en stationnement.
Des pertes importantes de marchandises et des dégâts dans les plantations agricoles ont été également rapportés.
Le maire Estima a souhaité l’intervention d’urgence des autorités compétentes en vue de porter secours aux nombreux sinistrés recensés.
Ailleurs, dans le Nord-Ouest, des sentiments d’inquiétude gagnaient la population particulièrement à Port-de-Paix où la pluie ne s’est arrêtée que jeudi matin. Aucun bilan d’éventuels dégâts n’était disponible.
Dans le Nord-Est, des inondations ont touché mercredi soir des localités de Ouanaminthe et de Fort-Liberté à la frontière haïtiano-dominicaine où les sinistrés n’étaient pas encore dénombrés. La situation était similaire au Trou du Nord (Nord).
Dans cette région, la commune de Limonade avait déjà connu des moments difficiles mardi soir à cause d’une pluviométrie supérieure à la normale.
En raison du croisement de deux systèmes localisés entre Haïti et la Jamaïque, le niveau d’alerte est passé mercredi de jaune à orange avec de sérieux risques d’inondations et de glissements de terrain à l’échelle nationale. Le plan national de gestion des risques et désastres activé depuis le début de la semaine a été maintenu.
Le Secrétariat permanent de gestion des risques et désastres a appelé les résidents des zones à risques à faire preuve de la plus grande prudence et à se déplacer en cas de menaces d’aggravation de la situation. Ils sont particulièrement priés d’éviter les rivières en crue et les ravins.
Des brigades de la protection civile ont été dépêchées dans plusieurs régions afin de procéder à l’évaluation des besoins et de déterminer les mesures à envisager.
Après quatre jours consécutifs de pluies alternées, le temps restait maussade jeudi à Port-au-Prince.
Le directeur du Centre national de météorologie (CNM), Ronald Sémelfort, a indiqué à Radio Kiskeya qu’aucune amélioration des conditions météo n’est attendue avant samedi.
La semaine dernière, des pluies torrentielles avaient fait au moins cinq morts et une douzaine de blessés dans plusieurs quartiers de la capitale haïtienne.
La saison cyclonique, qui s’ouvre officiellement vendredi (1er juin) pour s’achever le 30 novembre, pourrait être de toute l’histoire l’une des plus actives dans l’Océan Atlantique, selon les prévisions du Centre national des ouragans (NHC) basé à Miami. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
------------
L'angoisse nationale avec l'arrivée de la saison des pluies et des cyclones. Les ombres et les spectres qui hantent les décombres de Fonds Verrèttes et des Gonaïves parcourent lensemble du territoire national pour semer l'angoisse et la peur ....
jeudi 31 mai 2007,
Radio Kiskeya
Des inondations provoquées par des pluies diluviennes enregistrées depuis lundi dans différentes régions d’Haïti ont affecté plus de 2.600 maisons à Saint-Louis du Nord (Nord-Ouest) et coupé cette commune du reste du pays, a indiqué le maire principal Gaston Estima au micro du correspondant régional de Radio Kiskeya.
Aucune victime n’a été encore enregistrée. Cependant, la vie est paralysée à Saint-Louis du Nord dont les habitants ont fui massivement vers les montagnes, selon l’élu visiblement alarmé.
Le pont reliant la Commune et Port-de-Paix, chef-lieu du département du Nord-Ouest, a été sérieusement endommagé dans la nuit de mercredi à jeudi. La circulation automobile était pratiquement impossible. Les véhicules de transport public ont dû rester en stationnement.
Des pertes importantes de marchandises et des dégâts dans les plantations agricoles ont été également rapportés.
Le maire Estima a souhaité l’intervention d’urgence des autorités compétentes en vue de porter secours aux nombreux sinistrés recensés.
Ailleurs, dans le Nord-Ouest, des sentiments d’inquiétude gagnaient la population particulièrement à Port-de-Paix où la pluie ne s’est arrêtée que jeudi matin. Aucun bilan d’éventuels dégâts n’était disponible.
Dans le Nord-Est, des inondations ont touché mercredi soir des localités de Ouanaminthe et de Fort-Liberté à la frontière haïtiano-dominicaine où les sinistrés n’étaient pas encore dénombrés. La situation était similaire au Trou du Nord (Nord).
Dans cette région, la commune de Limonade avait déjà connu des moments difficiles mardi soir à cause d’une pluviométrie supérieure à la normale.
En raison du croisement de deux systèmes localisés entre Haïti et la Jamaïque, le niveau d’alerte est passé mercredi de jaune à orange avec de sérieux risques d’inondations et de glissements de terrain à l’échelle nationale. Le plan national de gestion des risques et désastres activé depuis le début de la semaine a été maintenu.
Le Secrétariat permanent de gestion des risques et désastres a appelé les résidents des zones à risques à faire preuve de la plus grande prudence et à se déplacer en cas de menaces d’aggravation de la situation. Ils sont particulièrement priés d’éviter les rivières en crue et les ravins.
Des brigades de la protection civile ont été dépêchées dans plusieurs régions afin de procéder à l’évaluation des besoins et de déterminer les mesures à envisager.
Après quatre jours consécutifs de pluies alternées, le temps restait maussade jeudi à Port-au-Prince.
Le directeur du Centre national de météorologie (CNM), Ronald Sémelfort, a indiqué à Radio Kiskeya qu’aucune amélioration des conditions météo n’est attendue avant samedi.
La semaine dernière, des pluies torrentielles avaient fait au moins cinq morts et une douzaine de blessés dans plusieurs quartiers de la capitale haïtienne.
La saison cyclonique, qui s’ouvre officiellement vendredi (1er juin) pour s’achever le 30 novembre, pourrait être de toute l’histoire l’une des plus actives dans l’Océan Atlantique, selon les prévisions du Centre national des ouragans (NHC) basé à Miami. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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L'angoisse nationale avec l'arrivée de la saison des pluies et des cyclones. Les ombres et les spectres qui hantent les décombres de Fonds Verrèttes et des Gonaïves parcourent lensemble du territoire national pour semer l'angoisse et la peur ....
mercredi 30 mai 2007
Haïti/Fonds Verrettes : Les conditions objectives d’une autre catastrophe
Lundi 28 mai 2007par Djems Olivier
Fonds-Verrettes, 28 mai 07 [AlterPresse] --- La vague de déforestation ininterrompue que connaît la commune de Fonds-Verrettes serait l’une des principales causes des inondations meurtrières survenues dans ce secteur depuis plusieurs décennies, selon les informations fournies par les habitants à AlterPresse.
Dans cette partie du département de l’Ouest, se trouve l’un des plus importants bosquets d’Haïti, dénommé la forêt des pins, dont la superficie est passée de 32 hectares à 8 hectares, selon Dérilus Marcellus, coordinateur du conseil d’administration de section communale (Casec) de Fonds Verrettes.
Pour combattre la faim qui les tenaille, certains paysans recourent à la coupe des arbres pour fabriquer le charbon de bois.
Sensibiliser la population locale sur les méfaits du déboisement figure parmi les priorités de la nouvelle commission communale de Fonds-Verrettes, présidée par Junel Jean.
Fraîchement arrivé au timon des affaires publiques, l’édile de cette commune croit nécessaire d’enclencher au plus vite un processus de reboisement pour éviter d’autres catastrophes naturelles.
Il y a trois ans, ils étaient plusieurs milliers de familles à être victimes des inondations dévastatrices qui s’étaient produites dans la ville de Fonds-Verrettes, aujourd’hui disparue.
« Les inondations de 2004 sont le résultat de cette vague de déboisement. Les gens continuent de couper les arbres en toute quiétude ; qui plus est, nous n’avons pas de policiers à Fonds-Verrettes depuis plusieurs années », se lamente le maire Junel Jean.
Des démarches pour la construction de commissariats de police et le redéploiement de policiers dans la zone sont en cours, dit -il.
Aux dires du maire principal, toutes les conditions sont réunies pour avoir d’autres inondations à Fonds-Verrettes et les pertes en vies humaines seraient alors très lourdes.
… une date indélébile
Le 23 mai (2004) reste une date ineffaçable dans la mémoire des résidents et originaires de Fonds-Verrettes, dont le centre principal a été détruit par des eaux en furie. A la moindre averse, personne n’a la quiétude d’esprit.
« Quand il pleut ici, on a l’impression que quelque chose de mal va se passer », affirme le septuagénaire Lochard Bastien.
Père de 50 enfants, Lochard Bastien, originaire de la Croix-des-Bouquets, s’est établi à Fonds-Verrettes dès son jeune âge. Il y est resté après son recrutement, comme agent de développement local, par le Ministère de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (Marndr).
Ce 23 mai 2007, il était aux côtés de plusieurs personnes sinistrées qui regardaient avec amertume les photos des inondations du 23 mai 2004 exposées dans une salle à la Mairie de Fonds-Verrettes.
Les dégâts causés par les inondations de 2004 sont supérieurs à ceux enregistrés durant le passage des cyclones George et Gordon, à en croire le maire Junel Jean.
Pourtant, les promesses faites à la population locale par les autorités nationales et les organisations non gouvernementales n’ont pas été honorées, se plaint le député Pierre Jude Destiné. Le parlementaire promet de travailler comme agent de développement en vue de permettre à la population locale de retrouver sa dignité.
Des projets de logements sociaux
De mai 2004 à mai 2007, aucun projet de construction de logements sociaux n’a été exécuté à Fonds-Verrettes.
« L’Etat ne s’est pas encore engagé, pourtant des mesures devraient être prises en faveur de la relocalisation de la ville », estime le maire Junel Jean.
De nombreuses familles sinistrées dorment encore aujourd’hui à la belle étoile et vivent misérablement.
« Mon mari a été tué par les eaux, je vis misérablement avec mes trois enfants, je n’ai pas la possibilité de les nourrir, voire de les envoyer à l’école », crie une mère de famille.
Pieds nus, bouche édentée, cette paysanne, vêtue en haillons rapiécés, peine à regarder les grosses pierres et les alluvions qui occupent désormais l’emplacement de la ville de Fonds-Verrettes.
« Ici, les gens existent mais ne vivent pas. C’est l’enfer, la misère, la désolation », déclare Martino qui sert de guide à la Presse. A l’instar d’autres résidents, ce géant garçon a lui aussi perdu sa femme, emportée par les eaux.
Selon certaines victimes, l’Organisation internationale de la migration (OIM) aurait expérimenté un programme d’assistance aux familles sinistrées, consistant en la construction de maisonnettes moyennant que ces dernières disposent d’un morceau de terre.
« Je faisais de mon mieux pour participer, mais rien n’a été fait en faveur des plus démunis. Ce sont les plus riches qui ont bénéficié de ce projet », soutient Arnold Jean-Baptiste qui a sauvé quelques-uns de ses 10 enfants lors de ces inondations.
La canalisation de l’aide
Père de 7 enfants, Jean Tony Romulus dénonce le fait qu’après les inondations du 23 mai 2004, l’aide nationale et internationale, mobilisée en faveur des populations sinistrées, n’aurait pas touché les vraies victimes.
« Les paysans qui sont les vraies victimes ne reçoivent aucune aide. Trois ans après, je ne suis même pas en mesure de payer le loyer, alors que des profiteurs font de l’argent au nom des victimes de Fonds-Verrettes », désapprouve-t-il. [do rc apr 28/05/2007 11:40]
Source http://www.alterpress.org
--------
Les catastrophes de Fonds Verrettes en 2004 avaient suscité un mouvement de solidarité sans précédent au sein des associations qui travaillent en faveur d’Haïti donnant naissance à ce qui est aujourd’hui le Collectif Haïti de Provence qui fête lui aussi son troisième anniversaire.
Notre bonne volonté avait été dépassée par les inconvénients liés à l’amateurisme en matière de solidarité et de vie associative. Malgré la récupération de dons en espèce additionnant un montant de plus de 4.000 dollars américains, aucun projet d’envergure n’avait pu être réalisés pour plusieurs raisons : Absence de partenaires fiables, la mobilité réduite des volontaires haïtiens due au climat d’insécurité.
Finalement l’argent aurait été distribué à des sinistrés de la région. Nous regrettons énormément ce manque de transparence et surtout l’absence de suivi d’un projet quelconque.
Les habitants de fonds Verrettes aujourd’hui font état de leur abandon d’un côté et de leur vulnérabilité face à d’éventuelles catastrophes du même genre dans la mesure ou aucune mesure n’a été prise depuis 2004.
Nous avons le pressentiment d’être passé à côté de quelque chose d’important et de bien.
Nous espérons pouvoir partager nos expériences lors de la prochaine rencontre du 9 Juin de façon à gagner en efficacité dans nos prochaines interventions.
Fonds-Verrettes, 28 mai 07 [AlterPresse] --- La vague de déforestation ininterrompue que connaît la commune de Fonds-Verrettes serait l’une des principales causes des inondations meurtrières survenues dans ce secteur depuis plusieurs décennies, selon les informations fournies par les habitants à AlterPresse.
Dans cette partie du département de l’Ouest, se trouve l’un des plus importants bosquets d’Haïti, dénommé la forêt des pins, dont la superficie est passée de 32 hectares à 8 hectares, selon Dérilus Marcellus, coordinateur du conseil d’administration de section communale (Casec) de Fonds Verrettes.
Pour combattre la faim qui les tenaille, certains paysans recourent à la coupe des arbres pour fabriquer le charbon de bois.
Sensibiliser la population locale sur les méfaits du déboisement figure parmi les priorités de la nouvelle commission communale de Fonds-Verrettes, présidée par Junel Jean.
Fraîchement arrivé au timon des affaires publiques, l’édile de cette commune croit nécessaire d’enclencher au plus vite un processus de reboisement pour éviter d’autres catastrophes naturelles.
Il y a trois ans, ils étaient plusieurs milliers de familles à être victimes des inondations dévastatrices qui s’étaient produites dans la ville de Fonds-Verrettes, aujourd’hui disparue.
« Les inondations de 2004 sont le résultat de cette vague de déboisement. Les gens continuent de couper les arbres en toute quiétude ; qui plus est, nous n’avons pas de policiers à Fonds-Verrettes depuis plusieurs années », se lamente le maire Junel Jean.
Des démarches pour la construction de commissariats de police et le redéploiement de policiers dans la zone sont en cours, dit -il.
Aux dires du maire principal, toutes les conditions sont réunies pour avoir d’autres inondations à Fonds-Verrettes et les pertes en vies humaines seraient alors très lourdes.
… une date indélébile
Le 23 mai (2004) reste une date ineffaçable dans la mémoire des résidents et originaires de Fonds-Verrettes, dont le centre principal a été détruit par des eaux en furie. A la moindre averse, personne n’a la quiétude d’esprit.
« Quand il pleut ici, on a l’impression que quelque chose de mal va se passer », affirme le septuagénaire Lochard Bastien.
Père de 50 enfants, Lochard Bastien, originaire de la Croix-des-Bouquets, s’est établi à Fonds-Verrettes dès son jeune âge. Il y est resté après son recrutement, comme agent de développement local, par le Ministère de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (Marndr).
Ce 23 mai 2007, il était aux côtés de plusieurs personnes sinistrées qui regardaient avec amertume les photos des inondations du 23 mai 2004 exposées dans une salle à la Mairie de Fonds-Verrettes.
Les dégâts causés par les inondations de 2004 sont supérieurs à ceux enregistrés durant le passage des cyclones George et Gordon, à en croire le maire Junel Jean.
Pourtant, les promesses faites à la population locale par les autorités nationales et les organisations non gouvernementales n’ont pas été honorées, se plaint le député Pierre Jude Destiné. Le parlementaire promet de travailler comme agent de développement en vue de permettre à la population locale de retrouver sa dignité.
Des projets de logements sociaux
De mai 2004 à mai 2007, aucun projet de construction de logements sociaux n’a été exécuté à Fonds-Verrettes.
« L’Etat ne s’est pas encore engagé, pourtant des mesures devraient être prises en faveur de la relocalisation de la ville », estime le maire Junel Jean.
De nombreuses familles sinistrées dorment encore aujourd’hui à la belle étoile et vivent misérablement.
« Mon mari a été tué par les eaux, je vis misérablement avec mes trois enfants, je n’ai pas la possibilité de les nourrir, voire de les envoyer à l’école », crie une mère de famille.
Pieds nus, bouche édentée, cette paysanne, vêtue en haillons rapiécés, peine à regarder les grosses pierres et les alluvions qui occupent désormais l’emplacement de la ville de Fonds-Verrettes.
« Ici, les gens existent mais ne vivent pas. C’est l’enfer, la misère, la désolation », déclare Martino qui sert de guide à la Presse. A l’instar d’autres résidents, ce géant garçon a lui aussi perdu sa femme, emportée par les eaux.
Selon certaines victimes, l’Organisation internationale de la migration (OIM) aurait expérimenté un programme d’assistance aux familles sinistrées, consistant en la construction de maisonnettes moyennant que ces dernières disposent d’un morceau de terre.
« Je faisais de mon mieux pour participer, mais rien n’a été fait en faveur des plus démunis. Ce sont les plus riches qui ont bénéficié de ce projet », soutient Arnold Jean-Baptiste qui a sauvé quelques-uns de ses 10 enfants lors de ces inondations.
La canalisation de l’aide
Père de 7 enfants, Jean Tony Romulus dénonce le fait qu’après les inondations du 23 mai 2004, l’aide nationale et internationale, mobilisée en faveur des populations sinistrées, n’aurait pas touché les vraies victimes.
« Les paysans qui sont les vraies victimes ne reçoivent aucune aide. Trois ans après, je ne suis même pas en mesure de payer le loyer, alors que des profiteurs font de l’argent au nom des victimes de Fonds-Verrettes », désapprouve-t-il. [do rc apr 28/05/2007 11:40]
Source http://www.alterpress.org
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Les catastrophes de Fonds Verrettes en 2004 avaient suscité un mouvement de solidarité sans précédent au sein des associations qui travaillent en faveur d’Haïti donnant naissance à ce qui est aujourd’hui le Collectif Haïti de Provence qui fête lui aussi son troisième anniversaire.
Notre bonne volonté avait été dépassée par les inconvénients liés à l’amateurisme en matière de solidarité et de vie associative. Malgré la récupération de dons en espèce additionnant un montant de plus de 4.000 dollars américains, aucun projet d’envergure n’avait pu être réalisés pour plusieurs raisons : Absence de partenaires fiables, la mobilité réduite des volontaires haïtiens due au climat d’insécurité.
Finalement l’argent aurait été distribué à des sinistrés de la région. Nous regrettons énormément ce manque de transparence et surtout l’absence de suivi d’un projet quelconque.
Les habitants de fonds Verrettes aujourd’hui font état de leur abandon d’un côté et de leur vulnérabilité face à d’éventuelles catastrophes du même genre dans la mesure ou aucune mesure n’a été prise depuis 2004.
Nous avons le pressentiment d’être passé à côté de quelque chose d’important et de bien.
Nous espérons pouvoir partager nos expériences lors de la prochaine rencontre du 9 Juin de façon à gagner en efficacité dans nos prochaines interventions.
Alerte aux inondations en vigueur en Haïti.. Danger sur Haïti
Un système risque de provoquer des pluies diluviennes dans différents départements au cours des prochaines 48 heures ; la protection civile invite les habitants des zones à risques à se préparer à une éventuelle évacuation
mardi 29 mai 2007,
Radio Kiskeya
Les autorités haïtiennes ont décrété lundi soir l’alerte jaune et lancé un pressant appel à l’évacuation aux populations des zones à risques des différents départements face à la détérioration des conditions météorologiques dûe à un centre de basse pression.
Le porte-parole de la protection civile, Dieufort Desloges, a indiqué que la rivière Grise, au nord-est de Port-au-Prince, était déjà en crue lundi après-midi. Il a invité les résidents des zones susceptibles d’être affectées par les débordements de cette rivière à se déplacer afin de ne pas mettre leur vie en péril.
Selon un bulletin spécial du Centre national de météorologie (CNM), à cause du passage de ce système, les différents départements du pays sont exposés à des risques d’inondations au cours des prochaines 48 heures. Le Nord, le Nord-Est, le Sud, le Sud-Est, la Grand’Anse (sud-ouest) et l’Ouest sont particulièrement concernés par cette nouvelle alerte.
Après des séquences de pluies sectorielles lundi, le temps paraissait maussade mardi dans plusieurs secteurs de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Des intempéries avaient déjà touché le week-end écoulé le Nord-Ouest où des inondations ont été causées dans la commune de Saint-Louis du Nord par les crues de la rivière Des Barres.
161 maisons ont été totalement ou partiellement inondées et la plupart de leurs occupants évacués, selon le secrétaire général de la mairie, Gary Sanon. Des marchandises stockées chez des commerçants et des matériels scolaires appartenant à des élèves ont été mouillés et rendus inutilisables.
En République Dominicaine également, des pluies diluviennes ont frappé une quinzaine de communautés et fait au moins deux morts dans la province du Cibao (nord). Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées.
Les services météorologiques ont prévu de nouvelles chutes de pluie et appelé la population à la prudence.
Avec une avance de trois semaines, la saison cyclonique 2007, qui risque d’être très agitée dans l’Océan Atlantique, a pratiquement déjà commencé avant de s’ouvrir officiellement ce jeudi. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.Com
----------
La venue de la période cyclonique arrive avec les couleurs et les formes de l’angoisse d’une chronique de catastrophe annoncée. Le laisser-aller et le « kasé fèy kouvri sa » appliqués religieusement devant les signes prémonitoires des dégâts écologiques - à long terme incompatibles avec la vie et la vie décente des citoyens- aujourd’hui ont creusé un fossé gigantesque sous les pieds des habitants de Port-au-Prince. Chaque bulletin écologique sonne et résonne comme un ultimatum ou un sauve qui peut.
L’ampleur des dégâts est telle que la conscience collective tente de fondre dans le fatalisme argumentant qu’il est définitivement trop tard. Rien et personne ne pourra éviter ni aider les port-au-princiens à échapper d’un grand désastre.
Cependant il est inadmissible de constater que si l’indifférence est de mise quoique inacceptable devant la gravité de la situation dans certaines zones de la capitale, il est moins admissible d’observer cette même attitude officielle devant des endroits encore récupérables si des actions fortes sont menées immédiatement et surtout avec la vision et el sérieux que caractériseraient les actions d’un gouvernement qui se respecte.
« Chaque jour de plus est un jour de trop » pour reprendre cette phrase du chanteur français.
Trois ans après le désastre de Fonds Verrètes, trois ans après la catastrophe des Gonaïves, les fantasmes et les hombres qui sillonnent les décombres encore visibles ne hantent pas assez les nuits de nos dirigeants.
Faudra-t-il attendre l’engloutissement total de Port-au-Prince pour commencer à agir ?
mardi 29 mai 2007,
Radio Kiskeya
Les autorités haïtiennes ont décrété lundi soir l’alerte jaune et lancé un pressant appel à l’évacuation aux populations des zones à risques des différents départements face à la détérioration des conditions météorologiques dûe à un centre de basse pression.
Le porte-parole de la protection civile, Dieufort Desloges, a indiqué que la rivière Grise, au nord-est de Port-au-Prince, était déjà en crue lundi après-midi. Il a invité les résidents des zones susceptibles d’être affectées par les débordements de cette rivière à se déplacer afin de ne pas mettre leur vie en péril.
Selon un bulletin spécial du Centre national de météorologie (CNM), à cause du passage de ce système, les différents départements du pays sont exposés à des risques d’inondations au cours des prochaines 48 heures. Le Nord, le Nord-Est, le Sud, le Sud-Est, la Grand’Anse (sud-ouest) et l’Ouest sont particulièrement concernés par cette nouvelle alerte.
Après des séquences de pluies sectorielles lundi, le temps paraissait maussade mardi dans plusieurs secteurs de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Des intempéries avaient déjà touché le week-end écoulé le Nord-Ouest où des inondations ont été causées dans la commune de Saint-Louis du Nord par les crues de la rivière Des Barres.
161 maisons ont été totalement ou partiellement inondées et la plupart de leurs occupants évacués, selon le secrétaire général de la mairie, Gary Sanon. Des marchandises stockées chez des commerçants et des matériels scolaires appartenant à des élèves ont été mouillés et rendus inutilisables.
En République Dominicaine également, des pluies diluviennes ont frappé une quinzaine de communautés et fait au moins deux morts dans la province du Cibao (nord). Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées.
Les services météorologiques ont prévu de nouvelles chutes de pluie et appelé la population à la prudence.
Avec une avance de trois semaines, la saison cyclonique 2007, qui risque d’être très agitée dans l’Océan Atlantique, a pratiquement déjà commencé avant de s’ouvrir officiellement ce jeudi. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.Com
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La venue de la période cyclonique arrive avec les couleurs et les formes de l’angoisse d’une chronique de catastrophe annoncée. Le laisser-aller et le « kasé fèy kouvri sa » appliqués religieusement devant les signes prémonitoires des dégâts écologiques - à long terme incompatibles avec la vie et la vie décente des citoyens- aujourd’hui ont creusé un fossé gigantesque sous les pieds des habitants de Port-au-Prince. Chaque bulletin écologique sonne et résonne comme un ultimatum ou un sauve qui peut.
L’ampleur des dégâts est telle que la conscience collective tente de fondre dans le fatalisme argumentant qu’il est définitivement trop tard. Rien et personne ne pourra éviter ni aider les port-au-princiens à échapper d’un grand désastre.
Cependant il est inadmissible de constater que si l’indifférence est de mise quoique inacceptable devant la gravité de la situation dans certaines zones de la capitale, il est moins admissible d’observer cette même attitude officielle devant des endroits encore récupérables si des actions fortes sont menées immédiatement et surtout avec la vision et el sérieux que caractériseraient les actions d’un gouvernement qui se respecte.
« Chaque jour de plus est un jour de trop » pour reprendre cette phrase du chanteur français.
Trois ans après le désastre de Fonds Verrètes, trois ans après la catastrophe des Gonaïves, les fantasmes et les hombres qui sillonnent les décombres encore visibles ne hantent pas assez les nuits de nos dirigeants.
Faudra-t-il attendre l’engloutissement total de Port-au-Prince pour commencer à agir ?
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