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lundi 16 novembre 2015

Arts program connects kids to Haitian roots

Tradisyon Lakou Lakay was founded in March 2001
Founders Weiselande César and Myriame Pierre teach the beauty of Haitian culture
Program rooted in the arts at the Little Haiti Cultural Center
BY JEFFREY PIERRE
jpierre@miamiherald.com
César’s dance style borrows from the Caribbean, African and Spanish Folkloric dances that influence Haitian dance — like Rara, a dance performed during Easter Week for Haitian Carnival.
"You guys are starting to get it," César says.
Every Friday night at the Little Haiti Cultural Center’s studio space, César meets with a group of girls to demonstrate the beauty in Haitian folklore. When César, a dance instructor and public school teacher, asked a colleague, Myriame Pierre, at Toussaint L’Ouverture Elementary School about the perception of Haitian culture, she said the two shared the same sentiment: Too many people either had negative views, or a general apathy.
“Everyone is Haitian on Haitian Flag Day, but after that, no ones wants to be called Haitian,” César said. “Too many people get scared and associate our culture with vodou.”
César and Pierre said they started the nonprofit Tradisyon Lakou Lakay to help change the cultural perception — with Haitians and non-Haitians alike.
Since 2004, TLL has offered dance lessons and programming rooted in the arts. The two women later added workshops, lectures, a class on Haitian Creole and a computer literacy course. Every month, TLL instructors hold a youth engagement study circle where students debate topics of concern, like civic engagement, crime, policing and education.
Roxana Barba, a projects administrator at Miami-Dade County’s Department of Cultural affairs, said that when TLL first applied for the quarterly project grant to fund Spring Fest, a weeklong program for students during spring break, the department’s review panel saw an opportunity to reinvigorate culture in Little Haiti.
The grant, Barba said, “is serving a community that’s learning about its roots.” Since 2103, the county department has awarded TLL $4,000 to $6,000 each year.
“They’re a really good fit for our program,” Barba said.
Sandy Dorsainvil, the center’s managing director, said the center has expanded a lot of programs since the Caribbean Marketplace reopened last year.
She said second-generation parents like herself want their kids to be able to to communicate with grandparents and Creole-speaking relatives.
“As Wynwood continues to get saturated and the Design District continues to expand, we have to be the ones to keep the Haitian footprint alive,” Dorsainvil said. “Although Little Haiti is evolving, Tradisyon Lakou Lakay keeps us grounded in celebrating Haitian art.”
GETTING INVOLVED
 Dance classes are held at 6 p.m. Fridays at the Little Haiti Cultural Complex, 212 NE 59th Terr. Contact Weiselande César at 786-344-4376 or yanui@tllakayinc.com.
Read more here: http://www.miamiherald.com/living/helping-others/article45006969.html#storylink=cpy

vendredi 10 août 2012

Haïti – Culture : Une décennie d’action sociale avec la compagnie Dram’art

P-au-P, 9 août 2012 [AlterPresse] ---Dans le cadre de ses dix années d’existence (en 2012), la compagnie de théâtre “Dram’art” a offert au public un spectacle intitulé “transes en paroles”, dans la soirée du 8 août à la fondation Connaissance et Liberté (Fokal). “Transes en paroles”, c’est l’évocation du corps de la femme à travers des textes dits. Les mots se diluent dans la gestuelle et la musique, abandonnant la parole articulée pour le langage incantatoire du rêve. La scène devient le lieu de l’onirisme, à l’image de la compagnie Dram’Art, “un espace qui permet [aux jeunes] de réaliser leur rêve”. “Transes en paroles” semble résumer, au fond, l’engagement réussi d’une décennie. Celui qui, plus loin qu’une critique du monde politico-social, refuse le hiératisme et la fatalité sociale. Se présentant comme un laboratoire qui étudierait le pouvoir du mot sur la société, la compagnie théâtrale Dram’art voudrait cristalliser un microcosme social qui dénonce, espère et transmet, par la scène, comme un miroir en avance sur le réel. “Dram’art est le lieu de l’engagement. C’est à ses membres de choisir les thèmes, sur lesquels ils veulent travailler. L’on sélectionne des textes, et c’est presque naturellement que l’engagement devient politique”, déclare à AlterPresse Rolando Étienne, le metteur en scène, formateur (il organise les ateliers de théâtre pour les membres de la troupe) et pratiquement un des piliers de Dram’art. Jonathan Registre, diseur de dix-huit ans, formé au sein de la troupe après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 et vivant à Martissant (périphérie sud de la capitale), connaît Proust, Jarry, Camus, Senghor, Césaire, Anthony Phelps, Syto Cavé, Georges Castera, Lyonel Trouillot, Frankétienne... Et a, pour projet, celui d’être comédien. L’imprégnation de l’histoire, du monde social dans la personne, est inévitable. En 2005, tout est parti de “l’idée de s’attaquer à la problématique de la prise du pouvoir par la force”. Dram’Art donne, cette année-là, une mise en scène d’Ubu Roi d’Alfred Jarry. Étienne raconte combien les jeunes ont été touchés par les événements de 2004. “Dans la création, cela se ressent”. En 2003, avec la pièce Avenue sans issue, sociodrame fait à partir d’extraits de textes de Georges Castera, Frankétienne, Felix Morisseau Leroy, etc., la compagnie a “l’idée claire de dénoncer la situation politique et sociale” en Haiti. C’est en 2002 qu’un groupe de jeunes de Martissant et de Fontamara décide de créer un lieu, dédié au théâtre dans ces zones confrontées à la violence et à des turbulences politiques en cette période-là et sporadiquement aujourd’hui en 2012. Il s’agissait de répondre à un besoin de formation théâtrale et, surtout, de mettre en place des activités culturelles pour la jeunesse du quartier. De jeunes personnes font alors appel à Rolando Étienne, metteur en scène. De là, la compagnie se mue en un véritable vivier d’idées. Elle est le théâtre d’une intense circulation de personnes et d’ouvrages ; des poètes, dramaturges, comédiens etc. viennent partager leur savoir et leur expérience. Le vendredi, un auteur est invité, ou alors un débat est lancé. Autant de modèles pour les jeunes de la compagnie, explique Rolando Étienne. Des conversions ont lieu, des jeunes - qui en sont sortis changés - se passionnent progressivement pour le théâtre. [cp rc apr 9/08/2012 10:00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13209

mercredi 21 décembre 2011

Haïti-Culture : Les artistes haïtiens à l’honneur au musée du Quai Branly

P-au-P, 20 déc. 2011 [AlterPresse] --- Le musée du Quai Branly et le service culturel de l’ambassade d’Haïti en France organisent une manifestation culturelle autour des œuvres de dramaturges et de cinéastes haïtiens les samedi 7 et dimanche 8 janvier 2012 au local de ce musée à Paris. Pour cet événement, sont programmés une pièce de théâtre, conférence, des lectures, projections de films et documentaires en présence d’artistes haïtiens comme Alain Blondel, Syto Cavé, Jean René Lemoine et Guy Régis Junior.
Au théâtre Claude Lévi –Strauss sera présentée la pièce de théâtre titrée « Girouette et Pisse Vinaigre » d’Alain Blondel et de Syto Cavé (poète dramaturge haïtien).
Une lecture sera donnée des textes intitulés « Ida, monologue déchet » de Guy Régis Junior, écrivain et metteur en scène, et « In memoriam » de Jean René Lemoine, comédien et metteur en scène. Le texte In memoriam présente un dialogue entre une mère vivante et une fille morte lors du tremblement de terre de janvier 2010.
Des documentaires seront aussi projetés dont Une étrange cathédrale dans la graisse des ténèbres de Charles Najman, inspiré de la pièce prémonitoire de Franckétienne (poète haïtien) « Le Piège », ainsi que le documentaire Lumumba, la mort d’un prophète de Raoul Peck.
Seront présentés, entre autres, des hommes et des dieux, documentaire d’Anne Lescot et Laurence Magloire, Goudou goudou, les voix ignorées de la reconstruction de Benoit Cassegrain et Giordano Cossu. Ce dernier documentaire raconte la situation post-séisme en Haïti avec une perspective locale pour une compréhension de la situation actuelle du pays.
Le musée du Quai Branly a, dans ces collections, toute une gamme d’œuvres haïtiennes se rapportant au vodou et à l’histoire haïtienne de la fin du 18e siècle et de la première moitié du 19e. [emb apr 20/12/2011 11:50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12103

samedi 26 février 2011

L'Algue d'or sélectionne trois auteurs haïtiens - Saint-Briac-sur-Mer

jeudi 24 février 2011 Depuis trois ans, le prix de L'Algue d'or, qui prend un essor considérable, est décerné à un auteur, choisi parmi cinq écrivains francophones de cinq pays différents. L'an dernier, la littérature haïtienne a occupé une place importante dans les lectures opérées par un jury pointilleux. L'histoire se renouvelle, comme l'a annoncé, samedi, Vincent Denby-Wilkes, président de l'association Des rives et des livres.
« Nous proposons à la lecture du jury, trois livres de trois auteurs haïtiens qui se trouvaient à Port-au-Prince, au moment du terrible tremblement de terre de janvier 2010. C'est un témoignage de la vie culturelle de ce peuple. Un hommage aussi à la contribution continue qu'apporte la littérature haïtienne à la vie et au devenir de la langue française. Comme une forme de solidarité. » Le jury étudiera ces ouvrages, en vue de la sélection définitive de mai. Les cinq livres retenus seront, cet été, à la disposition du public, qui rendra son verdict.
À noter que le livre plébiscité par les lecteurs, l'an dernier, Terre des affranchis, a finalement reçu neuf autres récompenses, dont le Prix des cinq continents. L'association avait, pour l'attribution de L'Algue d'or, accueilli Liliana Lazar, auteur roumaine qui présentait son premier roman.
La seconde édition d'Initiative Haïti a retenu, pour la lecture, Tout bouge autour de moi, de Dany Lafferrière (Grasset), Le sang et la mer (Vents d'ailleurs), de Gary Victor et Failles (Sabine Wespieser), de Yanick Lahens. Les trois auteurs sont originaires d'Haïti, très impliqués dans la vie culturelle de leur pays. Seul Dany Laferrière vit à Montréal, où il s'est exilé, en 1976, en raison de ses idées politiques. Les livres sont disponibles à la libraire L'encre marine.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-L-Algue-d-or-selectionne-trois-auteurs-haitiens-_35256-avd-20110224-59964543_actuLocale.Htm

mardi 14 septembre 2010

Through the Eyes of a Haitian Child

Finding hope and inspiration as Haiti struggles to rebuild
 Photo by Boris Vazquez-Cor
The International Christian School in collaboration with Friends of the Orphans, announced a one-of-a-kind photography and art exhibit titled Through the Eyes of a Haitian Child, on display for one weekend only at the Museum of Contemporary Art (MOCA) in North Miami.
The exhibit opens a window into the life of Haitian children in the aftermath of January's devastating, 7.0- magnitude earthquake. The exhibit will run from Sept. 24 through Sept. 26, and admission is free and open to the public.
In June, a group of dedicated Friends of the Orphans volunteers, led by International Christian School principal and Key Biscayne resident, Ines Lozano, and photographer Boris Vazquez-Cordoves, traveled to Haiti to visit the Friends of the Orphans programs and conduct an art/photography project with children from Port au Prince's tent cities.
The result is Through the Eyes of a Haitian Child, which captures the life and emotion of these children's lives through their art and photographs.
Place: Museum of Contemporary Art
Address: Pavilion Gallery, 770 NE 125th Street, North Miami, FL 33161
Contact Name: Ana Martinez
Contact Email: amartinez@socialmiami.org
Contact Phone: 305-663-6211
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/13/1821034/through-the-eyes-of-a-haitian.html#ixzz0zXlAkUvZhttp://www.miamiherald.com/2010/09/13/1821034/through-the-eyes-of-a-haitian.html

vendredi 20 février 2009

Le célèbre journaliste français Patrick Poivre-d’Arvor en Haïti


Avec son frère Olivier, il vient tourner un documentaire sur la littérature haïtienne dans toute sa diversité
jeudi 19 février 2009,
Radio Kiskeya

Le journaliste vedette et écrivain français Patrick Poivre-d’Arvor et son frère Olivier, ancien haut responsable de la politique culturelle française, effectuent un séjour d’une semaine en Haïti consacré à la réalisation d’un documentaire sur les multiples dimensions de la littéraire haïtienne.
Présentateur pendant 21 ans du grand journal de 20 heures de TF1, Patrick Poivre-d’Arvor et son frère n’ont pas caché leur fascination pour la densité de l’imaginaire haïtien qu’ils ont décidé de sélectionner dans le cadre d’une série sur la littérature mondiale. Elle sera bientôt diffusée sur la chaîne culturelle franco-allemande Arte.
Les deux hommes, qui ont rencontré des journalistes, écrivains et peintres, doivent quitter Port-au-Prince mardi prochain après avoir visité plusieurs régions dont Jacmel (Sud-Est) et l’île de La Tortue. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5700

mercredi 16 janvier 2008

Champ de Mars, tout pour le plaisir

Dans l'aire du Champ de Mars, le grand frisson règne à Lakay Fun World. Le frisson qui tient les gens en éveil semble leur donner l'envie de mordre la vie à pleines dents.
Des passagers à bord de Gravipound, un engin qui ressemble à un ovni

Dimanche 13 janvier ouvre la période pré-carnavalesque. La grande foule investit le Champ de Mars. A quelques pas du Palais national, les enfants se grisent de plaisir à Lakay Fun World. Pour eux, c'est une Disney World local. Accompagnés de leurs parents, les enfants se lancent à l'aventure. Des couples d'amoureux aussi s'amusent follement. « Quand j'étais enfant, je n'ai pas connu ces moments intenses de plaisir. Ce n'est qu'au cinéma que je regardais les gens s'amuser ainsi », déclare un jeune homme aux bras de sa copine. Les gens, à la file indienne, avancent patiemment. Ils se dirigent vers des engins ludiques : ovni, balançoire, pieuvre, sautoir, coq gonflable, etc.
Sound Design au Champ de Mars
Chaque jouet procure un feeling particulier. Avec un billet acheté à cinquante dollars, Gaétan et Sofia arrivent à prendre part à tous les jeux disponibles sur le site de Lakay Fun World. Le couple monte dans « octopus », un petit véhicule vissé sur l'une des tentacules de pieuvre qui monte, tourne, descend à une vitesse vertigineuse. Gaétan et Sofia éprouvent le grand frisson dans l'espace.

Accrochez vos ceintures, les balançeoires tournent à vive allure
Leurs cris perçants mêlés à ceux des autres déchirent l'air avec des « anmwe ! woy ! »La peur, le grand frisson règne à Lakay Fun World. Le frisson qui tient les gens en éveil semble leur donner l'envie de mordre la vie à pleines dents. A quelques pas de la pieuvre tournante chargée de véhicules, un ensemble de balançoires tournent aussi à vive allure. Même frisson. Même cris perçants sous le ciel étoilé.Dans un engin au drôle de nom de « gravipound », qui a la forme d'un ovni, des adolescents et des jeunes en quête de sensations fortes prennent place à bord. L'engin démarre. La force gravitationnelle de l'appareil cloue tous les passagers sur place. En un clin d'oeil, les enfants, ravis, frissonnant de peur, avouent que l'appareil est monté avec eux dans l'espace.
Un véhicule d'Octopus accroché à un embranchement d'une roue qui tourne, monte et descend
Les adultes ont préféré les émotions fortes. Ils en ont eu pour leur compte avec flasbak, gravipound, octopus et balançoire. Quelques ados ont préféré consacrer leur temps à sautiller, piailler, glisser sur un géant coq gonflable et sur des sautoirs.Les DJ sur le parcours Non loin de Lakay Fun World, les chars des DJ ont créé une grande animation. Les ténors ont drainé du monde : DJ Fanfan, Sound Design, DJ Live, DJ J.C Mix, DJ Jack & Roger, pour ne citer que ceux-là, faisaient revivre les méringues du carnaval des années précédentes.

Les méringues des groupes de tendance compas ont été les plats de résistance des disc-jockeys. Les morceaux de T-Vice, de Sweet Micky, de Carimi et de Black Alex ont fait la joie des fans sur leur parcours.Plusieurs vedettes étaient montées sur les chars de DJ : Ktafal, le chanteur de Barikad, était sur le char de DJ Fanfan, Carlo Vieux, Richard Cavé du groupe Carimi prêtaient ses services à DJ Live. Il faut signaler que les chars des DJ ont tous mis en valeur les logos de leurs sponsors. Parfois même, le nom de leur groupe était à peine lisible. Le char avance, personne n'arrive à identifier le DJ qui était à sa portée.

Un technicien se rassure que les enfants sont bien attachés au véhicule d'Octopus
Par contre, les affiches publicitaires de UNIBANK, de Clairin Lakay ou de Diri Tchako étaient remarquées. Certains observateurs soulignent que les DJ devaient se pencher sur ce problème.Champ de Mars pendant la saison carnavalesque entend procurer du plaisir aux gens de tout âge. Lakay Fun World, une compagnie de détente haïtienne veut profiter de la période festive pour se tailler une place dans le marché du divertissement haïtien.
Claude Bernard Sérant

lundi 27 août 2007

Succès international de Miss Grand Sud

La Jacmélienne Geneviève Christophe, Miss Grand Sud 2006, médaille d'or en mannequinat au World Championship of Superforming - Hollywood. Elle a été contactée par l'Agence Ebony, filiale de la célèbre et prestigieuse revue afro-américaine Ebony.
Geneviève Christophe qui fut élue Miss Sud-Est 2006 vole de succès en succès. En août 2006, elle fut couronnée Miss Grand Sud à l'occasion d'un concours qui réunissait les beautés des 4 départements formant la partie sud du pays.Voilà que ces jours-ci, sa distinction, son charme la font dans de nouvelles festivités briller, cette fois, sur la scène internationale. Elle vient de décrocher la 2e place en mannequinat au World Championship of Superforming qui s'est tenu du 28 juillet au 7 août 2007 dans le célèbre quartier de Los Angeles, Hollywood, haut lieu du showbiz planétaire.Ce concours comportait plusieurs catégories : chant, danse, théatre, mannequinat, performance instrumentale. 82 pays s'y étaient fait représenter, et les délégations totalisaient 5742 participants. Le groupe haïtien était conduit par l'entrepreneur en spectacle Wooly Fremont.

Née à Jacmel, Geneviève Christophe est un bel échantillon de ces jeunes filles haïtiennes qui, quoique conscientes des atouts visibles dont les a pourvues la Providence, savent qu'elles doivent se meubler l'esprit pour qu'elles soient - intelligemment et avec un spectre élargi de possibilités - utiles à elles-mêmes et à leurs compatriotes. Universitaire, elle poursuit des études en relations internationales à l'Université Quiqueya. Elle parle 4 langues : français, créole, anglais, espagnol.
A la voir - grande, svelte, avec son port de reine, son col de cygne, cette assumation d'elle-même que lui procure son bagage intellectuel - on comprend qu'elle ait retenu l'attention du jury chargé de départager les candidates qui certainement faisaient assaut d'élégance et de grâce. Son naturel de fleur de soleil et des îles fascinant a non seulement focalisé sur elle les regards, mais lui a aussi valu la médaille d'or de la catégorie dans laquelle elle se présentait, la première lauréate recevant une superbe coupe de cristal.
La performance réalisée est à considérer à sa haute valeur. On doit avoir à l'esprit que nombre de concurrentes de Mlle Christophe étaient des professionnelles de la scène qui savent user de toutes les ficelles du métier. Néophyte en matière de parade de mode, celle-ci les a pourtant éclipsées par cette chaleur de vie qui se dégage de son physique de sylphide.Et les grandes agences n'ont pas manqué de saisir tout l'attractif qui émane de sa présence souveraine. L'Agence Ebony, filiale de la grande revue afro-américaine Ebony, ainsi que d'autres firmes tout aussi réputées lui ont proposé des contrats. Et Mlle Christophe a même été invitée à suivre un stage pour prendre rang au panthéon si médiatisé des cover-girls internationales.
Le stage se déroulera au Los Angeles Convention Center Tom Bradley Hall Main Stage. En fin de session, tous ceux qui auront à en bénéficier seront présentés aux plus grands designer, tels que Tommy Hilsigel, Anthony Brown Collection, Steve Harvey, Sean Jean, etc.Qui sait, peut-être que nous avons en Geneviève Christophe notre Naomi Campbell ! En ces moments où on ne retient du pays haïtien que ses aspects négatifs, il serait intelligent de doter cette fille de chez nous des moyens de continuer à nous faire honneur. Il faut que le mouvement qui avait permis à Mlle Christophe de représenter si dignement Haïti se maintienne pour qu'elle ait toutes les chances de donner au monde à apprécier - ainsi qu'elle l'a déjà fait - ce naturel ensorcelant qui est la parure de nos payses.
On notera que le voyage à Hollywood, la participation et les atours de Mlle Christophe ont été sponsorisés par les ministères du Tourisme et des Affaires étrangères, le président du Sénat, le sénateur Joseph Lambert, la Chambre de Commerce d'Haïti, l'Association Touristique du Sud-Est d'Haïti. L'appui institutionnel et financier de l'Association Touristique du Sud-Est d'Haïti qui a eu à coeur de soutenir une native de sa zone d'intervention fut des plus significatifs et conséquents.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47645&PubDate=2007-08-26

samedi 11 août 2007

En route vers Gelée

Les traditionnelles festivités du Sud sont lancées. A partir du 11 août, les villes des Cayes, de Saint-Louis du Sud et de Cavaillon célèbreront la Notre-Dame de l'Assomption.
Le coup d'envoi de la célébration de la Notre-Dame de l'Assomption a été donné le vendredi 28 juillet 2007 à Port-au-Prince, par Yvon Chéry, le maire principal de la ville des Cayes, lors d'une conférence de presse au restaurant Le Latanier. Accompagné des membres du comité d'organisation du festival de Gelée, M. Chéry a, entre les lignes, mentionné la portée des différents programmes prévus pour la circonstance. Foire agro-artisanale, animation de quartier, défilé de bandes à pied sont autant d'activités envisagées pour marquer cette fête patronale.
A cette occasion, presque toutes les localités de la ville seront en fête. A en croire les organisateurs, depuis la place d'armes en passant par le carrefour des Quatre Chemins pour aboutir à la Tourterelle et ses environs, l'ambiance sera tenue. Ainsi, du 11 au 15 août 2007, le rendez-vous est fixé à la métropole sud du pays pour prier, chanter, rire, danser.
En effet, d'autres dispositions seront prises dans le cadre de la célébration de la fête patronale des Cayes afin de rehausser davantage son éclat. Les responsables du festival entendent réunir tous les moyens nécessaires pour transformer la plage de Gelée en un amphithéâtre. Baptisé « Gelée pure », la dix-huitième édition du festival de Gelée se veut l'expression de la culture locale.
Comme à l'accoutumée, plusieurs formations musicales feront les délices des mordus de ce festival. RAM, Krezi Mizik, Kreyòl la, Zin, System Band, Djakout Mizik , T-vice et Raram sont, entre autres, les groupes qui viendront assurer l'ambiance. Un groupe dominicain et des dj seront aussi de la partie.
La traditionnelle fête de Gelée se réalisera cette année grâce au concours du ministère de la Culture et de Communication, du ministère de l'Environnement, des ministères des Affaires sociales et du Tourisme et quelques firmes privées. Après le festival, la fête poursuivra son chemin pour égayer les autres habitants et amis du Sud. Les villes de Cavaillon (du 17 au 19 août 2007) et de Saint-Louis du Sud (du 24 au 26 août 2007) se préparent elles aussi à faire la fête.
Rébecca S. Cadeau

beckypfr@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46835&PubDate=2007-08-11

mardi 31 juillet 2007

Un mégaconcert à Henfrasa...AYITI MEN KONPA...BRAVO JOUBERT CHARLES

Plus de 20.000 personnes et 12 groupes musicaux ont payé, le 29 juillet à la Henfrasa, un tribut au Compas Direct de Nemours Jean-Baptiste en participant à un mégaconcert qui a coûté près de 250.000 dollars américains

Le soleil est à son zénith. Chose rarissime, les ingénieurs chargés du son, de la lumière et du montage de la scène sont dans les temps. Les derniers tests effectués, ils donnent le feu vert à l'ouverture de la première édition en Haïti de "Ayiti men konpa", une initiative de Nouvèl Jenerasyon Productions de Joubert Charles.

Un t-shirt jaune sur le dos, le regard vif, une calvitie de plus en plus prononcée, Joubert Charles, entouré de quelques agents de la Cimo est à l'affût des moindres imperfections dans l'organisation. Il passe des consignes.

Le défi à relever est de taille pour l'organisateur de ce spectacle qui a su convaincre d'innombrables sponsors de mettre les mains à la poche afin de rassembler les 250.000 dollars américains indispensables à la réalisation de l'événement. Un événement considéré comme un hommage, un tribut à Nemours Jean-Baptiste, le père du compas direct. Le décor planté, le public haïtien, habitué aux retards, ne se rue vers les portes de la Henfrasa qu'après 16 heures. Filtrés par le service d'ordre, des jeunes et moins jeunes ayant rêvé, en Haïti, d'un spectacle réunissant sur une même scène Tabou Combo, System Band, Mizik Mizik et Djakout sont excités. Savant mélange, sept autres groupes représentant la nouvelle génération dont T-Vice, Carimi, Kreyòl La, Fasil, Back-Up ,T-Zee sont aussi à l'affiche. Hommage au rythme, c'est l'orchestre évangélique Eben-Ezer qui ouvre le spectacle. Pas de discrimination, de fausse pudeur, on rend hommage à la musique, un vecteur universel, lache un fan inconditionnel de Eric Charles de Mizik Mizik. Un groupe au répertoire riche.Pendant plus de quatre heures, les groupes se sont succédé pour les délices d'un public qui, enivré de plaisir, retient l'entrée remarquée de Kreyòl La, la maîtrise d'un Tabou Combo, de la bande à Fabrice Rouzier ou d'un System Band mené par l'inusable Isnar Douby.

Djakout Mizik, le groupe le plus populaire du moment, au terme du festival, tient en haleine la Henfrasa, remplie à craquer pour l'occassion.Et le Jam de tous les artistes avec le tube de Ti Manno « Mache maché fè konpa maché », le speech de Shoubou sur l'unité de la famille haïtienne, comble de bonheur jusqu'à occulter les dérapages provoqués par des festivaliers impatients à cause des failles dans l'organisation.« Il y a des erreurs que nous corrigerons à l'avenir », reconnaît M.Frantz Duval, directeur de publication de Ticket Magazine impliqué dans l'organisation de l'événement marquant les 52 ans de la musique dansante de chez nous.

M. Duval, très satisfait dans l'ensemble, estime qu'il faut mettre la barre un peu plus haut à chaque fois. C'est la seule façon d'avancer. Ouvert et confiant dans l'avenir de la musique et de la culture haïtienne, Frantz Duval regrette que le ministère de la Culture et de la Communication ait tant brillé par son absence dans l'accompagnement de ce festival lancé le 19 mai 2007, à Bay Front Park, à Miami, dans le cadre du « Haitian Compas Festival »A l'issue de ce festival, on comprend mieux pourquoi le créateur ne meurt jamais. Qu'il soit Mozart, Gardel ou Nemours Jean-Baptiste..., le génie appartient à la postérité. En Haïti, tous s'accordent à le dire, la commémoration du compas à une autre saveur, une autre dimension. Lakay se Lakay !!!

Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr

Source texte et photo Jounal Le Nouvelliste.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46778&PubDate=2007-07-30
Ceci mérite un commentaire !
Nous avions suivi avec anxiété et intérêt les préparatifs de ces évènements, produits de l’engagement de l’équipe du promoteur JOUBERT CHARLES, pour honorer notre rythme national à l’occasion de son 52 anniversaire.
Les reportages toujours objectifs des journalistes du Nouvelliste avaient largement contribué à nous placer dans le bain et l’environnement d’un évènement musical sans précédent. Les inquiétudes de tout ordre, surtout justifiées de l’équipe des organisateurs avaient cependant augmenté notre curiosité sur les dessous de cette activité.
Aujourd’hui c’est avec un soulagement énorme et une fierté débordante que nous saluons le succès récolté par « AYITI MEN KONPA » avec une participation digne et à la hauteur d’un anniversaire de ce genre.
Le public haïtien n’avait jamais été aussi choyé dans le temps avec une affiche d’une telle qualité. Bravo donc à JOUBERT CHARLES qui a offert le meilleur du meilleur de notre KONPA natif-natal.
Voir sur un même podium des « monuments de la taille d’un SHOUBOU avec l’éternel TABOU COMBO, un inusable ISNAR DOUBY avec le groupe-école System Band constitue un rêve des mélomanes devenu réalité.

Leur participation à cet évènement leur rend automatique et tacitement hommage car après un Nemours Jean Baptiste il fallait des SHOUBOU, des Isnard DOUBY, des Antoine Rossini Jean Baptiste TI MANNO, des Jean Eli TELFORT KUBANO et bien d’autres pour assumer l’héritage et assurer cette relève dont les pousses aujourd’hui avec la prometteuse nouvelle génération augure une très belle et longue vie à notre KONPA.
Merci au nom d’Haïti et des Haïtiens à JOUBERT CHARLES et nous salivons déjà en pensant à la deuxième édition de AYITI MEN KONPA !
Dr J.J 30/07/07

dimanche 29 juillet 2007

Gros week-end pour l'industrie musicale haïtienne

Ce week-end ramène le 52e anniversaire du Konpa Dirèk. Trois jours qui s'annoncent comme les plus chargés de l'année en terme d'affiches, selon des informations recueillies auprès de Ticket magazine, l'hebdomadaire qui suit l'évolution du secteur des loisirs en Haïti.
Cependant, s'il y a toute une série d'affiches prévues, deux événements majeurs retiennent l'attention des mélomanes : le concert T-Vice - Djakout - Kassav qui aura lieu ce vendredi 27 juillet au American Airlines Arena de Miami et le Festival Konpa qui réunira onze des plus grands orchestres du pays à la Henfrasa ce dimanche 29 juillet 2007.
Un demi million de dollars américains investi

A en croire les organisateurs, plus d'un demi million de dollars américains a été investi pour assurer la réussite des deux méga rendez-vous qui espèrent attirer des milliers de spectateurs.
Interrogé sur les attentes en ce qui concerne les retours sur investissements, aucun des organisateurs ne cache ses appréhensions.
« Dans le secteur des loisirs on joue sans parachute, on est tributaire des aléas de la météo et personne ne vient au secours des organisateurs malchanceux », indique dans un sourire entendu un observateur avisé de l'industrie musicale haïtienne en marge d'une conférence de presse donnée ce jeudi à Cabane Choucoune, temple mythique du Compas où savait performer Nemours Jean Baptiste.
« Le secteur public ne joue ni son rôle d'accompagnateur ni celui d'incitateur. On nous regarde faire comme si le pays ne tirait aucun avantage de ce qui se passe quand la population s'amuse », déplore-t-il.

« Les organisateur de spectacles sont des hommes courageux qui chaque fois mettent en pratique les paroles de Kipling : ils sont prêts à perdre d'un seul coup le gain de cent parties ».
Pour Joubert Charles, le principal organisateur du festival de dimanche, le temps est à la fois à la sérénité et aux courses de dernière minute. Il a cependant prit le temps de « remercier et remercier encore les sponsors qui acceptent de prendre des risques avec nous et de remercier les responsables d'institutions publiques qui aident à relever le défi d'offrir des loisirs sains à la population », avant de poursuivre que « trouver des commanditaires est une tâche fastidieuse », a-t-il conclu avant de partir pour la Henfrasa.
Dans ce centre sportif, qui sera reconverti en enceinte pour concert le temps du week-end, une équipe de techniciens venus des Etats-Unis s'affairent depuis mercredi à finaliser le podium, la sonorisation et l'éclairage de ce qui s'annonce comme le plus gros show jamais réalisé à Port-au-Prince depuis le concert des Fugees au Bicentenaire lors du premier mandat de René Préval.
Les organisateurs ont certes l'expérience de nombreuses réalisations mais cela ne les empêche pas de croiser les doigts pour que tout se passe bien.
Le choix de la Henfrasa pour le Festival Konpa illustre le déficit d'infrastructures adéquates pour recevoir des affiches d'envergure, reconnaît Frantz Duval, directeur de Ticket, lui aussi impliqué dans l'organisation de nombreux rendez-vous culturels.
Miami, une belle vitrine
A moins de mille kilomètres de la Henfrasa, d'autres promoteurs haïtiens s'apprêtent à réaliser l'exploit de mélanger deux des plus importants orchestres du pays, T-Vice et Djakout, au légendaire Kassav au American Airlines Arena.
Ce concert qui se déroulera au coeur de Byscane Boulevard, downtown de Miami, va offrir une superbe vitrine au Konpa pour son 52e anniversaire.

L'enjeu est de taille, l'adresse prestigieuse et les inquiétudes tout aussi grandes. Des centaines de milliers de dollars ont été mis sur la table pour financer la location, la publicité, la sonorisation, le cachet des groupes et toute la logistique que nécessite un tel concert.
Là encore, les organisateurs ne seront fixés sur le sort de leur investissement qu'à la fin du spectacle qu'une simple pluie sur Miami peut anéantir.
Pourtant Rodney Noël, l'un des organisateurs, habitué aux gros challenges, il réalise le Kompas Festival de Miami, le plus grand du genre depuis dix ans, se dit confiant.

« C'est la première fois que nous recevons autant d'appels pour une affiche et surtout autant d'appels d'étrangers. Kassav et sa réputation mondiale a servi de locomotive pour l'affiche, les orchestres haïtiens vont bénéficier d'une exposition extraordinaire et auront l'occasion de se frotter à un gros morceau. Les gars de Kassav ont beaucoup d'expérience et il y a à apprendre d'eux qui parcourent toutes les scènes du monde depuis plus de vingt ans.
Prendre les loisirs au sérieux
Les questions de la vingtaine de journalistes qui ont assisté à la conférence de presse de ce jeudi des organisateurs du Festival Konpa, les réflexions du professeur Georges Anglade suite à sa participation au Compas Festival de Montréal, dans sa chronique dans Le Nouvelliste de ce mardi, et l'engouement que l'affiche du festival crée dans toutes les émissions musicales sur la bande FM témoignent, si besoin en était, de l'intérêt de toute une tranche de la population pour ce ciment national qu'est le Compas Direct.
Comment expliquer que les autorités, cinquante deux ans après la percée fulgurante du Compas, n'aient toujours pas mis en place une politique pour aider à son épanouissement, ni même jamais une fois songé à faire mieux que l'annuelle fête du carnaval.
Pas une école de musique, pas un festival, pas une manifestation officielle ne célèbre la musique haïtienne...
L'enjeu est culturel mais aussi économique car les loisirs en général, la musique, en particulier, constituent des bassins d'emplois et des vecteurs puissants pour construire l'image du pays.
Un week-end chargé
Ce jeudi soir le groupe Krezi fête le Compas à Off Limits. Samedi Allan Cavé et ses amis sera au Parc Historique de la Canne à Sucre pour un concert qui fait déjà date dans les annales. Ce même samedi trois bals extraordinaires feront le plaisir de différentes catégories de mélomanes : Carimi et Kreyòl La seront au Florville à Kenskoff, Tabou Combo et Mizik Mizik seront à Cabane Choucoune et, au Djoumbala, le rendez vous est avec Mass Konpa et System Band.
Dans un autre registre, un concert public est prévu au Champ de Mars, un festival bat son plein à Camp Perrin qui célèbre sa fête patronale.

Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
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Ceci mérite un commentaire :
La réalisation de ces évènements traduit une grande réalité qui doit être diffusée à travers le monde. Haïti va mieux. Le gouvernement de René Préval avec Mario Andrésol comme chef de la police nationale d’Haiti semblent avoir remporté la bataille contre l’insécurité. Le fait que toutes les grosses pointures de la musique Haïtienne soient au bercail pour les vacances de l’été reflète le regain de confiance de ces secteurs. Il faut noter que ces groupes ne sont pas en Haïti que pour jouer mais pour se réunir avec leurs familles et se replonger dans les joies simples et saines de ce pays.

Ce serait aussi une injustice de ne pas retirer son chapeau devant le dévouement des organisateurs qui ont misé sur beaucoup de facteurs qu’ils ne peuvent contrôler pour se lancer dans une organisation de cette envergure. Nous profitons de l’occasion pour leur dire de continuer dans cette voix et surtout de ne pas se confiner dans le raisonnement de ceux-là qui continuent à se demander ce que le pays va faire pour eux et qui acceptent et la réflexion et la dynamique de faire des choses pour le pays. Comme l’état a toujours été démissionnaire si les haïtiens de bonne volonté démissionnent aussi nous n’iront nulle part.
« Comment expliquer que les autorités, cinquante deux ans après la percée fulgurante du Compas, n'aient toujours pas mis en place une politique pour aider à son épanouissement, ni même jamais une fois songé à faire mieux que l'annuelle fête du carnaval. »
Je veux bien prendre le risque de répondre à cette réflexion par une autre : quel autre secteur de la vie nationale a semblé bénéficié d’un soutien des gouvernements successifs que les haïtiens ont connus ?
Aucun.
Nos gouvernements peut importe d’où ils venaient se sont arrangés pour s’enrichir de façon inacceptable et immorale. Ils ont fracturé avec force et préméditation la société pour perdurer au pouvoir en usant du pouvoir pour s’enrichir. Duvalier, Aristide mêmes principes ; mêmes résultats : makout-chimères, des millions de dollars dans les banques de suisses et d’ailleurs, Haïti se débat entre ses décombres !
Nous attendons tous la renaissance d’Haïti a travers l’action de sa petite réserve morale !
Dr JJ 29/07/07

mercredi 25 juillet 2007

Le temps des grandes liesses populaires

Il semble qu'on ait définitivement compris, en instituant les festivals compas, que le rythme de Nemours Jean-Baptiste, cinquante ans après, ne peut se confiner dans des bals (commandés). D'Haïti à Miami, de New York à Montréal, nous sommes à l'heure des festivals et des grandes liesses populaires.

Des mélomanes de tous poils et de toutes générations sont attendus le 29 juillet 2007 à la première édition du Festival compas. « Ayiti men konpa », thème sensationnel, ordinaire de l'événement, exprime le désir des organisateurs de voir le pays entier déferler à la Henfrasa ce dimanche de midi à minuit. Onze groupes musicaux triés parmi les plus côtés tiendront en haleine des festivaliers pendant douze heures d'horloge. Ce sont Tabou Combo, Système Band, Djakout Mizik, Mass Konpa, Kreyòl La, Mizik Mizik, Carimi, T-Vice, T-Zee, Back Up et Fasil.

Ces formations musicales font ce qu'il y a de mieux dans le domaine du show-biz en Haïti et dans la diaspora. Empressons-nous de souligner l'absence de certains ténors comme Zenglen, Krezi Mizik, etc. La polémique entre groupes rivaux est évoquée pour calmer les ardeurs des fans inconditionnels. On oublie vite que la polémique (intelligente) soulève beaucoup plus d'enthousiasme et fait bouger les choses. Après tout, ce n'est pas en une seule édition qu'on montrera toute la crème du compas. D'autant plus que des spectacles de danse et d'autres activités sont prévus à cette fête du compas.

Les organisateurs attendent douze à quinze mille personnes à ce grand évènement. Joubert Charles, le manager de Nouvèl Jenerasyon Record's, dans une interview accordée à Ticket Magazine, donne la garantie que les festivaliers auront l'opportunité de faire le plein d'ambiance pour seulement 250 gourdes. Cette somme est exigée, d'après Joubert Charles, afin de répondre à certaines dépenses organisationnelles. Il a annoncé, pour le bonheur des internautes, que l'événement sera disponible sur Internet et pourrait être retransmis sur Island TV. Cette ouverture est l'expression d'une certaine volonté de vendre l'image du compas sur le plan international.

D'Haïti à Miami, de New York à Montréal, le compas cherche courageusement sa voie sur le marché musical mondial. Les producteurs ont compris que le compas ne peut se limiter à des bals commandés et des cérémonies de graduation. En Martinique, en Guadeloupe, comme partout ailleurs, nous sommes à l'heure des festivals et des grandes liesses populaires.Plus de cinquante ans après sa création, le rythme du saxophoniste Nemours Jean-Baptiste demeure plus vivant que jamais. Affluent des festivals et d'autres initiatives semblables. Cette musique populaire semble trouver un nouveau souffle aujourd'hui après avoir, à un certain moment, subi l'assaut du Zouk et d'autres musiques étrangères. Certains musicologues osent même parler « d'époque de rayonnement. » Mais d'autres expériences musicales ont prouvé que les mélomanes haïtiens attendent beaucoup plus du compas. Tant sur le plan de la composition des textes que sur le plan de la modernité du rythme.

Nélio Joseph
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46459

lundi 16 juillet 2007

Hugues Larose, peintre d'histoire et de mémoire

Oeuvre de portée historique, la toile "Mme Macéna" peinte par Hugues Larose donne à voir une tranche de notre histoire couvrant la période 1915-1934.

Ce peintre d'histoire restitue notre passé avec élégie à travers un pinceau qui saigne et qui se lamente. Un passé qui a coûté au pays beaucoup de vies humaines. C'est sur cela que médite Mme Péralte dans sa toile en regardant le départ du contingent de fusiliers marins des Etats-Unis qui, selon son analyse, n'est pas définitif.

La toile "Mme Macéna" montre le parcours d'une longue démarche historique couvrant une période de quatre-vingt-dix-sept ans (1888-1915) au cours de laquelle aucun président n'a pu terminer son mandat de sept ans. Un seul est mort d'une façon naturelle, les autres sont assassinés, renversés ou exilés. Bien sûr, le lynchage de Vilbrun Guillaume fut la dernière goutte d'eau qui fait déborder le vase.
La toile de Hugues Larose est divisée en trois séquences. La première part de 1915 à 1920 et parle de la guérilla des nationalités (les cacos). On y observe au centre droit du tableau les échauffourées des cacos sous le commandement d'un de leurs chefs et les marines américains (fusiliers marins) dans la formation de la 19e compagnie de cavalerie de la gendarmerie d'Haïti.
A droite, en haut dans le décor, se détachent deux êtres étrangement suspendus, de nature féminine, porteuse d'étendard et de la glaive de la justice surplombant la scène du combat. Des génies de la nation haïtienne arborent le bicolore bleu et rouge, dont le bleu est la plus immatérielle. La nature ne la présente généralement que par l'effet de transparence du vide accumulé, vide de l'air, vide de l'eau, vide du cristal ou du diamant.

Parlant du symbolisme des couleurs, le peintre Wassily Kandins (1866-1944) a fait cette remarque : "La profondeur du vert donne une impression de repos terrestre et de contentement de soi, tandis que la profondeur du bleu a une gravité solennelle, surpra-terrestre, cette gravité appelle l'idée de la mort ".

Chez Hugues Larose, le rouge dans le bicolore est la couleur symbolique de la guerre, le dualisme ciel et enfer. C'est la couleur de dionysos. La pourpre est la couleur des généraux, de la noblesse, des patriciens. Elle devient par conséquent celle des empereurs.

La 2e séquence nous ramène à la section culminante du tableau où nous trouvons debout Mme Macéna, mère de Charlemagne, portant en filigrane dans sa robe blanche la preuve de la trahison de Conzé.

A gauche et au fond du tableau, les soldats du contingent des fusiliers marins des Etats-Unis partent sous le regard inquiet de Mme Macéna voyant le dernier officier en possession d'une cruche remplie de secrets de notre culture. Alors que cette dernière devrait être de préférence écrasée derrière le convoi selon notre coutume afin d'empêcher les soldats de retourner dans le pays. La troisième séquence se trouve à l'extérieure droite de l'oeuvre en haut et en toile de fond, c'est la bande de rara en effervescence qui fête le départ des marines sans prendre du temps pour réfléchir sur les motifs qui ont occasionné l'intervention. Du reste, la bande de rara illustre fort bien la mentalité du peuple haïtien dans presque toutes ses composantes, toujours prêt à célébrer tout ce qui ressemble à la victoire sans pour autant penser à l'avenir, sans pour autant jeter un regard prospectif.
Hélas ! Et c'est là surtout la cause de tous nos malheurs.
Maxime Melay

vendredi 1 juin 2007

Imagerie virtuelle: Haïti leader de la Caraïbe

Peu d'Haïtiens s'en doutent, mais leur pays, que d'aucuns estiment à la traîne sur le plan technologique, possède l'unique laboratoire spécialisé en réalité virtuelle de toute la Caraïbe !
« Haïti dispose actuellement de l'unique laboratoire d'innovation technologique de la Caraïbe», s'enorgueillit Patrick Attié, vice-recteur de l'Ecole supérieure d'infotronique d'Haïti (ESIH), où est installé le laboratoire. Avec quatre de ses anciens étudiants spécialisés en innovation technologique en France, Patrick Attié s'est donné pour objectif de faire d'Haïti un pays compétitif dans ce domaine.


Il n'est pas le seul à vouloir ce qu'il y a de mieux en cette matière pour notre pays. Les autres dirigeants de l'institution partagent eux aussi son rêve. Pour preuve, ils ont investi quelque 200 mille dollars US dans la mise en place du laboratoire. D'autres investissements seront nécessaires. En ce moment, le programme permet de présenter de façon virtuelle n'importe quel élément de la réalité. Contrairement à l'internet, il ne permet pas seulement de visualiser, mais aussi de s'immerger dans un monde virtuel. Ceux qui visitent le laboratoire installé à l'ESIH peuvent déjà en faire l'expérience. Grâce à un casque équipé d'un petit écran, le visiteur peut être transporté dans une ancienne maison, une ville, etc. D'un simple mouvement de la tête, il peut contempler meubles et tableaux, marcher à travers des corridors virtuels, éviter un trou béant dans le plancher avec les mêmes sueurs froides que s'il était dans une vraie maison, etc.

L'équipe de M. Attié a ainsi numérisé, à partir de photographies, le Parc historique de la Canne à Sucre, qui sera bientôt disponible sur DVD en images virtuelles. « C'est le premier site haïtien que le groupe va mettre en image virtuelle, indique M. Attié, un Français travaillant depuis 20 ans en Haïti. A l'aide d'une manette, on aura la possibilité de marcher virtuellement dans le parc. Comme dans un musée, un guide retracera son histoire. On pourra aussi lui poser quelques questions. » Cette innovation technologique peut être utilisée dans tous les domaines : psychologie, aménagement du territoire, urbanisme, architecture, tourisme, etc. « Avant de réaliser n'importe quelle construction, on peut la mettre en image virtuelle », explique le vice-recteur de l'ESIH.

Patrick Attié croit dur comme fer que ce genre de programme constitue une planche de salut pour Haïti. « C'est une nouvelle possibilité qui est offerte à Haïti. Les Haïtiens pourraient l'utiliser pour faire la promotion de leurs plages et de leurs sites historiques. En un mot, pour relancer le secteur touristique. » Il n'y a pas que le tourisme qui peut profiter des avantages de l'innovation technologique appliquée au monde virtuel. Ce dernier peut aussi servir à des fins de formation, de sensibilisation, d'éducation, etc. Le groupe dirigé par le vice-doyen de l'ESIH et composé de Didier Desmangles, Sandja Télémaque, Ruth Bazelais Pierre et Willy Augustin a le projet de réaliser une application qui aura pour objectif de combattre la discrimination à l'égard des personnes vivant avec le VIH/Sida. Le programme d'innovation technologique appliquée à la réalité virtuelle en est à ses débuts en Haïti.

Les responsables de l'ESIH se proposent de le diffuser partout dans le pays. En partenariat avec deux universités françaises, l'Institut des sciences et techniques de l'ingénierie d'Angers (ISTIA) et l'Ecole nationale supérieure des arts et métiers (ENSAM), ils comptent ouvrir d'ici octobre prochain un programme de maîtrise dans le domaine. Les licenciés en informatique, électronique et les autres filières scientifiques pourront décrocher un master II, soit en innovation technologique ou en marketing de l'innovation technologique.

Le projet a le soutien de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF). Deux Haïtiens actuellement en voyage d'études en France - l'un au niveau du doctorat, l'autre de la maîtrise - doivent rejoindre leurs collègues déjà sur le terrain.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com

jeudi 31 mai 2007

Cineastas venezolanos cuestionan financiamiento de film de Danny Glover

La Asociación Nacional de Autores Cinematográficos y la Cámara Venezolana de Productores de Largometrajes cuestionaron la coproducción que realizará este país con el actor estadounidense Danny Glover, en una carta publicada el jueves.
La coproducción, un filme sobre el líder independentista haitiano Francois-Dominique Toussaint Louverture, tiene un presupuesto de 30 millones, y la Villa del Cine, adscrita al ministerio de la Cultura de Venezuela, aportará 18 millones de dólares.
"La cantidad que nuestro gobierno le acaba de asignar a su proyecto, de manera discrecional y secreta, serviría para financiar 36 películas venezolanas", dice la carta dirigida al actor de "Arma Mortal".
"Procedimientos como el utilizado por usted ante nuestro gobierno para financiar su proyecto son un precedente desmoralizante y poco formativo para las generaciones futuras del cine venezolano", dice el texto, que critica la falta de concurso en este caso.
Según los cineastas, el mensaje a los jóvenes sería "que no hay que concursar, no hay que competir, porque resulta más eficaz hacerse de favores políticos para realizar las películas".
Glover, presidente del Foro TransAfrica y quien debutará como director con este filme, ha apoyado al gobierno del presidente Hugo Chávez.
En su carta, los cineastas señalaron que "sin que se trate de resentimientos, es el Sr. Glover quien debería de traer dólares a Venezuela".
El ministro de Cultura de Venezuela, Francisco Sesto, defendió la coproducción con Glover, al asegurar que "los recursos asignados a este film se invertirán únicamente en Venezuela y no saldrán al exterior".
"De esta manera, generarán empleo y arrojarán una enorme experiencia al cine nacional", indicó en una carta pública.
El ministro afirmó además que "pensar que con esto se le está quitando dinero al cine nacional es necedad, pues estos recursos no salen del presupuesto ordinario, sino de un crédito adicional".
AFP

mercredi 30 mai 2007

Les artistes rendent un dernier hommage à François Latour

Plusieurs artistes haïtiens ont participé hier soir à la fondation Connaissance et Liberté (Fokal) à une soirée culturelle à la mémoire du célèbre publiciste François Latour.
L’un des organisateurs de cette rencontre Cito Cavé a salué la détermination et le courage du défunt. François avait consacré toute sa vie au théâtre et à la poésie indique M. Cavé pour qui la rencontre a permis de parler de François et avec lui.En dépit de la pluie, plusieurs personnalités de la radio diffusion et du théâtre ont pris part à la rencontre qui consistait notamment en la diffusion d’extrait de textes de François Latour.
Dans la matinée, les membres de la famille et les amis du défunt avaient pris part à une messe été chantée en l’église Saint Pierre de Pétion ville à la mémoire de François Latour. Les proches ont exprimé leur tristesse aux parents en raison de la disparition tragique de l’humoriste François Latour.
Emotions et douleurs étaient visibles sur les visages des amis et des parents dont la sœur du défunt, qui en larmes, indiquait aux journalistes qu’elle aimait beaucoup son frère.
Dans son homélie de circonstance le célébrant principal, père Ruds Lubin a fait remarquer que cette disparition doit encourager la réflexion sur la nécessité d’une unité au sein de la famille afin de mettre un terme aux conflits qui endeuillent la nation.Des représentants de tous les secteurs de la vie nationale, chefs de partis politiques, hommes d’affaires, dirigeants de la société civile, responsables d’organisations de défense des droits humains ont manifesté leur sympathie à la famille de François Latour.
Le chef de file de l’Alliance, Evans Paul, a lancé un appel à la responsabilité gouvernementale et citoyenne pour contrer le phénomène de l’insécurité. " Les membres d’une famille doivent être vigilants, ils doivent savoir d’où provient l’argent utilisé dans la maison ", indique M. Paul pour qui le respect des droits de chacun permettra de rétablir un climat de paix dans le pays.
Source Radio Métropole sur
http://www.metropolehaiti.com

mardi 29 mai 2007

François Latour est mort.

Par Lyonel Trouillot
lyoneltrouillot@lematinhaiti.com
Quand, de loin, on demande des nouvelles du pays, on s’attend à des choses bien.On espère qu’un beau jour s’est levé, que les enfants grandissent en art et en sagesse, que les adultes ont plus de moyens que de soucis, plus de solutions que de problèmes.
On ne s’attend pas à une voix qui vous dit, comme en s’excusant, comme blessée de ne rien pouvoir contre le réel : François Latour est mort.
François Latour n’est plus qu’un corps abandonné à la pluie.
La mort est suffisamment insupportable pour qu’on la laisse venir seule, choisir son heure.
La mort, merde, comme toutes les choses inévitables, n’a pas besoin qu’on lui force la main.
Pas besoin que l’Etat invente une peine qui porte son nom.
Pas besoin, non plus, que, pour des motifs cupides (les biens, l’argent) ou stupides (la jalousie, le fanatisme), des humains, changés en bête, décident de la porter.
François Latour est mort. Assassiné.
Qu’il est difficile de ne pas avoir envie de tuer, envie de transformer la justice en vengeance, devant l’horreur du geste de l’assassin.
Qu’il est difficile de ne pas sentir une poussée de haine quand on nous tue quelqu’un. Un parent. Un ami proche. Une personne parfois sans qualité que celle d’être aimée par quelques autres. Une personne qui est parfois plus qu’une personne parce que son action, sa vie ou son œuvre appartient à une époque, une communauté, un peuple.
Ici, un homme qui avait marqué l’histoire de l’art et de notre lente marche vers la démocratie.
De Brecht à Philoctète, il avait mis en scène, dans un pays à court de scènes, des grands auteurs, des paroles de haut calibre. Il avait donné à voir les illusions de Bouki, les pèlen tèt qui nous menaçaient, un après-midi dans le parc. Il avait été le Kavalye Pòlka de plus d’un.
En des temps difficiles où parler même était suspect. Dangereux.
François Latour – mais tout le monde le sait – a marqué l’histoire du théâtre en tant que directeur de troupe, metteur en scène et comédien.
Des galons conquis sur le terrain. De pièce en pièce.
Et puis ses colères. Ses ruptures. Son côté radical qui faisait qu’il était François.
Et puis ses sarcasmes, cet humour féroce.
Et puis, dans son autre métier, les jeux de mots, les piques, la fantaisie derrière le texte publicitaire.
Quand on se croisait, je lui demandais quand est-ce qu’il retournerait au théâtre. Il préférait parler d’une vieille passion assez idiote dont nous avions tous les deux un peu honte : le catch. Et nous parlions des légendes des années 80 : Hulk Hogan, The Junk Yard Dog…On ne fait jamais le tour d’un homme.
On ne retient que sa part visible.Ce qu’il a « réalisé ».
La part visible de François Latour est immense. Exceptionnelle.
Polydor de Pèlen Tèt, Loreal de Kavalye Pòlka, monsieur de Vastey, il nous en a fait voir, des personnages.
Il en a amené, des comédiens, au théâtre.
Il en a mis sur scène des chefs-d’œuvre du répertoire haïtien et universel.
Sa mort fait peur.
Tout assassinat fait peur.
Plus la victime est connue, plus le crime fait peur.
François Latour est mort.
Il nous reste à souhaiter que la justice fasse vite et bien son travail et ne nous condamne pas au désespoir de la peur, de l’instinct préventif et du désir vengeur.
Il nous reste aussi à maintenir en vie sa part visible. Troupes, écoles et festivals…Nous souhaitions tous le voir revenir au théâtre.Il disait oui, il disait non.Il ne jouera jamais plus.
Et la vie est triste. Comme un théâtre abandonné
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jeudi 3 mai 2007

L'IRM enfin une réalité en Haïti... et quelle IRM!!!

L'imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) vient d'être introduite en Haïti. Cette technologie permettra aux médecins d'avoir une bonne visualisation de certaines parties du corps, dont le cerveau.Les responsables du « Centre de scanner computarisé » ont inauguré, le samedi 28 avril 2007, au siège dudit centre situé à la rue Marcelin, une salle d'IRM. L'introduction et la mise en service d'un tel appareil ouvrent donc une nouvelle ère dans le diagnostic de certaines maladies dans le pays.
Intervenant au cours de cette cérémonie, le Dr Gina Joachim, en présence d'une brochette de médecins, dont le président de l'Association médicale haïtienne (AMH), le Dr Claude Suréna, le neurochirurgien Alix Elie et d'autres professionnels du corps médical haïtien, a salué cette initiative. « L'IRM est bel et bien présent en Haïti. J'espère que cet effort entraînera d'autres afin de permettre à une plus grande frange de la population de bénéficier des opportunités qu'offre cette nouvelle technologie », a-t-elle affirmé. Plus loin, elle a présenté les avantages qu'offre cet instrument dans la pratique médicale en Haïti. « L'IRM est un procédé sans risque, sans effets secondaires et non douloureux. Cette nouvelle méthode aide le médecin à obtenir des informations lui permettant d'établir un diagnostic rapide et plus exact. Il lui permet d'éviter de recourir à une chirurgie exploratoire qui comporte parfois des risques», a-t-elle expliqué.L'IRM est une machine à aimant permanent apparue dans les années 80. Elle utilise les propriétés physiques des champs magnétiques, les ondes de radio et les ordinateurs pour générer les images des tissus dans les différents plans. Elle n'emploie pas la radiation à l'instar du scanner et de la radiographie. L'image qu'elle projette est considérée comme étant plus fiable.
Par ailleurs, cet appareil examine le corps en trois dimensions (sagittale, axiale et coronale). Il localise des lésions qu'on ne peut observer par aucune autre méthode. Il est important dans le diagnostic de la prostate, de la vessie, du pénis et de certaines anomalies. Les examens des organes abdominaux dont le pancréas, le foie et les reins sont très précis par cette technique. Il permet aussi de dépister et de prévenir certaines maladies dont l'Alzheimer et certaines tumeurs primaires. Néanmoins, il n'est pas adapté à l'étude des tissus pauvres en protons comme les tendons et les tissus osseux.Le « centre de scanner computarisé » est une institution où l'on pratique des examens paracliniques. Implanté par le Dr Delouches Domond et son épouse Dr Rosana Cabral, il offre depuis 12 ans ses services à la société. Il contient également un appareil de scanner (CT Scan), d'un électroencéphalogramme (EFG), de mammographie et de radiographie.
Notons qu'avant l'introduction de l'IRM en Haïti, les patients devaient se rendre en Floride, à Porto Rico ou en République dominicaine pour effectuer certains tests.
Alain Gaillard

gtilain@yahoo.fr
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
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Commentaires :
A l’instar des autres confrères médecins qui suivent l’actualité de notre nation à immergés dans une toute autre réalité nous avons du mal à recevoir cette nouvelle avec l’euphorie qui semble s’emparer de l’opinion spécialisée en la matière en Haïti.
Oui une machine permettant l’exploration radiologique par la résonance magnétique nucléaire (RMN) est enfin installée en Haïti et ceci encore une fois grâce à l’initiative de nos collègues et amis Dr Domond et son épouse. Ce couple, un exemple flagrant d’une relation haitiano-dominicaine réussie, avait déjà rendu un fier service à la classe médicale et aux haïtiens en général par l’implantation de la première machine d’exploration radiologique par tomodensitométrie (TDM ou Scanner computarisé).
Pouvoir compter sur l’apport des images tomodensitométrique devant certains cas particuliers et surtout dans le domaine de la pathologie cérébrale est un apport d’une immense valeur. Cependant la résonance magnétique nucléaire tout en étant un examen de pointe, utile et indispensable dans certaines applications, peut avoir une utilisation et surtout une utilité mitigée selon le contexte.
Dans un pays comme Haïti, les médecins devront faire montre de perspicacité avant de prescrire un examen réputé onéreux. Dans certaines pathologies, le rendement de cet examen sera presque nul vu la génération de la machine qui sera utilisée en Haïti. Si la technologie a été appliquée dans les années 80, cette génération de machine date sans doute de cette époque-là.
Ce que nous devons reconnaître à l’équipe de Monsieur Domond ce sera d’avoir osé être pionnier dans la matière. Il faudrait souhaiter que le pays dispose de radiologues qualifiés capables d’interpréter les examens sans avoir à recourir encore une fois aux collègues dominicains comme il fut le cas avec le scanner.
Il faut voir aussi que la machine a été bien vendue puisqu’on lui prête la capacité de prévenir certaines maladies dont la maladie d’Alzheimer, cette notion n’est certainement pas encore arrivée en Europe !
Bravo !

jjoli60@hotmail.com

lundi 16 avril 2007

La soirée du KONPA animée par Gracia DELVA et Mass KONPA à Marseille.

Les fans du rythme haïtien ont du garder leur souffle jusqu’au dernier moment pour émettre un ouf! de soulagement avec les premières notes jetées de sa voix mélodieuse et unique annonçant l’entrée en scène en chair et en os d’un Gracia DELVA en pleine forme.
En effet, malgré les insistances rassurantes de l’organisateur de la soirée, Monsieur Michelet Louis, président de l’association Fanatik’s club, s’élevant au-dessus des rumeurs malveillantes qui prévoyaient un coup bas « kout ba » en bonne et due forme de l’ancien vocaliste du groupe ZENGLEN de retour depuis quelques années à Haïti ou il fait la pluie et le beau temps.
Ces rumeurs lui étant parvenues à l’oreille, il a eu, selon Michelet Louis, l’obligeance d’appeler à maintes reprises pour démentir et réaffirmer sa volonté et son désir de faire danser le public marseillais.
Comme on a coutume de dire en faisant usage de la langue de Cervantes « todo es segun el color del cristal con que se mire ». En fait il existe une liste assez longue de critères à analyser afin de mettre une étiquette à ce genre d’activité.
Comme fan du KONPA, assistant pour la première fois à une présentation live de Gracia DELVA et Mass KONPA je n’hésiterais pas une seconde à affirmer que la soirée en matière de performance et de prestation du groupe a été une très belle réussite.
Telle ne sera sûrement pas l’opinion des organisateurs en évaluant les recettes face aux dépenses encourues. Ce sont là aussi des critères d’évaluation différents mais qui rentrent de façon non négligeable dans le bilan final et définitif.
J’ai voulu expressément commencer par le moins bien car c’est un élément important capable de conditionner une prestation médiocre ou équivoque d’un groupe : l’affluence réduite du public. Oui en effet il a manqué du monde.
Il faut connaître le milieu marseillais avant d’augurer un succès palpitant contre un échec cuisant d’une activité de ce genre.
Il suffit de fréquenter une ou deux fois une soirée antillaise pour se rendre compte qu’il existe un contingent d’individus composant une clientèle fixe qui sillonne l’ensemble des soirées organisées dans la région. Dans ce domaine, ils sont peu nombreux les promoteurs détenteurs d’un pouvoir de convocation leur permettant de remplir de grandes salles à chaque présentation. Ils sont connus dans le milieu et tout porte à croire que les organisateurs de la septième soirée de Compas ne font pas partie de ce circuit.
D’autres groupes de renom ont joué devant un public peu nombreux. Nous avons été surpris d’assister à une soirée animée par le Skah Shah number one en 1990 devant une salle presque vide. Le système Band a connu la même mésaventure dans les salons de l’Alhambra, après une prestation fantastique du TABOU COMBO en 1995 au Florida Palace, le public marseillais avait fait grise mine la même semaine en boudant une prestation du groupe Zin au top de son art. La mésaventure essuyée par Alan Cavé, Abélard et son groupe était d’un ridicule notoire dans la mesure ou la soirée avait eu lieu dans les salons d’un hôtel de la ville et après minuit les résidents avaient exigé "plus de silence et moins de bruit" en demandant au groupe de baisser le volume des appareils.
Il ne faut pas croire que les gens boudent les soirées organisées par les groupes haïtiens. Loin de là ; rien que l’année dernière les promoteurs ont fait leur beurre avec des soirées très réussies avec des groupes du calibre du Tabou Combo, Djakout Mizik, Zenglen, Carimi et T-Vice.
Un autre élément qui n’a pas été pris en compte lors du choix de la date pour la venue de Gracia DELVA c’est la symbolique religieuse et régionale d’un samedi saint. En fait, pendant le week-end de Pâques saupoudré du congé du lundi, plusieurs personnes choisissent de partir. Juste à côté de Marseille, à Arles c’est pendant ce week-end que se célèbre la fameuse feria. Dans une ambiance très hispanique une fête populaire à même les rues se met en place et rappelle un évènementiel carnavalesque : torromachie, bodegas, musiques, sangria, femmes, fesses nichons. La concurrence restait de taille…
Avec ce tableau aussi dépeint on serait tenté d’imaginer à tort le marasme qui pourrait accompagner la prestation des musiciens habitués à évoluer devant des foules en délire. Détrompez vous. Mass KOMPA et Gracia DELVA ont maintenu en alerte les quelques centaines de personnes qui avaient répondu présent. En dehors des qualités intrinsèques des musiciens du groupe, la soirée qui s’est étalée sur six heures sans interruption a permis de respirer un air bon enfant, sympathique et jovial.
On ne ressentait pas cette atmosphère lourde et pesante qui accompagne souvent des groupes soucieux de trop bien faire. Les gens ont pu danser, chanter, et accompagner un Gracia DELVA des grands soirs, dans une prestation digne des meilleurs one-man-shows.
La gente féminine a dégusté à plein gosier son franc et large sourire que certaines ont catalogué de "rageur" et "craquant".
Le public a aussi entonné à chœur joie ses hits datant de son passage dans les différents groupes ou il a évolué durant ces dernières années. Il a su répondre aux demandes formulées par le public en communion avec des artistes disposés à tout donner pour faire plaisir et partager le bonheur d’offrir cette portion d’Haïti.
Il n’a surtout pas oublié de diriger un clin d’œil aux plus âgés en interprétant une composition du mythique groupe le DP-Express après l’ère Ti Manno. Ceux qui ont le même âge que moi ont du ressentir le frémissement que provoque le mouvement des poils qui s’hérissent pour donner de l’élan au transfert des sensations vers d’autres époques quand Mass KONPA entama les premières notes de « Pran Plezi nou »…
Hommage aux mamans, l’état d’un pays désordonné sans devant sans derrière, des sujets plus farfelus, il fallait bien un répertoire costaud et bien constitué pour animer et faire danser une foule pendant plus de six heures sans interruption.
Ma satisfaction aurait atteint son paroxysme si j’avais osé solliciter l’interprétation de « Héros », cette chanson originale de Enrique IGLESIAS, fils de l’immortel Julio IGLESIAS en version troubadour. Le "would you dance, if I asked you to dance, Would turn and never look back, would you cry if you saw me crying..." m'aurait transporté bien au-delà du septième ciel. En effet, à la fin de la soirée, je me suis approché de Gracia DELVA pour lui serrer la main en guise de remerciement pour nous avoir apporté cette saveur et couleur du pays cher à notre cœur. Quand je lui adressé le reproche de n’avoir pas joué Héros, il s’est montré plus désolé que moi et me l’a promis pour son prochain passage.
Pour une première prise de contact avec le public de la région, je suis en droit d’affirmer que Mass KONPA et Gracia DELVA ont laissé une excellente impression qui ne laissera pas indifférents les promoteurs venus en explorateurs. Pour la musique haïtienne, Marseille de par son caractère Cosmopolite représente une porte ouverte vers d’autres horizons, vers d’autres cultures… Le chemin s’ouvre sous les pas des représentants de ce calibre de notre KONPA national…
Pendant que les médias se « bidonnent » à présenter Haïti comme le pays le plus dangereux du monde, tandis que pour certains le pays à coups de crimes et de violence s’est forgé une réputation digne d’une succursale de l’enfer ou le diable peut modifier à tout moment les sentiers du destin, ces jeunes ont choisi non seulement de vivre en Haïti mais surtout de mettre leur talent au profit de la promotion de cette nation et de sa culture.
Au-delà de cette facette de musiciens charmeurs et créateurs de rêves, Gracia DELVA à l’instar des artistes issus de cette source intarissable, muse entre les muses, d’Haïti, éternelle, invincible et universelle tu es notre HEROS …
(Marseille le 16 Avril 2007, Thom GATO)

lundi 5 mars 2007

LECINEMA HAITIEN RECOMPENSE EN AFRIQUE

Le cinéaste haïtien Arnold Antonin décroche deux Prix au FESPACO 2007, au Burkina Faso
Le président a-t-il le Sida ? obtient notamment le Prix du meilleur long métrage de la diaspora africaine au plus grand festival de cinéma d’Afrique
dimanche 4 mars 2007,
Radio Kiskeya

Le film haïtien "Le président a-t-il le Sida ?" du réalisateur Arnold Antonin a raflé deux Prix lors de la 20e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui s’est achevé samedi soir dans la capitale du Burkina Faso, a annoncé le site officiel de la plus grande manifestation cinématographique du continent noir.
Dans la catégorie intitulée Compétition long métrage de la diaspora africaine, le cinéaste haïtien a remporté le Prix Paul Robeson qui comporte une bourse de 2.000.000 de francs CFA et un trophée monument. Le Prix lui a été remis par le ministre togolais de la culture, Gabriel M. Dosseh-Anyron.
Arnold Antonin est également le lauréat du Prix spécial du comité national burkinabè de lutte contre le Sida et les IST, d’une valeur de 2.000.000 de francs CFA plus un trophée. Une récompense pour l’actualité et le caractère dramatique du sujet.
Le président a-t-il le Sida ?, dont les premiers rôles masculin et féminin sont interprétés respectivement par l’acteur haïtien évoluant à Hollywood, Jimmy Jean-Louis et la jeune Gessica Généus, est sorti en salle à Port-au-Prince en 2006. Il jette un regard inquisiteur sur la culture dominante des villes haïtiennes à travers l’histoire d’un macho, superstar du Compas, la musique populaire, qui a contracté le virus du Sida en multipliant les conquêtes féminines.
Interrogé dans le cadre de l’émission Cinéma d’aujourd’hui/cinéma sans frontières de Radio France Internationale (RFI), peu avant l’attribution des Prix, Arnold Antonin avait regretté avoir parcouru sur deux jours des milliers de kilomètres pour une seule projection de son œuvre dans le cadre du festival. Il avait aussi modestement reconnu que le cinéma haïtien en est encore à ses débuts.
"Je suis content mais, je ne suis pas trop fier. Car, ce que nous faisons en Haïti est encore dérisoire par rapport aux films que réalisent les africains", a déclaré le cinéaste qui en a profité pour faire un diagnostic de l’évolution des pratiques et de l’environnement cinématographiques du pays. Il a mis en garde contre des dangers qui menacent l’avenir du 7e art, l’insécurité sociopolitique qui pousse le public à déserter les salles, le piratage sauvage qui ne laisse aucune place à l’exercice des droits d’auteur dans le processus d’exploitation commerciale des films, la projection sans autorisation des films par les télévisions locales et la médiocrité qui caractérise beaucoup de productions cinématographiques.
A contrario, M. Antonin a mis en relief deux facteurs pouvant contribuer à l’émergence d’un cinéma haïtien, l’enthousiasme des cinéphiles et le talent naturel d’une masse critique d’acteurs amateurs.
Membre récemment du jury du FESPACO, le créateur haïtien relève dans les films sélectionnés cette année des progrès notables sur le plan technique et artistique tout en exprimant de sérieuses réserves sur le champ thématique exploré.
Dans la catégorie Films du monde, Cousines, un long métrage d’un autre cinéaste haïtien, Richard Sénécal, était également en compétition au Fespaco 2007 qui avait été lancé le 24 février sous la présidence d’honneur du célèbre saxophoniste camerounais Manu Dibango.
Vers le Sud, un film du français Laurent Cantet qui dépeint l’univers du tourisme sexuel et l’insouciance des années 70 en Haïti se trouvait dans la même catégorie que Cousines. Le casting réunissait la célèbre comédienne britannique Charlotte Rampling, l’américaine Karen Young et un jeune acteur haïtien, Ménothy César, dont le talent a déjà été salué à la Mostra de Venise.
Enfin, un rappel qui n’est pas de trop. Le plus connu des cinéastes haïtiens, Raoul Peck, avait déjà reçu une distinction il y a quelques années à Ouagadougou pour "Lumumba ou la mort du prophète", un film documentaire qui retraçait la fulgurante carrière politique et le destin tragique de Patrice Lumumba, le père de l’indépendance du Congo-Kinshasa, assassiné en 1961, sept mois seulement après la naissance de la nation. spp/RK
Il est de bon ton de constater que le cinéma haïtien avance à grands pas malgré le contexte délicat que subit la société haïtienne qui a du modifier complètement ses habitudes. A défaut d’être noctambules émérites les après midi de cinéma représentent sans nul doute un exutoire sain pour ne pas se cloîtrer uniquement derrières les exigences incontournables du boulot et de l’école.
Depuis Anita de Rassoul Labuchin mettant en scène Chantal Guérin - qui vit actuellement en France présidente d’une association assurant la promotion de l’art haïtien et que ni demande qu’à reprendre du service au moment de ce boom du cinéma couleur locale, - jusqu’à la consécration de Monsieur Arnold Antonin avec « Le Président a-t-il le SIDA ? » bien de cinéastes ont essayé de produire pour un public qui devait au fil du temps s’accrocher à l’imagination locale quand le diminution de la fréquentation des salles de cinéma, insécurité oblige , rendait non rentable la projection des grandes productions hollywoodiennes.
Dans ce contexte, l’interminable, l’inusable REX THEATRE, a offert dans les années 90 ses salles aux films Haïtiens produits et réalisés par Monsieur DELERME. Il fallait constater le succès de ces films qui projetaient avec une ingénuité et candeur les scènes de la vie courante. Les dialogues sortaient tout droit du parler quotidien haïtien.
Il fallait s’attendre à une vraie professionnalisation du cinéma haïtien avec l’expérience, la formation et l’apprentissage. Les œuvres de Monsieur RAOUL PECK font le bonheur des cinéphiles dans des festivals à terme. Une de ses productions est attendue et sera diffuser sur les chaînes du service public en France.
Avec un acteur avec la présence et le talent d’un Jimmy Jean Louis il y a de quoi titiller le sommet avec le travail et l’implication de tous les secteurs concernés.
Bravo Monsieur ANTONIN on voudrait seulement que ce film ait la diffusion qu’elle mérite.
Avec le musicien Bélo, qui va bientôt parcourir tout le continent africain comme exposant de la musique haïtienne et la participation notoire et victorieuse du cinéaste ANTONIN, Haïti, à l’instar de l’enfant prodigue manifeste son intention de reprendre droit de cité dans le cœur des africains.