Les habitants et les autorités de Plaisance (nord) lancent un cri d’alarme aux autorités en raison des effets dévastateurs d’une légion de fourmis sur les plantations et le bétail. Le maire de Plaisance, Jeanty Exalus, réclame une intervention urgente du gouvernement qui avait dépêché des techniciens dans la région il y a quelques mois.
Nous sommes dans l’attente d’une réponse du bureau du premier ministre indique t-il soulignant que le ministère de l’agriculture informe qu’un projet pour lutter contre ces fourmis coûtera 100 millions de gourdes ( 2 millions 800 mille dollars US).
Selon le maire, les fourmis qui sont presque omni présents ont causé la mort d’une nonagénaire en décembre 2006. " Je ne puis mettre ma nourriture sur ma table, pour dormir je dois asperger la chambre d’ insecticides", déclare M. Exalus tout en précisant que le centre ville et 6 des 8 sections communales sont envahis par les fourmis.
" Ces mystérieuses fourmis, qui tombent du ciel, ont entrepris de détruire les plantations et le bétail", indique le maire pour qui la présence des fourmis nuit à la vie sociale et aux activités économiques dans la région.
Selon Jeanty Exalus les fourmis qui ont investi la région en 2004, ont développé de nouvelles techniques leur permettant de traverser les rivières. " Après les averses les fourmis ne sont plus là et quelques jours plus tard, elles sortent de terre et reprennent leur travail de destruction ", explique t-il.
Pour le moment les habitants de Plaisance utilisent du Kérosène, des insecticides et des brasiers pour contenir les assauts des fourmis démoniaques. Le maire réclame une intervention urgente et souligne que les habitants veulent organiser des manifestation pour protester contre l’inaction du gouvernement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12936
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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jeudi 16 août 2007
mercredi 8 août 2007
Un règlement qui bouleverse .. Reglèmentation de la vente de médicaments par les pharmacies...
La présidente de l'Association des Pharmaciens haïtiens avoue que la décision de placer les pharmacies à 300 mètres distant est un règlement interne du ministère de la Santé publique. Ce règlement a surpris beaucoup de pharmaciens.
Au moment où la Direction de la Pharmacie, du Médicament et de la Médecine traditionnelle (DPM/MT) prépare minutieusement la liste des pharmacies autorisées à fonctionner, la grogne monte. Des pharmaciens et propriétaires de pharmacies balaient d'un revers de main les décisions du ministère de la Santé publique qu'ils jugent absurde. « Des pharmacies à 300 mètres de distance ! Cette mesure n'a aucune logique. Finalement avec cette mesure, combien de pharmacies vont rester dans le secteur ? Peut-être deux ? », se demande un pharmacien propriétaire de pharmacie. Un peu agacé, il lâche, après une suite d'explications : « Ils n'ont aucune notion de distance, ceux qui prennent les décisions dans ce pays ». Il ne comprend pas pourquoi une pharmacie ne peut pas fonctionner à côté d'une autre. Une pharmacie, selon lui, est une entreprise commerciale comme tout autre. « Pourquoi on n'applique pas ces mesures pour les bureaux d'ingénierie, les cliniques de médecins et d'avocats ? » Un véritable ballet de négociations se fait entre la DPM/MT et les responsables de pharmacies taxées d'illégales.
D'après les dernières mesures du ministère de la Santé publique, une pharmacie ayant pignon sur rue ne doit pas être située dans une zone saturée. Distance réclamée entre chaque débiteur de produits pharmaceutiques : 300 mètres. Ces zones sont clairement indiquées : Delmas 33, de la Télévision nationale d'Haïti au rond point de Gérald Bataille, les rues Mgr Guilloux, St-Honoré, Bloc stade Sylvio Cator, Grand-rue jusqu'à Mariani, la rue L au Cap-Haïtien et celle qui passe devant l'Hôpital de Léogâne. Il est aussi exigé qu'une pharmacie occupe une superficie de 25 mètres carrés, et ayant également un pharmacien attaché à son service.
Opinion de la présidente de l'APHLes pharmaciens ont-ils été pris de court par cette mesure qui réclame les 300 mètres de distance ? « J'ai l'impression que la plupart de nos pharmaciens n'étaient pas au courant de certaines mesures. Cela les surprend, ils sursautent et ils sont bouleversés », déclare la présidente de l'Association des Pharmaciens haïtiens (APH), Mme Yanick Foucher Desmangles. Elle espère qu'à l'avenir, ceux qui exercent cette profession s'en informeront davantage. Selon la présidente de l'APH, « La décision de placer les pharmacies à 300 mètres de distance est un règlement interne du Ministère de la Santé publique ».
Il y a trop de pharmacies à l'Ave Mgr Guilloux! avoue-elle, avant d'ajouter : « Le ministère de la Santé publique est en droit de décider qu'une zone n'est pas favorable pour investir. »Derrière un comptoir de pharmacie, en face de l'Hôpital général, un pharmacien fulmine contre la décision du ministère de la Santé et avoue avoir été longtemps au courant : « On connaissait cette mesure, mais on n'était jamais d'accord parce qu'on la trouvait absurde. »
Péguy André Joseph
Peguy_andre@yahoo.fr
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47088&PubDate=2007-08-08
Au moment où la Direction de la Pharmacie, du Médicament et de la Médecine traditionnelle (DPM/MT) prépare minutieusement la liste des pharmacies autorisées à fonctionner, la grogne monte. Des pharmaciens et propriétaires de pharmacies balaient d'un revers de main les décisions du ministère de la Santé publique qu'ils jugent absurde. « Des pharmacies à 300 mètres de distance ! Cette mesure n'a aucune logique. Finalement avec cette mesure, combien de pharmacies vont rester dans le secteur ? Peut-être deux ? », se demande un pharmacien propriétaire de pharmacie. Un peu agacé, il lâche, après une suite d'explications : « Ils n'ont aucune notion de distance, ceux qui prennent les décisions dans ce pays ». Il ne comprend pas pourquoi une pharmacie ne peut pas fonctionner à côté d'une autre. Une pharmacie, selon lui, est une entreprise commerciale comme tout autre. « Pourquoi on n'applique pas ces mesures pour les bureaux d'ingénierie, les cliniques de médecins et d'avocats ? » Un véritable ballet de négociations se fait entre la DPM/MT et les responsables de pharmacies taxées d'illégales.
D'après les dernières mesures du ministère de la Santé publique, une pharmacie ayant pignon sur rue ne doit pas être située dans une zone saturée. Distance réclamée entre chaque débiteur de produits pharmaceutiques : 300 mètres. Ces zones sont clairement indiquées : Delmas 33, de la Télévision nationale d'Haïti au rond point de Gérald Bataille, les rues Mgr Guilloux, St-Honoré, Bloc stade Sylvio Cator, Grand-rue jusqu'à Mariani, la rue L au Cap-Haïtien et celle qui passe devant l'Hôpital de Léogâne. Il est aussi exigé qu'une pharmacie occupe une superficie de 25 mètres carrés, et ayant également un pharmacien attaché à son service.
Opinion de la présidente de l'APHLes pharmaciens ont-ils été pris de court par cette mesure qui réclame les 300 mètres de distance ? « J'ai l'impression que la plupart de nos pharmaciens n'étaient pas au courant de certaines mesures. Cela les surprend, ils sursautent et ils sont bouleversés », déclare la présidente de l'Association des Pharmaciens haïtiens (APH), Mme Yanick Foucher Desmangles. Elle espère qu'à l'avenir, ceux qui exercent cette profession s'en informeront davantage. Selon la présidente de l'APH, « La décision de placer les pharmacies à 300 mètres de distance est un règlement interne du Ministère de la Santé publique ».
Il y a trop de pharmacies à l'Ave Mgr Guilloux! avoue-elle, avant d'ajouter : « Le ministère de la Santé publique est en droit de décider qu'une zone n'est pas favorable pour investir. »Derrière un comptoir de pharmacie, en face de l'Hôpital général, un pharmacien fulmine contre la décision du ministère de la Santé et avoue avoir été longtemps au courant : « On connaissait cette mesure, mais on n'était jamais d'accord parce qu'on la trouvait absurde. »
Péguy André Joseph
Peguy_andre@yahoo.fr
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47088&PubDate=2007-08-08
mercredi 25 juillet 2007
Une agence de produits pharmaceutiques sous scellés
Un importateur de produits pharmaceutiques n'est pas un laboratoire de fabrication. Reconditionner les produits importés est un autre moyen de se détourner des normes légales. A l'Agence EDJ Import/Export SA, sur 37 médicaments stockés, dix seulement sont autorisés par la direction centrale de la pharmacie du MSPP.
Le juge de paix Roland Duvelson assisté de son greffier, M. Smile Cadet du tribunal de paix de la Section Est de Port-au-Prince, a apposé, dans l'après-midi du mardi 24 juillet, des scellés sur l'agence de produits pharmaceutiques de l'Etablissement du Dr David Josaphat EDJ Import Export SA sis au No 123 de la rue des Miracles.
D'après l'enquête menée par des inspecteurs de la Direction de Pharmacie et de Médicaments traditionnels, sur 37 médicaments stockés dans les dépôts de cette agence, dix seulement sont autorisés par la Direction de Pharmacie. « Dolofur », un analgésique, est le médicament par lequel le scandale est arrivé.
Une plainte a été adressée au MSPP selon laquelle des produits provenant de l'Etablissement du Dr David Josaphat, ont été remarqués sur les étalages de plusieurs pharmacies de la place et prêtaient à confusion.
Un vrai scandale
Présenté sous deux couleurs différentes, bleu foncé et bleu pâle, « Dolofur » n'est pas enregistré à la Direction centrale de Pharmacie du MSPP. De plus, à l'instar de plusieurs produits entreposés dans l'agence, il est reconditionné. « Les produits qu'on a retrouvés ici ne sont pas enregistrés et même quand il faut faire le reconditionnement, il y a des normes.
Rien n'est conforme ici. C'est un vrai scandale ce qui se passe ! », s'est exclamée la directrice de Pharmacie, Mme Magalie Rosemond.« Il ne respecte pas le circuit formel de distribution de médicaments ! », s'emporte-t-elle. Elle a expliqué qu'à chaque importation, l'importateur doit soumettre ses dossiers à la Direction centrale de Pharmacie. « Certains des produits de l'Agence EDJ sont enregistrés.
Mais à chaque dédouanement, il lui faut une autorisation du MSPP. Il a reconditionné les médicaments. Ce fait est grave. Un importateur n'est pas un fabriquant », a souligné un inspecteur de la Direction de Pharmacie tout en montrant du doigt les cartons d'emballages d'une gamme de médicaments empilés dans des boîtes.
Même constat pour Notem, « Sur l'étiquette de ce médicament est écrit acetaminophen 2.5 grammes. En général, ce médicament est dosé en mg. On l'a corrigé à l'encre en ajoutant 2.5 mg », a fait remarquer l'inspecteur.
L'agence EDJ qui a fait les frais d'une visite inopinée des inspecteurs oeuvre sur le marché des produits pharmaceutiques depuis plus d'une décennie.
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46564&PubDate=2007-07-25
------------
Un avis:
De la cohérence dans la démarche du MSPP. Nous voulons croire que l'administration continue à agir motivée par la résolution d'un problème grave et non par autre chose!
Le juge de paix Roland Duvelson assisté de son greffier, M. Smile Cadet du tribunal de paix de la Section Est de Port-au-Prince, a apposé, dans l'après-midi du mardi 24 juillet, des scellés sur l'agence de produits pharmaceutiques de l'Etablissement du Dr David Josaphat EDJ Import Export SA sis au No 123 de la rue des Miracles.
D'après l'enquête menée par des inspecteurs de la Direction de Pharmacie et de Médicaments traditionnels, sur 37 médicaments stockés dans les dépôts de cette agence, dix seulement sont autorisés par la Direction de Pharmacie. « Dolofur », un analgésique, est le médicament par lequel le scandale est arrivé.
Une plainte a été adressée au MSPP selon laquelle des produits provenant de l'Etablissement du Dr David Josaphat, ont été remarqués sur les étalages de plusieurs pharmacies de la place et prêtaient à confusion.
Un vrai scandale
Présenté sous deux couleurs différentes, bleu foncé et bleu pâle, « Dolofur » n'est pas enregistré à la Direction centrale de Pharmacie du MSPP. De plus, à l'instar de plusieurs produits entreposés dans l'agence, il est reconditionné. « Les produits qu'on a retrouvés ici ne sont pas enregistrés et même quand il faut faire le reconditionnement, il y a des normes.
Rien n'est conforme ici. C'est un vrai scandale ce qui se passe ! », s'est exclamée la directrice de Pharmacie, Mme Magalie Rosemond.« Il ne respecte pas le circuit formel de distribution de médicaments ! », s'emporte-t-elle. Elle a expliqué qu'à chaque importation, l'importateur doit soumettre ses dossiers à la Direction centrale de Pharmacie. « Certains des produits de l'Agence EDJ sont enregistrés.
Mais à chaque dédouanement, il lui faut une autorisation du MSPP. Il a reconditionné les médicaments. Ce fait est grave. Un importateur n'est pas un fabriquant », a souligné un inspecteur de la Direction de Pharmacie tout en montrant du doigt les cartons d'emballages d'une gamme de médicaments empilés dans des boîtes.
Même constat pour Notem, « Sur l'étiquette de ce médicament est écrit acetaminophen 2.5 grammes. En général, ce médicament est dosé en mg. On l'a corrigé à l'encre en ajoutant 2.5 mg », a fait remarquer l'inspecteur.
L'agence EDJ qui a fait les frais d'une visite inopinée des inspecteurs oeuvre sur le marché des produits pharmaceutiques depuis plus d'une décennie.
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46564&PubDate=2007-07-25
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Un avis:
De la cohérence dans la démarche du MSPP. Nous voulons croire que l'administration continue à agir motivée par la résolution d'un problème grave et non par autre chose!
mardi 17 juillet 2007
Le Plateau central frappé par la chique
On dénombre plus de 200 cas de chique à Ravine Palme, une localité de Savanette. Maladie de la misère, la chique peut être évitée en portant des chaussures. Tout simplement.
Un vieux chapeau sur la tête, le visage passablement creusé par la misère, Joseph, 50 ans, est assis à l'ombre d'un corossolier sur la cour de l'église de Korosse, une localité de Savanette dans le bas Plateau Central.
Les yeux voilés par une douleur contenue, il se met brusquement à gratter ses talons où des larves arthropodes responsables de la chique ou Tungiase ont élu domicile.
« C'est comme ça. Parfois, je passe des nuits blanches à me gratter », explique-t-il en évitant soigneusement les parties hypersensibles et celles littéralement dépecées par les insectes voraces.
« Les recettes à base de plantes médicinales n'ont été d'aucun secours », déplore-t-il.
En plein conciliabule avec son jeune fils, lui aussi souffrant de la maladie, il est happé par le récit tragique d'un compère : ...les chiques se sont répandues sur tout le corps de ma mère. Et avant de mourir, elles lui ont mangé les yeux ». Le comble pour Joseph, est d'apprendre d'un leader communautaire que dans la seule localité de Ravine Palme où il vit, plus de 200 cas sont dénombrés.
« La Chique, jadis éradiquée à Savanette est revenue au début des années 2000. Sournoise, elle fait des ravages dans la communauté et particulièrement dans les mornes au cours de la saison sèche », poursuit son interlocuteur.« Imagine le quotidien d'une personne atteinte de chique qui doit marcher au moins 4 heures pour trouver de l'eau », dit-il comme pour inviter à la réflexion. Face aux difficultés de ceux qui sont atteints de chique, Ambroise, un sexagénaire, estime que l'Etat n'existe plus.
« J'étais encore en culotte courte quand j'accompagnais le commandant Lobo partout à travers les mornes pour réaliser le recensement des personnes souffrant de « Pian » et de chique afin afin d'être soignées. C'était l'époque où le Dr François Duvalier dirigeait une campagne nationale contre ces maladies », se souvient-il avec nostalgie.« Nous n'avons pas de président dans le pays. Les responsables de l'Etat ne pensent qu'à s'enrichir », maugrée-t-il.Selon le député de Savanette Joseph Louis Joël, le ministère de la Santé publique doit intervenir incessamment à Savanette, à Boucan Carré, à Thomonde et à Cerca Cavajal où des cas de chique sont signalés.Le parlementaire qui a organisé le vendredi 13 juillet 2007 une distribution de chaussures (boyo) dans sa circonscription en présence de M. Jean Alix Boyer, directeur général du Ministère des Affaires sociales, estime que son intervention n'est qu'un palliatif.« L'idéal serait de soigner ces gens », déclare-t-il.
Susceptible d'entraîner la paralysie, la chique, une maladie de la misère que l'on peut éviter en portant des chaussures révèle l'état d'urgence de bon nombre de nos compatriotes de l'arrière-pays, du « pays en dehors ».
Du reste, Joseph et ceux qui risquent d'être paralysés ou même de mourir à cause de ce mal veulent croire à l'existence de l'Etat et de la notion de solidarité. Tout simplement...
Roberson Alphonserobersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46251&PubDate=2007-07-16
Un vieux chapeau sur la tête, le visage passablement creusé par la misère, Joseph, 50 ans, est assis à l'ombre d'un corossolier sur la cour de l'église de Korosse, une localité de Savanette dans le bas Plateau Central.
Les yeux voilés par une douleur contenue, il se met brusquement à gratter ses talons où des larves arthropodes responsables de la chique ou Tungiase ont élu domicile.
« C'est comme ça. Parfois, je passe des nuits blanches à me gratter », explique-t-il en évitant soigneusement les parties hypersensibles et celles littéralement dépecées par les insectes voraces.
« Les recettes à base de plantes médicinales n'ont été d'aucun secours », déplore-t-il.
En plein conciliabule avec son jeune fils, lui aussi souffrant de la maladie, il est happé par le récit tragique d'un compère : ...les chiques se sont répandues sur tout le corps de ma mère. Et avant de mourir, elles lui ont mangé les yeux ». Le comble pour Joseph, est d'apprendre d'un leader communautaire que dans la seule localité de Ravine Palme où il vit, plus de 200 cas sont dénombrés.
« La Chique, jadis éradiquée à Savanette est revenue au début des années 2000. Sournoise, elle fait des ravages dans la communauté et particulièrement dans les mornes au cours de la saison sèche », poursuit son interlocuteur.« Imagine le quotidien d'une personne atteinte de chique qui doit marcher au moins 4 heures pour trouver de l'eau », dit-il comme pour inviter à la réflexion. Face aux difficultés de ceux qui sont atteints de chique, Ambroise, un sexagénaire, estime que l'Etat n'existe plus.
« J'étais encore en culotte courte quand j'accompagnais le commandant Lobo partout à travers les mornes pour réaliser le recensement des personnes souffrant de « Pian » et de chique afin afin d'être soignées. C'était l'époque où le Dr François Duvalier dirigeait une campagne nationale contre ces maladies », se souvient-il avec nostalgie.« Nous n'avons pas de président dans le pays. Les responsables de l'Etat ne pensent qu'à s'enrichir », maugrée-t-il.Selon le député de Savanette Joseph Louis Joël, le ministère de la Santé publique doit intervenir incessamment à Savanette, à Boucan Carré, à Thomonde et à Cerca Cavajal où des cas de chique sont signalés.Le parlementaire qui a organisé le vendredi 13 juillet 2007 une distribution de chaussures (boyo) dans sa circonscription en présence de M. Jean Alix Boyer, directeur général du Ministère des Affaires sociales, estime que son intervention n'est qu'un palliatif.« L'idéal serait de soigner ces gens », déclare-t-il.
Susceptible d'entraîner la paralysie, la chique, une maladie de la misère que l'on peut éviter en portant des chaussures révèle l'état d'urgence de bon nombre de nos compatriotes de l'arrière-pays, du « pays en dehors ».
Du reste, Joseph et ceux qui risquent d'être paralysés ou même de mourir à cause de ce mal veulent croire à l'existence de l'Etat et de la notion de solidarité. Tout simplement...
Roberson Alphonserobersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46251&PubDate=2007-07-16
lundi 16 juillet 2007
Aux grands maux, de grands remèdes
Des observateurs se demandent pourquoi s'attaque-t-on aux marchands de médicaments dans les rues, alors que les grossistes ne sont point inquiétés? Remonter la filière des gros importateurs, identifier ces derniers ne faciliterait-il pas le travail du Ministère de la Santé publique? Jeudi après-midi, des "pharmaciens ambulants" ont été littéralement assaillis par des agents de la PNH et du MSPP.
Un marchand ambulant de médicaments a été menotté puis relâché au même moment au Portail Léogâne lors de l'opération coup de poing mené par des officiers sanitaires du ministère de la Santé publique, jeudi après midi, dans le cadre de l'interdiction de vente de produits pharmaceutiques dans les rues et dans les autobus. Bravant les agents de la Police nationale d'Haïti, ce marchand a lutté vainement pour empêcher la saisie de son important chariot de médicaments. Les policiers, les officiers sanitaires et les agents de sécurité du ministère de la Santé se sont rués sur son chariot et ont tout basculé dans un pick-up rempli de médicaments à ras bord.
L'absence remarquable d'inspecteurs de la mairie de Port-au-Prince
C'était un véritable branle-bas au Portail. Des gens accouraient, de longues files de voitures se formaient. Des marchands tentaient de s'enfuir avec leurs cônes de médicaments ; des agents les en empêchaient. Les tablettes de comprimés et les bouteilles de sirop répandues sur le sol étaient aussitôt ramassées par des marchands en pleurs et d'autres profiteurs noyés dans le public. « Yo pap janm atake ajans yo ni gwo zouzoun k ap vann nou medikaman yo », se plaint une victime, citant les noms de quelques agences de produits pharmaceutiques faisant le commerce avec les petites bourses. Les observateurs sur place ont pu constater l'absence des inspecteurs de la municipalité de Port-au-Prince. Récemment, dans un communiqué de presse publié conjointement avec la mairie de Port-au-Prince, le ministère de la Santé publique avait fait savoir que des officiers sanitaires et des inspecteurs de ladite municipalité allaient être déployés afin de procéder à la saisie des médicaments à travers les rues.L'opération menée sans les inspecteurs municipaux a démarré à la rue Mgr Guilloux. Au marché Salomon, il n'y avait pas un chat. L'information avait fuité. A la rue Oswald Durand, quelques incrédules ont fait les frais de l'opération. Elle s'est poursuivie sur une portion du Boulevard Jean-Jacques Dessalines.« Yo kite nou de bra balanse », crie un marchand. D'autres réclament des mesures d'accompagnement. « Tout vi m se la li ye, wi », enchaîne une autre victime.Le point de presse du MSPPTout de suite après la grande razzia à travers les rues, un point de presse a eu lieu au ministère de la Santé publique.
« Quelle alternative pour les marchands de médicaments ? » ont demandé des journalistes au directeur général du ministère de la Santé, le Dr Gabriel Thimothé. Celui-ci a fait remarquer que le ministère ne peut pas entrer dans une logique de dédommagement. D'autres entités de l'Etat, comme le ministère des Affaires sociales, pourraient s'en charger, a-t-il laissé entendre. « Il semblerait qu'un laboratoire dominicain produit des médicaments contrefaits pour Haïti », a informé Dr Thimothé. Beaucoup de médicaments proviendraient dans la zone d'Elias Pinas, par la frontière haitiano-dominicaine. Une enquête est en cours, a-t-il ajouté. Entre-temps, le MSPP a déjà rencontré un collège de médecins dominicains, récemment venus en Haïti. Les médicaments contrefaits, qualifiés de tueurs, sont un danger pour la population haïtienne. Cette question, a déclaré Dr Thimothé, sera soulevée à un niveau plus élevé entre les autorités haïtiennes et dominicaines.
Parallèlement aux saisies effectuées à Port-au-Prince, des actions sont menées à Desdunes, à Marchand, au Cap, à St-Marc et aux Gonaïves. Un certain Andieu Pierre, propriétaire d'un laboratoire de produits pharmaceutiques, dans le quartier de K-soleil, a été arrêté et mis en garde à vue aux Gonaïves, le mois dernier, à la suite d'une décente des lieux d'inspecteurs sanitaires du ministère de la Santé publique et d'agents de la Police nationale d'Haïti.Pour détruire les stocks de médicaments récupérés, le MSPP fera venir en Haïti un incinérateur spécial, a mentionné Dr Gabriel Thimothé tout en soulignant que les opérations de saisies vont s'intensifier dans les prochains jours. D'autres mairies se trouvant dans l'aire métropolitaine, notamment Tabarre, Pétion-Ville, Carrefour et Delmas ont répondu à l'appel du ministère de la Santé publique.Les observateurs se demandent pourquoi s'attaque-t-on aux petits marchands alors que les grossistes ne sont point inquiétés?Des agences de distribution et pharmacies de la place liquident des médicaments expirés aux petits marchands. Des produits pharmaceutiques contrefaits circulent librement sur le marché. Quelles sont ces agences? Depuis quand fonctionnent-elles dans le pays? Quels sont les moyens dont elles disposent? Comment arrivent-elles à contourner tout contrôle légal? A un moment où la presse mentionne des décès survenus à la suite de la consommation de médicaments contrefaits, il est urgent de remonter à la source du problème. Quand la santé de la population est menacée, il faut de grands remèdes.
Péguy André Joseph
Peguy_andre@yahoo.frClaude
Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
Un marchand ambulant de médicaments a été menotté puis relâché au même moment au Portail Léogâne lors de l'opération coup de poing mené par des officiers sanitaires du ministère de la Santé publique, jeudi après midi, dans le cadre de l'interdiction de vente de produits pharmaceutiques dans les rues et dans les autobus. Bravant les agents de la Police nationale d'Haïti, ce marchand a lutté vainement pour empêcher la saisie de son important chariot de médicaments. Les policiers, les officiers sanitaires et les agents de sécurité du ministère de la Santé se sont rués sur son chariot et ont tout basculé dans un pick-up rempli de médicaments à ras bord.
L'absence remarquable d'inspecteurs de la mairie de Port-au-Prince
C'était un véritable branle-bas au Portail. Des gens accouraient, de longues files de voitures se formaient. Des marchands tentaient de s'enfuir avec leurs cônes de médicaments ; des agents les en empêchaient. Les tablettes de comprimés et les bouteilles de sirop répandues sur le sol étaient aussitôt ramassées par des marchands en pleurs et d'autres profiteurs noyés dans le public. « Yo pap janm atake ajans yo ni gwo zouzoun k ap vann nou medikaman yo », se plaint une victime, citant les noms de quelques agences de produits pharmaceutiques faisant le commerce avec les petites bourses. Les observateurs sur place ont pu constater l'absence des inspecteurs de la municipalité de Port-au-Prince. Récemment, dans un communiqué de presse publié conjointement avec la mairie de Port-au-Prince, le ministère de la Santé publique avait fait savoir que des officiers sanitaires et des inspecteurs de ladite municipalité allaient être déployés afin de procéder à la saisie des médicaments à travers les rues.L'opération menée sans les inspecteurs municipaux a démarré à la rue Mgr Guilloux. Au marché Salomon, il n'y avait pas un chat. L'information avait fuité. A la rue Oswald Durand, quelques incrédules ont fait les frais de l'opération. Elle s'est poursuivie sur une portion du Boulevard Jean-Jacques Dessalines.« Yo kite nou de bra balanse », crie un marchand. D'autres réclament des mesures d'accompagnement. « Tout vi m se la li ye, wi », enchaîne une autre victime.Le point de presse du MSPPTout de suite après la grande razzia à travers les rues, un point de presse a eu lieu au ministère de la Santé publique.
« Quelle alternative pour les marchands de médicaments ? » ont demandé des journalistes au directeur général du ministère de la Santé, le Dr Gabriel Thimothé. Celui-ci a fait remarquer que le ministère ne peut pas entrer dans une logique de dédommagement. D'autres entités de l'Etat, comme le ministère des Affaires sociales, pourraient s'en charger, a-t-il laissé entendre. « Il semblerait qu'un laboratoire dominicain produit des médicaments contrefaits pour Haïti », a informé Dr Thimothé. Beaucoup de médicaments proviendraient dans la zone d'Elias Pinas, par la frontière haitiano-dominicaine. Une enquête est en cours, a-t-il ajouté. Entre-temps, le MSPP a déjà rencontré un collège de médecins dominicains, récemment venus en Haïti. Les médicaments contrefaits, qualifiés de tueurs, sont un danger pour la population haïtienne. Cette question, a déclaré Dr Thimothé, sera soulevée à un niveau plus élevé entre les autorités haïtiennes et dominicaines.
Parallèlement aux saisies effectuées à Port-au-Prince, des actions sont menées à Desdunes, à Marchand, au Cap, à St-Marc et aux Gonaïves. Un certain Andieu Pierre, propriétaire d'un laboratoire de produits pharmaceutiques, dans le quartier de K-soleil, a été arrêté et mis en garde à vue aux Gonaïves, le mois dernier, à la suite d'une décente des lieux d'inspecteurs sanitaires du ministère de la Santé publique et d'agents de la Police nationale d'Haïti.Pour détruire les stocks de médicaments récupérés, le MSPP fera venir en Haïti un incinérateur spécial, a mentionné Dr Gabriel Thimothé tout en soulignant que les opérations de saisies vont s'intensifier dans les prochains jours. D'autres mairies se trouvant dans l'aire métropolitaine, notamment Tabarre, Pétion-Ville, Carrefour et Delmas ont répondu à l'appel du ministère de la Santé publique.Les observateurs se demandent pourquoi s'attaque-t-on aux petits marchands alors que les grossistes ne sont point inquiétés?Des agences de distribution et pharmacies de la place liquident des médicaments expirés aux petits marchands. Des produits pharmaceutiques contrefaits circulent librement sur le marché. Quelles sont ces agences? Depuis quand fonctionnent-elles dans le pays? Quels sont les moyens dont elles disposent? Comment arrivent-elles à contourner tout contrôle légal? A un moment où la presse mentionne des décès survenus à la suite de la consommation de médicaments contrefaits, il est urgent de remonter à la source du problème. Quand la santé de la population est menacée, il faut de grands remèdes.
Péguy André Joseph
Peguy_andre@yahoo.frClaude
Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
vendredi 6 juillet 2007
Une pharmacie vendant un médicament contrefait est sous scellés
Le juge au tribunal de Paix section sud de Port-au-Prince, James Saint Jean, a sur requête du ministère de la santé mis sous scellés le centre hospitalier de la vie à la ruelle Waag, responsable de la vente de médicaments contrefaits. Une jeune femme, Ansy Georges, 34 ans, est décédée mardi à midi au Centre hospitalier de la vie, 7 minutes après avoir reçu de la Pentazocine, ou Pentaphene. " Ansy Georges, se portait bien après avoir été opérée pour une fibrome, quand pour des raisons que j'ignore, le médecin soignant lui a administré une piqûre", a expliqué son mari Denis Jean Emmanuel.
La directrice générale a.i. du ministère de la santé, Jocelyne Pierre, qui accompagnait le juge de paix a confisqué tous les médicaments qui seront analysés par les techniciens du ministère. Elle annonce que toutes les pharmacies vendant des médicaments périmés ou contrefait seront fermées par le ministère de la santé dans les prochains jours. " Nous avons les provisions légales pour procéder à la fermeture de n’importe quelle structure de santé", assure Mme Pierre précisant que la pentazocine en question ressemble à un médicament contrefait. La directrice a.i. du ministère de la santé précise que cette drogue est vendue uniquement sous requête d’un médecin, soulignant que celui-ci doit endosser les responsabilités liés à l’administration du médicament. "La Pentazocine contrefaite avait déjà causé la mort d'une personne aux Gonaïves, il y a un mois, mais ne pensions pas qu’elle était vendue à Port-au-Prince parce que l’agence distributrice est légalement enregistrée", ajoute t-elle. Dr Pierre annonce que l’Organisation Mondiale de la Santé, analyse les médicaments incriminés et précise que les résultats seront communiqués bientôt au public. " Je suis surpris de voir que des médecins continuent à prescrire ces médicaments aux malades", déclare Jocelyne Pierre précisant que toutes les pharmacies qui n’ont pas une autorisation légale seront fermées.
La Pentazocine est un analgésique, diminue la douleur en bloquant les influx nerveux douloureux destinés au cerveau et à la moelle épinière. Le surdosage peut se manifester par une bradypnée (ralentissement de la respiration), un myosis (constriction des pupilles), un sommeil profond et un arrêt respiratoire, coma.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12800
La directrice générale a.i. du ministère de la santé, Jocelyne Pierre, qui accompagnait le juge de paix a confisqué tous les médicaments qui seront analysés par les techniciens du ministère. Elle annonce que toutes les pharmacies vendant des médicaments périmés ou contrefait seront fermées par le ministère de la santé dans les prochains jours. " Nous avons les provisions légales pour procéder à la fermeture de n’importe quelle structure de santé", assure Mme Pierre précisant que la pentazocine en question ressemble à un médicament contrefait. La directrice a.i. du ministère de la santé précise que cette drogue est vendue uniquement sous requête d’un médecin, soulignant que celui-ci doit endosser les responsabilités liés à l’administration du médicament. "La Pentazocine contrefaite avait déjà causé la mort d'une personne aux Gonaïves, il y a un mois, mais ne pensions pas qu’elle était vendue à Port-au-Prince parce que l’agence distributrice est légalement enregistrée", ajoute t-elle. Dr Pierre annonce que l’Organisation Mondiale de la Santé, analyse les médicaments incriminés et précise que les résultats seront communiqués bientôt au public. " Je suis surpris de voir que des médecins continuent à prescrire ces médicaments aux malades", déclare Jocelyne Pierre précisant que toutes les pharmacies qui n’ont pas une autorisation légale seront fermées.
La Pentazocine est un analgésique, diminue la douleur en bloquant les influx nerveux douloureux destinés au cerveau et à la moelle épinière. Le surdosage peut se manifester par une bradypnée (ralentissement de la respiration), un myosis (constriction des pupilles), un sommeil profond et un arrêt respiratoire, coma.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12800
Un centre ophtalmologique moderne
Désormais, à l'Hôpital La Renaissance, on soigne les maladies des yeux ! Un personnel traitant, composé de 17 médecins et infirmières, travaille à l'éradication de certaines maladies bénignes qui, pourtant, ravagent la vue dans le monde. Ils interviennent aussi au niveau chirurgical. Bel-Air dispose désormais d'un centre ophtalmologique grâce aux coopérants cubains
Le président René Préval et le vice-président cubain Esteban Lazo ont inauguré, ce jeudi, le Centre ophtalmologique haïtiano-cubain situé à proximité de la cathédrale de Port-au-Prince. Cette cérémonie à laquelle ont participé le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, plusieurs ministres du gouvernement dont celui de la Santé publique et de la Population, le Dr Robert Auguste, et un large éventail de coopérants cubains et d'anciens étudiants haïtiens de Cuba a permis de noter la dimension de la coopération entre les deux pays ainsi que la pertinence des actions menées, notamment dans le domaine médical, par les experts cubains qui n'ont pas marchandé leur service.
Soins préventifs et intensifs et interventions chirurgicales au niveau de l'oeil seront pratiqués par les 17 coopérants formant le personnel soignant de ce centre. Logé dans les locaux de l'ancien Centre hospitalier de la Renaissance, le centre ophtalmologique aux quelque 20 lits disponibles peut accueillir plusieurs dizaines de patients par jour. Plus de 25.000 personnes ont déjà été soignées pour sa première année de fonctionnement.
Après celui des Gonaïves, le centre ophtalmologique du Bel-Air est la deuxième structure du genre, mise en oeuvre dans le cadre de la coopération entre Haïti et la République castriste. Plus de 37.000 personnes ont pu être traitées dans ces deux centres. Selon les chiffres avancés par les responsables de la coopération, 536 coopérants cubains travaillent en Haïti dont 417 prêtent leurs services dans les brigades médicales du Programme de santé intégral, 31 dans les centres ophtalmologiques des Gonaïves et du Bel-Air et les autres répartis dans différentes sphères de développement. Une forte assistance... « 50 millions de personnes dans le monde perdent leur vue à cause de maladies qui pourraient être prévenues », a affirmé le directeur général de ce Centre ophtalmologique haïtiano-cubain, le Dr Jorge Fernandez.
Selon lui, en Amérique latine et dans les Caraïbes, 8000 sur chaque million d'habitants sont atteints de cécité en raison de la précarité des services de santé. Un million et demi d'enfants de moins de 16 ans font partie de cette liste. Il avance que ces maladies, en dépit de leur susceptibilité d'être traitées, représentent un drame pour l'humanité.
En dépit du blocus rigoureux et génocidaire auquel il fait face, selon M. Lazo, Cuba a noué des relations de coopération avec 154 pays et exécute 800 projets de développement économique et social dans lesquels sont impliqués plus de 142.000 spécialistes et techniciens cubains. « 32.187 de ces professionnels travaillent dans le domaine de la santé publique au niveau de 101 pays », ajoute-t-il. Des Etats latino-américains, caribéens, asiatiques et africains bénéficient de cette coopération.Témoignages du président« Je suis là pour témoigner de la qualité des soins offerts dans ce centre. Il y a 15 jours, ma soeur s'est fait opérer ici. Cette semaine, c'était le tour de la mère du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis à subir une intervention chirurgicale dans ce même centre. Et toutes ces opérations ont eu des résultats satisfaisants », a affirmé René Préval d'un air gai et reconnaissant.
M. Préval a profité de la présence du vice-président cubain pour renouveler sa gratitude à l'égard de son homologue cubain Fidel Castro. Selon lui, grâce à l'aide cubaine, 850 jeunes étudient à Cuba.Tout en vantant la technologie de pointe utilisée au centre du Bel-Air, M. Préval prévoit la mise en place d'autres structures pareilles dans les prochaines années.
Le président Préval et la délégation gouvernementale ont également profité de leur présence au Bel-Air pour visiter les détaillants victimes de l'incendie qui a récemment ravagé le marché de la Cathédrale. Ce qui a provoqué de l'agitation dans les parages du centre.
Lima Soirélus
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45826&PubDate=2007-07-05
Le président René Préval et le vice-président cubain Esteban Lazo ont inauguré, ce jeudi, le Centre ophtalmologique haïtiano-cubain situé à proximité de la cathédrale de Port-au-Prince. Cette cérémonie à laquelle ont participé le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, plusieurs ministres du gouvernement dont celui de la Santé publique et de la Population, le Dr Robert Auguste, et un large éventail de coopérants cubains et d'anciens étudiants haïtiens de Cuba a permis de noter la dimension de la coopération entre les deux pays ainsi que la pertinence des actions menées, notamment dans le domaine médical, par les experts cubains qui n'ont pas marchandé leur service.
Soins préventifs et intensifs et interventions chirurgicales au niveau de l'oeil seront pratiqués par les 17 coopérants formant le personnel soignant de ce centre. Logé dans les locaux de l'ancien Centre hospitalier de la Renaissance, le centre ophtalmologique aux quelque 20 lits disponibles peut accueillir plusieurs dizaines de patients par jour. Plus de 25.000 personnes ont déjà été soignées pour sa première année de fonctionnement.
Après celui des Gonaïves, le centre ophtalmologique du Bel-Air est la deuxième structure du genre, mise en oeuvre dans le cadre de la coopération entre Haïti et la République castriste. Plus de 37.000 personnes ont pu être traitées dans ces deux centres. Selon les chiffres avancés par les responsables de la coopération, 536 coopérants cubains travaillent en Haïti dont 417 prêtent leurs services dans les brigades médicales du Programme de santé intégral, 31 dans les centres ophtalmologiques des Gonaïves et du Bel-Air et les autres répartis dans différentes sphères de développement. Une forte assistance... « 50 millions de personnes dans le monde perdent leur vue à cause de maladies qui pourraient être prévenues », a affirmé le directeur général de ce Centre ophtalmologique haïtiano-cubain, le Dr Jorge Fernandez.
Selon lui, en Amérique latine et dans les Caraïbes, 8000 sur chaque million d'habitants sont atteints de cécité en raison de la précarité des services de santé. Un million et demi d'enfants de moins de 16 ans font partie de cette liste. Il avance que ces maladies, en dépit de leur susceptibilité d'être traitées, représentent un drame pour l'humanité.
En dépit du blocus rigoureux et génocidaire auquel il fait face, selon M. Lazo, Cuba a noué des relations de coopération avec 154 pays et exécute 800 projets de développement économique et social dans lesquels sont impliqués plus de 142.000 spécialistes et techniciens cubains. « 32.187 de ces professionnels travaillent dans le domaine de la santé publique au niveau de 101 pays », ajoute-t-il. Des Etats latino-américains, caribéens, asiatiques et africains bénéficient de cette coopération.Témoignages du président« Je suis là pour témoigner de la qualité des soins offerts dans ce centre. Il y a 15 jours, ma soeur s'est fait opérer ici. Cette semaine, c'était le tour de la mère du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis à subir une intervention chirurgicale dans ce même centre. Et toutes ces opérations ont eu des résultats satisfaisants », a affirmé René Préval d'un air gai et reconnaissant.
M. Préval a profité de la présence du vice-président cubain pour renouveler sa gratitude à l'égard de son homologue cubain Fidel Castro. Selon lui, grâce à l'aide cubaine, 850 jeunes étudient à Cuba.Tout en vantant la technologie de pointe utilisée au centre du Bel-Air, M. Préval prévoit la mise en place d'autres structures pareilles dans les prochaines années.
Le président Préval et la délégation gouvernementale ont également profité de leur présence au Bel-Air pour visiter les détaillants victimes de l'incendie qui a récemment ravagé le marché de la Cathédrale. Ce qui a provoqué de l'agitation dans les parages du centre.
Lima Soirélus
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45826&PubDate=2007-07-05
jeudi 28 juin 2007
Paludisme....20.000 cas diagnostiqués annuellement
Une enquête du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) en attente de publication révèle que la malaria est en nette progression en Haïti. A l'occasion de la première journée nationale de la malaria, ce jeudi 28 juin 2007, tous les secteurs du pays sont invités à réfléchir sur la meilleure stratégie à adopter pour combattre la maladie (on se surprend à rêver du défunt Service National d'Eradication de la Malaria (SNEM) dans les années 60).
20 mille cas de malaria sont diagnostiqués annuellement dans le pays. Les départements de l'Artibonite et du Sud ne sont plus les seuls foyers de cette maladie ayant causé la mort, selon les chiffres officiels, d'une quinzaine de personnes chaque année. Une étude réalisée pour le compte du MSPP au début du mois de juin montre que la malaria n'est pas présente uniquement dans les zones rurales, mais surtout dans les grandes villes du pays. « C'est la dégradation de l'environnement qui en est responsable », affirme Dr Marie Denise Milord, coordonnatrice des programmes nationaux de malaria et filariose lymphatique (CPNMFL). La grande majorité de la population haïtienne, soit six millions de personnes, courent aujourd'hui le risque d'attraper la maladie. Conscients de ce danger, le MSPP et ses partenaires cherchent à renforcer la lutte contre cette maladie causée par la piqûre des anophèles. Désormais, la date du 28 juin est retenue comme la journée nationale de la malaria. La première journée sera célébrée à travers tout le pays demain jeudi. « En instituant cette journée, nous voulons mobiliser la population haïtienne autour de la problématique de la malaria », soutient Dr Marie Denise Milord.
La malaria appelée encore paludisme est une parasitose due à un protozoaire transmis par la piqûre d'un moustique femelle, l'anophèle, provoquant des fièvres intermittentes. Elle est une maladie endémique. Son traitement ne dure que trois jours et est peu coûteux. La lutte nationale contre la malaria est financée à hauteur de 14,8 millions dollars par Fonds mondial sur une période de cinq ans. Cette enveloppe gérée par le MSPP et 12 sous-récipiendaires est jugée insuffisante par les responsables de la CPNMFL pour une lutte efficace contre la malaria. Les responsables de la CPNMFL estiment que l'élimination de la malaria en Haïti reste un objectif possible à atteindre. Pour y arriver, ils réclament la collaboration de tous les secteurs du pays. Aussi, invitent-ils la population à mieux protéger l'environnement.
La célébration de la première journée nationale de la malaria sera l'occasion pour les responsables du MSPP de clôturer un ensemble d'activités liées à la malaria lancées dans les 10 départements géographiques du pays depuis le 27 avril dernier. « Conférences-débats, test de dépistage, distribution de médicaments, de t-shirts et de pamphlets », tout sera au rendez-vous.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45475&PubDate=2007-06-28
Commentaires :
Il est très difficile d’envisager une éradication du paludisme en Haïti en considérant les conditions d’insalubrité qui caractérise l’environnement sanitaire du pays. Il est vrai qu’une telle prouesse ne saurait ne pas se baser sur une collaboration étroite de tous les secteurs de la vie nationale.
20 mille cas de malaria sont diagnostiqués annuellement dans le pays. Les départements de l'Artibonite et du Sud ne sont plus les seuls foyers de cette maladie ayant causé la mort, selon les chiffres officiels, d'une quinzaine de personnes chaque année. Une étude réalisée pour le compte du MSPP au début du mois de juin montre que la malaria n'est pas présente uniquement dans les zones rurales, mais surtout dans les grandes villes du pays. « C'est la dégradation de l'environnement qui en est responsable », affirme Dr Marie Denise Milord, coordonnatrice des programmes nationaux de malaria et filariose lymphatique (CPNMFL). La grande majorité de la population haïtienne, soit six millions de personnes, courent aujourd'hui le risque d'attraper la maladie. Conscients de ce danger, le MSPP et ses partenaires cherchent à renforcer la lutte contre cette maladie causée par la piqûre des anophèles. Désormais, la date du 28 juin est retenue comme la journée nationale de la malaria. La première journée sera célébrée à travers tout le pays demain jeudi. « En instituant cette journée, nous voulons mobiliser la population haïtienne autour de la problématique de la malaria », soutient Dr Marie Denise Milord.
La malaria appelée encore paludisme est une parasitose due à un protozoaire transmis par la piqûre d'un moustique femelle, l'anophèle, provoquant des fièvres intermittentes. Elle est une maladie endémique. Son traitement ne dure que trois jours et est peu coûteux. La lutte nationale contre la malaria est financée à hauteur de 14,8 millions dollars par Fonds mondial sur une période de cinq ans. Cette enveloppe gérée par le MSPP et 12 sous-récipiendaires est jugée insuffisante par les responsables de la CPNMFL pour une lutte efficace contre la malaria. Les responsables de la CPNMFL estiment que l'élimination de la malaria en Haïti reste un objectif possible à atteindre. Pour y arriver, ils réclament la collaboration de tous les secteurs du pays. Aussi, invitent-ils la population à mieux protéger l'environnement.
La célébration de la première journée nationale de la malaria sera l'occasion pour les responsables du MSPP de clôturer un ensemble d'activités liées à la malaria lancées dans les 10 départements géographiques du pays depuis le 27 avril dernier. « Conférences-débats, test de dépistage, distribution de médicaments, de t-shirts et de pamphlets », tout sera au rendez-vous.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45475&PubDate=2007-06-28
Commentaires :
Il est très difficile d’envisager une éradication du paludisme en Haïti en considérant les conditions d’insalubrité qui caractérise l’environnement sanitaire du pays. Il est vrai qu’une telle prouesse ne saurait ne pas se baser sur une collaboration étroite de tous les secteurs de la vie nationale.
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