By JONATHAN M. KATZ, the Associated Press Wednesday, October 20, 2010; 7:53 PM
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Health officials in rural Haiti are investigating a possible disease outbreak that could be responsible for dozens of deaths and a surge in hospital patients, U.N. aid workers said Wednesday.
Haitian government officials say at least 19 people have died after suffering brief bouts of fever, vomiting and severe diarrhea, with dozens of more deaths suspected. Most are reportedly children.
Hundreds of patients reporting those symptoms have overwhelmed a hospital in the seaside town of St. Marc, some 45 miles (about 70 kilometers) north of the capital of Port-au-Prince, Catherine Huck, country deputy for the U.N. Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, told The Associated Press.
It remains unclear if the cases are linked. U.N. and Haitian health care workers are running tests for cholera, typhoid and other diseases, with results possible on Thursday, said OCHA-Haiti spokeswoman Jessica DuPlessis.
"We are trying to connect all the dots," Huck said.
The Artibonite is Haiti's most important farming region. The area was not severely damaged in the Jan. 12 earthquake but received thousands of refugees from the wrecked capital to the south, many of whom stayed.
Hospitals in the area have enough supplies to respond to a fatal outbreak of diarrhea, including rehydration salts, for about three days, DuPlessis said. Officials overseeing sanitation and water in areas affected by the earthquake, where 1.3 million people live under tarps and tents in squatter settlements, have also been notified.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/10/20/AR2010102006051.html
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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jeudi 21 octobre 2010
samedi 16 octobre 2010
Haïti: un hôpital en containers à Léogane
Un hôpital « en dur » vient d'être inauguré à Léogâne, une ville particulièrement touchée par le séisme de janvier dernier. Edifié en cinq mois, il est prévu pour durer plusieurs années. Haïti: La ville de Léogâne, la plus proche de l'épicentre du séisme qui a dévasté Haïti le 12 janvier dernier dispose désormais d'un hôpital flambant neuf. Construit avec des containers préfabriqués, il dispose d'une capacité d'accueil de 120 lits. Les équipes MSF, qui dispensaient jusque là leurs soins sous tentes, y ont transféré l'ensemble de leurs patients au mois de septembre.
«Nous devions terminer le plus vite possible pour éviter la saison des cyclones. Normalement, il faut au moins une année pour faire aboutir un tel projet», explique Guillaume Queyras, responsable de la logistique à MSF. Au final, le chantier aura duré cinq mois.
Les containers offrent une surface de 1700 m2, 120 lits, deux blocs opératoires, un service de radiologie, sept salles de consultation... Le bâtiment est autonome en eau et en énergie. La structure pourra aussi être adaptée selon les besoins.
La construction aura coûté 2 millions de dollars et les frais de fonctionnement sont estimés entre 7 et 8 millions de dollars par an, ce qui comprend les salaires des 400 collaborateurs.
Le seul hôpital de la région
Malgré les destructions provoquées par le séisme, le quotidien a rapidement regagné ses droits dans la région de Léogâne. Depuis le mois de mars, les hospitalisations ne sont plus directement liées au tremblement de terre. Une fois les routes déblayées, le trafic a repris. Les accidents aussi. «Nous recevons trois ou quatre accidentés par jour. Les gens se déplacent beaucoup à moto. Les blessures sont donc très graves. Quand un bus est impliqué, nous avons des dizaines de blessés», explique Stéphane Reynier de Montlaux, le chef de la mission MSF à Léogâne.
Toutefois, les accouchements et les éventuelles complications constituent le coeur des activités de MSF. Ils représentent 80% des admissions d'urgence. L'hôpital de Léogâne prend aussi en charge les victimes de violences sexuelles et dispose d'un service de planning familial.
«Avant le séisme et notre arrivée ici, cela faisait deux ans qu'il n'y avait plus aucune structure de santé dans la région, indique Stéphane Reynier de Montlaux.. Il existait une clinique privée à Léogâne. Malgré les besoins énormes, elle a fait faillite faute de clients. Ce qui n'est pas étonnant quand on sait que 70% de la population haïtienne vit avec moins de deux dollars par jour et qu'une césarienne coûte environ 125 dollars, rien que pour l'acte médical.»
Construit pour durer
La durée de vie de l'hôpital est estimée à cinq ans minimum. Dix ans si la structure est bien entretenue. MSF espère que les autorités haïtiennes reprendront les containers ou construiront un nouvel hôpital sur le même site. «Nous avons eu des discussions informelles avec le gouvernement. Il y a un intérêt. Mais les négociations ne font que commencer et nous insisterons pour que les soins continuent d'être gratuits», conclut Stéphane Reynier de Montlaux.
MSF
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84697&PubDate=2010-10-15
HRV Commente:
Le problème avec Haïti c'est que en 2060, la ville de Leogane ne comptera que cet hopital en containers qui sera délabré et méconnaissable. Pour les raisons que vous savez. Les choses ont toujours évoluées dans ce sens en Haïti. Pourquoi cela changerait-il?
«Nous devions terminer le plus vite possible pour éviter la saison des cyclones. Normalement, il faut au moins une année pour faire aboutir un tel projet», explique Guillaume Queyras, responsable de la logistique à MSF. Au final, le chantier aura duré cinq mois.
Les containers offrent une surface de 1700 m2, 120 lits, deux blocs opératoires, un service de radiologie, sept salles de consultation... Le bâtiment est autonome en eau et en énergie. La structure pourra aussi être adaptée selon les besoins.
La construction aura coûté 2 millions de dollars et les frais de fonctionnement sont estimés entre 7 et 8 millions de dollars par an, ce qui comprend les salaires des 400 collaborateurs.
Le seul hôpital de la région
Malgré les destructions provoquées par le séisme, le quotidien a rapidement regagné ses droits dans la région de Léogâne. Depuis le mois de mars, les hospitalisations ne sont plus directement liées au tremblement de terre. Une fois les routes déblayées, le trafic a repris. Les accidents aussi. «Nous recevons trois ou quatre accidentés par jour. Les gens se déplacent beaucoup à moto. Les blessures sont donc très graves. Quand un bus est impliqué, nous avons des dizaines de blessés», explique Stéphane Reynier de Montlaux, le chef de la mission MSF à Léogâne.
Toutefois, les accouchements et les éventuelles complications constituent le coeur des activités de MSF. Ils représentent 80% des admissions d'urgence. L'hôpital de Léogâne prend aussi en charge les victimes de violences sexuelles et dispose d'un service de planning familial.
«Avant le séisme et notre arrivée ici, cela faisait deux ans qu'il n'y avait plus aucune structure de santé dans la région, indique Stéphane Reynier de Montlaux.. Il existait une clinique privée à Léogâne. Malgré les besoins énormes, elle a fait faillite faute de clients. Ce qui n'est pas étonnant quand on sait que 70% de la population haïtienne vit avec moins de deux dollars par jour et qu'une césarienne coûte environ 125 dollars, rien que pour l'acte médical.»
Construit pour durer
La durée de vie de l'hôpital est estimée à cinq ans minimum. Dix ans si la structure est bien entretenue. MSF espère que les autorités haïtiennes reprendront les containers ou construiront un nouvel hôpital sur le même site. «Nous avons eu des discussions informelles avec le gouvernement. Il y a un intérêt. Mais les négociations ne font que commencer et nous insisterons pour que les soins continuent d'être gratuits», conclut Stéphane Reynier de Montlaux.
MSF
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84697&PubDate=2010-10-15
HRV Commente:
Le problème avec Haïti c'est que en 2060, la ville de Leogane ne comptera que cet hopital en containers qui sera délabré et méconnaissable. Pour les raisons que vous savez. Les choses ont toujours évoluées dans ce sens en Haïti. Pourquoi cela changerait-il?
dimanche 29 août 2010
Garantir le droit à la santé en Haïti, une obligation de l’État
P-au-P, 28 août 2010 [AlterPresse] --- L’établissement d’un véritable système politique de santé axé sur la prévention et le traitement, accompagné d’une volonté politique, est le point de départ pour garantir l’accès de la population haïtienne des dix (10) départements géographiques aux soins de santé, considère le docteur psychiatre Harrisson Ernest, qui intervenait le vendredi 27 août, dans le cadre des conférences-débats (derniers vendredis de chaque mois) de la plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh). « La promulgation de lois et de procédures sanitaires par l’État haïtien et un engagement, de sa part, à les respecter, sont fondamentaux pour permettre aux habitants, de toutes les sections communales, de jouir de leur droit à la santé », soutient Ernest, à cette conférence-débat déroulée autour du thème « la problématique des droits à la santé en Haïti ».
Dans ce processus de respect du droit à la santé, le psychiatre intervenant insiste non seulement sur la formation des citoyennes et citoyens quant à la situation épidémiologique du pays, mais aussi sur l’apport global des organisations sociales.
Les recommandations issues de la conférence-débat posent l’exigence d’une transversalité entre les différentes actions des ministères : de la santé publique, en surveillant la qualité des soins donnés ; de l’éducation nationale, en s’assurant d’une bonne formation des médecins ; de l’agriculture et de l’économie, dans la production des aliments et le contrôle de leur qualité ; des affaires sociales, dans le contrôle du traitement accordé aux travailleuses et travailleurs dans les institutions ; puis des travaux publics, dans la vérification du bon état des routes pour prévenir des accidents.
Dans ce contexte, la plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh) demande à l’État haïtien d’appliquer l’article dix (10) de la convention de San Salvador, adoptée le 17 novembre 1988, laquelle préconise de garantir le bien-être physique, psychologique et social [des Haïtiennes et Haïtiens].
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9910
Commentaires:
Il a dit quoi lepsychiatre? Heureusement qu'il y a eu ce débat. Maintenant le gouvernement , les acteurs politiques savent que l'état a l'obligation de garantir le droit à la santé. Il y aura un débat pour arriver à la même conclusion en ce qui concerne la santé, un autre pour le logement, un autre pour le droit à la vie.
Par contre je cherchais le nom de l'ONG qui a fiancé ce débat et je ne l'ai pas lu entre les lignes de cette dépêche!
Dans ce processus de respect du droit à la santé, le psychiatre intervenant insiste non seulement sur la formation des citoyennes et citoyens quant à la situation épidémiologique du pays, mais aussi sur l’apport global des organisations sociales.
Les recommandations issues de la conférence-débat posent l’exigence d’une transversalité entre les différentes actions des ministères : de la santé publique, en surveillant la qualité des soins donnés ; de l’éducation nationale, en s’assurant d’une bonne formation des médecins ; de l’agriculture et de l’économie, dans la production des aliments et le contrôle de leur qualité ; des affaires sociales, dans le contrôle du traitement accordé aux travailleuses et travailleurs dans les institutions ; puis des travaux publics, dans la vérification du bon état des routes pour prévenir des accidents.
Dans ce contexte, la plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh) demande à l’État haïtien d’appliquer l’article dix (10) de la convention de San Salvador, adoptée le 17 novembre 1988, laquelle préconise de garantir le bien-être physique, psychologique et social [des Haïtiennes et Haïtiens].
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9910
Commentaires:
Il a dit quoi lepsychiatre? Heureusement qu'il y a eu ce débat. Maintenant le gouvernement , les acteurs politiques savent que l'état a l'obligation de garantir le droit à la santé. Il y aura un débat pour arriver à la même conclusion en ce qui concerne la santé, un autre pour le logement, un autre pour le droit à la vie.
Par contre je cherchais le nom de l'ONG qui a fiancé ce débat et je ne l'ai pas lu entre les lignes de cette dépêche!
mercredi 18 août 2010
Cérémonie de graduation des médecins haïtiens formés à Cuba
Haïti: La cérémonie de graduation de la sixième promotion de médecins haïtiens formés à Cuba a eu lieu le vendredi 13 août au Karibe Convention Center. Ces jeunes boursiers, venus de plusieurs communes d'Haïti, ont étudié à l'Ecole latino-américaine de médecine, à Santiago. Avant leur départ pour la République de Cuba, l'Etat haïtien avait fait signer à ces boursiers un contrat. Il y était spécifié qu'après leur formation ils allaient retourner dans leur commune respective pour servir la population.
Vêtus de toge blanche, soixante-sept gradués de la promotion (2003-2010), baptisée promotion « Alexander Fleming », ont promis solennellement de respecter le serment d'Hippocrate.
Les parents de ces médecins assis dans la grande salle du Karibe parmi les officiels du gouvernement rayonnaient de joie. Caméras en main, plusieurs d'entre eux n'arrêtaient pas de photographier et de filmer leurs enfants.
Le lauréat de la promotion, Prophète Julien, lors de son discours de circonstance, a exulté : « Le moment est arrivé pour recueillir le fruit de nos efforts. Toutefois, pour exprimer notre délectation en tant que médecins, nous ne pouvons passer sous silence la commémoration des 84 ans du commandante Fidel Castro. » Il a campé le leader cubain comme un humaniste, un homme au grand coeur, qui a permis à des jeunes Haïtiens de réaliser leurs études dans les sciences médicales.
L'un des gradués a même inscrit sur sa blouse en anglais, « I love you commandante Fidel Castro ».
Pour le ministre de la Santé, le Dr Alex Larsen, « cette cérémonie de graduation se situe dans le contexte de la solidarité à travers la coopération haitiano-cubaine initiée en novembre 1998 par les présidents René Garcia Préval et le commandante Fidel Castro ».
D'après le Dr Larsen, ce partenariat Sud-Sud, qui « s'est renforcé durant ces onze dernières années, a permis de former plus de quatre cents médecins haïtiens, dont la grande majorité offrent leurs services dans leur commune d'origine. »
Le ministre a profité de la cérémonie pour remercier le gouvernement haïtien et le gouvernement cubain. Il a rejoint le lauréat en médecine lorsqu'il a déclaré que « le commandante Fidel, dans un élan humaniste, a permis à nos jeunes de parfaire leurs connaissances dans les sciences médicales afin de se mettre au service de la communauté ».
Le Dr Larsen croit que cette coopération consensuelle, équilibrée, axée sur l'entraide, alimente un dialogue permanent entre deux peuples qui partagent des moments historiques inoubliables et que cette cérémonie participe d'un engagement de travailler sans relâche à l'augmentation de la couverture sanitaire en offrant aux plus déshérités des soins de qualité.
Pendant la cérémonie, une plaque représentant Fidel Castro a été remise à l'ambassadeur Cubain, Ricardo S. García Nápoles.
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82442&PubDate=2010-08-17
Vêtus de toge blanche, soixante-sept gradués de la promotion (2003-2010), baptisée promotion « Alexander Fleming », ont promis solennellement de respecter le serment d'Hippocrate.
Les parents de ces médecins assis dans la grande salle du Karibe parmi les officiels du gouvernement rayonnaient de joie. Caméras en main, plusieurs d'entre eux n'arrêtaient pas de photographier et de filmer leurs enfants.
Le lauréat de la promotion, Prophète Julien, lors de son discours de circonstance, a exulté : « Le moment est arrivé pour recueillir le fruit de nos efforts. Toutefois, pour exprimer notre délectation en tant que médecins, nous ne pouvons passer sous silence la commémoration des 84 ans du commandante Fidel Castro. » Il a campé le leader cubain comme un humaniste, un homme au grand coeur, qui a permis à des jeunes Haïtiens de réaliser leurs études dans les sciences médicales.
L'un des gradués a même inscrit sur sa blouse en anglais, « I love you commandante Fidel Castro ».
Pour le ministre de la Santé, le Dr Alex Larsen, « cette cérémonie de graduation se situe dans le contexte de la solidarité à travers la coopération haitiano-cubaine initiée en novembre 1998 par les présidents René Garcia Préval et le commandante Fidel Castro ».
D'après le Dr Larsen, ce partenariat Sud-Sud, qui « s'est renforcé durant ces onze dernières années, a permis de former plus de quatre cents médecins haïtiens, dont la grande majorité offrent leurs services dans leur commune d'origine. »
Le ministre a profité de la cérémonie pour remercier le gouvernement haïtien et le gouvernement cubain. Il a rejoint le lauréat en médecine lorsqu'il a déclaré que « le commandante Fidel, dans un élan humaniste, a permis à nos jeunes de parfaire leurs connaissances dans les sciences médicales afin de se mettre au service de la communauté ».
Le Dr Larsen croit que cette coopération consensuelle, équilibrée, axée sur l'entraide, alimente un dialogue permanent entre deux peuples qui partagent des moments historiques inoubliables et que cette cérémonie participe d'un engagement de travailler sans relâche à l'augmentation de la couverture sanitaire en offrant aux plus déshérités des soins de qualité.
Pendant la cérémonie, une plaque représentant Fidel Castro a été remise à l'ambassadeur Cubain, Ricardo S. García Nápoles.
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82442&PubDate=2010-08-17
samedi 20 septembre 2008
A l'HUEH, des patients attendent la Providence
Plusieurs patients venus des Gonaïves attendent une intervention de la providence à l'HUEH en vue de renouer avec la vie. Mais la pénurie de moyens dans cet hôpital prolonge leur attente en dépit de leur attachement à la vie.Ils sont tous des patients venus de l'hôpital La Providence des Gonaïves, cette ville aux 300 mille habitants située à 152 km au nord-ouest de la capitale. Ils ont été admis le même jour ou presque à l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti. Leur âge varie de 0 à 73 ans. Ils ont tous été héliportés vers Port-au-Prince, le 6 septembre, par des soldats de la MINUSTAH trois jours après l'inondation, le 3 septembre en cours, du plus grand centre hospitalier public de cette ville. Ils ne veulent pas mourir et s'accrochent tous à la vie, en dépit du fait que certains de leurs proches ont été emportés par les eaux en furie.A leur arrivée à l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (HUEH), il y a environ trois semaines, la plupart d'entre eux n'avaient aucun parent à Port-au-Prince. Ils avaient reçu des soins intensifs au service des Urgences, avant d'être acheminés vers d'autres services : cinq (5) au service d'orthopédie, et cinq autres à la pédiatrie. Entre eux, il y a un dénominateur commun: ils viennent tous de la Cité de l'Indépendance, la ville sévèrement touchée à deux reprises, en l'espace de quatre ans, par des tempêtes tropicales, en septembre 2004 et en septembre 2008.
Allongés sur le dos, les cinq patients admis au service d'orthopédie de l'HUEH, dont un homme amputé de ses deux pieds, attendent avec impatience le moment où ils pourront subir une intervention chirurgicale. Un destin communAutre dénominateur commun, avant leur transport à l'HUEH à Port-au-Prince, les patients transférés au service d'orthopédie avaient tous été admis à l'hôpital La Providence après avoir été victimes de l'effondrement d'un pan de mur pendant le passage de l'un des ouragans sur la Cité de l'Indépendance. Au départ, ils étaient six à être admis à ce service. Mais l'un d'entre eux, Madame Marie Jean-Pierre, une septuagénaire, est décédée à l'hôpital parce qu'elle n'avait aucun proche pour s'occuper d'elle.
« De fines gouttelettes de pluie tombaient sur la ville. Cela paraissait anodin, mais tout le monde était sur le qui-vive après ce qui s'est passé en 2004 », se souvient Roosevelt Desrosiers, frère de Guerline Desrosiers, une jeune femme de 25 ans qui a accouché avant terme à la suite des souffrances endurées. Elle était admise à l'hôpital après une fracture fémorale.
Un récit de l'inondation - « L'eau montait incessamment. Il était 2 heures du matin environ. Un médecin a demandé aux parents présents de transférer les patients du rez-de-chaussée à l'étage supérieur. Du premier étage, nous sommes montés sur le toit. Et c'est là que nous avons passé trois jours et trois nuits sous la pluie », se souvient encore Roosevelt. C'était le sauve-qui-peut. Un patient qui n'avait pas de parent à ce moment-là pour l'évacuer est décédé.En essayant de grimper tout seul sur le toit avec sa sœur en pleine ceinture sous les bras, il a fait une chute et le fémur fracturé de sa sœur a cédé. « Toutes nos ressources ont été, dit-il, soit épuisées à force d'acheter des médicaments, soit détruites aux Gonaïves. »

A présent, Roosevelt et sa sœur n'ont plus rien et sont à la merci d'autres patients.
Guerline n'est malheureusement pas la seule patiente venue des Gonaïves à être en situation difficile. Mis à part Emmonia Informé, dont des parents résidant à l'étranger prennent soin d'elle, tous les autres peinent à exécuter les ordonnances médicales.
Des clous de Kunetsches pour l'HUEH -
Emmanuella Gustinville, une élève de seconde âgée de 18 ans, a elle aussi été admise à l'orthopédie. Elle a failli perdre pour toujours l'usage de son pied gauche. Souriante même dans la souffrance, elle attend encore de subir une intervention chirurgicale. Opération improbable pour nombre d'autres patients. Une cousine à Port-au-Prince lui vient en aide, mais les moyens de celle-ci sont limités.Trois autres patientes en orthopédie, victimes aux Gonaïves d'une fracture fémorale - dont Guerline Desrosiers et Emmonia Informé -, attendent aussi cette intervention. Cependant, l'hôpital ne dispose plus de clous de Kunetsches indispensables à la réalisation de cette intervention, selon le directeur médical de l'HUEH, Dr Jean-Ronald Cornély. Alités, ces patients du service orthopédie, hommes et femmes, sont dans l'attente. Une attente qui risque d'être longue si ces clous devenus rares sur le marché haïtien ne sont pas commandés en urgence.Samuel BAUCICAUTsamuelbaucicaut@lenouvelliste.com http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=62399&PubDate=2008-09-20
Guerline n'est malheureusement pas la seule patiente venue des Gonaïves à être en situation difficile. Mis à part Emmonia Informé, dont des parents résidant à l'étranger prennent soin d'elle, tous les autres peinent à exécuter les ordonnances médicales.
Des clous de Kunetsches pour l'HUEH -
Emmanuella Gustinville, une élève de seconde âgée de 18 ans, a elle aussi été admise à l'orthopédie. Elle a failli perdre pour toujours l'usage de son pied gauche. Souriante même dans la souffrance, elle attend encore de subir une intervention chirurgicale. Opération improbable pour nombre d'autres patients. Une cousine à Port-au-Prince lui vient en aide, mais les moyens de celle-ci sont limités.Trois autres patientes en orthopédie, victimes aux Gonaïves d'une fracture fémorale - dont Guerline Desrosiers et Emmonia Informé -, attendent aussi cette intervention. Cependant, l'hôpital ne dispose plus de clous de Kunetsches indispensables à la réalisation de cette intervention, selon le directeur médical de l'HUEH, Dr Jean-Ronald Cornély. Alités, ces patients du service orthopédie, hommes et femmes, sont dans l'attente. Une attente qui risque d'être longue si ces clous devenus rares sur le marché haïtien ne sont pas commandés en urgence.Samuel BAUCICAUTsamuelbaucicaut@lenouvelliste.com http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=62399&PubDate=2008-09-20
mardi 8 janvier 2008
Des spécialistes appellent à la vigilance face à la grippe aviaire
Le docteur Michel Chancy, responsable de Veterimed, organisation spécialisée dans la santé animale, affirme que la grippe aviaire résulte d’un virus qui depuis 2003 a causé plus de 270 décès parmi les êtres humains. " Il s’agit d’un danger menaçant tous les pays", dit-il soulignant que les vaccins ne sont pas efficaces à 100%.L’un des sous types du virus, H5N1, est transmissible à l’homme selon le docteur Chancy, précisant que c’est la variante H5N2 qui a été découverte en république Dominicaine. " C’est la première fois que ce virus est détecté sur l’île d’Haïti", argue t-il rappelant que le virus a été diagnostiqué sur des coqs de combat. " Ces bêtes proviennent d’un pays étranger", dit-il mettant l’accent sur l’acquisition par des particuliers de coqs de combat en république Dominicaine. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole le responsable du Veterimed a fait remarquer que le virus peut subir des mutations ce qui explique la vigilance des autorités. Il soutient que les oiseaux migrateurs peuvent être des porteurs du virus précisant que les autorités sanitaires surveillent les lacs où ces oiseaux prennent refuge. Toutefois le commerce des animaux est le plus grand danger pour la transmission de la maladie. Selon le docteur Chancy, la transmission est plus élevée dans les fermes et les marchés. " Les animaux transmettent le virus lors des éternuements ", explique t-il. Tout en qualifiant d’opportune la décision du ministère de l’agriculture le responsable du Veterimed rappelle que la peste porcine africaine était entrée en Haïti à partir de la république Dominicaine. Il soutient que cet incident est une occasion de relancer la production avicole nationale. De plus, le docteur Michel Chancy indique qu’il sera très difficile de contrôler la grippe aviaire en Haïti soulignant que la " fièvre des poules" n’est pas éradiquée dans le pays. " il serait très difficile de vacciner les poules en cas de contamination ", déclare t-il souhaitant une amélioration des conditions de l’élevage en Haïti. La grippe aviaire peut être transmise aux autres animaux fait remarquer le docteur Chancy pour qui une réaction rapide est indispensable.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13383
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13383
mardi 7 août 2007
Le directeur départemental annonce les couleurs
Le ministère de la Santé publique et de la Population(MSPP) a, dans une note, dressé la liste des pharmacies illégales fonctionnant dans la deuxième ville du pays. Passera-t-il de la parole aux actes? En tout cas, les vendeurs de médicaments ambulants ne s'inquiètent même pas de cette mesure.
Dr Robert Jasmin a annoncé que la direction départementale mènera sous peu une opération pour la régularisation de ce phénomène. Plus de 70 pharmacies illégales sont dépistées.
Si à Port-au-Prince, les inspecteurs du ministère mènent une campagne de saisie de médicaments illégaux, dans le Nord, ces vendeurs ne s'inquiètent même pas de cette mesure :«Bagay sa se pou Pòtoprens li ye.» D'autres se montrent un peu réservés:« Si minis lan pa vle nou fè komès sa, li oblije ba nou yon lòt bagay pou nou fè pou nou voye timoun nou yo lekòl.» Pour certains, cette mesure n'a pas sa raison d'être car ils achètent les médicaments dans les pharmacies de la place. Ils se disent ne pas comprendre pourquoi on leur reproche de vendre des médicaments contrefaits tandis que les pharmacies continuent à écouler ces mêmes médicaments sur le marché et le ministère n'intervient même pas pour stopper ce commerce.
Dans un micro-trottoir réalisé par Le Nouvelliste, la majorité de ces vendeurs se disent prêts à laisser tomber ce commerce s'ils arrivent à trouver un vrai boulot rentable. Ils se demandent à quel saint se vouer avec la prochaine rentrée scolaire? En attendant que ces mesures soient effectives, la population continue à s'approvisionner en médicaments dans ces pharmacies sans la moindre supervision.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47034&PubDate=2007-08-07
Hansy Mars
hansymars@hotmail.com
Un commentaire
« Si minis lan pa vle nou fè komès sa, li oblije ba nou yon lòt bagay pou nou fè pou nou voye timoun nou yo lekòl.»
C’est dans l’idée de cette réflexionque se trouve l’excuse qui argumente toutes les activités anormales et illégales qui ont défiguré et la société et l’environnement haïtiens :
1. C’est presque la faute aux gouvernements si les gens construisent des bidonvilles dans le lit de rivières susceptible de se remplir et causer des désastres.
2. C’est la faute au gouvernement si les gens envahissent les rues et les trottoirs rendant la circulation impossible
3. C’est aussi la faute au gouvernement si les gens vendent des médicaments contrefaits, expirés sans prescription.
Que les gouvernements soient responsables de la misère et la pauvreté qui ont poussé les gens à se convertir en vedette de la débrouille pour survivre peut s’insérer dans une logique de réalité et de vérité absolue.
De là a demander une sorte d’indemnité pour arrêter une activité nocive à la bonne marche de la société c’est un peu exagérer.
Nous semblons être en plein dans le domaine de la fiction du programme DDR.
Les bandits qui ont touché et modifié les structures des familles haïtiennes pourraient s’en sortir en reprenant cette même réflexion qu’on leur donne du travail pour qu’ils arrêtent de kidnapper les individus !
Le plus compliqué de la situation est justement d’arriver à trouver un compromis pouvant satisfaire toutes les parties sans faire preuve de faiblesse et débiliter la notion de la légalité.
Il y tant d’atomes crochus qui adultèrent le fonctionnement de la société en Haïti que le redressement indispensable ne se fera pas sans grincement de dents.
DrJJ
Dr Robert Jasmin a annoncé que la direction départementale mènera sous peu une opération pour la régularisation de ce phénomène. Plus de 70 pharmacies illégales sont dépistées.
Si à Port-au-Prince, les inspecteurs du ministère mènent une campagne de saisie de médicaments illégaux, dans le Nord, ces vendeurs ne s'inquiètent même pas de cette mesure :«Bagay sa se pou Pòtoprens li ye.» D'autres se montrent un peu réservés:« Si minis lan pa vle nou fè komès sa, li oblije ba nou yon lòt bagay pou nou fè pou nou voye timoun nou yo lekòl.» Pour certains, cette mesure n'a pas sa raison d'être car ils achètent les médicaments dans les pharmacies de la place. Ils se disent ne pas comprendre pourquoi on leur reproche de vendre des médicaments contrefaits tandis que les pharmacies continuent à écouler ces mêmes médicaments sur le marché et le ministère n'intervient même pas pour stopper ce commerce.
Dans un micro-trottoir réalisé par Le Nouvelliste, la majorité de ces vendeurs se disent prêts à laisser tomber ce commerce s'ils arrivent à trouver un vrai boulot rentable. Ils se demandent à quel saint se vouer avec la prochaine rentrée scolaire? En attendant que ces mesures soient effectives, la population continue à s'approvisionner en médicaments dans ces pharmacies sans la moindre supervision.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47034&PubDate=2007-08-07
Hansy Mars
hansymars@hotmail.com
Un commentaire
« Si minis lan pa vle nou fè komès sa, li oblije ba nou yon lòt bagay pou nou fè pou nou voye timoun nou yo lekòl.»
C’est dans l’idée de cette réflexionque se trouve l’excuse qui argumente toutes les activités anormales et illégales qui ont défiguré et la société et l’environnement haïtiens :
1. C’est presque la faute aux gouvernements si les gens construisent des bidonvilles dans le lit de rivières susceptible de se remplir et causer des désastres.
2. C’est la faute au gouvernement si les gens envahissent les rues et les trottoirs rendant la circulation impossible
3. C’est aussi la faute au gouvernement si les gens vendent des médicaments contrefaits, expirés sans prescription.
Que les gouvernements soient responsables de la misère et la pauvreté qui ont poussé les gens à se convertir en vedette de la débrouille pour survivre peut s’insérer dans une logique de réalité et de vérité absolue.
De là a demander une sorte d’indemnité pour arrêter une activité nocive à la bonne marche de la société c’est un peu exagérer.
Nous semblons être en plein dans le domaine de la fiction du programme DDR.
Les bandits qui ont touché et modifié les structures des familles haïtiennes pourraient s’en sortir en reprenant cette même réflexion qu’on leur donne du travail pour qu’ils arrêtent de kidnapper les individus !
Le plus compliqué de la situation est justement d’arriver à trouver un compromis pouvant satisfaire toutes les parties sans faire preuve de faiblesse et débiliter la notion de la légalité.
Il y tant d’atomes crochus qui adultèrent le fonctionnement de la société en Haïti que le redressement indispensable ne se fera pas sans grincement de dents.
DrJJ
lundi 30 juillet 2007
Grogne des pharmaciens...
Le Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) passera-t-il de la parole aux actes ? En tout cas c'est la grande consternation au niveau de certains responsables de pharmacie après la publication d'une note de ce ministère qui compte sévir contre certaines pharmacies.
Vendredi 27 juillet, 12h30 PM, la rue Mgr Guilloux grouille de gens. L'activité commerciale bat son plein au niveau des pharmacies longeant cette artère. Hector, après avoir sillonné plusieurs pharmacies, arrive à retrouver le médicament pour sa femme qui souffre d'une douleur au ventre à un prix qui lui convient. « J'habite à Christ-Roi, j'ai essayé d'acheter ce médicament dans plusieurs autres pharmacies je n'arrivais pas à le trouver. J'étais sûr le trouver ici près de l'hôpital de l'université d'Etat d'Haïti (HUEH) », a-t-il confié.
Pourtant, il ignore que beaucoup de pharmacies établies aux environs de l'HUEH ne remplissent pas les conditions de fonctionnement du Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) selon la dernière note publiée par cette institution. Un délai de 30 jours a été accordé pour régulariser leur situation.Ainsi, toutes les pharmacies qui n'ont pas renouvelé leur licence et qui sont établies dans des espaces inférieurs à 25m2 et ne respectant pas la distance de 300 mètres recommandées entre deux pharmacies seront mises sous scellés. C'est la consternation au niveau de certains responsables de pharmacies. Honoré Clodyl, pharmacien et propriétaire d'une petite pharmacie logée dans 2 pièces et située dans les parages de l'hôpital général depuis près de 6 ans reconnaît que certaines pharmacies évoluant dans la zone métropolitaine ne respectent pas les normes établies par le ministère.
Il s'insurge toutefois contre la distance de 300 mètres évoquée par le ministère qu'il qualifie d'arbitraire. Selon lui seulement quatre pharmacies subsisteraient au niveau de la rue Mgr Guilloux si l'on devait tenir compte de cette distance. « J'ai étudié la pharmacie à l'Université d'Etat d'Haïti. Après mes 4 ans d'études on m'a remis un diplôme m'autorisant à exercer ma profession sur toute l'étendue du territoire. Jamais mention n'a été faite de ne pas exercer mon métier au niveau de la rue Mgr Guilloux », fulmine-t-il.
Par ailleurs, le propriétaire d'une autre pharmacie installée dans la zone depuis plus de 10 ans ne croit pas à l'application d'une telle mesure. Il pense que la prolifération de pharmacies non loin de l'HUEH répond à un besoin urgent de desservir en premier les malades du plus grand centre hospitalier du pays. « Les gens viennent de partout pour s'approvisionner ici. Il y a toujours une grande affluence au niveau des parages de l'HUEH. Parfois certaines pharmacies ferment leurs portes jusqu'à 11h30 P.M », avoue-t-il, tout en reconnaissant que certains propriétaires augmentent les prix lorsqu'il commence à se faire tard.
Tous les autres pharmaciens interrogés ont pris le contre pied de la distance de 300 mètres exigée récemment par la direction centrale de pharmacie. "C'est une décision illégale, arbitraire et dénuée de sens inventée par ces dirigeants du MSPP pour satisfaire leurs propres désirs". Pourquoi Mme Magalie Rosemond n'a jamais évoqué la loi régissant les pharmacies dans ses interventions publiques? Pourquoi le ministre de la Santé publique, Dr Robert Auguste n'a jamais cité l'article de la loi régissant les pharmacies qui lui autorise de fixer cette distance de 300 mètres entre deux pharmacies? s'interroge un pharmacien. Pour faire fonctionner une pharmacie, il faut remettre au ministère un dossier signé par un pharmacien. Dans ce document, l'apothicaire s'engage à superviser la pharmacie. Elle doit être logée dans un espace adéquat (surface 25m2 minimum). Le propriétaire doit disposer dans les locaux de cet établissement d'un ensemble de matériels : un réfrigérateur pour conserver au frais certains médicaments, un entonnoir et un cylindre gradué, un livre de pharmacologie à titre de référence est également nécessaire pour avoir des informations. Selon la direction centrale de Pharmacie du Ministère de la Santé publique et de la Population quelque 200 pharmacies opèrent dans des conditions irrégulières au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. 100 autres opèrent dans les mêmes conditions dans les départements du Sud, du Nord et du Sud-Est.
Alain Gaillard et Sherline Chanlatte Duplan
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46714&PubDate=2007-07-27
Vendredi 27 juillet, 12h30 PM, la rue Mgr Guilloux grouille de gens. L'activité commerciale bat son plein au niveau des pharmacies longeant cette artère. Hector, après avoir sillonné plusieurs pharmacies, arrive à retrouver le médicament pour sa femme qui souffre d'une douleur au ventre à un prix qui lui convient. « J'habite à Christ-Roi, j'ai essayé d'acheter ce médicament dans plusieurs autres pharmacies je n'arrivais pas à le trouver. J'étais sûr le trouver ici près de l'hôpital de l'université d'Etat d'Haïti (HUEH) », a-t-il confié.
Pourtant, il ignore que beaucoup de pharmacies établies aux environs de l'HUEH ne remplissent pas les conditions de fonctionnement du Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) selon la dernière note publiée par cette institution. Un délai de 30 jours a été accordé pour régulariser leur situation.Ainsi, toutes les pharmacies qui n'ont pas renouvelé leur licence et qui sont établies dans des espaces inférieurs à 25m2 et ne respectant pas la distance de 300 mètres recommandées entre deux pharmacies seront mises sous scellés. C'est la consternation au niveau de certains responsables de pharmacies. Honoré Clodyl, pharmacien et propriétaire d'une petite pharmacie logée dans 2 pièces et située dans les parages de l'hôpital général depuis près de 6 ans reconnaît que certaines pharmacies évoluant dans la zone métropolitaine ne respectent pas les normes établies par le ministère.
Il s'insurge toutefois contre la distance de 300 mètres évoquée par le ministère qu'il qualifie d'arbitraire. Selon lui seulement quatre pharmacies subsisteraient au niveau de la rue Mgr Guilloux si l'on devait tenir compte de cette distance. « J'ai étudié la pharmacie à l'Université d'Etat d'Haïti. Après mes 4 ans d'études on m'a remis un diplôme m'autorisant à exercer ma profession sur toute l'étendue du territoire. Jamais mention n'a été faite de ne pas exercer mon métier au niveau de la rue Mgr Guilloux », fulmine-t-il.
Par ailleurs, le propriétaire d'une autre pharmacie installée dans la zone depuis plus de 10 ans ne croit pas à l'application d'une telle mesure. Il pense que la prolifération de pharmacies non loin de l'HUEH répond à un besoin urgent de desservir en premier les malades du plus grand centre hospitalier du pays. « Les gens viennent de partout pour s'approvisionner ici. Il y a toujours une grande affluence au niveau des parages de l'HUEH. Parfois certaines pharmacies ferment leurs portes jusqu'à 11h30 P.M », avoue-t-il, tout en reconnaissant que certains propriétaires augmentent les prix lorsqu'il commence à se faire tard.
Tous les autres pharmaciens interrogés ont pris le contre pied de la distance de 300 mètres exigée récemment par la direction centrale de pharmacie. "C'est une décision illégale, arbitraire et dénuée de sens inventée par ces dirigeants du MSPP pour satisfaire leurs propres désirs". Pourquoi Mme Magalie Rosemond n'a jamais évoqué la loi régissant les pharmacies dans ses interventions publiques? Pourquoi le ministre de la Santé publique, Dr Robert Auguste n'a jamais cité l'article de la loi régissant les pharmacies qui lui autorise de fixer cette distance de 300 mètres entre deux pharmacies? s'interroge un pharmacien. Pour faire fonctionner une pharmacie, il faut remettre au ministère un dossier signé par un pharmacien. Dans ce document, l'apothicaire s'engage à superviser la pharmacie. Elle doit être logée dans un espace adéquat (surface 25m2 minimum). Le propriétaire doit disposer dans les locaux de cet établissement d'un ensemble de matériels : un réfrigérateur pour conserver au frais certains médicaments, un entonnoir et un cylindre gradué, un livre de pharmacologie à titre de référence est également nécessaire pour avoir des informations. Selon la direction centrale de Pharmacie du Ministère de la Santé publique et de la Population quelque 200 pharmacies opèrent dans des conditions irrégulières au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. 100 autres opèrent dans les mêmes conditions dans les départements du Sud, du Nord et du Sud-Est.
Alain Gaillard et Sherline Chanlatte Duplan
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46714&PubDate=2007-07-27
vendredi 6 juillet 2007
AU SECOURS DE L'HOPITAL DE L'UNIVERSITE D'ETAT D'HAITI ...Pour une meilleure gestion de l'HUEH
Après l'installation des conseils de gestion dans plusieurs structures sanitaires publiques du pays dont le dernier en date est celui de l'hôpital Saint-Michel de Jacmel, l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti se dote aujourd'hui d'un Conseil de gestion.« Nous n'avons pas peur de nous atteler à la tâche. Le ministre a déjà pris la décision politique de mettre sur pied les conseils de gestion, j'aimerais bien que la politique reste à sa place... Nous n'allons pas être des pantins ! », a déclaré le président du Conseil de gestion de l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (HUEH), le Dr Rudolph Magloire, le mardi 3 juillet, à l'hôtel Montana, lors de la cérémonie officielle de l'installation dudit conseil.
« La politique ne viendra pas mettre les bâtons dans les roues du conseil », a répondu le ministre de la Santé publique, le Dr Robert Auguste. Il a cité au passage le Dr Michel Lominy, le maître à penser de cette idée que le MSPP est en train de concrétiser à travers le pays. « Les citoyens doivent s'approprier de leurs hôpitaux », a-t-il ajouté.Une équipe multidisciplinaire répond à l'appelAprès l'hôpital Saint-Michel de Jacmel, l'hôpital des Cayes, l'hôpital La Providence des Gonaïves (pour ne citer que ceux-là), c'est au tour du plus grand centre hospitalier public du pays de se renforcer en se dotant aujourd'hui d'un conseil de gestion. Il se compose de 21 membres dont 13 à voix délibérative et 8 à voix consultative.
Tous les membres de ce Conseil ont répondu spontanément à l'appel pour accomplir ce service civique, citoyen et bénévole en vue de contribuer à la bonne marche de l'institution qui réclame la compétence de chacun, s'est réjoui le directeur général de l'HUEH, le Dr Ronald Cornelly. Cette équipe multidisciplinaire vient d'horizons divers : commercial, bancaire, juridique, médical, ONG.« Nous franchissons une nouvelle étape dans la restructuration des instances administratives responsables qui doivent oeuvrer dans la marche ascensionnelle de l'hôpital débuté depuis tantôt dix mois. Nous ajoutons à la machine un instrument de gestion et de contrôle », a fait remarquer le Dr Cornelly.
« Ce 3 juillet 2007 marque un tournant décisif, une orientation nouvelle que nous décidons d'imprimer au plus grand centre hospitalier tertiaire du pays. Ceci répond à une nécessité impérieuse de voir enfin la gestion hospitalière se démarquer de la ringardise et se développer autrement au bénéfice de la majorité silencieuse », a-t-il ajouté.Cette nouvelle gouvernance doit faire table rase des improvisations habituelles truffées de concussions honteuses. Cependant, a-t-il souhaité, les normes hospitalières devront conduire l'hôpital vers sa mission essentielle qui comporte trois piliers importants : les soins de qualité, la formation des cadres et la recherche scientifique.Le service d'urgence : vitrine de l'HUEH
Misant sur la logique de la transparence, le directeur médical de l'HUEH, le Dr Jacques Pierre-Pierre, a souligné qu' « il était temps que le secteur privé des affaires et la société civile soient étroitement liés au fonctionnement de cette institution». Ce centre, d'après lui, est réduit à une peau de chagrin parce que la politique a pris le dessus sur les questions techniques et administratives. Prônant que le service d'urgence soit la vitrine de l'hôpital, Dr Pierre-Pierre souhaite que l'HUEH ait un buffet approvisionné chaque matin avec des médicaments intéressant les quatre services de base. « Ce service doit pouvoir admettre 20 à 25 patients. Le bloc opératoire devrait fonctionner 24 hres sur 24 et 7 jours sur 7... Nous avons nos cerveaux, nos bras, il nous manque alors l'accompagnement de l'Etat », a-t-il affirmé.
Le titulaire de la Santé publique a fait état de divers travaux en cours à l'HUEH : l'urgence, la chirurgie, la maternité, l'urologie, la dermatologie. Aussi a-t-il fait comprendre que « le MSPP travaille afin de rénover plusieurs services de l'hôpital. Mais tout ceci ne sera qu'un épiphénomène si l'âme haïtienne ne pénètre pas le travail que nous faisons ».Claude Bernard Sérantserantclaudebernard@yahoo.fr
Le Conseil de gestion de l'HUEH se compose de 21 membres dont 13 à voix délibérative et 8 à voix consultative.Voix délibérative (votant) le président du conseil de gestion, le Dr Rudolph Magloire ; le directeur du Laboratoire nationale de Santé publique, le Dr Jacques Boncy ; la directrice générale de Food for the Poor, Mme Raymonde Pun ; la représentante de la société civile d'outre-mer, Mme Jessy Aspil ; la voix des malades et représentante du Groupe de Support contre le Cancer, Mme Marie Louise Baker Vorbes ; le directeur de Family Health International, le Dr Jean Robert Brutus ; le représentant de Management Sciences for Health, M. Uder Antoine; le représentant du secteur commercial et bancaire, M. Carl Brown représenté par Me Guy Supplice ; l'expert en travaux d'ingénierie sanitaire, l'ing Henntz Saint-Marc ; le représentant de la société civile et des Collectivités territoriales, le Maire Yves Jason ; le représentant du secteur socio-professionnel; le président de l'Association des Médecins haïtiens, le Claude Suréna ; la représentante des chefs de services à l'HUEH, le Dr Ghislaine Auguste ; le représentant des services paramédicaux de la Faculté de médecine, vice-doyen de la Faculté de médecine et de Pharmacie, le Dr Fritz De La Fuente ; le directeur exécutif du conseil et directeur général de l'HUEH, le Dr Ronald Cornelly (non votant) ; Voix consultative (non votant) : les membres de l'institution : le directeur médical de l'HUEH, le Dr Jacques B. Pierre ; l'assistante directrice des soins infirmiers à l'HUEH, miss Rose-Marie Justinville ; le directeur administratif et financier à l'HUEH, M. Guy Laroche ; les consultants : le représentant de HS-2007, le Dr Georges Dubuche ; l'expert en gestion administrative de l'HUEH, le Dr Roger Valmé ; le consultant juridique, Me Raynold Pierre ; l'expert en planification, M. Kenn Duval.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45749&PubDate=2007-07-06
« La politique ne viendra pas mettre les bâtons dans les roues du conseil », a répondu le ministre de la Santé publique, le Dr Robert Auguste. Il a cité au passage le Dr Michel Lominy, le maître à penser de cette idée que le MSPP est en train de concrétiser à travers le pays. « Les citoyens doivent s'approprier de leurs hôpitaux », a-t-il ajouté.Une équipe multidisciplinaire répond à l'appelAprès l'hôpital Saint-Michel de Jacmel, l'hôpital des Cayes, l'hôpital La Providence des Gonaïves (pour ne citer que ceux-là), c'est au tour du plus grand centre hospitalier public du pays de se renforcer en se dotant aujourd'hui d'un conseil de gestion. Il se compose de 21 membres dont 13 à voix délibérative et 8 à voix consultative.
Tous les membres de ce Conseil ont répondu spontanément à l'appel pour accomplir ce service civique, citoyen et bénévole en vue de contribuer à la bonne marche de l'institution qui réclame la compétence de chacun, s'est réjoui le directeur général de l'HUEH, le Dr Ronald Cornelly. Cette équipe multidisciplinaire vient d'horizons divers : commercial, bancaire, juridique, médical, ONG.« Nous franchissons une nouvelle étape dans la restructuration des instances administratives responsables qui doivent oeuvrer dans la marche ascensionnelle de l'hôpital débuté depuis tantôt dix mois. Nous ajoutons à la machine un instrument de gestion et de contrôle », a fait remarquer le Dr Cornelly.
« Ce 3 juillet 2007 marque un tournant décisif, une orientation nouvelle que nous décidons d'imprimer au plus grand centre hospitalier tertiaire du pays. Ceci répond à une nécessité impérieuse de voir enfin la gestion hospitalière se démarquer de la ringardise et se développer autrement au bénéfice de la majorité silencieuse », a-t-il ajouté.Cette nouvelle gouvernance doit faire table rase des improvisations habituelles truffées de concussions honteuses. Cependant, a-t-il souhaité, les normes hospitalières devront conduire l'hôpital vers sa mission essentielle qui comporte trois piliers importants : les soins de qualité, la formation des cadres et la recherche scientifique.Le service d'urgence : vitrine de l'HUEH
Misant sur la logique de la transparence, le directeur médical de l'HUEH, le Dr Jacques Pierre-Pierre, a souligné qu' « il était temps que le secteur privé des affaires et la société civile soient étroitement liés au fonctionnement de cette institution». Ce centre, d'après lui, est réduit à une peau de chagrin parce que la politique a pris le dessus sur les questions techniques et administratives. Prônant que le service d'urgence soit la vitrine de l'hôpital, Dr Pierre-Pierre souhaite que l'HUEH ait un buffet approvisionné chaque matin avec des médicaments intéressant les quatre services de base. « Ce service doit pouvoir admettre 20 à 25 patients. Le bloc opératoire devrait fonctionner 24 hres sur 24 et 7 jours sur 7... Nous avons nos cerveaux, nos bras, il nous manque alors l'accompagnement de l'Etat », a-t-il affirmé.
Le titulaire de la Santé publique a fait état de divers travaux en cours à l'HUEH : l'urgence, la chirurgie, la maternité, l'urologie, la dermatologie. Aussi a-t-il fait comprendre que « le MSPP travaille afin de rénover plusieurs services de l'hôpital. Mais tout ceci ne sera qu'un épiphénomène si l'âme haïtienne ne pénètre pas le travail que nous faisons ».Claude Bernard Sérantserantclaudebernard@yahoo.fr
Le Conseil de gestion de l'HUEH se compose de 21 membres dont 13 à voix délibérative et 8 à voix consultative.Voix délibérative (votant) le président du conseil de gestion, le Dr Rudolph Magloire ; le directeur du Laboratoire nationale de Santé publique, le Dr Jacques Boncy ; la directrice générale de Food for the Poor, Mme Raymonde Pun ; la représentante de la société civile d'outre-mer, Mme Jessy Aspil ; la voix des malades et représentante du Groupe de Support contre le Cancer, Mme Marie Louise Baker Vorbes ; le directeur de Family Health International, le Dr Jean Robert Brutus ; le représentant de Management Sciences for Health, M. Uder Antoine; le représentant du secteur commercial et bancaire, M. Carl Brown représenté par Me Guy Supplice ; l'expert en travaux d'ingénierie sanitaire, l'ing Henntz Saint-Marc ; le représentant de la société civile et des Collectivités territoriales, le Maire Yves Jason ; le représentant du secteur socio-professionnel; le président de l'Association des Médecins haïtiens, le Claude Suréna ; la représentante des chefs de services à l'HUEH, le Dr Ghislaine Auguste ; le représentant des services paramédicaux de la Faculté de médecine, vice-doyen de la Faculté de médecine et de Pharmacie, le Dr Fritz De La Fuente ; le directeur exécutif du conseil et directeur général de l'HUEH, le Dr Ronald Cornelly (non votant) ; Voix consultative (non votant) : les membres de l'institution : le directeur médical de l'HUEH, le Dr Jacques B. Pierre ; l'assistante directrice des soins infirmiers à l'HUEH, miss Rose-Marie Justinville ; le directeur administratif et financier à l'HUEH, M. Guy Laroche ; les consultants : le représentant de HS-2007, le Dr Georges Dubuche ; l'expert en gestion administrative de l'HUEH, le Dr Roger Valmé ; le consultant juridique, Me Raynold Pierre ; l'expert en planification, M. Kenn Duval.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45749&PubDate=2007-07-06
mardi 19 juin 2007
Gonaïves se dote du premier centre de diagnostic intégral
K-Soleil, un centre de diagnostic intégral (CDI) qui fournit une gamme de services spécialisés à la population des Gonaïves, est un point de départ. L'objectif est de construire un CDI dans chaque département du pays.
« Les cubains sont aux Gonaïves depuis tantôt 8 ans. Ce sont eux les moteurs de cette coopération qui vont conduire à l'implantation du centre de diagnostic intégral (CDI) à K-Soleil. Ils vont mettre à la disposition de ce CDI des équipements et des ressources humaines pour qu'il réponde à sa vocation », a déclaré le directeur départemental de l'Artibonite, le Dr Carl Murat Cantave lors d'une visite de terrain, le dimanche 17 juin, du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et du ministre de la Santé publique, le Dr Robert Auguste, à la Cité de l'Indépendance.
Logé dans un coquet bâtiment dans le quartier populeux de K-Soleil, situé à la rue Christophe, sur l'autre versant de « Lòt bò kannal », le centre de santé K-Soleil offrira bientôt à la population artibonitienne quatre services de base : médecine interne, chirurgie, maternité et pédiatrie. Outre cela, une gamme de services para-cliniques dont sonographie, histologie, radiologie, endoscopie et des examens spécialisés sera offerte aux patients. Soulignons, par ailleurs, que les programmes prioritaires du ministère de la Santé publique sont intégrés dans le paquet de soins: IST/VIH/SIDA, tuberculose, malaria, santé maternelle et infantile.
Un point de départAvec K-Soleil, la ville des Gonaïves se dote du premier centre de diagnostic intégral du pays. Ce centre de santé public vise un objectif très haut et sera le point de départ pour lancer les neuf autres structures de santé de même modèle en Haïti. « Après K-Soleil, nous allons reprendre la même expérience dans d'autres villes du pays. Comme il est inscrit dans notre plan, dans chaque département, il y aura un CDI », a assuré le ministre de la Santé.Tout en visitant les lieux, le Chef de la Primature s'informait auprès des acteurs haïtiens et cubains impliqués dans ce projet, en vue d'avoir une idée sur l'avancement des travaux. D'ici un mois, le nouveau centre qui attend la visite du président haïtien et du vice-président cubain, sera inauguré. « Au grand maximum, il faudra un mois avant de tout finaliser », a laissé entendre l'ingénieur haïtien, Dominique Pierre qui se tenait à côté de son homologue cubain, l'ingénieur Rodolpho Cordero.Construit, il y a environ deux ans, par la coopération taïwanaise, le bâtiment a été aménagé, agrandi, avec les fonds du Trésor public pour loger ce CDI.
« K-Soleil, lòt bò kannal, est une zone démunie qui accueille un centre d'une telle envergure. Nous espérons que ceux qui travailleront dans le centre de santé de K-Soleil sauront donner un bon traitement au matériel, fruit de la coopération haitiano-cubaine », a souhaité le maire des Gonaïves, M. Stephen Moïse. A l'issue de la visite de terrain, le Dr Robert Auguste a rencontré, dans leur résidence respective, les coopérants cubains. Il a visité, par la suite, l'hôpital La Providence, le centre de santé de Raboteau aux Gonaïves et l'hôpital St Nicolas de St-Marc.
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com
« Les cubains sont aux Gonaïves depuis tantôt 8 ans. Ce sont eux les moteurs de cette coopération qui vont conduire à l'implantation du centre de diagnostic intégral (CDI) à K-Soleil. Ils vont mettre à la disposition de ce CDI des équipements et des ressources humaines pour qu'il réponde à sa vocation », a déclaré le directeur départemental de l'Artibonite, le Dr Carl Murat Cantave lors d'une visite de terrain, le dimanche 17 juin, du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et du ministre de la Santé publique, le Dr Robert Auguste, à la Cité de l'Indépendance.
Logé dans un coquet bâtiment dans le quartier populeux de K-Soleil, situé à la rue Christophe, sur l'autre versant de « Lòt bò kannal », le centre de santé K-Soleil offrira bientôt à la population artibonitienne quatre services de base : médecine interne, chirurgie, maternité et pédiatrie. Outre cela, une gamme de services para-cliniques dont sonographie, histologie, radiologie, endoscopie et des examens spécialisés sera offerte aux patients. Soulignons, par ailleurs, que les programmes prioritaires du ministère de la Santé publique sont intégrés dans le paquet de soins: IST/VIH/SIDA, tuberculose, malaria, santé maternelle et infantile.
Un point de départAvec K-Soleil, la ville des Gonaïves se dote du premier centre de diagnostic intégral du pays. Ce centre de santé public vise un objectif très haut et sera le point de départ pour lancer les neuf autres structures de santé de même modèle en Haïti. « Après K-Soleil, nous allons reprendre la même expérience dans d'autres villes du pays. Comme il est inscrit dans notre plan, dans chaque département, il y aura un CDI », a assuré le ministre de la Santé.Tout en visitant les lieux, le Chef de la Primature s'informait auprès des acteurs haïtiens et cubains impliqués dans ce projet, en vue d'avoir une idée sur l'avancement des travaux. D'ici un mois, le nouveau centre qui attend la visite du président haïtien et du vice-président cubain, sera inauguré. « Au grand maximum, il faudra un mois avant de tout finaliser », a laissé entendre l'ingénieur haïtien, Dominique Pierre qui se tenait à côté de son homologue cubain, l'ingénieur Rodolpho Cordero.Construit, il y a environ deux ans, par la coopération taïwanaise, le bâtiment a été aménagé, agrandi, avec les fonds du Trésor public pour loger ce CDI.
« K-Soleil, lòt bò kannal, est une zone démunie qui accueille un centre d'une telle envergure. Nous espérons que ceux qui travailleront dans le centre de santé de K-Soleil sauront donner un bon traitement au matériel, fruit de la coopération haitiano-cubaine », a souhaité le maire des Gonaïves, M. Stephen Moïse. A l'issue de la visite de terrain, le Dr Robert Auguste a rencontré, dans leur résidence respective, les coopérants cubains. Il a visité, par la suite, l'hôpital La Providence, le centre de santé de Raboteau aux Gonaïves et l'hôpital St Nicolas de St-Marc.
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com
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