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jeudi 2 février 2012

Brève visite de Dilma Russeff en Haïti

La présidente de la république fédérative du Brésil, Dilma Russeff a effectué une visite de quelques heures ce mercredi en Haïti. Par cette visite Mme Russef voulais renforcer les relations entre les deux pays. En cette occasion, le président de la république a profité pour solliciter la collaboration du Brésil dans la promotion de l'investissement en Haïti.
A la tête d'une importante délégation, Mme Rousseff a été accueillie par le président Martelly et son épouse Sophia.
Le cortège du chef d'état Brésilien a ensuite rapidement rejoint le palais national.
Arrivé au palais, les deux chefs ont eu des discussions autour de différents points notamment dans le domaine de la coopération entre les deux pays.
Apres plusieurs heures passées en tête à tête les présidents haïtien et Brésilien ont tenu une conférence de presse conjointe.
Prenant la parole en la circonstance, le chef de l'état, après avoir salué l'arrivée de madame Roussef, a saisi l'occasion pour solliciter la collaboration du gouvernement Brésilien pour promouvoir l'investissement en Haïti.
Tout en mettant en avant des possibilités de crédit favorables aux éventuels investisseurs. Un appel auquel a répondu favorablement la présidente du Brésil.
Rappelons que la visite éclair en Haïti de la présidente Brésilienne était la deuxième d'une tournée Latino Américaine, qui l'a conduit en début de semaine à Cuba.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20335

mardi 4 janvier 2011

Le Brésil et Cuba veulent éviter d’autres épidémies à Haïti

Devant le cycle meurtrier du choléra, l’engagement de mettre en place une politique préventive a été pris par Dilma Rousseff et le vice-président cubain, José Ramòn Machado Ventura, en marge de l’intronisation de la toute nouvelle Présidente brésilienne, camarade et successeure du très populaire Lula lundi 3 janvier 2011, Radio Kiskeya
La nouvelle Présidente brésilienne Dilma Rousseff et le vice-président cubain, José Ramón Machado Ventura, ont convenu d’intensifier la coopération entre les deux pays en vue d’éviter l’apparition de nouvelles épidémies en Haïti où le choléra a déjà fait plus de 3.000 morts en trois mois.
Selon les déclarations du nouveau chancelier brésilien, Antonio Patriota, relayées par EFE, les deux responsables ont consacré à Haïti une "bonne partie de leur conversation" qui s’est déroulée en marge de l’intronisation samedi de la successeure de Luiz Inàcio Lula da Silva.
Dans leur plan de prévention épidémiologique au profit de la population haïtienne, Brasilia et La Havane devraient pouvoir compter sur le soutien de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Par ailleurs, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a remercié lundi Dilma Rousseff pour "l’engagement continue" de son pays au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) dont il détient le commandement militaire depuis 2004.
Ban félicitait, lors d’une conversation téléphonique, la dirigeante brésilienne pour son investiture comme la première Présidente de l’histoire du géant sud-américain.
Le Premier ministre Jean-Max Bellerive représentait Haïti à cette cérémonie très émouvante à laquelle ont assisté des leaders et délégations du monde entier parmi eux, plusieurs Présidents sud-américains, la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton et le Président de l’Autorité palestienne, Mahmoud Abbas. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7381

mercredi 15 septembre 2010

Un esprit de solidarité entre le Brésil et Haïti

Plusieurs personnalités du monde diplomatique, économique, politique, universitaire d'Haïti et du Brésil ont rehaussé de leur présence la cérémonie de clôture de la semaine de la patrie brésilienne (8 au 12 septembre 2010), marquant le 188e anniversaire de l'indépendance du Brésil, à Port-au-Prince. C'était l'occasion pour l'ambassadeur du Brésil accrédité à Port-au-Prince de souligner les bonnes relations existant entre les deux pays.
Au premier plan, l'ambassadeur du Brésil,
accrédité à Port-au-Prince, Igor Kipman,
le Premier ministre Jean-Max Bellerive,
 le sénateur Youri Latortue. Et au  second
plan l'artiste-peintre Dominique Domerçant,
représentant du ministère de la Culture
et de la Communication

(Photo: Moranvil Mercidieu)
Haïti: Inspirée par l'esprit de solidarité du peuple brésilien, l'ambassade du Brésil à Port-au-Prince a décidé de commémorer cette année la date marquant le 188e anniversaire du Brésil d'une façon particulière en Haïti. Cette célébration s'inscrivait dans le cadre des actions de solidarité envers la nation haïtienne, rudement éprouvée par le séisme de janvier, un cataclysme naturel aux dimensions sans précédent dans les temps modernes. Pour la circonstance, la mobilisation des personnalités haïtiennes et brésiliennes était forte. De nombreux invités n'ont pas voulu rater l'événement qui s'est réalisé le dimanche 12 septembre 2010 au Bel-Air, près du site de l'église Notre-Dame du Perpétuel Secours.
Accompagné de son épouse et entouré des soldats brésiliens de l'ONU en Haïti et de certaines personnalités haïtiennes, l'ambassadeur du Brésil accrédité à Port-au-Prince, Igor Kipman, a réaffirmé l'excellence des relations entre les deux pays et renouvelé la solidarité du Brésil à l'égard de la République soeur d'Haïti en cette période de crise profonde. Rappelant la contribution active de son pays à Haïti, le diplomate a en outre souligné que dans ce contexte si difficile, ce n'est pas le moment de fêter, c'est le moment de retrousser nos manches et de travailler dur, de travailler avec amour, dévouement et, surtout, avec beaucoup de foi dans la certitude qu'un travail sérieux peut apporter des résultats positifs et durables à travers les coopérations bilatérales.
Des jeunes Haïtiennes animent la scène
(Photo: Moranvil Mercidieu)
« Notre travail ne se résume pas à fournir de l'aide humanitaire. Nous croyons que le plus important est de former des Haïtiens pour qu'ils puissent, de plus en plus, prendre leur destin en main. Toujours de concert avec les autorités haïtiennes, le Brésil a maintenu diverses initiatives de coopération dans des domaines tels que l'agriculture, la santé, l'éducation, la formation professionnelle, l'énergie et les sports », a fait remarquer M. Kipman avant d'ajouter qu'il est opportun de se rappeler, une fois de plus, que c'est aux Haïtiens qu'il revient de prendre les décisions et la responsabilité pour la refondation de leur pays. Le Brésil, en tant que pays ami et frère, a le devoir de fournir tout le soutien qui est à sa portée. Les Brésiliens se sentent très proches des Haïtiens et désirent, du plus profond de leur coeur, contribuer à l'édiffcation d'une Haïti, prospère, moderne, un pays juste pour tous ses habitants.
Par ailleurs, l'ambassadeur du Brésil s'est félicité de la coopération bilatérale fructueuse entre les deux États. D'après lui, avec l'assentiment du gouvernement haïtien, le Brésil a entrepris le projet de construction du barrage de l'Artibonite, qui répondra aux besoins énergétiques d'environ un million d'Haïtiens. En matière de santé, je veux parler de la construction d'unités de services médicaux d'urgence, en partenariat avec les Cubains. « L'initiative prévoit également la formation des professionnels haïtiens en premiers soins. Le Brésil a également offert, 500 bourses pour que des étudiants haïtiens poursuivent leurs études dans des universités brésiliennes en attendant que leurs établissements d'enseignement soient reconstruits. Parmi les nombreux projets couronnés de succès visant à renforcer l'agriculture haïtienne, je tiens à souligner le soutien brésilien au Programme national des cantines scolaires, qui contribuera également à stimuler la production locale d'aliments », renchérit le diplomate brésilien.
Le diplomate brésilien à Port-au-Prince,
Igor Kipman lors de son allocution

Pour le Premier ministre Jean-Max Bellerive, chef de la délégation gouvernementale, cette célébration est l'occasion pour le peuple haïtien de marquer solennellement son amitié et sa solidarité envers le peuple brésilien. « Je me fais l'agréable devoir de vous prier de bien vouloir transmettre au président Luiz Inacio Lula Da Silva les souhaits de santé vigoureuse, de prospérité et de bonheur que formule le président haïtien, René Préval, à son endroit et au peuple brésilien tout entier. »
De son côté, l'artiste-peintre Dominique Domerçant, représentant du ministère de la Culture et de la Communication à cette célébration, a fait savoir que d'importantes affinités culturelles et historiques rapprochent le Brésil et Haïti. D'après lui, les Brésiliens connaissent et admirent l'histoire de la révolution haïtienne et se sentent proches de notre art (la danse, le vaudou, le carnaval, la musique) et de notre cuisine. « Avec ce partenariat sain et enrichissant, c'est une occasion ultime de renforcer la coopération à travers l'amitié qui se caractérise entre les deux pays. C'est aussi un moyen pour nous de dire merci au peuple brésilien pour son support, en termes d'échange et de formation », indique-t-il.
Enfin, la cérémonie a été ponctuée d'un spectacle culturel émouvant, où de jeunes Haïtiens ont fait valoir leurs talents d'artistes. Le pavé du quartier de Bel-Air a ainsi servi de podium, où ces jeunes ont animé la scène pendant plus d'une demi-heure pour le plaisir de l'assistance.


Proclamé principal terre sud-américaine qui échappe à la colonisation espagnole en 1500, le Brésil accueille en 1807 le prince régent portugais qui, fuyant l'occupation napoléonienne, s'est installé à Rio de Janeiro jusqu'en 1820 où il octroie son autonomie au « Royaume-Uni de Portugal, du Brésil et des Algarves ». En 1820, Rio de Janeiro est de nouveau gouverné par le fils du monarque portugais, Pedro, dans un contexte d'aspirations libérales et de propagande indépendantiste. C'est ainsi qu'à la date du 7 septembre 1822, Pedro a proclamé l'indépendance du Brésil et monte sur le trône du pays le 12 octobre de la même année sous le nom de Pedro 1er.
Amos Cincir
mcincir@lenouvelliste.com
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83529&PubDate=2010-09-14

dimanche 12 septembre 2010

La Mission du Brésil disposée à prendre part au développement de la frontière dominico haïtienne.

DAJABON. - Une commission de techniciens et d’experts dans différents secteurs en provenance du Brésil ont ici exprimé leur disposition de s'insérer et prendre part à des projets de développement de la région frontalière, surtout dans les secteurs d'infrastructure, agriculture, éducation et environnement, entre autres. La position a été fixée par une commission technique de haut niveau de la ville de Curitiba, état de Parana, dirigée par le secrétaire des Travaux Publics, Ney Caldas, qui s’est prononcé pendant une rencontre convoquée et dirigée par le directeur de Développement Frontalier, Major général Manuel Jesus Florentino et Florentino; le titulaire du Bureau National de l’aménagement du territoire, Franklin Labour, le vice-ministre de Planification, l'Économie et le Développement, América Bastidas et du PNUD, Franco Torres.
La mission brésilienne a été intégrée outre Caldas, par Santiago Gallo, secrétaire du Conseil du Développement et Intégration du Sud, CODESUR ; Jorge Callado, secrétaire d'Environnement et des ressources Hydriques ; Newton Pohl Ribas, de l'Institut de Technologie ; Julio Salomao, du ministère de l'Agriculture et par l'expert agricole Joao Nshi de Souza.
Caldas a exposé l'intérêt des autorités supérieures de l'état de Parana de soutenir les projets et les actions qui conduisent à continuer à améliorer la qualité de vie des habitants des deux côtés de la ligne frontalière haitiano dominicaine. Il dit qu'ils peuvent aider en ce sens parce qu'ils vivent l'expérience de l'état de Parana qui se trouve entre le Paraguay et l'Argentine. …
Après la rencontre les membres de la mission brésilienne, accompagnés de la délégation dominicaine ont visité les bureaux de Migration et de Douanes, ainsi que le point de division entre Haïti et la République Dominicaine situé sur le pont jeté sur la rivière Massacre….
http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=213172

vendredi 10 septembre 2010

Le Brésil joue bien pour Haïti

Depuis 2004, le Brésil se positionne en partenaire important d'Haïti. La coopération entre les deux pays a atteint son point culminant après le séisme du 12 janvier dernier. Coup d'oeil sur les relations entre les deux pays à l'occasion de la célébration du 188e anniversaire de l'indépendance du Brésil.
L'ambassadeur du Brésil accrédité en Haït
Igor Kipman. (Photo: James Alexis)
Haïti: Les relations haïtiano-brésiliennes ne datent pas d'aujourd'hui. Il faut remonter à plusieurs décennies pour retrouver les débuts des relations diplomatiques entre les deux pays. « En 2004, le gouvernement brésilien a répondu promptement à l'appel des Nations unies pour participer aux efforts de la communauté internationale afin de stabiliser le pays », a rappelé Celso Amorim, le ministre d'Etat des Relations extérieures du Brésil, dans un récent document sur l'aide du Brésil à Haïti.
Six ans plus tard, les relations entre les deux pays ne cessent de grandir. Le plus grand contingent de la Mission des Nations unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), fort aujourd'hui de 2200 soldats, est brésilien. « C'est un effort énorme du Brésil depuis 2004 pour accompagner le peuple haïtien », a déclaré Igor Kipman, l'ambassadeur du Brésil accrédité en Haïti. Quelque 70 millions de dollars sont décaissés annuellement par le Brésil pour le maintien de son imposant contingent.
A côté de sa contribution à la Minustah, le Brésil étend son assistance à Haïti dans plusieurs autres domaines, notamment l'agriculture (en incluant la sécurité alimentaire et nutritionnelle), la formation professionnelle, l'éducation, la justice, les sports, la santé, l'environnement, la technologie de l'information, le travail, le développement urbain et la bioénergie. Le Brésil cherche à développer une compétence locale dans ces domaines-là en vue d'aider à un meilleur développement d'Haïti », a expliqué l'ambassadeur Kipman lors d'une interview accordée au Nouvelliste à l'occasion du 188e anniversaire de l'indépendance du Brésil.

Une aide massive aux victimes du séisme
Igor Kipman accompagné
de certains cadres de l'ambassade

(Photo: James Alexis)
Le séisme meurtrier du 12 janvier a été une occasion pour le gouvernement brésilien de réviser, voire d'intensifier son aide à Haïti dans de multiples domaines. « Le Brésil a consenti une aide d'urgence de 350 millions de dollars américains dont bénéficiera le peuple haïtien surtout à travers les travaux d'infrastructures et les actions menées dans le domaine de la santé et de la sécurité alimentaire », révèle le document du ministère brésilien des Relations extérieures. Une bonne partie de l'aide financière brésilienne a été allouée aux agences de l'ONU, dont la FAO, l'OCHA et le PNUD, chargées d'accompagner les victimes du séisme du 12 janvier 2010.
Parallèlement, l'importante quantité d'aide humanitaire envoyée directement en Haïti par les autorités brésiliennes au profit des victimes du séisme doit aussi retenir l'attention. « 7 avions de la Force aérienne brésilienne ont été réservés exclusivement pour des vols vers Haïti, à raison de 3 vols par jour, afin d'acheminer l'aide humanitaire (162 vols jusqu'au 28 mars) », a rappelé l'ambassade du Brésil en Haïti. Ces vols ont transporté 630 tonnes d'aliments, 65 tonnes d'eau, 132 tonnes de médicaments, 280 tonnes d'articles divers, dont l'hôpital de campagne de la Force aérienne brésilienne, l'équipement de sauvetage, 7200 m2 de toile plastique et 100 tentes. »
26 médecins, par ailleurs, ont été délégués en Haïti pour un séjour de six mois afin de travailler à l'hôpital de campagne de la Force aérienne brésilienne. Jusqu'au 28 mai, cet hôpital avait réalisé 36,028 consultations médicales, 1,145 opérations chirurgicales et 522 accouchements. « Je suis très fier de ce qu'a réalisé mon pays en Haïti depuis le 12 janvier », s'est félicité l'ambassadeur Igor Kipman.
La solidarité de la population brésilienne envers Haïti est aussi à souligner. Plusieurs millions de dollars et des tonnes de produits alimentaires collectés ont été transférés en Haïti via des associations caritatives et des agences de l'ONU au profit des victimes du séisme.

Au-delà de l'urgence
D'après l'ambassadeur Igor Kipman, l'engagement du Brésil en Haïti est allé au-delà de la période d'urgence. « Le Brésil a été le premier pays à contribuer - avec 55 millions de dollars - au Fonds pour la Reconstruction d'Haïti », a-t-il dit pour montrer l'intérêt de son pays pour le développement durable d'Haïti.
Le président du Brésil, Lula Da Silva,
 et le Secrétaire haïtien à la Production
animale, Michel Chancy, lors d'une visite
 au Brésil (Photo:
 Courtoisie ambassade du Brésil en Haïti)
Plusieurs projets pouvant aider à une réelle amélioration des conditions de vie des Haïtiens vont être financés par le Brésil. La construction d'un réseau de 30 centres de santé de référence à travers le pays constitue l'un des plus ambitieux de ces projets. Ce projet dont le coût s'élève à 80 millions de dollars sera exécuté dans le cadre d'un accord tripartite Haïti-Brésil-Cuba. Il est déjà approuvé par la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH).
La zone métropolitaine de Port-au-Prince, selon l'ambassadeur Kipman, a été sélectionnée pour accueillir les quatre premiers centres de santé dont les travaux de construction démarreront sous peu. Ceci, a-t-il dit, constituera la phase pilote du projet. Si Haïti a la responsabilité de fournir les terrains, la construction et l'équipement des centres seront à la charge du Brésil tandis que Cuba aura à fournir le personnel médical. « Nous nous engageons à former un groupe d'Haïtiens qui aura un jour à gérer les centres », a souligné le diplomate brésilien.
Le Brésil a récemment fait  un don
de vaccins contre l'hépatite B à Haïti

(Photo: James Alexis)
Dans le domaine de l'éducation, le Brésil s'apprête à accueillir 500 étudiants haïtiens pour une période de 18 mois dans le cadre d'un programme spécial conçu pour venir en aide aux universités haïtiennes mises à genoux par le séisme du 12 janvier. Ce programme financé à hauteur de cinq millions de dollars permettra à 500 étudiants se trouvant en difficulté de poursuivre leurs études en Haïti de se rendre au Brésil. Les boursiers auront d'abord à étudier le portugais avant de suivre des cours pendant une année dans leur université d'accueil. Puis, ils retourneront en Haïti dans leurs universités respectives pour terminer le cycle d'études. Parallèlement à ce programme spécial, selon les précisions de l'ambassadeur Kipman, le Brésil poursuit avec son programme régulier de bourses d'études au profit des universitaires haïtiens.
Le projet de construction du barrage et d'une usine hydroélectrique en Artibonite 4 est l'autre grand projet que le Brésil va financer au profit de la population haïtienne. Ce projet de 200 millions de dollars permettra au pays de disposer de 32 mégawatts d'électricité additionnels.
Pour l'ambassadeur Igor Kipman, beaucoup de choses ont changé en Haïti depuis l'intensification des relations haïtiano-brésiliennes. Le diplomate a, cependant, reconnu que l'aide internationale, quelle que soit son importance, ne peut pas à elle seule sortir Haïti de sa situation actuelle. Il revient, a-t-il dit, aux Haïtiens de forger leur avenir.
Jean Pharès Jérôme
pjerome@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83401&PubDate=2010-09-09
Commentaires: Il est vrai que Le Bresil peint comme puissance émergente a sauté sur l'occasion de la crise haïtienne de 2004 pour rentrer dans le concert des grandes nations. Que vaut en terme d'efficacité la coopération brésilienne en Haïti c'est une question que l'on pourra se poser un jour. Mais il faut noter que Le brésil s'est souvent mis aux côtés d'Haïti.