Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 11 septembre 2013
Environnement/ Exploitation des carrières de sable...L'Etat promet de sévir avec la dernière rigueur
Bertrand Mercéus Juno Jean Baptiste
Le ministère de l'Environnement et le Bureau de l'Energie et des mines (BME) ont procédé lundi à la présentation d'un ensemble de mesures adoptées par le gouvernement en vue de freiner l'exploitation illégale et anarchique des carrières de sable. Un arrêté sera publié sous peu afin de garantir le support judiciaire nécessaire.
D'emblée, le directeur général du Bureau des mines, Ludner Remarais, a rappelé un ensemble de carrières qui ont été fermées, notamment à La Boule 12 et au Morne l'Hôpital. « Il n'y a pas de discussion là-dessus, a-t-il dit, résolu. Toute personne qui exploite une carrière à ces endroits enfreint la loi et la justice sévira contre elle. »
Pour ne pas pénaliser le secteur de la construction, trois carrières peuvent légalement fonctionner pour l'exploitation du sable, selon le directeur général. Il s'agit des carrières de Morne-à-Cabri, de Saint- Jude et de la rivière Grise, moyennant un permis d'exploitation délivré par le BME. « Seul le BME est habilité à délivrer le permis. Mais pour l'avoir, il faut d'abord que le MDE fasse au préalable une étude de la zone où se trouve la carrière qu'on voudrait exploiter. »
M. Remarais a également identifié trois endroits par où les camions peuvent atteindre la rivière Grise afin d'en tirer le sable nécessaire à la construction. Ce sont Carrefour Dumay à la Croix-des-Bouquets, le Renouveau charismatique à Tabarre et Pernier au niveau de Fatima. « Tout camion, a-t-il ajouté, qui prend un autre chemin pour atteindre la rivière Grise sera en contravention avec la loi. »
Ludner Remarais en a profité pour dire aux firmes locales et étrangères, qui construisent des routes dans le pays et qui ont des contrats avec l'Etat, qu'il n'est pas normal de continuer à exploiter des carrières sans aucun contrôle, aggravant ainsi les problèmes environnementaux du pays. « Le gouvernement demande que tout soit régularisé. Ceux qui continuent en dehors des normes établies et qui ne respectent pas la loi, la justice sévira contre eux et il y aura confiscation d'équipements. Nous souhaitons que tout le monde rentre dans l'ordre. »
Le titulaire du BME a indiqué qu'un arrêté sera pris sous peu en vue de stopper l'exploitation des sédiments au niveau des rivières et l'exploitation des carrières dans les mornes. « Il n'est pas normal que des citoyens et des étrangers posent des actes commerciaux au détriment de l'environnement. Et, le pire, c'est que l'Etat ne perçoit rien de ces exploitations alors qu'elles provoquent beaucoup de problèmes aux citoyens et à l'Etat haïtien. »
De son côté, le ministre de l'Environnement, Jean François Thomas, a relaté trois problèmes majeurs causés à l'environnement lorsque des carrières sont exploitées dans de mauvaises conditions. Ce sont l'inondation, le phénomène de sédimentation, c'est-à-dire que l'eau emporte les terres dans les cours d'eau parce qu'elles deviennent friables et la dégradation de notre paysage du point de vue esthétique.
Jean François Thomas a rappelé le décret du 12 octobre 2005 sur la gestion de l'environnement, qui donne des prescrits sur la protection et l'exploitation des carrières de sable, et celui du 23 août qui donne des instructions sur les types de carrières. « Cependant, constate le ministre, certaines personnes continuent à exploiter les carrières qui ont été fermées par l'Etat. Celle de La Boule par exemple est interdite, mais jusqu'à présent des gens, défiant l'autorité de l'Etat, continuent à l'exploiter. Il y a aussi ce qui se passe dans la rivière Grise et dans toute la zone de Titanyen. »
Fort de ces préoccupations, M. Jean François a fait savoir que le gouvernement envisageait des mesures « fermes » pour protéger l'environnement et la sécurité du pays et des citoyens.
Aussi, la question de l'exploitation des carrières de sable semble-t-elle interpeller le pouvoir judiciaire. Le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Francisco René, révèle que le décret du 2 avril 1984, en fait un complément de celui du 3 mars 1976, décrit le processus de l'exploitation du sable. « La justice, en ce sens, est prête à sévir contre tous les contrevenants qui agissent en violation de ces deux décrets qui prévoient des sanctions à cet effet », a déclaré, d'un ton sévère, le chef de la poursuite, invitant par ailleurs tous ceux qui ne sont pas en règle à effectuer des démarches légales en vue d'obtenir les permis nécessaires auprès du BME.
Selon lui, l'exploitation anarchique du sol, susceptible de mettre en danger l'environnement, doit cesser. Faisant référence à des compagnies qui exploitent illicitement les carrières de sable depuis des lustres au grand dam de ces deux décrets, Me René Francisco, dans un style propre à lui seul, leur a lancé un « stop » tonitruant. « Stop, la recréation est terminée », a-t-il dit à la Primature devant un parterre de journalistes.
Pour le moins, le chef du parquet de Croix-des-Bouquets semble s'être aligné sur la position de son collègue. Me Leny Thélusma estime que le rôle des commissaires du gouvernement dans ce dossier n'est autre que d'appliquer la loi. « Un homme avisé en vaut mille, a-t-il tempêté. Nous n'allons pas agir en "matadors superbes" mais nous allons appliquer la rigueur de la loi pour en finir avec cette question de l'exploitation anarchique des carrières de sable. »
Bertrand Mercéus Juno Jean Baptiste http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121026
mercredi 21 août 2013
Le SMCRS lance un plan de ramassage d'ordures...
Le directeur général du Service métropolitain de collecte des résidus solides (SMCRS), Donald Paraison, a donné une conférence de presse ce mardi, à la Primature, pour annoncer un plan de ramassage d'ordures dans la zone métropolitaine pour la rentrée des classes.
Selon le directeur général, un montant de plus de 20 millions de gourdes sera décaissé dans le cadre de cette initiative qui vise à créer quelque 5 000 emplois temporaires. Il en a profité pour parler de l'évolution du programme « civisme environnemental » et de l'arrêté interdisant la vente des produits en polyéthylène expansé sur le marché national.
« Le SMCRS veut mettre la population en confiance pour la rentrée des classes, a dit Donald Paraison, annonçant un programme de nettoyage des rues de la zone métropolitaine. Nous allons redoubler d'efforts, a-t-il ajouté, pour enlever tous les débris à travers les rues de la zone métropolitaine afin de rendre le climat beaucoup plus salubre pour la rentrée des classes. Sous peu, environ 4 à 5 000 emplois temporaires seront créés dans le cadre de ce programme qui s'échelonnera sur une période allant de 15 à 30 jours... »
Concernant l'arrêté interdisant la vente et la commercialisation des produits en polyéthylène et polystyrène expansé, le titulaire du SMCRS a fait savoir que le gouvernement allait poursuivre les opérations de saisie jusqu'à ce que ces produits ne soient plus disponibles sur le marché.
« Le gouvernement est très sérieux sur cette question », a dit M. Paraison. En outre, Donald Paraison a indiqué qu'il est formellement interdit d'entrer dans les institutions de l'Etat avec de la nourriture dans des emballages en styrofoam. Il a fait savoir qu'une circulaire était déjà passée à ces différentes institutions à ce sujet.
« Le gouvernement sera sans pitié pour toute personne ou groupe de personnes qu'on surprend en train d'utiliser ces produits à l'intérieur des institutions de l'Etat », a martelé le DG du SMCRS. Cependant, plus d'un pense que les autorités devaient avoir une alternative bien avant de rendre publique l'interdiction de ces produits sur le marché.
M. Paraison a fait remarquer que des mesures ont été mises en place à temps pour substituer aux produits en polyéthylène d'autres produits moins néfastes à l'environnement. « Probablement, a-t-il avancé, on n'apporte pas encore le volume nécessaire pour remplacer le polyéthylène.
Le ministre de l'Environnement continue de parler avec les grands importateurs pour faciliter l'arrivage des emballages biodégradables comme alternative aux produits en styrofoam. »
Le directeur général du SMCRS a également parlé de l'évolution du programme « civisme environnemental », lancé conjointement avec les mairies de la région métropolitaine et le ministère de l'Environnement, il y a deux mois.
Ce programme vise à sensibiliser les citoyens à prendre l'engagement de nettoyer les devantures de leurs maisons et de leurs quartiers à partir d'un horaire donné. A cet effet, Donald Paraison a exhorté la population à mieux gérer leurs déchets ménagers en les gardant dans des endroits appropriés pour attendre le passage d'un camion du SMCRS.
Ceux qui ont les moyens de payer pour faire jeter leurs fatras, il les invite à embaucher des compagnies ayant les capacités logistiques nécessaires pour jeter les déchets à Truitier - le seul endroit de la zone métropolitaine réservé à cet effet. Au lieu d'engager des brouettiers qui souvent jettent les ordures dans des endroits inappropriés causant ainsi beaucoup de problèmes à la population.
Bertrand Mercéus
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=120277
Non aux styromousses, retour aux anciennes pratiques
Le Nouvelliste | Publié le :20 août 2013
Joubert Rochefort rochefortjoubert@yahoo.fr
Pendant que le gouvernement procède à la saisie des styromousses (assiettes et gobelets en polystyrène expansé), à cause de leur contribution à la dégradation de l'environnement, des marchandes et des usagers ne cessent de réclamer du gouvernement des alternatives.
En attendant que les grands commerçants importent des produits biodégradables, le ministre de l'Environnement, Jean François Thomas, indique qu'il faut retourner aux anciennes pratiques.
Les produits en polyéthylène ne sont plus la bienvenue à Port-au-Prince. Les emballages bon marché à usage alimentaire unique dont se servait la population de l'aire métropolitaine sont mis à l'index.
A la frontière haitïano-dominicaine, comme dans les magasins du centre-ville, les autorités font la chasse auxdits produits.
Le ministre de l'Environnement Jean François Thomas croit que les styromousses sont les véritables ennemis de l'environnement qu'il faut à tout prix combattre. Il souligne que les égouts et les canaux d'évacuation sont encombrés de ces produits, fabriqués de matières qui prennent des centaines d'années à se décomposer.
« Les articles en polystyrène expansé produisent des effets catastrophiques sur l'environnement immédiat. En plus de bloquer les drains et de provoquer des inondations, ces déchets, une fois emportés par les eaux de pluie, finissent par se jeter dans la mer », déclare-t-il.
Dans les restaurants, c'est le comble. Les marchandes comme les acheteurs se plaignent de la saisie des styromousses. Ils réclament du gouvernement des alternatives.
Cependant, le ministre Jean François Thomas n'y va pas avec le dos de la cuillère. Selon lui, les marchandes doivent retourner aux anciennes pratiques.
« Les alternatives au polyéthylène sont plus visibles que jamais, dit-il. Auparavant, les marchandes vendaient dans des assiettes en aluminium qu'elles nettoyaient après usage. De plus, les gens qui ne pouvaient prendre leurs repas au restaurant, par faute de temps, apportaient toujours leurs assiettes. Je crois que c'était une très bonne pratique que la population est obligée de reprendre partiellement, le temps que le gouvernement ou les commerçants importent des assiettes biodégradables.
Le ministre Jean François Thomas croit que les produits en polyéthylène sont considérés comme étant des grands pollueurs et des handicaps pour l'environnement. Ils ne sont pas biodégradables et ne peuvent être transformés en aucun autre produit.
De plus, les assiettes à usage alimentaire unique donnent le cancer. Toutefois, il précise que les bouteilles, les sachets transparents servant de récipients pour les boissons, les médicaments et aliments, les sachets blancs ou clairs pour ramassage d'ordures, les petits sachets à usage uniquement pour semences, production et conservation de plantules sont exempts de l'interdiction et feront l'objet d'autres réglementations.
« Nous avons des alternatives pour des produits autres que les styromousses parce qu'ils peuvent être recyclés. Le gouvernement compte lancer dans les prochains mois une vaste campagne qui permettra de recycler des produits en plastique et de les transformer », indique le ministre.
L'idée de retourner aux anciennes pratiques ne date pas d'hier. Le prédécesseur du ministre Jean François Thomas, le ministre Jean Vilmond Hilaire, avait lui aussi sollicité le retour d'une telle pratique suite à l'arrêté du 1er octobre 2012.
Une alternative qui avait suscité pas mal de mécontentements au sein de la population. Les usagers soulignaient qu'une telle pratique allait à l'encontre des normes hygiéniques. Ces revendications ont permis aux restaurants et aux vendeurs ambulants de perdurer dans l'utilisation des gobelets et assiettes en styromousse qui, éventuellement, finissent dans les canaux d'évacuation des eaux de pluie puis dans la mer. A présent, peut-on s'attendre concrètement à un retour aux anciennes pratiques ?
Joubert Rochefort rochefortjoubert@yahoo.fr
jeudi 6 décembre 2012
Haïti à la Conférence de Doha : II fallait agir hier, aujourd'hui il est tard
Allocution de Son Excellence Dr Jean Vilmond Hilaire Ministre de I'Environnement d'Haïti.
" Depuis quelques années, nous assistons avec impuissance comment notre pays est victime d'évènements climatiques qui annulent nos efforts de développement. A titre d'exemple, l'espérance de croissance pour l'année 2012 était de l'ordre de 7% au début de l'année, les intempéries d'octobre dernier additionnées aux mois de sècheresse nous font croire que notre croissance sera de moins de 2%.
[COP18-climat]
Source : ONU
lundi 30 mars 2009
Le morne Garnier est déclaré zone préservée
Des maisonnettes et clôtures ont été détruites par le ministère de l'Environnement vendredi dernier en guise d'avertissement aux résidents du morne Garnier (Pétion ville). Cette localité de Bourdon, entourant des nappes phréatiques de la capitale est déclarée " zone protégée" par l'état.
La Primature, les ministères de l'environnement, de la justice et de l'intérieur, la secrétairerie d'état à la sécurité publique et la mairie de Port-au-Prince sont impliqués dans cette opération qui permettra de délimiter et reboiser le morne Garnier.
Selon le directeur départemental de l'ouest du ministère de l'environnement, Ludner Remarais, il s'agit d'une première phase dans l'opération qui durera jusqu'au 8 avril. 2 000 hectares occupés illégalement par des citoyens qui ont érigé des grandes et petites maisons seront récupérées par les autorités. M. Remarais précise que cette zone réservée qui sert de bassin versant à la ravine Bois de chêne ne doit pas être utilisée pour l'élevage et l'agriculture.
Les résidents de ce quartier, dont des policiers et des avocats, critiquent l'intervention de l'état. L'avocat de la famille Firmin Leriche déplore la destruction d'un long mur érigé dit-il pour protéger l'espace. Un autre juriste présent au moment de l'opération a indiqué que les autorités devraient réaliser au préalable une vérification des titres de propriété en raison des litiges dans le quartier.
Toutefois un membre du cabinet particulier du secrétaire d'état à la sécurité publique explique que l'arrêt déclarant le morne Garnier d'utilité publique sera appliqué. Il invite les résidents mécontents à faire valoir leur droit à la Direction Générale des Impôts (DGI).
Le directeur départemental de l'ouest du ministère de l'environnement informe que la récupération du morne Garnier s'inscrit dans le cadre des efforts de l'état pour protéger l'environnement. Il annonce également des interventions en vue de prendre le contrôle des carrières de sable.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14976
samedi 7 mars 2009
Haïti/Environnement : Travaux d’assainissement en réponse à la grogne de la population
Ces activités de nettoyage de la voie publique sont une initiative de l’organisation brésilienne « Viva Rio » en partenariat avec le gouvernement haïtien à travers le ministère des travaux publics, transport et communication (Mtptc), précèdent un vaste programme de ramassage et de recyclage de déchets, selon « Viva Rio ». Les zones de Carrefour Aviation, la Saline jusqu’aux limites de la mer à la sortie du « canal orphelin » sur Delmas devront être touchées. Les initiateurs considèrent ces travaux comme une réponse pertinente aux dernières averses qui ont fait plusieurs centaines de sinistrés durant la période succédant aux festivités carnavalesques de fin février 2009. Ces travaux constituent également une réponse aux exigences de la population de ces localités du centre-ville de Port-au-Prince qui menaçait de dresser des barricades enflammées et allait faire obstacle à la circulation, selon l’organisation.
Une campagne continue de sensibilisation des habitants de la zone accompagnera ces travaux en vue d’inciter la population locale à adopter des comportements responsables et contribuer du même coup à garantir les investissements qui seront engagés, soutient « Viva Rio ».L’organisation « Viva Rio » annonce par ailleurs la mise en œuvre d’un centre de recyclage au Bel-Air pour une meilleure gestion et une valorisation des déchets, ce qui, selon elle, contribuera à créer plusieurs centaines d’emplois dans la zone.Des associations de la zone, des bandes à pied, des élèves et professeurs, des comités de quartiers et des membres de familles habitant les zones du Pont Rouge, de la Saline et du Bel-Air, participeront à cette activité. [do gp apr 06/03/2009 00:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8143
HRV commente:
Ils sont ou les nationalistes de mauvais alois qui pensent comme moi que la MINUSTAH viole notre souveraineté nationale ? Ce qui me peine de constater c’est qu’aujourd’hui même pour construire une latrine nous avons foncièrement besoin de l’aide internationale. Pour le curage des canaux d’évacuation il faut une ONG. Grand Dieu Tout Puissant….
samedi 28 février 2009
Des pluies torrentielles font 200 sinistrés à Port-au-Prince
vendredi 27 février 2009, Radio Kiskeya
Des pluies diluviennes qui se sont abattues jeudi soir sur la région métropolitaine de Port-au-Prince ont fait au moins 200 sinistrés dans des zones à risques, a annoncé vendredi l’ingénieur Pierre-Louis Pinchinat, directeur adjoint de la protection civile (DPC).
Les quartiers de Martissant et du Bicentenaire sont avec le bidonville situé près du wharf de Jérémie les plus touchés. La Police Nationale a dû procéder dans la nuit à l’évacuation de plusieurs dizaines de personnes dont la vie était menacée.
Face au manque de fonds auquel est confrontée la DPC, l’ingénieur Pinchinat précise qu’une requête a été adressée au ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, afin que des ressources soient allouées à l’accompagnement des familles sinistrées.
Du côté du wharf de Jérémie, les inondations ont provoqué d’importants dégâts que la Première ministre Michèle Pierre-Louis a pu constater lors d’une visite d’information tôt vendredi. Des maisonnettes sont sous les eaux et de nombreux résidents ont été contraints de se réfugier ailleurs.
Le chef du gouvernement a annoncé le curage des égouts du bas de Delmas qui déversent des déchets de toutes sortes dans la zone. Une promesse jugée insuffisante par des riverains qui se disent abandonnés et condamnés à la survie dans des conditions infrahumaines.
Même ton chez des habitants de Cité Soleil (banlieue nord de la capitale), particulièrement de la zone dénommée Cité Richard Brisson. Certains, très nerveux, avaient érigé des barricades enflammées ayant paralysé la circulation sur la route nationale #1. Ils exigeaient du ministère des travaux publics une intervention immédiate pour désengorger le canal Thébaud qui déborde régulièrement.
Dans plusieurs autres secteurs de la capitale, comme Tabarre (nord), les rues étaient inondées, remplies de coulées de boue et d’immondices à l’origine de sérieux bouchons pour les automobilistes.
Les fortes pluies de la nuit dernière, les premières de l’année 2009, ont également affecté l’environnement du Palais Législatif et interpellé le président du Sénat, Kelly Bastien. Celui-ci a mis l’accent sur la dégradation accélérée de l’environnement et l’urbanisation sauvage de Port-au-Prince. Plus que jamais, le parlementaire estime que les autorités doivent se pencher de toute urgence sur la préservation de notre écosystème en péril.
Des périodes pluvieuses très intenses et le passage de quatre ouragans et tempêtes tropicales avaient causé, l’année dernière, de graves dégâts humains, matériels et économiques dans différentes régions du pays. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5715
HRV commente :
Nous sommes toujours admiratifs devant le franc-parler de nos politiciens. Je vous présente celui qui pourrait, à l’instar de nombreux sénateurs et députés gagner des Oscar, Golden Globes, des Palmes d’or etc… La citation que vous allez lire correspond à une déclaration de Monsieur Kelly Bastien. Kelly Bastien est président du Sénat haïtien. Elu sous la bannière de la plateforme LESPWA. La coalition de partis qui porta et gagna les élections avec René Préval, il est le chef du pouvoir législatif…. Une de ses grandes capacités c’est de savoir prendre du recul et se comporter comme s’il ne faisait pas partie de ce gouvernement avec SON parti, SON projet et son Programme de gouvernement. …C’est à mourir de rire !!!
Lisez et faites-vous du bien !
Les fortes pluies de la nuit dernière, les premières de l’année 2009, ont également affecté l’environnement du Palais Législatif et interpellé le président du Sénat, Kelly Bastien. Celui-ci a mis l’accent sur la dégradation accélérée de l’environnement et l’urbanisation sauvage de Port-au-Prince. Plus que jamais, le parlementaire estime que les autorités doivent se pencher de toute urgence sur la préservation de notre écosystème en péril.
mercredi 21 janvier 2009
L'environnement haïtien....Minstre Claude Germain Président ....2011-2020
Le ministre de l'environnement, Jean Marie Claude Germain assure que son ministère a pu au cours de ces deux dernières années provoquer une prise de conscience sur la question environnementale tant au niveau des gouvernants que des gouvernés. " Aujourd'hui tout le monde parle d'environnement parce que la masse critique a été créée ", argue M. Germain attirant l'attention sur les nombreuses actions réalisées sur le terrain. Il confirme le lancement de plusieurs projets de réhabilitation de bassins versants dans le sud est, au Limbé, Montrouis, Grande Rivière du Nord etc.Toutefois il fait remarquer que des ouvrages doivent être réalisés pour faciliter la rétention de l'eau. " Les lacs collinaires, des impluviums et des barrages hydroélectriques pourraient être construits dans le cadre de ces projets", ajoute t-il.
En ce qui a trait à la reforestation M. Germain révèle que 220 000 pins ont été plantés à forêt des pins et au Parc La visite. " Nous avons lancé cette année un projet pour augmenter la couverture forestière de 3 à 10% ", dit-il mettant l'accent sur les dispositions policières qui empêchent la coupe des arbres dans la région de foret des pins." Les problèmes internes, la configuration du territoire, la pauvreté et les changements climatiques sont autant de facteur qui selon le ministre rendent le pays plus vulnérable. Tout en se réjouissant de la solidarité internationale dans les projets visant la réhabilitation de l'environnement, M. Germain annonce que l'Association des Etats de la Caraïbe (AEC) organisera à Port-au-Prince à la fin de ce mois une conférence pour définir la politique environnementale des pays insulaires.Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole, Jean Marie Claude Germain a déploré l'intervention d'une kyrielle d'ONG dans le secteur de l'environnement. Il souligne qu'à partir de cette année l'état est impliqué dans la gestion des fonds alloués par la communauté internationale.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14658
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La fondation Seguin et la FAN dénoncent la léthargie du gouvernement en matière environnementale
Le responsable des relations publiques de la Fondation Seguin, Richard Cantave et le directeur exécutif de la Fédération des Amis de la Nature (FAN), Pierre Chauvet, déplorent l'absence d'une politique environnementale qui pourrait faciliter la réalisation d'une campagne de réhabilitation de l'environnement haïtien. Ils estiment que les gouvernements haïtiens n'ont jamais pris conscience de l'état de dégradation de l'environnement. " En 1990 le Parc La visite s'étendait sur 8 000 hectares aujourd'hui il n'y a plus que 1 800 hectares", fait remarquer M. Cantave qui regrette l'absence de l'état dans cette région.Grâce à un financement de la coopération Allemande (GTZ), la fondation Seguin réalise un projet de prévention de désastre dans le Parc La visite où des incendies sont enregistrés durant la saison sèche. " Nous avions mobilisés 250 paysans pour éteindre deux foyers d'incendie récemment ", rappelle M. Cantave pour qui le Parc La visite est pratiquement abandonné par les autorités. " Il n'y a aucun garde forestier à Macaya et Foret des pins", ajoute t-il.Le responsable des relations publiques de la Fondation Seguin regrette qu'il n'existe aucun partenariat entre le ministère de l'environnement et les organisations œuvrant dans ce secteur.De son coté, Pierre Chauvet déplore qu'il n'y ait toujours pas de loi organique au ministère de l'environnement " Les avancées sont trop lentes ", dit-il estimant que ce ministère est un ministère mineur alors que l'environnement est un problème majeur.734 766 000 gourdes sont allouées au ministère de l'environnement dans le projet de budget 2008 – 2009.M. Chauvet assure que la réhabilitation des bassins versants envisagée par le ministère doit être prise au sens large. " On ne peut pas dire qu'il y a 18 bassins versants parce que le territoire est constitué à 80 % de montagne", argue t-il invitant les élus à accorder plus d'importance à la réhabilitation de l'environnement. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14657
HRV commente :
Nous cherchons un titre pour notre commentaire. Entre les deux notre cœur balance. « Foutage de gueule du ministre de l’environnement » « and the winner is… ». Nous avons carrément envie de le plébisciter comme le prochain candidat à la présidence à vie d’Haïti.
Il a bien du cran notre ministre de l’environnement. Il se félicite de son bilan. Il a su créer la masse critique. Car dit-il, tout le monde parle du délabrement de l’environnement haïtien ;
Il a bien raison de s’auto attribuer le satisfecit. Du genre si je ne parle pas du bien de moi de mon vivant, personne ne va le faire à ma place. Il n’a pas été le seul à le faire. Le président de la République pense qu’il a réalisé un bon travail à la tête du ministère puisqu’il a été récupéré du gouvernement renvoyé de Jacques Edouard Alexis et reconduit.
C’est aussi l’avis hélas de Madame Michèle pierre-Louis qui accepte de le garder comme ministre de l’environnement.
Son parti politique pense comme lui car il a été le seule l’unique choix de cette groupuscule politique. Les parlementaires haïtiens sont d’accord eux-aussi et applaudissement l’action du ministre de l’environnement car il n’a pas été interpellé.
Donc si on suit la logique du ministre qui considère son action positive dans le fait d’avoir créer la masse critique qui fait de l’état de notre écosystème un sujet de préoccupation, on peut dire que tous les ministres qui ont géré les affaires du pays ont fait du bon boulot.
Tout le monde parle de la vie chère et de la pauvreté des haïtiens. Donc Monsieur le ministre Dorsainvil avec l’application de la politique libérale à créé la masse critique son action est donc positive. Nous ne voyons pas pourquoi on devrait l’interpeller.
On pourrait utiliser en projection cette maxime – le germainisme- pour féliciter le ministre de la santé, de l’éducation, des travaux publics, de l’agriculture …
Haïti est le seul pays au monde ou un fonctionner peut baisser impunément ses froques pour accoucher une bêtise de cette ampleur dans l’indifférence absolue.
C’est une façon très à nous de voir les choses
Vive le ministre de l’environnement haïtien…..A vie pou tou tan !
13 pays de la Caraïbe dont Haïti exposés au phénomène du réchauffement de la planète: sommet du 26 au 29 janvier en Haïti autour de ce phénomène
Le ministre a présenté la reforestation au niveau des bassins versant, comme l’une de ses grandes priorités, dans le cadre des efforts visant à réduire la vulnérabilité du pays en période cyclonique.Il estime que ce travail permettra d’avoir des zones de conservation qui puissent favoriser des infrastructures agricoles et urbaines.
Il estime également urgent que l’Etat haïtien, les organisations de la société civile et le secteur privé arrivent à comprendre la nécessité de prendre en main la question de l’alternative au charbon de bois, en augmentant la capacité de stockage de gaz propane pour toute la population.
Des activités visant à sensibiliser la population devront être entreprises en vue de son éducation environnementale, a encore fait savoir M. Germain, soulignant que des millions de gourdes seront utilisées pour la mise en place d’une organisation baptisée l’Observatoire Nationale sur l’Environnement et la Vulnérabilité (ONEV). Cette organisation se chargera de placer des appareils de mesure sur toutes les rivières, pour étudier le comportement des eaux, a-t-il expliqué.
Des mesures ont été également envisagées en vue de la création dans le budget national, d’un fonds baptisé « Fonds pour la Réhabilitation de l’Environnement Haïtien (FREH). Selon le ministre, ce fonds sera alimenté par l’application de taxes écologiques sur un ensemble de produits.
Le budget alloué à son ministère s’élève à 500 millions de gourdes dont 95 millions tirés du trésor publicDe son côté, le conseiller en planification stratégique et en coopération internationale, Jean Ronald Toussaint, a fait part de ses craintes sur l'avenir de la société haïtienne face aux manifestations de changements climatiques."Cette société peut bien disparaître si son environnement n’est pas bien géré", a prévenu M. Toussaint.
Le directeur des sols et écosystèmes, Joseph Vernet, a pour sa part fait savoir qu’il est extrêmement important pour l’état haïtien de chercher à passer de 1,5 à 10% de couverture forestière, dans les 5 prochaines années.
mardi 20 janvier 2009
Haïti : De 1,5% à 10% de couverture forestière en 5 ans
P-au-P., 20 janv. 09 [AlterPresse] --- Le Ministère de l’environnement haïtien annonce la mise en place d’un programme de reboisement du pays, dont l’objectif est d’atteindre 10% de couverture forestière durant les cinq années à venir.
Le ministre Jean Marie Claude Germain a fait part de ce plan lors d’une conférence de presse, à laquelle a assisté un reporter d’AlterPresse le 19 janvier en cours à Port-au-Prince.
Pour passer de 1,5% à 10% de couverture forestière en 5 ans, « il faudra couvrir plus de 46.500 hectares d’arbres et produire 24.877 millions de plantules chaque année », explique le ministre de l’environnement.
Tout est lié, souligne le ministre, mettant l’accent sur le dérèglement climatique et l’accroissement des désastres naturels qui ont des conséquences néfastes sur la production agricole, sur la situation économique et politique du pays.
La production des gaz à effets de serre a causé des dégâts irréversibles sur la planète, dont le réchauffement de la mer des Caraïbes qui à augmenté de 1,5°C en un siècle et l’augmentation en nombre et fréquence de certains cyclones violents passant d’un rythme décennal à annuel.
200 millions de gourdes de fonctionnement et 500 millions d’investissement sont prévus dans le budget du ministère de l’environnement, alors qu’il faudrait investir 10 millions de dollars US par an pour la gestion environnemental, souligne Vernet Joseph, directeur des sols et écosystèmes au ministère de l’environnement.
Afin d’atteindre les objectifs fixés, un changement pérenne et un développement durable, il faudra relever de nombreux défis, dont la régénération des mangroves et la réglementation de l’agriculture, dominée par des pratiques anarchiques.
Le ministère propose d’aborder la question environnementale par l’amélioration des technologies afin de remplacer le charbon et le pétrole par des énergies alternatives et renouvelables.
En Haïti, la majeure partie des boulangeries, blanchisserie et guildiveries utilisent encore des brûleurs qui fonctionnent au bois, explique Joseph Ronald Toussaint, conseiller en planification stratégique et coopération internationale.
« Il faudrait arriver à mettre en place une ligne de crédit appropriée pour permettre la promotion des énergies renouvelables et la transformation technologique », précise-t-il.
Le ministère de l’environnement souhaite la participation active des forces vives de la société civile et du secteur privé, dans la mise en place d’une politique qui permettra de s’adapter aux changements environnementaux, trouver des solutions au problème de l’aménagement du territoire et résoudre l’explosion démographique.
Pour faire part des préoccupations d’Haïti et des pays de la Caraïbe, un document officiel sera rédigé à l’issue du sommet caribéen sur les conséquences du réchauffement climatique qui se déroulera du 27 au 29 janvier en Haïti. [mv gp apr 20/01/2009 13:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8019
mardi 16 décembre 2008
L'AEC préoccupée par les problèmes environnementaux d'Haïti
Le secrétaire général de l'AEC, Luiz Fernando Fala, a dans une intervention, mis l'accent sur la nécessité d'analyser la situation haïtienne. " Haïti est un cas spécial, il faut agir dès maintenant", lance t-il attirant l'attention sur le rôle prépondérant que doit jouer le gouvernement haïtien. " Nous voulons vous aider mais il faut que les haïtiens fassent des efforts urgents ", ajoute t-il.
De son coté, le représentant du secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains (OEA), Pablo Gonzalez, a exprimé la préoccupation des dirigeants de l'organisation hémisphérique face aux changements climatiques. " Nous oeuvrons dans le domaine de l'énergie alternative dans la caraïbe pour favoriser la réduction des émissions de gaz à effet de serre", explique t-il.
Des scientifiques mexicains, vénézuéliens et trinidadiens, prix Nobel de la paix sur l'environnement en 2007, sont intervenus dans le cadre de ce séminaire dont l'objectif était également de sensibiliser les autres pays sur la situation environnementale d'Haïti. Le professeur Mexicain, Ricardo Zapata, a fait ressortir le lien entre la déforestation des bassins versants, la production de charbon et l'exode rural.
Dans son intervention le ministre haïtien de l'environnement, Jean Marie Claude Germain, a mis l'accent sur la nécessité d'entreprendre des actions urgentes pour résoudre les problèmes environnementaux du pays.
Rappelant les dégâts causés par les récents cyclones, M. Germain a soutenu que la question des " risques et désastres, s'est posée comme le catalyseur d'une prise de conscience sur l'urgence des enjeux environnementaux liés à des processus physiques terrestres exacerbés par les changements climatiques".
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14485
mardi 18 novembre 2008
Glissement de terrain : deux nouvelles maisons s’effondrent
lundi 17 novembre 2008, Radio Kiskeya
Deux nouvelles maisons se sont effondrées, l’une totalement et l’autre partiellement, lors d’un glissement de terrain qui n’a pas fait de victime, lundi dans le quartier de Musseau (est de Port-au-Prince), a constaté Radio Kiskeya.
En milieu de matinée, une maisonnette s’est écroulée tandis que la galerie de l’autre maison, une résidence inoccupée, a été emportée à l’impasse Avalon. Un couple habitant la première résidence a échappé in extremis à la catastrophe en réussissant à s’enfuir au moment où les murs allaient céder.
Dans ce quartier surplombant un ravin où se concentrent des constructions anarchiques, des fissures de 30 centimètres de large sont visibles et creusent des sillons dans le sol.
Devant le spectre d’une catastrophe de plus grande ampleur, de nombreux résidents de Musseau extrêmement inquiets commencent à abandonner leurs maisons sans pouvoir trouver un toit où s’installer. Ils reprochent aux autorités d’être seulement venues constater les dégâts, sans prendre le moindre engagement vis-à-vis d’eux.
Des responsables des mairies de Pétion-Ville, de Delmas et de la protection civile se sont, en effet, rendus lundi sur le site de l’accident.
Présent également, le ministre des travaux publics, Jacques Gabriel, a annoncé des mesures de protection évasives et la réalisation d’une étude géologique qui sera confiée au laboratoire national, au bureau des mines et de l’énergie et à la faculté des sciences de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH).
Le ministre Gabriel a aussi rappelé qu’un glissement de terrain semblable avait été enregistré, il y a quelque temps, dans le quartier résidentiel de Vivy Mitchell, sur la route de Frères (banlieue est de Port-au-Prince) où de riches constructions s’inclinaient et s’enfonçaient dans le sol.
Une centaine de personnes ont été tuées et plus de 10 autres blessées, en majorité des enfants, dans l’effondrement ces derniers jours de deux écoles privées, le collège évangélique La Promesse et l’institution Grâce divine d’Haïti.
Un ouvrier avait été également tué et un autre blessé en tentant de démolir les murs de l’école nationale Darius Denis, dans le centre de la capitale.
Aucune nouvelle mesure n’est encore évidente depuis l’intervention jeudi dernier du Président René Préval annonçant une offensive contre les constructions anarchiques qui poussent comme des champignons et accentuent considérablement les risques d’un désastre national sans précédent. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5428
vendredi 29 février 2008
Vers le contrôle de la pollution marine dans la baie de Port-au-Prince
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=11564
dimanche 22 juillet 2007
Inondations à Ganthier : Au moins trois morts et d’importants dégâts
samedi 21 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Des inondations consécutives à des pluies diluviennes ont fait au moins trois morts et des dégâts matériels considérables dans la nuit de vendredi à samedi à Ganthier (environ 40 km au nord-est de Port-au-Prince), a annoncé sur les ondes de Radio Kiskeya le maire principal de la commune, Ralph Lapointe.
Une mère et son jeune enfant ont été retrouvés ensevelis sous les décombres de leur maison à Les Roches, une localité de la section communale de Thoman. Un paysan qui s’occupait de ses animaux a également péri noyé.
Le maire affirme que plusieurs autres personnes seraient portées disparues.
Samedi soir, plusieurs communautés étaient encore sous les eaux et leurs habitants restaient dans les montagnes où ils ont dû se réfugier.
De nombreuses habitations ont été détruites ou endommagées et des têtes de bétail emportées.
A Fonds Parisien, non loin de la frontière haïtiano-domincaine, la situation était particulièrement difficile. Mais, des problèmes de communication empêchaient une première évaluation des dégâts par les autorités locales.
Ralph Lapointe précise que la circulation automobile est devenue impossible entre Ganthier et Fonds-Verrettes, une commune que des inondations avaient quasiment détruite en mai 2004.
La directrice de la protection civile, Alta Jean-Baptiste et des représentants de la Croix-Rouge haïtienne se sont rendus dans la région.
De leur côté, des équipes techniques du ministère des travaux publics tentaient de dégager la route. Mais, leurs efforts se sont révélés largement insuffisants.
Avouant son impuissance, le maire Lapointe a appelé les autorités gouvernementales à voler au secours des nombreux sinistrés et à entreprendre de sérieux travaux d’infrastructure. Il se montre, par ailleurs, très préoccupé par les risques d’une catastrophe naturelle majeure dans un proche avenir.
Les fortes pluies provoquées par le passage d’une onde tropicale au large d’Haïti s’étaient abattues également vendredi soir sur Port-au-Prince et d’autres villes. L’alerte jaune a été décrétée et le plan national de gestion des risques et désastres activé malgré le changement de trajectoire du système.
A Port-de-Paix (Nord-Ouest), une jeune mère de 24 ans et son enfant avaient été tués dans des inondations lundi soir.
La saison cyclonique qui s’achève le 30 novembre s’annonce très active et pourrait engendrer jusqu’à une dizaine d’ouragans dans les Caraïbes. spp/RK
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Source:http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3885
Version espagnole disponible sur Haiti Crema y Nata sur http://haiti-crema-y-nata.blogsport.com
vendredi 15 juin 2007
A quand une prise en charge du Morne l'Hôpital ?
Les gouvernements se succèdent et le problème de gestion du Morne l'Hôpital reste entier. L'environnement du Morne se détériore de jour en jour, ce qui constitue un danger pour les habitants de Port-au-Prince.
Outre l'urbanisation effrénée, le constat fait, jeudi, au Morne l'Hôpital permet de saisir d'autres aspects du problème : l'exploitation des carrières de sable et l'expansion de la culture vivrière. Des arbres ont été progressivement éliminés au profit de cultures céréalières. La pratique de l'élevage des espèces bovines et des cabris est aussi observée. Elle empêche les faibles tentatives de reboisement.
Ces pratiques vont à l'encontre des prescrits du décret du 30 octobre 1986 qui interdit, sur toute l'étendue de la zone spéciale des
Quelles solutions pour le morne l'Hôpital ?
M. Montus croit qu'un engagement soutenu des autorités étatiques est impératif pour freiner toute nouvelle construction dans la zone. « La solution aux problèmes du Morne requiert l'intervention soutenue des instances concernées notamment le MICT, le ministère des Travaux publics Transports et communications, le ministère de l'Environnement et certaines mairies dont Port-au-Prince, Pétion Ville et Carrefour. »
Le coordonnateur de l'OSAMH a souligné qu'il faut établir un plan de reboisement et entreprendre des travaux de rétention du sol à l'instar de ce qui a été fait à Dos Fourmis, dans les ravines de St Rome, de Fond -Diable et de Bois Cochon.
L'OSAMH a été récemment sous les feux des projecteurs. Les députés Steven Benoît et Clédor Myril, membres de la commission finance à la Chambre basse ont proposé de désaffecter le budget de l'OSAMH et de répartir les comptes à d'autres ministères. Une proposition que déplore le coordonnateur principal de cette institution Michel Montus.
M. Montus a précisé que l'organisme qu'il dirige est toujours en proie à un problème de moyens. « Depuis sa création, l'Organisme de surveillance et d'aménagement du Morne de l'Hôpital (OSAMH) n'a jamais eu un budget d'investissement pour entreprendre les tâches qui lui sont assignées. Depuis 2 ans, on n'a rien reçu même pour mettre en terre une plantule », a-t-il confié.
Créé en octobre
Le décret du 30 octobre 1988 rapportant la loi du 17 novembre 1978.
Dans le cadre de ce décret, il est interdit sur toute l'étendue de la zone spéciale des
1- pratiquer l'élevage des bovins et caprins;
2- entreprendre une quelconque coupe de bois ou de fascines;
3- entreprendre une quelconque culture sarclée annuelle (petit mil, maïs, manioc, patate, etc.);
4- pratiquer le brûlis à quelque fin que ce soit;
5- écorcher, mutiler, faire le dessouchage, débrancher, pratiquer l'abattage et l'incision des arbres, détruire les taillis;
6- prélever les matériaux de toutes sortes (sable, pierres, etc.);
7- faire fonctionner les fours à chaux et à charbon.
gtilain@yahoo.fr