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mercredi 6 février 2008

Plus de 200 blessés le lundi gras

Aucun mort au cours des deux premiers jours, selon les autorités
mardi 5 février 2008,
Radio Kiskeya

Des incidents enregistrés lors du deuxième jour gras du carnaval de Port-au-Prince ont fait au moins 236 blessés, dont certains dans un état relativement grave, selon un bilan communiqué mardi à Radio Kiskeya par le coordonnateur de la cellule médicale du comité d’organisation, le Dr Claude Surena.
Les victimes ont été dans leur majorité blessées légèrement à l’arme blanche. Elles ont pu retrouver leurs familles après avoir reçu des soins dans des postes de secours établis sur le site de l’événement.
Personne n’a été blessée par balle.
Les personnes les plus sérieusement atteintes ont subi des contusions ayant nécessité leur hospitalisation.
Pour sa part, le porte-parole de la Croix-Rouge Haïtienne, Périclès Jean-Baptiste, affirme avoir comptabilisé 151 blessés pour la plupart légers. Cependant, 34 d’entre eux ont été conduits à l’hôpital pour y être soignés. 209 blessés avaient été recensés au cours du dimanche gras.
Des informations faisant état de la mort d’une personne par asphyxie n’ont pu être confirmées. De ce fait, le bilan des deux premiers jours reste très flatteur avec zéro décès au compteur. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4670

Haïti/Carnaval 2008 : Une atmosphère de couleurs au deuxième jour gras

mardi 5 février 2008
P-au-P, 5 fév. 08 [AlterPresse] --- Les couleurs étaient, encore une fois, au rendez-vous durant la deuxième journée du Carnaval 2008, le lundi 4 février, à Port-au-Prince où diverses organisations artistiques et paysannes ont défilé au Champ de Mars, principale place publique de la capitale qui sert de lieu de rassemblement de cet événement culturel, a constaté l´agence en ligne AlterPresse.
Défilé de tap-tap (véhicules de transport public traditionnels) construits par des artisans haïtiens, show de motocyclettes, d´échassiers (janm de bwa), entre autres, ont ravivé le deuxième jour gras débuté vers les 15 heures locales (20:00 gmt).
Des tours de chevaux et de bicyclettes ont également ponctué la deuxième journée, dans la capitale haïtienne, du carnaval 2008 organisé autour du thème "Rale mennen vini pou yon Ayiti vèt" (concertation / rassemblement pour une Haïti verte).
Des amants du sport (football, basket-ball, etc.) ont eux aussi participé au défilé carnavalesque sous le label « Fan Club Sportissibo », une émission de sport diffusée chaque soir sur les ondes de la station privée Radio Ibo.
Sur tout le parcours, citoyennes et citoyens, jeunes, vieux et moins jeunes ont pu apprécier les couleurs de ce carnaval placé sous le signe de la protection de l’environnement.
Du nombre des groupes, figurent des bandes à pieds composées exclusivement de femmes jouant au bambou aussi bien que les hommes.
A bien des égards, ce carnaval est un mariage de couleurs et de vie chère dans un pays où la misère fait rage.
Le côté artistique de l’événement a toutefois cédé le pas à la publicité, puisque le carnaval haïtien se transforme, d’année en année, en une campagne de promotion tous azimuts pour les entreprises privées du pays, notamment les compagnies de téléphonie mobile.
Même dans certaines meringues carnavalesques, les messages dominants concernent la publicité pour des entreprises de service.
Toutefois, des messages de sensibilisation en faveur du don de sang, contre la violence faite aux femmes, contre la propagation du Vih/Sida sont aussi délivrés.
Sur le lieu du Carnaval, des préservatifs sont distribués aux participants. Au Ministère à la condition féminine, des centres de dépistage volontaire sont mis gratuitement à la disposition des carnavalières et carnavaliers. [do rc apr 05/02/2008 15 :15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6907

La grippe aviaire cause de tensions entre Haïti et la République Dominicaine

Le refus des autorités haïtiennes de lever l’interdiction sur les produits avicoles dominicains est à l’origine d’une tension entre les deux pays notamment au niveau des communes frontalières. Des commerçants dominicains avaient appelé au boycott du marché de Dajabon considéré comme binationale en raison de la confirmation vendredi dernier des mesures d’interdiction d’importation des produits avicoles.
Lundi, ces commerçants ont mis à exécution leur menace en fermant le marché de Dajabon, en signe de protestation contre la mesure haïtienne qui prive aussi des milliers de Haïtiens de la possibilité de s'approvisionner de l'autre côté de la frontière. " Les Dominicains sont mécontents des mesures prises par Haïti", explique le maire de Ouanaminthe, Rony Pierre, qui lui même a eu une altercation avec des Dominicains. "La présence militaire est renforcée du côté de la frontière dominicaine", assure-t-il.
Pendant ce temps, les autorités sanitaires haïtiennes ont détruit une centaine de caisses de poulets et des milliers d'oeufs que des commerçants tentaient d'introduire clandestinement en Haïti.Normalement les Haïtiens achètent tout chez leurs voisins. Des articles de beauté aux produits alimentaires de base. Et certains jours, ils sont autorisés à entrer sans formalité sur le territoire voisin et vice versa.Selon des chiffres disponibles, le commerce avec Haïti a rapporté 147 millions de dollars en 2006 à l'économie dominicaine. En temps ordinaire, les Haïtiens achètent plus d'un million d'oeufs par jour chez leur voisin. L'arrêt des importations des produits avicoles a donné un rude coup à l'exportation dominicaine.
Par ailleurs, les autorités dominicaines ont abattu une douzaine de poulets testés positifs au virus de H5N2, qui ne pose toutefois pas de danger à l'être humain, a annoncé samedi le gouvernement. Les poulets ont été tués vendredi dans la région de Higuey ( nord-est), qui avait assisté à l'abattage de quelque 115 poulets infectés début janvier. Une délégation dominicaine conduite par le secrétaire d’état a l’agriculture n’a pas pu convaincre le chef de l’état haïtien, René Préval d’autoriser la reprise des importations. Le ministère haïtien de l’agriculture avait indiqué : tant que les produits dominicains ne seront pas certifiés par une instance internationale, ils ne pourront pas entrer en territoire haïtien.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13461

Carnaval 2008, les organisateurs sont relativement satisfaits

Plus d’un million de personnes ont participé hier à la deuxième journée du carnaval de Port-au-Prince, marquée notamment par l’ambiance bonne enfant qui a régné dans de nombreux points du parcours.
Toutefois des échauffourées ont été enregistrés lors du passage de certains groupes dont celui de RAM.
Les carnavaliers, rassemblés au champ de Mars ont pu, contrairement à la première journée, savourer le passage du premier groupe musical, celui de Krezy, relativement tôt, vers 8 heures 30 PM.

Les organisateurs du carnaval ont indiqué que 160 blessés légers ont été recensés lors de la première journée ce qui constitue un succès puisque les activités sont concentrés dans un espace assez réduit qui accueille plus d’un million de personnes.Le docteur Claude Surena, un des membres du comité organisateur, a indiqué que les postes médicaux avancés visent à porter secours aux victimes et à décongestionner l’hôpital général. " Un poste de dépistage du VIH- Sida et de prise en charge de victimes de violence a été mis en place dans l’un des postes médicaux avancés", dit-il.
M. Surena attire l’attention également sur l’augmentation des cas de viol enregistrés après le défilé soulignant que ceci constitue un fait nouveau.
Lors du coup d’envoi du Carnaval samedi dernier, le chef de l’état, René Préval avait invité les carnavaliers à ne pas faire d’excès afin de ne pas avoir à déplorer des morts et blessés. " Même si la situation est difficile, les Haïtiens ne négocient pas leur carnaval ", avait noté le président Préval.
La fièvre du carnaval avait gagné également les villes de province où des milliers de personnes étaient dans les rues.
Au Cap Haïtien, des milliers de personnes étaient dans les rues dimanche et lundi accompagnant les chars musicaux, dont celui de Toton Bicha, et des bandes à pied. Les deux ténors Septentrional et Tropicana avaient confirmé leur participation pour les deuxième et troisième jours gras.
A Mirebalais, une dizaine de bandes à pied étaient dans les rues attirant des milliers de personnes.
A Saint Marc, sur le boulevard, les chars ont défilé alors que des stands avaient été érigés sur le parcours du carnaval.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13460

Tifane «Anprent»: deux ans après

Par Roland Léonard
Elle chante, la fauvette! Elle chante, elle chante la mésange ! L'aventure a donc déjà plus de deux ans. Deux années au cours desquelles elle a intrigué tout le monde par son cran et l'audace de ses initiatives. Elle est le sujet favori des conversations, de l'opinion courante, elle ne fait peut-être pas l'unanimité dans la mosaïque des goûts haïtiens si antagonistes et contradictoires - on ne peut plaire à tout le monde et son père - elle fait même des envieux ; mais tous s'accordent à lui reconnaître d'indéniables dons d'auteur-compositeur à ce phénomène, en dépit de la fragilité, de la précarité de son chant et de sa technique vocale.
Sur ce dernier point elle ne constitue pas un précédent ; elle emboîte le pas, à tort ou à raison, à des devanciers et devancières célèbres : Mistinguett, Janis Joplin, certaines chanteuses réalistes ; Louis Armstrong, Charles Aznavour, Bernard Lavilliers.

Pour autant, Tifane a quand même un avantage sur ces modèles : si l'on se réfère au disque, on constate qu'elle a un joli timbre de voix très « soulful » et érotique, plein de feeling avec son léger voile, sa légère raucité ; il lui suffirait d'optimiser sa puissance par un travail assidu, acharné sous supervision. Alors, les performances publiques, directes « live » comme on dit, équivaudraient à celles du CD et du studio.C'est une simple affaire de volonté ; deux ans, qui passent vite, suffisent nettement pour gagner en étendue, ampleur, volume et octaves ( au minimum deux).

Deux ans ! Intervalle de temps nécessaire pour laisser décanter l'eau trouble des humeurs et impressions primesautières, impulsives ; puis, opiner avec le liquide clair et serein de l'objectivité, de la conscience, en toute tranquillité critique.

Vue d'ensemble

Tifane, auteur, a des propos graves et touchants ; elle ne plaisante pas ; elle ne badine pas dans les frivolités mondaines. Elle parle, en créole, d'amour et de tendresse avec une grande sensibilité, beaucoup d'émotion et sans recherche excessive. Elle nous convainc. Elle touche aussi à des sujets sociaux ou de préférence sociopolitiques « Ede m Ede w leve », « W enèvem » ; le contraire nous étonnerait et il ne saurait en être autrement : Tifane est sociologue de profession, elle travaille avec des gens inadaptés socialement.

Elle est donc proche de ceux et de celles qui sont mal dans leur peau à cause de la misère, du mépris des uns et des autres, des aléas de la politique locale - manipulations des dirigeants, politiciens, faux leaders et faux prophètes - de l'aide internationale. Et, en résultat final, ces assistés sont las des prêcheurs de violence, las de la mendicité, de tendre la sébile , de l'aumône des bonnes âmes, des bien-pensants, des exploiteurs se croyant généreux ; las des anarchistes, futés harangueurs, les envoyant à la boucherie pour quelques sous, des promesses et des rêves. Ces sont des opprimés et des révoltés réclamant leur dignité : « W Enevèm ». Elle est dans son élément sur ce point-là et n'est pas banale.

La musicienne a beaucoup de goût. Elle aime la variété des genres et des rythmes. Cela part du soukous africain zouké et du compas troubadour pour aboutir au rara du genre « rabòday » et au récitatif « Mèsi » avec soutien de cordes ; entre-temps elle flâne et muse volontiers sur les chemins du R'N'B avec ses cadences binaires et ternaires ; elle rencontre même sur sa route le yanvalou et le reggae.Ses mélodies sont en majorité en « Majeur », deux d'entre elles « Pa prese », « W enèvem » sont en mineur. Les harmonies, arrangements et orchestrations sont élaborés collectivement et concoctés entre Fabrice Rouzier, Stéphanie Séjour, Hans Peters, Boulo et Steve Valcourt. Les suites d'accords exploitent la tradition simple, consonante des musiques populaires typiques ou ethniques comme dans « sekrè a » ou la modernité modérée, telle qu'elle figure dans « Pa prese » ou « Jodi a ».
PrésentationOnze morceaux offerts à notre appétit et notre délectation.1) « Sekrè a ». Soukous africain zouké ; en majeur. Hommage au courage de la femme, créole en particulier. Cuivres à l'unisson. Joli « Gimimick » et Riff de guitare.
2) « Mironda ». Compas-troubadour. Evocation et mémoire d'une jeune Américaine morte, haïtienne d'adoption et au service des pauvres et paysans. Harmonies en suite d'accords relatifs dits « 4 carrés »3) « Se kom si ». Ballade méringue accompagnée par les guitares acoustiques de Boulo et Steve Valcourt. « 4 carrés ». Chanson d'amour énivrante. Bravo Tifane ! C'est spontané et ça part du coeur. Ca fait fait rêver. L'amour c'est beau.4) « Bèl Moun ». Formidable R'N'B avec croisement d'accents caraïbes dans la mélodie. Hommage à la beauté intérieure et morale d'une femme, malgré ses défauts. En Majeur.5) « Jodia ». Un fort beau « yanvalou » avec l'accompagnement à la guitare de Hans Peters, auteur de l'arrangement, très dansant. Je n'ai pas pu m'empêcher de cadencer les mains sur les hanches, perchés sur mes genoux, me penchant alternativement à droite ou à gauche, dans ce « yanvalou-dos bas ». Chanson d'amour ? Bilan sociopolitique? Mystère!6) « Avèw ». Ballade ternaire et swingante avec une basse ponctuant les temps forts. Joies des tête-à-tête amoureux. Joli effet de voile, de raucité sensuelle chez Tifane qui joue « piano » de la dynamique, des nuances.7) « Pa prese ». En mineur. R'N'B. Visez les harmonies du clavier. Intéressantes.8) « Edem Edew leve » : de la même veine rythmique, mais en majeur. Appel à la solidarité, à l'entraide mutuelle.9) « W enevèm ». Rara-rabòday, en mineur. Très réussi. Coup de sang. Un pic thématique de l'album, Notre morceau préféré.10) « Se kòm si » version remix. Reggae avec Belo11) « Mèsi » : récitatif final.

ConclusionCet album est très homogène ; les chansons sont bien choisies et s'équilibrent. Les thèmes sont forts et échappent au badinage ; les musiques sont belles, bien arrangées, bien orchestrées, bien accompagnées. La chanteuse, pour nous répéter, a un joli timbre de voix, un beau filet de voix, légèrement voilé dont elle tire souvent des effets « soul » ou érotiques.Mais elle a intérêt à la travailler, à la pousser au maximum, la développer par des exercices et de bonnes leçons pour conquérir les sceptiques et cette large frange du public qui lui résiste encore. C'est incontournable et elle n'y perdra pas sa sensibilité pour autant si elle le redoute.

Conformisme n'est pas lâcheté ou manque de personnalité, mais assurance contre les revers et sur la pérennité du succès, du talent. La prudence est mère de sûreté et qui veut la fin veut les moyens. La réussite par surcompensation ou compensation d'un point faible - comme dans le cas de Ingres le grand peintre qui voyait mal ou Charles Aznavour qui n'avait pas de voix et même... Bélo à l'organe éraillé - est exaltante, glorieuse, héroïque mais aussi périlleuse et funambulesque ; un dangereux pile ou face. C'est marcher sur la corde raide ou jouer à la roulette russe. Nous ne saurions la recommander sans inconscience et irresponsabilité de notre part.Nous sommes peut-être vieux jeu, nous avons des scrupules démodés, d'un autre âge ; mais nous préférons les voies sûres et confortables de l'académisme qui évitent bien des écueils, des récifs. Nous sommes à la fois peureux de nature, agressifs, colériques, bagarreurs, ombrageux et nous nous vexons facilement ; nous avons une sainte horreur de la dérision du public allant de pair avec un saint amour de la perfection.Les lecons de chant, ça nous connaît : mesdames Lina Mathon Blanchet ( à douze ans d'intervalle), Monette Léopold Alcin et Alzire Rocourt à LYRA Delmas 75. Il n'y a pas à dire : c'est éreintant, c'est chiant comme on dit vulgairement ; mais c'est tellement payant comme résultat. Et ça vous donne : Mélissa Dauphin, Pascal Monfort Duplan, Esaü Pierre, Jean Coulanges, Marie Cécile Saurel, James Germain, Monique Rocourt Martinez ... et j'en passe.Vocal fitness. Poids et haltères des cordes vocales. C'est la solution idoine. Pourvu qu'on le veuille. That's the way. It's up to you Tifane!

Avec tout le respect dû à ta personne, ta mère, ton père André, tes oncles Gilbert « Bidon », Maxime (ohé Maximo ! Salut carabin ! ça va ?) ; en mémoire de Philippe et de Jeanine Séjour personnes cousues main, perfectionnistes.

Fidèlement vôtre ...

Roland Léonard

Crédits et personnel. Musique et paroles : Stéphanie Séjour. Paroles aditionnelles : Eric Charles (1) Belo (10). Lead vocal : Stéphanie Séjour. Lead aditionnel : Eric Charles (1) Belo (10). Choeurs : Stéphanie Séjour, Eric Charles, Stanley Georges, Valéry Carlson (7), Jonas Atis (8), Phanel Parisien (8). Guitares : Clément « Kéké » Bélizaire, Boulo Valcourt (3), Djembe, solo (1) kata (6), claviers, programmations : Fabrice Rouzier. Arrangements : Fabrice Rouzier, Stéphanie Séjour, Hans Peters (5), Boulo et Steve Valcourt (3). Enregistré par Fabrice Rouzier sauf (3) par Boulo et Steve Valcourt. Mixé par Fabrice Rouzier assisté de Eric Charles et Clément Bélizaire


http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53895&PubDate=2008-02-01