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mercredi 11 septembre 2013

Sud-Est : entre la mer et la « Colline enchantée »

Le Nouvelliste | Publié le :10 septembre 2013
Nathalie Cardichon
 Une chaude brise caresse les visages. Les vagues blanchâtres viennent mourir sur le sable et emportent tout doucement les derniers jours de vacances de certains nostalgiques de Raymond-les-bains, une des plages du Sud-Est, ce dimanche 8 septembre. Mais pour ceux qui aiment marcher les pieds dans l'eau tout au long de l'année, la mer ne prend pas de vacances...
Rocky Patrick est de ce nombre. A Raymond-les-bains (Cayes-Jacmel), il est en sueur, pieds et torse nus à jouer au football. Il reprend son souffle à l'ombre des cocotiers après quelques dribles.
 « Je suis ravi des travaux de réaménagement entamés par la mairie. La sécurisation de la mer par les bouées, la clôture, entre autres... », lance, la respiration saccadée, ce natif de Jacmel. « Néanmoins, je voudrais que l'on répare aussi les choucounettes », souhaite-il, assis auprès de sa dulcinée.
Les yeux cachés par des lunettes de soleil, Boursiquot Rouzier papote avec son ami Domond Jean Romel. « J'aime mon pays. J'y reviens tout le temps », confie ce résident de New York. « Je pense d'ailleurs à y amener mon fils », ajoute-t-il. Il observe de près les travaux autour de la plage.

L'aménagement du parking, les kiosques pour les marchandes. Il formule tout de même certaines recommandations comme par exemple mettre des sacs dans les poubelles. Domond Romel voudrait plus de sécurité sur le site. « Souvent des vagabonds viennent perturber la paix des braves gens ici »,souligne-t-il. « Les agents de sécurité doivent être là en permanence », insiste Domond Romel
La plage Raymond-les-bains « est fréquentée quotidiennement » selon la directrice départementale du Tourisme du Sud-Est, Dithny Joan Raton. "Les travaux de rehabilitation ont débuté en février 2013 et coûtent 10 millions de gourdes pour tout le projet. aujourd'hui, nous en sommes à la moitié des travaux ", raconte-elle en compagnie de l'agent exécutif interimaire de Cayes-Jacmel Pierre Jean Rodan. Ils comprennent la construction d'un grillage posé sur des murets, décorés avec des motifs en céramiques cassées,oeuvre d'une association d'orphelin.
L'aménagement d'un parking de 40 places et la construction d'une vingtaine de kiosques pour les marchandes de fruits de mer, d'un bloc sanitaire, des barques à fleurs, l'installation de bouées de démarcation, l'électrification du site, entre autres. Les responsables envisagent aussi un partenariat public-privé pour l'installation de mini-bars qui seront disséminés sur la plage.
Un peu plus au sud, les plages se suivent mais ne se ressemblent pas.
La nature est diverse et généreuse. A Marigot, sur la plage de Kabic, La villa Nicole vient d'être le théâtre du mariage d'une célébrité haïtienne.
Les lieux sont calmes et décorés aux couleurs vives. L'accueil se fait agréablement avec un cocktail de bienvenue servi dans des coupes garnies de parapluies en miniature. Des étrangers se prélassent peinards sous des cocotiers inclinés.
Dans l'air, l'odeur d'un mets titille les sens. Un couple délecte allégrement un plat de crevette, de bananes frites, de salade et de riz. On dirait que c'est plus succulent face à la mer.
A quelques kilomètres, à Corail Soult, la route garde les cicatrices des dernières intempéries. Des hommes sont au travail.
Les vagues, comme si elles dansaient la danse des guerriers Masaï avant un combat, s'écrasent sur le littoral. Le chemin qui mène à l'hôtel la Colline enchantée ressemble à un sentier de berger. La mer est plus belle vue d'en haut. Le spectacle est époustouflant. Nichée sur un monticule, la constellation de maisonnettes jaunes et bleues, recouvertes de paille, originalement décorées, rappellent qu'on est à la campagne. La Colline enchantée est une pure merveille.
Dans le restaurant, de bruyants touristes multilingues attendent leur ration tandis que d'autres paressent au soleil ou font un petit somme sous "les arbres musiciens" rendant encore plus enchanteresse cette colline surplombant la mer.
Nathalie Cardichon
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121011

lundi 3 septembre 2012

Haïti-Tourisme : Bras de fer entre la mairie et la direction départementale du ministère dans le Sud

Cayes, 02 sept. 2012 [AlterPresse] --- La direction départementale Sud du tourisme entreprend des travaux d’aménagement des principaux sites touristiques du département du Sud, d’Aquin à Tiburon, indique la directrice départementale du tourisme, Carine Condé. Cependant, ces travaux ne sont pas vus d’un bon œil par la commission communale intérimaire des Cayes, qui se dit exclue des démarches, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse. Renforcement des structures d’accueil des sites, aménagement physique et structurel, installation de blocs hydro-sanitaires : la direction departementale du tourisme a donné le coup d’envoi d’une vaste initiative. Le ministère a un plan de formation des restaurateurs, hôteliers, des hommes et femmes de service et des guides-touristiques en vue d’améliorer les services offerts, fait savoir Carine Condé. La direction départementale a déjà répertorié plus d’une vingtaine de sites à restaurer, à travers tout le département, dans le cadre de la politique du ministère, ajoute Condé. A Gelée, localité située à environ 4 kilomètres au sud-est de la ville des Cayes, la direction départementale a entrepris la première phase des travaux d’infrastructures sanitaires et l’aménagement physique d’une partie de la plage. Il y a environ 2 semaines, la nouvelle commission communale intérimaire des Cayes a demandé de suspendre les activités pour n’avoir pas été mise en courant de la faisabilité de ces travaux. L’ancienne administration communale élue, mise a pied par l’actuelle administration politique, avait, non seulement autorisé la réalisation des travaux, mais aussi participé activement à la conception du projet d’aménagement de la plage, révèle à AlterPresse une source proche de l’administration communale. Interrogés par AlterPresse, des habitants de Gelée (localité de la 1re section communale des Cayes) critiquent les autorités communales. Pierre Michel Janvier, de l’Union des jeunes pour l’avancement de Gelée, déclare apporter son support à la direction départementale du tourisme pour le projet. Pour sa part, le coordonnateur du groupement communautaire de Gelée, Jean Ronald Pierre-Louis, fait état de la mauvaise gestion de la plage par les autorités municipales. Pierre-Louis leur demande de se ressaisir pour éviter tout éventuel soulèvement de la population contre elles. La mairie souhaite seulement avoir des informations sur le déroulement des activités du projet et exercer un certain contrôle en tant que gestionnaire de la plage, avance, dans une entrevue à AlterPresse, l’ingénieur Aubierge Saint-Cyr, accusé d’être à l’origine du blocage des travaux. « Nous ne faisons qu’exécuter un ordre de nos supérieurs hiérarchiques », argue Saint-Cyr, soulignant avoir, en personne, participé à la conception du projet. AlterPresse a tenté en vain de joindre les maires intérimaires pour des explications supplémentaires. [js kft rc apr 02/09/2012 0:22] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13332

vendredi 14 mai 2010

Les plages de l'Ile à Vache attendent les touristes

Agence France-Presse, Ile à Vache
Pas de Casques bleus, pas de routes, des villages pittoresques et des plages paradisiaques: l'Ile à Vache constitue une exception en Haïti. À tel point qu'un tourisme de luxe avait commencé à s'y développer. Mais depuis le séisme, les clients ont disparu.
Comme tout le sud-ouest du pays, ce territoire de 50 km2, situé à une demi-heure de bateau de la ville des Cayes, a été totalement épargné par le tremblement du terre du 12 janvier.
Les enfants n'ont jamais arrêté l'école, les cultures n'ont pas été perdues et les plages de sable blanc n'ont connu aucun débarquement de sinistrés fuyant le chaos de Port-au-Prince.
Et les 15.000 habitants, descendants d'esclaves ou de Noirs américains venus s'installer au XIXe siècle à l'initiative du président Abraham Lincoln, ont continué à vivre au rythme des couchers de soleil sur la mer des Caraïbes, des combats de coqs et des chants de mainates.
Mais cette île idyllique, présentée comme la dernière totalement vierge des Antilles, a malgré tout été une victime indirecte de la catastrophe qui a fait entre 250 000 et 300 000 morts selon l'ONU.
«Aucun touriste n'est venu pendant les deux mois qui ont suivi le séisme. On a perdu 47.000 dollars», raconte Didier Boulard, un Français qui a ouvert il y a neuf ans un hôtel de 20 chambres construit sur les hauteurs d'une petite baie qui servait de refuge aux pirates aux XVIe et XVIIe siècles.
Avec une cinquantaine d'associés, ce natif du Mans a investi 2,8 millions de dollars pour ouvrir le premier établissement touristique de l'île. Pour entretenir la longue piscine à l'eau de mer et les chambres luxueuses installées dans des cases créoles, le complexe emploie d'ordinaire 40 personnes. Ils ne sont désormais plus que 25.
«Avant le tremblement de terre, on commençait à équilibrer le budget. Pour la première fois l'année dernière on a fait un petit bénéfice», poursuit-il.
Ce week-end, il n'a reçu que huit personnes: cadres de l'ONU, travailleurs humanitaires ou journalistes. «Ca reprend un peu», se console M. Boulard.
Symbole de ce redémarrage timide, l'hôtel accueille pendant une semaine une «vraie» touriste: une retraitée venue de la banlieue de Montréal après avoir vu un reportage de la télévision publique Radio-Canada.
«C'est du tourisme solidaire. Je suis venue ici pour dépenser mes devises étrangères dans un pays qui en a bien besoin», confie Francine Leclerc, avouant que tous ses proches voient d'un très mauvais oeil son séjour en Haïti.
Avec ses coups d'états à répétitions et ses catastrophes naturelles, le pays le plus pauvre des Amériques souffrait déjà d'une bien mauvaise presse et seuls de rares guides de voyage lui consacraient quelques pages.
Alors avec le séisme, tous les efforts pour en faire la promotion ont été anéantis.
Pourtant, se persuade M. Boulard, «le potentiel du tourisme en Haïti est colossal: les pays voisins accueillent 10 millions de touristes chaque année. (...) 40 000 chambres pourraient être construites dans le pays, c'est le chantier du siècle!».
Mais toutes les infrastructures font défaut. À commencer, pour l'Ile à Vache, la présence d'un aéroport international aux Cayes.
Dans l'immédiat, l'homme d'affaires lorgne la manne financière que représentent les milliers d'expatriés envoyés en Haïti par l'ONU et les ONG après le séisme. Mais en raison des règles de sécurité leur interdisant de prendre leurs semaines de repos en Haïti, ils vont dépenser leurs devises dans les îles voisines, telles la République dominicaine, la Guadeloupe ou la Martinique.
http://www.cyberpresse.ca/voyage/autres-destinations/amerique-latine/201005/14/01-4280339-les-plages-de-lile-a-vache-attendent-les-touristes.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1

dimanche 24 février 2008

Le Président Lula veut 100 casques bleus supplémentaires pour Haïti

Des ingénieurs militaires qui se consacreront à des tâches de développement, selon une demande onusienne
samedi 23 février 2008,
Radio Kiskeya

Le ministre brésilien de la défense, Nelson Jobim, a annoncé samedi que le Président Luiz Inàcio Lula da Silva sollicitera sous peu du Congrès National (Parlement) l’autorisation de déployer 100 militaires supplémentaires au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), rapporte l’agence officielle brésilienne Agência Brasil.
Le Brésil, qui commande les casques bleus depuis le début de leur déploiement en 2004, dispose actuellement d’un bataillon de 1.200 soldats.
La demande d’augmentation des effectifs des troupes brésiliennes répond à un appel de l’ONU qui a souhaité l’envoi en Haïti de 100 ingénieurs militaires, selon le ministre Jobim. "Les troupes d’ingénierie du Brésil ont donné au monde la preuve de leur expertise dans les travaux d’ingénierie civile alors que les bataillons d’ingénierie sont généralement spécialisés dans l’ingénierie de guerre et non dans les travaux d’infrastructure civils", a ajouté le titulaire de la défense nationale.
Pour sa part, le chef adjoint du département de logistique de l’Etat-Major de la défense, le général Jorge Alberto Duardes Boabaid, a souligné que la force onusienne en Haïti est en train de passer progressivement de sa mission sécuritaire à des objectifs de développement.
Si un décret législatif du Congrès approuve cette requête du Président Lula, les troupes brésiliennes passeront de 1.200 à 1.300 hommes.
Les dépenses militaires brésiliennes en Haïti sont estimées annuellement à 130 millions de reals (la monnaie brésilienne). 10 millions de reals supplémentaires seront nécessaires pour l’entretien des 100 nouveaux casques bleus.
Vendredi, le ministre Nelson Jobim s’est entretenu avec les commandants et sous-commandants de défense ainsi que les officiers de l’Etat-Major du bataillon brésilien et de la compagnie d’ingénierie en Haïti. Ils participent actuellement à une session de formation au siège du ministère de la défense à Brasilia.
Cette rencontre s’est déroulée dans une atmosphère très solennelle.
Le général brésilien Carlos Alberto Dos Santos Cruz commande actuellement les troupes de la MINUSTAH qui compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4732

lundi 18 février 2008

Douceur de vivre sur fond de peine

Le nom de Pandiassou, aux allures exotiques et bizarres, s'explique en une déformation du terme espagnol ''pan y azucar'' qui signifie pain et sucre. En effet, les terres de cette localité proche de la ville de Hinche se prêtent bien à la culture de l'ananas, mais c'est plutôt la mangue qui en constitue la principale denrée et qui sert d'ingrédient de base à une succulente friandise dénommée foucauldine, inventée et produite par les Petites Soeurs de l'Incarnation.

L'hôtel Ermitage de Pandiassou "Un vrai chez soi" (Photo: Jean Pharès Jérôme)
Présente à Pandiassou depuis plus d'une vingtaine d'années, la congrégation religieuse des Petits Frères et des Petites Soeurs de l'Incarnation, dirigée par le frère Franklin Armand, a transformé ce coin sec et aride en un village accueillant et vivable : projet d'habitat, adduction d'eau potable, écoles et centres de formation dont un lycée technique avec terrains de jeu et bibliothèque, ateliers de production artisanale, centre de santé, etc. Depuis quelques années, des lacs artificiels, ensemencés de poissons, renforcent la beauté du paysage et la fertilité des terres.
Mais, aujourd'hui, ce qui risque le plus de surprendre le visiteur, c'est un beau et grand bâtiment perdu dans un bocage de plantes épineuses. L'Hôtel Ermitage de Pandiassou, éclatant sous ses teintes roses et blanches, est un joyau d'architecture. Conçu par l'architecte Clarens Baptiste et exécuté par l'ingénieur Serge Bazelais, il est la propriété des époux Kiss et Nicole Jean Mary, respectivement médecin et spécialiste en économie du développement. Cette dernière, en plus de gérer l'hôtel, dirige le lycée technique Soeur Marie Thérèse Lemahieu et ceci depuis près de 8 ans. Inauguré le 11 mars 2007, l'Hôtel Ermitage de Pandiassou compte une quinzaine de chambres spacieuses et confortables, avec dans le calme rustique, toutes les commodités des villes modernes (électricité, télévision, Internet, eau chaude, etc.).
Aux alentours, le bois s'étend à perte de vue offrant des pistes pour les excursions et un lac pour la pêche. Le chant des oiseaux, des anolis et des cigales scande la course tranquille des heures. ''Un coin de paradis, un vrai chez-soi'', les slogans de l'Ermitage ne sont pas trompeurs. Le cadre est beau et reposant. Cependant, vraiment peu de gens ont la chance d'en profiter. A part les cadres des ONG travaillant dans le Plateau Central et les membres du gouvernement en visite à Hinche, les clients sont encore rares. La route qui mène au Haut Plateau Central est si éreintante qu'elle décourage les visiteurs.
A la saison des pluies, les mangues et d'autres denrées sont perdues, car les camions qui les transportent traînent des jours sur le trajet boueux. Port-au-Prince - Hinche 120 kilomètres de danger et de peine avec des étapes infernales passé Mirebalais.Hinche est une ville isolée, sans lumière et sans livres, sans loisirs et sans pistes d'atterrissage.
A Pandiassou, humains et animaux bénéficient de l'utilité des lacs collinaires (Photo: Jean Pharès Jérôme)

Seules quelques rêveurs et certaines ONG maintiennent un souffle de vie, un élan vers l'avenir: le Mouvman peyizan Papay, les Petits frères et les Petites Soeurs de l'Incarnation, ceux de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, World Vision, Save the Children, le couple Jean Mary ou encore le pasteur Dieuseul Saint-Fleur qui a fondé une petite école classique et professionnelle à Cité Silence (un bidonville jouxtant les Lattes).Les lacs collinaires, le Lycée Technique, l'Hôtel Ermitage de Pandiassou sont de grandes lueurs d'espoir dans une nuit poussiéreuse et profonde.
Marc Exavier


mercredi 19 décembre 2007

VISITES D’INSPECTION DES MONUMENTS HISTORIQUES / Le Palais de la Belle-Rivière et le fort de la Crête-à-Pierrot

Par Chénald Augustin
chenald@lematinhaiti.com

Du 6 au 10 décembre dernier, nous avons accompagné le directeur général de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (Ispan), l’architecte Daniel Élie à une visite d’inspection de monuments historiques dans le Nord d’Haïti. Notre première étape fut la Petite-Rivière de l’Artibonite où se trouvent le Palais de la Belle-Rivière et le fort de la Crête-à-Pierrot.Communément appelé Palais aux 365 portes en raison de ses nombreuses ouvertures, le Palais de la Belle-Rivière fut construit en 1820 par Louis Dupeyrac pour servir de résidence à Henri 1er, alors roi d’Haïti. « Placé sur une hauteur dominant le bourg de la Petite-Rivière, il devait avoir une vue imprenable sur la Plaine de l’Artibonite depuis Verrettes au Sud-Est jusque qu’à la baie des Gonaïves au Nord-Ouest, nous renseigne la fiche d’identification des monuments historique dressée par l’Ispan. Encore en chantier lors de la chute du royaume du Nord en 1820, la construction, qui devait probablement recevoir un second niveau, resta inachevée.Le Palais de la Belle-Rivière – nommé ainsi à cause de son voisinage avec le fleuve Artibonite – est le second palais construit par Christophe après celui de Sans-Souci à Milot. Il s’agissait pour celui-ci de consolider son pouvoir dans la vaste région agricole de l’Artibonite.

Première intervention sur le monument Lors de la première campagne de sauvegarde de nos monuments historiques, lancé sous le gouvernement de Sténio Vincent, d’importants travaux de restauration furent entrepris au Palais de la Belle-Rivière, en 1932. À cette occasion, il fut décidé de doter le palais d’une couverture en tôle ondulée soutenue par une charpente en bois. La structure du palais, alors en ruines, fut consolidée, ses murs revêtus d’un enduit de ciment et ses nombreuses ouvertures dotées de volets en bois. Si la restauration architecturale a pour but « de conserver la structure historique ainsi que sa fonction portante, et d’en révéler la valeur culturelle en améliorant la lisibilité de son intégrité historique, de ses stades antérieurs et de sa conception originale », l’intervention de Vincent a quelque peu raté cet objectif. Cependant, elle a pu néanmoins freiner le délabrement du monument, assurer sa protection contre les intempéries et transmettre aux générations futures, avec les moyens du bord et les connaissances techniques d’alors, un formidable témoin de la vision d’Henry Christophe, nous explique l’architecte Daniel Élie.
Un complexe administratif et éducatif Quelques années plus tard, le Palais de la Belle-Rivière abrita une école communale de cycle primaire (École Madame Pageot) et logea différents bureaux de l’État dont la mairie, le bureau des Contributions (la succursale de la Direction générale des Impôts), le service des télégraphies terrestres qui sera transformé plus tard en bureau de service national des Télécommunications (la Téléco). Le Palais abrita le bureau local des Volontaires de la sécurité nationale qui valut au Palais son premier «déchoukaj » en 1986. Le Palais de la Belle-Rivière a été classé Patrimoine national par arrêté.

Le Palais de la Belle-Rivière présente un plan rectangulaire de 68 mètres de long sur 11 mètres de large, auquel est adossée à la façade Ouest une vaste rotonde d’environ douze mètres de diamètre. Celle-ci précède une galerie formée d’arcades successives longeant complètement l’édifice. La façade Est, arrière, se singularise en son axe par une avancée surmontée d’un fronton en béton armé ajouté lors de l’intervention en 1932. Les murs sont de maçonnerie, de moellons liés par un mortier de chaux et parementées de briques rouges aux arêtes.

Un monument abandonné

Le Palais actuellement, quoique sous le contrôle de la mairie, est, faute de moyens financiers, dans un état d’abandon complet. L’intérieur de l’édifice est jonché d’immondices. Bon nombre de tôles manque à la couverture. Certaines pièces sont presque à ciel ouvert. Des pans de murs sont sérieusement attaqués par l’humidité et l’infiltration d’eau de pluie. Des ouvertures sont démunies de volets. Et lorsqu’elles en sont pourvues, celles-ci sont défoncées ou branlantes. Des gosses revenant de l’école profitent de cette situation pour se payer une bonne partie de football avant de regagner leurs demeures. Des chèvres fréquentent également les lieux… La carcasse de ce qui fut un temps un camion est abandonnée sur la cour Est du Palais et semble s’y agripper comme pour chercher un ultime souffle. La cour arrière est déserte, rocailleuse et poussiéreuse. Le Palais de la Belle-Rivière constitue cependant la fierté des Rivartibonitiens.

Le fort de la Crête-à-Pierrot
À environ un kilomètre du Palais de la Belle Rivière, vers l’est, sur un roc dominant la vallée de l’Artibonite et le bourg de la Petite-Rivière, se trouve le fort de la Crête à Pierrot. La fiche d’inventaire dressé par les techniciens de l'Ispan nous fournit à nouveau de précieuses informations sur la valeur historique de ce monument : « Le fort de la Crête-àPierrot est située sur un monticule de l’habitation Dupuy, à l’entrée des gorges des Cahos. Cette habitation a appartenu à Nappe Petit-Fils qui en fit don aux affranchis de l’Artibonite, peu de temps avant l’occupation anglaise à Saint-Domingue (1794-1796). Ils fortifièrent cette position lors des différends avec Borel et les saliniers en 1790 (Thomas Madiou). Laplaine Sterling et Guy L’Ainé qui construisirent le fort lui donnèrent le nom de Crête-à-Pierrot ».
À suivre…
Mardi 18 décembre 2007
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=10238

jeudi 23 août 2007

Le littoral de la baie de Port-au-Prince, qu'en est-il ?..Plaidoirie en faveur de la renaissance de Port-au-Prince


J'ai été invité dernièrement par la Télévision nationale d'Haïti à participer à une table ronde sur la problématique du littoral de la baie de Port-au-Prince. Je partage ici avec les lecteurs du Nouvelliste les remarques et propositions publiques que j'ai faites lors de cette rencontre.

D'aucuns se souviennent de notre fameux «bicentenaire» conçu par l'homme des Verrettes en 1949, point culminant de l'âge d'or du tourisme haïtien. Les bateaux de croisière mouillaient ou accostaient jusque dans les parages du quai Colomb en face de la place de la Mairie de Port-au-Prince.

Colomb, mis à genoux, comme pour épier sa peine, depuis des années dans l'arrière court de l'hôtel de ville de Port-au-Prince, attend courageusement d'être gracié par le peuple en colère qui l'a mis là. Il est temps que le tribunal de l'histoire du peuple se prononce définitivement sur le cas : «Haïti Vs Christophe Colomb.

Le littoral dans cette partie de la baie se trouve dans un état déplorable et est devenu méconnaissable. Quelque chose doit être fait dans l'immédiat pour sauver le paysage urbain de Port-au-Prince. La transformation du bord de mer en poubelle ne s'est pas produite du jour au lendemain; elle a pris des années et elle a été faite au vu et au su de toutes les autorités locales, nationales, et de la société civile organisée.

Une grande partie de ce désordre écologico-sanitaire se trouve à quelques mètres de l'Hôtel de Ville, du ministère des Affaires étrangères et du Parlement haïtien. Peut-être que c'est par pure ignorance ou par manque de volonté politique, mais toute une génération de nos hommes d'Etat a failli à l'une des plus importantes missions confiées à l'homme qui est de protéger l'environnement, en particulier l'environnement marin, le littoral qui fait partie intégrante du paysage urbain qui peut et doit être utilisé à des fins d'embellissement urbain.

Le problème de littoral mal traité, mal utilisé n'est pas seulement commun à Port-au-Prince ; toutes les villes côtières d'Haïti sont menacées. Cette génération a aussi trahi la mémoire de Dumarsais Estimé en abandonnant la poursuite de son rêve qui était de faire de Port-au-Prince le nerf central du tourisme caribéen. Estimé avait commencé aussi à faire du bord de mer le plus beau de la Caraïbe.

Il y a ceux qui ne se souviennent pas ou qui ignorent que l'hôtel Beau Rivage, le site actuel de la USAID en Haïti au Boulevard Harry Truman, avait une vue superbe de la rade de Port-au-Prince. De nos jours, on ne sait pas si on se trouve au bord de la mer quand on est dans la zone.

L'association des pêcheurs de Martissant/Mariani vous dira que la situation est tellement lamentable que les poissons ont fui la baie de Port-au-Prince. La rénovation de la place d'Italie sous la première présidence de René Préval a été une bonne initiative: mais ne faisant pas partie d'un «Master plan» (à long terme), elle ressemble aujourd'hui à du saupoudrage politique et de l'argent gaspillé parce que c'est toute la zone qu'on devait intégrer dans un vaste programme de redéveloppement urbain.

Pour l'histoire, rappelons que des Dominicains sont venus en Haïti en plusieurs occasions pendant les moments forts du Bicentenaire pour s'informer et voir de leurs propres yeux comment nous autres avons pu transformer notre bord de mer en ce lieu enchanteur. Ils ont copié le plan d'urbanisation du bas de la ville qui était dans un état piteux à l'avènement d'Estimé au pouvoir.

De retour en République Dominicaine, ils ont créé leur «Malecon» à Santo-Domingo et à Puerto Plata qui faisait partie de leur plan directeur du tourisme. Nous ne pouvons plus continuer à utiliser le littoral comme habitat humain avec toute la pollution que ça engendre, alors que des lieux plus appropriés qui pourraient être affectés à la construction de logis sont restés vides.

Que faut-il faire ?

Ce ne sera pas une tâche facile; mais les autorités locales et le gouvernement central devront instituer une politique de sauvegarde du littoral en nommant une commission pour étudier la faisabilité de :
1) Relocaliser tous les riverains qui ont fait du littoral leur habitat de Cité Soleil à Mariani
2) Renforcer l'OSAMH ou créer une autre instance pour gérer le morne l'Hôpital suivant les lois de la bonne gouvernance environnementale
3) Procéder à l'introduction d'un vaste programme d'éducation civico-environnementale des riverains qui vivent le long des bassins versants (gestion des déchets solides et construction de latrines)

4) Entreprendre le gabionnage des bassins versants qui déversent dans la baie de Port-au-prince
5) Assainir les bassins versants et le bord de mer de Fort Dimanche à Mariani
6) Draguer la baie de Port-au-Prince entre le Wharf de l'APN et Cité de l'Eternel pour rendre plus facile le mouillage et l'accostage des paquebots de croisière
7) Joindre le Boulevard Harry Truman à une nouvelle route à trois voies qui relierait les zones précitées
8) Interdire le transport public et les poids lourds sur cette nouvelle route
9) Construire un mur de séparation entre le marché de la Croix-des-Bossales et le Boulevard la Saline, du marché Hyppolite tout près de l'Hôtel de Ville à la gare du Nord ou Carrefour Wharf Jérémie
10) Encourager (subventionner) le cabotage comme moyen de transport en commun entre les communautés le long du littoral de la baie
11) Aménager un quai/Marina moderne dans la baie pour promouvoir le tourisme maritime local et pourquoi pas? louer des yatch et des petits bateaux de plaisance ?

L'assainissement, la revitalisation et le redéveloppement du bord de mer de Port-au-Prince sont là. Rappelez-vous qu'on avait traité Estimé de fou en voulant construire la cité de l'exposition au bord de mer.

Jean Pierre Alcindor
Centre haïtien pour l'avancement du tourisme
CHATOUR03@yahoo.fr /479-4792
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47251&PubDate=2007-08-21#Suite

mardi 7 août 2007

Môle St-Nicolas : une destination méprisée

A quoi bon avoir de l'or dans sa montagne si on ne sait comment l'exploiter ? A quoi bon avoir des hommes s'ils ne savent reconnaître leurs bénédictions et compter leurs richesses ?
A force de perdre du temps à regarder ce que possèdent les autres, on finit par oublier ce que l'on possède. En ce qui a trait au Môle St-Nicolas, il est patent que le citoyen haïtien a de sérieux troubles psychologiques.
Qui ne l'a pas entendu se plaindre que son pays ne possède rien, qu'il n'y a plus rien à espérer, qu'il faut partir, car l'espoir est au-dehors?

Le Môle St-Nicolas, fondé sur le site même de la « découverte » du Nouveau Monde par Christophe Colomb, est un lieu touristique par excellence qui appartient, sans conteste, au patrimoine mondial, un site témoin de la genèse de la destruction d'un peuple, de la bataille d'un autre peuple pour son émancipation, un lieu où le mot « liberté » est inscrit en lettres de sang sur chaque pierre, chaque grain de sable.
Lumière de l'Amérique, le Môle St-Nicolas est occulté par l'obscurantisme, l'ignorance de la majorité du peuple haïtien, la mauvaise foi des prétendus élites, les discriminations de la communauté raciste et coloniale internationale, pays amis compris (ansyen bon toujou bon, ansyen kolon toujou kolon), le manque d'information et la désinformation
Comment, en effet, comprendre l'ostracisme qui frappe le Môle ?
Il existe presque tout pour faire de cette commune un haut lieu du tourisme caribéen. Il est difficile, après l'avoir visitée, de comprendre qu'elle ne figure pas sur la liste des priorités du ministère du Tourisme qui s'embrouille en suivant les sentiers battus, les pistes tracées par ses prédécesseurs qui avaient choisi la voie de la facilité, du « tou kwit, tou pare ».
Il est évident qu'il est plus facile de développer un certain « programme touristique » là où certaines infrastructures existent déjà. C'est certainement ce que pensent les paresseux et les « manfouben ». Mais si l'on veut vraiment penser tourisme, il faut penser ressources, histoire, potentiel avant de voir la facilité qu'offrent les infrastructures existantes.
Il y en aura pour parler de déboisement, de mauvais état des routes, etc. Comment, alors, expliquer que des opérateurs touristiques vendent le désert de la Namibie ? ou encore des randonnées dans le Sahara ?
Le tourisme ne se fait pas à coups d'a priori, de préjugé. Il se base sur une analyse réelle des possibilités de développement de cette entreprise dans un lieu déterminé en visant un public déterminé. Ainsi, il sera fort difficile de trouver un Haïtien en voyage de lune de miel chez les esquimaux. Pourtant, ils reçoivent des touristes. Alors, quoi ?
Pour le développement touristique du Môle St-Nicolas
La mer turquoise, d'intéressants sites de randonnées (Côtes-de-Fer, par exemple), plusieurs monuments historiques (les forts, la batterie de Vallières, l'ancienne et la nouvelle cathédrale), de magnifiques grottes, une situation géographique privilégiée, une baie naturellement protégée sont autant de raisons de promouvoir le tourisme au Môle St-Nicolas.
Malheureusement, il n'existe aucune structure hôtelière dans la ville, à part une auberge d'une dizaine de chambres. Qu'à cela ne tienne. Il suffit de faire venir des investisseurs, de vendre le Môle comme destination touristique, de faire sa promotion, de faire venir des bateaux de croisière (ce qui résout en partie le problème de l'hébergement).
"Plus facile à dire qu'à faire", diront certains. Cela ne doit pas être si difficile que cela puisque plusieurs pays de la Caraïbe ont pu négocier avec des multinationales qui les ont aidés à mettre en place les infrastructures nécessaires. La République dominicaine est un exemple éloquent de ce qui peut être réalisé quand il existe une volonté réelle de bien faire les choses.
Qui ne sait pas que n'importe quelle compagnie organisant des croisières serait prête à participer au bitumage des rues, au renforcement des capacités du secteur de la restauration, à la formation de guides touristiques ?Peut-être, ce qui nous bloque est cette pratique qui exige que nos négociateurs soient, en général, plutôt disposés à négocier, avant toute autre chose, leurs « petits » pots-de-vin, leurs petits «anba tab », réclamant plusieurs millions de dollars à leurs interlocuteurs, une pratique qui, dans le passé, a déjà coûté cher au pays.
Etat des lieuxLa situation, si elle est problématique, est loin d'être alarmante. Les problèmes sont multiples, mais certains progrès ont été réalisés au cours des douze derniers mois.

Energie
Contrairement à ce que nous avions constaté lors de notre passage, il y a environ un an, les rues de la ville sont éclairées. Les douze premiers lampadaires ont été installés par le sénateur Beauplan. Puis un groupe de citoyens de la ville et de la diaspora, sous la coordination de Edouard Mortimer, a pris l'initiative d'en ajouter d'autres et de fournir une génératrice ainsi que le carburant nécessaire. Une initiative citoyenne louable.
Cela ne constitue qu'un premier pas dans la résolution du problème de l'énergie, car la ville n'est éclairée que de sept heures à onze heures, le soir. Un véritable progrès pour sortir la commune du moyen âge.
Certains particuliers vendent la gazoline en détail puisqu'il n'existe pas de station d'essence dans la commune. Lors de notre périple, il nous a fallu nous rendre à Port-de-Paix pour nous ravitailler en carburant, car il n'y avait pas de diesel, ni dans la commune ni à Jean Rabel.
Education
D'après les déclarations du maire principal Gilbert Jean-Charles, les dysfonctionnements enregistrés dans le système éducatif proviennent uniquement du manque de discipline de certains professeurs qui cumulent les retards, lésant les élèves qui risquent, de ce fait, de ne pas boucler leur programme, une situation qui est due à l'absence d'un inspecteur du ministère de l'Education nationale.
SécuritéLa force publique est pratiquement absente si l'on considère qu'il n'y avait que deux policiers pour toute la commune... jusqu'au transfert aux Gonaïves, il y a environ quinze jours, de l'un d'entre eux. Les sections communales sont livrées à elles-mêmes.InfrastructuresLes routes communales, bien que praticables, sont loin d'être ce qu'elles devraient être, et certains sites naturels sont carrément inaccessibles. A l'intérieur de la ville, les rues sont en terre battue, ce qui est particulièrement désagréable quand il vente, ce qui est pratiquement toujours le cas.
Lorsqu'il pleut, certaines zones sont impraticables parce qu'il n'existe aucune canalisation, aucun réseau d'égouts.
Il n'y a pas de port, pas de marché, pas de téléphone. La présence d'une antenne de la Digicel laisse cependant espérer qu'avant longtemps les choses iront mieux.
Si toutes les promesses sont tenues, la piste d'aviation sera réaménagée avant longtemps, avec le support financier et technique d'une compagnie minière opérant dans la commune.
La gestion des déchets est l'un des problèmes qui préoccupent l'actuelle administration communale. Le manque de confiance dans l'eau fournie par les robinets pousse la quasi-totalité de la population à consommer de l'eau « traitée » en sachet ou en bouteille. Les contenants en plastique constituent la plus grande source de pollution de la région (ce qui est le cas pour presque toutes nos agglomérations).
Santé
Le centre de santé est finalement opérationnel grâce à la présence d'une équipe médicale tchèque qui fournit le maximum de soins possible à la population qui, pendant longtemps, a souffert des faiblesses du système. Cependant, le centre ne répond pas aux besoins de la population. L'absence d'un hôpital se fait sérieusement sentir.
Environnement
Nombreux sont ceux qui, pour une raison ou pour une autre, sont partis, abandonnant leurs terres qui, sans surveillance, sont complètement déboisés.
Le commerce du charbon de bois, l'une des principales denrées de la région, n'est pas pour améliorer les choses. Là où, autrefois, il y avait des jardins, il n'y a plus que des ronces, des cactus. La plaine qui entoure la ville n'est plus qu'un vaste désert où, pourtant, il est possible de faire venir de l'eau pour redonner à la terre sa fertilité d'antan, car la terre n'est pas partie vers la mer, elle est encore là et ce qu'elle a pu donner autrefois, elle peut encore la fournir aujourd'hui, si l'on veut bien mettre la main à la pâte.
Les trois sections communales, Damé, Mare-Rouge, Côtes-de-fer se battent pour protéger leur écosystème fragilisé par la déforestation. La palme revient incontestablement à Côtes-de-Fer qui est une véritable réserve écologique et qui constitue un véritable grenier pour la commune et même l'arrondissement.
Le Môle St-Nicolas, s'il n'était livré à lui-même, pourrait être un centre touristique et économique important. S'il est permis de rêver, il est à espérer que ceux qui sont placés au timon des affaires prendront le temps de jeter un coup d'oeil sur cette région du pays qui, vraiment, vaut le détour.

Patrice-Manuel Lerebours