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mardi 29 janvier 2008

Vente-signature de «Dis-moi des chansons d’Haïti» de Mimi Barthélémy

Le samedi 2 février 2008, à partir de 19 heures p.m., l’association Afhsec et Oise Arts organiseront une soirée arts et saveurs d’Haïti au cours de laquelle Mimi Barthélémy présentera son dernier ouvrage « Dis-moi des chansons d’Haïti» paru aux éditions Kanjil. Cet album de chansons trilingue, illustré de peintures haïtiennes (64 pages) est accompagné d’un CD de 15 chansons enregistrées par Mimi Barthélémy avec Serge Tamas (guitare).
Dans ce recueil de chansons traditionnelles illustrées par des maîtres du merveilleux naïf haïtien, Mimi Barthélémy raconte « la grande histoire d’Haïti » qui se cache derrière les petites histoires des chansons de son enfance : de Christophe Colomb à la guerre d’indépendance, en passant par l’esclavage, les plantations de canne à sucre, la cueillette des ananas, le serment de Bois Caïman, JeanJacques Dessalines, Alexandre Pétion…
Sans oublier la vie des enfants, qui jouent, vont à l’école, chantent, dansent, pleurent quand ils ont faim ou peur... dans un pays plein de fleurs et de fruits tropicaux, d’animaux et d’oiseaux, mystérieux…Les chansons sont chantées en créole et en français. Les paroles des chansons sont imprimées en trois langues – créole, français et anglais – avec une partition musicale simple. Le texte de Mimi Barthélémy, écrit en français, est traduit en créole par Reynold Henrys et en anglais par Léon François Hoffmann. La soirée de la vente-signature de l’ouvrage (25,90 euros), dont une partie des bénéfices sera reversée à l’organisation Médecin du monde, sera marquée par un spectacle de contes, de sketches, de musique avec Serge Tamas et de danse avec Emmanuel Sauray-Sorin.
Mardi 29 janvier 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=10963

RÉALITÉS NATIONALES / « Shada » réclame des latrines publiques !

Par Marc-Kenson Joseph
jmarckenson@lematinhaiti.com
Pour les 12 000 habitants qui vivent à « Shada », bidonville du Cap-Haïtien, environ cinq latrines sont disponibles. À l’initiative du projet EAuCap, exécuté par le consortium Oxfam GB, Protos et Groupe d’intermédiaire technologie d’Haïti (GTIH), et les autorités étatiques, des latrines écologiques seront construites prochainement.
Dans quelques couloirs, des adolescents jouent à la marelle.

Dans d’autres, des cordonniers réparent des chaussures de troisième main pour les liquider au marché public de la capitale du Nord, à vil prix. Arpentant les couloirs effrayants de « Shada », on découvre une vie communautaire agitée. Des femmes, accroupies dans une intersection, commentent les disputes d’hier soir d’un couple voisin. Dès qu’un inconnu s’approche, on change de sujet.
À quelques mètres, dans un autre couloir, des enfants, nus comme Adam et Eve dans leur innocence, se forcent à sourire. Alors que d’autres adolescents suivent, en grimaçant, un des leurs, tout en blanc et en transes, chantent et lancent des slogans humoristiques, comme au carnaval.
Mais au bout de quelques minutes de marche, un autre spectacle, sordide, s’offre au reporter du Matin. À la queue leu leu, des jeunes s’accroupissent sans gêne aucune pour évacuer leurs intestins, dans des latrines (la mer) à ciel ouvert.
En mal de santé publiquePromiscuité, insalubrité et avec ses latrines publiques en plein air, « Shada » est en mal de santé publique. Bâti en labyrinthe, ce bidonville, situé à la sortie ouest du Cap-Haïtien à proximité du littoral, donne du fil à retordre aux autorités.

Comme à Fort Saint-Michel, la Cité Soleil du Cap, « Shada » peut être considéré comme un autre site de décharge. Les habitants y vivent repliés sur eux-mêmes, chacun pour soi. Construire des latrines publiques dans cet espace de misère dégradante est, dit-on, dans l’ordre des choses irréalisables.
Pourtant, dans le cadre de l’exécution du projet EAuCap, les autorités étatiques et le consortium d’Oxfam GB, Protos et Groupe d’intermédiaire technologie d’Haïti (GTIH), trois Orga -nisations non gouvernementales (ONG), font croire le contraire. Dans un premier temps, elles ont procédé au regroupement de l’ensemble des associations de « Shada ». S’en est suivie une campagne de promotion des règles d’hygiène. Après plusieurs séances de formation pour les associations, la construction de latrines pilotes a été retenue comme la priorité des priorités pour les habitants.
Du « marketing social »Financé par l’Union européenne (UE) à hauteur de 3 millions de dollars américains, EAuCap considère « Shada » comme un défi. Selon le coordonnateur dudit projet, «depuis trois mois, l’équipe est encore en phase de discussion ».

L'Ivorien Kone Amara précise, toutefois, que les ingénieurs ont procédé à l’analyse technique des modèles de latrines adaptées au contexte, discuté des coûts. Reste et demeure l’approbation des riverains de « Shada » car, insiste-t-il, on ne souhaite pas construire pour construire. L’idée est de réaliser des œuvres durables pouvant servir d’exemple à d’autres bailleurs dans d’autres zones.
« De plus, ajoute le coordonnateur adjoint du projet EAuCap, l’initiative de construire ces latrines relève du marketing social. Cela nécessite un faible coût et une gestion facile ». En effet, eu égard aux modèles présentés, les matières fécales seront soit séchées et utilisées à la fabrication de compost, soit curées après au moins une année.
« Shada », informe Samuel Mondestin, est le premier quartier que les autorités projettent de déplacer. Les besoins sont urgents. Dans ce bidonville, les policiers nationaux ne s’aventurent pas, quel que soit l’incident ou le délit signalés : crime, émeute, bagarre, viols ou vols. Pourtant, bravant tous les dangers, l’équipe d’ingénierie-sociale (animation) du projet EAuCap se rend sur les lieux quasiment chaque jour. Pour elle, il est temps qu’un autre cadre de vie soit offert à la population de « Shada ».
mardi 29 janvier 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=10949

Dizon pa-m:
"Construire des latrines publiques irrélisables": kwele kwe wke! nan lane 2008 pou blan pa mete lajan deyor pou konstwi latrri-n nan dezyèm vil peyi ya? Apa nou resi rivé kote nou ta prale -a!
ENVIRONNEMENT ET FESTIVITÉS CARNAVALESQUES / Un « carnaval vert » au détriment des arbres du Champ de Mars
Par Ladenson Fleurivalladenson@lematinhaiti.com
Le thème du carnaval 2008 « Yon Ayiti vèt se yon Ayiti banda », que prolonge celui de Port-au-Prince : « Rale mennen vini pou yon Ayiti vèt », fait déjà l’objet de vives controverses au sein de la société. À l’origine de ces controverses, la mesure de la mairie de Port-au-Prince d’abattre des arbres à la rue Saint-Honoré, à proximité du Champ de Mars, site officiel des festivités.
Quatre arbres coupés à même le sol, trois autres amputés de plusieurs branches. C’est le constat à la rue Saint-Honoré à l’approche de la plus grande manifestation culturelle et populaire du pays, le carnaval, placé sous le signe de la protection de l’environnement, à travers un double thème, national et municipal, respectivement, « Yon Ayiti vèt se yon Ayiti banda », « Rale mennen vini pou yon Ayiti vèt ». Cette action a soulevé la grogne de plus d’un. « Ils hypothèquent l’environnement contre trois jours d’ambiance. Et pourtant ils parlent de protection de l’environnement. Pour qui nous prennent-ils ? », s’interroge, furieux, un homme rencontré au Champ de Mars. Et un autre de ridiculiser : « Nèg yo te bezwen bwa yo pou yal vann ! ».Philippe Adrien, chargé d’abattre les arbres, ne veut pas trop parler du sujet. L’air un peu contrarié, il avoue que la responsabilité revient à la mairie. « Moi, je faisais un job pour lequel je n’ai même pas encore perçu un sou, 48 heures après ».
Selon les explications de Philippe Adrien, la décision initiale des autorités municipales était de couper les huit grands arbres, communément appelés « nîmes », plantés aux abords de la rue Saint-Honoré, mais la Police (bravo) a permis d’éviter ce « crime ».
Dans le souci de sensibiliser la population sur les dommages causés par le passage du cyclone Noël en novembre 2007 dans le pays, le thème «Yon Ayiti vèt se yon Ayiti banda [Une Haïti verte est une République florissante], a été retenu comme thème du carnaval 2008 « pour encourager la population à méditer sur les actions à entreprendre en vue de veiller à la protection et à la promotion de l’environnement », avait indiqué, le 15 janvier dernier, le ministre de la Culture et de la Communication (MCC), Eddy Lubin, lors d’une conférence de presse. Le ministre de l’Environnement, Jean-Marie Claude Germain, présent à la conférence avait alors affirmé : « Nous assistons à un phénomène de déplacés environnementaux, conséquence des problèmes de déboisement en différents points du territoire national. Nous devons agir en misant sur le capital vert du pays ». Selon le ministre Germain, le carnaval serait le plus grand médium à utiliser pour une large campagne de sensibilisation sur l’environnement haïtien.
Les responsables impliqués dans l’organisation de cette grande fête populaire ont indiqué vouloir développer une culture de protection de l’environnement, éduquer, encourager, inciter les festivaliers, tout le long des 3,8 kilomètres du parcours, à faire leur la question environnementale. Toujours est-il que des appréhensions naissent, après « la bévue » du Champ de Mars, sur la volonté réelle des autorités à mener à bon port le combat pour la protection de l’environnement. Appelé plusieurs fois au téléphone, le maire Jean Yves Jason est resté injoignable.
mardi 29 janvier 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=10948

Dizon pa-m:
Zafè-k gade moun ki ap pran pawol ayisyen poulajan kontan. Se you sèl mo dod ki rete nan peyi sa-a: si-w jwenn kote pou foure men-w pran, pran nèt al kole. Zafè slogan, kanpay elatriye se lakay moun nou tande pale de bagay sa yo. Men prezidan an konnen ke lè yap pale de mod de bagay sa yo se pawol tafya, sé jèjè moun ap jèjè.
Nèg sa yo se pa koupe yo ta koupe pye bwa yo selman menm rasi-n yo yo ta koupe si yo jwenn moun pou achte moso rasi-n yo nan men yo!

RÉGION MÉTROPOLITAINE/CARNAVAL 2008 / Le groupe Ram remporte le prix de 10 000 dollars et un char tout équipé offerts par la Digicel !

Par Sylvestre Fils Dorcilus
dsylvestrefils@yahoo.fr
Lancé officiellement le 13 janvier dernier sur tout le territoire national, plus particulièrement dans la région métropolitaine, le troisième week-end des festivités pré-carnavalesques s’est déroulé sans grands incidents. Les responsables n’ont d’ailleurs jusqu’ici fourni le moindre bilan.
En plus de l’animation musicale créée sur les stands déjà en construction, le troisième week-end marquant les festivités pré-carnavalesques à Port-au-Prince a drainé au Champs de Mars des milliers de festifs venus des différentes communes de la région métropolitaine.
Les bandes à pied, les groupes déguisés, les DJs ont, comme toujours, mis le Champs de Mars en émoi, pour le grand bonheur des fêtards, le dimanche 27. Les festivités se sont déroulées sans grand incident, sinon une cinquantaine de blessés tout le long du parcours et quelques arrestations effectuées par la Police pour calmer les esprits.
Cependant, les responsables n’ont jusqu’à présent dressé aucun bilan, pas même partiel, des activités réalisées pendant les trois weekends précédant les trois jours gras.Les festivités pré-carnavalesques ont été marquées également par la tenue de la finale, le samedi 26 janvier, du grand concours de « meringues carnavalesques 2008 », organisé par la compagnie Digicel et Radio One. Fixée pour 15 heures au Champ de Mars, la finale a démarré en réalité aux environ de 8 heures et demie, en présence d’un public nombreux.« King Posse, Ram et Vwa Dèzil », sont les 3 groupes finalistes retenus sur dix par la population au cours de la semaine écoulée.
Au Champ de Mars, c’était l’exaltation, car chacun souhaitait voir son groupe rem-p orter le premier prix qui lui donne droit à dix mille dollars américains en liquide et un char complètement équipé par la Digicel pour participer au défilé des 3 jours gras. « Chaque groupe a trente minutes seulement pour jouer sa meringue et l’on donne le résultat tout de suite après », avait annoncé Carel Pedre de Radio One, MC de la soirée.
« Un jury de dix animateurs d’émissions musicales et culturelles de différentes stations de radios de la capitale et de rédacteurs de magazines culturels avait été formé en vue de désigner à 40 % le grand gagnant du concours, tandis que le public contribuait à 60 % dans le choix », avait informé, lors d’une conférence de presse, le 21 janvier, Tatiana Policard, responsable des relations publiques de la Digicel.
Elle avait en plus précisé que le groupe champion recevrait les dix mille dollars le jour même de la finale, selon des critères liés au texte, au rythme et au potentiel d’animation live du groupe ». C’est hier lundi, que les responsables du concours ont publié le résultat de la finale. Le groupe Ram avec son titre Defile a remporté le prix. Le manager du groupe a dans une entrevue au Matin témoigné sa joie et saisi l’occasion pour convier les fans au parcours des trois jours gras avec Ram.
Préparations des trois jours gras, où en est-on ?À moins d’une semaine de la tenue des 3 jours gras (les dimanche 3, lundi 4 et mardi 5 février), les différentes personnalités impliquées dans l’organisation du carnaval de Port-au-Prince, n’ont encore donné aucune précision autour du déroulement des activités. En dépit des structures mises en place, les mesures se font encore attendre. Le comité chargé d’organiser le carnaval de Port-Prince n’a pas encore donné les consignes pour la bonne tenue et le bon déroulement des festivités.
Les noms des groupes musicaux et des bandes à pied retenus pour les parcours ne sont pas encore communiqués. Cependant, dans les parages du Champs de Mars, ébénistes, peintres, dessinateurs, sont tous à pied d’œuvre jour et nuit, afin de mettre les dernières touches dans la construction des stands. Même constat pour la construction des chars au stade Sylvio Cartor et dans plusieurs autres zones.
mardi 29 janvier 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=10947

JACMEL A DIT SON MOT ..CARNAVAL


Par Claude Moise
claudemoise@lematinhaiti.com
Jacmel confirme. Le dimanche 27 janvier 2008, une explosion de créativité : des masques, des milliers de masques de toute taille, de toutes les couleurs, en tous genres ; une centaine de groupes théâtralisant, dramatisant.
De l’humour, du burlesque, de la provocation joyeuse. Surprise également : L’École de musique Dessex Baptiste a encore frappé ; un orchestre exclusivement féminin, chouchouté par Valesco, a animé le défilé, du lancement de l’Hôtel de ville jusqu’à la tribune officielle. Un carnaval coloré, vivant, imaginatif, gai et propre.Jacmel confirme.
Une participation populaire évidente, de la discipline, de la fierté de réussir depuis plusieurs années, chaque année de mieux en mieux, un événement majeur qui ne se contente pas d’être une liesse populaire de défoulement collectif, mais une fête pour les yeux, pour le corps, pour l’esprit. Mais aussi une volonté de rassembler des forces vives et des institutions de la région dans une œuvre commune qui se veut édifiante : Associations de jeunes, Chambres de commerce, organisations culturelles, Mouvement pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme ; le tout coordonné par un comité de personnalités. (Pascarin Raymond, Michelet Divers, Roland Zenny, Michaëlle Crann, Johanne Raton).
Jacmel confirme. Une organisation impeccable, un service d’ordre efficace, un accueil bon enfant, attentionné. Sans doute la lenteur du défilé aura eu raison de la ténacité de certains spectateurs et participants. Mais la fête s’est poursuivie tard dans la soirée et, le lendemain matin, la ville était presque complètement nettoyée. Jacmel confirme. Son carnaval attire des visiteurs de partout et même de l’étranger. Des ministres, des diplomates, deux équipes de télévision italiennes, une de la Belgique et d’autres que je n’ai pu identifier. Autour du maire Edwin Zenny, d’autres édiles venus des régions avoisinantes, de Carrefour, de Port-au-Prince et même du Cap. Ils sont donc venus voir pour apprendre, pour comprendre, pour vibrer. J’étais là en compagnie de Wilfrid Bertrand et Henri Robert Jolibois en qualité d’invités du maire de Jacmel et du ministre du Tourisme, à titre de membres de la Commission de la décennie du Bicentenaire.
Nous étions là pour marquer notre solidarité avec la communauté du Sud-Est, à travers cet événement populaire, travaillant à la promotion du patrimoine. Patrimwann nou se fòs nou, tel est le slogan du carnaval.
J’étais là. C’était mon premier carnaval de Jacmel depuis le temps qu’on en parle. J’ai vu, j’ai frissonné et esquissé quelques pas. J’en suis revenu émerveillé. Jacmel m’a dit son mot.
mardi 29 janvier 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=10961

EXPOSITION PHOTOS/PATRIMOINE ARCHITECTURAL / Visite du centre historique de la ville de Jacmel à travers les images

Par Chénald Augustin
chenald@lematinhaiti.com
« Bèl Jakmèl Jakmèl ka pi bèl », est le thème autour duquel s’est tenue, à l’initiative de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (Ispan), le samedi 26 janvier 2008, à l’ancienne prison civile de Jacmel, une exposition de photos sur l’esthétique, la morphologie et la typologie de l’architecture patrimoniale du centre historique de la cité d’Alcibiade Pomeyac. Cette exposition, réunissant une trentaine de photos tirées des bases de données de l’Ispan, a été réalisée, selon l’ingénieur Jean Hérold Pérard, responsable des travaux de consolidation de l’ancienne prison. L’objectif est d’attirer l'attention des gens, surtout les participants au carnaval national de Jacmel sur ce monument historique qu’est l’ancienne prison de Jacmel. Le bâtiment, en ruine, « a subi, selon le directeur général de l’Ispan, Daniel Élie, des agressions dues à l’action de l’homme : actes récents de vandalisme, principalement constituées par la récupération des pierres de la maçonnerie ».
Des fissures causées par des racines de plantes dans le liant de la maçonnerie, et l’oxydation des fers due à la proximité de la mer, sont à l’origine, selon l’architecte Daniel Élie, de la dégradation et de la fragilité de ce monument. « Après trois mois d’intervention, nous pouvons affirmer aujourd’hui que les ruines de la vieille prison sont stabilisées », a rassuré le directeur général de l’Ispan lors de son discours dans le cadre du vernissage de l’exposition et la visite guidée – par l’ingénieur Jean Hérold Pérard – des travaux de restauration du monument. La première phase des travaux d’exécution de consolidation du bâtiment a été financée, à hauteur de 50 000 dollars américains, par le Fonds des ambassadeurs (Ambassor’s fund) de l’ambassade américaine en Haïti, nous a appris l’ingénieur Jean Hérold Pérard. « Avec ce fonds, nous avons réparé les parties les plus menacées de la prison », a-t-il expliqué. Des expertises, en vue de retracer l’architecture originelle de l’ancienne prison, et des exercices d’anastylose menées sous sa direction, ont été réalisées. Ses études ont donc permis, selon lui, de restaurer de « manière authentique » le monument.
L’ancienne prison de Jacmel a une grande valeur patrimoniale. Son architecture a également un cachet particulier. En témoigne sa localisation au cœur du quartier historique, zone résidentielle, dont l’architecture date du XIXe siècle. La plupart de ces maisons sont préfabriquées et proviennent de l’Europe. Cet édifice, ancien lieu d’incarcération, une fois restauré, « sera métamorphosé en un espace d’ouverture, de culture et de liberté », d’après Daniel Élie. Il deviendra un « musée de la ville [qui] racontera son histoire politique, culturelle et sociale…, son développement spatial, son histoire urbaine et l’évolution de sa typologie architecturale ». Le musée sera aussi un lieu de débats, d’échanges, de rencontres, de création et de divertissement.

L’ancienne prison civile de Jacmel a été construite en 1915, sous l’occupation américaine. Des récits légendaires (fuites d’un Alcius Charmant, passages souterrains) sont associés à l’histoire de ce lieu d’enferment où des prisonniers ont été torturés, tués. En outre, à l’initiative de l’Association touristique du Sud-Est d’Haïti (ATSEH), la Maison commerciale d’Édouard Cadet, à Jacmel, a été restaurée.
Le vendredi 28 décembre 2007, a été lancée, sur le glacis de l’édifice, une campagne de mobilisation et de revalorisation du patrimoine architectural de la ville. Une conférence de presse a donc été donnée le même jour.
Y ont pris part la présidente de l’ATSEH, Myrlande Charles, le maire de Jacmel, Edwin Zenny, l’architecte Clarens Baptiste, représentant de l’Ispan, et Chantal Pierre-Louis. La maison d’Édouard Cadet, d’architecture du XIXe siècle, a une « grande valeur patrimoniale et historique ». Son propriétaire fut un grand exportateur de café et de denrées alimentaires. D’autres résidences datant du XIXe siècle seront restaurées, selon la présidente de l’ATSEH. Extrait du discours du directeur général de l’Ispan, Daniel Élie à l’occasion de la visite du chantier de stabilisation des ruines de la vieille prison de Jacmel
L’idée d’utiliser la Vieille Prison pour créer un musée a été proposée par l’Ispan et a été particulièrement bien accueillie par les Jacméliens. Il faut dire que la fierté et l’amour qu’ils portent à leurs traditions, à leur culture et à leur patrimoine a grandement facilité l’affaire.
Le défi, en retour, pour nous autres architectes de restauration, sera de métamorphoser ce lieu d’enfermement qu’était la Vieille Prison de Jacmel en un espace d’ouverture, de culture et de liberté.Ce musée sera un musée de la ville. Il racontera son histoire politique, culturelle et sociale. Mais également son développement spatial, son histoire urbaine et l’évolution de sa typologie architecturale.

Défini comme une prolongation naturelle de la Mairie, ce musée sera également le lieu dynamique d’informations et de débats sur le futur de Jacmel et de la problématique de la conservation de son centre historique. Le musée sera ainsi un outil incontournable pour les décideurs qui pourront ainsi s’assurer de la communication des informations et de la participation de la population jacmélienne dans le devenir de leur cité.
Destiné tout particulièrement aux jeunes Jacméliens, à qui il convient, pour la sauvegarde du patrimoine, d’inculquer la notion du bien commun, ce musée sera conçu de manière à ce que toutes les informations soient communiquées et présentées de manière didactique et conviviale.

Enfin, le musée sera conçu comme le point de départ nécessaire et indispensable pour la visite culturelle et touristique de la ville. À partir de ce musée, le visiteur sera informé et sa promenade à travers les rues de la ville sera autrement plus enrichissante.
Daniel Élie
mardi 29 janvier 2008

http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=10962

Luis Armelio Garcia évoque les raisons de son départ

Luis Armelio Garcia a réagit aux déclarations des dirigeants et anciens collaborateurs du staff technique de l’équipe haïtienne de football après sa démission comme sélectionneur national. Il a en outre évoqué six points qui l’ont poussé à prendre cette difficile décision. Suite aux déclarations selon lesquelles Luis Armelio Garcia aurait eu des contacts avec certaines fédérations de la région, notamment celle du Costa Rica, l’intéressé s’est inscrit en faux contre ces rumeurs. « Je n’ai jamais eu de contact avec les dirigeants de la fédération costaricaine ; il est une évidence que plusieurs pays m’ont approché mais, je n’ai jamais donné mon accord » a déclaré le désormais ancien sélecteur national à l’Aéroport International de Port-au-Prince, en instance de départ. En ce qui a trait aux principales raisons qui auraient provoqué son départ précipité, M. Garcia a fait état d’obstacles rencontrés dans le choix des joueurs : « ils m’ont empêché de faire correctement mon travail » faisant allusion aux dirigeants de la Fédération Haïtienne de Football. Pendant son passage à la tête de l’équipe nationale de Football, Luis Armelio Garcia s’est toujours opposé à l’idée de jouer des matches contre des équipes de seconde zone. Sa grande colère après un match disputé par l’équipe haïtienne contre la sélection américaine des moins de 23 ans peut en témoigner. Il n’a donc jamais accepté que son équipe joue des rencontres qui n’ont aucun intérêt. Aussi, en a-t-il fait une des raisons de son départ. La participation du « onze national » à la Gold Cup a été une catastrophe. L’équipe affichait une carence évidente du point de vue physique. C’est pourquoi Monsieur Garcia avait sollicité, dit-il, des matériels pour effectuer des travaux techniques et physiques avec le groupe. « Ils ne m’ont jamais fourni ces matériels » se plaint-il. La supervision d’autres équipes nationales, notamment les futurs adversaires d’Haiti, est selon Luis Armelio Garcia un aspect du coaching. Alors, il toujours demandé à la Fédération la possibilité de superviser certaines équipes de la région. Cette démarche a été vaine, à en croire l’entraineur cubain. Luis Armelio Garcia a sollicité un stage avec les joueurs évoluant à l’étranger de manière à ce qu’il y ait une véritable communication entre tous les joueurs du groupe ; c’est-à-dire les joueurs locaux et ceux jouant à l’extérieur. « Ils ont fait la sourde oreille », a poursuivit M. Garcia. Enfin, l’ancien sélectionneur national a toujours souhaité que le staff technique soit au complet pendant les déplacements de l’équipe à l’étranger. Tel ne fut pas le cas pendant son passage à la tête de l’équipe haïtienne. « J’ai combattu cette pratique et l’a dénoncé à plusieurs reprises, malheureusement sans succès », s’est indigné Luis Armelio Garcia. Entre temps, la sélection hattienne de football a joué et fait match nul 0-0 au stade Sylvio Cator, samedi dernier contre l’équipe nationale du Salvador. Un résultat qui n’a certes pas plus au public haïtien qui pense que l’équipe va terriblement souffrir de l’absence de Luis Armelio Garcia. Cependant, que le public sache aussi que personne n’est indispensable.
Guyto Rivière
surguyriviere@yahoo.fr
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13442
Commentaires:
En gros, Monsieur Armelo Garcia a compris qu’aujourd’hui il faut jouer au football correctement. Il faut des moyens pour préparer une sélection nationale et que l’histoire de gens qui font la quête à l’extérieur pour ramasser ce que les autres rejettent ne peut pas constituer un moyen normal de penser football de haut niveau.
Malgré ses demandes légitimes, on lui a sommé de faire le travail haïtiennement…Puisqu’il fait pas partie de cette nouvelle catégorie de nos con-citoyens qui sont outrageusement convaincus que tout le monde peut faire n’importe quoi n’importe ou et n’importe comment, c’est donc tout à fait logique qu’il décide d’abandonner la tête de la sélection nationale.
Il est évident que personne n'est indispensable. Mais il faut le reconnaître aussi , il n’y a que les gens de cette catégorie d’haïtiens – malheureusement à la mode aujourd’hui – pour jouer dans cette cour !
La guerre des clans au sein de cette véritable caserne d’Ali baba aura le loisir de s’exprimer joyeusement.

Le musicien Claude Marcelin opéré avec succès, mais son nerf sciatique est endommagé

Arrestation de l’un des présumés ravisseurs, un homme admis au programme de réinsertion de la CNDDR
lundi 28 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Le guitariste Claude Marcelin, blessé par balle lors de son enlèvement le week-end écoulé, a été opéré avec succès samedi, a indiqué à Radio Kiskeya son collègue et ami Joël Widmaïer.
Touché aux fesses, l’artiste a tenu le choc et se porte bien, affirme le lead vocal du groupe Zèklè. Cependant, son nerf sciatique a été sérieusement endommagé l’obligeant à immobiliser ses membres inférieurs. Selon Widmaïer, "Ti Claude" Marcelin ne sera complètement rétabli qu’en suivant un traitement médical approprié au Canada où il réside depuis quelques années.
Pour l’instant, il doit rester hospitalisé à Port-au-Prince avant d’être autorisé à partir dans les prochains jours.
Le chanteur et batteur de Zèklè souligne que son complice a échappé in extremis à la mort. Ses ravisseurs, qui l’avaient conduit à Cité Soleil (banlieue nord), étaient déterminés à l’exécuter. Profitant d’une dispute entre eux, il s’était enfui au moment une patrouille des casques bleus sillonnait le quartier de Soleil 17. Cependant, l’otage a été atteint d’une balle et laissé pour mort avant le départ précipité des kidnappeurs.
Déplorant amèrement la mésaventure du guitariste venu assister en famille au carnaval 2008, qui démarre le week-end prochain, Joël Widmaïer a estimé que personne n’est à l’abri de la furie des bandits. Face à la résurgence de l’insécurité, il se montre très pessimiste estimant que le pays ne s’en sortira pas de sitôt.
Au moins, un suspect a été arrêté dans le cadre de l’enquête ouverte sur le rapt de Claude Marcelin. Il s’agit d’un individu qui avait intégré le programme de réinsertion de la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR). Ce qu’a d’ailleurs reconnu le président de la commission, Alix Fils-Aimé.
Selon la police, trois hommes armés avaient intercepté l’artiste vendredi soir à bord d’une voiture de location, à la ruelle Rivière (centre-est de la capitale). Il avait été contraint de garder la tête baissée pendant tout le trajet pour ne la relever qu’en arrivant à Cité Soleil.
Musicien de carrière et guitariste des groupes Zèklè et Djakout Mizik, Marcelin est l’une des dernières victimes de l’insécurité dont la liste s’est considérablement allongée depuis le début de l’année. Divers cas de kidnapping ont été notamment enregistrés ces derniers jours. spp/Radio Kiskeya

Décès du révérend père Arthur Volel, symbole de l’église des pauvres

"Il était l’incarnation de l’amour", selon son neveu Michel Soukar, historien et journaliste
lundi 28 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Le révérend père Arthur Volel, figure emblématique de l’église catholique haïtienne, s’est éteint dimanche à l’âge de 84 ans dans une maison de retraite de la communauté salésienne à Tabarre (nord de Port-au-Prince), a annoncé lundi sur les ondes de Radio Kiskeya l’historien Michel Soukar, neveu du disparu.
"Le père Volel était l’incarnation de l’amour", a-t-il estimé en retraçant le parcours exceptionnel de cet ardent défenseur des pauvres. Il a notamment vécu quarante années de vie pastorale parmi les humbles familles du grand bidonville de Cité Soleil (banlieue nord) en partageant leurs souffrances et privations au quotidien et en leur apportant de l’espérance. Auparavant, son sacerdoce l’avait conduit à accomplir la même mission à Pétion-Ville (est) et à La Saline (nord) où il a dynamisé la présence de la congrégation des salésiens à laquelle il appartenait.
Véritable modèle de bonté absolue, de générosité sans bornes et missionnaire idéaliste jusqu’à l’excès, Arthur Volel et sa foi ne faisaient qu’un, selon Michel Soukar. Il indique qu’en apprenant sa mort, des chrétiens catholiques ont estimé qu’il pourrait aisément aspirer à la sanctification.
Victime à plusieurs reprises de maladies contagieuses attrapées dans l’insalubrité Cité Soleil, le prélat refusait souvent de soigner. En raison de son âge avancé, il avait dû s’installer depuis quelque temps dans la maison de retraite des salésiens.
La date des funérailles du père Volel doit être annoncée ultérieurement. Mais, déjà, les habitants de Cité Soleil sont invités à lui rendre un ultime hommage lors d’une cérémonie funèbre prévue samedi prochain. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4648

Aviculture/Production d’oeufs et de pouletsLes producteurs locaux rassurent les consommateurs d’Haiti

lundi 28 janvier 2008
Par Agropresse [
1]
Soumis à AlterPresse le 28 janvier 2007
L’Association haitienne pour la promotion de l’élevage (Ahpel) a organisé le vendredi 25 janvier une visite guidée dans plusieurs fermes avicoles haitiennes, à laquelle ont pris part plus d’une vingtaine de journalistes haitiens.
Les travailleurs de presse, considérés comme les yeux de la population, ont pu visiter, entre autres, les entreprises Signal de la victoire, Germalot S.A. et MFT S.A, trois fermes de production de poulets de chair et de poussins situées dans la zone du morne à cabri (Est de la capitale), avant de se rendre à Cité Soleil (Périphérie nord) pour observer l’exécution d’un projet d’élevage de 500 micro unités de pondeuses, exécuté dans cette communauté.
« Je ne savais jamais que de pareilles initiatives existaient dans le pays », a déclaré l’un des journalistes, l’air satisfait, à sa sortie d’un des sites de production dans la périphérie de Cité Soleil. Un étudiant de la faculté d’Agronomie et de Médecine vétérinaire, qui a participé aussi à cette visite guidée, s’est montré également très exalté de découvrir ces sites de production.
100 000 poules, 1 200 000 oeufs produits chaque mois
En effet, l’Ahpel a organisé cette tournée dans le but d’informer le public de l’existence de fermes de production d’oeufs et de poulets de chair dans le pays, contrairement à une tendance laissant croire que tous les oeufs et les poules « blanches » qui sont vendus sur le marché local viennent de l’extérieur. Pourtant, les éleveurs haïtiens produisent mesuellement entre 100 000 et 120 000 poules et 1 200 000 oeufs.
À la suite de l’interdiction des importations d’oeufs et de poulets de la République dominicaine, les consommateurs haïtiens deviennent méfiants envers tous les produits avicoles. Par conséquent, les ventes de poulets ont drastiquement baissé sur le marché haitien. D’où l’impossibilité pour les producteurs haitiens d’écouler leurs produits.
Au lieu de constituer une opportunité pour le développement de la production avicole haïtienne, cette mesure est train de pénaliser les éleveurs haitiens, en raison de « la polarisation de l’information uniquement sur les aspects de santé publique », déplore la Corporation nationale des éleveurs de poulets (Conep), organisation membre de l’Ahpel.
« Depuis l’annonce de la découverte du virus de la grippe aviaire en République dominicaine et les mesures adoptées par les autorités haitiennes, les éleveurs haitiens vivent des moments très difficiles et se questionnent sur leur avenir en tant que producteurs », se plaint la Conep. Tout en saluant la mesure gouvernementale d’interdiction des produits avicoles dominicains, cette organisation regrette que les dispositions du gouvernement, à travers le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural, n’aient pas parrallèlement tenu compte de la réaction du consommateur local - enclin à la panique - et l’incapacité des éleveurs à supporter les conséquences d’une chute des ventes au-delà de deux semaines.
Se basant sur les témoignages des journalistes qui ont participé à cette visite guidée, les producteurs haïtiens sont confiants qu’ils sont sur la bonne voie pour reconquérir la confiance des consommateurs.
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1] Agropresse est un organe de communication spécialisé, véhiculant des informations sur l’Agriculture et l’Agro-transformation. Il est formé de plusieurs institutions, dont :
Veterimed (Élevage, santé animale, transformation du lait) ;

Médialternatif (Information, communication et médias)
SAKS (Communication sociale, radiophonie)
Group Croissance S.A (Gestion d’entreprise, marketing, économie, Finance, technologie) ;
GREF (Problème foncier) ;
ANEM (Transformation de fruits) ;
ORE (Production et transformation de céréales et de fruits) ;
GRAMIR (Production de semences, gestion bassins versants) ;
Concert Action (Environnement, production agricole) ;
ACDED (Environnement, production agricole) ;
GATAFI (Technologie appropriée).

L’ex-commandant adjoint de la MINUSTAH, Eduardo Aldunate, accusé dans un massacre de paysans sous Pinochet

Le général chilien faisait partie d’un corps ayant exécuté 22 paysans en 1973
dimanche 27 janvier 2008,
Radio Kiskeya
L’ancien commandant adjoint de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), Eduardo Aldunate, figure parmi quatre généraux chiliens accusés d’implication dans un massacre de paysans sous le régime autocratique du général Augusto Pinochet (1973-1990).
Selon une dépêche de l’agence espagnole EFE citant des sources judiciaires chiliennes, les haut gradés pourraient être inculpés dans le cadre de l’enquête ouverte sur cette affaire qui avait coûté la vie à 22 paysans dans la localité de Paine (sud de Santiago), au début du règne du défunt dictateur.
Au moment des faits, ils étaient parmi les sous-lieutenants cantonnés à l’Ecole d’infanterie de la ville de San Bernardo, corps auxquels appartenaient les auteurs du massacre.
Le juge Héctor Solìs, chargé de l’instruction du dossier, estime que les généraux étaient censés être au courant du projet ayant abouti à ce carnage.
Le général de brigade Eduardo Ludovico Aldunate Hermann, actuel commandant de la Division des écoles de l’armée, avait déjà fait l’objet de graves accusations pendant qu’il était en poste en Haïti. Un ancien agent de la Brigade Mulchén de la DINA avait révélé que le chef militaire faisait partie de cette sinistre branche de l’appareil répressif mis en place par Augusto Pinochet au lendemain de son sanglant coup d’Etat contre Salvador Allende, le 11 septembre 1973.
Mais, Aldunate avait catégoriquement rejeté ces accusations.
Les trois autres officiers supérieurs chiliens mis en cause dans la tuerie de 1973 sont le général Guillermo Castro Muñoz, commandant de la 2e division de la région métropolitaine et les généraux de division Cristiàn Le Dantec Gallardo et Julio Baeza von Bohlen, respectivement directeur des finances et responsable de logistique de l’armée. spp/Radio Kiskeya

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