By DEBORAH SONTAG
Published: August 20, 2010
Haiti’s electoral council announced late Friday evening that Wyclef Jean, the Haitian-born hip-hop star, had been disqualified as a candidate for president of his earthquake-shattered homeland.
No explanation was given. A spokesman for the council, Richardson Dumel, facing reporters who had been standing vigil at the election bureau all day, read a list of 19 presidential aspirants deemed eligible and 15, including Mr. Jean, whose candidacy had been rejected.
But in a statement, Mr. Jean said he was rejected because he did not meet the requirement of having lived in Haiti for five consecutive years before the Nov. 28 elections. Born in Haiti, Mr. Jean left as a child for the United States and now, based in New Jersey, travels often to his homeland.
The statement said his heart was heavy but that he accepted the decision and urged his followers to do the same.
“We must all honor the memories of those we’ve lost — whether in the earthquake, or at anytime — by responding peacefully and responsibly to this disappointment,” the statement said.
Tensions had been building throughout the day after the council’s decision to reject Mr. Jean was leaked late Thursday but not confirmed. Hundreds of Mr. Jean’s passionate supporters had rallied in the Delmas area of the capital, chanting, “We want Clef, Clef is Haiti and Haiti is for Clef.”
The police and United Nations peacekeeping troops prepared for the possibility of unrest after a rejection of Mr. Jean’s bid.
The electoral council waited until long after darkness had fallen to issue its list of approved presidential candidates, originally due Tuesday. And it did so in at its Pétionville bureau, and not at the office in Delmas where the crowds had gathered.
Afterward, Mr. Jean, who had been waiting at a nearby hotel to hold a news conference after the announcement, reportedly left the area to return to his hometown of Laserre, outside Port-au-Prince.
His short-lived candidacy, announced in the first week of August, had electrified Haiti and drawn global attention back to the beleaguered country. It also drew scrutiny to the musician’s charity, Yéle Haiti, and questions about Mr. Jean’s ability to take on the enormous task of helping Haiti recover and rebuild.
All Friday, the Haitian news media discussed the possibility that Mr. Jean would be disqualified. But Mr. Jean issued periodic messages on Twitter on Friday suggesting that the final decision had not been made and that he, too, was in a state of suspense.
“We await the decision of the Electoral Council, to see if I made the list as a candidate,” one message said. “As it is written so shall it be done!”
For a couple of days, Mr. Jean had isolated himself in a family home in Laserre, saying he had received death threats and felt safer there. On Thursday afternoon, he ventured out to see President René Préval, prompting speculation that the departing president was asking Mr. Jean to prevail upon his followers to accept whatever decision the electoral council made.
On Friday, Mr. Jean sent a message to his supporters urging calm, Haitian radio stations reported. He also posted photographs on Twitter of his meeting with the president: “This is another pic of me n President René Préval from Yesterday’s Meeting. Very positive. Smiles all the way.”
The candidates approved to run for the presidency of Haiti include: Mirlande Manigat, a former first lady and university administrator; Yvon Neptune, a former prime minister; Leslie Voltaire, an architect active in reconstruction planning; and Michel Martelly, a musician known as Sweet Micky.
The electoral council was supposed to issue its list of approved presidential candidates on Tuesday, but it delayed that move in order to scrutinize the eligibility not just of Mr. Jean but of many others in the field of 34 contenders.
The decision on whether to eliminate Mr. Jean was considered the most delicate, however. Despite his lack of political experience, Mr. Jean had been considered a potential front-runner from the moment he announced his candidacy in the first week of August. At that time, he described himself as having been “drafted” to run by the youth of Haiti.
“I didn’t create this hurricane, this tsunami you’re feeling in the last couple of days,” he said in an interview before announcing his candidacy.
In an interview this month, Mr. Jean said he believed he met the eligibility requirements for a presidential candidate. He said he never abandoned his Haitian citizenship; he holds a Haitian passport and an American green card, or legal permanent residency.
He also said he should not be disqualified on the basis of the residency requirement because he is a good-will ambassador for Haiti, appointed by Mr. Préval with a mandate to rove the world.
Vladimir Laguerre contributed reporting from Pétionville, Haiti.
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
Affichage des articles dont le libellé est WYCLEF JEAN PRESIDENT. Afficher tous les articles
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samedi 21 août 2010
Haïti: le rejet de Wyclef Jean critiqué
Publié le 21 août 2010 Clarens Renois, Agence France-Presse
Port-au-Prince
Le rejet de la candidature à la présidence d'Haïti de la star du hip-hop Wyclef Jean causait samedi le mécontentement d'habitants de Port-au-Prince où l'ONU a appelé à la «sérénité» dans l'organisation d'élections «libres, transparentes et équitables». Après une longue journée de vendredi pleine de rumeurs à propos de la liste des candidats, et un éventuel nouveau report de sa publication, l'atmopshère était au calme samedi dans la capitale haïtienne, a constaté un journaliste de l'AFP.
La présence des policiers haïtiens et des Casques bleus devant les bureaux du Conseil électoral provisoire (CEP) était toutefois encore bien visible, signe des craintes de débordement.
Dévoilée finalement dans la nuit, la liste définitive des candidats à la course à l'élection présidentielle du 28 novembre comporte 19 noms, sur les 34 dossiers déposés.
Et dans un communiqué publié samedi matin, la Mission de l'ONU en Haïti (Minustah), a appelé «les candidats et partis politiques participants aux élections présidentielles et législatives à respecter (...) la Loi électorale».
Les observateurs notaient que les six candidats de la diaspora haïtienne avaient été écartés par le CEP, dont Wyclef Jean, 40 ans, le plus connu de tous.
L'ex membre des Fugees «représentait une menace pour le candidat du pouvoir mais plus largement aussi, une menace pour toute la classe politique parce que sa candidature avait suscité beaucoup de réactions de la part de la population», a réagi un ancien parlementaire, Emmanuel Wesner.
Parmi les 19 candidats retenus figurent le candidat du parti au pouvoir Unité, Jude Célestin, l'ancien premier ministre Jacques-Edouard Alexis, qui avait dû renoncer à son poste suite aux émeutes de la faim de 2008, et le chanteur populaire Michel Martelly.
La Minustah a en outre réitéré son «soutien en termes d'assistance technique, de sécurité et de logistique» pour l'organisation des élections présidentielles et législatives de novembre.
Ces scrutins, les premiers depuis le séisme du 12 janvier qui a fait au moins 250 000 morts et jeté à la rue quelque 1,5 million d'Haïtiens, «devront être libres, transparents et équitables», insiste l'ONU.
La Mission de l'ONU, qui dispose de quelque 13 000 soldats et policiers, assistés de 2000 civils, a appelé en outre candidats et partis à «promouvoir auprès de leurs membres (...) la plus grande sérénité et le respect des électeurs» durant la période électorale qui commence.
Quelques centaines de manifestants avaient défilé bruyamment jeudi pour soutenir Wyclef Jean, très populaire parmi les jeunes qui constituent la majorité de la population du pays le plus pauvre de l'hémisphère nord.
Dans la foulée de la publication de la liste, le musicien avait pris acte, dans un communiqué, de son éviction: «Bien que je désapprouve cette décision, j'accepte avec respect la décision finale du Conseil (électoral provisoire) et j'enjoins mes partisans à faire de même».
Le chanteur, qui depuis l'annonce de son intention de briguer la présidence avait notamment reçu des menaces de mort, devait s'exprimer à Port-au-Prince samedi en début d'après-midi.
Et dans la banlieue de Piéton-ville, quelques dizaines de bénévoles portant le T-shirt bleu de l'organisation caritative du chanteur «Yéle Haïti», travaillaient samedi à déblayer les rues.
Interrogés sur leur réaction à la mise à l'écart de leur champion, ils ont répondu: «On a commencé à faire ce travail et même s'il est écarté, on continue à travailler».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201008/21/01-4308591-haiti-le-rejet-de-wyclef-jean-critique.php
Port-au-Prince
Le rejet de la candidature à la présidence d'Haïti de la star du hip-hop Wyclef Jean causait samedi le mécontentement d'habitants de Port-au-Prince où l'ONU a appelé à la «sérénité» dans l'organisation d'élections «libres, transparentes et équitables». Après une longue journée de vendredi pleine de rumeurs à propos de la liste des candidats, et un éventuel nouveau report de sa publication, l'atmopshère était au calme samedi dans la capitale haïtienne, a constaté un journaliste de l'AFP.
La présence des policiers haïtiens et des Casques bleus devant les bureaux du Conseil électoral provisoire (CEP) était toutefois encore bien visible, signe des craintes de débordement.
Dévoilée finalement dans la nuit, la liste définitive des candidats à la course à l'élection présidentielle du 28 novembre comporte 19 noms, sur les 34 dossiers déposés.
Et dans un communiqué publié samedi matin, la Mission de l'ONU en Haïti (Minustah), a appelé «les candidats et partis politiques participants aux élections présidentielles et législatives à respecter (...) la Loi électorale».
Les observateurs notaient que les six candidats de la diaspora haïtienne avaient été écartés par le CEP, dont Wyclef Jean, 40 ans, le plus connu de tous.
L'ex membre des Fugees «représentait une menace pour le candidat du pouvoir mais plus largement aussi, une menace pour toute la classe politique parce que sa candidature avait suscité beaucoup de réactions de la part de la population», a réagi un ancien parlementaire, Emmanuel Wesner.
Parmi les 19 candidats retenus figurent le candidat du parti au pouvoir Unité, Jude Célestin, l'ancien premier ministre Jacques-Edouard Alexis, qui avait dû renoncer à son poste suite aux émeutes de la faim de 2008, et le chanteur populaire Michel Martelly.
La Minustah a en outre réitéré son «soutien en termes d'assistance technique, de sécurité et de logistique» pour l'organisation des élections présidentielles et législatives de novembre.
Ces scrutins, les premiers depuis le séisme du 12 janvier qui a fait au moins 250 000 morts et jeté à la rue quelque 1,5 million d'Haïtiens, «devront être libres, transparents et équitables», insiste l'ONU.
La Mission de l'ONU, qui dispose de quelque 13 000 soldats et policiers, assistés de 2000 civils, a appelé en outre candidats et partis à «promouvoir auprès de leurs membres (...) la plus grande sérénité et le respect des électeurs» durant la période électorale qui commence.
Quelques centaines de manifestants avaient défilé bruyamment jeudi pour soutenir Wyclef Jean, très populaire parmi les jeunes qui constituent la majorité de la population du pays le plus pauvre de l'hémisphère nord.
Dans la foulée de la publication de la liste, le musicien avait pris acte, dans un communiqué, de son éviction: «Bien que je désapprouve cette décision, j'accepte avec respect la décision finale du Conseil (électoral provisoire) et j'enjoins mes partisans à faire de même».
Le chanteur, qui depuis l'annonce de son intention de briguer la présidence avait notamment reçu des menaces de mort, devait s'exprimer à Port-au-Prince samedi en début d'après-midi.
Et dans la banlieue de Piéton-ville, quelques dizaines de bénévoles portant le T-shirt bleu de l'organisation caritative du chanteur «Yéle Haïti», travaillaient samedi à déblayer les rues.
Interrogés sur leur réaction à la mise à l'écart de leur champion, ils ont répondu: «On a commencé à faire ce travail et même s'il est écarté, on continue à travailler».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201008/21/01-4308591-haiti-le-rejet-de-wyclef-jean-critique.php
Après Dieu, Wyclef Jean
Publié le 21 août 2010
Nathalie Petrowski, La Presse
À l'ouest de Port-au-Prince dans un bidonville près de Croix-des-Bouquets, une journaliste du New York Times a abordé une Haïtienne de 38 ans, enceinte de son quatrième enfant. La journaliste voulait savoir ce que cette mère, accablée par la vie, pensait de Wyclef Jean, la star du hip-hop qui venait de se porter candidate à la présidence de Haïti. La réponse a fusé dans l'air, rapide comme une flèche, fervente et exaltée comme une prière: «Après Dieu, Wyclef», a lancé Jocelyne Augustin.
Je serais curieuse de savoir si Jocelyne pense encore la même chose et, le cas échéant, combien il reste d'ardents fidèles dans le fan-club en déroute de Wyclef Jean.
Pourtant, il y a à peine trois semaines, lorsque la star du hip-hop et ex-membre des Fugees s'est lancée dans l'arène politique, tous les espoirs semblaient permis. La jeunesse haïtienne l'appuyait inconditionnellement. Des membres influents de la diaspora haïtienne aussi. Et pour quiconque a déjà écouté la musique de ce formidable artiste ou qui l'a vu en concert, il était difficile de ne pas s'enthousiasmer. Au rayon de la crédibilité artistique, Wyclef Jean avait une des meilleures places disponibles sur le marché. Même les sceptiques, qui doutaient de l'instinct politique et des capacités administratives d'un candidat qui ne parlait pas créole, finissaient par conclure que ce serait toujours mieux d'avoir comme président un artiste anglophone, engagé et millionnaire qu'un impuissant parlant créole, mais sans moyens et sujet à la corruption.
Mais tout cela est chose du passé. Il n'a fallu que trois petites semaines pour que le capital de sympathie à son égard soit complètement dilapidé et pour que sa crédibilité fonde sous la méfiance.
Sean Penn a lancé la première pierre sur CNN et elle a fait d'autant plus mal que l'acteur a vécu pendant plus de six mois à Haïti après le séisme, où il a dirigé des opérations de sauvetage et organisé des hôpitaux et des écoles de fortune avec la bénédiction de l'armée américaine. Or, l'acteur et travailleur humanitaire a affirmé que Wyclef Jean avait brillé par son absence en Haïti pendant les six mois de l'après-séisme. Il a raconté que la seule fois où il l'avait vu sur le terrain, Jean roulait en voiture de luxe en exhibant une richesse déplacée. Mais surtout, Sean Penn a avancé que Jean était l'instrument d'intérêts privés haïtiens et d'intérêts d'entreprises américaines et qu'il n'était pas l'homme du peuple.
En parallèle, les problèmes de l'artiste avec le fisc, concernant l'absence de transparence dans la gestion de Yéle Haiti (l'ONG qu'il a fondée en 2005 et dont 400 000$ ont été détournés pour produire ses vidéos de charité), se sont multipliés.
Cette semaine, en attendant de savoir si la candidature de Wyclef Jean serait finalement retenue, un éditorial du New York Times l'a renvoyé à sa comptabilité en lui demandant d'ouvrir les livres de son ONG. L'éditorial lui a aussi conseillé d'arrêter de mettre la charrue avant les boeufs et de commencer par habiter un pays qu'il a quitté à l'âge de 9 ans, avant de vouloir en devenir le président.
La réponse de Wyclef Jean à cette mauvaise publicité a été plutôt décevante. Au lieu de se battre, il a disparu de la carte. On l'a retrouvé caché dans un lieu secret à la suite de menaces de mort qu'il aurait reçues. Un candidat à la présidence qui plie aussi vite devant la menace n'a rien de rassurant.
En fait, plus le temps passe et plus l'homme engagé qui a forcé notre admiration et entraîné notre adhésion se déconstruit et se décompose. Tout ce qui semble rester de Wyclef Jean, c'est l'artiste narcissique, trop riche et un brin prétentieux qui, à force de se faire seriner qu'il était génial, a fini par croire qu'il avait tous les talents, y compris celui d'être le président d'Haïti. Autant dire qu'il s'est trompé.
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/nathalie-petrowski/201008/21/01-4308535-apres-dieu-wyclef-jean.php
Nathalie Petrowski, La Presse
À l'ouest de Port-au-Prince dans un bidonville près de Croix-des-Bouquets, une journaliste du New York Times a abordé une Haïtienne de 38 ans, enceinte de son quatrième enfant. La journaliste voulait savoir ce que cette mère, accablée par la vie, pensait de Wyclef Jean, la star du hip-hop qui venait de se porter candidate à la présidence de Haïti. La réponse a fusé dans l'air, rapide comme une flèche, fervente et exaltée comme une prière: «Après Dieu, Wyclef», a lancé Jocelyne Augustin.
Je serais curieuse de savoir si Jocelyne pense encore la même chose et, le cas échéant, combien il reste d'ardents fidèles dans le fan-club en déroute de Wyclef Jean.
Pourtant, il y a à peine trois semaines, lorsque la star du hip-hop et ex-membre des Fugees s'est lancée dans l'arène politique, tous les espoirs semblaient permis. La jeunesse haïtienne l'appuyait inconditionnellement. Des membres influents de la diaspora haïtienne aussi. Et pour quiconque a déjà écouté la musique de ce formidable artiste ou qui l'a vu en concert, il était difficile de ne pas s'enthousiasmer. Au rayon de la crédibilité artistique, Wyclef Jean avait une des meilleures places disponibles sur le marché. Même les sceptiques, qui doutaient de l'instinct politique et des capacités administratives d'un candidat qui ne parlait pas créole, finissaient par conclure que ce serait toujours mieux d'avoir comme président un artiste anglophone, engagé et millionnaire qu'un impuissant parlant créole, mais sans moyens et sujet à la corruption.
Mais tout cela est chose du passé. Il n'a fallu que trois petites semaines pour que le capital de sympathie à son égard soit complètement dilapidé et pour que sa crédibilité fonde sous la méfiance.
Sean Penn a lancé la première pierre sur CNN et elle a fait d'autant plus mal que l'acteur a vécu pendant plus de six mois à Haïti après le séisme, où il a dirigé des opérations de sauvetage et organisé des hôpitaux et des écoles de fortune avec la bénédiction de l'armée américaine. Or, l'acteur et travailleur humanitaire a affirmé que Wyclef Jean avait brillé par son absence en Haïti pendant les six mois de l'après-séisme. Il a raconté que la seule fois où il l'avait vu sur le terrain, Jean roulait en voiture de luxe en exhibant une richesse déplacée. Mais surtout, Sean Penn a avancé que Jean était l'instrument d'intérêts privés haïtiens et d'intérêts d'entreprises américaines et qu'il n'était pas l'homme du peuple.
En parallèle, les problèmes de l'artiste avec le fisc, concernant l'absence de transparence dans la gestion de Yéle Haiti (l'ONG qu'il a fondée en 2005 et dont 400 000$ ont été détournés pour produire ses vidéos de charité), se sont multipliés.
Cette semaine, en attendant de savoir si la candidature de Wyclef Jean serait finalement retenue, un éditorial du New York Times l'a renvoyé à sa comptabilité en lui demandant d'ouvrir les livres de son ONG. L'éditorial lui a aussi conseillé d'arrêter de mettre la charrue avant les boeufs et de commencer par habiter un pays qu'il a quitté à l'âge de 9 ans, avant de vouloir en devenir le président.
La réponse de Wyclef Jean à cette mauvaise publicité a été plutôt décevante. Au lieu de se battre, il a disparu de la carte. On l'a retrouvé caché dans un lieu secret à la suite de menaces de mort qu'il aurait reçues. Un candidat à la présidence qui plie aussi vite devant la menace n'a rien de rassurant.
En fait, plus le temps passe et plus l'homme engagé qui a forcé notre admiration et entraîné notre adhésion se déconstruit et se décompose. Tout ce qui semble rester de Wyclef Jean, c'est l'artiste narcissique, trop riche et un brin prétentieux qui, à force de se faire seriner qu'il était génial, a fini par croire qu'il avait tous les talents, y compris celui d'être le président d'Haïti. Autant dire qu'il s'est trompé.
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/nathalie-petrowski/201008/21/01-4308535-apres-dieu-wyclef-jean.php
Au revoir, Clef !
Haïti: Plusieurs dizaines de journalistes haïtiens et étrangers ont attendu très tard dans la soirée du vendredi la publication de la liste des candidats agréés pour les élections présidentielles du 28 novembre de cette année. L'institution électorale a fait durer le suspense jusqu'à vingt-et-une heure et trente minutes. Dix-neuf candidats ont finalement reçu la bénédiction du Conseil électoral provisoire pour se lancer dans la course à la présidence de la République. Ils sont au nombre de quinze, les candidats qui ont été évincés. La mégastar haïtienne Wyclef Jean, très présente dans la presse internationale, a été écartée de la course électorale. Depuis l'annonce de sa candidature, les médias américains ont accordé une large audience au processus électoral en cours. Des dossiers dont les uns plus
dramatiques que les autres ont été soulevés par la presse mondiale. Sa vie privée, sa fortune, la Fondation Yéle Haiti qu'il dirige ainsi que les dons reçus au nom des victimes du séisme du 12 janvier ont fait l'objet de débats dans la presse américaine. En Haïti, au sein de certaines catégories de jeunes et dans la plupart des bidonvilles de l'aire métropolitaine, la candidature de Wyclef Jean a été bien accueillie. Par contre, dans d'autres milieux, notamment chez les étudiants, les enseignants et d'autres catégories socioprofessionnelles, elle a été ressentie comme un coup de massue.
En Haïti comme dans la diaspora, la candidature de Wyclef a suscité beaucoup de débats. En ville comme à la campagne, le nom de Clef était l'objet de multiples conversations. Un événement pour certains et un phénomène pour d'autres. Son incapacité de parler français et ses difficultés à parler correctement sa langue maternelle constituaient, de l'avis de plusieurs observateurs, un cas sans précédent dans l'histoire politique de notre pays.
Avec le rejet de sa candidature, c'est sans doute une page qui est tournée de l'aventure du natif de Croix-des-bouquets, qui aura su mobiliser les plus puissants médias américains depuis l'annonce de sa candidature jusqu'à son éviction de la course présidentielle.
Craignant les désordres et autres situations dramatiques qui auraient été provoqués par la publication de la liste des candidats agréés, la plupart des organisations internationales avaient libéré leur personnel à quatorze heures ce vendredi. Néanmoins, jusqu'au moment où nous mettions sous presse, aucun acte répréhensible n'avait encore été enregistré.
Quel sera le prochain suspense dans cette course électorale à la présidence ?
http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1089893036601291753
commentaires:
Notons que l'éditorialiste n'a pas dit ADIEU CLEF; mais surtout AU REVOIR....
Wyclef Jean ne sera pas candidat à la présidentielle à Haïti
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| L'ex-chanteur des Fugees, Wyclef Jean, aurait pu bénéficier d'une grande popularité auprès des jeunes à Haïti © SIPA |
Dans un communiqué, Wyclef Jean a indiqué qu'il acceptait la décision du Conseil et il a appelé ses partisans au calme. Il a précisé que le Conseil avait estimé qu'il n'était pas un résident d'Haïti. Outre Wyclef Jean, de loin le plus connu des candidats et très populaire parmi la jeunesse, 33 autres personnalités étaient sur les rangs. L'ambassadeur d'Haïti à Washington, Raymond Joseph, ne pourra pas non plus se présenter au scrutin. En revanche, le candidat du parti Unité, parti au pouvoir, Jude Célestin, a été retenu par le Conseil, selon la liste lue par Richard Dumel, tout comme l'ancien Premier ministre Jacques-Édouard Alexis, qui avait dû renoncer à son poste suite aux émeutes de la faim de 2008.
Un autre chanteur populaire à Haïti, Michel Martelly, a également été retenu. Le scrutin pour élire le prochain président d'Haïti, ravagée par le séisme du 12 janvier, est prévu le 28 novembre, mais des doutes persistent sur la capacité des autorités à maintenir cette échéance. La police haïtienne et les Casques bleus de la mission de l'ONU étaient déployés devant les bureaux du Conseil électoral pour éviter tout débordement. Annoncée mardi, la publication de la liste définitive des candidats a été reportée, au dernier moment, à vendredi par le CEP, soupçonné de vouloir écarter certaines candidatures, dont celle du chanteur, très populaire à Haïti.
Appel au calme
Jeudi soir, la star internationale du hip-hop a lancé un appel au calme à ses partisans, après que près de 300 jeunes ont manifesté sans incident dans les rues et devant le siège du Conseil électoral à Pétion-Ville, banlieue de la capitale, pour lui apporter leur soutien. "Nous sommes venus défendre une cause juste, Wyclef est un Haïtien d'origine, il a le droit de participer à l'élection, et nous voulons l'élire président", a déclaré un jeune manifestant, sous une forte pluie. Wyclef Jean a rencontré jeudi le président Préval, à l'invitation de ce dernier, dans la résidence privée du chef de l'État, dans les hauteurs de Port-au-Prince, et les deux hommes ont évoqué "les menaces de mort" reçues ces derniers jours par le chanteur, a-t-on appris dans l'entourage de M. Jean.
Empêché par la Constitution de solliciter un nouveau mandat, René Préval n'a pas réussi à imposer à sa formation politique Inite (Unité en créole) son ex-Premier ministre Jacques-Édouard Alexis, finalement soutenu par un autre parti. Des rumeurs accusent le pouvoir de chercher à évincer Wyclef Jean pour non-respect de certains critères légaux et des questions relatives au fisc américain. Mais, pour Me Joël Petit-Homme, l'un des avocats de la star, "aucune influence politique ne devrait empêcher monsieur Jean de briguer la présidence d'Haïti".
Depuis son retour au pays, la semaine dernière, le chanteur - qui a mis sa carrière en veilleuse pour briguer la présidence - ne s'était pas prononcé publiquement dans la presse. Il fait par ailleurs face à des critiques reprises dans les médias haïtiens sur la gestion douteuse de sa fondation "Yélé Haïti", mise sur pied pour venir en aide à ses compatriotes frappés ces dernières années par de nombreuses catastrophes naturelles.
http://www.lepoint.fr/monde/wyclef-jean-ne-sera-pas-candidat-a-la-presidentielle-a-haiti-20-08-2010-1227080_24.php
vendredi 20 août 2010
Wyclef Jean exclu de la présidentielle haïtienne
Publié le 20 août 2010
Clarens Renois, Agence France-Presse
Port-au-Prince
La star internationale du hip-hop Wyclef Jean ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle d'Haïti en novembre pour succéder à l'actuel président René Préval, a indiqué vendredi soir le conseil électoral provisoire (CEP) aux journalistes réunis sur place à Port-au-Prince.
L'annonce a été faite après de longues heures d'attente toute la journée de vendredi et après que le Conseil ait renoncé une première fois mardi à publier la liste des candidats qui pourront se présenter le 28 novembre pour succéder à René Préval.
Outre Wyclef Jean, de loin le plus connu des candidats et très populaire parmi la jeunesse, 32 autres personnalités étaient sur les rangs.
Le scrutin pour élire le prochain président d'Haïti, ravagé par le séisme du 12 janvier, est prévu le 28 novembre mais des doutes persistent sur la capacité des autorités à maintenir cette échéance.
La police haïtienne et les Casques bleus de la mission de l'ONU étaient déployés devant les bureaux du Conseil électoral pour éviter tout débordement.
Annoncée mardi, la publication de la liste définitive des candidats a été reportée au dernier moment à vendredi par le CEP, soupçonné de vouloir écarter certaines candidatures dont celle du chanteur, très populaire en Haïti.
Jeudi soir, la star internationale du hip-hop a lancé un appel au calme à ses partisans, après que près de 300 jeunes aient manifesté sans incident dans les rues et devant le siège du Conseil électoral à Pétion-ville, banlieue de la capitale, pour lui apporter leur soutien.
«Nous sommes venus défendre une cause juste, Wyclef est un Haïtien d'origine, il a le droit de participer à l'élection et nous voulons l'élire président», a déclaré un jeune manifestant sous une forte pluie.
Wyclef Jean a rencontré jeudi le président Préval à l'invitation de ce dernier dans la résidence privée du chef de l'État dans les hauteurs de Port-au-Prince, et les deux hommes ont évoqué «les menaces de mort» reçues ces derniers jours par le chanteur, a-t-on appris dans l'entourage de M. Jean.
Outre Wyclef Jean, qui vit aux États-Unis, un autre chanteur populaire haïtien, Michel Martelly, alias Sweet Micky, s'est porté candidat, de même que l'ambassadeur d'Haïti à Washington, Raymond Joseph. Un ancien premier ministre de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide -en exil en Afrique du Sud- s'est enregistré, tandis que son parti La Fanmi Lavalas n'a pas été admis à présenter de candidat.
Empêché par la Constitution de solliciter un nouveau mandat, René Préval n'a pas réussi à imposer à sa formation politique INITE (unité en créole) son ex-premier ministre Jacques-Edouard Alexis, finalement soutenu par un autre parti.
Des rumeurs accusent le pouvoir de chercher à évincer Wyclef Jean pour non respect de certains critères légaux et des questions relatives au fisc américain.
Mais pour Me Joël Petit-Homme, l'un des avocats de la star, «aucune influence politique ne devrait empêcher M. Jean de briguer la présidence d'Haïti».
«Nous avons prouvé que M. Jean possédait une résidence en Haïti, où il est en plus actionnaire majoritaire d'une chaîne de télévision. Ses déclarations fiscales aux États-Unis ne peuvent pas être traitées en Haïti», a-t-il ajouté.
Depuis son retour au pays la semaine dernière, le chanteur -qui a mis sa carrière en veilleuse pour briguer la présidence- ne s'est pas prononcé publiquement dans la presse.
Il fait par ailleurs face à des critiques reprises dans les médias haïtiens sur la gestion douteuse de sa Fondation Yélé Haïti, mise sur pied pour venir en aide à ses compatriotes frappés ces dernières années par de nombreuses catastrophes naturelles.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201008/20/01-4308512-wyclef-jean-exclu-de-la-presidentielle-haitienne.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS2
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| Wyclef Jean ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle d'Haïti en novembre. PHOTO: RAMON ESPINOSA, AP |
Port-au-Prince
La star internationale du hip-hop Wyclef Jean ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle d'Haïti en novembre pour succéder à l'actuel président René Préval, a indiqué vendredi soir le conseil électoral provisoire (CEP) aux journalistes réunis sur place à Port-au-Prince.
L'annonce a été faite après de longues heures d'attente toute la journée de vendredi et après que le Conseil ait renoncé une première fois mardi à publier la liste des candidats qui pourront se présenter le 28 novembre pour succéder à René Préval.
Outre Wyclef Jean, de loin le plus connu des candidats et très populaire parmi la jeunesse, 32 autres personnalités étaient sur les rangs.
Le scrutin pour élire le prochain président d'Haïti, ravagé par le séisme du 12 janvier, est prévu le 28 novembre mais des doutes persistent sur la capacité des autorités à maintenir cette échéance.
La police haïtienne et les Casques bleus de la mission de l'ONU étaient déployés devant les bureaux du Conseil électoral pour éviter tout débordement.
Annoncée mardi, la publication de la liste définitive des candidats a été reportée au dernier moment à vendredi par le CEP, soupçonné de vouloir écarter certaines candidatures dont celle du chanteur, très populaire en Haïti.
Jeudi soir, la star internationale du hip-hop a lancé un appel au calme à ses partisans, après que près de 300 jeunes aient manifesté sans incident dans les rues et devant le siège du Conseil électoral à Pétion-ville, banlieue de la capitale, pour lui apporter leur soutien.
«Nous sommes venus défendre une cause juste, Wyclef est un Haïtien d'origine, il a le droit de participer à l'élection et nous voulons l'élire président», a déclaré un jeune manifestant sous une forte pluie.
Wyclef Jean a rencontré jeudi le président Préval à l'invitation de ce dernier dans la résidence privée du chef de l'État dans les hauteurs de Port-au-Prince, et les deux hommes ont évoqué «les menaces de mort» reçues ces derniers jours par le chanteur, a-t-on appris dans l'entourage de M. Jean.
Outre Wyclef Jean, qui vit aux États-Unis, un autre chanteur populaire haïtien, Michel Martelly, alias Sweet Micky, s'est porté candidat, de même que l'ambassadeur d'Haïti à Washington, Raymond Joseph. Un ancien premier ministre de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide -en exil en Afrique du Sud- s'est enregistré, tandis que son parti La Fanmi Lavalas n'a pas été admis à présenter de candidat.
Empêché par la Constitution de solliciter un nouveau mandat, René Préval n'a pas réussi à imposer à sa formation politique INITE (unité en créole) son ex-premier ministre Jacques-Edouard Alexis, finalement soutenu par un autre parti.
Des rumeurs accusent le pouvoir de chercher à évincer Wyclef Jean pour non respect de certains critères légaux et des questions relatives au fisc américain.
Mais pour Me Joël Petit-Homme, l'un des avocats de la star, «aucune influence politique ne devrait empêcher M. Jean de briguer la présidence d'Haïti».
«Nous avons prouvé que M. Jean possédait une résidence en Haïti, où il est en plus actionnaire majoritaire d'une chaîne de télévision. Ses déclarations fiscales aux États-Unis ne peuvent pas être traitées en Haïti», a-t-il ajouté.
Depuis son retour au pays la semaine dernière, le chanteur -qui a mis sa carrière en veilleuse pour briguer la présidence- ne s'est pas prononcé publiquement dans la presse.
Il fait par ailleurs face à des critiques reprises dans les médias haïtiens sur la gestion douteuse de sa Fondation Yélé Haïti, mise sur pied pour venir en aide à ses compatriotes frappés ces dernières années par de nombreuses catastrophes naturelles.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201008/20/01-4308512-wyclef-jean-exclu-de-la-presidentielle-haitienne.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS2
Tension dans certaines villes de province et incidents sur la route de l’aéroport international à Port-au-Prince en relation avec le probable rejet de la candidature à la présidence de Wyclef Jean
La star du Hip-hop lance un appel au calme mais à la « mobilisation » jusqu’à la publication de la liste des candidats à la présidence agréés Vendredi 20 août 2010, Radio Kiskeya
Des manifestants pro-Wyclef Jean en provenance de Cité Soleil et portant un T-Shirt de couleur verte avec l’inscription « Face à Face » ont été dispersés vendredi par la police en début de soirée sur la route menant à l’aéroport international de Port-au-Prince alors qu’ils se dirigeaient vers le siège, à Delmas, du Conseil Electoral Provisoire (CEP).
Dans la panique qui a suivi l’intervention policière, des manifestants s’en sont violemment pris à des passants, dépouillant plusieurs d’entre eux de certains objets.
Un « sound truck » qui accompagnait les manifestants diffusait de la musique d’animation et des slogans hostiles au Chef de l’Etat, René Préval, et dénonçant à l’avance toute éviction du candidat Wyclef Jean de la course électorale.
Dans la matinée, des barricades enflammées étaient constatées à Jérémie (Sud-Ouest) et aux Gonaïves (Artibonite, Nord). Dans cette dernière ville, des manifestants interrogés aux abords des barricades ont clairement fait savoir qu’il n’y aurait pas d’élections si la star du Hip-hop est écartée de la course présidentielle.
Dans une brève déclaration faite à partir de son hôtel à Pétion Ville, Wyclef Jean a lancé un appel au calme à la population et à ses partisans leur demandant toutefois de rester « mobilisés » jusqu’à la publication par le CEP de la liste définitive des candidats à la présidence. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6962
Commentaires:
J'ai envie d'envoyer un message a Wyclef Jean. J'ai envie de lui dire de faire très attention car son futur se joue aujourd'hui. S'il veut réellement faire quelqeu chose, il faut qu'il soit capable de se montrer digne de la confiance de beaucoup de ses propres adversaires. Il faut qu'il soit capable de représenter la vraie rupture et surtout faire en sorte de ne pas recopier certaines pratiques et attitudes d'autres citoyens qui du jour au lendemain se sont vus investis de la plus noble tache que celle de diriger un peuple qui croyait en eux.
La seule démonstration de Leadership qu'il puisse exhiber aujourd'hui c'est de rapopeler tout le monde au calme et que la publication d'une liste électorale ne constitue pas un prétexte pour de désordres incontrôlables dans le pays.
Il faut qu'il soit capable de maîtriser ses foules. Après il faudra qu'il revoie sa stratégie. Il faudra qu'il soit mieux conseillé et mieux entouré. La politique n'est pas un espace pour "battles " entre rappeurs de mauvaises renommées sociales.
Qu'il choisisse mieux ses "bras droits" tenant compte de critères qui exclueraient automatiquement des gens de l'acabit de "kinn kino" et autres types du même genre.
Qu'il reconstruise une force politique qui efface le mouvement face à face quia tout l'air d'un groupe de pseudo makouts et pseudo chimères en versions non corrigées.
Wyclef your futur is NOW..It's all up to you...
Des manifestants pro-Wyclef Jean en provenance de Cité Soleil et portant un T-Shirt de couleur verte avec l’inscription « Face à Face » ont été dispersés vendredi par la police en début de soirée sur la route menant à l’aéroport international de Port-au-Prince alors qu’ils se dirigeaient vers le siège, à Delmas, du Conseil Electoral Provisoire (CEP).
Dans la panique qui a suivi l’intervention policière, des manifestants s’en sont violemment pris à des passants, dépouillant plusieurs d’entre eux de certains objets.
Un « sound truck » qui accompagnait les manifestants diffusait de la musique d’animation et des slogans hostiles au Chef de l’Etat, René Préval, et dénonçant à l’avance toute éviction du candidat Wyclef Jean de la course électorale.
Dans la matinée, des barricades enflammées étaient constatées à Jérémie (Sud-Ouest) et aux Gonaïves (Artibonite, Nord). Dans cette dernière ville, des manifestants interrogés aux abords des barricades ont clairement fait savoir qu’il n’y aurait pas d’élections si la star du Hip-hop est écartée de la course présidentielle.
Dans une brève déclaration faite à partir de son hôtel à Pétion Ville, Wyclef Jean a lancé un appel au calme à la population et à ses partisans leur demandant toutefois de rester « mobilisés » jusqu’à la publication par le CEP de la liste définitive des candidats à la présidence. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6962
Commentaires:
J'ai envie d'envoyer un message a Wyclef Jean. J'ai envie de lui dire de faire très attention car son futur se joue aujourd'hui. S'il veut réellement faire quelqeu chose, il faut qu'il soit capable de se montrer digne de la confiance de beaucoup de ses propres adversaires. Il faut qu'il soit capable de représenter la vraie rupture et surtout faire en sorte de ne pas recopier certaines pratiques et attitudes d'autres citoyens qui du jour au lendemain se sont vus investis de la plus noble tache que celle de diriger un peuple qui croyait en eux.
La seule démonstration de Leadership qu'il puisse exhiber aujourd'hui c'est de rapopeler tout le monde au calme et que la publication d'une liste électorale ne constitue pas un prétexte pour de désordres incontrôlables dans le pays.
Il faut qu'il soit capable de maîtriser ses foules. Après il faudra qu'il revoie sa stratégie. Il faudra qu'il soit mieux conseillé et mieux entouré. La politique n'est pas un espace pour "battles " entre rappeurs de mauvaises renommées sociales.
Qu'il choisisse mieux ses "bras droits" tenant compte de critères qui exclueraient automatiquement des gens de l'acabit de "kinn kino" et autres types du même genre.
Qu'il reconstruise une force politique qui efface le mouvement face à face quia tout l'air d'un groupe de pseudo makouts et pseudo chimères en versions non corrigées.
Wyclef your futur is NOW..It's all up to you...
Beaucoup de bruit pour rien
Publié le 20 août 2010 à 14h
«Beaucoup de bruit pour rien» (Much ado for nothing). Le titre de la célèbre pièce de Skakespeare décrit avec aplomb le coup de tonnerre provoqué sur l'échiquier politique d'Haiti et dans le monde entier la candidature surprise de Wyclef Jean à la présidence de ce pays politiquement corrompu jusqu'à la moëlle. Simplement parce que tout ce tintamarre médiatique, ces bavardages, engueulades, coups de griffe de tous genres, pour ou contre, et au premier chef la colossale trouille que cette candidature a donnée à l'ensemble des politiciens haitiens responsables de la faillite du pays amplifiée par le séisme du 12 janvier dernier ne riment finalement à rien et ne mènent Wyclef Jean nulle part : sa candidature n'a aucune chance, mais absolument aucune, d'être agréée par le Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Même au risque de déclencher du riffifi et des convulsions politiques et sociales sans nom, souvent arrosés de sang, auxquels les présidentielles en Haiti nous ont malheureusement habitués, pour que Wyclef Jean comprenne bien le message, cette institution électorale opposera en plusieurs langues et patois un «Non, No, Never, No way, No sir, No thanks, Nein, Niet» sans appel à sa candidature. Parce qu'il n'a pas «résidé au pays pendant cinq années consécutives avant la date des élections». Aussi simple que çà.
À cette enseigne, le nouveau «Messie» attendu par les masses populaires haitiennes surtout depuis l'exil forcé de leur «Titid» en Afrique du sud ou l'auto-proclamé «Barak Obama d'Haiti» se trompe éperdûment en comptant sur sa notoriété de mégastar pop, sur l'énorme capital de sympathie dont il jouit en Haiti et à l'étranger et plus particulièrement sur son titre d' «Ambassadeur honoraire d'Haiti» que lui avait conféré le président sortant René Préval lui-même, pour combler son déficit résidentiel. Et obliger le CEP à faire une entorse bienveillante aux exigences de l'éligibilité présidentielle pour lui octoyer un billet de faveur. Somme toute, une présidentiabilité nonobstant.
Rien n'est plus impossible. Sinon autant dire que la candidature de Jean-Bertrand Aristide aurait pu être recevable et agréée nonobstant... En effet, dans ce jeu de «Chins mangé chins» (Chiens mangé chiens) personne ne doit rien à personne et ne fera cadeau à qui que ce soit. Préval, pour un, qui a veillé à ses propres intérêts et à ceux de sa plateforme Inité (Unité) en nommant personnellement les neufs membres du CPE au grand dam des principaux partis d'opposition qui boycottent les prochaines élections, serait bien «niaiseux», un vrai «Tonton BouKi», de vouloir absolument laisser ou lancer Wyclef Jean dans les pattes de Jude Célestin, son fils spirituel, bras exécutif robuste, discret mais archi-connu partout au pays comme directeur du Centre national des équipements (CNE) et candidat officiel de sa Plateforme Inité! C'est par le truchement de ce jeune loup président-ingénieur politiquement encore vert que le président sortant compte garder avec Jean-Max Bellerive, son actuel premier ministre, co-directeur avec Bill Clinton de la Commission intérimaire de la reconstruction d'Haiti (CIRDH), une main haute et pesante sur la première phase du plan de reconstruction, un programme évalué à 10 milliards $ et accepté par les pays donateurs. Somme toute, un «pain de patate douce» alléchant, convoité par presque trois douzaines de candidats, qu'il ne lâchera pas si facilement en invitant aux portillons de la présidence Wyclef Jean ou encore Fanmi Lavalas d'où il émane originellement comme ex-frère jumeau de Titid. Certains le voient déjà René Garcia Préval premier ministre (à la Poutine) du gouvernement Célestin. Laisser passer Wyclef Jean nonobstant un déficit résidentiel qui le disqualifie sans coup férir surprendrait énormément, en l'occurrence.
De plus, sans cesser de contester la légitimité du CPE et de crier que les dés sont pipés d'avance en faveur de Jude Célestin, candidat officiel de la plateforme Inité, d'où la multiplication passée et annoncée des manifestations pour le renvoi du CPE et la démission de Préval, les boycotteurs des prochaines présidentielles et l'ensemble des politiciens haitiens, toutes allégeances confondues, publiquement démasqués, interpellés, dénoncés et gifflés par le simple fait de la candidature de Wyclef Jean comme de celle de Michel Martelly, un autre chanteur populaire en Haiti, ne verseront aucune larme sur le rejet de cette candidature, pour dire le moins. «Alea jacta est», le sort de Wyclef Jean est d'ores et déjà fixé : No pasara! Il ne peut pas passer, l'échiquier politique haitien étant ce qu'il est.
Quelle sera la réaction de ceux très nombreux qui voient en lui sinon le Messie attendu, mais au moins l'incarnation d'un espoir de changement de la donne politique en Haiti? Elle risque d'être orageuse. Au diapason de l'acuité de la frustration que le rejet de Wyclef provoquera. Malheureusement, il faut prévoir un risque de nuages de feu et de sang à la météo des prochaines présidentielles. Entre autres, parce que Wyclef Jean n'y figurera pas.
Yvon Valcin, Montréal
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201008/20/01-4308362-beaucoup-de-bruit-pour-rien.php
Note de Haiti Recto Verso:
Un texte un peu lourd à lire. Un style fleuve pour un discours fait de déjà-dits.
Mais Haïti Recto Verso reste ouvert à tout le monde à tous les styles et à tous les courants d'opinion.
Tout ça pour dire que la candidature de Wyclef ne sera pas recevable!
«Beaucoup de bruit pour rien» (Much ado for nothing). Le titre de la célèbre pièce de Skakespeare décrit avec aplomb le coup de tonnerre provoqué sur l'échiquier politique d'Haiti et dans le monde entier la candidature surprise de Wyclef Jean à la présidence de ce pays politiquement corrompu jusqu'à la moëlle. Simplement parce que tout ce tintamarre médiatique, ces bavardages, engueulades, coups de griffe de tous genres, pour ou contre, et au premier chef la colossale trouille que cette candidature a donnée à l'ensemble des politiciens haitiens responsables de la faillite du pays amplifiée par le séisme du 12 janvier dernier ne riment finalement à rien et ne mènent Wyclef Jean nulle part : sa candidature n'a aucune chance, mais absolument aucune, d'être agréée par le Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Même au risque de déclencher du riffifi et des convulsions politiques et sociales sans nom, souvent arrosés de sang, auxquels les présidentielles en Haiti nous ont malheureusement habitués, pour que Wyclef Jean comprenne bien le message, cette institution électorale opposera en plusieurs langues et patois un «Non, No, Never, No way, No sir, No thanks, Nein, Niet» sans appel à sa candidature. Parce qu'il n'a pas «résidé au pays pendant cinq années consécutives avant la date des élections». Aussi simple que çà.
À cette enseigne, le nouveau «Messie» attendu par les masses populaires haitiennes surtout depuis l'exil forcé de leur «Titid» en Afrique du sud ou l'auto-proclamé «Barak Obama d'Haiti» se trompe éperdûment en comptant sur sa notoriété de mégastar pop, sur l'énorme capital de sympathie dont il jouit en Haiti et à l'étranger et plus particulièrement sur son titre d' «Ambassadeur honoraire d'Haiti» que lui avait conféré le président sortant René Préval lui-même, pour combler son déficit résidentiel. Et obliger le CEP à faire une entorse bienveillante aux exigences de l'éligibilité présidentielle pour lui octoyer un billet de faveur. Somme toute, une présidentiabilité nonobstant.
Rien n'est plus impossible. Sinon autant dire que la candidature de Jean-Bertrand Aristide aurait pu être recevable et agréée nonobstant... En effet, dans ce jeu de «Chins mangé chins» (Chiens mangé chiens) personne ne doit rien à personne et ne fera cadeau à qui que ce soit. Préval, pour un, qui a veillé à ses propres intérêts et à ceux de sa plateforme Inité (Unité) en nommant personnellement les neufs membres du CPE au grand dam des principaux partis d'opposition qui boycottent les prochaines élections, serait bien «niaiseux», un vrai «Tonton BouKi», de vouloir absolument laisser ou lancer Wyclef Jean dans les pattes de Jude Célestin, son fils spirituel, bras exécutif robuste, discret mais archi-connu partout au pays comme directeur du Centre national des équipements (CNE) et candidat officiel de sa Plateforme Inité! C'est par le truchement de ce jeune loup président-ingénieur politiquement encore vert que le président sortant compte garder avec Jean-Max Bellerive, son actuel premier ministre, co-directeur avec Bill Clinton de la Commission intérimaire de la reconstruction d'Haiti (CIRDH), une main haute et pesante sur la première phase du plan de reconstruction, un programme évalué à 10 milliards $ et accepté par les pays donateurs. Somme toute, un «pain de patate douce» alléchant, convoité par presque trois douzaines de candidats, qu'il ne lâchera pas si facilement en invitant aux portillons de la présidence Wyclef Jean ou encore Fanmi Lavalas d'où il émane originellement comme ex-frère jumeau de Titid. Certains le voient déjà René Garcia Préval premier ministre (à la Poutine) du gouvernement Célestin. Laisser passer Wyclef Jean nonobstant un déficit résidentiel qui le disqualifie sans coup férir surprendrait énormément, en l'occurrence.
De plus, sans cesser de contester la légitimité du CPE et de crier que les dés sont pipés d'avance en faveur de Jude Célestin, candidat officiel de la plateforme Inité, d'où la multiplication passée et annoncée des manifestations pour le renvoi du CPE et la démission de Préval, les boycotteurs des prochaines présidentielles et l'ensemble des politiciens haitiens, toutes allégeances confondues, publiquement démasqués, interpellés, dénoncés et gifflés par le simple fait de la candidature de Wyclef Jean comme de celle de Michel Martelly, un autre chanteur populaire en Haiti, ne verseront aucune larme sur le rejet de cette candidature, pour dire le moins. «Alea jacta est», le sort de Wyclef Jean est d'ores et déjà fixé : No pasara! Il ne peut pas passer, l'échiquier politique haitien étant ce qu'il est.
Quelle sera la réaction de ceux très nombreux qui voient en lui sinon le Messie attendu, mais au moins l'incarnation d'un espoir de changement de la donne politique en Haiti? Elle risque d'être orageuse. Au diapason de l'acuité de la frustration que le rejet de Wyclef provoquera. Malheureusement, il faut prévoir un risque de nuages de feu et de sang à la météo des prochaines présidentielles. Entre autres, parce que Wyclef Jean n'y figurera pas.
Yvon Valcin, Montréal
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201008/20/01-4308362-beaucoup-de-bruit-pour-rien.php
Note de Haiti Recto Verso:
Un texte un peu lourd à lire. Un style fleuve pour un discours fait de déjà-dits.
Mais Haïti Recto Verso reste ouvert à tout le monde à tous les styles et à tous les courants d'opinion.
Tout ça pour dire que la candidature de Wyclef ne sera pas recevable!
Haïti/présidence: Wyclef attend de savoir s'il peut entrer dans la course
Haïti: La star internationale du hip-hop Wyclef Jean et 33 autres Haïtiens attendaient avec appréhension vendredi le verdict des autorités électorales pour savoir s'ils peuvent entrer dans la course à la succession de l'actuel président René Préval.
Le scrutin pour élire le prochain président d'Haïti, ravagé par le séisme du 12 janvier, est prévu le 28 novembre mais des doutes persistent sur la capacité des autorités à maintenir cette échéance.
Annoncée mardi, la publication de la liste définitive des candidats a été reportée au dernier moment à vendredi par le Conseil électoral provisoire (CEP), soupçonné de vouloir écarter certaines candidatures dont celle du chanteur très populaire en Haïti.
Outre Wyclef Jean, qui vit aux Etats-Unis, un autre chanteur populaire haïtien, Michel Martelly, s'est porté candidat, de même que l'ambassadeur d'Haïti à Washington, Raymond Joseph. Un ancien Premier ministre de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide -- en exil en Afrique du Sud -- s'est enregistré, tandis que son parti La Fanmi Lavalas n'a pas été admis à présenter de candidat.
Empêché par la Constitution de solliciter un nouveau mandat, René Préval n'a pas réussi à imposer à sa formation politique INITE (UNITE en créole) son ex-Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, finalement soutenu par un autre parti.
"On pourrait rire de la plupart des candidats, les presque faillis, les corrompus notoires, les têtes à claques, les illuminés, les +entertainers+ (ceux qui font le spectacle, ndlr), les grincheux et les bêtes de cirque..., mais se joue le destin d'un pays dont la majorité des citoyens n'a que trop souffert de l'injustice sociale", écrit le romancier Lyonel Trouillot.
Des rumeurs accusent le pouvoir de chercher à évincer Wyclef Jean, l'un des candidats les plus populaires, pour non respect de certains critères légaux et des questions relatives au fisc américain.
Mais, jeudi, le chanteur a été reçu par René Préval. Rien n'a filtré de l'entretien, si ce n'est une photo des deux hommes se serrant la main tout sourire, diffusée par M. Jean sur le site de microblogs Twitter.
Et pour Me Joël Petit-Homme, l'un des avocats de la star, "aucune influence politique ne devrait empêcher M. Jean de briguer la présidence d'Haïti".
"Nous avons prouvé que M. Jean possédait une résidence en Haïti, où il est en plus actionnaire majoritaire d'une chaîne de télévision. Ses déclarations fiscales aux Etats-Unis ne peuvent pas être traitées en Haïti", a-t-il ajouté.
Dans l'entourage du chanteur on évoque des menaces de mort et de persécutions qui contraignent l'ex-membre des Fugees à rester reclus dans son fief de Croix-des-Bouquets, au nord de la capitale.
Depuis son retour au pays la semaine dernière, le chanteur -- qui a mis sa carrière en veilleuse pour briguer la présidence -- ne s'est pas prononcé publiquement dans la presse.
En même temps, il doit faire face à des critiques reprises dans les médias haïtiens sur la gestion douteuse de sa Fondation "Yélé Haïti", mise sur pied pour venir en aide à ses compatriotes frappés ces dernières années par de nombreuses catastrophes naturelles.
"Wyclef président d'Haïti, ce serait une insulte au pays, que Wyclef reste dans la musique", ont réagi des étudiants qui estiment que le chanteur n'avait pas l'expérience nécessaire pour diriger un pays en crise.
"Il a déjà beaucoup fait pour Haïti", jugent en revanche d'autres Haïtiens qui le croient "parfaitement capable" et se préparent à voter pour lui.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82696&PubDate=2010-08-20
Le scrutin pour élire le prochain président d'Haïti, ravagé par le séisme du 12 janvier, est prévu le 28 novembre mais des doutes persistent sur la capacité des autorités à maintenir cette échéance.
Annoncée mardi, la publication de la liste définitive des candidats a été reportée au dernier moment à vendredi par le Conseil électoral provisoire (CEP), soupçonné de vouloir écarter certaines candidatures dont celle du chanteur très populaire en Haïti.
Outre Wyclef Jean, qui vit aux Etats-Unis, un autre chanteur populaire haïtien, Michel Martelly, s'est porté candidat, de même que l'ambassadeur d'Haïti à Washington, Raymond Joseph. Un ancien Premier ministre de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide -- en exil en Afrique du Sud -- s'est enregistré, tandis que son parti La Fanmi Lavalas n'a pas été admis à présenter de candidat.
Empêché par la Constitution de solliciter un nouveau mandat, René Préval n'a pas réussi à imposer à sa formation politique INITE (UNITE en créole) son ex-Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, finalement soutenu par un autre parti.
"On pourrait rire de la plupart des candidats, les presque faillis, les corrompus notoires, les têtes à claques, les illuminés, les +entertainers+ (ceux qui font le spectacle, ndlr), les grincheux et les bêtes de cirque..., mais se joue le destin d'un pays dont la majorité des citoyens n'a que trop souffert de l'injustice sociale", écrit le romancier Lyonel Trouillot.
Des rumeurs accusent le pouvoir de chercher à évincer Wyclef Jean, l'un des candidats les plus populaires, pour non respect de certains critères légaux et des questions relatives au fisc américain.
Mais, jeudi, le chanteur a été reçu par René Préval. Rien n'a filtré de l'entretien, si ce n'est une photo des deux hommes se serrant la main tout sourire, diffusée par M. Jean sur le site de microblogs Twitter.
Et pour Me Joël Petit-Homme, l'un des avocats de la star, "aucune influence politique ne devrait empêcher M. Jean de briguer la présidence d'Haïti".
"Nous avons prouvé que M. Jean possédait une résidence en Haïti, où il est en plus actionnaire majoritaire d'une chaîne de télévision. Ses déclarations fiscales aux Etats-Unis ne peuvent pas être traitées en Haïti", a-t-il ajouté.
Dans l'entourage du chanteur on évoque des menaces de mort et de persécutions qui contraignent l'ex-membre des Fugees à rester reclus dans son fief de Croix-des-Bouquets, au nord de la capitale.
Depuis son retour au pays la semaine dernière, le chanteur -- qui a mis sa carrière en veilleuse pour briguer la présidence -- ne s'est pas prononcé publiquement dans la presse.
En même temps, il doit faire face à des critiques reprises dans les médias haïtiens sur la gestion douteuse de sa Fondation "Yélé Haïti", mise sur pied pour venir en aide à ses compatriotes frappés ces dernières années par de nombreuses catastrophes naturelles.
"Wyclef président d'Haïti, ce serait une insulte au pays, que Wyclef reste dans la musique", ont réagi des étudiants qui estiment que le chanteur n'avait pas l'expérience nécessaire pour diriger un pays en crise.
"Il a déjà beaucoup fait pour Haïti", jugent en revanche d'autres Haïtiens qui le croient "parfaitement capable" et se préparent à voter pour lui.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82696&PubDate=2010-08-20
HAITI: Wyclef Jean insists he's eligible for Haitian presidency
BY NANCY SAN MARTIN AND JACQUELINE CHARLES JCHARLES@MIAMIHERALD.COM
LASSER, Haiti -- A somber Wyclef Jean held firm Friday that there was nothing in his conversation with Haitian President Rene Préval to indicate that he would not be among the final list of candidates allowed to compete in the Nov. 28 presidential ballot.
The conversation ``was not about stepping down,'' Jean told The Miami Herald during a morning visit to his rural hideaway.
Jean met with Préval Thursday afternoon, and said afterward, ``We feel we are going to be OK.''
The president, he said, was concerned about alleged death threats against him and asked if he needed more security. Préval said he wanted clean elections, and at one point put Jean on the phone with his presidential pick, Jude Celestin, the former head of the government's road-building outfit.
Jean said he asked Celestin to make good on a new road for his rural hometown and challenged the avid drag racer to a duel.
Asked why he thought Préval arranged the call, Jean said, he believed it was the president's way of showing that he didn't want any ``ugliness'' in the upcoming elections.
Préval has met with or intends to meet with some of the other nearly three dozen presidential hopefuls. He met with former Prime Minister Jacques-Edouard Alexis, who was passed over for Celestin as his INITE platform pick, and also planned to meet with others.
On Thursday night, supporters of Jean protested in front of the Provisional Electoral Council headquarters.
Jean said at least three of the eight sitting members of the country's electoral council are holding fast and are refusing to declare him ineligible.
But sources familiar with the debates of the council have told The Miami Herald that only the president of the council, Gaillot Dorsinvil, has been pushing Jean's candidacy, despite 20 pages of legal documents submitted as proof that he is not eligible to run.
Dorsinvil's staunch support has triggered rumors of possible payoffs. Dorsinvil told The Miami Herald that ``it is not true'' and the rumors are from people trying to destabilize the process.
Jean denied that he or anyone associated with him have made any payments.
He also said he had heard three members of the electoral council are trying to get exile because ``they are being pressured from all sides.''
Earlier this week, Haitian police tightened Haiti's porous borders with the Dominican Republic.
http://www.miamiherald.com/2010/08/20/1784883/wyclef-jean-insists-hes-eligible.html
LASSER, Haiti -- A somber Wyclef Jean held firm Friday that there was nothing in his conversation with Haitian President Rene Préval to indicate that he would not be among the final list of candidates allowed to compete in the Nov. 28 presidential ballot.
The conversation ``was not about stepping down,'' Jean told The Miami Herald during a morning visit to his rural hideaway.
Jean met with Préval Thursday afternoon, and said afterward, ``We feel we are going to be OK.''
The president, he said, was concerned about alleged death threats against him and asked if he needed more security. Préval said he wanted clean elections, and at one point put Jean on the phone with his presidential pick, Jude Celestin, the former head of the government's road-building outfit.
Jean said he asked Celestin to make good on a new road for his rural hometown and challenged the avid drag racer to a duel.
Asked why he thought Préval arranged the call, Jean said, he believed it was the president's way of showing that he didn't want any ``ugliness'' in the upcoming elections.
Préval has met with or intends to meet with some of the other nearly three dozen presidential hopefuls. He met with former Prime Minister Jacques-Edouard Alexis, who was passed over for Celestin as his INITE platform pick, and also planned to meet with others.
On Thursday night, supporters of Jean protested in front of the Provisional Electoral Council headquarters.
Jean said at least three of the eight sitting members of the country's electoral council are holding fast and are refusing to declare him ineligible.
But sources familiar with the debates of the council have told The Miami Herald that only the president of the council, Gaillot Dorsinvil, has been pushing Jean's candidacy, despite 20 pages of legal documents submitted as proof that he is not eligible to run.
Dorsinvil's staunch support has triggered rumors of possible payoffs. Dorsinvil told The Miami Herald that ``it is not true'' and the rumors are from people trying to destabilize the process.
Jean denied that he or anyone associated with him have made any payments.
He also said he had heard three members of the electoral council are trying to get exile because ``they are being pressured from all sides.''
Earlier this week, Haitian police tightened Haiti's porous borders with the Dominican Republic.
http://www.miamiherald.com/2010/08/20/1784883/wyclef-jean-insists-hes-eligible.html
Haiti Awaits Ruling on Wyclef Jean’s Eligibility for Office
By DEBORAH SONTAG Published: August 20, 2010
Haiti waited anxiously on Friday for an announcement on whether Wyclef Jean, the hip-hop star, will be allowed to run for president of the country that he left as a child for the United States.
Haiti’s electoral commission was expected to publish a list of candidates deemed to have met the eligibility requirements on Friday, but the release was not certain. The commission had delayed its publication of the list earlier this week, and some Haitian news reports said the announcement would be made “by the weekend at the latest.”
But with reports already circulating that he been barred from running, some tensions were evident. On Thursday night, Mr. Jean’s fans demonstrated in front of the electoral commission building in the Delmas area of Port-au-Prince, chanting, “We want Clef, Clef is Haiti and Haiti is for Clef.”
The Haitian Press Association reported that the United Nations peacekeeping forces were ready and waiting in case of any unrest after the announcement.
Mr. Jean, who was reported to be holed up in his home in Laserre, outside the capital, has been considered a potential front-runner from moment he announced his candidacy for the presidency of the earthquake-battered country in first week of August.
Reuters, citing an unidentified member of the electoral commission, reported that Mr. Jean had been excluded from the race because he did not meet eligibility requirements of living in Haiti for five consecutive years before the Nov. 28 vote.
The electoral commission’s spokesman would not confirm the Reuters report, and a message posted on Mr. Jean’s Twitter feed on Friday morning suggested that he, too, was still waiting.
“We await the decision of the Electoral Council, to see if I made the list as a candidate,” the message said. “As it is written So Shall it be Done!”
The Haitian newspaper Le Nouvelliste reported Friday that an electoral commission member met with several local journalists on Thursday and said that Mr. Jean would not be among the eligible candidates. Le Nouvelliste quoted the unnamed member of the commission as saying that there have been several meetings on the subject with members of electoral commission, representative of the president’s office and of several embassies.
Mr. Jean has said that he goes back and forth between United States and Haiti and that because he is a good-will ambassador, he is supposed to rove. Mr. Jean has also said he remains a Haitian citizen and holds a Haitian passport, and has a green card granting American residency.
Mr. Jean was summoned to see President René Préval on Thursday afternoon, prompting speculation that the departing president was giving him advance notice of the electoral commission’s decision to reject him and asking him to prevail upon his followers to accept the decision calmly.
Mr. Jean put out a statement on Thursday night saying he was “cautiously optimistic” about the electoral panel’s decision.
“Wyclef Jean puts the needs for health, wellness, and future prosperity of Haiti’s citizens first and foremost,” the statement said. “He will be focused on this tomorrow, and hopes that he’ll be accepted as a candidate for president. He looks forward to five productive years of public service to his homeland and the people he loves, and to building bridges to the rest of world, as he leads his country in rebuilding.”
http://www.nytimes.com/2010/08/21/world/americas/21haiti.html?_r=1&ref=haiti
Haiti waited anxiously on Friday for an announcement on whether Wyclef Jean, the hip-hop star, will be allowed to run for president of the country that he left as a child for the United States.
Haiti’s electoral commission was expected to publish a list of candidates deemed to have met the eligibility requirements on Friday, but the release was not certain. The commission had delayed its publication of the list earlier this week, and some Haitian news reports said the announcement would be made “by the weekend at the latest.”
But with reports already circulating that he been barred from running, some tensions were evident. On Thursday night, Mr. Jean’s fans demonstrated in front of the electoral commission building in the Delmas area of Port-au-Prince, chanting, “We want Clef, Clef is Haiti and Haiti is for Clef.”
The Haitian Press Association reported that the United Nations peacekeeping forces were ready and waiting in case of any unrest after the announcement.
Mr. Jean, who was reported to be holed up in his home in Laserre, outside the capital, has been considered a potential front-runner from moment he announced his candidacy for the presidency of the earthquake-battered country in first week of August.
Reuters, citing an unidentified member of the electoral commission, reported that Mr. Jean had been excluded from the race because he did not meet eligibility requirements of living in Haiti for five consecutive years before the Nov. 28 vote.
The electoral commission’s spokesman would not confirm the Reuters report, and a message posted on Mr. Jean’s Twitter feed on Friday morning suggested that he, too, was still waiting.
“We await the decision of the Electoral Council, to see if I made the list as a candidate,” the message said. “As it is written So Shall it be Done!”
The Haitian newspaper Le Nouvelliste reported Friday that an electoral commission member met with several local journalists on Thursday and said that Mr. Jean would not be among the eligible candidates. Le Nouvelliste quoted the unnamed member of the commission as saying that there have been several meetings on the subject with members of electoral commission, representative of the president’s office and of several embassies.
Mr. Jean has said that he goes back and forth between United States and Haiti and that because he is a good-will ambassador, he is supposed to rove. Mr. Jean has also said he remains a Haitian citizen and holds a Haitian passport, and has a green card granting American residency.
Mr. Jean was summoned to see President René Préval on Thursday afternoon, prompting speculation that the departing president was giving him advance notice of the electoral commission’s decision to reject him and asking him to prevail upon his followers to accept the decision calmly.
Mr. Jean put out a statement on Thursday night saying he was “cautiously optimistic” about the electoral panel’s decision.
“Wyclef Jean puts the needs for health, wellness, and future prosperity of Haiti’s citizens first and foremost,” the statement said. “He will be focused on this tomorrow, and hopes that he’ll be accepted as a candidate for president. He looks forward to five productive years of public service to his homeland and the people he loves, and to building bridges to the rest of world, as he leads his country in rebuilding.”
http://www.nytimes.com/2010/08/21/world/americas/21haiti.html?_r=1&ref=haiti
Wyclef Jean n'est pas sur la liste des candidats à la présidentielle en Haïti
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| Wyclef Jean rencontre ses soutiens à Port-au-Prince, le 5 août. AFP/THONY BELIZAIRE |
11h47 • Mis à jour le 20.08.10
La star internationale du hip-hop Wyclef Jean n'a finalement pas obtenu l'autorisation d'être candidat à l'élection présidentielle en Haïti, a annoncé vendredi 20 août un membre du Conseil électoral provisoire du pays. "Il n'est pas sur la liste" a déclaré cette source à Reuters, en expliquant que la candidature de l'ancien membre des Fugees n'avait pas respecté certains critères légaux.
Wyclef Jean, ainsi qu'une trentaine d'autres Haïtiens ont passé la journée à attendre le verdict des autorités électorales, pour savoir s'ils peuvent entrer dans la course à la succession de l'actuel président, René Préval. Annoncée mardi, la publication de la liste définitive des candidats a été reportée au dernier moment à vendredi par le Conseil électoral provisoire (CEP), soupçonné de vouloir écarter certaines candidatures dont celle du chanteur très populaire en Haïti.
Le scrutin pour élire le prochain président d'Haïti, ravagé par le séisme du 12 janvier, est prévu le 28 novembre mais des doutes persistent sur la capacité des autorités à maintenir cette échéance.
RUMEURS DE MENACES CONTRE WYCLEF JEAN
Depuis son retour au pays la semaine dernière, le chanteur, qui a mis sa carrière en veilleuse pour briguer la présidence, ne s'est pas prononcé publiquement. Des rumeurs accusaient le pouvoir de chercher à évincer Wyclef Jean, l'un des candidats les plus populaires pour ces élections, pour non-respect de certains critères légaux et des questions relatives au fisc américain.
L'entourage du chanteur évoque même des menaces de mort et de persécutions qui contraignent l'ex-membre des Fugees à rester reclus dans son fief de Croix-des-Bouquets, au nord de la capitale, Port-au-Prince. Jeudi, le chanteur avait été reçu par le président René Préval, mais rien n'a filtré de l'entretien. Wyclef Jean fait également face à des critiques, reprises dans les médias haïtiens, sur la gestion douteuse de sa fondation Yélé Haïti, mise sur pied pour venir en aide à ses compatriotes frappés ces dernières années par de nombreuses catastrophes naturelles.
Me Joël Petit-Homme, l'un des avocats de la star, avait affirmé qu'"aucune influence politique ne devrait empêcher M. Jean de briguer la présidence d'Haïti. (...) Nous avons prouvé qu'il possédait une résidence en Haïti, où il est en plus actionnaire majoritaire d'une chaîne de télévision. Ses déclarations fiscales aux Etats-Unis ne peuvent pas être traitées en Haïti".
"ON POURRAIT RIRE DE LA PLUPART DES CANDIDATS"
Outre Wyclef Jean, qui vit aux Etats-Unis, un autre chanteur populaire haïtien, Michel Martelly, s'est porté candidat, de même que l'ambassadeur d'Haïti à Washington, Raymond Joseph. Un ancien premier ministre de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide s'est aussi enregistré.
Empêché par la Constitution de solliciter un nouveau mandat, René Préval n'a pas réussi à imposer à sa formation politique (Inite) son ex-premier ministre, Jacques-Edouard Alexis, qui est finalement soutenu par un autre parti.
"On pourrait rire de la plupart des candidats, les presque faillis, les corrompus notoires, les têtes à claques, les illuminés, les 'entertainers' [ceux qui font le spectacle], les grincheux et les bêtes de cirque..., mais se joue le destin d'un pays dont la majorité des citoyens n'a que trop souffert de l'injustice sociale", a réagi le journaliste et romancier Lyonel Trouillot, connu pour ses critiques contre le gouvernement actuel.
Préval reçoit Wyclef Jean avant le "carnet"
Le chef de l’Etat promet la sécurité au chanteur vedette "menacé de mort" et qui se dit "prêt à mourir" alors que son nom pourrait ne pas figurer sur la liste officielle des admis Jeudi 19 août 2010, Radio Kiskeya
Le Président René Préval a eu jeudi après-midi un entretien de plus de deux heures avec Wyclef Jean au moment où le rappeur mondialement connu serait en passe d’être écarté de la course à la présidence d’Haïti et évoque des menaces de mort contre sa personne.
Selon une dépêche d’Associated Press, lors de cette rencontre intervenue à la veille de la publication vendredi de la liste des candidats agréés, les deux hommes ont abordé différents sujets notamment la sécurité de M. Jean et les relations haïtiano-dominicaines.
Qualifiant l’entrevue de "positive", la mégastar haïtienne établie aux Etats-Unis avec sa famille depuis l’âge de neuf ans a fait savoir que le chef de l’Etat lui a proposé d’assurer sa sécurité après avoir exprimé ses préoccupations face aux menaces dont l’artiste serait l’objet.
Contacté par Radio Kiskeya, le secrétariat général de la Présidence s’est pour sa part contenté de confirmer la tenue de la rencontre sans en révéler le contenu.
Parallèlement, dans une interview à l’agence britannique Reuters, Wyclef Jean s’est déclaré "prêt à mourir pour son pays" plutôt que de capituler devant les menaces.
"Avant moi, beaucoup de gens ont été tués. Si je dois mourir pour le peuple haïtien, pour la jeunesse, je suis prêt à mourir pour eux", a martelé le chanteur de 40 ans en soulignant avoir reçu des appels anonymes menaçants l’enjoignant à quitter Haïti.
"Il y a des gens qui croient que je représente une menace pour leur pouvoir et leurs ambitions", a poursuivi la célébrité sans citer de nom avant d’ajouter "Je ne vais pas me rendre. Ma volonté est de servir le peuple haïtien et les menaces de mort et intimidations ne me feront pas reculer".
Wyclef Jean, dont la candidature a été contestée pour n’avoir pas résidé cinq années consécutivement au pays ni s’être acquitté de ses obligations fiscales, avait eu gain de cause au Bureau du contentieux électoral départemental (BCED).
Mais, les avocats des contestataires ont décidé de poursuivre leur action contre lui au BCEN.
Vainqueur en 1997 de trois Grammy Awards, récompense suprême de l’industrie musicale américaine, l’ancien leader des Fugees avait été nommé en 2007 ambassadeur de bonne volonté d’Haïti par le Président René Préval qu’il avait soutenu lors de sa campagne électorale de 2006. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6960
Le Président René Préval a eu jeudi après-midi un entretien de plus de deux heures avec Wyclef Jean au moment où le rappeur mondialement connu serait en passe d’être écarté de la course à la présidence d’Haïti et évoque des menaces de mort contre sa personne.
Selon une dépêche d’Associated Press, lors de cette rencontre intervenue à la veille de la publication vendredi de la liste des candidats agréés, les deux hommes ont abordé différents sujets notamment la sécurité de M. Jean et les relations haïtiano-dominicaines.
Qualifiant l’entrevue de "positive", la mégastar haïtienne établie aux Etats-Unis avec sa famille depuis l’âge de neuf ans a fait savoir que le chef de l’Etat lui a proposé d’assurer sa sécurité après avoir exprimé ses préoccupations face aux menaces dont l’artiste serait l’objet.
Contacté par Radio Kiskeya, le secrétariat général de la Présidence s’est pour sa part contenté de confirmer la tenue de la rencontre sans en révéler le contenu.
Parallèlement, dans une interview à l’agence britannique Reuters, Wyclef Jean s’est déclaré "prêt à mourir pour son pays" plutôt que de capituler devant les menaces.
"Avant moi, beaucoup de gens ont été tués. Si je dois mourir pour le peuple haïtien, pour la jeunesse, je suis prêt à mourir pour eux", a martelé le chanteur de 40 ans en soulignant avoir reçu des appels anonymes menaçants l’enjoignant à quitter Haïti.
"Il y a des gens qui croient que je représente une menace pour leur pouvoir et leurs ambitions", a poursuivi la célébrité sans citer de nom avant d’ajouter "Je ne vais pas me rendre. Ma volonté est de servir le peuple haïtien et les menaces de mort et intimidations ne me feront pas reculer".
Wyclef Jean, dont la candidature a été contestée pour n’avoir pas résidé cinq années consécutivement au pays ni s’être acquitté de ses obligations fiscales, avait eu gain de cause au Bureau du contentieux électoral départemental (BCED).
Mais, les avocats des contestataires ont décidé de poursuivre leur action contre lui au BCEN.
Vainqueur en 1997 de trois Grammy Awards, récompense suprême de l’industrie musicale américaine, l’ancien leader des Fugees avait été nommé en 2007 ambassadeur de bonne volonté d’Haïti par le Président René Préval qu’il avait soutenu lors de sa campagne électorale de 2006. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6960
Présidentielle 2010 :Wyclef JEAN est t'il toujours en course ?
Le bureau de bureau de communication du candidat à la présidence Jeannel Wyclef JEAN, dément les informations faisant croire que la candidature du chanteur n'aurait pas été retenue par le CEP. « Le bureau de communication du candidat Jeannel Wyclef JEAN tient à mettre en garde la presse haïtienne ainsi que l'opinion publique sur des rumeurs concernant son éventuelle éviction de la course électorale alors que la liste des candidats agréés n'est pas encore publiée », peut on lire dans un communiqué publié par cette entité.
Selon ce communiqué, le candidat inscrit à la présidentielle Jeannel Wyclef JEAN a rencontré le chef de l'Etat, René PREVAL, en la résidence privée de celui-ci, hier jeudi 19 aout. Les deux hommes se sont entretenus pendant plus d'une heure.
Il précise que le Président de la République voulait s'informer personnellement des menaces de mort dont M. JEAN fait l'objet ces derniers jours. Il lui a promis que le gouvernement va tout mettre en œuvre pour assurer sa sécurité ainsi que celle de ses concurrents à la course présidentielle.
« Le président PREVAL a donné au candidat la garantie qu'il fera tout pour que de bonnes élections, honnêtes et transparentes, se réalisent dans le pays tout en souhaitant que le candidat vainqueur, des prochaines joutes, travaille avec les autres pour que le prochain quinquennat soit profitable à tous les haïtiens. », poursuit le communiqué.
Rappelons que l'Agence de presse, Reuters a publié une information selon laquelle, le nom du chanteur et compositeur hip-hop Wyclef Jean ne figure pas sur la liste des candidats éligibles en vue de l'élection présidentielle du 28 novembre.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18152
Selon ce communiqué, le candidat inscrit à la présidentielle Jeannel Wyclef JEAN a rencontré le chef de l'Etat, René PREVAL, en la résidence privée de celui-ci, hier jeudi 19 aout. Les deux hommes se sont entretenus pendant plus d'une heure.
Il précise que le Président de la République voulait s'informer personnellement des menaces de mort dont M. JEAN fait l'objet ces derniers jours. Il lui a promis que le gouvernement va tout mettre en œuvre pour assurer sa sécurité ainsi que celle de ses concurrents à la course présidentielle.
« Le président PREVAL a donné au candidat la garantie qu'il fera tout pour que de bonnes élections, honnêtes et transparentes, se réalisent dans le pays tout en souhaitant que le candidat vainqueur, des prochaines joutes, travaille avec les autres pour que le prochain quinquennat soit profitable à tous les haïtiens. », poursuit le communiqué.
Rappelons que l'Agence de presse, Reuters a publié une information selon laquelle, le nom du chanteur et compositeur hip-hop Wyclef Jean ne figure pas sur la liste des candidats éligibles en vue de l'élection présidentielle du 28 novembre.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18152
Wyclef Jean plus près de l'entrée ou de la sortie?
« Jeannel Wyclef JEAN tient à mettre en garde la presse haïtienne ainsi que l'opinion publique sur des rumeurs concernant son éventuelle éviction de la course électorale alors que la liste des candidats agréés n'est pas encore publiée. Le candidat appelle la population au calme et attend avec confiance la liste officielle du CEP pour ce 20 août 2010 », indique une note du bureau de communication du candidat Jean publiée jeudi en fin de soirée. Cette note vient clôturer une journée riche en rebondissements : rencontre avec le président René Préval, fuites dans la presse venant du CEP sur le rejet de la candidature de Wyclef, annonce de la Minustah qu'elle est prête à parer à tout dérapage dans le cadre du processus électoral.
Haïti: Le candidat Wyclef Jean était inaccessible jeudi soir en dépit de nombreuses tentatives du Nouvelliste de rentrer en contact avec lui pour avoir son opinion sur les rumeurs qui circulent sur son éviction de la course électorale par le CEP.
« Wyclef se repose chez lui à Lassère, près de Croix-Des-Bouquets, après une très longue journée », a indiqué au Nouvelliste un de ses proches. Dans son entourage, personne n'était en mesure de confirmer les informations non officielles reprises par toute la presse internationale qui font état de l'annonce imminente du rejet de sa candidature par le Conseil Electoral Provisoire (CEP).
«Cela sent la combine, la manipulation et le marchandage »
Wyclef Jean sera exclu de la liste des 34 candidats à la présidence pour cause de non résidence consécutive en Haïti ces cinq dernières années comme le stipule la loi électorale et la Constitution de la République, avait appris Le Nouvelliste d'un des membres du Conseil Electoral Provisoire qui a rencontré ce jeudi des journalistes.
Notre source a aussi fait état de divergences graves entre les Conseillers électoraux et de tractations intenses autour de la liste définitive qui devrait être publiée au plus tard ce week-end. « Oui, les rumeurs sont avérées, il y a eu plusieurs rencontres », a aussi admis notre source qui n'a pas voulu préciser qui a rencontré qui, alors que la clameur publique rapporte plusieurs rendez-vous entre l'exécutif, des ambassadeurs accrédités en Haïti et les membres du CEP.
Dans une dépêche de l'agence de presse Reuters, l'éviction de Wyclef de la course électorale a été aussi annoncée sans plus de détail. L'agence cite, elle aussi, un membre du CEP.
C'est la première fois que le verdict d'un CEP est ainsi connu d'avance, font cependant remarquer des analystes de l'histoire des élections en Haïti.
« Cela sent la combine, la manipulation et le marchandage », estime un historien interrogé par le journal.
Préval rencontre Wyclef
Dans un communiqué publié en fin de soirée ce jeudi, le bureau de communication du candidat à la présidence Jeannel Wyclef Jean a dévoilé la tenue d'une rencontre entre le président de la République René Préval et le candidat, ce jeudi, en la résidence privée du président à Laboule.
Selon cette note, « à l'invitation de la présidence, le candidat inscrit à la présidentielle Jeannel Wyclef Jean a rencontré le chef de l'Etat, René Préval, en la résidence privée de celui-ci, ce jeudi 19 août. Les deux hommes se sont entretenus pendant plus d'une heure.
« Le Président de la République voulait s'informer personnellement des menaces de mort dont M. Jean fait l'objet ces derniers jours. Il lui a promis que le gouvernement va tout mettre en oeuvre pour assurer sa sécurité ainsi que celle de ses concurrents à la course présidentielle », poursuit la note.
« Le président Préval a donné au candidat la garantie qu'il fera tout pour que de bonnes élections, honnêtes et transparentes, se réalisent dans le pays tout en souhaitant que le candidat vainqueur des prochaines joutes travaille avec les autres pour que le prochain quinquennat soit profitable à tous les Haïtiens.»
« A cette rencontre empreinte de convivialité, le candidat à la présidence Jeannel Wyclef Jean s'était fait accompagné d'un membre de sa famille, de ses équipes politique et juridique. Le président et le candidat, qui se sont quittés sur une poignée de main chaleureuse, n'écartent pas la possibilité de se rencontrer à nouveau lors des prochaines phases du processus électoral », conclut la note.
Le pacte de Laboule ?
Plusieurs observateurs analysent cette rencontre et les fuites savamment orchestrées autour de son exclusion comme un test pour le candidat qui doit prouver qu'il a le contrôle de ses émotions et de ses troupes. Cet échange paraît être aussi un gage de bonne foi et de collaboration entre deux hommes qui s'estiment et qui ont eu dans le passé de bonnes relations.
« Préval et Wyclef préparent l'avenir. Les deux sont des hommes intelligents qui veulent, dans tous les cas de figure, avoir un rôle à jouer en Haïti », a estimé un journaliste senior interrogé sur le sens de cette rencontre inusitée entre un président, chef de parti, qui a son propre poulain dans la course et un candidat à la présidence.
« Un jour on saura s'il a été scellé un Pacte de Laboule entre les deux hommes», avance notre interlocuteur.
Personne au Palais ne peut confirmer quoi que ce soit
"Il est actuellement avec Préval", a déclaré à l'AFP en début d'après-midi un membre de l'entourage de Wyclef Jean. La même source a indiqué quelques heures plus tard que la rencontre avait pris fin et que le chanteur avait regagné son domicile.
Wyclef Jean a diffusé une photo de lui, tout sourire, aux côtés du président, sur le site de microblogs Twitter, sans fournir davantage de précisions sur le contenu de l'entretien.
Les principaux conseillers du président René Préval interrogés par Le Nouvelliste n'ont pas voulu confirmer la tenue de la rencontre de ce jeudi. « Cela ne s'est pas passé au Palais national où je travaille, et je ne suis pas tenu informé des rencontres que le président tient hors de ses bureaux », a déclaré au Nouvelliste un des conseillers.
Depuis quelque temps, il est impossible de trouver une source officielle pour vérifier les informations qui concernent l'agenda présidentiel et le président n'organise plus de conférences de presse.
L'AFP fait remarquer que la rencontre a eu lieu à la veille de la publication, par le Conseil électoral, de la liste des candidats retenus pour participer au scrutin présidentiel du 28 novembre.
Trente-quatre personnalités se sont inscrites pour obtenir le droit d'entrer dans la course. Neuf de ces candidatures, dont celle de Wyclef Jean, sont contestées devant un tribunal électoral.
La candidature du chanteur très populaire auprès des jeunes a notamment été contestée pour des raisons de déclarations fiscales aux Etats-Unis et la question de sa résidence en Haïti. La publication de la liste électorale, qui était initialement attendue pour mardi, a été repoussée à vendredi.
Dans l'entourage du chanteur, on affirme que Wyclef Jean a fait l'objet de menaces de mort qui l'ont contraint à rester reclus ces derniers jours dans son fief de Croix-des-Bouquets, au nord de la capitale.
Des rumeurs circulant dans le pays accusent le pouvoir de chercher à évincer Wyclef Jean de la course électorale. Le chanteur, rentré récemment dans le pays après une brillante carrière internationale, fait face à des critiques reprises dans les médias haïtiens sur la gestion douteuse de sa Fondation humanitaire "Yéle Haïti" mise sur pied pour venir en aide à ses compatriotes frappés par divers catastrophes.
Empêché par la Constitution de solliciter un nouveau mandat, René Préval n'a pas réussi à imposer à sa formation politique INITE (UNITE en créole) son ex-Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, finalement soutenu par un autre parti, poursuit l'AFP.
Les élections présidentielles et législatives du 28 novembre seront les premières à se dérouler en Haïti depuis le séisme du 12 janvier qui a dévasté Port-au-Prince et tué au moins 250.000 personnes. Les élections avaient été reportées à la suite de la catastrophe.
La MINUSTAH parée à toute éventualité
D'autre part, l'Agence Haïtienne de Presse (AHP) rapporte les propos du porte-parole de la police des Nations Unies en Haïti (Unpol), Jean-François Vézina. Ce dernier a averti jeudi que les casques bleus de l'ONU sont prêts à intervenir dans le cas où la publication de la liste des candidats agréés pour prendre part aux prochaines présidentielles devrait s'accompagner de mouvements de foule.
Nous allons réagir en fonction de la situation qui se présentera devant nous, a dit M, Vézina, faisant savoir que les casques bleus sont prêts à faire face à toute éventualité.
Jean-François Vézina a indiqué que depuis le 15 juillet dernier, les soldats onusiens assurent la sécurité des locaux du Conseil Electoral Provisoire (CEP) à Delmas et à Pétion-Ville, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.
Des travaux sont également entrepris pour évaluer les risques qui pèsent sur les centres de vote afin d'ajuster la sécurité aux nouvelles réalités.
Par ailleurs, plus de 4 000 agents de sécurité électoraux vont bientôt être recrutés pour suivre une formation pendant le mois de novembre en vue d'assurer la sécurité des opérations électorales, notamment le jour du vote. Cette formation sera donnée par un groupe d'officiers de la Unpol, a indiqué M. Vézina.
F.D avec AFP, Reteurs et AHP
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82692&PubDate=2010-08-19
Haïti: Le candidat Wyclef Jean était inaccessible jeudi soir en dépit de nombreuses tentatives du Nouvelliste de rentrer en contact avec lui pour avoir son opinion sur les rumeurs qui circulent sur son éviction de la course électorale par le CEP.
« Wyclef se repose chez lui à Lassère, près de Croix-Des-Bouquets, après une très longue journée », a indiqué au Nouvelliste un de ses proches. Dans son entourage, personne n'était en mesure de confirmer les informations non officielles reprises par toute la presse internationale qui font état de l'annonce imminente du rejet de sa candidature par le Conseil Electoral Provisoire (CEP).
«Cela sent la combine, la manipulation et le marchandage »
Wyclef Jean sera exclu de la liste des 34 candidats à la présidence pour cause de non résidence consécutive en Haïti ces cinq dernières années comme le stipule la loi électorale et la Constitution de la République, avait appris Le Nouvelliste d'un des membres du Conseil Electoral Provisoire qui a rencontré ce jeudi des journalistes.
Notre source a aussi fait état de divergences graves entre les Conseillers électoraux et de tractations intenses autour de la liste définitive qui devrait être publiée au plus tard ce week-end. « Oui, les rumeurs sont avérées, il y a eu plusieurs rencontres », a aussi admis notre source qui n'a pas voulu préciser qui a rencontré qui, alors que la clameur publique rapporte plusieurs rendez-vous entre l'exécutif, des ambassadeurs accrédités en Haïti et les membres du CEP.
Dans une dépêche de l'agence de presse Reuters, l'éviction de Wyclef de la course électorale a été aussi annoncée sans plus de détail. L'agence cite, elle aussi, un membre du CEP.
C'est la première fois que le verdict d'un CEP est ainsi connu d'avance, font cependant remarquer des analystes de l'histoire des élections en Haïti.
« Cela sent la combine, la manipulation et le marchandage », estime un historien interrogé par le journal.
Préval rencontre Wyclef
Dans un communiqué publié en fin de soirée ce jeudi, le bureau de communication du candidat à la présidence Jeannel Wyclef Jean a dévoilé la tenue d'une rencontre entre le président de la République René Préval et le candidat, ce jeudi, en la résidence privée du président à Laboule.
Selon cette note, « à l'invitation de la présidence, le candidat inscrit à la présidentielle Jeannel Wyclef Jean a rencontré le chef de l'Etat, René Préval, en la résidence privée de celui-ci, ce jeudi 19 août. Les deux hommes se sont entretenus pendant plus d'une heure.
« Le Président de la République voulait s'informer personnellement des menaces de mort dont M. Jean fait l'objet ces derniers jours. Il lui a promis que le gouvernement va tout mettre en oeuvre pour assurer sa sécurité ainsi que celle de ses concurrents à la course présidentielle », poursuit la note.
« Le président Préval a donné au candidat la garantie qu'il fera tout pour que de bonnes élections, honnêtes et transparentes, se réalisent dans le pays tout en souhaitant que le candidat vainqueur des prochaines joutes travaille avec les autres pour que le prochain quinquennat soit profitable à tous les Haïtiens.»
« A cette rencontre empreinte de convivialité, le candidat à la présidence Jeannel Wyclef Jean s'était fait accompagné d'un membre de sa famille, de ses équipes politique et juridique. Le président et le candidat, qui se sont quittés sur une poignée de main chaleureuse, n'écartent pas la possibilité de se rencontrer à nouveau lors des prochaines phases du processus électoral », conclut la note.
Le pacte de Laboule ?
Plusieurs observateurs analysent cette rencontre et les fuites savamment orchestrées autour de son exclusion comme un test pour le candidat qui doit prouver qu'il a le contrôle de ses émotions et de ses troupes. Cet échange paraît être aussi un gage de bonne foi et de collaboration entre deux hommes qui s'estiment et qui ont eu dans le passé de bonnes relations.
« Préval et Wyclef préparent l'avenir. Les deux sont des hommes intelligents qui veulent, dans tous les cas de figure, avoir un rôle à jouer en Haïti », a estimé un journaliste senior interrogé sur le sens de cette rencontre inusitée entre un président, chef de parti, qui a son propre poulain dans la course et un candidat à la présidence.
« Un jour on saura s'il a été scellé un Pacte de Laboule entre les deux hommes», avance notre interlocuteur.
Personne au Palais ne peut confirmer quoi que ce soit
"Il est actuellement avec Préval", a déclaré à l'AFP en début d'après-midi un membre de l'entourage de Wyclef Jean. La même source a indiqué quelques heures plus tard que la rencontre avait pris fin et que le chanteur avait regagné son domicile.
Wyclef Jean a diffusé une photo de lui, tout sourire, aux côtés du président, sur le site de microblogs Twitter, sans fournir davantage de précisions sur le contenu de l'entretien.
Les principaux conseillers du président René Préval interrogés par Le Nouvelliste n'ont pas voulu confirmer la tenue de la rencontre de ce jeudi. « Cela ne s'est pas passé au Palais national où je travaille, et je ne suis pas tenu informé des rencontres que le président tient hors de ses bureaux », a déclaré au Nouvelliste un des conseillers.
Depuis quelque temps, il est impossible de trouver une source officielle pour vérifier les informations qui concernent l'agenda présidentiel et le président n'organise plus de conférences de presse.
L'AFP fait remarquer que la rencontre a eu lieu à la veille de la publication, par le Conseil électoral, de la liste des candidats retenus pour participer au scrutin présidentiel du 28 novembre.
Trente-quatre personnalités se sont inscrites pour obtenir le droit d'entrer dans la course. Neuf de ces candidatures, dont celle de Wyclef Jean, sont contestées devant un tribunal électoral.
La candidature du chanteur très populaire auprès des jeunes a notamment été contestée pour des raisons de déclarations fiscales aux Etats-Unis et la question de sa résidence en Haïti. La publication de la liste électorale, qui était initialement attendue pour mardi, a été repoussée à vendredi.
Dans l'entourage du chanteur, on affirme que Wyclef Jean a fait l'objet de menaces de mort qui l'ont contraint à rester reclus ces derniers jours dans son fief de Croix-des-Bouquets, au nord de la capitale.
Des rumeurs circulant dans le pays accusent le pouvoir de chercher à évincer Wyclef Jean de la course électorale. Le chanteur, rentré récemment dans le pays après une brillante carrière internationale, fait face à des critiques reprises dans les médias haïtiens sur la gestion douteuse de sa Fondation humanitaire "Yéle Haïti" mise sur pied pour venir en aide à ses compatriotes frappés par divers catastrophes.
Empêché par la Constitution de solliciter un nouveau mandat, René Préval n'a pas réussi à imposer à sa formation politique INITE (UNITE en créole) son ex-Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, finalement soutenu par un autre parti, poursuit l'AFP.
Les élections présidentielles et législatives du 28 novembre seront les premières à se dérouler en Haïti depuis le séisme du 12 janvier qui a dévasté Port-au-Prince et tué au moins 250.000 personnes. Les élections avaient été reportées à la suite de la catastrophe.
La MINUSTAH parée à toute éventualité
D'autre part, l'Agence Haïtienne de Presse (AHP) rapporte les propos du porte-parole de la police des Nations Unies en Haïti (Unpol), Jean-François Vézina. Ce dernier a averti jeudi que les casques bleus de l'ONU sont prêts à intervenir dans le cas où la publication de la liste des candidats agréés pour prendre part aux prochaines présidentielles devrait s'accompagner de mouvements de foule.
Nous allons réagir en fonction de la situation qui se présentera devant nous, a dit M, Vézina, faisant savoir que les casques bleus sont prêts à faire face à toute éventualité.
Jean-François Vézina a indiqué que depuis le 15 juillet dernier, les soldats onusiens assurent la sécurité des locaux du Conseil Electoral Provisoire (CEP) à Delmas et à Pétion-Ville, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.
Des travaux sont également entrepris pour évaluer les risques qui pèsent sur les centres de vote afin d'ajuster la sécurité aux nouvelles réalités.
Par ailleurs, plus de 4 000 agents de sécurité électoraux vont bientôt être recrutés pour suivre une formation pendant le mois de novembre en vue d'assurer la sécurité des opérations électorales, notamment le jour du vote. Cette formation sera donnée par un groupe d'officiers de la Unpol, a indiqué M. Vézina.
F.D avec AFP, Reteurs et AHP
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82692&PubDate=2010-08-19
Manifestation de soutien à Port-au-Prince...La candidature de Wyclef Jean en péril
Publié le 19 août 2010
Le Droit
Wyclef Jean pourrait devoir mettre une croix sur son ambition d'accéder à la présidence de son pays natal.
Des rumeurs indiquaient, au moment de mettre sous presse, que la candidature du chanteur pop serait refusée par le Conseil électoral haïtien.
« Peu importe ce qui arrive avec ma candidature, je sens qu'il est de mon devoir de rappeler au monde que le 12 janvier dernier, ma terre natale d'Haïti a souffert le pire désastre naturel de ses 200 ans d'histoire. Ce n'est pas seulement une crise haïtienne ; ceci est une crise internationale », écrit Wyclef Jean dans un communiqué reçu hier soir par LeDroit.
« Les Haitiens sont peut-être résilients, et ils ont un puits sans fond d'espoir, mais ils ne peuvent reconstruire Haiti tout seul », poursuit-il, ajoutant qu'il demanderait, s'il était élu, à chaque Haïtien de la diaspora d'investir 10 $ pour reconstruire l'île qui a été durement touchée par le séisme du 12 janvier dernier.
Une manifestation réunissant environ 300 personnes a été organisée devant le Conseil électoral quelques heures après que les médias haïtiens eurent évoqué une éventuelle éviction du chanteur de la liste des candidats agréés.
« Nous sommes là pour défendre une cause juste, Wyclef Jean c'est un Haïtien de naissance, c'est le candidat du peuple, nous le voulons comme notre président, il doit être dans la course électorale », a déclaré un jeune manifestant.
Les équipes de policiers de l'ONU se tiennent prêtes à toute éventualité en cas de débordements, alors que la liste officielle des candidats autorisés par le Conseil électoral doit être connue demain.
L'ONU a d'ailleurs déplacé des troupes dans des endroits stratégiques de Port-au-Prince et surveille déjà étroitement les locaux du Conseil électoral.
Trente-quatre candidats aux présidentielles attendent de connaître la liste officielle des candidatures autorisées à entrer dans la course à la succession du président René Préval.
Avec l'Agence France-Presse
Le Droit
Wyclef Jean pourrait devoir mettre une croix sur son ambition d'accéder à la présidence de son pays natal.
Des rumeurs indiquaient, au moment de mettre sous presse, que la candidature du chanteur pop serait refusée par le Conseil électoral haïtien.
« Peu importe ce qui arrive avec ma candidature, je sens qu'il est de mon devoir de rappeler au monde que le 12 janvier dernier, ma terre natale d'Haïti a souffert le pire désastre naturel de ses 200 ans d'histoire. Ce n'est pas seulement une crise haïtienne ; ceci est une crise internationale », écrit Wyclef Jean dans un communiqué reçu hier soir par LeDroit.
« Les Haitiens sont peut-être résilients, et ils ont un puits sans fond d'espoir, mais ils ne peuvent reconstruire Haiti tout seul », poursuit-il, ajoutant qu'il demanderait, s'il était élu, à chaque Haïtien de la diaspora d'investir 10 $ pour reconstruire l'île qui a été durement touchée par le séisme du 12 janvier dernier.
Une manifestation réunissant environ 300 personnes a été organisée devant le Conseil électoral quelques heures après que les médias haïtiens eurent évoqué une éventuelle éviction du chanteur de la liste des candidats agréés.
« Nous sommes là pour défendre une cause juste, Wyclef Jean c'est un Haïtien de naissance, c'est le candidat du peuple, nous le voulons comme notre président, il doit être dans la course électorale », a déclaré un jeune manifestant.
Les équipes de policiers de l'ONU se tiennent prêtes à toute éventualité en cas de débordements, alors que la liste officielle des candidats autorisés par le Conseil électoral doit être connue demain.
L'ONU a d'ailleurs déplacé des troupes dans des endroits stratégiques de Port-au-Prince et surveille déjà étroitement les locaux du Conseil électoral.
Trente-quatre candidats aux présidentielles attendent de connaître la liste officielle des candidatures autorisées à entrer dans la course à la succession du président René Préval.
Avec l'Agence France-Presse
jeudi 19 août 2010
Le chanteur d'Arcade Fire contre la candidature de Wyclef Jean à la présidence haïtienne
Publié le 19 août 2010 à 19h02.-
La Presse Canadienne, Toronto
La Presse Canadienne, Toronto
La voix du chanteur d'Arcade Fire s'est jointe au concert des opposants à la candidature de Wyclef Jean à la présidence d'Haïti.
Win Butler et son groupe, dont fait partie son épouse canado-haïtienne Régine Chassagne, ont multiplié les occasions de lever des fonds afin d'aider aux efforts de reconstruction du pays.
Cette information provient du webzine Pitchfork, qui a lui-même cité un extrait de l'entrevue qu'a accordée Win Butler à la radio Sirius XMU.
En ondes, lorsqu'on lui a demandé si le chanteur du défunt groupe The Fugees était un choix avisé pour occuper cette fonction, Win Butler s'est montré très sceptique.
Il a commencé par questionner l'éligibilité de Wyclef Jean, estimant que celui-ci ne l'était pas, techniquement parlant, n'ayant pas été résidant d'Haïti.
Par la suite, Win Butler a soutenu que l'incapacité de l'artiste à maîtriser les deux langues officielles du pays -Wyclef Jean maîtrise à peine le créole et ne parle pas français- constitue un enjeu majeur s'il aspire à diriger un gouvernement aussi complexe que celui d'Haïti.
«C'est comme si Arnold Schwarzenegger parlait seulement autrichien (sic) et qu'il était élu président des États-Unis», a-t-il affirmé sur les ondes de la radio satellite.
Win Butler ne remet pas en question le talent musical de Wyclef Jean et encore moins l'attachement qu'il éprouve envers son pays natal, mais il l'invite à prendre une autre direction.
«J'espère vraiment qu'il appuie la candidature d'une autre personne vraiment compétente et vraiment éligible», a conclu le chanteur.
Wyclef rencontre le président Préval
La star du hip-hop Wyclef Jean était reçu jeudi en début d'après-midi par le président haïtien René Préval, a-t-on appris dans l'entourage du chanteur.
«Il est actuellement avec Préval», a déclaré à l'AFP un membre de l'entourage de Wyclef Jean sans fournir davantage de précisions sur le contenu de l'entretien.
La rencontre survient à la veille de la publication attendue, par le Conseil électoral haïtien, de la liste des candidats qui auront été retenus pour participer au scrutin présidentiel du 28 novembre.
Trente-quatre personnalités se sont inscrites pour obtenir le droit d'entrer dans la course. Neuf de ces candidatures, dont celle de Wyclef Jean, sont contestées devant un tribunal électoral, a-t-on appris auprès des autorités.
La candidature du chanteur, très populaire auprès des jeunes, a notamment été contestée pour des raisons de déclarations fiscales aux États-Unis et la question de sa résidence en Haïti. La publication de la liste électorale, qui était initialement attendue pour mardi, a été repoussée à vendredi.
Dans l'entourage du chanteur, on affirme que Wyclef Jean a fait l'objet de menaces de mort qui l'ont contraint à rester reclus ces derniers jours dans son fief de Croix-des-Bouquets, au nord de la capitale Port-au-Prince.
-Avec AFP
http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/201008/19/01-4308070-le-chanteur-darcade-fire-contre-la-candidature-de-wyclef-jean-a-la-presidence-haitienne.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4308095_article_POS1Manifestation à Port-au-Prince pour soutenir Wyclef Jean
Publié le 19 août 2010 à 21h59
Quelque 300 personnes ont manifesté jeudi soir aux abords du siège du Conseil électoral haïtien pour soutenir la candidature du chanteur Wyclef Jean à la présidentielle, a constaté l'AFP, tandis que la force de l'ONU se tenait prête à agir en cas de débordements.
Sous une forte pluie, des centaines de jeunes ont déambulé en chantant dans les rues avant de s'arrêter devant le bureau de l'organisme chargé d'organiser les élections présidentielles et législatives prévues le 28 novembre.
34 candidats dont la star internationale du hip-hop Wyclef Jean, très populaire auprès des jeunes, attendaient de connaître vendredi la liste officielle des candidatures autorisées par le Conseil électoral à entrer dans la course à la succession du président René Préval.
La manifestation a été organisée quelques heures après que des médias eurent évoqué une éventuelle éviction du chanteur de la liste des candidats agréés.
«Nous sommes là pour défendre une cause juste, Wyclef Jean c'est un Haïtien de naissance, c'est le candidat du peuple, nous le voulons comme notre président, il doit être dans la course électorale», a déclaré un jeune manifestant.
«Des équipes de policiers de l'ONU sont déployées dans des endroits stratégiques de Port-au-Prince et nous assurons tous les jours la sécurité des locaux du Conseil électoral», a déclaré Jean-François Vezina, porte-parole de la police de l'ONU en Haïti.
«Nous sommes prêts à toutes les éventualités et nous nous tenons prêts à appuyer la police nationale d'Haïti en cas de débordements à la sortie de la liste des candidats la présidence», a encore indiqué M. Vezina.
«La liste sera rendue publique vendredi après-midi», a déclaré à l'AFP le vice-président du CEP, Jean-Thélève Pierre-Toussaint, se refusant à se prononcer sur l'éventuel rejet de Wyclef Jean de la course à la présidence d'Haïti.
Jeudi, le chanteur a été reçu en audience par le président René Préval, a-ton appris auprès de son entourage.
«Le président a eu un entretien d'une demi-heure en tête à tête avec Wyclef il l'a assuré de son soutien et lui a donné des garanties de sécurité», a confié à l'AFP une source proche de M. Jean.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201008/19/01-4308095-manifestation-a-port-au-prince-pour-soutenir-wyclef-jean.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS1
Quelque 300 personnes ont manifesté jeudi soir aux abords du siège du Conseil électoral haïtien pour soutenir la candidature du chanteur Wyclef Jean à la présidentielle, a constaté l'AFP, tandis que la force de l'ONU se tenait prête à agir en cas de débordements.
Sous une forte pluie, des centaines de jeunes ont déambulé en chantant dans les rues avant de s'arrêter devant le bureau de l'organisme chargé d'organiser les élections présidentielles et législatives prévues le 28 novembre.
34 candidats dont la star internationale du hip-hop Wyclef Jean, très populaire auprès des jeunes, attendaient de connaître vendredi la liste officielle des candidatures autorisées par le Conseil électoral à entrer dans la course à la succession du président René Préval.
La manifestation a été organisée quelques heures après que des médias eurent évoqué une éventuelle éviction du chanteur de la liste des candidats agréés.
«Nous sommes là pour défendre une cause juste, Wyclef Jean c'est un Haïtien de naissance, c'est le candidat du peuple, nous le voulons comme notre président, il doit être dans la course électorale», a déclaré un jeune manifestant.
«Des équipes de policiers de l'ONU sont déployées dans des endroits stratégiques de Port-au-Prince et nous assurons tous les jours la sécurité des locaux du Conseil électoral», a déclaré Jean-François Vezina, porte-parole de la police de l'ONU en Haïti.
«Nous sommes prêts à toutes les éventualités et nous nous tenons prêts à appuyer la police nationale d'Haïti en cas de débordements à la sortie de la liste des candidats la présidence», a encore indiqué M. Vezina.
«La liste sera rendue publique vendredi après-midi», a déclaré à l'AFP le vice-président du CEP, Jean-Thélève Pierre-Toussaint, se refusant à se prononcer sur l'éventuel rejet de Wyclef Jean de la course à la présidence d'Haïti.
Jeudi, le chanteur a été reçu en audience par le président René Préval, a-ton appris auprès de son entourage.
«Le président a eu un entretien d'une demi-heure en tête à tête avec Wyclef il l'a assuré de son soutien et lui a donné des garanties de sécurité», a confié à l'AFP une source proche de M. Jean.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201008/19/01-4308095-manifestation-a-port-au-prince-pour-soutenir-wyclef-jean.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS1
Wyclef Jean's Haitian presidential bid goes out of tune
Siri Agrell
From Thursday's Globe and Mail
Published on Wednesday, Aug. 18, 2010 10:35PM EDT
Musician who wants to lead impoverished homeland faces a harsher spotlight than he bargained for
Wyclef Jean’s bid to become president of Haiti, announced with a crowd-surfing celebration above Port-au-Prince supporters, has come back down to earth amid high-profile criticism, unwelcome scrutiny, eligibility questions and now death threats.
The former front man of the popular 90s hip hop band The Fugees reportedly received a phone call telling him to leave the country and says he fled to an undisclosed location in Haiti to await an announcement Friday about whether he will be allowed to seek the country’s highest office in the November 28 election.
Mr. Jean’s political aspirations are drawing more attention than those of most celebrity carpetbaggers. That’s because whoever takes over for current President René Préval will inherit a devastated island and millions of dollars in international aid donated intended to help with its reconstruction. Although his time in the North American limelight was fading before the quake, he is well known and well loved in Haiti, where more than half the population is under 25, and is expected to be a front-runner should his bid be approved.
But his presidential plans have faced challenges beyond this week’s threats.
Thirty-four contenders have expressed their intention to run in the election and several, including Mr. Jean, have had the legitimacy challenged.
The country’s electoral law stipulates that candidates must have had five consecutive years of residency in Haiti to be eligible, be older than 35, own property on the island and “never have been sentenced to death,” requirements that have thrown a wrench in the political plans of at least nine contenders.
Mr. Jean, was born on the island but raised in New York, where he gained fame alongside fellow Fugee Lauryn Hill with hits such as Killing Me Softly and Ready or Not.
Lawyers working on his behalf say Mr. Jean is eligible to run for president despite the fact that he has lived in the United States most of his life, and say he never took U.S. citizenship.
The nine years he lived in Haiti as a child before leaving for the U.S. fulfill the electoral residency requirement, they say. And Mr. Jean owns a television network on the island, which his team believes satisfies the prerequisite property ownership. In 2007, he was appointed by Mr. Preval as a roving ambassador, and Mr. Jean said this also exempts him from the residency requirement.
“We await the CEP decision but the laws of the Haitian constitution must be respected,” he said in an e-mail to the Associated Press this week.
Mr. Jean has been the target of widespread criticism before being given official sanction to run.
The third member of The Fugees and fellow Haitian, Pras Michel, has publicly endorsed another candidate and questioned Mr. Jean’s qualifications for the job, pointing out that he does not speak French or Creole, the two languages of Haiti.
“The reality is this: We need a real leader. Not just a regular leader, but a transformative leader. Someone that’s [going to] be able to galvanize the Haitians down on the field, the Haitian-Americans, the international community ... I’m just not convinced Wyclef is the one for that,” Mr. Michel told MTV News earlier this month. He was also targeted by actor Sean Penn, who has been doing relief work in Haiti since the January earthquake.
“I’m not accusing Wyclef Jean of being an opportunist; I don’t know the man,” Mr. Penn said. “One of the reasons I don’t know much about Wyclef Jean is that I haven’t seen or heard anything of him in these last six months that I’ve been in Haiti.”
But Mr. Jean has also been forced to answer to more serious charges.
His charity, Yélé Haiti, has been accused of funnelling money to his private holdings.
And the Smoking Gun reported that he owed more than $2.1-million in back taxes.
At a press conference earlier this year, he tearfully apologized for the mistakes, blaming them on sloppy bookkeeping.
He has denied that his run for president is a publicity stunt, but told Time magazine it would have come 10 years later had it not been for the earthquake, which he said drew him into action.
His 2004 solo album, Welcome to Haiti: Creole 101, features a song called If I Was President.
http://www.theglobeandmail.com/news/world/project-jacmel/other-stories/wyclef-jeans-haitian-presidential-bid-goes-out-of-tune/article1677963/
From Thursday's Globe and Mail
Published on Wednesday, Aug. 18, 2010 10:35PM EDT
Musician who wants to lead impoverished homeland faces a harsher spotlight than he bargained for
Wyclef Jean’s bid to become president of Haiti, announced with a crowd-surfing celebration above Port-au-Prince supporters, has come back down to earth amid high-profile criticism, unwelcome scrutiny, eligibility questions and now death threats.
The former front man of the popular 90s hip hop band The Fugees reportedly received a phone call telling him to leave the country and says he fled to an undisclosed location in Haiti to await an announcement Friday about whether he will be allowed to seek the country’s highest office in the November 28 election.
Mr. Jean’s political aspirations are drawing more attention than those of most celebrity carpetbaggers. That’s because whoever takes over for current President René Préval will inherit a devastated island and millions of dollars in international aid donated intended to help with its reconstruction. Although his time in the North American limelight was fading before the quake, he is well known and well loved in Haiti, where more than half the population is under 25, and is expected to be a front-runner should his bid be approved.
But his presidential plans have faced challenges beyond this week’s threats.
Thirty-four contenders have expressed their intention to run in the election and several, including Mr. Jean, have had the legitimacy challenged.
The country’s electoral law stipulates that candidates must have had five consecutive years of residency in Haiti to be eligible, be older than 35, own property on the island and “never have been sentenced to death,” requirements that have thrown a wrench in the political plans of at least nine contenders.
Mr. Jean, was born on the island but raised in New York, where he gained fame alongside fellow Fugee Lauryn Hill with hits such as Killing Me Softly and Ready or Not.
Lawyers working on his behalf say Mr. Jean is eligible to run for president despite the fact that he has lived in the United States most of his life, and say he never took U.S. citizenship.
The nine years he lived in Haiti as a child before leaving for the U.S. fulfill the electoral residency requirement, they say. And Mr. Jean owns a television network on the island, which his team believes satisfies the prerequisite property ownership. In 2007, he was appointed by Mr. Preval as a roving ambassador, and Mr. Jean said this also exempts him from the residency requirement.
“We await the CEP decision but the laws of the Haitian constitution must be respected,” he said in an e-mail to the Associated Press this week.
Mr. Jean has been the target of widespread criticism before being given official sanction to run.
The third member of The Fugees and fellow Haitian, Pras Michel, has publicly endorsed another candidate and questioned Mr. Jean’s qualifications for the job, pointing out that he does not speak French or Creole, the two languages of Haiti.
“The reality is this: We need a real leader. Not just a regular leader, but a transformative leader. Someone that’s [going to] be able to galvanize the Haitians down on the field, the Haitian-Americans, the international community ... I’m just not convinced Wyclef is the one for that,” Mr. Michel told MTV News earlier this month. He was also targeted by actor Sean Penn, who has been doing relief work in Haiti since the January earthquake.
“I’m not accusing Wyclef Jean of being an opportunist; I don’t know the man,” Mr. Penn said. “One of the reasons I don’t know much about Wyclef Jean is that I haven’t seen or heard anything of him in these last six months that I’ve been in Haiti.”
But Mr. Jean has also been forced to answer to more serious charges.
His charity, Yélé Haiti, has been accused of funnelling money to his private holdings.
And the Smoking Gun reported that he owed more than $2.1-million in back taxes.
At a press conference earlier this year, he tearfully apologized for the mistakes, blaming them on sloppy bookkeeping.
He has denied that his run for president is a publicity stunt, but told Time magazine it would have come 10 years later had it not been for the earthquake, which he said drew him into action.
His 2004 solo album, Welcome to Haiti: Creole 101, features a song called If I Was President.
http://www.theglobeandmail.com/news/world/project-jacmel/other-stories/wyclef-jeans-haitian-presidential-bid-goes-out-of-tune/article1677963/
Wyclef Jean said to be out of Haiti presidential race
Haiti's presidential candidate and hip hop singer Wyclef Jean, speaks during an interview with The Associated Press at his mother's house in Croix de Bouquets, Haiti, on Wednesday, Aug. 18. AP
Ex-Fugees member is not on the list of approved candidates for Nov. 28 election, an electoral council member has said
Last updated on Thursday, Aug. 19, 2010 7:59PM EDT
Haitian-born hip-hop star Wyclef Jean’s bid to become the next president of Haiti has apparently been quashed.
There are 34 presidential contenders and Haiti’s provisional electoral council is due to decide on the final list of candidates on Friday.
A member of Haiti’s provisional electoral council told Reuters on Thursday that Mr. Jean was not on the list of approved candidates who satisfy legal requirements to run in the election.
The comments came after Mr. Jean met with Haitian President Rene Preval for more than two hours on Thursday.
Mr. Jean told the Associated Press that he felt the exchange with Rene Preval was positive.
“I feel good,” the former Fugees frontman said. “I feel that the president that I voted for five years ago is the same person that was sitting in front of me today.”
The country’s electoral council, which is known as the CEP, was supposed to release the presidential candidate list on Tuesday, but postponed the decision.
For several days, Haitians, bloggers and international media have speculated whether Mr. Jean will be on the list. Under Haitian law, candidates for president must reside in the country for five years prior to taking office.
After meeting with Mr. Preval, Mr. Jean was confident that he will be allowed to campaign.
“It looks like it's leaning that way,” Mr. Jean said.
While Reuters news agency was reporting Mr. Jean’s absence from the list, a spokesman for the CEP, Richardson Dumel, told the Associated Press on Thursday evening that “the list is not yet final” and added that he cannot disclose who has made the cut.
http://www.theglobeandmail.com/news/world/americas/wyclef-jean-out-of-haiti-presidential-race/article1679059/?cmpid=tgc
Commenataires:
Info ou intox?
Ex-Fugees member is not on the list of approved candidates for Nov. 28 election, an electoral council member has said
Last updated on Thursday, Aug. 19, 2010 7:59PM EDT
Haitian-born hip-hop star Wyclef Jean’s bid to become the next president of Haiti has apparently been quashed.
There are 34 presidential contenders and Haiti’s provisional electoral council is due to decide on the final list of candidates on Friday.
A member of Haiti’s provisional electoral council told Reuters on Thursday that Mr. Jean was not on the list of approved candidates who satisfy legal requirements to run in the election.
The comments came after Mr. Jean met with Haitian President Rene Preval for more than two hours on Thursday.
Mr. Jean told the Associated Press that he felt the exchange with Rene Preval was positive.
“I feel good,” the former Fugees frontman said. “I feel that the president that I voted for five years ago is the same person that was sitting in front of me today.”
The country’s electoral council, which is known as the CEP, was supposed to release the presidential candidate list on Tuesday, but postponed the decision.
For several days, Haitians, bloggers and international media have speculated whether Mr. Jean will be on the list. Under Haitian law, candidates for president must reside in the country for five years prior to taking office.
After meeting with Mr. Preval, Mr. Jean was confident that he will be allowed to campaign.
“It looks like it's leaning that way,” Mr. Jean said.
While Reuters news agency was reporting Mr. Jean’s absence from the list, a spokesman for the CEP, Richardson Dumel, told the Associated Press on Thursday evening that “the list is not yet final” and added that he cannot disclose who has made the cut.
Mr. Jean, 40, who emigrated to Brooklyn when he was nine and lived in the New York City borough’s Flatbush neighborhood for several years, spent three days in Haiti after the devastating Jan. 12 earthquake and has helped raised millions of dollars for relief efforts.
Mr. Jean carries a Haitian passport, but has U.S. permanent residence status and has lived in New Jersey since he was a teenager.
More than 250,000 Haitian-Americans are believed to live in New York City. Haitian ex-pats had mixed reactions to Mr. Jean’s speculated exclusion from the race.
“He doesn’t have enough experience to lead Haiti,” said barber Patrick Goby, 42, who left his homeland 11 years ago. “He has shown he is a good nationalist, but that’s not enough for the people living in Haiti.”
“Being an entertainer doesn’t make you a politician,” said hotel manager Ernest Semexamt, 52, as he got a haircut in a barber shop in Flatbush on Thursday. Outside on Norstrand Avenue, Haitian flags fluttered above the traffic.
“Just because he collected money to help the people, that doesn’t give you qualifications to become president of a country,” said Mr. Semexamt, who has lived in the United States for 32 years. “It’s a terrible idea for everyone.”
Haiti’s electoral law requires candidates to have five consecutive years of residency in Haiti, among other requirements, such as tax compliance. Mr. Jean has said he meets those requirements.
His lawyers say he has maintained a “constant presence” in Haiti since 2005, and argue his appointment in 2007 as a roving “ambassador-at-large” for Haiti involved some inevitable absences from the countryhttp://www.theglobeandmail.com/news/world/americas/wyclef-jean-out-of-haiti-presidential-race/article1679059/?cmpid=tgc
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