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lundi 25 septembre 2023

La classe politique haïtienne doit avoir un « sens de l’urgence » et parvenir à un consensus pour sortir de la crise politique, estime le chargé d’affaires américain

Les parties prenantes doivent avoir un « sens de l’urgence » et parvenir à un consensus pour sortir de la crise politique qui affecte la population Haïtienne, a appelé le chargé d’affaires des Etats-Unis en Haïti, Eric Stromayer, lors d’une visite en début de semaine à Le Nouvelliste. Les parties prenantes doivent avoir un « sens de l’urgence » et parvenir à un consensus pour sortir de la crise politique qui affecte la population Haïtienne, a appelé le chargé d’affaires des Etats-Unis en Haïti, Eric Stromayer, lors d’une visite en début de semaine à Le Nouvelliste. « Je souligne que depuis que je suis là, le gouvernement en fonction a toujours dit qu’il est un gouvernement de transition et qu’il veut arriver le plus vite que possible à la tenue des élections dont celles d’un président au suffrage populaire », a-t-il dit. « Nous continuons à travailler pour qu’il y ait des élections avec un taux de participation majeur qui permettra de sortir de la crise politique. Cela va de soi que cela dépend des compromis de toutes les parties. Je saisis l’opportunité de souligner que nous pensons que les parties doivent avoir un sens de l’urgence compte tenue de ce que vit la population (…) Il faut être sérieux et avancer vers une sortie de la crise qui affecte le peuple depuis si longtemps », a poursuivi Eric Stromayer. https://lenouvelliste.com/article/244565/la-classe-politique-haitienne-doit-avoir-un-sens-de-lurgence-et-parvenir-a-un-consensus-pour-sortir-de-la-crise-politique-estime-le-charge-daffaires-americain

vendredi 31 août 2012

Haïti-Politique : Un Cep, à quel prix ?

Un tour de force prévisible… P-au-P, 31 août 2012 [AlterPresse] --- Un nouveau tour de force s’annonce ce 31 août 2012, avec la perspective pour l’assemblée nationale de choisir, sur des bases irrégulières, des représentants du corps législatif devant siéger à un organisme électoral dit permanent, relève l’agence en ligne AlterPresse. Encore une fois, les politiciens de tout poil avanceront des manœuvres, arguments et arguties, pour justifier le viol de la Constitution du 29 mars 1987, qui avait banni la participation des trois pouvoirs formels (exécutif, législatif et judiciaire) dans la constitution de l’organisme devant conduire les processus électoraux. Ils entendent désigner, de manière provisoire, 3 noms devant siéger à l’organisme électoral qu’ils qualifient de “permanent”, sans tenir compte des contestations déjà soulevées dans un processus initié à bout de bras par l’appareil politique en place. Avec l’appui d’un regroupement politique dénommé “Inite” (unité), une version dite amendée de la Constitution de 1987 a été reproduite en juin 2012 (plus d’une année après un vote d’amendement suspect, réalisé à la va-vite et sans aucun débat sérieux avec les couches vives nationales) par l’administration politique de Joseph Michel Martelly, avec des modifications de taille, sautant d’un revers de main des verrous placés par les constituants de 1987. Un grand risque demeure pour des élections avec un organisme électoral “présidentiel”, puisque les 6 membres déclarés investis comme “conseillers permanents” sont soupçonnés de “soumission” au régime actuel. Ainsi, les résultats des futures compétitions électorales seront-elles connues à l’avance, craignent des dirigeants politiques. Non seulement, le processus ayant conduit aux amendements de la Constitution de 1987 est vicié, mais encore et surtout tout ce qui s’en est suivi tend à hypothéquer l’avenir d’Haïti avec la possibilité pour un régime politique d’asseoir une mainmise totale sur l’ensemble des institutions fondamentales. 15 mois après l’investiture d’un ancien chanteur à la présidence en Haïti, Martelly semble jouir de pleins pouvoirs, avec la complicité d’un parlement asservi ayant tendance à marcher dans ses vues non démocratiques. Depuis le début de l’année 2012, est mis en branle un processus de renvoi d’administrations communales élues au profit d’entités appelées “agents exécutifs intérimaires”, en guise de parade pour la non tenue, à la fin de 2011, d’élections pour le renouvellement d’un tiers du sénat et des 140 conseils municipaux. Certains “agents exécutifs intérimaires” sont des repris de justice, dénoncent des parlementaires. Désormais, les assemblées territoriales sont écartées dans le débat démocratique (pas de représentation au conseil des ministres, ni aucune participation dans la formation de l’organisme électoral) au profit d’un dirigisme et d’une politique autocratique, dessinés par une propagande de mauvais aloi mettant toutes les actions administratives sous le compte de la présidence. De quel organisme électoral s’agit-il ? Campant sur sa position, Michel Martelly souhaite que ces élections soient organisées avec “son” conseil électoral permanent (Cep), contesté (bien avant sa constitution) par des personnalités de la scène politique, notamment des parlementaires. La version, dite “reproduite” par l’administration Martelly/Lamothe de la Constitution , voudrait que “ce” conseil électoral permanent soit formé avec 9 membres, avec 3 membres représentant respectivement les pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif. Les assemblées territoriales, prévues par la Constitution de 1987 et qui n’avaient jamais été formées durant les vingt-cinq dernières années (de 1987 à 2012), par les régimes qui se sont succédé, semblent apparemment écartées… La manière, dont les 3 représentants du pouvoir judiciaire ont été désignés, reste très controversée. Le choix de ces derniers a été fait en l’absence de plus de la moitié des membres du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj), composé essentiellement de 9 personnes. Des représentants de partis politiques, des membres d’organisations de défenses des droits de la personne et d’organisations sociales, soutiennent que le Cspj travaille pour le compte de Michel Martelly. Deux membres du Cspj, qui rejettent le tour de force du président du Cspj (Anel Alexis Joseph) dans le choix des “représentants’ du judiciaire, ont démissionné. Le mouvement de rejet du processus électoral en cours n’aurait pas encore ralenti le zèle du président-chanteur, Michel Martelly, d’avancer “contre vents et marées” dans l’organisation d’élections déjà qualifiées de “truquées, malhonnêtes et non transparentes” par de nombreuses voix. Martelly presse les parlementaires de monter dans le train en marche … « L’Exécutif attend encore les trois représentants du parlement, afin d’atteindre le nombre de neuf conseillers électoraux, que doit contenir l’institution électorale… », indique la présidence dans une déclaration rendue publique le jeudi 30 août 2012. « Le président de la république, toujours ouvert au dialogue (…) », lit on dans cette même note du bureau de communication de la présidence. Une apparence d’ouverture politique, qui n’apportera aucune vraie modification, ni dans la composition de l’actuel organisme, ni dans le processus amorcé contre l’avis des partis politiques, car la détermination présidentielle est d’ « aller dans le droit chemin, en ce qui a trait au conseil électoral permanent ». Ou encore un conseil électoral « présidentiel », selon le qualificatif attribué par des sénateurs et des députés à cette institution, mise sur pied par Martelly. Pour un conseil électoral de consensus Les président et vice-président de l’assemblée nationale, respectivement Dieuseul Simon Desras et Lévaillant Louis Jeune, ont convoqué les parlementaires à une assemblée nationale pour ce vendredi 31 août 2012. À l’ordre du jour : le lancement du processus pour la désignation des trois (3) représentants du parlement au Cep. Une assemblée, « importante » pour le député Vickens Dérilus, qui en voit une occasion de bien prendre connaissance de la position d’un groupe de 40 députés contestatatires du conseil électoral instauré par Martelly. « Nous maintenons notre position : un conseil électoral de consensus », soutiennent les sénateurs Jean Charles Moïse et Wetsner Polycarpe. Une vision, partagée par les 40 députés signalés. Tous optent pour une organisation électorale de circonstance, qui n’aura qu’à organiser les prochaines élections. « Je serai présent dans l’enceinte, mais je ne participerai pas à cette assemblée », reste, ferme, le sénateur Polycarpe « Je n’y serai pas. Martelly doit reculer », insiste Jean Charles Moïse. Organiser les élections avec ce conseil, établi par Michel Martelly, ne permettra pas de tenir des scrutins honnêtes, crédibles et réalisés dans la communion de toutes les parties en présence dans la vie sociopolitique haïtienne, soulignent Moïse et Polycarpe, qui refusent de sacrifier les acquis démocratiques. Pour envoyer des représentants dans ce conseil, il faut 2 tiers de chacune des deux chambres , soit 66 députés et 20 sénateurs. Or, dans le contexte actuel, le sénat n’a que 20 membres, qui ne seront pas, tous, présents à l’assemblée nationale convoquée pour le 31 août 2012. Ce qui risque d’aboutir au « constat de l’impossibilité matérielle », de désigner ces personnalités, selon le député Dérilus. Ainsi, la situation reste t-elle tendue. “Il ne sera pas possible d’attendre, sans fin, le parlement, qui n’arrive pas encore à statuer sur la situation”, estime, dans ses sorties médiatiques, le porte parole de la présidence, Lucien Jura. Une impatience, qui s’oppose visiblement à l’attente nationale - qui a marqué la première année de gestion de Martelly - quant à la promulgation ou non de la version amendée de la Constitution de 1987. Une démarche, entreprise par Martelly au mois de juin 2012, plus d’une année après son investiture le 14 mai 2011, en autorisant une version amendée de la Constitution de 1987 que l’actuelle administration qualifie de “reproduction”. [srh rc apr 31/8/2012 1:18] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13341

jeudi 1 mars 2012

Haiti – Politique : Des nouveaux personnages pour administrer la commune de Port-au-Prince

De nouvelles personnalités vont désormais diriger la commune de Port-au-Prince, selon la décision du président Michel Jospeh Martelly. En effet, Gabrielle Hyacinthe, Jean Marie Descorbett et Gérald Junior Estimé, respectivement présidente et membres, ont été nommés par arrêté en date du 23 février 2012.

Ces nouveaux personnages remplaceront officiellement le cartel municipal conduit depuis plusieurs années par Jean Yves Muscadin Jason.
Le maire Jean Yves Jason avait pourtant prévu de donner une conférence de presse ce jeudi où il devait se prononcer sur des dossiers d’actualité dont la démission du Premier ministre et la question de la nationalité étrangère présumée des membres du gouvernement ainsi que la question des maires révoqués.
Selon l’article premier de cet arrêté présidentiel, les citoyens susmentionnés sont nommés pour « former la Commission municipale devant administrer la Commune de Port-au-Prince, jusqu’aux prochaines élections ».
http://www.haitinews509.net/2012/02/haiti-politique-des-nouveaux-personnages-pour-administrer-la-commune-de-port-au-prince/

mardi 3 janvier 2012

Haïti-Politique : La présidence propose de redéfinir l’être haïtien et de revenir à l’agriculture

208 e anniversaire de la déclaration d’indépendance nationale
P-au-P, 2 janv. 2012 [AlterPresse] --- Le président Joseph Michel Martelly invite à de nouveaux combats en 2012, passant par des actions visant à refaire l’être haïtien et à revenir aux débouchés offerts par l’agriculture, dans un discours prononcé aux Gonaïves (la cité de l’indépendance, à 174 km au nord de la capitale) pour son premier message de vœux à la nation à la tête d’Haïti, relève l’agence en ligne AlterPresse.
Les infrastructures, la construction de belles routes et la mise en place d’autres moyens de développement peuvent ne pas être profitables à la république caribéenne, si les citoyennes et citoyens ne sont pas formés, à travers un processus devant avoir pour base l’éducation, avertit Martelly.
Il s’agit d’ « une autre bataille, (d’) une autre guerre », de la mise en œuvre de combats axés notamment sur l’éducation et l’environnement, et nécessitant la conjugaison de toutes les forces vives haïtiennes.
« Les canons se sont tus, mais la bataille continue », martèle t-il, en référence à la geste héroïque ayant amené à la déclaration d’indépendance nationale le 1er janvier 1804 aux Gonaïves par les pères fondateurs de la patrie.
« Il nous faut recommencer à travailler la terre : c’est cela notre richesse. Nous devons exploiter ce que nous avons. Nous avons une terre fertile et des gens à la recherche de travail », argue Martelly, qui n’a pas précisé les mécanismes qui seront institués par le gouvernement du premier ministre Garry Conille pour matérialiser de tels souhaits.
En 2012, le gouvernement a l’intention de soutenir les paysans agriculteurs en favorisant l’accès aux intrants par la disponibilité de « banques agricoles », promet Martelly sans fixer de date
La multiplication d’usines de sous-traitance, en guise de création d’emplois, reste une des options, qui semble retenir principalement l’attention de la nouvelle administration politique, inaugurée le 14 mai 2011 (avec la prestation de serment du nouveau président) et le 18 octobre de la même année (avec l’installation du premier cabinet ministériel composé de 18 ministres et de 19 secrétaires d’État).
La pêche et le tourisme sont également vus par Martelly comme facteurs, susceptibles de relever l’économie nationale.
Sans indiquer les voies et moyens, Martelly prône une sorte d’ "État providence", une perspective selon laquelle « l’État doit prendre les problèmes (de la population en main) pour que le peuple puisse jouir… ». [rh rc apr 02/01/2012 09:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12136

mardi 24 août 2010

Appel désespéré de l'ISC

Comme prêchant dans le désert, pour la quatrième fois consécutive, des organisations de la société civile, visiblement en panne d'attention du public, lancent un appel pressant à un réveil civique et à une grande mobilisation citoyenne, alors que tous les esprits se concentrent sur les élections. Dans une déclaration conjointe, elles ont critiqué le Parlement et la Cour supérieure des Comptes qui n'ont pas pu livrer dans un délai raisonnable les certificats de décharge. Le CEP et le CNE ont également écopé d'une forte amende. Haïti: L'épineuse question de certificat de décharge soulève le mécontentement de ces organisations de la société civile. « Les droits du citoyen ne sont pas respectés. Lorsque celui-ci, après avoir servi à des fonctions de haute responsabilité, sollicite décharge de sa gestion, les instances préposées à cette fin ne prêtent guère attention à sa demande, à moins qu'il ne soit en odeur de sainteté auprès du pouvoir, ont-elle avancé. Quand ce n'est pas la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif qui ne dresse pas le rapport, c'est le Parlement qui se dérobe de ses obligations statutaires. »
De plus, pour ces organisations, les prescrits constitutionnels sont foulés aux pieds. « Le Conseil électoral provisoire s'arroge de façon abusive le droit de ''mettre en quarantaine'' l'exigence constitutionnelle relative à la décharge des grands commis de l'État, sans se référer aux trois pouvoirs, qui en cette circonstance exceptionnelle aurait à se prononcer sur la question », ont-elles jugé.
« En ce moment de grande détresse économique, ont-elles ajouté, le CEP se propose d'engloutir des millions de dollars pour organiser des élections présidentielles qu'il faudrait refaire au cas où l'élu n'obtiendrait pas une décharge post-électorale. »

Le CNE indexé
Ces organisations de la société civile n'ont pas fait de rabais pour le CNE dont le directeur, Jude Célestin, est candidat à la présidence sous le label de la plateforme présidentielle INITE. « La valse des candidatures a remis sous les feux de la rampe le Centre national des Équipements (CNE), une institution dont on ne sait pas si elle relève du droit public ou du droit privé, ont-elles avancé. Le CNE n'est ni le ministère des Travaux publics, ni une firme privée de construction, et pourtant une part substantielle des deniers publics lui est confiée. Particulièrement les importants fonds de Pétro-Caribe, pour lesquels la nation attend encore un rapport approprié. »
Perplexes, ces organisations s'interrogent sur un ensemble d'institutions importantes de la société. « Qui contrôle le CNE ? La Cour supérieure des Comptes ? La Commission nationale des marchés publics ? Le Parlement ? Avons-nous affaire à une instance au-dessus de la loi, au-dessus de l'État, qui serait la ''chose'' du président de la République et qui aujourd'hui se transforme en formation politique pour proposer des candidats à la présidence et au Parlement ? » Des questions qui restent pendantes.
Selon les signataires de cette déclaration, ce qui prévaut aujourd'hui dans le pays c'est la logique partisane, le clientélisme politique, le népotisme, le favoritisme, le paternalisme...
Par ailleurs, dans leur précédente prise de position, ces représentants de la société civile souhaitaient voir l'émergence d'une force politique unitaire pour les prochaines élections. Les partis politiques ont manifestement fait la sourde oreille. Pour cause, 34 candidats à la présidence ont fait le dépôt de leur candidature. « Les partis politiques n'ont pas réussi à dépasser les rivalités de personnes ou de clans pour constituer deux ou trois grandes forces politiques bien structurées », ont-ils déploré.
Les partis politiques ne sont pas les seuls à blâmer. « Les élites intellectuelles, morales, professionnelles, économiques ont également leur part de responsabilité dans cet échec. Elles n'ont pas su dépasser leurs intérêts personnels pour apporter leur contribution intellectuelle et financière dans la construction de ces deux ou trois grands partis politiques, ont-ils regretté. Chacun attend prudemment que le gagnant se profile à l'horizon pour l'appuyer et obtenir sa bénédiction ou ses faveurs. »
Le résultat de ce comportement, ont-ils poursuivi, c'est que la magistrature suprême de l'État, un poste de décision aussi important, qui requiert une bonne maîtrise des dossiers et une fine connaissance des hommes et des institutions, est convoitée soit par des inconnus, soit par des personnalités populaires dans d'autres domaines, mais qui n'ont ni la préparation, ni l'expérience pour une tâche aussi délicate.
Ces organisations de la société civile tiennent à faire savoir que la politique n'est pas un jeu, les élections ne sont pas un festival. « Ce sont des affaires extrêmement sérieuses qui demandent l'attention, l'engagement et l'investissement de tous, ont-elles indiqué. Nous invitons les citoyens et citoyennes à suivre avec la plus grande vigilance ce qui se passe au niveau du processus électoral, à continuer à exiger les changements et les corrections nécessaires. »
Tout n'est pas perdu. Le moment est à la réflexion, à la concertation, à des choix judicieux et à l'action, concluent ces organisations. Comme prêchant dans le désert, elles lancent pour la quatrième fois un appel pressant à un réveil civique et à une grande mobilisation citoyenne.
Interrogé ce lundi matin par les présentateurs de Panel Magik (radio Magik 9) sur la capacité des organisations de la société civile à mobiliser la population, le directeur exécutif de l'Initiative de la société civile (ISC), Rosny Desroches, a estimé que le niveau de conscience civique du peuple haïtien n'arrive pas encore à maturité. « Nous allons continuer avec la sensibilisation afin de les porter à arriver à ce niveau de conscience civique », a-t-il dit.
Selon lui, la population commence déjà à voir venir le danger. En outre, il a souligné que les organisations de la société civile ne sont pas en panne de crédibilité, pour répondre à une question des journalistes de l'émission Panel Magik.

Les signataires de cette déclaration :
Rosny Desroches, de l'Initiative de la Société civile (ISC)
Léopold Berlanger, de l'Organisation des Patriotes haïtiens (OPA)
Jean-Claude Bajeux, du Centre oecuménique des droits humains (CEDH)
Jean Gary Denis, de l'Initiative citoyenne (IC)
Jean Gardy Théodore, de CEPRODHD
Dominique Joseph, de l'Officie de concertation pour le développement (OCODE)
James Jacques, de GRAFNEH
Bellegarde Berthony, de Action citoyenne (AC)
Alfonse Francis, de MODODH
Edouard Paultre, CONHANE

Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82708&PubDate=2010-08-23
Dizon pam:
Moun ki siyen deklarasyon fransé tulututu pale pwenti sa yo seri sanble yo soulaje lè yo aprann que Wyclef jean te pran kanè. Paske se pa de kakarel ki te monte sou biskèt tout bann moun sa yo. Depi Jean Claude Duvalier kite peyi dayiti nan lane 86, moun sa yo swa dizan pran lapawol pou ede konstwi demokrasi, eta de dwa etc...Men lè nou gade sa kap pase se you seri de ti boutik moun sa yo creye pou yo ka fè pale de yo e jwenn la manjay nan pale na fowom pale pwenti.
Sa mwen remake, tout loganizasyon sa yo, menm jan ak tout pati politik ki pral patisipe nan eleksyon prezidansyel yo , se you ban oganizasyo sefaloyid, ki vle di ke pati sa yo se biwo ak prezidan selman yo genyen. Ti pèp la pa konsène nan bann pawol anpil, nan bann pale pwenti sa yo.
Lide tiboutik pa-m, tiboutik pa-w la klè kou dlo kokoye le ou gade selman lis moun ak loganizasyon ki siyen dekalrasyon pale pwenti saa. Eskè you moun ka dim ki diferans ki genyen ant "Initiative citoyenne " ak "Action citoyenne"? Poukisa gen de loganizasyon ki preske gen menm non? Poukisa gen platfom, gen rezo kap travay nan dwa de lom. Poukisa tout loganizasyon sa yo pa mare sosis yo ansanm pou yo fè you mouvman ki gen nen nan figi yo?
Se paske chak moun vle rele tèt yo chè mèt chè metrè-s de tiboutik pa yo.
Nan tou-t pale anpil sa yo, ti pèp la chita ap tann. Ap trann you moun ki vle pale menm jan ak yo. Yo prannan Aristide, yo prannan preval. Anyen pa chanje pou yo. Jounen jodi-a yo wè you dennyè espwa nan WYCLEF JEAN, epi tout moun kap pale fransé pale pwenti pran nan kakarel.
Yo pap janmen pra ekzanp..yo pap jan-m reflechi pou yo konnen ki sapou yo fè pou yo montre ke se zafè pèp la reyelteman ke yap regle.
Kreyol pale, kreyol konpran-n!

jeudi 6 mai 2010

Des élections en Haïti avant la fin de l'année, techniquement possible selon L'OEA

Dans une interview accordée à Radio Métropole, le représentant du secrétaire général de l'OEA en Haïti Ricardo Seitenfus a indiqué qu'un défi de taille doit être relevé de façon à ce que les joutes électorales se tiennent avant la fin de l'année. Selon, le professeur Seitenfus, l'organisation régionale attend un financement des pays membres, de l'ordre de 25 millions de dollars, afin de coordonner ces élections.
« Comme par le passé, l'OEA est prête à aider, mais elle souhaite une large participation de l'électorat » précise le diplomate.
L'organisation hémisphérique, promet toutefois d'assister le Conseil Electoral Provisoire de manière à réaliser les prochaines élections.
Un conseil électoral ébranlé par un nouveau scandale suite à l'affaire du Conseiller Jean Enel Désir, contraint de démissionner pour faute administrative grave.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17679
Commentaires:
Il faut juste se rappeler qu'il s'agit d'élections présidentielles et legislatives dans un pays "souverain". Quelqu'un qui observe la politique de loin dirait que la priorité d'Haïti ne liste pas des élections dans l'état actuel des choses.
Mais comme tous les mais d'Haïti se sont mis d'accord sur l'urgente et pressante nécessité de ces élections, donc il y aura bien des élections en Haïti

lundi 3 mai 2010

De nouvelles manifestations anti-gouvernementales en province

Pour la première fois, les opposants au gouvernement ont organisé une manifestation à Jacmel dans le Sud'Est contre la loi d'urgence. Plusieurs milliers de personnes avaient pris part à ce mouvement de protestation réalisé par la Coordination Régionale des Organisations du Sud-est (CROS). Le chef de l'Etat et les parlementaires de la majorité étaient dans le collimateur des protestataires. Ils dénoncent la loi d'urgence comme un complot visant à favoriser un enrichissement illicite des proches du pouvoir.
La marche a été organisée à l'occasion de la célébration de la fête de l'agriculture et du travail ce samedi premier mai. Aucune présence policière n'a été remarquée lors de cette manifestation qui s'est déroulée sans aucun incident.

En réaction à la manifestation, la ministre de la culture et de la communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue a indiqué que manifester est un droit garanti par la démocratie pourvu que cela se fasse selon des normes et dans le respect de tous.

Parallement au Cap Haïtien dans la deuxième ville du pays, des partisans et des sympathisants de Fanmi Lavalas ont gagné les rues pour dénoncer la mauvaise gestion du gouvernement Préval /Bellerive. Mais un autre groupe de manifestants se réclamant d'une autre branche de Fanmi Lavalas ont attaqué à coup de pierres et de tessons de bouteilles les premiers manifestants.

Dans le même temps à, Port-au-Prince, plusieurs dizaines de membres de l'opposition avaient également gagné les rues pour critiquer les actions gouvernementales.

Ces dernières semaines des manifestations ont eu lieu à Miragoane, Léogane, Hinche, Cayes, Saint Marc, et aux Gonaïves. Des dizaines de militants des partis de l'opposition n'ont cessé de réclamer le départ du président Préval et le retrait de la loi d'urgence qu'ils qualifient d'inconstitutionnelle.

EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17665

vendredi 23 avril 2010

Le “spectre” de l’Assemblée constituante de nouveau agité par le président de la Chambre basse

Un projet que l’opposition prête au chef de l’Etat vendredi 23 avril 2010, Radio Kiskeya
Le président de la Chambre des députés, Louis Jeune Levaillant, membre-fondateur de la plate forme présidentielle INITE, a une fois de plus lancé l’idée, jeudi, de la formation, avant la tenue d’élections, d’une Assemblée constituante pour l’élaboration d’une nouvelle charte fondamentale.
De nombreux partis de l’opposition ont à maintes reprises dénoncé le projet du chef de l’Etat, René Préval, d’élaborer une nouvelle charte fondamentale qui lui permettrait soit de succéder à lui-même, soit d’assurer la mise en place d’une équipe à sa dévotion. C’est par crainte d’une telle éventualité que ces partis ont protesté contre les pleins pouvoirs accordés au chef de l’Etat dans le cadre de la Loi d’état d’urgence récemment votée.
Pour le président de la Chambre basse, la formule de l’Assemblée constituante constitue la meilleure alternative à la procédure rigide imposée par la Constitution de 1987 concernant son amendement. Or, dit-il, il est évident que cette constitution comporte des imperfections qui nuisent au bon fonctionnement de la démocratie et qu’il est bien venu le moment de l’amender malgré l’absence de la 49eme législature qui devait s’en charger.
Louis Jeune Levaillant a par ailleurs annoncé que le représentant de la Chambre basse au sein du Comité intérimaire pour la reconstruction sera choisi dans la classe politique. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6721
Commentaires:
On a tout simplement l'impression que nous dominons l'art de l'amalgame à la perfection. La loi d'urgence votée ne contemple pas des transformations politiques d'une telle envergure. La Commission intérimaire est indispensable parce que nous ne savons pas gérer de façon propre et honnête les sommes qui nous seront allouées.
En ce qui concerne des éventuelles modifications de la Constitution  il faut se baser déjà sur ce qu'elle prévoit en matière de procédure d'amendement.
Il faut amender la constitution en respectant ce qu'elle prévoit en la matière.
Que les politiciens se positionnent comme il faut pour éviter des manipulations supportées par l'ego et les intérêts personnels mais de grâce arrêtons les amalgames.

mardi 20 avril 2010

Manifestation anti-gouvernementale aux Gonaïves

Des dizaines de personnes ont manifesté ce lundi dans la cité de l'indépendance. Les manifestants qui voulaient protester contre l'adoption par le parlement, du projet de loi d'urgence, ont érigé des barricades de pneus enflammés un peu partout à travers la ville. Les protestataires ont lancé des slogans hostiles au chef de l'Etat qu'ils accusent de fouler au pied la souveraineté nationale.
Notons que ce mouvement de faible ampleur n'a pas paralysé les activités locales ; écoles et commerces continuant à fonctionner normalement dans la métropole du Haut- Artibonite.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17580
Commentaires:
Dans la conjoncture actuelle toute manifestation de ce genre doit être répudiée par l'ensemble de la population et surtout conjurée par tous le smoyens par les forces de l'ordre. On le sait très bien que ses manifestants ont été payés pour gueuler et monter leur barricades enfalmmées. Les commanditaires doivent eêtre retrouvés et traduits à la justice.
Ne vivons-nosu pas end émocratie en Haïti? Les partis politiques ont perdu la bataille puisque à cause de leurs faiblesses, leur représentations au parlement reste insignifiant.
Il faut rester sur le terrain de la politique. Que chaque leader se pose les bonnes questions. Ses leaders qui sont des dinosaures édentés et émaciés de la politique haïtienne devraient commencer à penser à un transfert de savoir -s'il peuvent se targuer d'en posseder-. Les manifestations violentes ne sont pas les bienvenues avec un pays et une population à genou!

lundi 29 mars 2010

Haïti-Séisme : Pour une recomposition profonde et durable de l’espace politique national

Samedi 27 mars 2010 par Ronald Colbert
Cayes (Haïti), 27 mars 2010 [AlterPresse] --- Haïti doit profiter des opportunités qui s’offrent, au lendemain du séisme du 12 janvier 2010, pour se donner (à ses ressortissantes et ressortissants) les chances d’un nouveau départ en agissant sur l’espace politique grâce à une vision de refondation de la nation comme nécessité absolue.

Telles sont, entre autres, les conclusions dégagées d’une première rencontre interdépartementale, déroulée, le samedi 13 mars aux Cayes (à 165 kilomètres au sud de la capitale Port-au-Prince), dans la perspective d’aménager les bases d’une force politique régionale dans le Grand Sud : Sud, Sud-Est et Sud-Ouest (Nippes et Grande Anse), dont un compte-rendu a été acheminé à l’agence en ligne AlterPresse.
“ L’émergence de forces politiques régionales, issues de l’interactivité entre les pôles de réflexion au niveau des départements (Ndlr :géographiques), apparaît comme une stratégie légitime, efficace, susceptible de contribuer à l’émergence d’une puissance politique organisée et visionnaire, capable de s’opposer aux caciques de Port-au-Prince et de réorienter le cours de l’histoire en Haïti”, préconisent les participantes et participants à cette rencontre interdépartementale du 13 mars.
A 18 jours du sommet des bailleurs de fonds internationaux, le 31 mars à New York, ils ont insisté sur “la concentration outrancière des leviers de développement dans la zone métropolitaine de la capitale ; la nécessité d’une décentralisation rapide et ordonnée des ressources humaines, matérielles et financières vers les provinces ; l’accélération de la dégradation de l’environnement sur toute l´étendue du territoire national ; le poids de la communauté internationale dans le budget gouvernemental ; l’attitude de prédateurs, affichée par les élites nationales malgré les maigres ressources du pays et la paupérisation envahissante qui gangrène le tissu social”.
A noter que le Fonds monétaire international (Fmi) se prononce en faveur de l’octroi, par les bailleurs de fonds au sommet du 31 mars, d’environ 350 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 41:00 gourdes aujourd’hui) d’appui budgétaire, sollicités par l’administration du premier ministre Joseph Jean Max Bellerive pour l’exercice fiscal 2009-2010.
Seulement 20 et 35 % des recettes fiscales prévues ont été collectées en janvier et février 2010, rappelle le Fmi.
Pour leur part, les délégués des organisations, ayant pris part au forum de discussions du 13 mars, invitent à un consensus sur l’idée de rupture avec les pratiques politiques (traditionnelles) dans le pays, les échéances électorales et politiques, la constitution de forces politiques régionales, la problématique de la décentralisation, du développement local et régional.
A leur avis les causes, qui expliquent l’immensité des pertes en vies humaines (plus de 250,000 morts, plusieurs centaines de milliers de sans abris et de milliers de handicapées et handicapés) ainsi que matérielles (destruction de la quasi-totalité des infrastructures immobilières de la capitale, entre autres), enregistrées dans le tremblement du terre du 12 janvier, doivent être recherchées dans l’inefficacité des politiques publiques et l’irresponsabilité des organismes d’État.
Aujourd’hui, Haïti se trouve aux bords de l’abîme, le fonctionnement des institutions reste chaotique, les citoyennes et citoyens sont livrés à eux-mêmes. Quel que soit l’angle de perception envisagée, l’action gouvernementale semble décevante, disent-ils.
Face à ce constat, il importe de parvenir à un consensus sur la reconstruction d’Haïti (qui n’a d’ailleurs pas été construite, argumentent certains).
Les réflexions de cette première rencontre doivent être approfondies au cours d’une deuxième rencontre interdépartementale, toujours aux Cayes, ce samedi 27 mars 2010.
Une troisième rencontre de suivi doit avoir lieu à une autre date, non encore déterminée (probablement en avril 2010), ou dans le Sud-Est ou dans le Sud-Ouest d’Haïti.
Avec l’apport de plusieurs dirigeants politiques et d’autres membres d’organisations sociales, l’initiative du forum régional de discussions est l’œuvre de la ligue citoyenne pour le progrès (Lcp, Cayes / Sud), la coordination régionale des organisations du Sud-Est (Cros), la coordination des organisations de la région des Nippes (Korenip, de son sigle en Créole), la coordination de la résistance dans la Grande Anse (Korega, de son sigle en Créole). [rc apr 27/03.2010 11:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9397

samedi 27 juin 2009

Les medias, théâtre de la première partie du débat sur le salaire minimum

Partisans et opposants à la loi sur le salaire minimum continuent à s'affronter dans les medias afin d'influencer éventuellement la décision des parlementaires. Des élus, des économistes, des hommes d'affaires et des membres du gouvernement ont exposé leur point de vue sur ce épineux dossier qui tend à polariser divers secteurs.
La présidence a lancé cette semaine une campagne de sensibilisation de l'opinion publique à travers les medias. Une copie de la lettre du chef de l'Etat aux parlementaires est lue dans les radios et télévisions par l'ex député, Yves Christalin, aujourd'hui conseiller du président Préval et chef de file de l'une des branches de Fanmi Lavalas.
La démarche du gouvernement vise à donner une plus large audience aux arguments du président Préval qui pourraient être considérés comme impopulaires.
D'un autre coté, les étudiants de l'Université d'Etat d'Haïti sont également en campagne auprès des parlementaires. Pour la seconde journée consécutive, la plus grande partie de la manifestation des étudiants s'est déroulée devant le Parlement.
Dans leurs slogans les étudiants ont mis en garde contre toute velléité de sombrer dans la corruption pour accepter les objections du chef de l'Etat. Selon les manifestants le président Préval et les membres du secteur privé sont logés à la même enseigne puisqu'ils refusent de soulager la misère du peuple.
Les organisateurs du mouvement étudiant ont fait part de leur intention d'ouvrir la manifestation aux représentants des autres secteurs de la vie nationale.
LLM
http://metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15416

jeudi 2 avril 2009

Le CEP prêt techniquement à 80% pour le 19 avril

Une « grande innovation » non encore dévoilée devrait permettre aux électeurs de se rendre facilement aux urnes, selon l’organisme électoral

Le dispositif technique mis en place en vue de la tenue des législatives partielles du 19 avril est prêt à 80%, a déclaré mercredi le porte-parole du Conseil électoral provisoire, Frantz Bernadin estimant que le processus électoral avançait de manière satisfaisante.

Le centre de tabulation où se déroulera le processus de dépouillement du scrutin devrait être opérationnel vers le 10 avril. Le porte-parole, qui souligne que de nombreux opérateurs de saisie sont en formation, assure que le centre sera ouvert à la presse avant le 19 avril.

Quant aux opérations de distribution du matériel électoral, elles se poursuivent dans les différents départements géographiques.

Par ailleurs, Frantz Bernadin annonce la création d’une nouvelle structure qui, pour la première fois en Haïti, permettra aux électeurs de localiser facilemnt les centres de vote. Particulièrement discret, il a indiqué que cette innovation provoquera l’étonnement lorsqu’elle sera exposée au grand public.

A moins de trois semaine des élections, l’optimisme du CEP tranche avec les inquiétudes manifestes de nombreux candidats et partis politiques engagés dans une compétition qui risque de souffrir de graves défaillances organisationnelles et de connaître une faible participation populaire.

Les haïtiens sont appelés à élire douze Sénateurs en vue de renouveler le tiers de la Chambre haute. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5797

jeudi 26 mars 2009

Le CEP satisfait de l’avancement du processus électoral

Le CEP satisfait de l’avancement du processus électoral

Quatre millions 230.000 bulletins déjà disponibles pour le 19 avril

mercredi 25 mars 2009, Radio Kiskeya

Le porte-parole du Conseil électoral provisoire, Frantz Bernadin, a dressé mercredi un bilan satisfaisant de l’avancement du processus électoral, estimant que les préparatifs vont bon train à moins d’un mois du scrutin du 19 avril.

Intervenant lors de son point de presse hebdomadaire, M. Bernadin a fait savoir que le CEP a jusqu’ici géré de façon irréprochable la sélection des membres des bureaux de vote (BV), l’installation des membres des bureaux électoraux communaux (BEC) et le prépositionnement du matériel électoral.

Quatre millions 230.000 bulletins de vote sont d’ores et déjà imprimés et devront être distribués à travers les dix départements du pays, selon le porte-parole qui a aussi donné l’assurance qu’un dispositif technique approprié sera disponible au centre de tabulation pour assurer le dépouillement du scrutin.

Par ailleurs, une campagne de sensibilisation de la population a été lancée dans les médias en vue d’une mobilisation significative de l’électorat.

Le 19 avril, les haïtiens seront appelés à élire douze Sénateurs à raison d’un par département, sauf dans l’Artibonite (nord) et le Nord-Est où deux sièges seront à combler.

Ces sénatoriales partielles destinées à renouveler le tiers de la Chambre haute semblent jusqu’ici susciter très peu d’intérêt dans l’électorat, toutes catégories confondues. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5778

mercredi 28 janvier 2009

L'exécutif doit revoir sa copie

«L'inadéquation entre les axes prioritaires fixés par le gouvernement et les montants qui leur sont alloués» est l'un des arguments fournis par les membres de la commission Finance de la Chambre basse pour porter l'assemblée à voter en faveur du renvoi de la loi de finances 2008-2009 à l'exécutif. Selon les recommandations de la commission votées par 54 députés, l'exécutif doit apporter certaines modifications dans le document s'il veut être assuré de son vote à la Chambre basse.Outre la maigre ligne budgétaire allouée à certains axes prioritaires, notamment tourisme et environnement, les parlementaires estiment que l'exécutif n'a pas fourni assez de détails sur la provenance des fonds locaux qui doivent alimenter le budget. En plus, la commission relève que les recettes ne sont pas bien ventilées dans le projet de loi de finances 2008-2009 transmis en décembre dernier aux députés « Nous attendons du gouvernement une ventilation détaillée des ressources internes », a dit le président de la commission, le député Jean-Marcel Lumérant. Avant de recommander à l'assemblée de retourner le budget à l'exécutif pour modification, la commission s'est donnée la peine de recueillir les doléances de toutes les instances concernées sur le document. Les parlementaires ont été surpris d'entendre les complaintes de certains ministres sur le budget alors qu'ils devraient participer à son élaboration. « Je n'ai aucun contrôle sur une bonne partie des fonds alloués au secteur agricole, lançait sans ménagement le ministre de l'Agriculture, Joanas Gué. Je suis devant un fait accompli ».

La décision de l'Administration Préval/Pierre-Louis de ne pas percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications a, sans doute, faussé ses prévisions pour l'exercice fiscal 2008-2009. Les parlementaires attendent des explications du gouvernement sur la manière dont il va procéder pour trouver les fonds que devraient générer les nouvelles taxes sur les télécommunications.40%, soit 40 milliards de gourdes sur les 100 milliards, du budget devaient être tirés du Trésor public. Le Premier ministre Michèle D. Pierre-Louis avait récemment émis des doutes sur la capacité de la communauté internationale à respecter son engagement de verser à temps les 60 milliards de gourdes promises au pays pour financer les projets contenus dans le budget. « Pour faire face à toute éventualité, nous allons percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications et les livrets de passeports », faisait remarquer le chef du gouvernement. Devant le mécontentement exprimé par la population, le gouvernement a dû renoncer à l'augmentation des taxes sur les appels téléphoniques.
Jean Pharès Jérôme

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=66672&PubDate=2009-01-27

L'exécutif doit revoir sa copie

«L'inadéquation entre les axes prioritaires fixés par le gouvernement et les montants qui leur sont alloués» est l'un des arguments fournis par les membres de la commission Finance de la Chambre basse pour porter l'assemblée à voter en faveur du renvoi de la loi de finances 2008-2009 à l'exécutif. Selon les recommandations de la commission votées par 54 députés, l'exécutif doit apporter certaines modifications dans le document s'il veut être assuré de son vote à la Chambre basse.Outre la maigre ligne budgétaire allouée à certains axes prioritaires, notamment tourisme et environnement, les parlementaires estiment que l'exécutif n'a pas fourni assez de détails sur la provenance des fonds locaux qui doivent alimenter le budget. En plus, la commission relève que les recettes ne sont pas bien ventilées dans le projet de loi de finances 2008-2009 transmis en décembre dernier aux députés « Nous attendons du gouvernement une ventilation détaillée des ressources internes », a dit le président de la commission, le député Jean-Marcel Lumérant. Avant de recommander à l'assemblée de retourner le budget à l'exécutif pour modification, la commission s'est donnée la peine de recueillir les doléances de toutes les instances concernées sur le document. Les parlementaires ont été surpris d'entendre les complaintes de certains ministres sur le budget alors qu'ils devraient participer à son élaboration. « Je n'ai aucun contrôle sur une bonne partie des fonds alloués au secteur agricole, lançait sans ménagement le ministre de l'Agriculture, Joanas Gué. Je suis devant un fait accompli ».

La décision de l'Administration Préval/Pierre-Louis de ne pas percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications a, sans doute, faussé ses prévisions pour l'exercice fiscal 2008-2009. Les parlementaires attendent des explications du gouvernement sur la manière dont il va procéder pour trouver les fonds que devraient générer les nouvelles taxes sur les télécommunications.40%, soit 40 milliards de gourdes sur les 100 milliards, du budget devaient être tirés du Trésor public. Le Premier ministre Michèle D. Pierre-Louis avait récemment émis des doutes sur la capacité de la communauté internationale à respecter son engagement de verser à temps les 60 milliards de gourdes promises au pays pour financer les projets contenus dans le budget. « Pour faire face à toute éventualité, nous allons percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications et les livrets de passeports », faisait remarquer le chef du gouvernement. Devant le mécontentement exprimé par la population, le gouvernement a dû renoncer à l'augmentation des taxes sur les appels téléphoniques.
Jean Pharès Jérôme

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=66672&PubDate=2009-01-27

mardi 6 janvier 2009

Les députés entendent analyser le budget sans précipitation

Le président de la commission finance de la chambre basse, Jean Marcel Lemeran, indique que la loi de finance 2008 – 2009 devrait être votée par les députés à la fin de ce mois de janvier. Il souligne que les élus doivent consacrer quelques jours au processus d'élection des membres du nouveau bureau de la chambre basse. C'est dans ce contexte que les membres de la commission finance se sont évertués à analyser le budget du bureau pour l'année législative 2008.
De plus, le député Lemeran révèle que la formule de commission bicamérale pour l'analyse du budget utilisée les années précédentes a été abandonnée. " Les commissions finances de la chambre basse et du sénat travailleront de manière indépendante mais on veillera à rapprocher autant que possible les interventions des ministres", ajoute t-il. L'analyse du budget de la république débutera ce mardi avec les interventions prévues de la Première ministre, Michèle Pierre Louis, des ministres des finances, Daniel Dorsainvil et de la planification, Jean Max Bellerive, par devant la commission finance. Le député Lemeran assure que les parlementaires prendront le temps nécessaire pour l'analyse des différentes sections du budget. " Le rapport de la commission devrait être présenté à l'assemblée des députés le mardi 27 janvier", promet M. Lemeran.
Interrogé sur les grandes orientations du budget, le député Lemeran dit avoir constaté un petit effort du gouvernement pour allouer plus de ressources aux villes de province. " Je suis en train de vérifier le pourcentage d'investissement dans les différents départements", dit-il rappelant qu'il s'agit de l'une des principales préoccupations des élus.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14577

samedi 20 décembre 2008

Des partis politiques sont préoccupés par le processus électoral

Moins d'une trentaine de partis politiques ont rempli les formalités requises par le Conseil électoral pour la participation aux prochaines élections sénatoriales La Fusion des sociaux démocrates, l'OPL, le MPH et le Mochrena figurent parmi les partis politiques qui ont attendu la date limite, 18 décembre pour se lancer dans le processus électoral.
Au nombre des partis absents de la liste des autorités électorales le Grand Rassemblement pour l'évolution d'Haïti (Greh) de Himmler Rébu. Il refuse de s'inscrire parce que des questions essentielles liées à l'organisation des joutes n'ont pas encore été élucidées par les autorités.
Et même, si tout comme plusieurs autres dirigeants de partis, il a reçu une lettre de bonne intention du Premier Ministre, M. Rébu refuse de s'aventurer. " Nous contestons la loi électorale, parce que c'est une loi scélérate qui comporte des aspects immoraux, des erreurs techniques et d'autres aspects politiquement inacceptable", ajoute t-il.
Le chef de file du GREH n'entend même pas analyser le délai et le calendrier électoral estimant qu'il faut d'abord un accord sur la loi électorale. Tout en espérant une séance de travail avec l'exécutif autour de cette question M. Rébu prend le risque de rester sur la touche lors des prochaines joutes.
Au sein des 27 partis inscrits, certains dont le Mochrena et l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL), affichent leurs inquiétudes en ce qui a trait au processus électoral.
Le porte parole de l'OPL, Harry Marsan, affirme que le parti a respecté l'échéance afin d'être en accord avec ses convictions. " L'OPL n'est pas prête à participer aux élections à n'importe quelle condition ", lance M. Marsan.
Il soutient que l'OPL est particulièrement préoccupée par le processus de recrutement des membres des BED.
En ce qui a trait aux divergences de vues au sein de la Convention des partis politiques, M. Marsan fait remarquer qu'il s'agit d'un espace de dialogue et non d'une plateforme électorale.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14512

jeudi 14 août 2008

Le Sénat menacé d’autodissolution

Un plan de "sortie de crisë" de Lespwa qui viserait à faciliter l’entrée en fonction d’un nouveau gouvernement
mercredi 13 août 2008,
Radio Kiskeya

Les sept Sénateurs de la plateforme présidentielle Lespwa et leur allié Lavalas, Yvon Bissereth (Sud), s’apprêteraient à démissionner dans les prochains jours si aucune solution de compromis ne permet la ratification de la déclaration de politique générale du Premier ministre Michèle Duvivier Piere-Louis et l’arrivée d’un nouveau gouvernement.
Le Sénateur Bissereth, qui en a fait l’annonce mercredi, a dénoncé les manœuvres de certaines forces politiques au Parlement qui ne visent qu’à empêcher le déblocage de la situation en multipliant des exigences les unes plus farfelues que les autres.
Le parlementaire se déclare préoccupé de constater que l’escalade des prix des produits de première nécessité se poursuit alors que le processus de formation du nouveau gouvernement est toujours dans l’impasse.
Pour sa part, le Sénateur Jean Hector Anacacis (Lespwa/Ouest) a proposé une fois de plus de ramener le quorum de la Chambre haute de 16 à 10 Sénateurs afin de faciliter la ratification de l’énoncé de politique générale de Mme Pierre-Louis exposé jusqu’ici à un vote incertain du Grand Corps.
Selon Anacacis, il s’agirait là de "l’ultime plan de sauvetage du Sénat menacé de dissolution. Dans le cas contraire, les Sénateurs de Lespwa et leur allié mettront leur plan de démission collective à exécution, a très sérieusement menacé le parlementaire. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5219
HRV commente : Il faut reconnaître que le jeu de la politique chez nous prend une autre tournure assez amusante. Après des approches et des rebondissements invraisemblables, l’équipe officielle rebondit à son tour et semble reprendre le dessus avec la menace d’une démission en bloc ; démission qui rendrait carrément caduque le Sénat de la République.
Pour l’instant il semblerait que cette réplique du secteur gouvernemental répondant à une exigence de plus en plus dure et farfelue des sénateurs-négociateurs soit la seule façon de contourner l’obstacle du pouvoir législatif.
Beaucoup de politiciens et observateurs commencent déjà a voir dans cette ultime proposition pour la sortie de crise un plan conscient ourdi par le chef de l’état lui-même.
Nous avons du mal à croire qu’un plan ait été élaboré dans ce sens avec le nombre de rebondissements et le comportement souvent extrême des parlementaires.
Les responsables de l’exécutif ne sont pas dotés d’une expertise politique proche du génie pour ourdir un plan de cette envergure.
Nous attendons la réponse de l’autre camp.