Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 25 septembre 2023
La classe politique haïtienne doit avoir un « sens de l’urgence » et parvenir à un consensus pour sortir de la crise politique, estime le chargé d’affaires américain
vendredi 31 août 2012
Haïti-Politique : Un Cep, à quel prix ?
jeudi 1 mars 2012
Haiti – Politique : Des nouveaux personnages pour administrer la commune de Port-au-Prince
Ces nouveaux personnages remplaceront officiellement le cartel municipal conduit depuis plusieurs années par Jean Yves Muscadin Jason.
Le maire Jean Yves Jason avait pourtant prévu de donner une conférence de presse ce jeudi où il devait se prononcer sur des dossiers d’actualité dont la démission du Premier ministre et la question de la nationalité étrangère présumée des membres du gouvernement ainsi que la question des maires révoqués.
Selon l’article premier de cet arrêté présidentiel, les citoyens susmentionnés sont nommés pour « former la Commission municipale devant administrer la Commune de Port-au-Prince, jusqu’aux prochaines élections ».
http://www.haitinews509.net/2012/02/haiti-politique-des-nouveaux-personnages-pour-administrer-la-commune-de-port-au-prince/
mardi 3 janvier 2012
Haïti-Politique : La présidence propose de redéfinir l’être haïtien et de revenir à l’agriculture
P-au-P, 2 janv. 2012 [AlterPresse] --- Le président Joseph Michel Martelly invite à de nouveaux combats en 2012, passant par des actions visant à refaire l’être haïtien et à revenir aux débouchés offerts par l’agriculture, dans un discours prononcé aux Gonaïves (la cité de l’indépendance, à 174 km au nord de la capitale) pour son premier message de vœux à la nation à la tête d’Haïti, relève l’agence en ligne AlterPresse.
Les infrastructures, la construction de belles routes et la mise en place d’autres moyens de développement peuvent ne pas être profitables à la république caribéenne, si les citoyennes et citoyens ne sont pas formés, à travers un processus devant avoir pour base l’éducation, avertit Martelly.
Il s’agit d’ « une autre bataille, (d’) une autre guerre », de la mise en œuvre de combats axés notamment sur l’éducation et l’environnement, et nécessitant la conjugaison de toutes les forces vives haïtiennes.
« Les canons se sont tus, mais la bataille continue », martèle t-il, en référence à la geste héroïque ayant amené à la déclaration d’indépendance nationale le 1er janvier 1804 aux Gonaïves par les pères fondateurs de la patrie.
« Il nous faut recommencer à travailler la terre : c’est cela notre richesse. Nous devons exploiter ce que nous avons. Nous avons une terre fertile et des gens à la recherche de travail », argue Martelly, qui n’a pas précisé les mécanismes qui seront institués par le gouvernement du premier ministre Garry Conille pour matérialiser de tels souhaits.
En 2012, le gouvernement a l’intention de soutenir les paysans agriculteurs en favorisant l’accès aux intrants par la disponibilité de « banques agricoles », promet Martelly sans fixer de date
La multiplication d’usines de sous-traitance, en guise de création d’emplois, reste une des options, qui semble retenir principalement l’attention de la nouvelle administration politique, inaugurée le 14 mai 2011 (avec la prestation de serment du nouveau président) et le 18 octobre de la même année (avec l’installation du premier cabinet ministériel composé de 18 ministres et de 19 secrétaires d’État).
La pêche et le tourisme sont également vus par Martelly comme facteurs, susceptibles de relever l’économie nationale.
Sans indiquer les voies et moyens, Martelly prône une sorte d’ "État providence", une perspective selon laquelle « l’État doit prendre les problèmes (de la population en main) pour que le peuple puisse jouir… ». [rh rc apr 02/01/2012 09:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12136
mardi 24 août 2010
Appel désespéré de l'ISC
De plus, pour ces organisations, les prescrits constitutionnels sont foulés aux pieds. « Le Conseil électoral provisoire s'arroge de façon abusive le droit de ''mettre en quarantaine'' l'exigence constitutionnelle relative à la décharge des grands commis de l'État, sans se référer aux trois pouvoirs, qui en cette circonstance exceptionnelle aurait à se prononcer sur la question », ont-elles jugé.
« En ce moment de grande détresse économique, ont-elles ajouté, le CEP se propose d'engloutir des millions de dollars pour organiser des élections présidentielles qu'il faudrait refaire au cas où l'élu n'obtiendrait pas une décharge post-électorale. »
Le CNE indexé
Ces organisations de la société civile n'ont pas fait de rabais pour le CNE dont le directeur, Jude Célestin, est candidat à la présidence sous le label de la plateforme présidentielle INITE. « La valse des candidatures a remis sous les feux de la rampe le Centre national des Équipements (CNE), une institution dont on ne sait pas si elle relève du droit public ou du droit privé, ont-elles avancé. Le CNE n'est ni le ministère des Travaux publics, ni une firme privée de construction, et pourtant une part substantielle des deniers publics lui est confiée. Particulièrement les importants fonds de Pétro-Caribe, pour lesquels la nation attend encore un rapport approprié. »
Perplexes, ces organisations s'interrogent sur un ensemble d'institutions importantes de la société. « Qui contrôle le CNE ? La Cour supérieure des Comptes ? La Commission nationale des marchés publics ? Le Parlement ? Avons-nous affaire à une instance au-dessus de la loi, au-dessus de l'État, qui serait la ''chose'' du président de la République et qui aujourd'hui se transforme en formation politique pour proposer des candidats à la présidence et au Parlement ? » Des questions qui restent pendantes.
Selon les signataires de cette déclaration, ce qui prévaut aujourd'hui dans le pays c'est la logique partisane, le clientélisme politique, le népotisme, le favoritisme, le paternalisme...
Par ailleurs, dans leur précédente prise de position, ces représentants de la société civile souhaitaient voir l'émergence d'une force politique unitaire pour les prochaines élections. Les partis politiques ont manifestement fait la sourde oreille. Pour cause, 34 candidats à la présidence ont fait le dépôt de leur candidature. « Les partis politiques n'ont pas réussi à dépasser les rivalités de personnes ou de clans pour constituer deux ou trois grandes forces politiques bien structurées », ont-ils déploré.
Les partis politiques ne sont pas les seuls à blâmer. « Les élites intellectuelles, morales, professionnelles, économiques ont également leur part de responsabilité dans cet échec. Elles n'ont pas su dépasser leurs intérêts personnels pour apporter leur contribution intellectuelle et financière dans la construction de ces deux ou trois grands partis politiques, ont-ils regretté. Chacun attend prudemment que le gagnant se profile à l'horizon pour l'appuyer et obtenir sa bénédiction ou ses faveurs. »
Le résultat de ce comportement, ont-ils poursuivi, c'est que la magistrature suprême de l'État, un poste de décision aussi important, qui requiert une bonne maîtrise des dossiers et une fine connaissance des hommes et des institutions, est convoitée soit par des inconnus, soit par des personnalités populaires dans d'autres domaines, mais qui n'ont ni la préparation, ni l'expérience pour une tâche aussi délicate.
Ces organisations de la société civile tiennent à faire savoir que la politique n'est pas un jeu, les élections ne sont pas un festival. « Ce sont des affaires extrêmement sérieuses qui demandent l'attention, l'engagement et l'investissement de tous, ont-elles indiqué. Nous invitons les citoyens et citoyennes à suivre avec la plus grande vigilance ce qui se passe au niveau du processus électoral, à continuer à exiger les changements et les corrections nécessaires. »
Tout n'est pas perdu. Le moment est à la réflexion, à la concertation, à des choix judicieux et à l'action, concluent ces organisations. Comme prêchant dans le désert, elles lancent pour la quatrième fois un appel pressant à un réveil civique et à une grande mobilisation citoyenne.
Interrogé ce lundi matin par les présentateurs de Panel Magik (radio Magik 9) sur la capacité des organisations de la société civile à mobiliser la population, le directeur exécutif de l'Initiative de la société civile (ISC), Rosny Desroches, a estimé que le niveau de conscience civique du peuple haïtien n'arrive pas encore à maturité. « Nous allons continuer avec la sensibilisation afin de les porter à arriver à ce niveau de conscience civique », a-t-il dit.
Selon lui, la population commence déjà à voir venir le danger. En outre, il a souligné que les organisations de la société civile ne sont pas en panne de crédibilité, pour répondre à une question des journalistes de l'émission Panel Magik.
Les signataires de cette déclaration :
Rosny Desroches, de l'Initiative de la Société civile (ISC)
Léopold Berlanger, de l'Organisation des Patriotes haïtiens (OPA)
Jean-Claude Bajeux, du Centre oecuménique des droits humains (CEDH)
Jean Gary Denis, de l'Initiative citoyenne (IC)
Jean Gardy Théodore, de CEPRODHD
Dominique Joseph, de l'Officie de concertation pour le développement (OCODE)
James Jacques, de GRAFNEH
Bellegarde Berthony, de Action citoyenne (AC)
Alfonse Francis, de MODODH
Edouard Paultre, CONHANE
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82708&PubDate=2010-08-23
Dizon pam:
Moun ki siyen deklarasyon fransé tulututu pale pwenti sa yo seri sanble yo soulaje lè yo aprann que Wyclef jean te pran kanè. Paske se pa de kakarel ki te monte sou biskèt tout bann moun sa yo. Depi Jean Claude Duvalier kite peyi dayiti nan lane 86, moun sa yo swa dizan pran lapawol pou ede konstwi demokrasi, eta de dwa etc...Men lè nou gade sa kap pase se you seri de ti boutik moun sa yo creye pou yo ka fè pale de yo e jwenn la manjay nan pale na fowom pale pwenti.
Sa mwen remake, tout loganizasyon sa yo, menm jan ak tout pati politik ki pral patisipe nan eleksyon prezidansyel yo , se you ban oganizasyo sefaloyid, ki vle di ke pati sa yo se biwo ak prezidan selman yo genyen. Ti pèp la pa konsène nan bann pawol anpil, nan bann pale pwenti sa yo.
Lide tiboutik pa-m, tiboutik pa-w la klè kou dlo kokoye le ou gade selman lis moun ak loganizasyon ki siyen dekalrasyon pale pwenti saa. Eskè you moun ka dim ki diferans ki genyen ant "Initiative citoyenne " ak "Action citoyenne"? Poukisa gen de loganizasyon ki preske gen menm non? Poukisa gen platfom, gen rezo kap travay nan dwa de lom. Poukisa tout loganizasyon sa yo pa mare sosis yo ansanm pou yo fè you mouvman ki gen nen nan figi yo?
Se paske chak moun vle rele tèt yo chè mèt chè metrè-s de tiboutik pa yo.
Nan tou-t pale anpil sa yo, ti pèp la chita ap tann. Ap trann you moun ki vle pale menm jan ak yo. Yo prannan Aristide, yo prannan preval. Anyen pa chanje pou yo. Jounen jodi-a yo wè you dennyè espwa nan WYCLEF JEAN, epi tout moun kap pale fransé pale pwenti pran nan kakarel.
Yo pap janmen pra ekzanp..yo pap jan-m reflechi pou yo konnen ki sapou yo fè pou yo montre ke se zafè pèp la reyelteman ke yap regle.
Kreyol pale, kreyol konpran-n!
jeudi 6 mai 2010
Des élections en Haïti avant la fin de l'année, techniquement possible selon L'OEA
« Comme par le passé, l'OEA est prête à aider, mais elle souhaite une large participation de l'électorat » précise le diplomate.
L'organisation hémisphérique, promet toutefois d'assister le Conseil Electoral Provisoire de manière à réaliser les prochaines élections.
Un conseil électoral ébranlé par un nouveau scandale suite à l'affaire du Conseiller Jean Enel Désir, contraint de démissionner pour faute administrative grave.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17679
Commentaires:
Il faut juste se rappeler qu'il s'agit d'élections présidentielles et legislatives dans un pays "souverain". Quelqu'un qui observe la politique de loin dirait que la priorité d'Haïti ne liste pas des élections dans l'état actuel des choses.
Mais comme tous les mais d'Haïti se sont mis d'accord sur l'urgente et pressante nécessité de ces élections, donc il y aura bien des élections en Haïti
lundi 3 mai 2010
De nouvelles manifestations anti-gouvernementales en province
La marche a été organisée à l'occasion de la célébration de la fête de l'agriculture et du travail ce samedi premier mai. Aucune présence policière n'a été remarquée lors de cette manifestation qui s'est déroulée sans aucun incident.
En réaction à la manifestation, la ministre de la culture et de la communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue a indiqué que manifester est un droit garanti par la démocratie pourvu que cela se fasse selon des normes et dans le respect de tous.
Parallement au Cap Haïtien dans la deuxième ville du pays, des partisans et des sympathisants de Fanmi Lavalas ont gagné les rues pour dénoncer la mauvaise gestion du gouvernement Préval /Bellerive. Mais un autre groupe de manifestants se réclamant d'une autre branche de Fanmi Lavalas ont attaqué à coup de pierres et de tessons de bouteilles les premiers manifestants.
Dans le même temps à, Port-au-Prince, plusieurs dizaines de membres de l'opposition avaient également gagné les rues pour critiquer les actions gouvernementales.
Ces dernières semaines des manifestations ont eu lieu à Miragoane, Léogane, Hinche, Cayes, Saint Marc, et aux Gonaïves. Des dizaines de militants des partis de l'opposition n'ont cessé de réclamer le départ du président Préval et le retrait de la loi d'urgence qu'ils qualifient d'inconstitutionnelle.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17665
vendredi 23 avril 2010
Le “spectre” de l’Assemblée constituante de nouveau agité par le président de la Chambre basse
Le président de la Chambre des députés, Louis Jeune Levaillant, membre-fondateur de la plate forme présidentielle INITE, a une fois de plus lancé l’idée, jeudi, de la formation, avant la tenue d’élections, d’une Assemblée constituante pour l’élaboration d’une nouvelle charte fondamentale.
De nombreux partis de l’opposition ont à maintes reprises dénoncé le projet du chef de l’Etat, René Préval, d’élaborer une nouvelle charte fondamentale qui lui permettrait soit de succéder à lui-même, soit d’assurer la mise en place d’une équipe à sa dévotion. C’est par crainte d’une telle éventualité que ces partis ont protesté contre les pleins pouvoirs accordés au chef de l’Etat dans le cadre de la Loi d’état d’urgence récemment votée.
Pour le président de la Chambre basse, la formule de l’Assemblée constituante constitue la meilleure alternative à la procédure rigide imposée par la Constitution de 1987 concernant son amendement. Or, dit-il, il est évident que cette constitution comporte des imperfections qui nuisent au bon fonctionnement de la démocratie et qu’il est bien venu le moment de l’amender malgré l’absence de la 49eme législature qui devait s’en charger.
Louis Jeune Levaillant a par ailleurs annoncé que le représentant de la Chambre basse au sein du Comité intérimaire pour la reconstruction sera choisi dans la classe politique. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6721
Commentaires:
On a tout simplement l'impression que nous dominons l'art de l'amalgame à la perfection. La loi d'urgence votée ne contemple pas des transformations politiques d'une telle envergure. La Commission intérimaire est indispensable parce que nous ne savons pas gérer de façon propre et honnête les sommes qui nous seront allouées.
En ce qui concerne des éventuelles modifications de la Constitution il faut se baser déjà sur ce qu'elle prévoit en matière de procédure d'amendement.
Il faut amender la constitution en respectant ce qu'elle prévoit en la matière.
Que les politiciens se positionnent comme il faut pour éviter des manipulations supportées par l'ego et les intérêts personnels mais de grâce arrêtons les amalgames.
mardi 20 avril 2010
Manifestation anti-gouvernementale aux Gonaïves
Notons que ce mouvement de faible ampleur n'a pas paralysé les activités locales ; écoles et commerces continuant à fonctionner normalement dans la métropole du Haut- Artibonite.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17580
Commentaires:
Dans la conjoncture actuelle toute manifestation de ce genre doit être répudiée par l'ensemble de la population et surtout conjurée par tous le smoyens par les forces de l'ordre. On le sait très bien que ses manifestants ont été payés pour gueuler et monter leur barricades enfalmmées. Les commanditaires doivent eêtre retrouvés et traduits à la justice.
Ne vivons-nosu pas end émocratie en Haïti? Les partis politiques ont perdu la bataille puisque à cause de leurs faiblesses, leur représentations au parlement reste insignifiant.
Il faut rester sur le terrain de la politique. Que chaque leader se pose les bonnes questions. Ses leaders qui sont des dinosaures édentés et émaciés de la politique haïtienne devraient commencer à penser à un transfert de savoir -s'il peuvent se targuer d'en posseder-. Les manifestations violentes ne sont pas les bienvenues avec un pays et une population à genou!
lundi 29 mars 2010
Haïti-Séisme : Pour une recomposition profonde et durable de l’espace politique national
Cayes (Haïti), 27 mars 2010 [AlterPresse] --- Haïti doit profiter des opportunités qui s’offrent, au lendemain du séisme du 12 janvier 2010, pour se donner (à ses ressortissantes et ressortissants) les chances d’un nouveau départ en agissant sur l’espace politique grâce à une vision de refondation de la nation comme nécessité absolue.
Telles sont, entre autres, les conclusions dégagées d’une première rencontre interdépartementale, déroulée, le samedi 13 mars aux Cayes (à 165 kilomètres au sud de la capitale Port-au-Prince), dans la perspective d’aménager les bases d’une force politique régionale dans le Grand Sud : Sud, Sud-Est et Sud-Ouest (Nippes et Grande Anse), dont un compte-rendu a été acheminé à l’agence en ligne AlterPresse.
“ L’émergence de forces politiques régionales, issues de l’interactivité entre les pôles de réflexion au niveau des départements (Ndlr :géographiques), apparaît comme une stratégie légitime, efficace, susceptible de contribuer à l’émergence d’une puissance politique organisée et visionnaire, capable de s’opposer aux caciques de Port-au-Prince et de réorienter le cours de l’histoire en Haïti”, préconisent les participantes et participants à cette rencontre interdépartementale du 13 mars.
A 18 jours du sommet des bailleurs de fonds internationaux, le 31 mars à New York, ils ont insisté sur “la concentration outrancière des leviers de développement dans la zone métropolitaine de la capitale ; la nécessité d’une décentralisation rapide et ordonnée des ressources humaines, matérielles et financières vers les provinces ; l’accélération de la dégradation de l’environnement sur toute l´étendue du territoire national ; le poids de la communauté internationale dans le budget gouvernemental ; l’attitude de prédateurs, affichée par les élites nationales malgré les maigres ressources du pays et la paupérisation envahissante qui gangrène le tissu social”.
A noter que le Fonds monétaire international (Fmi) se prononce en faveur de l’octroi, par les bailleurs de fonds au sommet du 31 mars, d’environ 350 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 41:00 gourdes aujourd’hui) d’appui budgétaire, sollicités par l’administration du premier ministre Joseph Jean Max Bellerive pour l’exercice fiscal 2009-2010.
Seulement 20 et 35 % des recettes fiscales prévues ont été collectées en janvier et février 2010, rappelle le Fmi.
Pour leur part, les délégués des organisations, ayant pris part au forum de discussions du 13 mars, invitent à un consensus sur l’idée de rupture avec les pratiques politiques (traditionnelles) dans le pays, les échéances électorales et politiques, la constitution de forces politiques régionales, la problématique de la décentralisation, du développement local et régional.
A leur avis les causes, qui expliquent l’immensité des pertes en vies humaines (plus de 250,000 morts, plusieurs centaines de milliers de sans abris et de milliers de handicapées et handicapés) ainsi que matérielles (destruction de la quasi-totalité des infrastructures immobilières de la capitale, entre autres), enregistrées dans le tremblement du terre du 12 janvier, doivent être recherchées dans l’inefficacité des politiques publiques et l’irresponsabilité des organismes d’État.
Aujourd’hui, Haïti se trouve aux bords de l’abîme, le fonctionnement des institutions reste chaotique, les citoyennes et citoyens sont livrés à eux-mêmes. Quel que soit l’angle de perception envisagée, l’action gouvernementale semble décevante, disent-ils.
Face à ce constat, il importe de parvenir à un consensus sur la reconstruction d’Haïti (qui n’a d’ailleurs pas été construite, argumentent certains).
Les réflexions de cette première rencontre doivent être approfondies au cours d’une deuxième rencontre interdépartementale, toujours aux Cayes, ce samedi 27 mars 2010.
Une troisième rencontre de suivi doit avoir lieu à une autre date, non encore déterminée (probablement en avril 2010), ou dans le Sud-Est ou dans le Sud-Ouest d’Haïti.
Avec l’apport de plusieurs dirigeants politiques et d’autres membres d’organisations sociales, l’initiative du forum régional de discussions est l’œuvre de la ligue citoyenne pour le progrès (Lcp, Cayes / Sud), la coordination régionale des organisations du Sud-Est (Cros), la coordination des organisations de la région des Nippes (Korenip, de son sigle en Créole), la coordination de la résistance dans la Grande Anse (Korega, de son sigle en Créole). [rc apr 27/03.2010 11:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9397
samedi 27 juin 2009
Les medias, théâtre de la première partie du débat sur le salaire minimum
La présidence a lancé cette semaine une campagne de sensibilisation de l'opinion publique à travers les medias. Une copie de la lettre du chef de l'Etat aux parlementaires est lue dans les radios et télévisions par l'ex député, Yves Christalin, aujourd'hui conseiller du président Préval et chef de file de l'une des branches de Fanmi Lavalas.
La démarche du gouvernement vise à donner une plus large audience aux arguments du président Préval qui pourraient être considérés comme impopulaires.
D'un autre coté, les étudiants de l'Université d'Etat d'Haïti sont également en campagne auprès des parlementaires. Pour la seconde journée consécutive, la plus grande partie de la manifestation des étudiants s'est déroulée devant le Parlement.
Dans leurs slogans les étudiants ont mis en garde contre toute velléité de sombrer dans la corruption pour accepter les objections du chef de l'Etat. Selon les manifestants le président Préval et les membres du secteur privé sont logés à la même enseigne puisqu'ils refusent de soulager la misère du peuple.
Les organisateurs du mouvement étudiant ont fait part de leur intention d'ouvrir la manifestation aux représentants des autres secteurs de la vie nationale.
LLM
http://metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15416
jeudi 2 avril 2009
Le CEP prêt techniquement à 80% pour le 19 avril
mercredi 1er avril 2009, Radio Kiskeya
Le dispositif technique mis en place en vue de la tenue des législatives partielles du 19 avril est prêt à 80%, a déclaré mercredi le porte-parole du Conseil électoral provisoire, Frantz Bernadin estimant que le processus électoral avançait de manière satisfaisante.
Le centre de tabulation où se déroulera le processus de dépouillement du scrutin devrait être opérationnel vers le 10 avril. Le porte-parole, qui souligne que de nombreux opérateurs de saisie sont en formation, assure que le centre sera ouvert à la presse avant le 19 avril.
Quant aux opérations de distribution du matériel électoral, elles se poursuivent dans les différents départements géographiques.
Par ailleurs, Frantz Bernadin annonce la création d’une nouvelle structure qui, pour la première fois en Haïti, permettra aux électeurs de localiser facilemnt les centres de vote. Particulièrement discret, il a indiqué que cette innovation provoquera l’étonnement lorsqu’elle sera exposée au grand public.
A moins de trois semaine des élections, l’optimisme du CEP tranche avec les inquiétudes manifestes de nombreux candidats et partis politiques engagés dans une compétition qui risque de souffrir de graves défaillances organisationnelles et de connaître une faible participation populaire.
Les haïtiens sont appelés à élire douze Sénateurs en vue de renouveler le tiers de la Chambre haute. spp/Radio Kiskeya
jeudi 26 mars 2009
Le CEP satisfait de l’avancement du processus électoral
Le CEP satisfait de l’avancement du processus électoral
Quatre millions 230.000 bulletins déjà disponibles pour le 19 avril
mercredi 25 mars 2009, Radio Kiskeya
Le porte-parole du Conseil électoral provisoire, Frantz Bernadin, a dressé mercredi un bilan satisfaisant de l’avancement du processus électoral, estimant que les préparatifs vont bon train à moins d’un mois du scrutin du 19 avril.
Intervenant lors de son point de presse hebdomadaire, M. Bernadin a fait savoir que le CEP a jusqu’ici géré de façon irréprochable la sélection des membres des bureaux de vote (BV), l’installation des membres des bureaux électoraux communaux (BEC) et le prépositionnement du matériel électoral.
Quatre millions 230.000 bulletins de vote sont d’ores et déjà imprimés et devront être distribués à travers les dix départements du pays, selon le porte-parole qui a aussi donné l’assurance qu’un dispositif technique approprié sera disponible au centre de tabulation pour assurer le dépouillement du scrutin.
Par ailleurs, une campagne de sensibilisation de la population a été lancée dans les médias en vue d’une mobilisation significative de l’électorat.
Le 19 avril, les haïtiens seront appelés à élire douze Sénateurs à raison d’un par département, sauf dans l’Artibonite (nord) et le Nord-Est où deux sièges seront à combler.
Ces sénatoriales partielles destinées à renouveler le tiers de la Chambre haute semblent jusqu’ici susciter très peu d’intérêt dans l’électorat, toutes catégories confondues. spp/Radio Kiskeya
mercredi 28 janvier 2009
L'exécutif doit revoir sa copie
La décision de l'Administration Préval/Pierre-Louis de ne pas percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications a, sans doute, faussé ses prévisions pour l'exercice fiscal 2008-2009. Les parlementaires attendent des explications du gouvernement sur la manière dont il va procéder pour trouver les fonds que devraient générer les nouvelles taxes sur les télécommunications.40%, soit 40 milliards de gourdes sur les 100 milliards, du budget devaient être tirés du Trésor public. Le Premier ministre Michèle D. Pierre-Louis avait récemment émis des doutes sur la capacité de la communauté internationale à respecter son engagement de verser à temps les 60 milliards de gourdes promises au pays pour financer les projets contenus dans le budget. « Pour faire face à toute éventualité, nous allons percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications et les livrets de passeports », faisait remarquer le chef du gouvernement. Devant le mécontentement exprimé par la population, le gouvernement a dû renoncer à l'augmentation des taxes sur les appels téléphoniques.
Jean Pharès Jérôme
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=66672&PubDate=2009-01-27
L'exécutif doit revoir sa copie
La décision de l'Administration Préval/Pierre-Louis de ne pas percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications a, sans doute, faussé ses prévisions pour l'exercice fiscal 2008-2009. Les parlementaires attendent des explications du gouvernement sur la manière dont il va procéder pour trouver les fonds que devraient générer les nouvelles taxes sur les télécommunications.40%, soit 40 milliards de gourdes sur les 100 milliards, du budget devaient être tirés du Trésor public. Le Premier ministre Michèle D. Pierre-Louis avait récemment émis des doutes sur la capacité de la communauté internationale à respecter son engagement de verser à temps les 60 milliards de gourdes promises au pays pour financer les projets contenus dans le budget. « Pour faire face à toute éventualité, nous allons percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications et les livrets de passeports », faisait remarquer le chef du gouvernement. Devant le mécontentement exprimé par la population, le gouvernement a dû renoncer à l'augmentation des taxes sur les appels téléphoniques.
Jean Pharès Jérôme
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=66672&PubDate=2009-01-27
mardi 6 janvier 2009
Les députés entendent analyser le budget sans précipitation
De plus, le député Lemeran révèle que la formule de commission bicamérale pour l'analyse du budget utilisée les années précédentes a été abandonnée. " Les commissions finances de la chambre basse et du sénat travailleront de manière indépendante mais on veillera à rapprocher autant que possible les interventions des ministres", ajoute t-il. L'analyse du budget de la république débutera ce mardi avec les interventions prévues de la Première ministre, Michèle Pierre Louis, des ministres des finances, Daniel Dorsainvil et de la planification, Jean Max Bellerive, par devant la commission finance. Le député Lemeran assure que les parlementaires prendront le temps nécessaire pour l'analyse des différentes sections du budget. " Le rapport de la commission devrait être présenté à l'assemblée des députés le mardi 27 janvier", promet M. Lemeran.
Interrogé sur les grandes orientations du budget, le député Lemeran dit avoir constaté un petit effort du gouvernement pour allouer plus de ressources aux villes de province. " Je suis en train de vérifier le pourcentage d'investissement dans les différents départements", dit-il rappelant qu'il s'agit de l'une des principales préoccupations des élus.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14577
samedi 20 décembre 2008
Des partis politiques sont préoccupés par le processus électoral
Au nombre des partis absents de la liste des autorités électorales le Grand Rassemblement pour l'évolution d'Haïti (Greh) de Himmler Rébu. Il refuse de s'inscrire parce que des questions essentielles liées à l'organisation des joutes n'ont pas encore été élucidées par les autorités.
Et même, si tout comme plusieurs autres dirigeants de partis, il a reçu une lettre de bonne intention du Premier Ministre, M. Rébu refuse de s'aventurer. " Nous contestons la loi électorale, parce que c'est une loi scélérate qui comporte des aspects immoraux, des erreurs techniques et d'autres aspects politiquement inacceptable", ajoute t-il.
Le chef de file du GREH n'entend même pas analyser le délai et le calendrier électoral estimant qu'il faut d'abord un accord sur la loi électorale. Tout en espérant une séance de travail avec l'exécutif autour de cette question M. Rébu prend le risque de rester sur la touche lors des prochaines joutes.
Au sein des 27 partis inscrits, certains dont le Mochrena et l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL), affichent leurs inquiétudes en ce qui a trait au processus électoral.
Le porte parole de l'OPL, Harry Marsan, affirme que le parti a respecté l'échéance afin d'être en accord avec ses convictions. " L'OPL n'est pas prête à participer aux élections à n'importe quelle condition ", lance M. Marsan.
Il soutient que l'OPL est particulièrement préoccupée par le processus de recrutement des membres des BED.
En ce qui a trait aux divergences de vues au sein de la Convention des partis politiques, M. Marsan fait remarquer qu'il s'agit d'un espace de dialogue et non d'une plateforme électorale.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14512
jeudi 14 août 2008
Le Sénat menacé d’autodissolution
mercredi 13 août 2008,
Radio Kiskeya
Les sept Sénateurs de la plateforme présidentielle Lespwa et leur allié Lavalas, Yvon Bissereth (Sud), s’apprêteraient à démissionner dans les prochains jours si aucune solution de compromis ne permet la ratification de la déclaration de politique générale du Premier ministre Michèle Duvivier Piere-Louis et l’arrivée d’un nouveau gouvernement.
Le Sénateur Bissereth, qui en a fait l’annonce mercredi, a dénoncé les manœuvres de certaines forces politiques au Parlement qui ne visent qu’à empêcher le déblocage de la situation en multipliant des exigences les unes plus farfelues que les autres.
Le parlementaire se déclare préoccupé de constater que l’escalade des prix des produits de première nécessité se poursuit alors que le processus de formation du nouveau gouvernement est toujours dans l’impasse.
Pour sa part, le Sénateur Jean Hector Anacacis (Lespwa/Ouest) a proposé une fois de plus de ramener le quorum de la Chambre haute de 16 à 10 Sénateurs afin de faciliter la ratification de l’énoncé de politique générale de Mme Pierre-Louis exposé jusqu’ici à un vote incertain du Grand Corps.
Selon Anacacis, il s’agirait là de "l’ultime plan de sauvetage du Sénat menacé de dissolution. Dans le cas contraire, les Sénateurs de Lespwa et leur allié mettront leur plan de démission collective à exécution, a très sérieusement menacé le parlementaire. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5219
HRV commente : Il faut reconnaître que le jeu de la politique chez nous prend une autre tournure assez amusante. Après des approches et des rebondissements invraisemblables, l’équipe officielle rebondit à son tour et semble reprendre le dessus avec la menace d’une démission en bloc ; démission qui rendrait carrément caduque le Sénat de la République.
Pour l’instant il semblerait que cette réplique du secteur gouvernemental répondant à une exigence de plus en plus dure et farfelue des sénateurs-négociateurs soit la seule façon de contourner l’obstacle du pouvoir législatif.
Beaucoup de politiciens et observateurs commencent déjà a voir dans cette ultime proposition pour la sortie de crise un plan conscient ourdi par le chef de l’état lui-même.
Nous avons du mal à croire qu’un plan ait été élaboré dans ce sens avec le nombre de rebondissements et le comportement souvent extrême des parlementaires.
Les responsables de l’exécutif ne sont pas dotés d’une expertise politique proche du génie pour ourdir un plan de cette envergure.
Nous attendons la réponse de l’autre camp.