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dimanche 13 mars 2011

Mirlande Manigat fait recette au Cap-Haïtien

Haïti: Présents aux côtés de la candidate du RDNP, les musiciens Marco, Izolan, Fantom, Condagana - du groupe Barikab Crew - qui avaient endossé publiquement le jeudi 3 mars la candidature de Mirlande Manigat, lui ont apporté un grand soutien lors de son meeting du 10 mars 2011 au Cap-Haitien. Une ville où la population en grande partie supporte le chanteur populaire Michel Joseph Martelly, son rival. La candidate à la présidence du RDNP, Mirlande H. Manigat, a réalisé sa tournée de campagne dans la 2e ville du pays dans un environnement électrique sur la place Notre-Dame.
Tôt dans l'après-midi, l'ex-première dame s'est rendue dans les quartiers populaires de La Fossette et Nan Bannan pour rencontrer les habitants de ces zones reconnues pour être des zones rouges. En compagnie des sénateurs Youri Latortue et Evaliere Bauplan, Mme Manigat a promis à ces habitants qu'au sein de son gouvernement ils ne seront pas oubliés et que leur appui est indispensable pour son élection à la magistrature suprême.
Comme une femme fidèle à son mari, la jeunesse capoise a manifesté son appui à Michel Joseph Martelly. Sur la place Notre-Dame du Cap-Haïtien, on pourrait observer seulement des photos de Martelly jusqu'à quelques heures avant le meeting de Mirlande Manigat. Dans certaines rues de la deuxième ville du pays, des jeunes, des photos de Martelly en mains, manifestent leur appui à ce dernier qui, selon eux, pourrait apporter les solutions nécessaires aux problèmes du pays. Sur le lieu du meeting des affrontements sont enregistrés entre les partisans du candidat de Repons Peyizan qui se sont introduits dans la foule - exhibant des photos de leur candidat - et des hommes arborant des t-shirts avec le logo sécurité de Mirlande Manigat. C'est la débandade générale au cours de laquelle plusieurs personnes ont subi des entorses et des blessures légères.
Le cortège de la professeure-candidate a essuyé quelques jets de pierres et des tessons de bouteilles sur la route conduisant à la place Notre-Dame sans pour autant causer de graves problèmes. Aux environs de 16 heures, une foule en liesse arrive sur la place Notre-Dame du Cap-Haitien, lieu retenu pour le meeting et au beau milieu de cette foule, la candidate sous bonne escorte policière salue de la main les milliers de sympathisants qui essaient par tous les moyens de la toucher mais c'était des mouvements désespérés.
La candidate du RDNP, Mirlande Manigat, a eu dans son cortège composé de plusieurs voitures de support comportant plusieurs anciennes gloires du football haïtien dont Ti Gana et surtout des chanteurs du groupe Barikad Crew qui ont apporté un grand appui à la réalisation de ce meeting. Sous les applaudissements nourris des sympathisants et partisans, elle fait son entrée triomphale sur le podium et déjà c'est le délire dans la foule qui ne cesse de lui crier leur support et leur amour.

Banm Manmanm
Devant quelques milliers de partisans et sympathisants, les chanteurs de Barikad Crew très aimés par la jeunesse capoise, dans leurs premiers mots, ont tenu à remercier le peuple, car, sans leur support, cet événement n'aurait pas eu lieu sur cette place.
Tour-à-tour, les musiciens du groupe « Barikad Crew » Marco, Izolan, Fantom, Condagana, dans leur intervention, ont invité la jeunesse capoise : « à aller voter le 20 mars prochain Madame Manigat qui est une femme modèle, compétente, au parcours exemplaire dont la verticalité devrait influencer le comportement de nos jeunes filles. »
« Se micro mwen konn kenbe, mwen pa ka dim vle vinn prezidan », a déclaré le chanteur Fantom qui croit qu'aujourd'hui la jeunesse doit faire le bon choix, celui de « Mirlande Manigat », « Banm manmanm pou mwen ka tounen lekol pou vinn gen plis konesans », a affirmé pour sa part Izolan pour calmer l'assistance qui criait « Martelly ! Martelly ! ».
Le groupe, une fois de plus, a exprimé de manière unanime sa confiance en Mirlande Manigat en qui il voit une lueur d'espoir pour Haïti. Les musiciens de « Barikad Crew » voient en la candidate du RDNP un creuset où doivent venir se fondre les énergies de tous les citoyens soucieux d'un meilleur avenir pour Haïti.
Pour sa part, Mirlande Manigat promet à la population que son gouvernement se penchera rapidement sur les dossiers sociaux et que son accession à la magistrature suprême de l'Etat permettra aux Haïtiens de reprendre leur dignité partout où ils passent, incombant la faiblesse aux représentations diplomatiques du pays dont elle compte elle-même redresser la barre.
« Map mande nou pou prepare nou pou nou pran lari a le 21 mars » a lancé la candidate comme pour stimuler ses partisans à se rendre en masse aux urnes le 20 mars prochain pour l'élire présidente de la république. Elalrgissant son sujet elle en a profite pour remercier les amis du ghetto et de lavalas qui la supportent.
Fatiguée, car elle revenait d'un périple dans le Nord 'Ouest, elle a fait un briefing de son plan stratégique pour ensuite rendre visite à l'archevêque de Cap-Haitien, Mgr Louis Kebreau.
L'évènement s'est termine sans heurts et la population a pu regagner son domicile en toute quiétude dans l'attente de pouvoir voter son candidat le 20 mars prochain soit dans moins de 10 jours.
Hansy Mars avec la collaboration de Marc-Henry Jean
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90106&PubDate=2011-03-11

mardi 8 mars 2011

Mirlande Manigat aidée par une firme de génie-conseil du Québec

Publié le 08 mars 2011
Fabrice de Pierrebourg

La Presse
Mirlande Manigat, candidate à l'élection présidentielle d'Haïti, a profité de son court séjour à Montréal, la semaine dernière, pour rencontrer des représentants du groupe d'ingénieurs SMi et discuter du financement de sa campagne électorale, a indiqué à La Presse un membre de son comité au Québec.
«Nous avons parlé de son financement et de divers projets d'infrastructures à Port-au-Prince», a dit Marjorie Chassagne, qui a assisté au souper en tant que membre du comité de campagne de Mme Manigat à Montréal.
Le souper s'est déroulé samedi soir dernier chez Milos, restaurant huppé de l'avenue du Parc, fréquenté par des politiciens et des dirigeants d'entreprise, notamment du domaine de la construction. Autour de la table, ce soir-là, se trouvaient Mirlande Manigat, des membres de son comité de campagne, le fils de Bernard Poulin, PDG de la firme, et sa fille, Marie-Bernard, vice-présidente adjointe aux infrastructures de SMi.
Mme Manigat, du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), est arrivée en tête au premier tour de l'élection. Elle affrontera le chanteur Michel Martelly au second tour le 20 mars.
Elle a passé deux jours à Montréal, vendredi et samedi derniers. Cette rencontre privée ne figurait pas au programme de la visite de Mme Manigat transmis aux médias. Seule figure une rencontre de 18h à 20h dans les locaux de l'organisme communautaire haïtien La Perle retrouvée. Un cocktail de financement a aussi eu lieu le vendredi au restaurant Cavalli.
«Le groupe SMi souhaite nous aider et contribuer au développement d'Haïti», a dit Marjorie Chassagne.

Orphelinats, ou pas?
Roch Landriault, porte-parole de SMi, dit que les conversations lors de ce souper ont porté exclusivement sur deux orphelinats «dans lesquels le groupe SMi est impliqué». Il s'agit de l'orphelinat Espoir d'enfants de la Fondation Jacqueline Lessard, détruit lors du séisme de janvier 2010, et de celui du père Dehoux, présidé par Jeanne-d'Arc Léger, détruit lui aussi. Le comité qui est chargé de mener la campagne pour la reconstruction de l'orphelinat est présidé par Bernard Poulin.
Aussi à table ce soir-là, Lola Chassagne, membre du comité de campagne de la candidate, affirme pourtant qu'il n'a pas été question d'orphelinats lors de ce «repas intime et amical»: «Nous avons beaucoup d'enjeux et nous avons besoin de l'aide d'amis. Les gens de SMi sont fiables, connaissent bien la situation là-bas et veulent appuyer la cause de Mme Manigat.» Toujours selon elle, aucune autre entreprise québécoise n'a rencontré Mme Manigat lors de ce court séjour. Elle insiste sur l'histoire particulière de SMi en Haïti. Un autre rendez-vous est prévu cette semaine entre la firme et le comité.

Bien implanté en Haïti
Le groupe SMi est bien implanté dans ce pays depuis des années. L'un de ses dirigeants, l'ex-ministre Serge Marcil, y a perdu la vie tragiquement dans l'effondrement de l'hôtel Montana, sur les hauteurs de Port-au-Prince, lors du tremblement de terre de janvier 2010. Un autre employé, l'ingénieur Marc Perreault, a été grièvement blessé et est resté prisonnier des décombres pendant 18 heures. Aujourd'hui, il collabore lui aussi au projet du père Dehoux.
Plusieurs autres firmes de génie sont actives en Haïti, dont SNC-Lavalin et Cima". La communauté internationale a promis de verser des milliards de dollars pour financer la reconstruction après le tremblement de terre. Une manne qui suscite des convoitises.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201103/08/01-4377055-mirlande-manigat-aidee-par-une-firme-de-genie-conseil-du-quebec.php

vendredi 4 mars 2011

Manigat veut que les USA stoppent les expulsions

MONTRÉAL - Si elle est élue présidente d'Haïti, Mirlande Manigat compte «négocier» avec Washington la fin des expulsions d'Haïtiens condamnés par la justice américaine, a-t-elle dit vendredi, estimant que ce processus réinstauré en janvier ajoutait au «fardeau» du pays caribéen.

L'administration de Barack Obama avait mis en place un moratoire sur les expulsions d'Haïtiens avec un casier judiciaire après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 mais a annoncé en décembre que les expulsions allaient reprendre. 27 personnes ont ainsi été reconduites dans l'île francophone à la mi-janvier.
«Même ceux qui ont pris la nationalité américaine, ils sont expulsés!», a déploré l'ex-Première dame qui doit affronter Michel Martelly lors du second tour prévu le 20 mars.
Les Américains «ont un problème carcéral, ils n'arrivent pas à réhabiliter ceux qui sont en prison et c'est une solution de facilité de les expédier dans leur pays d'origine», a dit Mme Manigat à l'AFP, en marge d'une conférence de presse à Montréal.
Il y a un mois, la commission des droits de l'homme de l'Organisation des États américains (OEA) avait demandé aux Etats-Unis de suspendre les expulsions, affirmant qu'un des individus expulsés en janvier «est mort dans une prison haïtienne pour une raison non encore établie, avec des symptômes de choléra».
«Non seulement il n'y a pas de mécanisme d'accueil de ces Haïtiens, ces jeunes expulsés, mais (en plus) il n'y a pas de moyens de les accueillir: nous aussi en Haïti nous avons une surpopulation carcérale qui est épouvantable», a souligné la candidate.
«Il faudra négocier avec les États-Unis, leur faire comprendre que cela augmente le taux de criminalité en Haïti. Ca peut leur permettre peut-être d'alléger leur responsabilité, mais ils nous refilent allègrement un fardeau», a-t-elle insisté.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110304-161246.html