Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 4 avril 2012
Haïti-Agriculture : Inauguration d’infrastructures agricoles à Ennery
Gonaïves, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- Des autorités haïtiennes, dont le secrétaire d’Etat à la production végétale, l’ingénieur agronome Frisner Dorsaint, ont inauguré plusieurs projets à Ennery (nord) dans le cadre d’un programme visant à intensifier l’agriculture dans certaines communes et sections rurales du département de l’Artibonite, a constaté AlterPresse.
L’inauguration a eu lieu le week-end écoulé en présence du représentant de la Banque interaméricaine de développement (Bid) en Haïti Gilles Damer, d’une importante délégation composée des responsables de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de la direction départementale du ministère de l’agriculture dans l’Artibonite.
Il s’agit des travaux de réhabilitation du périmètre irrigué (Ppi) de Martino Marmelade situé dans le bassin supérieur de la rivière d’Ennery, la construction de 400 citernes et de 24 micros retenus situés dans le bassin versant Ennery Quinte.
Selon le coordonnateur du Conseil d’administration de la section communale (Casec) de la rivière d’Ennery, Saintave Jean, le périmètre irrigué permettra l’arrosage d’une superficie de 150 hectares. Ce Ppi occupe intégralement la 4 ème section communale de Savane Carrée sur une longueur de 6,5 kilomètres avec 165 vannes d’alimentation.
Jean espère que ces travaux mettront fin au calvaire des agriculteurs de la zone qui avaient du mal à trouver de l‘eau pour arroser leurs champs.
Le périmètre irrigué de Martino Marmelade existe depuis des dizaines d’années, selon les autorités, indiquant qu’il a été détruit par les tempêtes de 2008 qui ont ravagé plusieurs zones de l’Artibonite.
Les bénéficiaires (les planteurs) auront à contribuer, à chaque récolte, à un fonds qui servira à l’entretien du périmètre irrigué. Les responsables n’ont pas précisé le montant de la contribution.
Dans son allocution, le secrétaire d’Etat à la production végétale, Frisner Dorsaint a signalé que la réhabilitation de ce périmètre irrigué a obtenu un financement de la Bid à hauteur de 12 millions de gourdes.
Dorsaint a ajouté que l’Etat prendra des mesures pour accompagner les planteurs en mettant à leur disposition des moyens techniques et des intrants agricoles.
Le secrétaire d’Etat a aussi souligné l’importance de ces travaux notamment les micros retenus collinaires réalisés en amont dans les bassins versants pour diminuer l’intensité de l’eau qui menace la ville des Gonaïves en aval.
De son côté, le représentant de la Banque interaméricaine de développement, Gilles Damer, s’est réjoui de la réalisation de ces projets, dont la visée est d’augmenter la production agricole des paysans planteurs de la Savane Carrée.
Damer en a profité pour annoncer d’autres activités d’infrastructures agricoles qui seront financées dans la région d’Ennery et dans la vallée de l’Artibonite dans le cadre d’un protocole d’accord signé avec l’Etat haïtien. [me apr 2/04/2012 11 :32]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12633
mardi 19 avril 2011
Haiti-Agriculture : La productivité de l’agriculture paysanne dépend d’abord de la volonté politique des gouvernants
« Pour ce faire, il faut de la volonté politique et un gouvernement qui fonctionne suivant la volonté du peuple. Il faut un État responsable », ajoute t-il .
Le responsable paysan a été interrogé par AlterPresse au lendemain des actions de mobilisation internationale conduites par des secteurs paysans à travers le monde dans le cadre de la journée internationale de la lutte paysanne (17 avril).
Plus d’une centaine d’évènements différents étaient réalisés sur les 5 continents en défense de la souveraineté de l’agriculture paysanne, afin que les populations puissent se libérer du système de production alimentaire industrielle.
« Il faut que les paysans aient accès au crédit agricole, à l’encadrement technique, à un marché pour écouler leurs produits », revendique Saintnaré, dont le mouvement fait partie de la plateforme mondiale Via Campesina, qui coordonne les initiatives globales de lutte en faveur de l’agriculture paysanne.
Contacté par AlterPresse, l’agronome Gary Mathieu, coordonnateur de la Coordination Nationale de Sécurité Alimentaire (CNSA), n’écarte pas que l’agriculture paysanne puisse répondre aux besoins alimentaires de la population haitienne.
« Il faut une réforme agro-foncière, c’est –à dire : remembrer les terres, moderniser l’agriculture, trouver de nouvelles variétés de récoltes et améliorer les outils », préconise-t-il.
Aujourd’hui l’agriculture haitienne ne répond qu’à 45% des besoins de la population selon les données de la CNSA. Elle a une croissance de 0.1 % l’an contre une croissance de 3% l’an de la population.
De son coté le leader du Mouvement de Paysan de Papaye (MPP), Chavannes Jean Baptiste, plaide pour de « meilleures infrastructures agricoles » et la mise au rencart de « la politique néolibérale qui fait d’Haiti un marché libre où les puissances impérialiste viennent écouler leurs produits ».
Pour lui, l’agriculture paysanne représente « l’unique solution pour faire face aux problèmes de changements climatiques, de santé et de dégradation de l’environnement ».
La solution, dit-il, ne se trouve surtout pas dans les options de zone franche promues par la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haiti (CIRH), co-dirigée par le premier ministre Jean Max Bellerive et l’ancien président américain William Clinton.
Via Campesina estime que les politiques internationales faisant la promotion du système de production alimentaire industrielle ont échoué, n’ayant pas tenu les promesses du sommet mondial de l’alimentation de 1996.
Ces promesses se reflétaient dans l’objectif de développement du millénaire, de réduire la faim dans le monde d’ici 2015. Au contraire, le nombre de personnes qui souffrent de la faim a augmenté, passant de 800 millions en 1996 à 1 milliard actuellement, soutient Via Campesina. [rh gp apr 18/04/2011 22 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10924
samedi 14 août 2010
« Un espoir prometteur dans la riziculture »
Selon l'agronome Carlos Hsiang, chef de la Mission technique de Taiwan qui est à pied d'oeuvre dans cette région pour l'expérimentation des semences, le rendement moyen rizicole de la Vallée de l'Artibonite ne dépasse pas 2,5 tonnes métriques par hectare. Il estime qu' « avec l'arrivée de la prosequisa-4, cette nouvelle lignée de riz qui atteint 4,6 tonnes métriques en milieu paysan, un vent d'espoir souffle encore dans le pays sur le domaine rizicole ».
En effet, après plus d'une décennie, dans le but d'augmenter la production rizicole et d'initier d'autres variétés dans le pays, l'ODVA et la Mission technique taïwanaise ont investi beaucoup d'efforts dans la recherche. Ainsi, différentes lignées de riz, après la mise en place des parcelles de démonstration et des parcelles d'essais régionaux, commencent à bénéficier de l'appréciation des riziculteurs.
« La lignée la plus prometteuse est la prosequita-4. Les travaux effectués par la mission à cet effet ont été appréciés par plus d'un tant dans le département du Sud que dans l'Artibonite, si l'on se réfère au rendement obtenu à la ferme expérimentale de Mauger de 6,6 tonnes métriques par hectare et de sa forte capacité de repousse », a avancé Carlos Hsiang, très dynamique, qui expliquait à une centaine de planteurs les avantages de cette nouvelle variété.
Selon M. Hsiang, la prosequisa-4 résiste aux vents ; elle a une bonne culture de repousse ; elle comporte beaucoup de tiges et elle est compétitive des mauvaises herbes. Le seul inconvénient, dit-il, c'est qu'on doit attendre quelques jours de plus que les autres variétés, avant la récolte.
A en croire l'agronome taïwanais, les agriculteurs peuvent obtenir annuellement entre 12 à 15 tonnes métriques de riz suivant une culture normale et deux cultures de repousse. « L'expérience a été faite à la ferme expérimentale de Mauger, a-t-il fait savoir. Cette méthode de culture pourrait non seulement augmenter le rendement annuel, mais elle diminue aussi le coût de production comme le labourage, pour ne citer que cela », a-t-il ajouté.
En ce qui a trait aux résultats partiels des travaux déjà effectués sur la lignée de Prosequisa-4, de janvier 2009 à janvier 2010, selon une culture normale de deux repousses, 15 tonnes métriques pour un hectare ont été récoltées à la ferme expérimentale de Mauger. A Torbeck, commune des Cayes où cette mission technique de Taiwan est aussi présente, sur 600 hectares, un rendement moyen de 4,64 tonnes par hectare a été obtenu (milieu paysan). A Trois-Bornes et à Pierre-Paul (localités de l'Artibonite), de janvier à juin 2010, toujours en milieu paysan, la culture de Prosequisa-4 a donné un rendement de 4,27 t/ha.
Plaidant pour un meilleur accompagnement des planteurs à opter pour cette nouvelle variété, M. Carlos Hsiang croit que cette initiative pourra être bénéfique pour le pays. L'agronome a souligné que Haïti importe en moyenne 70 % de riz consommé. La consommation nationale de riz est de 500 000 tonnes alors que la production nationale de riz est de 150 000 tonnes pour 60 000 hectares cultivables.
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com
jeudi 20 août 2009
Un programme de relance agricole obtient des résultats positifs
L'organisation pour l'alimentation et l'Agriculture (FAO) annonce qu'un plan d'un montant de 10,2 millions de dollars visant à distribuer et à multiplier les semences de qualité a considérablement relevé la production vivrière d'Haïti. Dans un communiqué les responsables de la FAO ont révélé que le plan a permis d'offrir à la population des aliments moins chers et aux agriculteurs un moyen d'accroître leurs revenus.
Mis en place pour pallier à la flambée internationale des prix alimentaires, le programme a également aidé à reconstituer les stocks semenciers de la FAO à Haïti.
Près de 250 000 petits exploitants et paysans ont reçu ou recevront des semences de qualité dans le cadre du programme financé par un prêt du Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et mis en œuvre par la FAO. La FAO estime que les semences d'une variété de haricots noirs distribuées aux agriculteurs pauvres et vulnérables pour la campagne de semis de l'hiver 2008 a déjà produit des récoltes évaluées à près de 5 millions de dollars.
Outre les haricots, le projet comprend également la multiplication du maïs, du sorgho et la propagation des plants de manioc, de patate douce et de bananes, ainsi que la distribution de 500 tonnes de semences de riz de qualité produites localement.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15700