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mardi 7 février 2012

Le Secours populaire mise sur les JO pour aider Haïti

Danièle Dohey-Blaise et Jean-Louis Callens veulent
profiter  de l'effet jeux Olympiques pour créer une 
dynamique  et financer des projets à Haïti.
Le Secours populaire va proposer à 2 012 enfants et adolescents de rencontrer des athlètes en lice aux JO de Londres. En retour, les jeunes s'engageront à récolter des fonds pour Haïti.
Deux ans après le séisme en Haïti, tout reste à faire. Toujours mobilisé, le Secours populaire a eu une idée : profiter des JO de Londres pour récolter des fonds. Aller sur place aurait été trop coûteux. En revanche, la région est une base arrière d'entraînement. Dès fin mars - mais surtout en juin et juillet - l'association proposera à 2 012 jeunes de rencontrer des champions. « En retour, on va leur demander de se mobiliser ou de mobiliser leur club », explique Jean-Louis Callens, le secrétaire départemental du Secours populaire. En organisant par exemple un cross, une rencontre sportive...
Pour l'heure, « on se rapproche des fédérations sportives, indique Danièle Dohey-Blaise, animatrice de la commission sport et solidarité du comité au Secours populaire. Elles sont très ouvertes à ces initiatives-là ». Des contacts prometteurs ont été pris avec des athlètes nordistes, les fédérations françaises de natation et de handball (qui s'entraîneront en juillet dans la région), ainsi que l'équipe handisport, dans la perspective des Jeux paralympiques.
Le coup d'envoi de l'opération sera donné à Calais les 23 et 24 mars, à un tournoi international de gymnastique rythmique auquel participera Delphine Ledoux, championne de France sélectionnée aux JO. « Les gymnastes auront moins la pression, et seront plus disponibles pour les enfants, pour les photos et les autographes », assure-t-elle.
Le Secours populaire, qui a chargé ses comités locaux du suivi de ces initiatives, cible les enfants de 8 à 15 ans, d'origine modeste. « Ils ne seront pas que spectateurs, ajoute Danièle Dohey-Blaise. On est dans une logique d'éducation à la solidarité, ce qui donne du sens à leur implication ».

« Tous les fonds iront à Haïti »
L'argent récolté à la suite du tremblement de terre a déjà servi à bâtir une école « en dur », en plus de l'achat de matériel et de tentes. L'école accueille maintenant plus de 800 enfants. « Le drame, c'est que quand ils retournent chez eux, ils continuent à utiliser des eaux polluées » , précise Jean-Louis Callens. Il s'agit désormais de prolonger les canalisations d'eau potable qui ont été installées et de construire un terrain de sport (basket et handball), des sanitaires, ainsi qu'un espace de prévention sur l'hygiène. « Cette manifestation s'ajoutera aux appels aux dons , souligne Danièle Dohey-Blaise. Tous les fonds iront à Haïti ».
Renseignements : 03.20.34.41.41 ; http://www.spf59.fr/

vendredi 20 mai 2011

Secours populaire en Haïti : « Après l'urgence, nous, on reste »

vendredi 20.05.2011, 05:21 - La Voix du Nord «Nous avons en France une image déformée d'Haïti», déplore la Béthunoise Corinne Makowski.
Corinne Makowski est béthunoise. Mais à Haïti et dans une cinquantaine de pays où le Secours populaire français est engagé, elle est secrétaire nationale chargée des questions internationales. Un bilan, dix-huit mois après la catastrophe. ...

- Comment le SPF définit-il ses priorités en Haïti ?
« Beaucoup d'associations sont là dans l'urgence mais repartent au bout de quelques mois. Nous, on reste. Nous livrons surtout un message sur la durée : "Nous sommes là, à vos côtés, dans le grand malheur." Notre politique est de faire confiance aux associations et aux gens du cru, de pérenniser les actions dans le sens du développement durable. Le Secours populaire travaille en Haïti depuis plus de trente ans mais menait jusqu'au séisme des actions modestes. Depuis, nous avons des partenaires locaux importants comme Concert-Action, Prodeva ou la congrégation des petits frères de Sainte-Thérèse. Ce sont les acteurs locaux qui ont connaissance du terrain et du besoin des populations. »

- Des écoles en reconstruction à Carrefour, Jacmel, des dispensaires aux Palmes et à Delatte, le bilan est-il encourageant ?
« À l'image du dispensaire des Palmes, on n'imaginait pas la qualité du travail de notre partenaire. C'est bien géré, entretenu. Ces gens ont beaucoup de dignité. Ils se battent malgré les conditions difficiles. On ne peut pas laisser ces populations rurales sans soins. Ils se débrouillent bien en s'appuyant sur les compétences locales. Il faut financer : l'important, c'est la bonne utilisation de l'argent. »

- Quels sont les objectifs futurs ?
« D'abord, (à Carrefour) c'est la première école que le Secours populaire inaugure en Haïti dans un quartier pas facile d'accès, qui connaît beaucoup de misère. C'est une grande réalisation collective qui va bénéficier à tout le quartier. À la fin de l'année, cette mission sera terminée. Sur un total de donations pour Haïti de 3,3 millions d'euros, nous en avons dépensé un million. Nous allons continuer sur d'autres projets de ce type. Pour nous, la priorité est toujours donnée en faveur des enfants. Le mois prochain, nous inaugurerons une autre école à Jacmel. Quand on voit cet enthousiasme, on a envie de poursuivre. »
OL. B.
http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde/actualite/Secteur_France_Monde/2011/05/20/article_apres-l-urgence-nous-on-reste.shtml?xtor=RSS-2