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mercredi 21 mars 2012

Haïti-Education/Santé scolaire : Une alliance pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène dans les écoles

P-au-P, 21 mars 2012 [AlterPresse] --- Le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) et la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (Dinepa) se sont associées pour lancer, au cours d’un forum, le mardi 20 mars 2012, à l’hôtel Karibe convention Center de Port-au-Prince l’Alliance pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène en milieu scolaire (Eahms), apprend AlterPresse.
L’Eahms « est une coalition de différents acteurs œuvrant dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène en milieu scolaire », selon ce qu’a indiqué le Ministère dans un communiqué.
Le Menfp, le ministère de la santé publique et de la population (Mspp), la Dinepa, l’Unicef, l’Unesco, l’Organisation mondiale de la santé (Oms), l’Organisme d’aide du gouvernement américain Usaid ainsi que des ONG nationales et internationales sont membres de cette structure.
Vue la nécessité pour le pays de réaliser « sa révolution hygiénique qui devrait démarrer à l’école, à l’instar d’autres pays » et des leçons tirées de l’épidémie du choléra, l’alliance « compte appuyer le Menfp pour l’aider à jouer pleinement son rôle régalien en matière de santé scolaire ».
Alors que le Menfp avait lancé la journée nationale du lavage des mains le 15 octobre 2010, quatre jours plus tard soit le 19 octobre l’épidémie du choléra s’est déclenchée, près d’une base de la Minustah à Mirebalais (Nord-Est), touchant plus de 150,000 personnes à travers le pays, dont plus de 7,000 ont été tuées.
« Le choléra a ouvert les yeux sur les situations dramatiques dans lesquelles les enfants reçoivent l’éducation. Nous devons passer d’une prise de conscience à l’action et faire en sorte que toutes les écoles d’Haïti aient accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement », préconise Françoise Gruloos-Ackermans, Représentante de l’Unicef en Haïti.
Selon elle, sur les 22 mille écoles existant en Haïti, 40% seulement ont une installation sanitaire et dans beaucoup de cas inadéquate.
L’Eahms a été créée en juillet 2010. Un comité de pilotage mis en place depuis août 2011 assure sa coordination. [efd kft gp apr 21/03/2012 08:10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12567

vendredi 28 octobre 2011

Vers une future école des métiers de l'eau en Haïti

Par Claude TOUTANT
Thématique: Eau
Rubrique: Initiatives-Actions
Portail Caraibes, 28/10/11 à 08h51 GMT
Une Ecole des Métiers de l'Eau et de l'assainissement (EMEA) verra probablement le jour en Haïti. Pour en définir les contours, l'Office International de l'Eau (OIEau), en partenariat avec l'Ecole Nationale du Génie de l'Eau et de l'Environnement (ENGEES), a réalisé l'étude de faisabilité. Cette étude s'est faite dans le cadre du Fonds d'Etudes et d'Aide au Secteur Privé (FASEP) sous l'impulsion d'AgroParisTech, qui réalise en 2011 la formation des cadres d'urgence de l'eau en Haïti.
Cette étude menée entre avril et septembre 2011 a eu pour objet de définir les besoins en renforcement de capacité du secteur mais également, les contours techniques, de gouvernance, ainsi que financiers permettant la création d'une telle structure.
L'EMEA, devrait couvrir un champ de formation très important. Les niveaux académiques devraient être multiples : licence, master,... Cette Ecole devrait soutenir la formation certifiante (formation initiale), de même que les métiers techniques issus des formations qualifiantes (formation continue), dispensées sous forme de stages courts.
A l'issue de cette étude de faisabilité les principes dimensionnels de l'école et ses équipements pédagogiques spécifiques seront connus. Les mécanismes de financements envisageables seront également présentés et discutés dans le but de rendre la structure pérenne et autonome à terme.
Les enjeux locaux du pays font partie des difficultés de la démarche : l'OIEau, intervenant depuis plusieurs années en Haïti, a pu ainsi plus facilement intégrer ces particularismes tout en appliquant sa maîtrise de la pédagogie orientée vers les métiers et des infrastructures optimales associées. L'optimisation est recherchée également en associant finement les formations qualifiantes et certifiantes.
http://www.mediaterre.org/caraibes/actu,20111028085129.html

jeudi 29 juillet 2010

L'accès à l'eau potable reconnu comme un droit humain

Agence France-Presse, New York.-
L'Assemblée générale de l'ONU a reconnu mercredi l'accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires comme un droit humain.

Après plus de 15 ans de débats sur la question, 122 pays ont voté en faveur d'une résolution de compromis rédigée par la Bolivie en consacrant ce droit, tandis que 41 autres se sont abstenus.
Le texte «déclare que le droit à une eau potable propre et de qualité et à des installations sanitaires est un droit de l'homme, indispensable à la pleine jouissance du droit à la vie».
La résolution pointe le fait que 884 millions de personnes dans le monde n'ont pas accès à une eau potable de qualité et que plus de 2,6 milliards ne disposent pas d'installations sanitaires de base.
Elle souligne qu'environ deux millions de personnes, pour la plupart des jeunes enfants, meurent chaque année des suites de maladies causées par une eau impropre à la consommation et l'absence de sanitaires.
La résolution rappelle aussi la promesse, faite par les dirigeants mondiaux en 2000 dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement, de réduire de moitié d'ici 2015 la proportion de personnes n'ayant pas accès à l'eau potable et à des installations sanitaires.
Le texte presse les Etats et les organisations internationales de fournir une aide financière et technologique aux pays en développement pour «augmenter les efforts afin de fournir à tous une eau de qualité, propre et abordable ainsi que des installations sanitaires».
«C'est un jour historique pour le monde, un grand pas dans la bonne direction» dans la perspective lointaine d'un traité portant sur l'eau, a réagi auprès de l'AFP la principale militante canadienne des droits liés à l'eau, Maude Barlow.
Ancienne conseillère de l'Assemblée générale de l'ONU sur les questions liées à l'eau, Mme Barlow a souligné que certains pays développés s'étaient abstenus de peur «qu'on leur demande de payer la facture» ou que la résolution ne donne «à leurs propres citoyens des outils pouvant être dirigés contre eux».
Elle a salué le soutien apporté à la résolution par quelques grands pays comme la Chine, la Russie, l'Allemagne, la France, l'Espagne et le Brésil, mais s'est dite «très déçue» de l'abstention de son propre pays, le Canada.
Cette décision répond à la volonté du gouvernement conservateur d'Ottawa d'avoir le droit de commercialiser l'eau, a-t-elle expliqué. «Ils savent que s'ils disent qu'il s'agit d'un droit de l'homme, ce sera en contradiction avec leur volonté d'en faire une marchandise», selon elle.
a résolution accède par ailleurs à la demande du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, basé à Genève, que l'experte indépendante des Nations unies sur les obligations liées à l'eau en matière de droits de l'homme, la Portugaise Catarina de Albuquerque, fasse un rapport chaque année à l'Assemblée générale sur les progrès en la matière.
L'ambassadeur d'Allemagne auprès de l'ONU, Peter Wittig, a salué la résolution tout en indiquant qu'il aurait préféré qu'elle comprenne «un message plus clair concernant la responsabilité première des Etats à faire en sorte que les droits humains soient accessibles à tous ceux qui vivent sous leur responsabilité».
http://www.cyberpresse.ca/international/201007/28/01-4302047-lacces-a-leau-potable-reconnu-comme-un-droit-humain.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B12_en-manchette_278_section_POS1