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dimanche 2 mars 2008

José Serullé Ramilla souhaite qu’Haïti et la république Dominicaine forment deux états fédérés

L’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, José Serullé Ramilla, affirme que les relations haïtiano-dominicaines sont bonnes soulignant que plus de 20 000 dominicains résident en Haïti.
L’ambassadeur Serullé Ramilla émet le vœu que dans un avenir pas trop lointain Haïti et la république Dominicaine évoluent dans le cadre d’un état fédéré. " Il n’y a jamais eu de grand conflit entre les deux pays", indique le diplomate dominicain faisant valoir que sa proposition est basée sur le model d’intégration, utilisé dans le cadre de l’Union Européenne.
Il fait remarquer que la proposition provient d’un citoyen de l’île Quisqueya et non de l’ambassadeur dominicain. Cependant José Serullé Ramilla croit que ses sentiments sont partagés par le président dominicain Leonel Fernandez.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole, M. Serullé Ramilla a expliqué que sa proposition doit être envisagée sur une période de 10 ans. " On peut se fédérer au niveau de la législation sur l’environnement, dans les domaines migratoire, commerciale et communicationnel", dit-il espérant qu’Haïti réalisera entre temps des progrès économiques et sociaux importants.
José Serullé Ramilla qui se présente comme un quisqueyen ( citoyen de l’île Quisqueya) rappelle avoir œuvré dès sa jeunesse pour le renforcement des relations entre les deux peuples. L’ambassadeur dominicain nie avoir été l’objet de persécutions en raison de ses prises de position en faveur de l’unité de l’île." Le président Fernandez a un énorme respect pour le peuple d’Haïti et la culture haïtienne", dit-il tout en expliquant que l’alliance avec les ultra nationalistes s’inscrit dans le cadre des efforts pour renforcer le progrès économique de la république dominicaine.
Selon l’ambassadeur Serullé Ramilla les nombreuses interventions du président Fernandez réclamant une plus grande assistance financière en faveur d’Haïti prouve son engagement en faveur du progrès économique d’Haïti.
En ce qui a trait au dossier de la grippe aviaire, le diplomate dominicain confirme qu’une délégation de l’OIE se rendra en république dominicaine dans les prochains jours afin de lancer le processus de certification des fermes dominicaines. " Ce problème nous a permis de renforcer les relations entre les deux pays, dans le domaine de la santé animale », déclare M. Serullé Ramilla admettant qu’au début des groupes d’agriculteurs avaient assimilé la mesure d’interdiction à un mépris.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13535

Fidel Castro réaffirme qu'il est « à l’écart » de la direction du pays et Raúl dirige .

Le Leader cubain Fidel Castro a assuré qu'il est « étranger » à toutes les charges et a souligné que le président Raúl Castro est celui qui a toutes les prérogatives pour diriger le pays dans un nouvel article de réflexions publié aujourd'hui dans la presse officielle.
« Je réaffirme être étranger à toute charge, comme j'ai exprimé dans le message au peuple le 18 février 2008 », a indiqué Castro dans une « réflexion » intitulée « J’espère ne pas avoir honte de moi-même », en référence à l'article dans lequel il a informé de son refus de continuer au pouvoir après un demi - siècle à la tête de Cuba.
« Comme dans le monde des nébuleuses et les protocoles ce qui compte c’est la position de chef de l'État et on considère à l'organisation partisane comme un intru indésirable, et par conséquent un principe interne (...) devrait leur suffire de savoir que Raúl dispose de toutes les facultés et prérogatives légales et constitutionnelles pour diriger notre pays », a-t-il affirmé.
Fidel Castro est maintenu comme premier secrétaire du Parti Communiste de Cuba, à qui il revient constitutionnellement d'organiser et d'orienter « les efforts communs vers le but suprême de la construction du socialisme et l'avance vers la société communiste ».
Le chef cubain a fait allusion à la désignation de Raúl Castro comme président de Cuba dimanche passé dans les installations de l'Assemblée Nationale et a dit que « les mots intelligents et sereins » de son frère et « ses arguments sincères, ont démêlé l'embrouille d'illusions créées autour de Cuba ».
« On écoute maintenant des hurlements de loups attrapés par la queue. Quelle rage leur a provoqué spécialement l'élection, comme Premier Vice-président, de Machadito, Secrétaire d'Organisation du Parti Communiste de Cuba, à qui la Constitution accorde la tâche principale dans la conduite du peuple vers le socialisme ", a –t-il dit par rapport à la nomination de José Ramón Machado Ventura.
Il a expliqué que, comme Raúl Castro a indiqué, il a été consulté pour « le poste de Premier Vice-président qu'il possédait – donc personne n’a été déplacé . « Ceci n’a pas eu lieu parce que j’aurais exigé que je sois consulté, ce fut la résultante de la décision de Raúl et des dirigeants principaux du pays ", a-t-il ajouté. « Pour beaucoup », Cuba « était comme une marmite à pression sur le point d'exploser ». a affirmé le chef cubain. Et il a affirmé : « ils ne sont pas peu ceux qui gardent les désirs de voir un éboulement soudain de la Révolution héroïque qui a résisté et résiste à un demi siècle d'agression impérialiste ».
Castro a parlé de nouveau du Haut représentant de l'Union Européenne (UE) pour la Politique Extérieure et la Sécurité Commune, Javier Solana, celui qui a douté le lundi passé que Cuba ait entamé une transition politique et a admis qu'il attendait des « meilleures nouvelles » sur la succession de Fidel Castro.
« Il a parlé comme si nous vivions en Espagne de l’ère de Francisco Franco, proche allié des Etats-Unis, et non à Cuba », a indiqué Castro, et l'a ajouté : « Quel homme ! Il n'y a pas manière de le faire taire ! » .
Il a dit que « les valeurs humanitaires, éducationnelles et artistiques, atteintes avec leurs ressources propres par la Révolution à Cuba qu'ils veulent détruire, ne signifient rien » pour « non peu de chefs du monde capitaliste globalisé » si l'île « ne se soumet pas à la tyrannie du libre commerce ».
« C’est pour combattre cela que j’ écris des Réflexions (...). J'ai dépensé des tonnes de papiers et tonnes de sons - valez l'expression symbolique, mais je n'ai pas de motifs d’avoir honte de moi ", a-t-il ajouté pour finir. EFE
Source :
http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=92834
Traduction DL pour HRV

Mort de Manno Sanon ou fin d'une époque

Emmanuel Sanon dit Manno Sanon s'est éteint le jeudi 21 février 2008 à Orlando où il souffrait d'un cancer du pancréas. Peu importe qu'il soit né le 21 ou 25 juin 1951 l'important c'est que notre Manno a eu, dès sa mort, 56 non pas 57 ans parce que sa date de naissance n'était pas encore arrivée.
Certaines personnalités et non des moindres de sa génération, se sont expliquées sur l'épopée de Manno Sanon du 15 juin 1974, en Allemagne de l'Ouest, lors de la coupe du monde de cette année là, face à la Scuadra Azura d'un certain Dino Zoff qui a joué plus de 12 matches officiels sans encaisser le moindre but. D'autres, elles, ont beau dire mais pas assez sur ce but spectaculaire de Ti Manno ainsi que la passe décisive du meneur de jeu de cette sélection, Philippe Vorbe. Action collective ponctuée d'un super but qui restera gravé dans les coeurs et la mémoire des Haïtiens. Bijou de but réalisé à l'heure où la télévision n'était pas aussi répandue qu'aujourd'hui.
Face à ce manquement, sur le personnage de Manno, le Club des Fans Sportissibo (CFS), récemment fondé afin de participer à la promotion du sport dans le pays, entend pleurer à sa façon son Manno à lui, à tous les Haïtiens.
Au moment où l'on parle de manque de repères, voire de modèles pour les jeunes, tous les secteurs de la vie nationale doivent s'unir en vue de rendre un vibrant hommage à ce poto mitan du sport haïtien.
Les Haïtiens doivent se mettre debout, comme ils l'avaient fait lors du début de cette première mi-temps, quand Manno avait inscrit ce but mémorable, pour saluer le départ de ce grand Homme. Dans le but de faire en sorte que ce Héros du sport haïtien ne meure jamais.
Il n'était pas individualiste du fait qu'il ne s'appropriait jamais de ce but pour son bonheur, mais pour celui de toute une nation. Ce but n'était pas un coup de chance puisqu'il allait en marquer quelques jours plus tard contre l'Argentine. Et, nous avions eu la chance de l'entendre dire à plusieurs reprises, lors de sa dernière visite dans le pays, en mai 2007, qu'à son époque il ne jouait pas pour de l'argent mais pour la gloire.
Rien que pour le plaisir du beau jeu et de ses fans. Au cours de cette visite que Manno avait réalisée au bercail afin de recevoir les hommages du président de la République, René Garcia Préval, il exhortait les jeunes de la sélection des moins de 17 ans à jouer pour le plaisir du jeu avant toute autre chose. Ainsi, ils verront la gloire. S'il est de la génération de 1961 à 1984, la plupart des jeunes d'aujourd'hui ne le connaissent pas vraiment. À l'exception de quelques uns / unes qui suivent à la loupe le football haïtien. N'est-ce pas le moment pour que la Fédération Haïtienne de Football (FHF), le Gouvernement, les associations sportives et autres entités concernées de près ou de loin par le sport, réalisent toute une série d'activités en honneur de notre TOUP POU YO ? Le gouvernement a déjà fait beaucoup, mais pas assez pour que l'époque de Manno ne s'arrête pas là.
Manno Sanon, la Perle Noire selon les Mexicains, a su se hisser au-delà du titre du meilleur attaquant haïtien de tous les temps pour se positionner comme le meilleur sportif haïtien. Ce, non seulement à cause d'une carrière bien remplie mais aussi, à ses prises de parole, il se voit comme un sportif, un patrimoine national et culturel. Donc, Manno n'appartient pas uniquement et simplement au monde du football, mais au sport tout court. Il n'a fait que matérialiser ses talents de sportif dans une discipline qui est le football.La seule satisfaction que nous nous permettons d'avoir, si satisfaction il y en a, c'est que Manno est parti avec un cœur rempli. La génération d'aujourd'hui doit se mettre au travail pour que le nom de la perle noire raisonne et continue à raisonner dans les cœurs des générations à venir. Voilà en quoi peut se résumer l'hommage digne qui doit être rendu à Manno pour ce sportif complet qu'il était.
Michel ANTOINEResponsable des Relations PubliquesClub des Fans Sportissibo (CFS)club.fansportissibo@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54863
Commentaires :
Je me vante aujourd’hui encore d’avoir été et d’être encore un Fan inconditionnellement malade de notre sélection TOUP POU YO de 1974.
Les pourfendeurs d’Haïti nous critiquent souvent du fait que nous exhibons trop haut et avec la gorge trop déployée notre fierté d’avoir édifier contre les idéologies du moment, la première République Noire du Monde.
Nous ne pouvons pas leur en vouloir car nous ne pouvons pas leur demander de rentrer dans la peau d’un esclave et vivre cette sensation indescriptible d’avoir vaincu ce phénomène contre-nature.
Dans cette même logique il faut être haïtien et avoir aujourd’hui entre 40 et 60 ans pour comprendre et évaluer la geste de la sélection de Philippe Vorbe, Emmanuel Sanon, Wilner Nazaire, Henri Francillon, Jean Claude Désir (Ton Pouce), Arsène Auguste (Pélao), Ernst Jean Joseph (Grimo), Pierre Bayonne, Wilner Piquant, Guy Sainvil, Claude Barthélemy (Coca), Guy François…
Mon Dieu quelle équipe !
J’ai perdu ma voix mille et une fois. J’ai pleuré plus d’une fois. De joie, de l’ivresse du bonheur.
Les membres de la sélection TOUP POU YO démontraient un niveau de football-champagne plus qu’excellent. Ils n’ont rien à envier des stars qui ont écrit les plus belles pages du sport roi.
Leur seul défaut c’est qu’ils étaient haïtiens et surtout ils ont vécu en 1974. Le football n’était pas ce qu’il est aujourd’hui.
Je suis plus jeune de 10 ans de Ti Manno. Je mourrai peut être dans dix ans aussi. L’un des souvenirs les plus forts que j’emporterai avec moi vers l’au-delà sera justement les pages de l’épopée de cette sélection nationale Haïtienne finaliste de la coupe du monde de 1974.

Un nouveau foyer de grippe aviaire découvert en république Dominicaine

Un nouveau foyer de l’épidémie de grippe aviaire a été découvert dans la ville frontalière de Pedernales a révélé le secrétaire d’état dominicain à l’agriculture, Salvador Jimenez.
Il a indiqué que le virus a été détecté grâce aux contrôles effectuées dans la ville de Perdernales proche de la ville haïtienne, d’Anse-a-Pitres.Tout en soulignant qu’il n’y a pas de risque d’épidémie, M. Jimenez a ajouté que des dispositions ont été prises pour poursuivre le processus de certification des fermes.
La découverte d’un nouveau foyer de grippe aviaire intervient 72 heures avant l’arrivée d’un groupe d’experts de l’Organisation Internationale des Epizooties (OIE), chargés d’évaluer la situation.
Le secrétaire d’état haïtien à l’agriculture, Joanas Gué, affirme que cette découverte prouve qu’il y a eu extension du foyer d’infection dans plusieurs autres régions en république Dominicaine. M. Gué soutient que les agents du Ministère de l’agriculture ont reçu des consignes pour renforcer la vigilance afin de limiter la circulation d’oiseaux et de poules ainsi que la commercialisation des produits avicoles.
Il soutient que le renforcement de la vigilance empêchera l’entrée du virus H5N2 sur le sol national. " Dans un rayon de 3 kilomètres il s’agit d’une zone de perifocale où des dispositions spéciales doivent être prises", explique t-il.
Une délégation haïtienne accompagnera les experts de l’OIE qui débuteront le 3 mars prochain une visite d’évaluation en république Dominicaine. Joanas Gué, espère que cette mission sera décisive en raison de l’implication des experts de l’Organisation Internationale des Epizooties (OIE)."
Nous suivrons la procédure internationale en ce qui concerne la surveillance épidémiologique et nous continuons les prélèvements afin de dépister la présence éventuelle du virus H5N2.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13534
Commentaires :
La gestion de ce problème de la grippe aviaire doit comporter essentiellement deux volets principaux : Empêcher l’arrivée de la maladie en Haïti (je doute fort qu’elle n’y soit pas déjà !) et surtout profiter de cette crise pour ne plus dépendre des dominicains pour manger des œufs !
Mais putain de bon sang qu’y a-t-il de si compliquer à produire des œufs et des poulets ?
Après la mise en scène du 29 février ou le Premier Ministre haïtien aurait pu ou aurait du perdre son siège à cause de la cherté de la vie et cette tendance peu remarquée à réduire la pauvreté, le gouvernement devrait lancer une vraie croisade avec l’implication du secteur des affaires pour entreprendre une production massive d’œufs et de poulets et ne plus dépendre de nos voisins.
Le projet annoncé dernièrement avec l’élevage de poulets dans des cages de bambou, avec une implication des femmes chef de familles monoparentales n’arrive pas à me convaincre d’un éventuel succès quelconque. Je le vois mieux comme une action populiste visant a redorer le blason d’un ministère qui dans le contexte haïtien chevauche sur les responsabilités du ministère des affaires sociales.
Sans doute parmi les bénéficiaires de ce projet se trouvaient certaines femmes parquées devant le palais législatif vociférant des slogans du style « Alexis ou la mort ! »
Mais pour répondre aux besoins de la population il faut une approche surtout scientifique et financière que le populisme limité.

Réactions diverses après le vote de confiance des députés au premier ministre

Le chef de file du parti Latibonit an Aksyon (LAA), Youri Latortue, salue le courage des députés interpellateurs et regrette que le vote de confiance accordé au premier ministre ait pris l’allure d’un satisfecit.
Tout en faisant remarquer que le débat n’a pas porté sur le bilan mais sur les perspectives d’avenir, le sénateur Latortue croit que le vote pourrait être compris comme un constat que la situation actuelle est bonne.
Youri Latortue déplore que des députés se soient comportés comme des portes parole du gouvernement soulignant qu’il n’y a pas eu de vrai débat. " Il y a tout de même une régularisation de la vie politique parce qu’une majorité de députés affichent leur position avec le premier ministre", dit-il notant que le vote n’est assorti d’aucune condition. " Le vote signifie tout est beau alors que la situation est catastrophique", ajoute t-il.

Le directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC), Rosny Desroches, espère que le vote de confiance permettra au premier ministre de faire les ajustements nécessaires. M. Desroches croit que l’interpellation a été une bonne chose pour le pays puisqu’elle a permis de traiter des dossiers importants tel la vie chère. " Le premier ministre a compris qu’il doit mettre en place un mécanisme d’évaluation afin de corriger les actions du gouvernement", déclare M. Desroches pour qui le gouvernement doit entretenir des relations harmonieuses avec le secteur privé.Pour sa part, le secrétaire général adjoint de la Fusion, Micha Gaillard fait remarquer que les députés de son parti ont voté selon leur conscience.
La Fusion n’avait pas donné de consignes parce que l’important ce n’est pas de changer des têtes mais de formule de gouvernement", ajoute t-il. M. Gaillard plaide à nouveau pour un gouvernement de coalition à responsabilité partagée.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13533