14/01/2011 15:02:23 Depuis le séisme de janvier 2010 en Haïti, les biologistes du monde entier s'inquiétaient de l'état des écosystèmes, dont le bon fonctionnement est essentiel pour l'ensemble du pays. Des scientifiques de « Conservation International (CI)», une organisation américaine privée de préservation des espèces et de l'Amphibian Specialist Group (ASG), spécialisé dans la protection des amphibiens ont exploré une zone montagneuse reculée du sud-ouest d'Haïti.
Sous la direction de Robin Moore, expert des amphibiens à ASG, l’équipe était d’une part à la recherche de la grenouille « Eleutherodactylus glanduliferoides », une espèce non signalée depuis plus de 25 ans et d’autre part la mission devait faire une évaluation des 48 autres espèces d'amphibiens spécifiques à Haïti.
Si ces experts de la protection de la biodiversité n'ont pas trouvé la grenouille qu'ils recherchaient, ils ont en revanche redécouvert des amphibiens disparus depuis 1991. Parmi eux, la « grenouille Mozart » (2,5 cm) qui siffle quatre notes durant la nuit, et seulement deux au crépuscule, la « grenouille Ventriloque d'Hispaniola» (2,16 cm) nommée ainsi car son cri très particulier semble projeté depuis un lieu où elle ne se trouve pas, la grenouille « à glandes de La Hotte » (5,3 cm) qui se distingue par d'exceptionnels yeux bleu saphir ou la « Macaya tachetée » qui avec seulement 1,51 cm, elle est l'une des plus petites grenouilles au monde.
Ce qui laisse présager de bonnes choses pour la biodiversité d'Haïti, car comme le précise le docteur Robin Moore : « les amphibiens sont ce qu'on appelle une espèce baromètre de la santé de notre planète ». La bonne santé des forêts haïtiennes est capitale pour les habitants, et la présence de ces grenouilles est un indicateur positif et un signe encourageant, étant donné qu’en Haïti, seulement 2% de la forêt originale survit « Nous sommes à un point où nous devons essayer de vraiment protéger ces derniers fragments de forêt, afin d'avoir quelque chose à construire. »
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-2117-haiti-ecologie-redecouverte-d-amphibiens-disparus-depuis-1991.html
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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samedi 15 janvier 2011
vendredi 13 août 2010
Eko Ayiti : un réchaud biologique
Selon des études, il reste moins de 2% de couverture forestière en Haïti, ce qui rend le pays vulnérable aux moindres gouttes de pluie. La coupe des arbres pour fabriquer le charbon de bois est une des principales causes de cette désastreuse situation, selon les responsables de la Fondation Eko Ayiti qui proposent comme alternative un réchaud de biomasse. Haïti: « Le réchaud proposé par la fondation Eko Ayiti est une réponse claire à la coupe démesurée des arbres pour le charbon de bois. Ce réchaud est efficace et efficient, car il est plus performant que les réchauds utilisant le charbon de bois », a déclaré René Durocher, président de la fondation Eko Ayiti, lors d'une visite à son atelier de travail à Thomassin. En guise de charbon de bois, le réchaud Eko Ayiti utilise des feuilles mortes, de la paille de riz et de maïs, de la bagasse de canne, des brindilles, des pelures de fruits séchées, des feuilles de journaux et du carton... M. Durocher peut vanter la polyvalence de son produit, car tout déchet biologique sec est utilisable. Il est, selon le responsable, encore plus performant avec des bûchettes et des pellets.
Eko Ayiti a voulu officialiser son produit. Elle a invité le bureau des Mines et de l'Energie à effectuer un test d'évaluation sur ses réchauds. « Cette institution n'a jamais manifesté aucune volonté pour ce test », a regretté René Durocher. Mais, l'Université Colorado semble intéressée aux réchauds de cette fondation. « Il y a moins d'un mois, un échantillon a été envoyé à cette Université qui va nous faire le test », a-t-il dit.
N'ayant que quelques mois sur le marché, le réchaud Eko Ayiti attire déjà l'attention de plusieurs ONG nationales et internationales qui opèrent en Haïti. La fondation a été invitée, le 2 juillet dernier, par l'International lifeline fund (ILF) à effectuer un test de contrôle pour en évaluer la performance. Parmi les cinq modèles soumis, celui de l'Eko Ayiti a obtenu la palme. Cependant René Durocher regrette que malgré cette performance de son réchaud qui est le seul à ne pas utiliser le charbon de bois, il n'a pas été retenu. « L'un d'entre eux (les autres concurrents) a bénéficié d'un contrat de 30 000 réchauds en faveur des gens des camps de fortune », a fait savoir M. Durocher.
Cependant, le président de Eko Ayiti a indiqué que d'autres institutions ont vu dans ses réchauds une manière de combattre le déboisement acharné du pays. Ainsi, PRODEV et Audubon Haïti ont commandé une centaine de réchauds dont la majorité a été distribuée aux sinistrés du 12 janvier au camp de Corail et à l'association Terre des Jeunes. Une cinquantaine d'autres ont été commandés par « Parteners of the America's ».
« Les réchauds Eko Ayiti sont faits en tôle et sont destinés aux personnes de conditions modestes», confie M. Durocher. L'atelier de l'association est divisé en groupes de cinq artisans qui peuvent produire près de 150 réchauds par semaine. « Ce n'est que le financement qui nous manque pour populariser notre produit », a fait savoir René Durocher, ajoutant que ses réchauds vont révolutionner le rapport des gens avec leur environnement.
Carlin Michel
michelcarlin@yahoo.fr
cmichel@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82372&PubDate=2010-08-12
Eko Ayiti a voulu officialiser son produit. Elle a invité le bureau des Mines et de l'Energie à effectuer un test d'évaluation sur ses réchauds. « Cette institution n'a jamais manifesté aucune volonté pour ce test », a regretté René Durocher. Mais, l'Université Colorado semble intéressée aux réchauds de cette fondation. « Il y a moins d'un mois, un échantillon a été envoyé à cette Université qui va nous faire le test », a-t-il dit.
N'ayant que quelques mois sur le marché, le réchaud Eko Ayiti attire déjà l'attention de plusieurs ONG nationales et internationales qui opèrent en Haïti. La fondation a été invitée, le 2 juillet dernier, par l'International lifeline fund (ILF) à effectuer un test de contrôle pour en évaluer la performance. Parmi les cinq modèles soumis, celui de l'Eko Ayiti a obtenu la palme. Cependant René Durocher regrette que malgré cette performance de son réchaud qui est le seul à ne pas utiliser le charbon de bois, il n'a pas été retenu. « L'un d'entre eux (les autres concurrents) a bénéficié d'un contrat de 30 000 réchauds en faveur des gens des camps de fortune », a fait savoir M. Durocher.
Cependant, le président de Eko Ayiti a indiqué que d'autres institutions ont vu dans ses réchauds une manière de combattre le déboisement acharné du pays. Ainsi, PRODEV et Audubon Haïti ont commandé une centaine de réchauds dont la majorité a été distribuée aux sinistrés du 12 janvier au camp de Corail et à l'association Terre des Jeunes. Une cinquantaine d'autres ont été commandés par « Parteners of the America's ».
« Les réchauds Eko Ayiti sont faits en tôle et sont destinés aux personnes de conditions modestes», confie M. Durocher. L'atelier de l'association est divisé en groupes de cinq artisans qui peuvent produire près de 150 réchauds par semaine. « Ce n'est que le financement qui nous manque pour populariser notre produit », a fait savoir René Durocher, ajoutant que ses réchauds vont révolutionner le rapport des gens avec leur environnement.
Carlin Michel
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