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vendredi 4 mars 2011

Ricardo Seitenfus décoré par René Préval

Le président René Préval, sans faste, à décoré Ricardo Seitenfus. Le diplomate brésilien qui avait dénoncé "l'échec de l'aide internationale en Haïti". Haïti: L'ex-représentant de l'OEA en Haïti, Ricardo Seitenfus, a reçu la distinction de l'ordre de Grand chevalier des mains du président René Préval lors d'une cérémonie dans les nouveaux bureaux présidentiels attenants aux ruines du Palais national, le mercredi 2 mars 2011. Le Brésilien ayant provoqué un buzz médiatique quasi planétaire en dénonçant « l'échec de l'aide internationale » en Haïti et révélé qu'un avion avait été offert au chef d'État haïtien par des diplomates pour qu'il parte en exil après les élections du 28 novembre, a sombrement indiqué qu'il suivait son coeur en s'exprimant de la sorte.
Quarante huit heures avant, à la réunion de la CIRH, Seitenfus avait fait ses adieux en déclarant qu'Haïti est un malade au chevet duquel il y a trop de médecins. Laissez le malade respirer, avait-il indiqué, laconiquement à cette réunion houleuse de la commission au cours de laquelle certains ont relevé improvisation et déficit de communication institutionnelle.
Critiqué par certains diplomates en poste à Port-au-Prince, Ricardo Seitenfus, avait indiqué sans langue de bois qu'Haïti est la preuve de l'échec de l'aide internationale.« L'aide d'urgence est efficace. Mais lorsqu'elle devient structurelle, lorsqu'elle se substitue à l'Etat dans toutes ses missions, on aboutit à une déresponsabilisation collective. S'il existe une preuve de l'échec de l'aide internationale, c'est Haïti. Le pays en est devenu la Mecque. Le séisme du 12 janvier, puis l'épidémie de choléra ne font qu'accentuer ce phénomène. La communauté internationale a le sentiment de devoir refaire chaque jour ce qu'elle a terminé la veille. La fatigue d'Haïti commence à poindre », avait-il indiqué au journal Suisse « Le Temps ».
« Cette petite nation doit surprendre la conscience universelle avec des catastrophes de plus en plus énormes. J'avais l'espoir que, dans la détresse du 12 janvier, le monde allait comprendre qu'il avait fait fausse route avec Haïti. Malheureusement, on a renforcé la même politique. Au lieu de faire un bilan, on a envoyé davantage de soldats. Il faut construire des routes, élever des barrages, participer à l'organisation de l'Etat, au système judiciaire. L'ONU dit qu'elle n'a pas de mandat pour cela. Son mandat en Haïti, c'est de maintenir la paix du cimetière », avait argumenté Seitenfus.
« ... Haïti vit sous l'influence de l'international, des ONG, de la charité universelle. Plus de 90% du système éducatif et de la santé sont en mains privées. Le pays ne dispose pas de ressources publiques pour pouvoir faire fonctionner d'une manière minimale un système étatique. L'ONU échoue à tenir compte des traits culturels. Résumer Haïti à une opération de paix, c'est faire l'économie des véritables défis qui se présentent au pays. Le problème est socio-économique. Quand le taux de chômage atteint 80%, il est insupportable de déployer une mission de stabilisation. Il n'y a rien à stabiliser et tout à bâtir », selon Ricardo Seitenfus, 62 ans, diplômé de l'Institut de hautes études internationales de Genève.
« Je voulais rester une voix indépendante malgré le poids de l'organisation que je représente. J'ai tenu parce que je voulais exprimer mes doutes profonds et dire au monde que cela suffit. Cela suffit de jouer avec Haïti. Le 12 janvier m'a appris qu'il existe un potentiel de solidarité extraordinaire dans le monde. Même s'il ne faut pas oublier que, dans les premiers jours, ce sont les Haïtiens tout seuls, les mains nues, qui ont tenté de sauver leurs proches. La compassion a été très importante dans l'urgence. Mais la charité ne peut pas être le moteur des relations internationales. Ce sont l'autonomie, la souveraineté, le commerce équitable, le respect d'autrui qui devraient l'être. Nous devons penser simultanément à offrir des opportunités d'exportation pour Haïti », avait fait remarquer le bénéficiaire de cette décoration qui, selon certains, exprime !
Roberson Alphonse
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=89855&PubDate=2011-03-02

dimanche 2 janvier 2011

Destituido tras criticar a MINUSTAH en Haití

Publicado el : 30 Diciembre 2010
Por Alejandro Pintamalli
El brasileño Ricardo Seitenfus fue removido del cargo como representante especial en Haití de la OEA tras criticar duramente la función que desempeña la Misión de Estabilización de las Naciones Unidas (MINUSTAH).

Fue, según Seitenfus, el Secretario General de la OEA, José Miguel Insulza, quien le pidió su alejamiento del cargo luego de unas vacaciones forzadas a partir del 20 de diciembre, tras divulgarse ese mismo día una entrevista en el periódico suizo Le Temps, en la que el brasileño cuestionó el papel de MINUSTAH en Haití. Allí expresó que el sistema internacional no tiene medios para resolver conflictos de baja intensidad como en uno de los países más pobres del mundo.
“Quizás sea más que una coincidencia”, manifestó el funcionario, quien debía desempeñar su cargo hasta el 31 de marzo. Curiosamente, la página web del Ministerio de Relaciones Exteriores de Brasil publica una noticia extraída de El Mercurio en la que Insulza afirma que fue el propio Seitenfus quien había presentado su renuncia con antelación.
“El señor Seitenfus hace tiempo anunció que se iba. Él siempre ha efectuado declaraciones bastante fuertes sobre la distribución de la ayuda en Haití, y le he hecho ver que él es representante de la OEA y que no es bueno que haga esas declaraciones. Pero no ha sido esa la razón de su salida", expresó Insulza.
“Dura es la vida de los haitianos”
A punto de cumplir dos años en el cargo, el funcionario brasileño manifestó que la ONU ha ‘impuesto’ la presencia de tropas en Haití. “Haití no es una amenaza internacional. No estamos en situación de guerra civil. Haití no es ni Irak ni Afganistán. Y sin embargo, el Consejo de Seguridad (de la ONU), ante la falta de alternativa, ha impuesto a los cascos azules desde 2004, tras la salida del presidente (Jean-Bertrand Aristide)", afirmó Seitenfus.
“No hay nada que estabilizar y todo por construir”, insistió este diplomático de 64 años, autor de varios libros sobre el país caribeño. En el escenario internacional, según él, Haití “paga su proximidad a Estados Unidos”. En tal sentido, los expertos internacionales “quieren hacer de Haití un país capitalista, una plataforma de exportación para el mercado de EEUU, eso es absurdo". Según él, el país "tiene que volver a ser lo que es, es decir, un país predominantemente agrícola”.
“Yo simplemente hice una constatación, no se trata de declaraciones ni duras ni polémicas”, dijo a Seitenfus a RNW, y aclaró: “dura es la vida de los haitianos”.
http://www.rnw.nl/espanol/article/destituido-tras-criticar-a-minustah-en-haiti