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mardi 2 novembre 2010

Arrestation du Maire principal des Cayes après diverses tentatives infructueuses de la police

Yvon Chéry s’apprêtait à participer à une rencontre avec le Chef de l’Etat en visite dans le Sud lundi 1er novembre 2010, Radio Kiskeya
Le premier Maire des Cayes (Sud), Yvon Chéry, a été arrêté lundi matin par la police au moment où il s’apprêtait à se rendre à une rencontre avec le Chef de l’Etat, René Préval, en visite de motivation dans le Sud à la veille du passage probable sur ce département du cyclone Thomas avant la fin de cette semaine.
Yvon Chéry qui est sous le coup d’un mandat d’amener depuis plusieurs mois pour tentative de meurtre, coups et blessures par balle sur la personne du nommé Frito Frazil, un travailleur journalier, avait failli être arrêté le 23 septembre dernier lors d’une cérémonie de passation de commandement à la base régionale de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) où il se trouvait en présence du chef de la police du Sud, Rosny Cinéas.
Dans un entretien téléphonique le même jour sur les ondes de Radio Kiskeya, l’élu local avait affirmé que les agents de la Police Nationale n’ont pu procéder à son arrestation grâce à l’interposition des casques bleus uruguayens qui assistaient à l’intronisation de leur nouveau commandant, à Laborde, près de la ville des Cayes. Ces derniers auraient alors fait comprendre au directeur départemental du sud, Rosny Cinéas, qu’Yvon Chéry ne pouvait être appréhendé dans l’enceinte inviolable de la base militaire.
Sans préciser la façon dont il avait pu échapper aux forces de l’ordre après avoir quitté les lieux, le maire en cavale avait prétendu avoir regagné tranquillement sa résidence.
Dans maintes interventions dans les médias, le Maire Chéry s’était toujours dit prêt à répondre aux questions des autorités judiciaires sur les faits qui lui sont reprochés, mais hors de toute "influence politique". [jmd/spp/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7188

vendredi 24 septembre 2010

Le parquet de Port-au-Prince confirme les plaintes contre Evans Lescouflair

Toujours pas de réaction du ministre ou du gouvernement aux accusations de pédophilie et viol portées par les deux présumées victimes jeudi 23 septembre 2010, Radio Kiskeya
Le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince a confirmé jeudi les déclarations de plusieurs Sénateurs de l’opposition selon lesquelles il a été saisi de deux plaintes portées contre le ministre de la jeunesse et des sports, Evans Lescouflair, accusé de viol, pédophilie et violences sexuelles sur un mineur et un homme, le tout assorti de menaces de morts.
Requérant l’anonymat, un des substituts du commissaire du gouvernement a indiqué à Radio Kiskeya que Me Harrycidas Auguste a effectivement écrit au Président René Préval pour lui demander d’autoriser M. Lescouflair à comparaître au parquet dans le cadre de la procédure judiciaire ouverte sur cette affaire.
Datant de plus d’un mois, la correspondance du magistrat n’a été suivie d’aucune réponse de la présidence.
Mercredi, en compagnie de ses collègues Edmonde Supplice Beauzile, Jean William Jeanty, Jean Willy Jean-Baptiste et Mélius Hyppolite, le Sénateur Youri Latortue avait appelé le chef de l’Etat à rompre le silence sur cette troublante affaire et à inviter son ministre à se présenter au parquet pour les éclaircissements nécessaires.
Un garçon de 16 ans et un homme de 30 ans, employé du centre d’appui à la jeunesse (CEDAJ), une ONG fondée par Evans Lescouflair, soutiennent avoir été mis en joue et même violentés pour avoir des relations homosexuelles séparées avec le ministre de la jeunesse, des sports et de l’action civique.
Les faits remontraient au mois de juillet.
En déplacement à l’étranger, le titulaire du MJSAC n’a pas encore livré ses réactions à ces graves accusations qui commencent déjà à provoquer des remous dans l’opinion publique.
Motus bouche cousue également du côté du gouvernement confronté à un présumé scandale sexuel très embarrassant et aux conséquences imprévisibles. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7073

mardi 30 septembre 2008

Rebondissement dans l’Affaire Parquet de Port-au-Prince/ Judith Benoît : l’ULCC sollicite la mise en mouvement de l’action publique contre le directeu

Affaires « éventuellement » sous-jacentes : harcèlements sexuels contre Mme Benoit/Lutte pour la « conquête » de l’ONA Lundi 29 septembre 2008,
Radio Kiskeya
L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a formellement demandé au Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince de mettre l’action publique en mouvement contre le directeur général de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), Sandro Joseph, dans le cadre d’une enquête ouverte sur un dossier de blanchiment d’argent.
L’information émane du Commissaire du gouvernement près le Parquet du Tribunal civil de la capitale, Me Manès Louis, interrogé lundi par radio Kiskeya.
L’affaire concerne les conditions d’acquisition d’un véhicule payé cash, au nom de la dame dénommée Judith Benoît, amie actuelle du directeur de l’ONA, mais qui aurait entretenu dans le passé des rapports particuliers avec le trafiquant de drogue Jacques Kétant, incarcéré aux Etats-Unis.
Le concessionnaire automobile, Caribe Motors, et M. Sandro Joseph n’ont pas pu fournir jusqu’ici au Parquet des précisions sur l’identité de la personne qui a versé les 25.000 dollars américains pour l’acquisition du véhicule. Le chef du Parquet estime de ce fait que l’un ou l’autre doit avoir quelque chose à cacher. De ce fait, il dit attendre les résultats de l’investigation du Bureau des Affaires Economiques de la Direction Centrale de Police Judiciaire (Police Nationale d’Haïti), avant d’informer davantage sur le dossier. Il rappelle que, conformément aux dispositions adoptées en février 2001 dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, personne n’a le droit de contracter affaire en déposant dans une quelconque entreprise commerciale un montant en liquide dépassant 200.000 gourdes (5.000.00 dollars américains), sans apporter des informations précises sur l’origine de la somme.
Intervenant dans la presse la semaine dernière, l’avocat de Mme Judith Benoît, Me Reynold Georges, avait établi un lien direct entre l’investigation dont sa cliente est aujourd’hui l’objet et le refus qu’elle avait maintes fois opposé aux avances « sexuelles » du prédécesseur au Parquet de Me Manès Louis, le commissaire Claudy Gassant. Me Georges avait alors publiquement mis en demeure le Parquet de prouver que le véhicule avait été acheté dans de mauvaises conditions et que Mme Benoît aurait des liens quelconques avec le trafiquant Jacques Kétant.
Tout en accréditant les dires de l’avocat concernant les harcèlements dont Mme Benoît a été l’objet, des sources proches du directeur de l’ONA souhaitant pour le moment garder l’anonymat, font état d’une « vaste machination visant la révocation pure et simple de M. Joseph, le poste représentant de tout temps un enjeu majeur pour des secteurs avides de pouvoir et d’argent ». [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5295
HRV opine : Un juteux petit scandale qui vient à point nommé pour mettre un peu d’ambiance dans le panorama haïtien. Le public friand de ce genre d’épisode aura bien l’embarras du choix. Entre les dénonciations de détournements de fonds alloués pour les travaux d’infrastructures après le passage de Jeanne, les députés et les sénateurs qui reçoivent des enveloppes pour exécuter des projets dans leurs communes et départements, les actes de corruption émaillant la distribution de l’aide humanitaire…
Le public avait fini par oublier les actions turbulentes du prédécesseur du bruyant commissaire de gouvernement. L’actuel chef du Parquet qui n’avait pas hésité à faire de son prédécesseur son insigne modèle s’est lancé sur ses traces avec des dossiers très médiatisés mais qui représentent en fait une montagne qui accouchera d’une ridicule souris.
Un autre élément plus que pathétique de cette situation ridicule est la présence de cet avocat pathétique, défenseur des mauvaises causes. Un émule du Maître Vergès version haïtienne.
Au moins les haïtiens auront de quoi rire en cette période de crise généralisée.

dimanche 3 juin 2007

Hautement confidentielle... pour le moment...Le kase fey kouvri sa pou koze-n pa vante" continue...

Le bras de fer se précise entre le ministre des Affaires sociales, Gérald Germain, et le directeur général de l'Office national d'assurances, Sandro Joseph, embrouillés tous deux dans une affaire où la Société haïtienne d'épargne et de crédit (SHEC) joue un rôle nébuleux. Et le Sénat exige la discrétion sur cette affaire qu'il veut garder confidentielle. Pour le moment.

« C'est une affaire hautement confidentielle », chuchote-on au bureau du Sénat, qui a appelé à la discrétion de ses membres quant à un présumé scandale dans le système bancaire haïtien. Des consignes de discrétion ont également été passés aux parlementaires qui ont affronté, jeudi, le ministre des Affaires sociales, Gérald Germain, et le directeur général de l'Office national d'assurances, Sandro Joseph sur cette question.

L'enjeu financier est de taille : 195 millions de gourdes !
« C'est une situation très grave qui se dessine dans cette affaire, tempête le sénateur Anacacis Jean Hector. Certains responsables de l'Etat ne se soucient guère de l'amélioration des conditions sociales des citoyens. Ils s'enrichissent tout simplement. » Le sénateur de l'Ouest a tenu ces propos à l'issue d'une séance dirigée par le président du grand Corps, Joseph Lambert, qui a décidé de traiter le dossier à huis clos.


Le ministre des Affaires sociales, a récemment dénoncé le sénateur Gabriel Fortuné, aurait exercé des pressions sur le directeur général de l'ONA pour inciter ce dernier à financer à hauteur de 159 millions de gourdes et d'un million de dollars américains (36 millions de gourdes) le redressement de la SHEC que d'aucuns estiment au bord de la faillite.
« La loi m'a fait obligation d'approuver les plans de placement des fonds de l'ONA », a répliqué le ministre Germain. Furieux des récentes accusations du sénateur Fortuné, Gérald Germain a crié à un matraquage médiatique orchestré contre sa personne. Il est de mon devoir de placer ces fonds de l'ONA là où j'estime que c'est nécessaire mais je n'ai jamais usé de ce pouvoir. »


D'autres dossiers sensibles auraient divisé le titulaire du ministère des Affaires sociales et Sandro Joseph qui a été sous le feu des projecteurs en raison de ses investissements somptueux lors de récentes festivités carnavalesques. Il ne pipait mot à sa sortie du Sénat de la République, contrairement à son ministre de tutelle qui estime que certains ont été payés pour un matraquage médiatique.
Ces brouilles bouleversent le ministère des Affaires sociales et l'ONA, dans le contexte de la campagne contre la corruption menée tambour battant par le président René Préval.
Claude Gilles

gonaibo73@yahoo.fr
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Commentaires...
Fonctionner à huit clos, creer des commissions internes pour débattre et investiguer des conflits aussi internes, des dénonciations jamais éclaircies constituent les éléments forts du modus opérandi du corps parlementaire.
Nous autres les haïtiens nous sommes tellement habitués à vivre dans l'illégalité que nous rigolons à gorge déployée quand nous écoutons les discours du Président de la République disposé à lancer la croisade contre la corruption.
A force de pratiquer continuellement la corruption dans tous les domaines et dans toutes les sphères de la vie nationale on a du mal à croire qu'un gouvernement composé d'haïtiens arrivent à déraciner ce mal qui nous engloutit de plus en plus profondément dans la misère et dans le discrédit.
Nous sommes très inquiets quand nous apprenons que l'unité de lutte contre la corruption risque de tomber sous tutelle de ce même parlement qui pour beaucoup de gens n'est pas composé de petits anges venus du ciel.
Lutter contre la corruption est un chemin obligé si nous voulons que le pays se redresse. Il est fort déplorable de constater que la bonne volonté du Président de la République ne suffira pas pour entamer cette croisade. Seul contre tous, il aura l'occasion de dire à ces collaborateurs que celui qui est libre de pêchés lance la première pierre.
Encore des scandales non investigués ou tout simplement des enquêtes qui n'en finissent jamais...
"po dyab nou!"