BEN FOX ET TRENTON DANIEL, THE ASSOCIATED PRESS
PORT-AU-PRINCE, Haiti - L'église Saint-Jean-Bosco, où Jean-Bertrand Aristide a déjà officié et échappé à une tentative d'assassinat, est maintenant en ruines, détruite par le séisme qui a ravagé la capitale haïtienne en janvier 2010. Mais le souvenir du prêtre devenu politicien est encore bien vivant dans l'esprit des chômeurs qui se rassemblent près du lieu de culte.
Pour eux, l'ancien président est le seul leader politique ayant jamais pris la parole au nom des pauvres, qui forment la majorité de la population haïtienne, et son retour imminent à Haïti après sept ans d'exil en Afrique du Sud n'est rien de moins qu'une merveilleuse nouvelle. «Comme si Jésus lui-même revenait», s'est exclamé Lucien Jean, 50 ans, l'un des résidants de La Saline, le quartier de Port-au-Prince où l'église est située.
Voilà des semaines que circule à Haïti la rumeur du retour de Jean-Bertrand Aristide, causant à la fois enthousiasme chez les uns et angoisse chez les autres. Plusieurs s'interrogent sur les motivations de l'ancien président et quel effet sa présence pourrait avoir sa présence sur les élections de dimanche.
Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Marius Fransman, a affirmé mardi devant des journalistes à Pretoria que M. Aristide foulerait le sol haïtien d'ici quelques jours, tout au plus une semaine. Il a indiqué que son gouvernement aidait l'ex-politicien à préparer son voyage vers sa terre natale et que le département d'État américain, qui a demandé au président en exil de repousser son départ afin d'arriver après les élections, devait discuter de ses inquiétudes à ce sujet avec les autorités haïtiennes.
Le vote de dimanche, qui opposera Michel Martelly et Mirlande Manigat, est essentiel pour assurer la stabilité et le développement de Haïti, qui essaie toujours de se remettre du terrible tremblement de terre tout en luttant contre une épidémie de choléra. Si le premier tour des élections a été difficile, le deuxième s'annonce serré et un mot de Jean-Bertrand Aristide en faveur d'un candidat ou contre la légitimité de l'exercice pourrait avoir un impact important.
Jean-Bertand Aristide a gagné le coeur de bien des Haïtiens dans les années 1980 en délaissant la prêtrise pour la politique afin de s'opposer au régime despotique de Jean-Claude «Baby Doc» Duvalier. En 1990, il devient le premier président de Haïti à avoir été élu démocratiquement mais est chassé quelques mois plus tard par un coup d'État. Il revient au pouvoir en 1994 avec le soutien des États-Unis. Dix ans plus tard, un soulèvement armé le force à fuir l'île à bord d'un avion américain à destination de l'Afrique du Sud.
Durant son exil, M. Aristide a exprimé son désir de revenir chez lui à maintes reprises, non pas pour faire de la politique mais plutôt pour travailler comme éducateur par le biais de sa fondation. Lorsque «Baby Doc» a fait une apparition surprise à Haïti en janvier, son successeur a renouvelé son souhait. Son passeport diplomatique a été émis le mois dernier.
Même si Jean-Bertrand Aristide compte de nombreux partisans, il n'a pas que des amis. Plusieurs anciens soldats ne lui ont pas pardonné d'avoir dissous l'armée haïtienne en 1995 pour couper court à des années de répression et d'abus militaires alors que l'élite du pays lui reproche son programme centré sur le peuple.
Mais ses plus fidèles admirateurs se préparent à l'accueillir comme un héros. «Nous attendons», a affirmé Supreme Wilson, 34 ans, un autre résidant de La Saline. «Nous attendons notre président.»
http://www.journalmetro.com/monde/article/804546--joie-et-crainte-pour-le-retour-d-aristide-a-haiti--page0
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
Affichage des articles dont le libellé est LE RETOUR D'ARISTIDE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est LE RETOUR D'ARISTIDE. Afficher tous les articles
mercredi 16 mars 2011
mardi 15 mars 2011
Les Etats-Unis appellent Aristide à surseoir à son projet de retour
Le Département d’Etat invite l’Afrique du Sud à demander à l’ex-Président de renoncer à l’idée de rentrer en Haïti avant les élections de dimanche ; par l’intermédiaire de son avocat américain, l’intéressé proteste et exprime sa crainte de ne pouvoir regagner son pays avec l’arrivée d’un nouveau pouvoir politique ; Mirlande Manigat est prête à une collaboration avec Aristide en matière d’éducation tandis que Michel Martelly ne s’oppose pas au retour d’exil de l’ancien prêtre, mais souhaite qu’il intervienne après les élections lundi 14 mars 2011,
L’administration Obama a demandé lundi à l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide, exilé depuis sept ans en Afrique du Sud, de "différer son retour" Haïti, que ses partisans disent "imminent", afin d’éviter de perturber le second tour des élections présidentielles dimanche prochain.
Par l’intermédiare de son avocat américain, Ira Kurzban, l’ex-dirigeant Lavalas a rejeté cette proposition.
"Un retour cette semaine ne peut être vu que comme le choix conscient d’avoir un impact sur les élections en Haïti", a déclaré à Washington lors de son point de presse quotidien le porte-parole du département d’Etat, Mark Toner. "Nous demandons instamment à l’ancien Président Aristide de différer son retour jusqu’après l’élection afin de permettre aux Haïtiens de voter dans une atmosphère pacifique", a poursuivi M. Toner.
Un retour avant le 20 mars "pourrait potentiellement être déstabilisant pour le processus électoral", a-t-il insisté.
Dans la foulée, Washington a appelé le gouvernement sud-africain du Président Jacob Zuma à faire la même demande à Jean-Bertrand Aristide.
En réaction, Me Ira Kurzban a indiqué que le retour attendu à Port-au-Prince de son client n’avait rien à voir avec le scrutin de dimanche, soulignant qu’il souhaitait travailler dans le domaine de l’éducation. Cependant, dans une déclaration écrite envoyée l’AFP, l’avocat américain basé en Floride a révélé que M. Aristide "s’inquiète qu’un changement de gouvernement en Haïti ne l’oblige à rester en Afrique du Sud".
Les Etats-Unis "devraient laisser cette décision au gouvernement démocratiquement élu d’Haïti plutôt que de chercher à dicter les conditions du retour d’un citoyen haïtien dans son pays", conclut Kurzban.
L’ancien Président, dont le parti Fanmi Lavalas prépare fiévreusement le retour et qui compte toujours de nombreux partisans, avait notamment avancé en janvier dernier les effets néfastes de l’hiver austral sur ses yeux malades pour justifier sa volonté d’abandonner Pretoria au plus vite.
La candidate à la Présidence Mirlande Manigat, soutenue par certains groupes Lavalas notamment à Cité Soleil, au Bel-Air et au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), s’est déclarée lundi favorable au retour de Jean-Bertrand Aristide et prête à travailler avec lui dans le secteur de l’éducation en cas de victoire aux présidentielles.
Mettant en relief les compétences de l’ex-chef d’Etat en la matière, la démocrate-chrétienne a fait remarquer qu’il avait décroché plusieurs diplômes et consacré son séjour en Afrique du Sud à de nouvelles études universitaires pouvant être utiles au pays.
De son côté, le rival de Mme Manigat, Michel Martelly, soutient ne voir aucun inconvénient au retour de l’ex-Président, mais, comme Washington, il l’a exhorté à attendre la fin des élections.
"Jean-Bertrand Aristide, tout comme le Président Duvalier, a le droit de retourner dans son pays aujourd’hui, demain. Cela ne devrait pas bousculer les élections", a déclaré le chanteur lors d’une conférence de presse consacrée en partie à l’endossement officiel de sa candidature par cinq anciens concurrents et un groupe d’ex-footballeurs internationaux.
"Si j’avais l’autorité, je lui demanderais d’attendre lundi ou mardi pour la stabilité de la période électorale" a toutefois nuancé "Sweet Micky", ancien opposant à Aristide au cours de la période du coup d’Etat de 1991 et qui dit disposer du soutien de plusieurs membres du parti Lavalas.
Le candidat affirme souhaiter la "bienvenue au Président Aristide (...). A moins qu’il ne s’agisse d’une programmation bien étudiée".
Divers observateurs s’accordent à dire que l’électorat Lavalas pourrait jouer un rôle important dans le second tour des présidentielles et législatives qui se déroule dans moins d’une semaine.
Aristide avait dû quitter le pouvoir en 2004 en raison d’une insurrection armée, d’un mouvement pacifique de contestation sociale et de pressions diplomatiques des Etats-Unis et de la France.
L’ancien tyran Jean-Claude Duvalier, accusé de crimes de sang et de pillage du trésor public, est revenu tranquillement à Port-au-Prince il y a deux mois après un exil de 25 ans en France. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7585
Commentaires:
C'est assez hilarant que de voir tout le monde vouloir ouvrir les portes à ces ex-présidents chassés du pays. Le gouvernement français qui laisse filer dans l'indifférence absolue Jean-Claude Duvalier qui se fait applaudir en héros à Port-au-Prince . Maintenant l'Afrique du Sud voulant se débarasser du pongongon Aristide veut à tout prix renvoyer le colis dans le bordel haïtien.
Au nom de la liberté de tout ce que l'on voudra ils ont certes le droit de reveneir dans leurs pays. Mais si on tient compte de la potentialité destabilisatrice de Jean Bertrand Aristide, a aucun moment de la durée on aurait du évoquer son éventuel retour.
Le pretexte de renoncer à la politique n'est en fait qu'un prétexte banal capable d'endormir et de rassurer les simples d'esprit.
Personne ne sait comment il occupe son temps Jean-Claude Duvalier qui est revenu occuper ces anciennes propriétés et qui sait vendre des parcelles de terrains que son régime s'était approprié de façon indue.
La présence de Jean Bertrand Aristide avant les élections serait une catastrophe en plus pour le pays.
S'il a vécu sept ans comme invité d'honneur deu régime sudafricain pourquoi ne pourrait-il pas attendre juste quelques jours après les élections.
En attendant je cherche des éléments intéressants de l'héritage aristidien, en dehors du kidnapping je n'ai rien trouvé d'autre!
L’administration Obama a demandé lundi à l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide, exilé depuis sept ans en Afrique du Sud, de "différer son retour" Haïti, que ses partisans disent "imminent", afin d’éviter de perturber le second tour des élections présidentielles dimanche prochain.
Par l’intermédiare de son avocat américain, Ira Kurzban, l’ex-dirigeant Lavalas a rejeté cette proposition.
"Un retour cette semaine ne peut être vu que comme le choix conscient d’avoir un impact sur les élections en Haïti", a déclaré à Washington lors de son point de presse quotidien le porte-parole du département d’Etat, Mark Toner. "Nous demandons instamment à l’ancien Président Aristide de différer son retour jusqu’après l’élection afin de permettre aux Haïtiens de voter dans une atmosphère pacifique", a poursuivi M. Toner.
Un retour avant le 20 mars "pourrait potentiellement être déstabilisant pour le processus électoral", a-t-il insisté.
Dans la foulée, Washington a appelé le gouvernement sud-africain du Président Jacob Zuma à faire la même demande à Jean-Bertrand Aristide.
En réaction, Me Ira Kurzban a indiqué que le retour attendu à Port-au-Prince de son client n’avait rien à voir avec le scrutin de dimanche, soulignant qu’il souhaitait travailler dans le domaine de l’éducation. Cependant, dans une déclaration écrite envoyée l’AFP, l’avocat américain basé en Floride a révélé que M. Aristide "s’inquiète qu’un changement de gouvernement en Haïti ne l’oblige à rester en Afrique du Sud".
Les Etats-Unis "devraient laisser cette décision au gouvernement démocratiquement élu d’Haïti plutôt que de chercher à dicter les conditions du retour d’un citoyen haïtien dans son pays", conclut Kurzban.
L’ancien Président, dont le parti Fanmi Lavalas prépare fiévreusement le retour et qui compte toujours de nombreux partisans, avait notamment avancé en janvier dernier les effets néfastes de l’hiver austral sur ses yeux malades pour justifier sa volonté d’abandonner Pretoria au plus vite.
La candidate à la Présidence Mirlande Manigat, soutenue par certains groupes Lavalas notamment à Cité Soleil, au Bel-Air et au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), s’est déclarée lundi favorable au retour de Jean-Bertrand Aristide et prête à travailler avec lui dans le secteur de l’éducation en cas de victoire aux présidentielles.
Mettant en relief les compétences de l’ex-chef d’Etat en la matière, la démocrate-chrétienne a fait remarquer qu’il avait décroché plusieurs diplômes et consacré son séjour en Afrique du Sud à de nouvelles études universitaires pouvant être utiles au pays.
De son côté, le rival de Mme Manigat, Michel Martelly, soutient ne voir aucun inconvénient au retour de l’ex-Président, mais, comme Washington, il l’a exhorté à attendre la fin des élections.
"Jean-Bertrand Aristide, tout comme le Président Duvalier, a le droit de retourner dans son pays aujourd’hui, demain. Cela ne devrait pas bousculer les élections", a déclaré le chanteur lors d’une conférence de presse consacrée en partie à l’endossement officiel de sa candidature par cinq anciens concurrents et un groupe d’ex-footballeurs internationaux.
"Si j’avais l’autorité, je lui demanderais d’attendre lundi ou mardi pour la stabilité de la période électorale" a toutefois nuancé "Sweet Micky", ancien opposant à Aristide au cours de la période du coup d’Etat de 1991 et qui dit disposer du soutien de plusieurs membres du parti Lavalas.
Le candidat affirme souhaiter la "bienvenue au Président Aristide (...). A moins qu’il ne s’agisse d’une programmation bien étudiée".
Divers observateurs s’accordent à dire que l’électorat Lavalas pourrait jouer un rôle important dans le second tour des présidentielles et législatives qui se déroule dans moins d’une semaine.
Aristide avait dû quitter le pouvoir en 2004 en raison d’une insurrection armée, d’un mouvement pacifique de contestation sociale et de pressions diplomatiques des Etats-Unis et de la France.
L’ancien tyran Jean-Claude Duvalier, accusé de crimes de sang et de pillage du trésor public, est revenu tranquillement à Port-au-Prince il y a deux mois après un exil de 25 ans en France. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7585
Commentaires:
C'est assez hilarant que de voir tout le monde vouloir ouvrir les portes à ces ex-présidents chassés du pays. Le gouvernement français qui laisse filer dans l'indifférence absolue Jean-Claude Duvalier qui se fait applaudir en héros à Port-au-Prince . Maintenant l'Afrique du Sud voulant se débarasser du pongongon Aristide veut à tout prix renvoyer le colis dans le bordel haïtien.
Au nom de la liberté de tout ce que l'on voudra ils ont certes le droit de reveneir dans leurs pays. Mais si on tient compte de la potentialité destabilisatrice de Jean Bertrand Aristide, a aucun moment de la durée on aurait du évoquer son éventuel retour.
Le pretexte de renoncer à la politique n'est en fait qu'un prétexte banal capable d'endormir et de rassurer les simples d'esprit.
Personne ne sait comment il occupe son temps Jean-Claude Duvalier qui est revenu occuper ces anciennes propriétés et qui sait vendre des parcelles de terrains que son régime s'était approprié de façon indue.
La présence de Jean Bertrand Aristide avant les élections serait une catastrophe en plus pour le pays.
S'il a vécu sept ans comme invité d'honneur deu régime sudafricain pourquoi ne pourrait-il pas attendre juste quelques jours après les élections.
En attendant je cherche des éléments intéressants de l'héritage aristidien, en dehors du kidnapping je n'ai rien trouvé d'autre!
Inscription à :
Articles (Atom)